Tag: Municipales

  • Pour Erwan Davoux, « à Marseille, l’insécurité exige une réponse immédiate et juste »

    Pour Erwan Davoux, « à Marseille, l’insécurité exige une réponse immédiate et juste »

    Ancien fonctionnaire au ministère de l’Intérieur et à la DGSE, Erwan Davoux a ciblé la question de l’insécurité.

    Marseille est frappée
    de plein fouet par
    la délinquance

    À Marseille, l’insécurité n’est plus un sentiment. C’est une réalité quotidienne, vécue dans tous les quartiers, par toutes les générations. Elle touche d’abord les plus fragiles, mais elle concerne aujourd’hui toute la ville. Les chiffres confirment ce que les Marseillais savent déjà. De manière générale, notre ville se situe dans le top des villes de plus de 200 000 habitants pour toutes les formes de délinquance : destructions et dégradations volontaires, coups et blessures volontaires, vols de véhicules… Ces données ne sont pas polémiques. Elles proviennent de l’Insee et du ministère de l’Intérieur. Elles disent une chose simple : Marseille fait face à une urgence sécuritaire réelle et durable.

    Marseille subit un double renoncement

    Car opposer urgence sécuritaire et prévention est une erreur. Les deux sont nécessaires. Mais l’une ne peut pas attendre l’autre. Depuis trop longtemps, Marseille subit un double renoncement. Celui de l’État d’abord avec notamment la suppression du préfet de police à Marseille, décidée par Bruno Retailleau, la suppression de la filière spécifique de la police judiciaire, des effectifs de police qui restent insuffisants… Au niveau local ensuite. Le retard de Marseille en matière de vidéoprotection en est un symbole. Environ 2 000 caméras à la fin de cette année contre plus du double à Nice, pour une population trois fois inférieure.

    être responsable

    Utiliser des technologies modernes de vidéoprotection, telles que les caméras augmentées (expérimentées pendant les JO) ayant recours aux algorithmes, permettrait de détecter des comportements à risque et d’intervenir plus vite. Refuser ces outils, ce n’est pas défendre les libertés, c’est accepter l’inaction. La coordination entre police nationale et police municipale reste également insuffisante. Une complémentarité est aujourd’hui à trouver, un poste de commandement commun pourrait être une voie à explorer. Enfin, il faut parler des policiers. Le coût du logement, la pression opérationnelle, la violence expliquent une rotation excessive des effectifs. La fidélisation et le soutien sont des priorités, avec des primes conséquentes et des perspectives de carrière accélérées.

  • Thierry Zaveroni, soutien de Martine Vassal à Marseille

    Thierry Zaveroni, soutien de Martine Vassal à Marseille

    Son comité de soutien sera présenté jeudi, mais depuis lundi, Martine Vassal dévoile les personnalités l’ayant rejoint dans sa campagne. Après Fabienne Bendayan, ex-présidente du Crif Provence, la candidate (DVD) aux municipales a annoncé, mardi, le ralliement de Thierry Zaveroni. Un ancien cadre du bataillon de marins-pompiers de Marseille, connu pour être le Grand maître de la Grande loge de France, une des principales obédiences maçonniques du pays.

    « Thierry est un homme d’expérience qui connaît parfaitement les rouages de l’administration municipale et veut apporter sa pierre à l’édifice », souligne Martine Vassal, qui souhaite structurer une équipe capable de « préparer un avenir » pour Marseille, sans préjuger du rôle que chacun jouera. « On est en train de fédérer, pas de distribuer des places », insiste-t-elle.

    Thierry Zaveroni revendique un attachement profond à Marseille. Né à Lille en 1961 de parents corses et basques, il y arrive à l’âge de 2 ans et grandit au Panier. Son parcours professionnel s’inscrit au sein du bataillon, où il sert durant quatre décennies « au contact et au service de la population ». Après cette carrière militaire, il s’engage de nouveau au service de la collectivité comme « logisticien » lors de la crise sanitaire du Covid. Il participe à la mise en place et la gestion des grands centres de vaccination « avec toujours cette attention aux autres ».

