Tag: Municipales

  • La bataille de Marseille sera féroce

    La bataille de Marseille sera féroce

    Les résultats de l’enquête d’opinion exclusive La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA, marque un tournant dans la bataille de Marseille. Pour la première fois, ils révèlent le risque d’une victoire RN dans un contexte politique national qui lui est particulièrement favorable.

    Les gauches, unies dans le Printemps marseillais, continuent d’être en mesure de l’emporter avec un niveau d’intention de vote à 30%, équivalent à celui du RN, avec un total gauche qui progresse sur celui de 2020, et cela avant l’entrée en campagne de Benoît Payan puisque l’enquête a été réalisée
    du 2 au 8 janvier. Néanmoins, comme dans la totalité des villes ou une majorité de gauche est sortante, la présence d’une liste LFI pourrait handicaper la capacité des progressistes à avoir le dessus.

    Rien n’est joué

    La droite et le centre-droit ont, quant à eux, l’obligation de se ressaisir s’ils ne veulent pas finir siphonnés par l’extrême droite. Un des enseignements de ce sondage, comme de la période, est que la porosité entre ces deux courants politiques se fait systématiquement en faveur du RN. Il y a donc urgence à recréer des digues et à rappeler les enseignements de l’histoire mais aussi de l’actualité mondiale : il n’y a pas une différence de degré mais de nature entre la droite républicaine et l’extrême droite.

    Rien n’est joué.
    La présentation des programmes, la composition des listes et le déroulement de la campagne pèseront sans nul doute dans le résultat final des urnes.

    La bataille de Marseille sera féroce. Elle ne fait que commencer.

  • [Sondage exclusif] Élections municipales : Benoît Payan au coude à coude avec le RN

    [Sondage exclusif] Élections municipales : Benoît Payan au coude à coude avec le RN

    C’est un coup de semonce dans le champ politique marseillais : d’après les résultats du sondage exclusif La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA réalisé du 2 au 8 janvier sur un échantillon représentatif de 801 personnes, le candidat RN Franck Allisio ferait jeu égal à 30% avec la liste de la majorité sortante emmenée par Benoît Payan (DVG) tandis que Martine Vassal (DVD) est créditée de 23%.

    Début décembre, le sondage La Provence/Ifop-Fiducial donnait déjà le maire actuel à 30% et Franck Allisio, en progression à 27%,devançant pour la première fois Martine Vassal (DVD) donnée quant à elle à 26%. L’écart semble donc se creuser entre la présidente de la Métropole et du Département et le candidat d’extrême droite, alors que celui qui le séparait du Printemps marseillais se réduit à la portion congrue. Partie tôt en campagne, la candidate du bloc central semble pâtir de la situation politique nationale qui s’enlise de plus en plus avec un gouvernement sans budget, confronté à de nombreuses colères.

    Dans le même temps, Sébastien Delogu pour la France insoumise est stable à 14%. Le précédent sondage l’ayant donné à 15% début décembre. Le député des 15-16 élu dans les quartiers Nord depuis 2022 dans le cadre de la Nupes puis réélu dans celui du Nouveau front populaire se situe plus bas que la liste de Manon Aubry aux européennes de 2024 (21,5%) et il est mesuré à la moitié du score de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2022 (31,1%) où celui-ci faisait la course en tête au premier tour à Marseille.

    Un élément qui confirme la volatilité des électorats de gauche en fonction des enjeux et des scrutins qui a été constatée depuis la recomposition politique induite par la première élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République.

    Réalisé avant l’entrée en campagne de Benoît Payan

    La liste conduite par Erwan Davoux, secondé par Nora Preziosi est stable également à 2%, même score obtenu il y a un mois. Ouvertement hostiles à Martine Vassal, le premier est un ancien fonctionnaire du Département en procès avec elle, la seconde a été révoquée de sa présidence de 13 Habitat et entend prendre sa revanche dans cette élection.

    Testé pour la première fois depuis sa déclaration de candidature, le candidat trotskiste de Lutte ouvrière Rémy Bazzali est donné à 1% par notre enquête. L’ouvrier dans l’aéronautique conduit une liste à l’échelle municipale qui sera appuyée par seulement trois listes de secteurs, les 2-3, 13-14 et 15-16.

    Réalisé avant l’entrée officielle en campagne de Benoît Payan samedi, le sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA témoigne de la dynamique dont bénéficie le RN à l’échelle nationale (lire par ailleurs).

