Tag: Municipales

  • Municipales à Avignon : Place publique se rapproche de David Fournier

    Municipales à Avignon : Place publique se rapproche de David Fournier

    « Je vais voter pour vous ». En ce lundi matin, un homme pousse la porte du local de campagne de Benoît Belvalette, tête de liste Place publique pour les municipales. Le candidat le remercie sans oser lui dire qu’il ne sera pas le futur maire d’Avignon.

    Car si Benoît Belvalette a convié la presse entre deux réveillons, c’est pour annoncer « entrer en négociations avec le PS » en vue du scrutin des 15 et 22l mars. En l’occurrence, la future liste conduite par David Fournier, qui a déjà reçu l’appui des Écologistes, de l’Après, du parti animaliste ou de l’ex-insoumis Farid Faryssy. Contacté, David Fournier confirme être « en discussions avancées » avec Benoît Belvalette, ayant bon espoir de donner rendez-vous « la semaine prochaine » pour officialiser cette union. Les deux hommes, qui discutent régulièrement déjà depuis plusieurs mois, devaient se voir ce lundi après-midi et mardi.

    Voir Place publique se rapprocher du PS, « dans une dynamique d’union et pas un ralliement de façade », n’a rien de surprenant. Dès son entrée en campagne en septembre, Benoît Belvalette appelait à « une alliance du bloc de gauche ». À deux mois et demi du premier tour, la possible entente avec David Fournier a été précipitée par la parution dans La Provence, il y a dix jours, d’un sondage créditant Benoît Belvalette de 2% quand David Fournier est à 18%, très loin devant tous les autres concurrents à gauche. Concédant un « coup dur » à la découverte du sondage, car « depuis plus d’un an, on a acquis une légitimité en travaillant sur un programme détaillé dans une approche globale qu’on ne retrouve pas à gauche », Benoît Belvalette a réuni la semaine dernière son équipe, qui a acté ce choix. « Ce n’est pas de la tambouille d’arrière-cuisine, mais une main tendue formidable, justifie Thierry Brochot, délégué général de Place publique. Il y a aussi un principe de responsabilité à soutenir des mairies sortantes et maintenir un maximum de villes à gauche. »

    LFI en ligne rouge

    « Continuer à avancer seul mettrait en péril la possibilité de garder Avignon à gauche alors que le risque RN est très fort », embraye Benoît Belvalette, qui espère que cet accord, s’il aboutit, donne l’exemple à Joël Peyre (PRG), Paul-Roger Gontard (La Convention) ou le collectif Avenir citoyen de Zinèbe Haddaoui (dis. PS), Génération.s et du PCF. « On permet d’élargir le socle électoral à gauche et servir de trait d’union », projette Benoît Belvalette. Celui-ci a quelques garde-fous à poser dans les échanges avec David Fournier, comme des mesures « pour la jeunesse qui doit être au cœur du projet », une liste renouvelée aux deux tiers, 4 à 5 postes éligibles ou « pas d’accord avec LFI ». « La présence de Farid Faryssy nous a fortement questionné, mais en tant que parti responsable, on ne peut pas rester bloqué sur son cas », justifie Benoît Belvalette.

  • Le centre-ville pour enjeu de la campagne des municipales à Martigues

    Le centre-ville pour enjeu de la campagne des municipales à Martigues

    Il y a comme a un air d’entre-deux-tours en ce dimanche d’entre-deux-fêtes. À la traditionnelle table du PCF sur le marché de Jonquières, La Marseillaise du week-end est disposée pour la vente solidaire habituelle. Les embrassades s’échangent tout comme les chocolats, offerts par une militante. Mais les retrouvailles fraternelles laissent rapidement place à la politique.

    Car les communistes de Martigues sont à pied d’œuvre pour défendre la politique de leur maire-candidat Gaby Charroux au regard du commerce et plus largement du centre-ville. Leur tract du jour fait état d’une « multi-crise » du commerce de proximité : « baisse du pouvoir d’achat des ménages, concurrence des zones commerciales, explosion du commerce en ligne ».