    Tenu à une réserve par son statut militaire, il voit dans cette campagne l’occasion de s’engager enfin publiquement, évoquant sa proximité avec les projets portés par Martine Vassal. Il salue sa capacité « à parler à tout le monde », à fédérer le monde économique, associatif, culturel et sportif, et une expérience politique décisive pour Marseille, selon lui.

    « Ces femmes et ces hommes de passage »

    Sur le fond, Thierry Zaveroni met en avant des valeurs républicaines et liées à son parcours militaire : honneur, patrie, valeur, discipline, liberté, égalité, fraternité et laïcité. « Je suis très attentif à tout ce qui sépare », affirme-t-il, parlant emploi, écoles, sécurité, transports, culture, écologie. Un discours centré sur le vivre ensemble et une attention particulière pour les quartiers populaires dénotent avec la campagne de droite.

    Interrogé sur son engagement maçonnique où ses prises de position pour une ouverture ont suscité le débat, lui récuse tout prosélytisme et affirme une démarche personnelle qui lui a permis de « se construire » avec « une fibre particulière pour l’humain, l’engagement et la réussite ». « Ce qu’il nous faut, c’est redonner ses lettres de noblesse d’antan à cette ville », conclut Thierry Zaveroni. « Il faut être respectueux de toutes celles et ceux qui, depuis 2 600 ans, lui ont permis d’être ce qu’elle est, ce port avec ces femmes et ces hommes de passage qui l’ont construit et lui ont donné une identité particulière.»

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Yannick Ohanessian

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Yannick Ohanessian

    Municipales, Marseille, narcotrafic, police municipale, accords à gauche…

    À vous la parole ⬇️

  • L’objectif de « loger dignement tous les habitants »

    L’objectif de « loger dignement tous les habitants »

    Notre objectif est de pouvoir loger dignement tous les Toulonnais. Cela signifie, par exemple, prendre des mesures que d’autres villes ont déjà mises en place avec succès », explique le numéro deux de liste André De Ubeda (PCF).

    Il cite notamment l’encadrement des loyers, une demande que Toulon en Commun compte adresser à l’État une fois aux responsabilités, puisque cette démarche est indispensable pour enclencher le dispositif. L’élu d’opposition rappelle que « l’encadrement des loyers a permis de les faire baisser de 138 euros par mois à Paris ». Et de poser la question : « S’ils l’ont fait à Paris, pourquoi ne le ferions-nous pas à Toulon ? »

    Encadrement des loyers

    La gauche se prononce également clairement « pour un encadrement très strict des plateformes de location saisonnière », afin de remettre sur le marché locatif traditionnel un grand nombre de logements aujourd’hui soustraits par des propriétaires en recherche de rendement toujours plus juteux.

    La construction de logements sociaux est bien évidemment au programme des progressistes, afin d’en finir avec la pénurie. « Mais de façon digne, bien répartis et avec une attention particulière portée à la mixité », précise André De Ubeda. Il ajoute qu’une priorité sera accordée aux jeunes, qu’ils soient actifs, étudiants ou nouveaux ménages, « parce que c’est extrêmement complexe pour eux aujourd’hui à Toulon ».

    Il poursuit : « Mais aussi le logement des seniors, avec toutes les initiatives qui existent et qui sont de véritables réussites dans d’autres villes : l’intergénérationnel, le logement partagé… Ce sont des chantiers que nous allons ouvrir ».

  • À L’Isle-sur-la-Sorgue,la gauche tire un premier bilan de campagne

    À L’Isle-sur-la-Sorgue,la gauche tire un premier bilan de campagne

    « Nous dressons un bilan encourageant de nos rencontres avec les habitants, entre accueil chaleureux mais aussi inquiétudes et colères, autour du logement, du coût de la vie, du manque d’écoute, du tourisme et des mobilités », confie Christophe Baudet qui estime que « L’Isle-sur-la-Sorgue est à la croisée des chemins, le surtourisme pèse sur la vie locale : raréfaction des locations longue durée et hausse des prix. Il est nécessaire de rééquilibrer la ville. »Il souhaite ainsi la construction de 500 logements sociaux. À noter que le candidat inaugurera son local de campagne, ce samedi 24 (13h,au 6, rue du Dr Taillet).