    Difficile de savoir si la mobilisation simultanée des militants de l’arc de forces qui composent le Printemps marseillais : PS, PCF, Écologistes, Génération.s, Mad Mars, Radicaux de gauche, Gauche républicaine et socialiste, Debout!, Place publique ou encore les amis de Samia Ghali regroupés dans Marseille avant tout, a déjà fait évoluer ce rapport de force.

    Rendez-vous dans sur lamarseillaise.fr et dans La Marseillaise de ce mardi pour la publication des réactions à ces résultats mais aussi pour la suite de notre enquête avec notamment la réponse à la question « qui ferait un bon maire ? » et la perception des conséquences pour Marseille en fonction de la victoire potentielle de chaque candidat.

    Rappel des résultats 2020

    Michèle Rubirola PM…….. 23,44 %

    Martine Vassal LR…………..22,32 %

    Stéphane Ravier RN ……..19,45 %

    Bruno Gilles DVD…………….10,65 %

    Sébastien Barles EELV…….8,10 %

    Yvon Berland LREM……….. 7,88 %

    Samia Ghali DVG………………. 6,41 % 

    Fiche technique

    Institut

    Ipsos / BVA

    Échantillon

    801 habitants de Marseille, constituant un échantillon représentatif de la population marseillaise âgée de 18 ans et plus, inscrite sur les listes électorales à Marseille.

    Date de l’enquête

    Du 2 au 8 janvier 2026

    Méthodologie

    Échantillon interrogé par téléphone sur système CATI (Computer assisted téléphone interviews). Représentativité assurée par la méthode des quotas selon le sexe, l’âge, la profession, l’arrondissement de résidence.

    La notice de cette enquête est consultable sur le site de la Commission des sondages.

  • Benoît Payan reprend la promesse du Printemps marseillais

    Benoît Payan reprend la promesse du Printemps marseillais

    Sur les murs du local de campagne du 41, la Canebière, les affiches aux couleurs vives proclament encore que « le Rassemblement c’est le Printemps », avec la même charte graphique que lors des précédentes municipales. Ce samedi matin face à la presse, le maire sortant (DVG) de Marseille a finalement officialisé son entrée en campagne pour le prochain scrutin municipal, pour la première fois sur son propre nom après s’être rangé derrière Michèle Rubirola en 2020. « Le moment était venu de dire que je suis candidat », confirme-t-il, seul face aux micros tendus pendant que élus et militants distribuent sa lettre aux Marseillais.

    « Nous avons eu à cœur pendant les six ans qui viennent de se passer de rassembler cette ville, de la recoudre », répète-t-il une nouvelle fois, passant rapidement sur son bilan pour se projeter vers l’avenir. « Je n’ai pas d’autre ambition que de me battre pour ma ville, que de rassembler ses habitants, qu’elle redevienne la grande capitale de la Méditerranée, cette place qu’elle n’aurait jamais dû perdre », promet-il. Et d’endosser le costume de l’édile protecteur face à un contexte national et international incertain, alors que l’insécurité s’affiche dans les grandes priorités des habitants, jusque dans la consultation menée par les militants du Printemps marseillais. « Je veux que les Marseillais se sentent protégés dans leur quotidien avec de la police de proximité, de la police municipale, avec des services publics très forts », réaffirme-t-il. De son programme, il ne distille ainsi que sa volonté de doubler une nouvelle fois les effectifs de la police municipale avec la création d’une police de la propreté, d’étendre la gratuité de la cantine pour toucher 15 000 écoliers, d’étoffer les kits scolaires distribués à une valeur de 150 euros.

    « Emporter la Métropole »

    De premières mesures métropolitaines sont aussi posées sur la table. Le maire sortant veut doubler les effectifs de la propreté à Marseille, créer un gendarme du logement. La Métropole Aix-Marseille est en effet dans le viseur de la gauche marseillaise, qui si elle l’emporte espère profiter de l’avantage numérique offert par la réforme du mode de scrutin pour s’assurer d’une majorité plus en phase avec ses demandes. « Est-ce que vous croyez que je vais laisser la Métropole pendant les six années qui viennent continuer à faire ce qu’elle a fait dans cette ville ? », interpelle le maire sortant, alors que propreté et transports s’imposent dans les principales préoccupations recueillies lors des porte-à-porte de l’automne. « En votant pour nos listes, nous pourrons emporter avec nous la Métropole », assure-t-il.

