Il y aura bien eu une cérémonie de vœux : mais sans bilan, ni communication sur les projets passés ou à venir. « Je suis très heureuse d’être avec vous, mais aussi extrêmement frustrée. Pourquoi ? Parce que nous sommes dans une période préélectorale et que la loi nous empêche de faire état d’un bilan, où de prospectives quelconques », excusait Sophie Joissains, maire sortante (UDI) de la ville. Ce lundi 5 janvier, l’équipe municipale sortante a entamé la tournée des vœux à la population. C’est dans le quartier du Pont de l’Arc que s’est déroulée la cérémonie, première d’une série, qui durera jusqu’au 20 janvier, date des vœux protocolaires du maire, programmée au Grand Théâtre de Provence. Pour rappel, Sophie Joissains, qui a annoncé dès 2023 se représenter aux élections municipales 2026, n’a pas, pour le moment, officialisé son entrée en campagne. Pour l’instant face à elle, Marc Pena (PS) à la tête d’une union à gauche, Philippe Klein (Horizons), Julie Boronad (LFI) et Jean-Louis Geiger (RN), ont déjà annoncé leur candidature. Ce lundi soir, il faudra donc se contenter de quelques mots flatteurs pour la ville et ses quartiers et de dédicaces aux différents acteurs du quartier. « Je ne me suis pas prise ce soir pour un guide de l’office du tourisme, mais dans la mesure où il y a beaucoup de choses que je ne peux pas vous dire, j’essaie de faire en sorte de nous accompagner dans cette histoire bien aixoise, et cette histoire du Pont de l’Arc ce soir », ajoute Sophie Joissains, qui appelle les habitants à se « ranger collectivement derrière un étendard protecteur et éclatant, constitué par la ville d’Aix-en-Provence ». Seul Éric Chevalier, premier adjoint au maire, aura pu présenter un rapide bilan de quartier, en saluant le travail de commerçants et associations, où encore l’arrivée d’un nouveau directeur au Creps. Prochaine date le mercredi 7 janvier, dans le quartier Célony.
Tag: Municipales
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Mehdi Medjati se représente contre l’étalement urbain à Cabriès
Déjà candidat en 2020, l’avocat né à Cabriès, Mehdi Medjati a annoncé ce dimanche sa candidature pour la mairie de la commune de Cabriès Calas. Sa liste, Préservons l’avenir est sans étiquette et sera présentée le 16 janvier à 19h au Domaine de la Guérine, dans la commune.
« Je me représente cette année parce que j’estime avec ceux qui me suivent que les besoins réels de la commune de Cabriès Calas ne sont pas satisfaits », explique le Cabriessien de naissance.
« Un projet commun »Pour cet ancien membre du PS, qui l’a quitté en 2007, la commune connaît de grands problèmes d’étalement urbain et de bétonisation. « La commune est grignotée par Plan de Campagne, avec des avancées sur le crin de verdure qu’est Cabriès ». Avec sa liste, il souhaite donc s’opposer au projet de lotissement de 300 logements, au niveau du rond-point d’action. « Ils seraient totalement déconnectés des centres de vie, ça n’aurait pas de sens ». Il s’oppose également au projet de cité des sciences, à la place du parc club de l’Arbois. « Cela enlèverait une zone tampon, et se serait une avancée de Plan de Campagne sur Cabriès », dénonce-t-il.
Il souhaiterait cependant développer des logements pour les jeunes, qui ne s’y installent plus à cause des prix. Le candidat propose ainsi de « construire des petites unités avec du social locatif ou du social vers la propriété ». Il souhaite également revitaliser les centres de villages de Cabriès et Calas. Sa liste s’oppose aussi au projet de sortie d’autoroute à Bouc-Bel-Air qui « aggraverait les conditions de circulation à Calas, alors qu’il y a déjà des bouchons catastrophiques. » La sécurité est le dernier point central du programme. Selon le candidat « il y a eu une explosion ces dernières années des cambriolages ». Et de proposer un renforcement des effectifs de police municipale, plutôt que de la vidéosurveillance. Pour une liste que le candidat mène sans étiquette : « Parce que les personnes qui m’entourent sont de tendances très diverses mais sont fédérées par un projet qui consiste à protéger Cabriès Calas et à redonner naissance au centre du village ».
