Tag: Municipales

  • Aymeric Caron vient lancer une liste citoyenne à Aix-en-Provence

    Aymeric Caron vient lancer une liste citoyenne à Aix-en-Provence

    Le slogan : « À Aix, le vivant et la dignité d’abord, avant le béton et le profit ». A partir de 15h, un moment d’échange avec les habitants, les associations, les collectifs et « toutes celles et ceux qui souhaitent construire une alternative écologique, sociale et populaire pour Aix-en-Provence », permettra d’aborder les priorités du mouvement : « un logement accessible, police municipale de proximité, protection de la nature et arrêt de la bétonisation, alimentation saine pour toutes et tous, ville antiraciste et inclusive ».

    Samedi 17 janvier – 15h. Entrée libre.

    50 rue du Château de l’Horloge – Jas-de-Bouffan

  • À deux mois du scrutin, la campagne peut s’accélérer

    À deux mois du scrutin, la campagne peut s’accélérer

    La nouvelle était attendue depuis longtemps et n’a surpris personne. Mais la déclaration de candidature du maire (DVG) sortant Benoît Payan pour les prochaines municipales à Marseille n’en a pas moins suscité comme il se doit une salve de critiques des forces concurrentes. À commencer par la droite dont les divers représentants ont égrainé leur bilan du mandat, reprochant le retard du plan écoles, les budgets annulés par le tribunal administratif, le départ des Galeries Lafayette… « C’est une formalisation de ce qu’on sait depuis le mois de septembre », balaie Romain Simmarano, porte-parole de la candidate de la droite et du centre Martine Vassal. « Benoît Payan est très seul, observe-t-il, après la conférence de presse organisée par le maire sortant dans la matinée. En 2020, il y avait des images d’équipe, une vraie volonté de bousculer les équilibres par le collectif. » Lui demandant aussi « des excuses » pour son bilan dans lequel « il n’y a rien de positif à retirer ».

    Un élément de langage que le RN lui a piqué dans la matinée, avant de s’indigner des attaques du maire sortant qui annonçait faire de l’extrême droite son adversaire. « Je somme le candidat Benoît Payan de ne pas dégueulasser ni cette campagne, ni les Marseillais », écrit même la tête de liste du RN Franck Allisio. Lequel jouait la normalisation en s’affichant « pro-business » dans La Provence, pendant que ses militants partagent des visuels injurieux, traitant des élus marseillais d’adjoint chargés « des relations avec les islamistes » ou de « la préférence algérienne ».

    Rendez-vous de campagne

    À gauche, les insoumis s’indignent surtout du refus affiché du maire sortant d’une alliance au second tour. « Tout le monde sait ce que je pense des socialistes et de leur bilan, ça ne m’empêche pas d’être clair sur le rassemblement face à l’extrême droite », attaque leur candidat, Sébastien Delogu. « C’est une entrée en campagne très droitière », dénonce son directeur de campagne, qui voit dans l’union des forces de gauche « un bloc plutôt centriste ». Craignant que le maire sortant n’aggrave la division avec ceux qui, à gauche, ne sont pas satisfaits de son bilan.

    Quoi qu’il en soit, la campagne désormais va pouvoir définitivement s’installer. « Nous restons dans le calendrier que nous nous étions fixé », assure Romain Simmarano, avec un rendez-vous déjà prévu ce mercredi, devant une centaine de jeunes marseillais. Les insoumis de leur côté réclament des débats publics, et présenteront leur programme jeudi. Tandis que le Printemps marseillais doit inaugurer son local de campagne samedi.

  • [Sondage La Marseillaise] Face à la menace du RN, le Printemps marseillais appelle au vote utile

    [Sondage La Marseillaise] Face à la menace du RN, le Printemps marseillais appelle au vote utile

    Après la publication ce lundi d’un sondage Ipsos – La Marseillaise donnant pour la première fois le candidat de l’extrême droite à 30% pour le premier tour des municipales à Marseille, à égalité avec le maire (DVG) sortant Benoît Payan, le Printemps marseillais a organisé dans son local de campagne une conférence de presse pour alerter sur la menace. « L’heure est grave, c’est la première fois en France qu’une ville comme Marseille peut demain être dirigée par l’extrême droite », pose ainsi d’emblée l’adjointe (PCF) aux solidarités, Audrey Garino. Et d’avertir, rappelant que le RN s’est opposé en conseil municipal au plan pauvreté de la Ville, à la construction de logements sociaux comme à l’implantation de services publics : « Ce serait un cataclysme terrible. »