    F.C.

  • [Entretien] Jean Denat (PS) : « Je suis un flamant rose au milieu de la marée noire »

    [Entretien] Jean Denat (PS) : « Je suis un flamant rose au milieu de la marée noire »

    La Marseillaise : Vous êtes le maire de Vauvert depuis 2014. Quel bilan tirez-vous de votre dernier mandat ?

    Jean Denat : Nous avons un très bon bilan ; les gens considèrent que la ville a bougé et qu’elle est plus attractive. D’ailleurs, le dernier rapport de l’Insee, paru en novembre dernier, nous dit que le nombre d’entreprises est passé de 712 à 902 en un mandat.

    Nous avons effectué une campagne de rénovation urbaine importante, sur l’habitat et sur le patrimoine bâti, comme avec la réhabilitation de la Tour de l’horloge. En termes de mobilité, la ville est passée en zone 30 et en zone 20 pour l’hyper-centre. Nous avons aussi développé le cheminement cyclable et piétonnier ; sans oublier la navette gratuite Vauveo et ses 36 arrêts, ou encore la navette gratuite Doveo, qui transporte les plus de 65 ans où ils le souhaitent… Enfin nous considérons aussi que la meilleure façon de s’opposer au Rassemblement national, c’est la proximité, l’écoute et la considération. C’est pour cela que nous avons développé nos cinq comités de quartier, que nous avons dotés d’un budget de 50 000 euros.

    Pourquoi souhaitez-vous poursuivre, et quels seront les axes forts du prochain mandat si vous êtes réélu ?

    J.D. : Je veux terminer le travail engagé… C’est comme si on avait réalisé une partie de la maison, qu’on était arrivé à l’étage et qu’il restait à poser le toit. Nous allons poursuivre l’effort en termes de sécurité : l’extension de la caserne de gendarmerie est l’investissement le plus important de la commune à ce jour ! La santé sera un autre axe fort. Nous allons poursuivre le développement de la Communauté professionnelle territoriale de santé, qui vient tout juste de commencer et qui vise à coordonner l’ensemble des acteurs du secteur pour faire en sorte que chaque usager ait un médecin. Dès 2026, nous voulons aussi mettre en place le dispositif des docteurs juniors, qui pourront pratiquer sous la houlette d’un tuteur, et dont nous souhaitons faciliter la venue en leur proposant un logement par exemple. En février, nous dévoilerons l’ensemble de notre programme, et il sera aussi question de pouvoir d’achat, de mobilité, de culture…

    Vous avez annoncé votre candidature depuis Gallician, l’un des deux hameaux que votre adversaire Nicolas Meizonnet (RN) vous reproche d’avoir abandonnés. Est-ce que c’était un pied de nez ?

    J.D. : Oui, à Gallician on est chez nous, et d’ailleurs nous avons été très bien accueillis (rires). Répéter un mensonge dix fois, ça n’en fait pas une vérité. Des investissements importants ont été réalisés dans les deux hameaux, Gallician et Montcalm. On a travaillé sur le centre de Gallician, réalisé une fontaine, investi dans l’école… Mais le RN parle aussi d’explosion fiscale alors que nous n’avons pas modifié le taux de la taxe foncière depuis 10 ans.

    Vous faites office d’exception dans ce coin du Gard acquis à la cause de l’extrême droite. Comment l’expliquez-vous ?

    J.D. : Je suis un flamant rose au milieu de la marée noire. Ici, le FN existe depuis 2002 ; Jean-Marie Le Pen était arrivé en tête au deuxième tour de la présidentielle. Il y a un phénomène ancien, et je crois qu’il existe un fond de racisme. Mais en réalité, à Vauvert je n’ai jamais perdu contre l’extrême droite. Quand j’ai perdu le canton, ici j’étais encore devant. J’ai toujours déconnecté la politique nationale de l’enjeu local. Je ne veux pas aller sur les débats qui ne nous concernent pas. La démarche politicienne est du côté de l’extrême droite.