    Mais tandis que se dessinent quatre blocs, au moins pour le premier tour du scrutin, il assume avoir pour principal adversaire l’extrême droite. « Ces faiseurs de haine, ces cracheurs de feu, ce sont en réalité celles et ceux qui risquent de diviser Marseille comme elle ne l’a jamais été » avertit-il. L’édile en prend pour exemple les délibérations votées en conseil municipal. « À chaque fois ils ont voté contre les subventions de solidarité, contre l’aide aux personnes les plus précaires, contre tout ce qui unifie la vie. » Il a beau être seul face à la presse, il promet de renouveler la promesse du Printemps marseillais, « ce rêve que cette ville doit changer ». En commençant par le renouvellement de ses élus. Aucune liste n’est constituée, aucun nom n’est donné pour l’instant. Il promet de repartir « avec celles et ceux qui en ont envie et qui ont bien travaillé ». Mais il esquisse aussi un renouvellement avec sur les 111 noms de la liste municipale, des candidats « qui n’ont pour la plupart jamais fait de politique mais qui sont ancrées dans la ville », qu’ils viennent du monde médical, associatif, culturel, entrepreneurial. En espérant l’emporter sans le soutien des insoumis. « Quand on porte la responsabilité de la division on l’assume jusqu’au bout », balaie-t-il.

    « Les faiseurs de haine risquent
    de diviser Marseille comme elle ne l’a jamais été. »

  • Le soutien de Cécile Helle à David Fournier attendra

    Le soutien de Cécile Helle à David Fournier attendra

    Du beau monde ce samedi 10 janvier lors de l’inauguration du local de campagne de David Fournier, candidat (PS) aux élections municipales à Avignon, avec pas moins de 150 personnes sur place. Mais une absence était remarquée, celle de la maire sortante Cécile Helle (PS).

    « Je pense qu’elle a été suffisamment claire quand elle a dit qu’elle était socialiste et qu’il n’y aurait pas de surprises », tempère l’actuel adjoint délégué à l’administration générale, en faisant écho à la déclaration de la première édile le mardi 6 janvier lors d’une cérémonie de vœux à la population en mairie Nord. David Fournier assure cependant qu’il « y aura des discussions cette semaine » et qu’il « n’y a jamais eu de failles » entre lui et Cécile Helle. Celle-ci avait évoqué un soutien officialisé « avant la fin du mois ». Une présence qui était d’autant plus attendue avec le retrait de Joël Peyre (PRG) dans la course, dont quelques soutiens étaient également présents ce samedi matin, à l’image de l’actuel conseiller municipal délégué à l’agriculture et à la restauration scolaire, Christian Rocci, et de Claude Tummino, adjoint délégué au développement économique et commercial. « Si on ne fait pas l’union comme on doit la faire, on n’a rien compris. Si on veut faire dans la continuité et le renouveau, il faut mettre les ego de côté. La liste de David est une liste d’ouverture qui va faire avancer les choses », lâche ce dernier devant le local.

    Union renforcée

    Le candidat socialiste s’est également, à l’entame d’un discours d’une vingtaine de minutes, affiché pour la première fois aux côtés de Benoît Belvalette, candidat Place publique qui « est en finalité de nous rejoindre », précise David Fournier. « C’est en étant unis que nous pourrons lutter contre la malfaisance de partis comme le Rassemblement national », abonde-t-il. L’accord devrait être officialisé « courant semaine prochaine ». Celui qui a été directeur territorial de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) à Avignon assure de son côté que c’est « une démarche de responsabilité afin d’éviter que le Rassemblement national, demain, prenne la ville d’Avignon », en précisant « qu’on n’est pas derrière le Parti socialiste mais derrière l’union de la gauche ». Tout en confiant avoir « un certain nombre d’exigences », notamment autour du programme, citant « la propreté, la sécurité, la mobilité et la jeunesse ». Et revendique « des places stratégiques pour continuer à porter notre politique autrement ». Des discussions sont également toujours en cours avec Paul-Roger Gontard, autre adjoint candidat (la Convention). Une union plus globale réclamée également par Lucien Stanzione, sénateur PS de Vaucluse et premier secrétaire du parti dans le département. En amont du discours du candidat, celui-ci appelle le Parti communiste et Génération.s à les « rejoindre le plus vite possible parce que cet enjeu est vraiment déterminant ».