    « Se rassembler dès le premier tour »

    «Le match sera joué entre le RN et nous, appuie le président (G.s) du groupe Printemps marseillais, Pierre Huguet. La bataille de Marseille sera décisive, nous sommes déterminés à la gagner.» Il voit dans le score du maire sortant, sondé avant sa déclaration de candidature, «un bon socle». «C’est le résultat du travail accompli depuis six ans avec le retour du service public dans tous les quartiers de la ville», défend-il. Et d’insister : «Nous appelons les électeurs de gauche à se rassembler dès le premier tour.»

    «Au-delà du vote utile que nous appelons dès le premier tour, ce doit être un vote d’honneur», insiste Hanifa Taguelmint, militante historique des luttes antiracistes à Marseille qui a quitté la France insoumise pour rallier le Printemps marseillais fin novembre. «Le RN n’a pas changé, son ADN est toujours le même», insiste-t-elle. Et de pointer la responsabilité de la droite, prenant pour exemple l’implantation de deux maisons du Bel âge dans le 8e arrondissement tandis qu’il n’y en a aucune dans les quartiers Nord. «Toutes ces politiques font qu’elle a été siphonnée par le RN», déplore la militante.

  • Toulon : Charles Berling apporte son soutien à Josée Massi

    Toulon : Charles Berling apporte son soutien à Josée Massi

    « Elle est porte-parole du RN à l’assemblée. Et à Toulon, elle joue un jeu bizarre en faisant campagne sans étiquette. Quelle tartufferie ! Qui la soutient ? Le RN. Et qui soutient le RN ? Bolloré, Trump, Poutine », dénonce l’acteur, qui voit en Josée Massi « une femme intègre, qui a une vraie vision pour Toulon. Elle peut être très utile pour l’unité de sa ville, pour ne pas qu’elle sombre dans le communautarisme ». Il annonce qu’il fera « du porte-à-porte » pour la soutenir, et voit même la possibilité de compléter sa liste comme une « éventualité ».

    Il regrette aussi le soutien de son « ami » Hubert Falco à Michel Bonnus, dont « le problème est sa proximité avec Retailleau. [Falco] a eu tort de le faire, je lui ai dit. Il a fait du beau travail, mais dans sa douleur de ne plus être au pouvoir, il peut faire des erreurs ».

  • [Sondage La Marseillaise] Le camp de Martine Vassal appelle à ne pas se tromper d’élection

    [Sondage La Marseillaise] Le camp de Martine Vassal appelle à ne pas se tromper d’élection

    À deux mois des élections municipales, la course à l’hôtel de ville de Marseille s’annonce particulièrement disputée. Le sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié ce lundi, place le maire sortant, Benoît Payan (DVG), et le candidat d’extrême droite, Franck Allisio (RN), en tête du 1er tour avec 30 % des intentions de vote chacun.

    Martine Vassal, la candidate DVD, présidente du Département des Bouches-du-Rhône et de la Métropole, en campagne depuis le mois de septembre, recueille 23 %, malgré un large rassemblement des macronistes aux LR. Sébastien Delogu (LFI) est crédité de 14 %. En décembre, dans un sondage de La Provence, Martine Vassal était crédité de 26 % des intentions de vote et Franck Alliso de 27%. Une tendance se dessine.

    La réaction de son équipe de campagne n’a pas tardé. Dans un communiqué, son camp insiste sur la volatilité de l’électorat marseillais. « En deux mois, trois candidats différents ont été donnés en tête des sondages », souligne le texte, y voyant la preuve que l’élection sera « l’une des plus serrées de l’histoire de la ville ».

    Sans contester frontalement les résultats, l’entourage de la présidente de la métropole mise sur une dynamique de rassemblement. Le texte insiste sur « l’union des Marseillais qui veulent sauver leur ville », présentée comme la « seule réponse politique » face au bloc (PS, PCF, Ecologistes, Place publique, Mad Mars, GRS…) constitué autour de Benoît Payan, qu’elle tente encore d’associer à La France insoumise pourtant parti en solitaire, et à celui de l’extrême droite Franck Allisio (RN).

