Tag: Municipales

  • Trois ans d’inéligibilité pour Hassen Hammou

    Trois ans d’inéligibilité pour Hassen Hammou

    Clap de fin ? Trois semaines après sa condamnation à 15 mois de prison avec sursis pour corruption de mineur, pour laquelle il a fait appel, Hassen Hammou, ex-cadre marseillais du parti Les Écologistes, était de retour devant la justice. Il comparaissait cette fois pour usurpation d’identité. L’objet du délit ? Avoir créé, fin novembre, un compte Snapchat au nom d’Amine Kessaci, militant écologiste engagé dans la lutte contre le narcotrafic, dans le but d’obtenir des informations.

    Ce dernier a déposé plainte le 25 novembre, moins de deux semaines après le retentissant assassinat de son frère Mehdi. Jeudi, à l’issue de sa garde à vue, Hassen Hammou a reconnu les faits et accepté, dans le huis clos d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, une peine de deux mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité.

    La validation devant le juge, en audience publique, sera hésitante. « Il n’y a pas de peine partielle ici, sinon, c’est le procès », s’agacera le président du tribunal face aux hésitations de l’accusé. « Il n’a aucunement voulu nuire, son but était de savoir ce qu’il allait advenir de lui au sein du parti », explique l’avocate d’Hassen Hammou à la barre. Désigné chef de file des écologistes pour les municipales à Marseille, ce dernier croyait alors encore à une issue positive à son procès pour corruption de mineur, dont le délibéré est attendu le 16 décembre.

    « En se faisant passer pour Amine, il voulait tester la parole d’un membre de son parti pour savoir s’il était en quelque sorte loyal envers lui, s’il pouvait avoir son soutien en vue des élections », abonde Soraya Slimani, l’avocate d’Amine Kessaci. Reçu comme partie civile, il n’était pas présent à l’audience et réclamait un euro symbolique.

    Stratégie inchangée

    pour Les écologistes

    à la barre, son avocate souligne « la dignité » de son client, soucieux « d’apaiser le débat ». Dans un message qu’il l’a chargée de lire au tribunal, Amine Kessaci estime que « l’identité, le deuil et la parole ne sont pas des outils politiques ». « Il a été sidéré, consterné, attristé d’apprendre qu’un camarade qui partage les mêmes convictions, ait pu usurper son identité, son image, sa cause » et ait pu « parler à sa place », note l’avocate. Comme lui, Hassen Hammou avait fondé un collectif de soutien aux victimes du narcotrafic.

    Cette condamnation à trois ans d’inéligibilité scelle l’avenir politique immédiat d’Hassen Hammou, ex-membre du bureau national d’EELV, suspendu le 17 octobre puis exclu en décembre de son parti qui a exprimé son « profond dégoût à l’idée qu’une instrumentalisation puisse être faite des drames ayant touché la famille Kessaci ».

    Le 2 janvier, le conseil statutaire d’EELV avait par ailleurs invalidé le vote des adhérents, portant sur la stratégie municipale et la désignation du chef de file, en annulant pour « irrégularités » l’AG qui avait servi de support. Un vote réalisé sous le contrôle de la tutelle nationale… La stratégie d’alliance au 1er tour avec le Printemps marseillais reste toutefois la règle. Personne ne demande à la revoter, expliquait mardi Olivier Bertrand, responsable national des élections, à nos confrères du Monde, qui ont révélé l’information.

  • La gauche à Solliès-Pont invite à penser global pour agir localement

    La gauche à Solliès-Pont invite à penser global pour agir localement

    Le collectif qui regroupe des militants associatifs, politiques et des citoyens guidés par l’intérêt général, réaffirme en ce début d’année les valeurs de justice sociale, de solidarité, d’engagement écologiste et humaniste, qui président à ce rassemblement. Ainsi que ses ambitions pour cette commune varoise. Et cela tout en souhaitant ses meilleurs vœux à la population « dans un contexte planétaire et national compliqué ». C’est le moins qu’on puisse dire.

    « Solliès-Pont n’est pas un îlot isolé du monde, nous subissons, nous aussi, les conséquences des choix budgétaires qui ont des effets sur les collectivités, mais aussi des dérégulations géopolitiques et environnementales », commence Jean-Pierre Luquand (Les Écologistes).