    Devant ses soutiens, David Fournier, qui a lancé son discours par un « nous allons gagner », en réponse à son secrétaire fédéral qui poussait pour une « ambition de gagner », a également redéveloppé son programme. Des éléments majoritairement déjà cités lors de son meeting le 5 décembre, tels que planter 30 000 arbres, « il est temps qu’Avignon redevienne une ville où la nature et l’écologie ne sont pas de simples slogans », et la gratuité des transports. Mais aussi le thème de la sécurité, qu’il a longuement développé, évoquant pêle-mêle une réorganisation de la police municipale avec « une présence constante sur le terrain », des effectifs renforcés, des équipements modernisés et le
    développement de la vidéosurveillance. Mais aussi la création de bornes d’appel dans les parcs, parkings et lieux isolés « pour garantir la sécurité en tous lieux », ainsi qu’un « partenariat renforcé avec le parquet pour un traitement rapide et efficace des incivilités » et « un dispositif spécifique contre le narcotrafic en lien avec la préfecture ».

  • L’optimisme réaliste des communistes gardois

    L’optimisme réaliste des communistes gardois

    « Le bonheur reste une idée neuve ». Cette phrase, prononcée par le citoyen Saint Just devant la Convention en 1794, demeure plus que jamais d’actualité. Elle constitue encore aujourd’hui le projet politique des communistes du Gard, a insisté Murielle Blachère, responsable fédérale du parti, lors de la présentation de ses vœux samedi à Alès, au Prolé. Un objectif pleinement partagé par Romain La Sala, représentant le mouvement des jeunes communistes du département. Un but à atteindre au terme d’un chemin semé d’embûches, entravé par un système capitaliste fondamentalement inégalitaire. Une réalité décrite tour à tour par Giovanni Di Francesco d’Alès et par Jean Michel Suau, membre de la direction fédérale du parti. «Austérité, précarité et crainte du lendemain rythment trop souvent la vie d’une majorité de citoyens, tandis qu’une ultra-minorité s’enrichit à leurs dépens», ont-ils dénoncé. Une situation lourde de conséquences, qui nourrit le repli sur soi. «Rompre les isolements, redonner l’espoir en l’avenir et apporter des réponses concrètes aux problèmes des Gardois : telle est la tâche des communistes du département», a développé Michel Suau. Il a souligné que les élections municipales constituaient «une occasion majeure de porter ces ambitions et, au passage, de contrarier les projets de l’extrême droite, déterminée à faire main basse sur le département». Un objectif qui passe, selon lui, «par une gauche sociale, démocratique et écologique rassemblée», qu’il appelle de ses vœux « pour un retour du printemps. »

    A.C

  • Le maire Arnaud Mercier repart en campagne à Venelles

    Le maire Arnaud Mercier repart en campagne à Venelles

    C’est au Café de la Gare que le maire sortant, Arnaud Mercier, a choisi ce vendredi d’annoncer officiellement son entrée en campagne pour les municipales. Élu en 2020 avec près de 37% des voix, le maire divers droite vise de nouveau le fauteuil de premier magistrat à la tête de la liste Venelles Avenir, renouvelée « à un tiers ».

    « Pour ce prochain mandat, on s’inscrit dans la continuité et dans la volonté d’inscrire notre projet dans la durée, toujours avec la maîtrise du développement de la commune, introduit Arnaud Mercier. On cherche à accompagner cette attractivité plutôt qu’à la renforcer. »

    Françoise Weller, première adjointe, résumait ainsi, en amont de la rencontre, les trois axes structurants de la campagne : « Développement durable, attractivité, citoyenneté. » Des piliers qui composaient déjà le bilan du maire sortant, notamment à travers l’Agenda 2030, porté sur des actions durables. « Ce sont 140 actions qui ont été réalisées ou en cours de réalisation », souligne Arnaud Mercier, en précisant : « Certaines actions ne sont pas de notre maîtrise, comme la lutte pour l’ouverture de la halte ferrée, ou sur le pôle d’échanges multimodal. Mais comptez sur notre engagement et notre force pour défendre ces projets majeurs, toujours avec cette philosophie : agir en concertation permanente avec les habitants. »

    Une réunion publique est prévue le 29 janvier au soir, au restaurant des 13 Saveurs. Globalement, « la grande majorité de nos engagements a été tenue. Nous sommes même allés au-delà de ce que nous avions annoncé dans notre programme », assure le maire. Parmi les réussites évoquées : l’ouverture du pôle culturel de l’Étincelle, un bilan économique marqué par une croissance de l’emploi de 64% avec plus de 1 000 emplois créés entre 2018 et 2023, une gestion économique « rigoureuse en restructurant, en allant chercher des économies d’énergie » et une commune qui conserve sa réputation de ville « tranquille ».