    La candidate DVD appelle aussi à recentrer le débat sur les enjeux locaux. « Ne nous trompons pas d’élection », écrit son équipe, plaidant pour une confrontation des « visions, idées et projets » autour de Marseille, de sa sécurité et de son rayonnement. Une ligne déjà défendue la veille par Martine Vassal sur France 3.

  • À Beaucaire, des listes citoyennes face au RN

    À Beaucaire, des listes citoyennes face au RN

    Depuis plus de dix ans, Beaucaire vit sous administration d’extrême droite. Julien Sanchez d’abord, puis Nelson Chaudon depuis 2024, ont ancré le RN au cœur de la mairie. Bilan des courses : des polémiques récurrentes, des projets structurants sans cesse reportés et des relations dégradées avec l’intercommunalité et de nombreux acteurs locaux. À l’approche de mars 2026, une question domine : existe-t-il une véritable alternative à gauche – ou simplement hors RN – capable de peser ? Deux dynamiques se dessinent. D’abord, la liste Unis pour Beaucaire (UPB), conduite par Luc Perrin, déjà présente en 2020, avec un ancrage progressiste affirmé. Ses priorités : remettre les services publics au centre, soutenir les associations, agir sur la santé et privilégier l’entretien du patrimoine. Une stratégie de terrain, faite de réunions publiques et de porte-à-porte pour capter la déception d’une partie de la population.

    En parallèle, la liste Beaucaire l’esprit libre (BEL) mêle anciens élus, commerçants, citoyens engagés, sans étiquette. Il prône un autre récit pour la ville : redonner un souffle économique, retisser du lien et sortir Beaucaire de son image de « ville-vitrine ». La liste se veut ouverte à la gauche comme à d’autres horizons, avec l’objectif assumé de battre le RN.

    Une union possible ?

    Reste la grande inconnue : l’union dès le premier tour voire au second ? En 2020, Julien Sanchez avait gagné dès le premier. Il est aujourd’hui directeur de campagne national du RN et couve particulièrement Beaucaire. Or, si les deux listes citoyennes se maintiennent, la division bénéficiera au RN. Aussi, aucun acteur ne ferme la porte à des convergences, d’autant que les membres d’UPB comme de BEL assistent régulièrement aux réunions des uns et des autres. Signe d’un dialogue encore ouvert.

  • Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Ayant réussi le pari de réunir un large spectre de la gauche (PCF, LFI, PS, Les Écologistes, l’Après), Fréjus Riposte formalise désormais son projet politique à un peu plus de deux mois des élections municipales. Sa tête de liste a été désignée par les colistiers et présentée samedi : il s’agit de Christine Romano, militante PCF, retraitée de la Poste, et présidente de l’UL CGT Saint-Raphaël-Fréjus depuis vingt ans (poste qu’elle va céder à Cathie Klink, aussi membre de Fréjus Riposte).

    Forte de son engagement de longue date, elle est habituée aux campagnes électorales après s’être présentée aux élections départementales de 2021 dans le canton de Fréjus. Elle en a (re)précisé les contours, déjà exposés en novembre lors de la présentation de la liste. Première motivation : reprendre la ville au RN et à David Rachline, qui la dirigent depuis 2014. « Le RN se dit proche de la population mais n’hésite pas à voter contre l’augmentation du Smic et contre la taxe Zucman. Il défend les catégories les plus favorisées contre le reste de la population », dénonce Christine Romero, qui ne manque pas de rappeler le bilan du maire actuel, « impliqué dans des affaires de prise illégale d’intérêts [il a été jugé en septembre, verdict attendu le 27 janvier, Ndlr.] et favoritisme [jugement le 22 septembre, Ndlr.] ».

    L’écologie en « fil rouge »

    Christine Romano et Fréjus Riposte promettent ainsi une rupture vis-à-vis de la municipalité actuelle. Tout d’abord sur l’aspect démocratique, « en faisant des citoyens des co-concepteurs de la politique municipale. Nous organiserons l’intervention populaire via le droit de pétition, un budget participatif… ». L’écologie sera le « fil rouge » des politiques municipales, notamment sur le logement, « avec la création de 3 000 logements sociaux manquants, avec des matériaux durables, des espaces verts et des services », et l’abandon du projet d’hôtel 4 étoiles à la Base Nature, « qui doit rester réservé à l’usage exclusif de la population », pointe Christine Romano.