    Pour le responsable politique qui introduit la séance, le mot d’ordre « Penser global, agir localement » lui semble, plus que jamais, de circonstance.

    Difficile dans ce contexte en tout cas de se prétendre sincèrement apolitique si ce n’est pour des visées purement électoraliste. Et d’insister donc : « Nous nous ne sommes pas neutres, et nous avons l’honnêteté de déclarer notre engagement dans le respect des autres.»

    La liste candidate à la gestion de la collectivité et de la communauté de communes se revendique donc fièrement de gauche, écologiste et solidaire.

    « André Garron, se présente pour un 4e mandat, ça fait beaucoup ! », insiste le militant écologiste en expliquant vouloir analyser le bilan du maire sortant « en toute objectivité ». C’est-à-dire en reconnaissant « des avancées indéniables mais aussi des désaccords profonds ». Et de revenir donc sur une gestion que la gauche qualifie de « personnelle et autoritaire ». L’occasion de proposer à la population une véritable alternative dans ce domaine, en donnant plus de place au débat et à l’intelligence collective.

    Une véritable alternative progressiste

    L’équipe souhaite également réaffirmer son opposition totale au modèle de société porté par l’extrême droite, et ici sur ce territoire par la député Laure Lavalette (RN) et la candidate du parti à la flamme sur Solliès-Pont, Magali Brune. La stratégie de dédiabolisation ne change absolument rien au « fonds de commerce » dans lequel on retrouve, ajoute Jean-Pierre Luquand, « l’instrumentalisation des peurs, le rejet de l’autre et une politique antisociale ».

    La gauche propose tout au contraire « un projet d’avenir susceptible de répondre aux défis écologiques, sociaux et démocratiques ». Avec « une commune qui donne envie d’y vivre, plus solidaire, participative et citoyenne, et pleinement engagée dans la transition écologique ».

    Des objectifs clairs qui vont permettre de construire un programme dans le dialogue avec la population.

    C’est à Christiane Vincent (sympathisante PCF), la conseillère municipale et communautaire d’opposition sortante, à qui il revient l’honneur de conduire le collectif à la bagarre des municipales de mars prochain.

    « Militante politique, humanitaire et de solidarité, elle correspond aux valeurs que porte notre liste, et je voudrais souligner son courage quand elle s’est retrouvée souvent seule à la Communauté de communes Vallée du Gapeau (CCVG) pour tenir tête à l’ensemble. Il faut le faire », conclut Jean-Pierre Luquand.

    « On va porter la question de la démocratie comme un levier indispensable pour transformer la ville, ça peut aller d’un budget participatif à un référendum », intervient Alain Bolla (PCF).

    Pour le responsable politique, « il faut que les citoyens aient des pouvoirs de décision afin de prendre part aux transformations nécessaires ».

    Parmi les grands projets qui vont être mis en avant, on compte la création d’une régie agricole municipale qui fournira en produits sains les cantines scolaires de la ville.

  • Cyrille Blint rejoint Philippe Klein dans sa campagne

    Cyrille Blint rejoint Philippe Klein dans sa campagne

    C’est « un ralliement extrêmement important, résume Philippe Klein. Il est l’archétype de ce que peuvent être beaucoup d’Aixois (…) moi qui souhaite m’entourer de la société civile. » Élu d’opposition et référent local Horizons, il avait annoncé sa candidature aux municipales avant les fêtes, après avoir tendu la main à Sophie Joissains, maire (UDI) sortante. Sans « retour ». Le conseiller départemental du canton Aix 1, Cyrille Blint, également encarté Horizons a déclaré rejoindre le candidat dans sa campagne. « Le ralliement est logique, mais n’est pas lié qu’au statut Horizons, qui est de la politique nationale. La politique locale est bien différente, justifie Blint. Je constate, depuis le début de mon mandat d’énormes dysfonctionnements sur Aix, mais aussi dans ses quartiers et villages. Sur le terrain, les gens n’ont pas le sentiment d’être entendus. » L’élu départemental considère sa méthode de terrain « proche » de celle de Klein, qu’il qualifie de « proche des personnes ». La place de Blint dans la liste sera « déterminée collectivement », assure Klein.