    Cette habitante du quartier de l’Île l’a remarqué. « Le centre-ville et l’Île sont très bien, mais le commerce périclite. Beaucoup ont tiré le rideau rue Lamartine, ça fait peur », estime Claude Brémond. Mais l’enseignante retraitée nuance car « il n’y a pas qu’à Martigues, à Noël on était à Castelnaudary c’était pareil ». Sur l’argumentaire de la majorité, la Martégale depuis 1989 lit entre autres que « la municipalité a acheté 12 locaux commerciaux en centre-ville pour installer des artisans d’art », dans des locaux rénovés car récupérés « souvent en état désastreux ».

    Une Ville « locomotive »

    du commerce

    Claude Brémond approuve la démarche, avec réserve : « Est-ce que les artisans arrivent à vivre ? » après action de la Ville. Questionnée, l’élue de l’Île Marceline Zéphir (PCF), présente, indique que « c’est une des raisons pour lesquelles nous avions à cœur de déplacer l’office de tourisme au centre », sur l’Île. Saoussen Boussahel (PS) abonde : « Office de tourisme… et des loisirs ! Ça ne sert pas que pour les touristes et de nombreuses activités gratuites sont organisées. »

    Pierre Delareux, arrivé de Marseille depuis trois semaines, parle de « bonnes idées ». Mais l’ingénieur prévient : « Attention à la gentrification et à la désertification », prenant le quartier du Panier en exemple, dans lequel « on se balade mais on ne vit pas ». « À l’Île, on a des restaurants et un marchand de glace. Il faut les garder », estime-t-il. Le néo martégal souligne pour ce faire « les nombreuses activités et fêtes qui rendent le centre-ville vivant ». Les jeux en bois et gonflables pour enfants disposés dans le centre ces jours-ci en sont un exemple. Pour Marceline Zéphir, la Ville doit d’être « la locomotive » des commerces, qui attirent des clients pour eux et pour les autres. Le tract qu’elle distribue indique 4 000 places de parking gratuites, que le nombre de locaux vacants est « stable » depuis 2015 pendant que « 150 commerces ont ouvert depuis le début du mandat ».

    La mise en place d’un guichet unique pour l’installation des commerçants est l’une des propositions de la majorité pour le prochain.

  • Le mouvement Marseille Populaire s’active

    Le mouvement Marseille Populaire s’active

    « Nous sommes là où le politique passe sans s’arrêter. » Devant plusieurs dizaines de personnes réunies à la salle Magallon dans le 15e arrondissement de Marseille, ce dimanche, Farid Soilihi, président de Marseille Populaire, vient délivrer un message à quelques mois des élections municipales : « Personne ne parlera pour nous ! ». Un tour de chauffe, alors que ce mouvement qui « s’est construit quartier par quartier » prépare un meeting le 11 janvier prochain au Parc Chanot. « Le Rassemblement national progresse, l’abstention est une norme. Si nous restons passifs, si les mêmes logiques perdurent, nous serons responsables de ce basculement », martèle l’ancien candidat aux législatives de 2012 et condamné pour fausses accusations à l’encontre de l’ex-député socialiste Patrick Mennucci.

    « Au-delà des partis »

    Sophia Bouchoucha, membre du mouvement, insiste sur l’aspect « au-delà des partis politiques » de Marseille Populaire, lesquels sont jugés « hermétiques ». Elle prend l’exemple de la France Insoumise : « Certains ont pu avoir l’impression que c’était le parti du peuple mais ceux qui sont avec Sébastien Delogu pour ces élections ne viennent quasiment tous que de LFI. » À l’inverse, son mouvement joue la carte « des citoyens lambda d’horizons différents qui s’unissent pour Marseille » sur fond de « défense des quartiers ». Les membres mettent d’ailleurs en avant les communautés dont ils sont issus (comoriennes, ivoiriennes, asiatiques etc.) afin qu’elles soient « mieux représentées ».