Réunion de présentation le 16 janvier à 19h au Domaine de la Guérine.
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Face au sursaut fasciste et impérialiste, le PCF veut incarner l’espoir à Port-de-Bouc
Alors qu’« aux quatre coins du globe, l’impérialisme guerrier et les atteintes populistes de l’extrême droite resurgissent », la section port-de-boucaine du PCF place ses vœux sous le signe « de l’espoir, de la solidarité, de l’amitié entre les peuples et de la fraternité », affirme l’un des membres de l’exécutif, Mathias Escalante.
Sur le plan international, les conflits se multiplient, en Ukraine, en Palestine ou au Nigeria. La récente violation du droit international de Donald Trump est une tentative de « piller les richesses notamment pétrolières du [Venezuela] (…) et poursuivre la droitisation de l’Amérique Latine ». « Ces conflits, alimentés par la complaisance des marchands d’armes et des États-Unis (…) font monter chaque jour d’un cran les tensions géopolitiques qui menacent l’équilibre de nos sociétés », affirme le représentant de la section.
Au niveau national, le RN « poursuit son entreprise de dédiabolisation », et les gouvernements successifs « tentent d’imposer une cure d’austérité sans précédent », cassant « les services publics ».
Dans ce « chaos », la section renouvelle sa confiance à Laurent Belsola, maire sortant et candidat à sa succession. « On se rend bien compte de l’importance des élus locaux pour protéger les habitants. Avoir des élus de proximité, comme Laurent et son équipe, ayant fait leurs preuves et ayant la capacité de porter des projets malgré les baisses de dotation de l’État et de la Métropole, c’est quand même quelque chose de très rassurant. » Ce soutien, la section l’appuie sur un bilan « solide » et un « travail rigoureux » ayant mené, point d’orgue du mandat, à l’obtention du contournement autoroutier.
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Avignon : Joël Peyre se retire de la course aux municipales
Joël Peyre était l’un des premiers à s’être positionné au sein de la majorité pour prendre la suite de Cécile Helle, maire (PS) d’Avignon, à l’Hôtel de ville. Mais l’actuel élu aux finances annonce, ce lundi, son retrait de la course aux municipales des 15 et 22 mars.
« Dans un esprit de responsabilité, j’ai pris la décision de ne pas conduire de liste, ni d’être candidat aux élections de mars 2026 », indique Joël Peyre, « sans amertume, mais non sans regrets », dans un communiqué ce lundi. « L’heure est venue de constater que nous n’avons pas su ou pu créer une dynamique de rassemblement », justifie-t-il. Malgré de nombreux soutiens au sein de la majorité et l’inauguration de son local de campagne le 18 décembre, le sondage paru le 20 décembre dans La Provence ne le créditant que de 5% -très loin derrière David Fournier (PS) à 18%- a certainement pesé dans ce retrait.
Cette décision est un acte fort en vue de l’unité de la gauche alors que Benoît Belvalette (Place publique), a opéré un rapprochement avec David Fournier. Preuve que les discussions étaient compliquées avec l’adjoint à l’administration municipale, Joël Peyre ne lui apporte pas son soutien. « Malgré de nombreux appels au dialogue et à l’unité, certains acteurs ont persisté dans des positions irréconciliables, préférant défendre des intérêts personnels, de clans ou de partis plutôt que de rechercher le compromis. Devant ces perspectives, et pour le bien commun de notre ville et de ses habitants, afin de ne pas ajouter de la confusion à la confusion, nous ne participerons pas à une « course à l’échalote » vide de sens», livre Joël Peyre.