  • Vigouroux brigue un 4e mandat à Miramas pour « protéger les habitants »

    Vigouroux brigue un 4e mandat à Miramas pour « protéger les habitants »

    Il a consulté sa famille avant de l’annoncer officiellement. Le maire de Miramas Frédéric Vigouroux (DVG) se lance dans la campagne des élections municipales pour briguer un quatrième mandat. « On ne se rend pas compte de l’investissement que ça représente d’être élu, il faut que je sois tourné vers la ville à 200%, donc il fallait que ce soit un choix collectif avec mes proches », explique-t-il.

    Ce « sacerdoce républicain », l’édile souhaite de nouveau l’endosser pour « protéger les habitants ». « Miramas n’est pas une ville riche, c’est une ville populaire. Elle est plus touchée par les effets du monde, les différentes crises – financières, sanitaires, énergétiques et autres -, donc il faut que sa population soit plus protégée au quotidien par la mairie. » Après avoir réalisé 90% du programme de 2020, malgré deux années compliquées dues au Covid-19, Frédéric Vigouroux a l’ambition « de continuer à transformer cette ville », la « préparer au développement économique, aux effets du changement climatique, préserver son environnement en assurant de l’habitat ».

    Des réunions thématiques

    Certains projets sont déjà dans les tuyaux : le nouveau pôle ferroviaire, la construction d’un hôtel des polices avenue Chalve, la mise en place d’une unité de production culinaire en collaboration avec la Ville de Saint-Chamas pour nourrir les enfants des écoles des deux communes avec des aliments bio et locaux, l’installation d’agriculteurs à Saint-Désiré, mais aussi de commerces à proximité d’Intermarché, de professionnels de santé à la maison pluridisciplinaire du nord de la Ville comme à la Boule Noire, ou encore la réouverture de l’ancien centre mutualiste de santé.

    Certains projets d’aménagement sont à définir avec les habitants. « J’habite la ville, mais je n’habite pas partout. Il faut utiliser les instances participatives pour imaginer la commune de demain », affirme Frédéric Vigouroux. Notamment sur la question du logement : « De nombreux jeunes Miramasséens veulent revenir ici bâtir leur famille, preuve que la ville est attractive. Ces gens nous demandent de construire. Donc on a un gros travail à faire sur le thème : comment la ville se réinvente sur elle-même, sans sur bétonner et en préservant la nature, l’environnement et l’agriculture. C’est ça qu’on va écrire avec les habitants dans le nouveau Plan local d’urbanisme intercommunal de 2028. »

    Des réunions thématiques seront organisées dans les semaines à venir pour co-construire le programme. La première aura lieu le 22 janvier. Le projet électoral définitif devrait être annoncé le 19 février. La liste, sans étiquette, est ouverte à tous les partis « sauf un ». Entendre : le RN. « Il y aura des visages connus, avec un rajeunissement mais une ossature importante de personnes expérimentées », affirme le maire candidat. Rendez-vous « dans quelques semaines », pour connaître les noms.

  • Nouvelles perquisitions au siège de 13 Habitat

    Nouvelles perquisitions au siège de 13 Habitat

    Mercredi, des enquêteurs de la Brigade en criminalité financière ont mené des perquisitions au siège de 13 Habitat (4e). Une information révélées par nos confrères de La Provence, confirmée par le parquet. Ces investigations pourraient s’inscrire dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte contre l’ancienne présidente du bailleur social public, Nora Preziosi, pour prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics et recel.

    Elle fait suite aux révélations de Marsactu sur l’attribution d’un appartement à la mère de la conseillère départementale des Bouches-du-Rhône. Âgée de 92 ans, elle s’était vu proposer en 2023, un logement social de 90m2 aux Catalans (7e). Le bien a fait l’objet de travaux de rénovation à hauteur de 33 000 euros. L’attribution a été validée en commission, dans un contexte sensible en raison des fonctions occupées par Nora Preziosi au sein d’une structure liée au Conseil départemental. Les enquêteurs cherchent à déterminer si l’élue est intervenue, dans la procédure. Elle avait assuré s’être retirée de la commission d’attribution, tout en reconnaissant avoir donné des consignes.