    Concrètement, le mouvement ne se positionne pas encore clairement sur sa présence via une liste aux élections municipales ou par secteur. Notons enfin la présence de Sami Benfers (GRS), actuel conseiller municipal délégué aux taxis à la mairie de Marseille.

  • Philippe Klein est candidat Horizons pour les élections

    Philippe Klein est candidat Horizons pour les élections

    Il était entré en campagne sans être candidat, multipliant les discussions avec les formations politiques du bloc central. Jusqu’au soir du dernier conseil municipal de l’année, et du mandat : Philippe Klein, second d’Anne-Laurence Petel (Ren.) en 2020, sera bien candidat aux élections municipales de 2026, investi par Horizons dont il est le référent aixois. Le conseiller métropolitain, meneur du groupe Aix-Autrement, qu’il a fondé après s’être séparé du groupe Petel, entraînant avec lui Béatrice Bendelé et Alain Parra, a, pendant plusieurs mois, tendu à la main à Sophie Joissains, maire (UDI) sortante. Sans succès. Il la concurrencera tout comme Marc Pena (PS), Julie Boronad (LFI) et Jean-Louis Geiger (RN), à la tête de la liste Aix pour vous. « Je n’ai pas eu de réaction à cette annonce de candidature, rapporte Philippe Klein. Mais je suis très heureux d’avoir été investi par Edouard Philippe. C’est un gage de récompense du travail que j’ai pu faire ces quatre dernières années au service de ce parti, en créant un groupe Horizons, devenu un groupe politique important. En période électorale, c’est une grosse force politique. » Certes. Mais n’y a-t-il pas un risque de division au sein du bloc central ? « Je suis le candidat le plus fédérateur et le plus rassembleur possible : je suis le seul a avoir déclaré que je tendais la main. Personne ne m’a répondu », rappelle le candidat.

    Programme déjà établi

    La liste, dont la composition ne sera pas révélée avant la mi-janvier, reste « très ouverte : il y a des gens d’Horizons, de gens de la société civile, et des gens issus d’un bloc central très élargi », laisse entendre Philippe Klein. Jusqu’ici, la possibilité de retrouver les noms des colistiers actuels du groupe Aix Autrement ne peut pas être confirmée. « Ils sont eux-mêmes tenus par leurs différents partis, qui n’ont pas pris position. Je ne peux pas répondre à cette question encore », admet-t-il. Avocat au barreau d’Aix depuis 42 ans, ancien bâtonnier, trois ans à la tête du Conseil national du barreau de France, Philippe Klein entend être « l’avocat pour la ville ». Une poignée de grands axes dessinent déjà la ligne du programme. À commencer par la sécurité en « exerçant le pouvoir donné aux maires en la matière ». Pourquoi ne pas convoquer les auteurs de toute petite délinquance en mairie ou s’attaquer au narcotrafic via le consommateur ? Les sujets de réchauffement climatique et de mobilité font aussi partie des priorités de Klein. Pour le premier, « j’ambitionne d’être la ville la plus en avance sur cette lutte ». Pour le second, l’urgence est à raccorder les villages et quartiers aux réseaux de transports. « Le dialogue avec la métropole doit être incessant », estime Klein. À court terme, le candidat a déjà ses idées. Entre autre être « attentif » au devenir des associations, ou réduire les budgets de fonctionnement pour rehausser le budget d’investissement… En bref, faire « mieux avec moins », dans un contexte budgétaire tendu et « faire avec ce qui existe ».

  • Jecilla Regad candidate insoumise à la mairie d’Arles

    Jecilla Regad candidate insoumise à la mairie d’Arles

    Jecilla Regad était en 2e position de la liste de la France insoumise en 2020, elle en est désormais la tête de liste pour les élections municipales de 2026. Candidate insoumise « mais pas que, dans une liste ouverte à tout le monde et pour une nouvelle vision de l’action communale », affirme la postulante, pour une « candidature résolument à gauche » avec « la révolution citoyenne, la planification écologique et un plan communal de lutte contre la précarité et des logements dignes » comme ébauche de programme, dont le contenu sera dévoilé « prochainement ».