  • Avec la gauche, « Nîmes veut changer de siècle »

    Avec la gauche, « Nîmes veut changer de siècle »

    Il fallait pousser la porte. Vendredi soir, le Prolé était bondé. Une centaine de personnes serrées dans la salle, d’autres encore dehors, à tendre l’oreille. Ambiance chaleureuse, applaudissements nourris, sourires et embrassades : les vœux de Nîmes en Commun et des élus du groupe Nîmes Citoyenne à Gauche avaient des allures de meeting populaire. Quelque 300 personnes au total. Chaque élu municipal du groupe Nîmes Citoyenne à Gauche a pris la parole en liant son engagement à un combat. Pierre-Édouard Detrez a ouvert sur la démocratie locale, dénonçant une « gestion clanique et opaque » du conseil municipal et les atteintes répétées au droit d’expression de l’opposition. « Refuser d’entendre certains élus, c’est considérer que tous les Nîmois ne jouissent pas de la même considération », a-t-il lancé, sous les applaudissements.

    Sur le logement, Corinne Giacometti a dressé un constat précis et documenté : chute du taux de logements sociaux, absence de mixité, urgence d’un PLU co-construit. Elle plaide pour « ne plus faire la ville sans ses habitants » et pour des outils concrets : permis de louer élargi, encadrement des loyers, travail avec les bailleurs.

    Christian Bastid a prolongé sur le même thème, martelant que le logement est « un enjeu social majeur, politique, climatique », appelant à lutter contre les marchands de sommeil, la vacance, la spéculation et les locations de courte durée.

    Jo Menut, avec émotion, a porté la voix de l’éducation et de la petite enfance : manque de places en crèches, précarité des personnels municipaux, écoles mal adaptées aux fortes chaleurs. « C’est l’avenir de nos enfants qui se joue », a-t-elle insisté, évoquant la nécessité de végétaliser les cours et de stabiliser les équipes éducatives.

    Bruno Ferrier a livré un plaidoyer pour une éthique politique exigeante face à « une droite qui, depuis vingt-cinq ans, se croit tout permis », appelant à faire confiance au collectif Nîmes en Commun, «où la compétence prime sur les intérêts personnels ».

    Mordante, Marianne Bernède a assumé sa critique de la majorité sortante : « Ils découvrent aujourd’hui qu’il faut végétaliser la ville… après vingt ans de béton ». Elle a rappelé les retards sur les mobilités, les transports, l’adaptation climatique.

    Sylvette Fayet a, elle, recentré le débat sur la vie quotidienne : voirie dégradée, propreté insuffisante, manque de mobilier urbain. Un chantier de fond à mener « avec les habitants et les comités de quartier ».

    «Il faudra plus qu’une majorité»
  • L’union de la gauche aux municipales s’agrandit autour d’Ariane Lombardi

    L’union de la gauche aux municipales s’agrandit autour d’Ariane Lombardi

    On aurait dû péter un mur » glisse Ariane Lombardi, la candidate communiste et tête de liste d’union de la gauche pour les municipales à Marignane, alors que son local de campagne de la rue Maurice-Noguès est rempli à craquer ce vendredi soir.

    Il y a une raison à cela. Outre la présence du PCF, du PS et des Écologistes (La Marseillaise du 22/11), la soirée d’inauguration est l’occasion pour la candidate d’annoncer « le soutien officiel de Debout!, L’Après, Génération.s et Gauche républicaine et socialiste » à la liste Mieux vivre à Marignane qu’elle conduit. « C’est avant tout une aventure collective portée par des valeurs de gauche assumées de solidarité de justice sociale et de respect et sens du commun », considère la candidate, pour qui « la commune est un refuge quand les crises se succèdent et les inquiétudes grandissent, son rôle est d’être au plus près avec du service public et du lien social ».

    « Un projet réaliste »

    Ariane Lombardi annonce trois projets d’ampleur pour son programme. « Nous créerons un centre de santé municipal pour garantir un accès aux soins de proximité sans dépassement d’honoraires », affirme-t-elle. Dans la même veine, « nous créerons un centre social ouvert à la jeunesse et à l’ensemble des habitants », un lieu « d’accompagnement des familles et d’aide à l’insertion » projette la candidate. Le renforcement des effectifs de police municipale et d’agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) est également au programme d’un « projet humain, de gauche, réaliste et sérieux ».