    Parmi les projets énoncés par Fréjus Riposte, la création d’une « maison médicale avec du personnel salarié, donc sans dépassement des honoraires », tout en « défendant et améliorant l’hôpital public ». La sécurité sera « assurée en priorité par la police nationale, mais aussi avec des médiateurs, des espaces de dialogue appuyés notamment par la police municipale ». Une politique de transport ambitieuse avec « des navettes pour les villes périphériques et les transports municipaux, la création de pistes cyclables et la mise à disposition de vélos ». L’éducation sera, enfin, un axe prioritaire, avec « la mise en valeur du patrimoine de la ville, une cuisine centrale alimentant les cantines scolaires en produits bio, et l’ambition de faire de Fréjus une ville universitaire », soutient Christine Romano, qui compte aussi « mettre en place des centres sociaux, notamment dans les quartiers de Villeneuve, de l’Agachon, de la Gabelle, que le maire avait supprimés dès son élection ».

  • À La Ciotat, les communistes œuvrent au rassemblement

    À La Ciotat, les communistes œuvrent au rassemblement

    C’est dans un contexte international, national et local d’une gravité et d’une singularité inédites que les communistes ciotadens ont présenté leurs vœux, dimanche, en présence notamment des conseillers municipaux et membres du collectif La Ciotat nous rassemble, Karim Ghendouf et Mariann Chrétien, de la conseillère municipale PS Martine Cuccaroni, du secrétaire de section PS Toni Delogu et de syndicalistes cheminots, de l’éducation, de l’hôpital et de l’énergie.

    Deux opérations concrètes de solidarité

    Secrétaire de la section du PCF de La Ciotat, Sébastien Madau a abordé toutes les dimensions du moment. « Le premier des vœux que nous tenons à vous souhaiter sont des vœux de paix. Une paix chaque jour davantage bafouée par les logiques guerrières, capitalistes, nationalistes et impérialistes. » Il souligne que « ces guerres ont un point commun : elles voient les peuples en être systématiquement la première victime, innocente ». Le responsable communiste cite le peuple palestinien « victime d’un génocide sous le coup du gouvernement israélien ». Les peuples « ukrainien et russe pris en étau par les folies ultranationalistes ». Les peuples « du Venezuela, de Cuba et de l’ensemble de l’Amérique latine, victimes de l’intimidation et des actions revanchardes de l’impérialisme américain, dirigé par le sinistre Donald Trump ». Sans oublier les « femmes et hommes d’Iran, qui descendent depuis plusieurs jours dans la rue. Certes pour dénoncer leurs conditions de vie difficile sur le plan économique mais, plus largement contre la politique liberticide de cette théocratie à bout de souffle. »

    Sébastien Madau avertit : « Soyons vigilants, appelez-le comme vous le voulez, néoconservatisme, néofascisme. : nous vivons un changement de l’ordre mondial dans lequel le droit international ne compte plus. » La section du PCF prépare deux opérations concrètes de solidarité, annonce Sébastien Madau : une collecte de médicaments (paracétamol, antibiotique et préservatifs) en faveur de Cuba et une campagne de parrainage pour une famille palestinienne vivant dans un camp de réfugiés en Cisjordanie en coopération avec l’association France Palestine Solidarité.

    Sur les municipales, la section du PCF « est engagée depuis plusieurs années au sein du collectif La Ciotat nous rassemble », rappelle Sébastien Madau. Il estime que ce rassemblement « doit se poursuivre, s’amplifier (..) Les partis de gauche sont évidemment placés devant leurs responsabilités. » Se référant au « sursaut » de la gauche lors des législatives anticipées, il invite à être « capables de construire un tel élan dans notre commune ». Et Sébastien Madau de relever « des signes encourageants comme en témoigne le comité de soutien de La Ciotat nous rassemble qui a d’ores et déjà atteint les 250 personnes ».