    Vous n’avez pas encore présenté votre liste, mais elle sera citoyenne et de gauche plurielle. Est-ce que l’union est la dernière façon de s’armer contre l’extrême droite ?

    J.D. : Absolument ! J’ai rassemblé des gens qui ont pour dénominateur commun un socle de valeurs humanistes. Il y a des militants de gauche (socialistes et communistes) et une majorité qui ne milite nulle part. Je vais vous faire une confidence : je suis élu dans le Gard depuis 1989, mais si des gens de droite n’avaient pas aussi voté pour moi, je n’aurais jamais gagné. À Vauvert la clé tient pour partie à l’attitude d’une portion non négligeable de l’électorat issu de la droite modérée. Parce qu’ici, il n’y a plus de droite ; le Front National l’a digérée. Donc il faut que ces gens aussi arrivent à se retrouver dans notre projet.

  • [Municipales] Nicolas Isnard est candidat à sa succession à Salon-de-Provence

    [Municipales] Nicolas Isnard est candidat à sa succession à Salon-de-Provence

    Nicolas Isnard, le maire (LR) sortant de Salon-de-Provence, se lance dans la bataille : « Je suis candidat aux élections municipales de mars prochain». Une annonce effectuée ce mardi 20 janvier 2026.

    Maire de Salon-de-Provence depuis 2014, Nicolas Isnard est également vice-président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, délégué aux Formations professionnelles et CFA (Centre de formation des apprentis) et conseiller régional depuis 2015.

  • Hérault : deux projets de gauche pour convaincre les Lodévois

    Hérault : deux projets de gauche pour convaincre les Lodévois

    Le PS plutôt que LFI pour redonner espoir aux Lodévois. En soutenant la tête de liste socialiste Fadelha Bennamar-Koly, le PCF fait le choix de la continuité avec la majorité sortante, en dépit des critiques relatives à son manque de proximité avec la population.

    « Fadelha incarne mieux la capacité d’union à gauche. Sébastien Rome n’appelle à l’union que derrière lui. Il est dans la démarche quasi nationale de LFI avec des candidats partout », justifie Florian Vire. En novembre, le secrétaire de la section PCF avait été à l’initiative d’une rencontre dans l’espoir d’une liste de rassemblement. Qui ne se concrétisera pas avant le 1er tour au grand dam des Lodévois signataires d’une pétition qui circule en ce sens. « C’est un non ferme et définitif. Faire un bis repetita des querelles de l’Assemblée nationale ça ne m’intéresse pas », tranche la protégée de Carole Delga. « D’être incapable de se parler, ça pose un vrai problème », déplore l’ex-député LFI Sébastien Rome, qui laisse la porte ouverte, y compris au 2nd tour.

    Le risque est que la sous-préfecture Lodève, ancienne ville industrielle aujourd’hui pauvre, déclassée et sans dynamique démographique, rebascule à droite. Déjà en 2020, la maire Gaëlle Levêque (PS) qui ne se représente pas, n’avait battu l’entrepreneur Claude Lateeb que de 8 voix. « Il était en discussion avec le RN. C’est un candidat attrape-tout, un Trumpiste local », critique S. Rome. L’ex-élu régional RN, Gérard Maurin, pourrait aussi se présenter ainsi que la retraitée Mona Dumur (sans étiquette).

    Projet contre projet

    Bref, les deux listes de gauche vont devoir convaincre projet contre projet. Comment redynamiser le centre-ville ? L’Insoumis propose de créer « une foncière municipale de réhabilitation pour faire du logement de qualité et abordable ». Fadelha Bennamar-Koly veut faire de la médiathèque « un véritable lieu d’échanges, de culture et de dialogue avec les habitants pour retisser des liens ». Elle veut revoir le stationnement et promet un « plan Marshall » sur la grand-rue et la rue de la Lergue.