    Depuis, Nora Preziosi a été écartée de la présidence du bailleur, et la rupture avec la présidente du Département, Martine Vassal (DVD), s’est transformée en conflit. Elle a annoncé sa candidature aux municipales à Marseille, aux côtés d’Erwan Davoux, ancien agent du département et auteur d’une plainte visant l’exécutif du CD13.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Laure-Agnès Caradec

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Laure-Agnès Caradec

    Municipales, Marseille, narcotrafic, transports, accords à droite…

    À vous la parole ⬇️

  • Dans l’Hérault, la gauche veut mobiliser face au risque RN

    Dans l’Hérault, la gauche veut mobiliser face au risque RN

    À deux mois et demi des municipales, quel parti sortira vainqueur de ce scrutin à un an de la présidentielle ? Dans l’Hérault, le Rassemblement national (RN) veut confirmer ses scores réalisés aux précédents scrutins (34,98% des suffrages exprimés aux élections européennes de 2024, cinq députés élus sur les neuf que compte l’Hérault lors des législatives de 2024) et tentera de remporter sa première commune du département. Et ainsi lorgner sur Béziers pour ravir la place au seul maire d’extrême droite de l’Hérault, Robert Ménard. S’il n’a pas encore officiellement désigné de candidat dans la cité de Riquet – le député Julien Gabarron est pressenti – le RN a néanmoins avancé ses pions à Agde en désignant le député Aurélien Lopez-Liguori comme tête de liste face au maire sortant Sébastien Frey (LR). À Sète aussi le risque d’une victoire de l’extrême droite existe : Aurélien Lopez-Liguori avait été élu dès le premier tour aux législatives de 2024. Le RN a désigné Sébastien Pacull pour ravir l’Île singulière. D’autant que la droite se retrouve fragilisée dans ces deux dernières villes. Alors qu’elle régnait depuis plus de vingt ans sans partage, les déboires judiciaires des deux ex-édiles (Gilles d’Ettore à Agde et François Commeinhes à Sète), démissionnaires, sapent la confiance des électeurs.

    La gauche va donc devoir batailler pour mobiliser face aux velléités de l’extrême droite. Malgré les bons scores réalisés aux dernières législatives par le NFP (4 députés élus), force est de constater que les forces de gauche partent souvent désunie dans la plupart des communes pour le premier tour. Si à Béziers, l’union s’est réalisée avec le Printemps de Béziers de Thierry Antoine (EELV-PS-PCF-PP), LFI, menée par le tandem David Ocard et Wissal El-jarrari, fait cavalier seul. Même schéma à Sète : alors que la liste Nouvelle Page regroupe le PCF, LFI et EELV autour de Laura Seguin, les socialistes ont décidé de partir de leur côté avec Sébastien Denaja.

    À Castelnau-le-Lez, la gauche n’a pas su tirer profit des divisions de la droite (entre le maire sortant Frédéric Lafforgue et Julien Miro) puisque Écologistes et le PS partiront chacun de leur côté.

    Une désunion à l’œuvre même dans les communes où l’extrême droite est faible, à l’instar de Montpellier où le maire PS Michaël Delafosse (pas encore déclaré) doit affronter au premier tour, entre autres Nathalie Oziol (LFI) et Jean-Louis Roumégas (EELV). Alors que l’union est plébiscitée par les électeurs de gauche, ces configurations les démobiliseront-ils ? L’enjeu de la participation sera en effet une des clés du scrutin des 15 et 22 mars.

  • Cécile Helle dresse le portrait chinois de son successeur

    Cécile Helle dresse le portrait chinois de son successeur

    À l’inverse des séances du conseil municipal, ce genre de rendez-vous de début d’année dans les quartiers manqueront à Cécile Helle dans trois mois quand elle aura quitté l’Hôtel de ville. La maire (PS) affectionne ces cérémonies de vœux, permettant d’être au plus près des habitants « pour nourrir ma réflexion et projets », redit-elle, ce mardi soir à la maison commune Nord, théâtre du coup d’envoi de ce « marathon » *. Une année « dans un contexte singulier », puisque des municipales auront lieu dans deux mois (15-22 mars), interdisant au maire de faire l’éloge de son action et projets, et « parce que j’ai fait le choix de ne pas solliciter de 3e mandat ».