Plus d’infos à lire dans La Marseillaise du mardi 6
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Gard : tourner la page des barons, unir les forces face à l’extrême droite
Vingt-cinq ans de Fournier à Nîmes, trente et un ans de Roustan à Alès : en 2026, deux villes clefs du Gard tournent la page de mairies verrouillées à droite. À Nîmes, Jean-Paul Fournier (LR) se retire après quatre mandats. La droite laisse un paysage en friche, fracturé entre les ambitions concurrentes de Julien Plantier, ancien premier adjoint, et de Franck Proust, patron de Nîmes Métropole, adoubé par LR, l’UDI… et plus récemment Horizons. À côté, Renaissance tente d’exister, au prix de combinaisons illisibles pour beaucoup de Nîmois. Quant au RN en embuscade, il laisse planer la rumeur Julien Sanchez.
En face, la gauche a tiré les leçons de 2020. Avec Nîmes en Commun, Vincent Bouget (PCF) conduit une union large – PS, EELV, PP – nourrie par une démarche participative au long cours : des réunions de quartiers et un questionnaire où plus de 3 000 habitants ont pris la parole. Dans une ville où la droite a confisqué les décisions pendant un quart de siècle, le message est clair : redonner la ville à celles et ceux qui l’habitent.
À Alès aussi, c’est la fin d’une époque. Max Roustan, figure de la droite locale depuis les années 1990, a passé la main à son fidèle compagnon de route, Christophe Rivenq. Une continuité revendiquée, au moment même où l’extrême droite engrange des victoires dans les circonscriptions alentour. Le RN rêve de transformer l’ancienne « capitale des Cévennes rouges » en vitrine de sa normalisation. La gauche, elle, tente de reconstituer un front commun pour « reprendre la maison » via le mouvement du Printemps alésien et son chef de file Paul Planque (PCF).
Mais l’enjeu dépasse les seules préfecture et sous-préfecture. Dans les villages viticoles et les petites villes, le RN lorgne sur les mairies (Bagnols-sur-Cèze, Pont-Saint-Esprit, Vauvert…). Là où les services publics se retirent, où les loyers flambent et où les fins de mois se tendent, c’est aussi le terrain de jeu des discours de haine et des clientélismes opaques. En 2026, le Gard joue donc gros. Soit les forces de gauche et du mouvement social parviennent à transformer les colères en projets, les citoyens en contre-pouvoirs locaux. Soit l’extrême droite continue d’essaimer, de Beaucaire à Vauvert, d’Alès aux hameaux des Cévennes, profitant des divisions et des rancœurs personnelles.
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![[Entretien] Frédéric Dabi : « Les élections municipales à l’ombre de la présidentielle »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/01/a3dafacfe2ebb23a73f8f95dd461c5ad.jpg)
[Entretien] Frédéric Dabi : « Les élections municipales à l’ombre de la présidentielle »
La Marseillaise : Est-ce que ces élections municipales de 2026 vont, selon vous, présenter des caractéristiques, une tonalité spécifique, qui les rendraient assez différentes des précédentes ?
Frédéric Dabi : Oui, très clairement. D’abord parce que, sauf dissolution, ce sera le dernier scrutin avant la présidentielle de 2027. Comme en 2001, ces municipales pourront être lues comme une répétition générale, moins par leurs résultats que par la lecture politique qui en sera faite. En 2001, on avait mis en avant les victoires de la gauche à Paris, Lyon et Dijon, en occultant le nombre de villes perdues ailleurs. En 2026, il y aura une vraie bataille d’interprétation, et toutes les forces politiques peuvent se retrouver fragilisées : un PS perdant de grandes villes, une droite LR en recul, un RN qui ne perce pas, ou une France insoumise cantonnée à gêner les socialistes sans gagner de municipalités, y compris à Roubaix.
Ces élections seront donc plus politiques que les précédentes. Elles s’inscrivent aussi dans un contexte inédit, que j’appelle l’éclipse du politique à l’échelle nationale. Les Français ont le sentiment que le politique ne les écoute plus et ne parvient plus à améliorer leur situation, ce qui pourrait avoir des effets importants sur la participation. À mes yeux, ce seront des municipales très particulières.
Vous évoquez ce contexte. Est-ce que l’on sait déjà quelles sont les préoccupations des Français à la veille de ces élections ? Et est-ce qu’elles ont, elles aussi, évolué depuis 2020 ?