    L’insoumise place la commune au centre de « nombreux changements » et appelle à « mettre en place de nouveaux outils » pour permettre « l’intervention populaire, abolir les privilèges et la corruption par l’argent », car selon la candidate, « trop souvent les citoyens ne sont pas consultés ou leurs avis ne comptent pas ».

    Exigence programmatique

    Dans une ville qui a vu élire un député d’extrême droite à 48% des voix en 2024, Jecilla Regad rappelle avoir « milité tous les jours pour le Nouveau front populaire », mais affirme « ne pas avoir eu besoin de Bardella pour connaître l’extrême droite, avec les politiques de Sarkozy ou Hollande et sa déchéance de nationalité ». « L’union des partis n’est pas forcément la solution pour combattre l’extrême droite. La solution ne se décidera pas sans des citoyens portant une exigence programmatique », assène la candidate.

    Quant à l’union de la gauche, « nous n’y sommes pas opposés » juge Jecilla Regad, « nous l’avons quitté et ne l’attaqueront pas », rappelant que « les municipales ne sont pas une présidentielle et il suffit de faire 10% pour accéder au second tour ». Présentation de la campagne jeudi 8 janvier à 19h à la salle des fêtes d’Arles.

  • Séverine Dellanegra : « Les communes ne peuvent pas être des variables d’ajustement »

    Séverine Dellanegra : « Les communes ne peuvent pas être des variables d’ajustement »

    La Marseillaise : Samedi 13 décembre, les agriculteurs ont mené une action contre la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire par le gouvernement. Comprenez vous leur colère ?

    Séverine Dellanegra : Nous étions présents avec eux ce jour-là. Saint-Martin-de-Crau est avant tout une terre d’agriculture et d’élevage. Même si cette maladie n’est, heureusement, pas encore présente sur notre territoire, il y a d’immenses inquiétudes dans un secteur qui est déjà en souffrance. Cette mobilisation est avant tout un signal d’alerte. Il faut une plus grande communication, notamment de la part du ministère de l’Agriculture, parce que le protocole sanitaire mis en place est un couperet. Pour en parler avec des éleveurs et des manadiers du coin, si on devait en arriver à des extrémités pareilles, des races emblématiques pourraient disparaître. Or, c’est notre identité, notre culture, notre patrimoine. Il faut qu’on trouve un terrain d’échanges, on ne peut pas juste nous imposer des décisions qui arrivent du niveau national. J’ai adressé un courrier à Annie Genevard. Mon souhait c’est qu’il y ait un vrai plan de sauvegarde de notre agriculture française.

    Le contournement d’Arles a fait débat lors du dernier conseil municipal. Quelle est votre position ?

    S.D. : Nous sommes pour une solution qui permette de désengorger un axe qui est bien souvent sujet à beaucoup de soucis de circulation. En revanche, notre nouvelle équipe arrivée fin 2024 a découvert des aspects qui ne nous conviennent pas dans le dossier tel qu’il est présenté aujourd’hui à la commission d’enquête publique. Dès 2005 il avait été dit que le contournement se ferait, mais qu’on maintiendrait le principe de gratuité entre Arles et Saint-Martin-de-Crau car c’est un axe très emprunté par nos populations, puisque nos réseaux secondaires ne sont pas adaptés. Quand on a examiné dans le détails le projet, on s’est rendu compte que les trois échangeurs seraient maintenus mais que le dernier, à l’est, ferait l’objet d’un portique à péage. Ce qui veut dire qu’une certaine part des habitants de la commune, pour ne pas s’acquitter de 0,87 centimes sur le tronçon, rentrera sur l’autoroute dans le centre ou l’ouest de la ville, ce qui va créer du trafic supplémentaire en centre-ville. Les autres usagers pourront aussi sortir à l’est de la commune et emprunter nos axes secondaires en passant par le centre. Or, le scénario le plus optimiste prévoit déjà plus de 3 500 véhicules supplémentaires par jour. Ce n’est pas possible. Charge à l’État de trouver d’autres solutions. Oui au contournement d’Arles pour fluidifier le trafic, mais en aucun cas un projet qui va transformer nos villes en voie de délestage.