    Cécile Helle estime avoir fait le job : « Je crois en l’action par la preuve, la transformation de la ville est suffisamment tangible pour ne pas avoir à le dire », revendique la première magistrate qui se permet « deux pas de côté » en citant deux exemples concrets sur le quartier, le démarrage de la rénovation urbaine à la Reine-Jeanne et la Grange d’Orel ou le rôle de l’épicerie sociale et solidaire. Son discours d’une vingtaine de minutes a aussi été l’occasion de s’épancher sur la façon de concevoir son rôle de maire et de dresser un portrait chinois de son successeur possible à gauche. Au sein de la majorité, le renoncement la veille de Joël Peyre – absent mardi soir a rebattu les cartes. Les deux adjoints candidats déclarés, David Fournier (PS) et Paul-Roger Gontard (La Convention) étaient présents tout comme Zinèbe Haddaoui (ex-PS), membre d’Avignon citoyen, collectif pas vraiment en phase avec la méthode Fournier et qui pourrait pencher vers Mathilde Louvain (LFI).

    « Être maire a été un engagement exclusif, on n’imagine pas le don de soi et l’énergie que cela demande, quand un drame survient dans la ville, cela nous touche directement au cœur », prévient Cécile Helle. Dans l’assistance, David Fournier, semble acquiescer. Encore plus quand la maire parle de « proximité et d’humanité » et « souhaite la continuité par rapport à 2014 ». « Je souhaite le meilleur pour Avignon et je ne doute pas que c’est ce qu’il se passera », conclut-elle.

    « Je suis membre du PS, il n’y aura pas de surprise »

    En aparté avec la presse, elle accepte de se livrer un peu plus. En décembre, avant son ultime conseil municipal, Cécile Helle nous confiait avoir « une préférence ». S’est-elle évaporée avec Joël Peyre ? « J’ai toujours dit que ma préférence était celle du candidat du rassemblement à gauche », détourne-t-elle en reconnaissant que « Joël Peyre avait des qualités » pour être maire. Difficile désormais de l’imaginer ne pas se tourner « avant la fin du mois » vers David Fournier. « Je suis membre du PS, il n’y aura pas de surprise dans la manière de me positionner », lâche Cécile Helle. Le candidat inaugure ce samedi son local de campagne. Des échanges entre les intéressés ont lieu pour formaliser ou pas la présence, et donc le soutien, de la maire ce jour là. « Je n’ai pas encore décidé », conclut-elle.

    * Huit autres cérémonies
    sont encore prévues jusqu’au 28
     janvier à Montfavet en clôture. Dont la suivante dès ce mercredi pour la Barthelasse (18h30, société nautique).

  • Hervé Granier, droit dans ses bottes à Gardanne à l’heure du bilan

    Hervé Granier, droit dans ses bottes à Gardanne à l’heure du bilan

    Les Gardannais devraient retrouver dans leurs boîtes aux lettres le détail résumé des actions municipales menées au cours du mandat 2020-2026. Dans sa permanence de campagne du cours Forbin, inaugurée le 16 novembre dernier, Hervé Granier, maire sortant (LR) de la commune présente ce mardi un bilan détaillé de son premier mandat 2020-2026.

    S’il avait déjà dit être « satisfait » de ses actions politiques le jour de l’officialisation de la candidature, à la tête d’une liste sans étiquette, c’est longuement que le maire résume ses six années à la tête de la Ville : « Plus de 80% de nos engagements pris en 2020 ont été lancés ou réalisés. Dans certains domaines, nous sommes même allés au-delà de nos objectifs (…) Ce mandat n’aura en aucun cas été celui de l’immobilisme, mais celui de l’action, celui qui aura fait avancer notre commune, l’aura transformée, modernisée, tout en gardant son âme et en préservant son histoire et en respectant son identité, se félicite Hervé Granier. Malgré un mandat difficile pour les communes. » À commencer par la sécurité. « En matière de délinquance générale c’est 47% d’élucidation des affaires à Gardanne contre 39% au niveau national », précise Hervé Granier.

    Sur le volet éducatif, toujours selon le maire, l’engagement d’une Atsem par classe est respecté. Au sujet de l’environnement, des espaces verts ont été créés. Le Cinéma et la Plateforme, en travaux, seront bientôt inaugurés, la programmation culturelle « s’est développée ».