  • Jean-Louis Bonan souhaite la candidature du maire sortant à La Ciotat

    Jean-Louis Bonan souhaite la candidature du maire sortant à La Ciotat

    « À mon âge, il serait illusoire de prétendre encore construire l’avenir de notre ville », confie, vendredi aux journalistes et aux militants de l’UPC, Jean-Louis Bonan. Un mouvement d’abord centriste, puis « société civile » depuis 2004, dit-il. « J’ai décidé de me retirer de la vie politique élective et de renoncer à me présenter aux municipales », annonce-t-il. Comptant parmi les fondateurs, en 1982, de l’Union pour La Ciotat, Jean-Louis Bonan s’est présenté aux élections municipales de 1983, 1989, 1995 et 2001. Il obtient alors 10,5% des voix, et fusionne sa liste avec celle de Patrick Boré, élu maire. « J’ai été adjoint au maire en 2001 et j’ai eu la chance d’occuper cette fonction pendant quatre mandats successifs [avec Patrick Boré de 2001 à 2020, puis Arlette Salvo 2020 à 2023, puis Alexandre Doriol depuis 2023, Ndlr] », déclare-t-il. Une de ses fiertés durant ces années a été « de participer avec Patrick Boré à relever la ville et en faire une ville prospère ». Il a également rendu hommage « aux 105 qui se sont battus pour le maintien des chantiers navals à La Ciotat ».

    Aujourd’hui, l’avocat à la retraite dit « souhaiter la candidature d’Alexandre Doriol. Je l’assure de tout mon soutien et de celui de l’UPC. Humain, rassembleur, travailleur, à l’écoute et combatif, il possède toutes les qualités nécessaires pour poursuivre et amplifier la belle dynamique qui a été initiée. Pour réussir, il devra s’entourer d’une équipe rajeunie, énergique et ouverte sur le monde moderne. » À l’UPC, Martine Bocognano, élue, ne souhaite pas aussi se représenter. Évelyne Flick, Nicole Audibert, Louis Houry, Michaël Paya, oui.

  • Le maire Philippe Pignon se représente aux municipales à Rousset

    Le maire Philippe Pignon se représente aux municipales à Rousset

    « Notre liste se veut sans étiquette, porteuse du Label Maires de Provence, totalement apolitique qui veut se démarquer de ce qu’il se passe au niveau national. Mon parti c’est Rousset », martèle Philippe Pignon (SE). Ce lundi, l’actuel maire officialise sa candidature à sa réélection. Lui, est arrivé en poste en juin 2024, quelques mois après le décès de Jean-Louis Canal, qui était maire de cette commune de 5 500 habitants depuis 1989 et dont il a été le premier adjoint dès 2008.

    Dix-huit mois après son élection, Philippe Pignon repart pour un tour à la tête de la liste « Continuons pour Rousset » face à deux prétendantes au fauteuil de maire. D’un côté, Frédérique Reffet, actuelle élue d’opposition dont le flambeau a été transmis par Gilda de Mingo et Christine Canal Jouvin, fille de l’ancien maire. Philippe Pignon entre pourtant en campagne confiant. « En six ans, on a largement plus le temps de s’exprimer qu’en 18 mois. Mais cela dit, j’ai fait avec ce que j’avais et je pense que nous avons bien travaillé. Toute l’équipe a donné cet élan à l’engagement qui est le nôtre », rapporte le premier magistrat, qui se félicite de se lancer dans les élections avec une liste presque intacte à l’actuelle.

    « Gestion rigoureuse »

    « Sur 31 personnes, 27 sortent de l’ancienne majorité, poursuit le candidat. J’ai au sein de mon équipe des gens qui viennent de la droite républicaine, des gens qui viennent de la gauche républicaine… » Équipe avec laquelle, dès ce lundi 12 janvier, Pignon s’appliquera à présenter ainsi que le programme auprès des Roussétains. « L’objectif pour Rousset, il n’y en a qu’un : continuer. On est dans une vision à long terme de permettre au village de garder son identité en maintenant le service public, le commerce, le vivre ensemble et l’activité économique, qui sont nos piliers. Pour cela, j’aime utiliser l’expression “faire village”. J’alimente cette réflexion. Ça demande pour se faire une gestion rigoureuse, en bon père de famille, qui fonctionne jusqu’ici, poursuit Pignon. Beaucoup de projets ont été lancés pendant ce mandat, très court. »

    Le maire et candidat détaille : les négociations pour sauver le projet d’ouverture d’un bureau de Poste, avenue louis Allard, attendu en mars ; la création d’un premier Salon de la Gastronomi ; un programme de plantation de 100 arbres, ainsi qu’un choix assumé de mettre en pause les grands projets urbains au profit de petites opérations à forte dimension sociale. Surtout, une gestion financière « dont je suis assez fier ». L’excédent de fonctionnement atteint 1,8 million d’euros en 2025, contre 1,1 million l’an passé, tandis que l’endettement par habitant aurait chuté de 1 800 à 1 200 euros entre 2024 et 2026.