    La candidate PS entend améliorer la propreté de la ville, lutter contre les incivilités et les violences intraconjugales. Elle veut dédier l’aile inoccupée de la mairie à l’emploi et à la formation et compte sur les 12 entreprises qui s’installent dans le parc d’activité pour créer 250 emplois. De son côté, Sébastien Rome (LFI) déplore le pantouflage du comité local pour l’emploi. Il envisage d’ouvrir un nouveau marché et promet de créer une « régie publique de l’alimentation » qui proposerait « des légumes au juste prix. »

  • Derrière les municipales, l’enjeu aussi important du Grand Avignon

    Derrière les municipales, l’enjeu aussi important du Grand Avignon

    Le raccourci est commode : les 15 et 22 mars se tiendront les élections municipales. Pourtant, il convient d’ajouter et communautaires. Ce qui est loin d’être un détail. Chaque commune est rattachée à une intercommunalité, où les élus sont fléchés depuis les listes des municipales. Avignon est la ville-centre du Grand Avignon, qui compte 15 autres communes dont 7 du Gard. Transports, politique du logement, gestion de l’eau et des déchets ou développement économique, autant de thématiques sur lesquelles les candidats ont déjà plein de projets.

    Encore faut-il avoir les manettes pour les appliquer. En deux mandats de maire, Cécile Helle n’a pu avoir de majorité au Grand Avignon. En 2020, les élus communautaires lui ont préféré de 10 voix le maire de Vedène, Joël Guin, élu avec le soutien initial du RN. Dans l’esprit de beaucoup de maires, voir la ville-centre présider l’agglo, c’est le risque de s’accaparer tous les pouvoirs et crédits. Si depuis la majorité municipale de gauche d’Avignon a joué la co-construction en votant les derniers budgets, Cécile Helle n’a pas manqué de pointer, fin novembre, « que l’évolution des transports a été zéro » pendant le mandat. La première magistrate a aussi longtemps déploré la lenteur du programme de rénovation urbaine.

    Les candidats aux municipales d’Avignon ne maîtrisent certes pas les paramètres des 15 autres élections dans le Grand Avignon mais la majorité municipale dispose, en fonction de ses scores, d’environ un tiers des élus à l’agglo. La question de la présidence -cumulable avec la fonction de maire- est centrale et n’occupe pourtant pas les débats. « Avignon doit reprendre le capitanat, son rôle naturel de locomotive », estime Paul-Roger Gontard. L’actuel adjoint (La Convention) à l’urbanisme, qui devrait a priori en fin de semaine faire un point d’étape sur sa candidature, a toujours plutôt eu un programme de territoire -Avignon en grand- que municipal. Mais a toujours refusé de dire s’il visait plutôt l’agglo que la mairie.

    « Si on fait chacun de son côté en fonction de nos idées, de notre volonté locale strictement avignonnaise, on n’y arrivera pas », juge David Fournier (PS), « en capacité de parler avec tout le monde mais pas candidat ». Pour « créer un climat de confiance », l’adjoint mise sur de larges discussions sur la base d’un dénominateur commun et « co-construire avec les autres maires des villages ». Toujours à gauche, Mathilde Louvain (LFI), qui pousse déjà fort pour encadrer les loyers, réhabiliter les logements sociaux ou une régie publique de l’eau
    -mesures intercommunales-, défend « un rapport de force avec le Grand Avignon ». Déclinant la présidence, elle confie discuter « avec d’autres listes » proches politiquement dans l’agglo « pour trouver des relais ».

    Olivier Galzi double candidat déclaré

    À droite en revanche, on est nostalgiques de la période Marie-Josée Roig, qui a cumulé la présidence du Grand Avignon dès sa création en 2001 avec son rôle de maire jusqu’en 2014. En novembre, lors de sa première grande réunion publique, Olivier Glazi (DVD) n’a pas caché son ambition d’être à la tête de l’agglo. « C’est les deux ou rien sinon ça ne marchera pas, revendique l’ancien journaliste TV. Ça fait deux mandats que l’agglo se construit contre la ville-centre. C’est un corps avec des membres qui décident de lutter contre le cœur. Après, c’est tout le monde qui crève ! » L’entrepreneur Stéphan Fiori (DVD) n’avait pas évoqué le sujet lors de la présentation de son programme, début décembre. En aparté, il nous a confié être prêt à jouer sur les deux tableaux.