  • Au Rove, de premiers vœux de paix pour le maire Paul Sabatino

    Au Rove, de premiers vœux de paix pour le maire Paul Sabatino

    Les applaudissement étaient nourris ce vendredi soir, sous les guirlandes du gymnase Blaise-Gouiran, pour de nouveau rendre hommage au maire historique du Rove, Georges Rosso, disparu au mois de mai 2025. À l’occasion de ses premiers vœux à la population, Paul Sabatino tenu à saluer la mémoire de son prédécesseur qui, un an plus tôt sur la même estrade, annonçait qu’il lui transmettrait le flambeau. « Je voudrais que tu entendes, toi dont la place du village porte désormais le nom, ce tonnerre d’applaudissement des habitants qui ne t’oublient pas et te remercient », appelle ainsi l’édile communiste, après avoir honoré « un serviteur fidèle de l’intérêt général profondément attaché à son village ».

    Mais alors que l’année s’est ouvert sous le bruit des bombes au Venezuela, ce sont plus particulièrement des vœux de paix qu’a apporté le maire. « Mais ou s’arrêtera Donald Trump, quelle sera sa prochaine cible ? Est ce que la France et l’Europe vont enfin réagir à la hauteur de cet évènement ? », interpelle-t-il. Et d’appeler à « résister à la haine, au mensonge, aux idéologies qui font de l’autre un ennemi ».

    Sur scène, il tient aussi à rendre hommage aux forces de sécurité, particulièrement dans leur travail face aux dépôts sauvages et à la surfréquentation, il fait applaudir aussi toutes les associations rovenaines. « Grâce à nos bénévoles, notre village est plus vivant, plus humain, plus solidaire », souligne-t-il, avant d’évoquer le 90e anniversaire du Front populaire et des conquis sociaux à défendre « tellement importants pour les populations fragiles ».

  • Benoît Payan prêt à se lancer dans la campagne

    Benoît Payan prêt à se lancer dans la campagne

    Cette fois, ça y est. Ce samedi matin, le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, doit selon nos informations officialiser sa candidature pour les prochaines municipales. Une annonce déjà esquissée par des affichettes collées en ville proclamant que « Marseille c’est toujours le printemps » qui ont fait grincer des dents dans les rangs d’une droite prompte à dénoncer cet affichage sauvage. De quoi présager un coup d’accélérateur dans une campagne certes engagée depuis la rentrée, mais qui peinait encore à prendre.

    Le terrain n’en a pas moins été soigneusement préparé. Depuis l’automne s’égrainent les ralliements des différentes formations politiques au Printemps marseillais, depuis le Parti communiste français le 2 octobre dernier jusqu’au Parti radical de gauche ce jeudi. Un rassemblement qui cette fois comprend également les Écologistes, malgré les affaires qui ont ciblé leur éphémère chef de file (notre édition du 09/01), ainsi que le parti de la maire adjointe (DVG) Samia Ghali, Marseille avant tout. « Ils ont fait partie de cette majorité pendant six ans, l’objectif est de poursuivre la transformation de notre ville », explique le président (G.s) du groupe Printemps marseillais, Pierre Huguet.

    Un état-major préparé

    Militants et élus ont aussi été très actifs pour occuper le terrain. Le 20 septembre dernier l’adjoint à l’éducation avait appelé « à la plus grande consultation citoyenne de Marseille ». Résultat : en quatre mois, plus de 15 000 portes ont été frappées dans les huit secteurs de la ville. « C’est notre marque de fabrique depuis 2020, nous faisons avec les habitants », appuie Pierre Huguet. Alors que la droite avait lancé son référendum pour tester ses propositions, que les insoumis avaient consulté à travers leur commission d’enquête citoyenne, « nous avons réalisé la plus grande opération de démocratie participative », assure-t-il. Avec en tête des résultats les préoccupations sur la propreté, la sécurité et les transports. « Ce sont des compétences métropolitaines, on voit bien que le service n’est pas rendu », glisse l’élu. S’ajoutent aussi des rencontres thématiques, qui ont permis de rencontrer un millier d’acteurs associatifs. « Cette matière viendra conforter le projet que l’on présentera aux Marseillais », assure Pierre Huguet.

    Pour le reste, tout est prêt. Déjà parmi les artisans de la victoire du Printemps marseillais en 2020, l’ancien directeur de cabinet du maire Arnaud Drouot dirigera la campagne de Benoît Payan. Un local est d’ores et déjà loué sur la Canebière, et les premières affiches officielles devaient y être livrées ce vendredi pour lancer des opérations de collage et de tractage dans toute la ville ce samedi. En attendant les propositions et les candidatures.