    Gestion « raisonnable »

    Aussi, « la commune qui a su mettre fin aux constructions verticales et déraisonnées » et « a su privilégier ses habitants dans l’accès aux logements sociaux : 9 sur 10 sont accordés à des Gardannais aujourd’hui, contre seulement 4 sur 10 en 2020 », poursuit le premier magistrat. « Enfin, c’est une commune qui a amélioré sa situation financière, jugée satisfaisante par la Chambre régionale des comptes, qui a réduit sa dette, augmenté sa capacité d’investissement. C’est aussi une commune qui a créé de nouveaux services publics (…) et a su mettre en place de nouveaux moyens pour le bien-être de ses agents », conclut le maire. Toujours sur les finances, Hervé Granier rappelle : « C’est écrit dans notre bilan : nous avons assaini notre dette en nous libérant de l’emprunt toxique, elle est passée de 9,8 millions d’euros en 2020 à 3,8 millions d’euros en 2025. » Excédents de la commune : 14,7 millions d’euros, contre 12,3 millions d’euros en 2020. Ce, malgré -65,5% de dotations de l’État. « On gère la commune en bon père de famille : on va chercher des subventions, mais on fait attention à l’argent public (…) on a eu une gestion communale des deniers publics raisonnée et raisonnable », estime-t-il. Quant aux 20% des projets qui n’ont pas pu aboutir : « On avait imaginé une maison intergénérationnelle, un site paysager et bouliste à Biver (…) on était partis sur une piste d’athlétisme, un agrandissement du gymnase du Pesquier », résume le maire, qui revient par ailleurs sur le projet de Smart City, qui avait fait couler l’encre. « Au-delà d’avoir résilié le contrat, il faut imaginer que la Smart City a quand même été réalisée. On a travaillé sur l’éclairage public, sur la connectivité de la ville… Je rappelle qu’il y a eu trois jugements rendus en faveur de la commune », soutient-il. Un bilan donc, qui pourrait inspirer l’ADN du prochain, qui sera présenté dans les semaines à venir.

  • [Entretien] Saoussen Boussahel : « Nous soutenons la majorité de Gaby Charroux »

    [Entretien] Saoussen Boussahel : « Nous soutenons la majorité de Gaby Charroux »

    La Marseillaise : Comment le PS se positionne-t-il dans la campagne municipale de Martigues ?

    Saoussen Boussahel : Nos instances nationales et départementales ont acté le soutien des listes de gauche sortantes ainsi que l’union de la gauche là où elle peut gagner les élections. À Martigues, cela nous conduit à soutenir la majorité de Gaby Charroux, on va travailler et constituer notre liste ensemble comme nous le faisons depuis 60 ans.

    Quel est le projet socialiste au sein de cette union de la gauche ?

    S.B. : Nous défendons la justice sociale, pour cela nous voulons perpétuer le modèle martégal. C’est-à-dire des services publics puissants qui répondent aux attentes de tous les Martégaux, peu importe l’âge, le quartier, ou la situation financière. Tout en préservant notre patrimoine historique, environnemental et culturel, c’est important dans la recherche de développement durable. Nous devons aussi veiller à la mixité sociale dans notre ville, pour que personne n’ait peur de l’autre. Nous misons également sur cette jeunesse qui nous dirigera plus tard. Il faut leur construire un avenir avec des perspectives, les accompagner dans leurs études et leur permettre de trouver du boulot après une formation qualitative.

    Quels « défis » dont parle Gaby Charroux vous préoccupent ?

    S.B. : Nous allons entrer dans la phase concrète du contournement autoroutier, attendu depuis 50 ans. C’est un axe important de nouvelles mobilités et un moyen de soutenir l’activité industrielle en pleine décarbonation du golfe de Fos. C’est un enjeu hyper important, avec en perspective de nombreux emplois nouveaux, amenant des familles que nous devrons accompagner et pour lesquelles il faudra adapter l’offre de service public. Cela inclut la modernisation et l’extension de l’hôpital qui est en difficulté. Il y a du travail qui nous attend pour assurer le droit fondamental à la santé pour tous.

    Quelle place à la lutte contre l’extrême droite ?

    S.B. : Une place prioritaire. Les idées fausses de l’extrême droite se basent sur la haine des gens. Le député en place a été élu, ça montre que la bataille est importante pour sauver l’idée républicaine. Ce que j’explique au quotidien, c’est que l’immigration n’est pas là pour nous mettre en difficulté, mais pour en sortir. Je rappelle aussi que les immigrés consomment, travaillent et deviennent des citoyens français. On ne peut pas laisser les racistes et les fascistes lutter contre ce modèle. Il faut le dire aux municipales et aux prochaines échéances.