    Enfin, côté RN, Anne-Sophie Rigault n’a pas donné suite à notre sollicitation. L’actuelle cheffe de file de l’opposition ne s’est pas non plus épanchée sur la question, samedi dernier, en inaugurant sa permanence. Déjà en poste au Pontet et à Morières, où les maires sortants se représentent, l’extrême droite espère se renforcer fortement à l’agglo. Vedène, Entraigues ou Caumont sont dans sa ligne de mire.

  • Un grand meeting au Zénith pour propulser Toulon au Commun

    Un grand meeting au Zénith pour propulser Toulon au Commun

    C’est une année importante qui s’ouvre, une année d’engagement citoyen où les Toulonnais vont être appelés aux urnes pour choisir l’avenir de leur ville », lance la candidate de Toulon en Commun, Magali Brunel (PS). Un rendez-vous démocratique essentiel qu’il ne faut pas bouder, insiste-t-elle, « parce qu’on n’a pas à Toulon tant d’occasions que cela de s’exprimer quand on est citoyen ». Elle poursuit : « C’est une année pour changer leur quotidien et c’est ce que nous souhaitons pour 2026. Changer leur quotidien et les rassembler dans un projet commun, ce sont les deux orientations que nous portons. Changer leur quotidien, ça veut dire leur redonner du pouvoir d’achat, leur redonner du pouvoir d’agir et du pouvoir de bien vivre ».

    Grand projet urbain

    La cheffe de file de Toulon en Commun met en avant les grandes priorités de son programme, notamment en matière de transports, de logement, de sécurité et d’éducation. Avec, en premier lieu, « le renforcement de la présence humaine afin de mieux accompagner les plus fragiles ». Mais aussi plus de mixité sociale et plus de justice sociale.

    Elle évoque également « un grand projet urbain », qui s’inscrit dans « la volonté de faire changer la ville ». Tout ce que l’on sait, c’est qu’il s’agit de créer « un site emblématique de Toulon, où l’on a plaisir à se retrouver, qui sera fidèle à l’histoire de Toulon et qui rendra aux habitants le contact avec leur milieu naturel, en particulier la mer ». Ce projet devrait concerner le secteur allant du Port Marchand au Mourillon. Pour le reste, c’est top secret ! Elle assure toutefois que des architectes, paysagistes, urbanistes, sociologues et historiens ont déjà travaillé sur le sujet, et que le projet mêlerait espaces naturels, structures culturelles et logements.

    « Ce que nous souhaitons pour les Toulonnaises et les Toulonnais, c’est qu’ils retrouvent, comme je le disais, un pouvoir d’agir sur leur ville. Donc notre slogan, c’est “ Toulon vous appartient !” », reprend Magali Brunel.

    Peire Costa (Régions et Peuples Solidaire) a ensuite annoncé que Toulon en Commun rassemble aujourd’hui non seulement des citoyens, mais aussi dix organisations politiques. Avec l’arrivée récente du mouvement de Clémentine Autain L’Après (l’Alliance pour une République écologique et sociale), du Parti radical de gauche et du mouvement Pour une écologie populaire et sociale (PEPS).

    Magali Brunel a repris la parole pour annoncer « ce beau meeting du 20 janvier au Zénith » : « Le travail collaboratif a payé. Notre programme est maintenant bouclé, nos équipes commencent à se former, notre liste est bien avancée et c’est le moment de présenter les résultats de ces travaux aux Toulonnais qui ne nous connaissent pas encore ». Parmi les soutiens attendus lors de cette soirée figurent l’ancienne maire de Marseille, Michèle Rubirola (Les Écologistes), « symbole du Printemps marseillais de 2020 », ainsi que le député Alexis Corbière (L’Après).

    Et de conclure : « Cette soirée se clôturera par un concert parce que nous avons l’ambition de tracer, dans la joie,un avenir commun et de changer les choses ».