    Un autre projet structurant divise le territoire : la ligne très haute tension, devant relier Jonquières-Saint-Vincent (Gard) à Fos.

    S.D. : Loin de nous l’idée d’être opposés à la transition écologique, à la poursuite du développement industriel du bassin de Fos et au besoin de sécurisation énergétique de notre région Paca. Simplement, on ne veut pas que ça se fasse au détriment de notre territoire dans toutes ses dimensions, que ce soit la biodiversité, les paysages, le monde agricole, la qualité de vie, etc. Les conclusions du rapport de l’État valident la ligne en aérien, pourtant on ne connaît pas les impacts cumulés de cette infrastructure. Je pense que les choses n’en resteront pas là, on ne va pas laisser faire une ligne de 180 pylônes de 60 mètres de haut. La solution alternative proposée nous semble déployable. La temporalité est un peu différente, et ça peut être un peu plus coûteux, mais est-ce que nos territoires ne le méritent pas ? Les collectifs le mettent en avant : ils sont armés pour lancer des contentieux, ça va faire perdre du temps et de l’argent à RTE, est-ce qu’il ne vaut pas mieux regarder ensemble pour trouver une voie commune ? L’enjeu industriel est réel, mais les communes traversées ne peuvent pas être des variables d’ajustement. On demande une réunion d’urgence avec le nouveau préfet de Région.

  • L’opposition de Saint-Mandrier dénonce une liberté de réunion bafouée

    L’opposition de Saint-Mandrier dénonce une liberté de réunion bafouée

    La Vague mandréenne annonce le lancement de plusieurs actions en justice pour contester les refus répétés et considérés comme discriminatoires du maire Gilles Vincent (LR) de mettre à disposition des salles communales pour ses réunions publiques.

    « Ces refus, motivés par le caractère politique de notre association, portent une atteinte grave à la liberté de réunion et au principe d’égalité entre citoyens », dénonce le conseiller municipal d’opposition Denis Clave. Il rappelle que depuis avril 2025, la salle des Jardins d’Hydra leur avait été accordée pour des débats ouverts sur les enjeux locaux. Mais qu’elle leur a été retirée le 18 septembre à l’occasion d’un changement de règlement intérieur adopté deux jours plus tôt. Et ce sans délibération du conseil municipal, bien sûr.

    Toujours en prétextant le même motif, la demande de la liste de disposer d’un stand à la Journée des associations du 6 septembre leur a été refusée. « Face à ces pratiques qui entravent le débat démocratique à quatre mois des élections municipales, nous avons engagé un référé-liberté déposé le 1er décembre 2025 au tribunal administratif de Toulon », informe l’élu. Ce dernier a été rejeté le 5 décembre sur la forme pour absence d’urgence perçue, sans examiner le fond de la discrimination. Un recours pour excès de pouvoir a donc été déposé le 10 décembre 2025 au tribunal administratif pour annuler définitivement le règlement et la décision au fond.

    Avec également la saisine du préfet du Var, du Défenseur des droits et du procureur de la République.

    À suivre, donc.

  • Fabienne Vera, en première ligne contre l’extrême droite à Vedène

    Fabienne Vera, en première ligne contre l’extrême droite à Vedène

    Élue depuis 2014, d’abord sur la liste de Patricia Talet, puis ensuite sur son nom il y a cinq ans et demi, Fabienne Vera (PCF) se lance à nouveau dans la course aux municipales (15 et 22 mars) à Vedène. La 4e commune la plus importante du Grand Avignon (11 000 habitants) est dirigée par Joël Guin (DVD) depuis 2008 et actuel président du Grand Avignon. Si ce dernier est prêt à rempiler pour un 4e mandat de maire, il ne briguera pas en revanche la tête de l’agglomération. Il aura déjà fort à faire pour conserver sa mairie face à une possible autre liste issue de sa majorité avec Philippe Maire et celle du RN, menée par l’élu sortant Geoffrey Fallami.