F.D. : Les enquêtes récentes montrent une hiérarchie des préoccupations totalement inédite pour des municipales. La première, c’est la sécurité des personnes et des biens, un niveau que l’on n’avait plus vu depuis les régionales de 2015 ou la présidentielle de 2002. À cela s’ajoute le narcotrafic, désormais clairement identifié par les Français. Viennent ensuite l’accès aux soins et la santé, puis la dette. Ce sont des enjeux nationaux, presque régaliens, qui, faute de réponses au niveau national, redescendent vers le local et s’invitent dans les campagnes municipales. La question de l’accès aux soins ne connaît pas d’opposition simple entre métropoles et petites communes. Ces trois enjeux inédits peuvent fragiliser les maires sortants, notamment dans les petites communes, et montre que ce qui se joue au niveau national pèse directement sur le vote municipal. Les sortants peuvent néanmoins valoriser leur bilan, leur présence sur le terrain et leur capacité d’écoute, et mettre en avant d’autres sujets très appréciés localement, comme le logement, les mobilités ou le cadre de vie. Les campagnes mêleront ainsi une forte dimension nationale – sécurité, santé, dette – et des enjeux locaux, avec une homogénéisation des préoccupations sur tout le territoire.
Vous avez souligné la proximité de l’élection présidentielle,
en faisant le parallèle avec 2001. Quelles conséquences cela peut-il avoir, notamment sur la stratégie du Rassemblement national et de la France insoumise ?F.D. : Les deux forces dites radicales s’engagent fortement dans ces municipales, ce qui n’était pas le cas en 2020. Cela confirme que ce scrutin est perçu comme important, presque comme une répétition générale avant la présidentielle.
Mais le RN et LFI n’y vont pas avec les mêmes atouts. Pour LFI, c’est une véritable première : elle a très peu de sortants, à l’exception du maire de Faches-Thumesnil, ce qui limite ses gains potentiels, même s’il existe des possibilités à en Seine-Saint-Denis ou à Roubaix avec David Guiraud. Cela tient au fait que LFI reste une force très nationale, encore en décalage avec l’imaginaire municipal. Elle dispose néanmoins de points d’appui, notamment les scores élevés de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, et d’un possible rôle d’arbitre au second tour dans plusieurs grandes villes. Mais un mauvais scrutin municipal aurait des conséquences, y compris sur la dynamique présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Le RN, lui, est dans une autre logique : il dispose déjà de nombreux sortants et cherche à prolonger son implantation locale, dans la continuité de législatives réussies, y compris dans des départements où il était jusque-là faible.
Ce que certains appellent « l’ancien monde », soit le PS et LR se partageant l’essentiel des collectivités locales, pourrait-il être chamboulé en 2026 pour se rapprocher du rapport de force national ? Peut-on aller vers une forme de tripartition territoriale ?
F.D. : L’hypothèse est séduisante, mais je n’y crois pas. Il existe une étanchéité jamais vue entre le national et le local, encore renforcée par la fin du cumul des mandats. Les forces dominantes au niveau national restent faibles à l’échelle locale. Dans les communes de plus de 10 000 habitants, entre 80% et 90% des villes sont toujours tenues par le PS, le PCF, les Écologistes, LR ou l’UDI. Je ne vois pas pourquoi cela changerait fondamentalement. Il peut y avoir des ajustements à la marge. LR est en difficulté et ne dominait plus guère que Nîmes parmi les grandes villes. Le PS peut perdre une grande ville. Mais il est très difficile d’imaginer que LFI, le RN ou Renaissance émergent au point de reproduire localement la tripartition nationale. Aux municipales, le dégagisme reste limité.
Est-ce que, justement, les maires sortants bénéficient toujours de cette prime au sortant ?
F.D. : Oui, elle existe toujours, même si elle se fragilise. On observe une forme de défiance qui touche le local, notamment parce que des enjeux nationaux irriguent les campagnes municipales. Les maires font face à des exigences citoyennes inédites, et à des polémiques symboliques qui s’invitent dans la fin de mandat. Pour autant, dans les villes de plus de 10 000 habitants, les municipales restent un scrutin de stabilité. Même en 2014, année de forte alternance, environ 70% des maires sortants ont été reconduits. Mais c’est aussi un scrutin de récit : si des villes majeures comme Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Nice ou Bordeaux changeaient d’étiquette, l’impact symbolique serait considérable.
En Occitanie, est-ce que le scrutin va obéir aux mêmes logiques que dans le reste du pays ? Peut-on déjà identifier des configurations ou des villes emblématiques ?
F.D. : Oui, globalement. Les enjeux de sécurité, de trafic de drogue et de santé y sont très concrets, et je ne vois pas pourquoi la région ferait exception. Comme ailleurs, il y aura des villes symboles. À Montpellier, Michaël Delafosse apparaît bien placé. À Nîmes, une division possible de la droite pourrait profiter à d’autres forces notamment à l’association de gauche et des écologistes autour de Vincent Bouget. À Castelnau-le-Lez, un jeune élu proche de la majorité présidentielle pourrait l’emporter. Reste le cas de Toulouse : Jean-Luc Moudenc parviendra-t-il une nouvelle fois à s’en sortir, ou la force de la gauche aux élections nationales, combinée à une possible division à gauche, peut-elle rebattre les cartes ? Comme ailleurs, il y aura des configurations locales fortes, mais sur les grandes thématiques, l’Occitanie s’inscrit dans une logique d’homogénéité avec le reste du pays.
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Cécile Helle souhaite la rupture dans la continuité
Il y a pile un an, au moment d’adresser ses vœux pour 2025, Cécile Helle parlait d’une « année de curiosités », en écho au riche programme consacré à Terre de culture pour célébrer les 25 ans d’Avignon capitale européenne de la culture et les 30 ans de l’inscription du palais des Papes et du pont d’Avignon au patrimoine mondial de l’Unesco. Mais 2025 a aussi été une curieuse année politique où, très tôt début février, la maire (PS) annonçait sa volonté de ne pas briguer un 3e mandat pour les municipales des 15 et 22 mars.
Depuis, la curiosité politique s’est étoffée avec trois à quatre actuels élus de la majorité sortante qui se sont positionnés pour prendre la succession. Ce mercredi, dans ses vœux 2026 aux Avignonnais, Cécile Helle ne prend toujours pas parti officiellement pour l’un ou l’autre. « L’année qui s’annonce constituera donc assurément une nouvelle étape, dont je souhaite personnellement qu’elle s’inscrive dans la continuité de ce qui a été impulsé depuis 2014, avec une ville qui place, en son cœur, l’émancipation dès le plus jeune âge, la bienveillance envers nos aînés et les plus fragiles, l’invention de moments fraternels qui font du bien à tous », écrit l’édile.
Rendez-vous tout
le mois dans les quartiersDans nos colonnes, il y a deux semaines, la première magistrate implorait à ce qu’une « dynamique de rassemblement se mette absolument en place au risque de perdre la ville », assurant avoir « une préférence » parmi les prétendants.
Cécile Helle formule deux autres vœux, comme continuum de sa politique : « Espérer que les services publics municipaux et celles et ceux qui l’incarnent chaque jour continuent d’être présents en nombre auprès de vous » et également « que la ville nature et d’eaux continue de grandir », écho au développement d’îlots de fraîcheur de végétalisation. Cet ultime message de vœux permet aussi à Cécile Helle une introspection sur le rôle de maire, quelqu’un qui « plus que jamais croit en sa ville et en éveille ses forces et ses atouts, qui loin des discours et des postures, rêve, imagine, invente et propose à ses habitants d’incroyables voyages ». Et de donner rendez-vous aux diverses cérémonies de vœux dans les quartiers en janvier, des moments qu’elle affectionne. Les deux premières auront lieu quartier Nord, le mardi 6 (18h30, maison commune Nord), puis, le lendemain, à destination des îles Piot et de la Barthelasse (18h30, société Nautique d’Avignon).