    « Face à la droite et à son extrême, les Vedènais doivent avoir une alternative », pose Fabienne Vera qui présentera une liste divers gauche, Vedène autrement. Alors que le RN a fait de la Ville une cible gagnable, « nous sommes en première ligne face à l’extrême droite qui sème la division parmi nos concitoyens et dans les communes alors que tout doit être mis en œuvre pour vivre ensemble, libres, égaux, dans la fraternité », appuie la tête de liste, qui sera secondée par Karim Benanane.

    « Avec les services publics de proximité, les communes sont des lieux de résistance, de construction et d’alternatives indispensables contre le délitement des liens sociaux dont souffrent les habitants », souligne cette militante, bien connue aussi du droit au logement. Fabienne Vera a, en perspective, des réunions publiques avec Anticor autour de la probité ou sur la laïcité, et plaide « pour des régies publiques agricoles et de l’eau ». Propreté et tranquillité publique, sécurité pour piétons et cyclistes, plan annuel pour la réhabilitation des routes et trottoirs, moratoire sur les futures constructions ou démocratie participative sont quelques-uns des axes du programme. « Nous appelons à choisir la voie des élus progressistes et de gauche pour refuser le désespoir d’une société libérale qui abandonne ces concitoyens », conclut Fabienne Vera.

  • Patrick Blanès pour incarner un « élan citoyen » à gauche à Cavaillon

    Patrick Blanès pour incarner un « élan citoyen » à gauche à Cavaillon

    Après avoir été le candidat du Nouveau front populaire aux élections législatives dans son canton, Patrick Blanès (PS) incarnera une liste Divers gauche à Cavaillon pour les élections municipales en mars prochain.

    Il a en effet été élu par la cinquantaine de membres du collectif « L’Élan citoyen » il y a quelques jours pour incarner une liste « en cours de constitution », mais d’horizons politiques divers, tels que des membres du PCF, des Insoumis, de Génération.s, et surtout « de deux tiers de personnes non encartées » autour « de valeurs communes », poursuit le cadre de l’industrie de 57 ans.

    Il planche désormais avec son équipe sur les éléments programmatiques. Sans en dévoiler les détails, il confie vouloir « remettre le bonheur et le bien-vivre des habitantes et des habitants au cœur des décisions municipales ». Pour cela, il entend « renforcer les services publics » pour des « quartiers apaisés ». Aussi « une économie locale dynamique », en donnant un « meilleur accès à l’emploi », mais pas « à n’importe quel prix, en ne cédant pas au chantage par l’emploi et en ne bradant pas des terres agricoles », appuie-t-il. Sans oublier des « actions concrètes face aux dérèglements climatiques ». Avant de glisser qu’il y a forcément « des sujets délicats qui se poseront, tels que la sécurité, qui peuvent appeler à la fermeté ».

    Le tout en établissant « un autre rapport entre élus et habitants ». Ce qu’il souhaite matérialiser en mettant en place des « commissions extra-municipales » sur des thématiques telles que la jeunesse, la vie associative ou l’environnement, et dans lesquelles des personnes pourront siéger. « Et pas juste un show descendant de 10 minutes pour la forme », embraye-t-il. Gauche Cavare ne se veut pas gauche caviar.

    Plus de temps

    La course à la mairie de Cavaillon est donc bien lancée, mais peu de voitures sont sur la ligne de départ. Pour l’heure, seule l’actuelle députée d’extrême droite de la deuxième circonscription de Vaucluse, Bénédicte Auzanot (RN), a officialisé sa candidature, tandis que celle du maire sortant, Gérard Daudet, est attendue dans les prochaines semaines. « On n’a évidemment pas l’intention de laisser la mairie au RN. Mais il faut être clair : on ne propose pas un programme en réaction. On souhaite surtout une adhésion à ce que l’on propose », confie celui qui est aussi secrétaire fédéral du Parti socialiste de Vaucluse. Tout en piquant la candidate à la flamme, qui « ne connaît même pas la ville », car n’y vivant point, alors que lui est né et a fait « tout » son « parcours à Cavaillon ». Et d’insister que, cette fois-ci, il a eu, avec le collectif, le temps d’organiser une campagne dans des « temps normaux et prévisibles », contrairement aux législatives où il « n’avait que 48 heures pour se décider ».

  • Le maire Joël Lévi-Valensi candidat à sa réélection à Saint-Cannat

    Le maire Joël Lévi-Valensi candidat à sa réélection à Saint-Cannat

    Lui n’aura eu qu’une année pour convaincre ses administrés. Après la démission de Jacky Gérard, Joël Lévi-Valensi s’était vu, le 11 janvier dernier, passer l’écharpe de maire au cou. Un mandat court et l’envie de « poursuivre », puisque candidat à sa réélection. « Je suis au travail pour Saint-Cannat depuis dix ans », rappelle celui qui a débuté comme adjoint au sport, jeunesse et vie associative avant d’être désigné, sous le mandat de 2020, premier adjoint du maire, délégué aux finances et toujours en charge de l’associatif. Argument allégué par Joël Lévi-Valensi, en plus de celui d’être fonctionnaire territorial depuis plus de 20 ans : en ce début de semaine, le maire sortant lance sa candidature à sa réélection, affiché à la tête de la liste « Ensemble pour Saint-Cannat ». « Je monte une liste sans étiquette, avec des gens raisonnables », précise le candidat. Exit donc, les « extrêmes ». « Je n’envisage pas d’accord d’appareil, de discuter de logiques partisanes. J’essaie de m’entourer de personnes qui veulent s’investir dans le village. Je suis un républicain, je vais de la gauche socialiste à la droite républicaine en passant par les écologistes modérés, mais je n’irais pas au-delà [pour composer la liste, Ndlr.], poursuit le maire. L’idée est de débattre, de se nourrir des avis des uns et des autres. C’est une recette qui permet de maximiser nos chances de prendre les meilleures décisions pour notre territoire. » La liste devrait être renouvelée « à 60% ».

    « Proximité » en priorité

    Lévi-Valensi, s’il devait se revendiquer, se décrirait comme « centre droit ». Pour cette campagne, ce sera sans étiquette. Le candidat préfère se définir par son adhésion au label Maires de Provence, qu’il estime un « un label de proximité » celui des « maires dans le cambouis » et loin des « politiques politiciennes » comme au micro-parti Cap sur l’Avenir, fondé en 2021 par Renaud Muselier (Ren.). Des appartenances en toile de fond d’un programme, qui doit encore être établi. « J’ai une sensibilité particulière pour l’action sociale sur mon territoire, que je souhaite muscler sur ma commune », précise-t-il avant tout.

    Quatre grands axes dessinent d’ores et déjà la colonne vertébrale du programme : le vivre ensemble, « la raison profonde de mon engagement est cette vie de village qui existe ici », précise le candidat, l’environnement dans un village « composé de 3 000 hectares d’espaces naturels et agricoles », la gouvernance et la co-construction publique quand « un certain nombre de citoyens ne se sentent plus du tout concernés par des affaires politiques. Cette année nous avons créé 7 comités consultatifs ». Enfin, la sécurité. Dans les clous également : l’épineux projet de déviation de la D7N « sur lequel nous continuons à nous engager » et la création d’une cave coopérative. À ce stade, Joël Lévi-Valensi est le seul à s’être déclaré en lice pour reprendre la mairie. La question d’une déclaration du RN, dont un local a été inauguré en 2024 par Romain Baubry, député de la 15e circonscription étiqueté au parti d’extrême droite, reste en suspend.