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Gilles Collomb, candidat dans les pas du maire sortant de Belcodène
« Je suis du terroir », revendique Gilles Collomb. Ce retraité de fraîche date -il a fait valoir ses droits à la retraite pour carrière longue cet été-, marié, trois enfants d’une famille recomposée, né en 1964, indique avoir « a grandi entre Gréasque et Belcodène ».
Du côté de son père, les Collomb sont Belcodénois depuis le XVIIe siècle. Une grande partie des consuls de la commune sous l’Ancien Régime, puis des maires après la Révolution française, portaient d’ailleurs ce nom. Quant à son grand-père maternel, il était « communiste, Résistant et mineur », campe celui qui dit avoir « de l’empathie pour le social ». Gilles Collomb est toujours trésorier départemental du syndicat Unsa Bouches-du-Rhône et conseiller prud’homal depuis 2018.
Maire de cette commune d’environ 2 000 habitants depuis 1995 et auparavant conseiller municipal depuis 1989, Patrick Pin a choisi de ne pas briguer un nouveau mandat. Il explique : « J’ai 69 ans. C’était le bon moment pour que je passe la main et pour qu’il y ait une suite logique à la politique menée jusqu’à présent à Belcodène. » Dans une lettre envoyée en août aux habitants du village, il écrit : « Mon ami et conseiller municipal Gilles Collomb, dont je loue l’intégrité et les compétences, conduira cette liste pour laquelle je vous demande une nouvelle fois votre confiance. »
Sous le slogan « Poursuivons l’élan pour Belcodène », Gilles Collomb, dans une commune « qui attire beaucoup de jeunes cadres avec enfants », veut poursuivre une politique en faveur de la jeunesse, de l’école et des équipements sportifs. Il continuera notamment à préempter des maisons du village pour y créer des logements sociaux destinés aux jeunes couples ou personnes âgées souhaitant rester à Belcodène.
Il sait déjà qu’il affrontera, pour ce scrutin, la cheffe de l’opposition, Claudia Cuordifede, qui avait obtenu 40% des voix aux municipales de 2020, contre 59% pour Patrick Pin.
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Sébastien Delogu fait polémique en souhaitant « un racisé » à la tête de Saint-Denis
Candidat aux municipales à Marseille, le député LFI Sébastien Delogu est allé à Saint-Denis et Pierrefitte, ce 17 décembre, pour apporter son soutien à la tête de liste insoumise allié au PCF, Bally Bagayoko.
« Saint-Denis et Pierrefitte ont été des terres où beaucoup d’immigrés et racisés sont passés, et vous avez aujourd’hui une opportunité en or qu’enfin un racisé dirige ces deux villes et fasse en sorte que le réel peuple de France reprenne le pouvoir ici », a-t-il lancé.
De quoi susciter un tollé. « On en arrive à expliquer qu’il faudrait voter en fonction de la couleur de peau », s’est ainsi indignée la ministre des Outre Mer, Naïma Moutchou. « Je propose un autre concept très innovant pour représenter le peuple de France, racisé ou pas… Ca s’appelle la démocratie », ironisait à Marseille l’adjoint (GRS) au logement, Patrick Amico.
L’occasion était trop belle pour l’extrême droite, qui a fait monter la polémique. Le député RN de Marignane Franck Allisio, candidat à la mairie de Marseille, est allé ce mardi 30 décembre jusqu’à adresser un courrier au procureur de la République pour signaler ces propos pour « provocation directe ou indirecte à la discrimination ou à la haine raciale ». Comme pour faire oublier les propos haineux tenus par son propre camp et les propositions discriminatoires du RN.
Face à cette polémique, le candidat dyonisien est allé au secours de Sébastien Delogu, reprochant à ceux qui s’indignaient de « réduire sa pensée ». « Racisé rime aussi avec compétence, expérience », argumente l’ancien adjoint au maire de Saint-Denis. « Ce déficit de représentativité est une des raisons de la fracture entre le peuple et sa représentation politique », argumente de son côté le coordinateur national du mouvement, Manuel Bompard, s’alarmant du harcèlement raciste subit par de nombreux candidats. Et accusant la ministre des Outre Mer de « cotiser aux polémiques de la fachosphère ».

