Tag: Municipales

  • Le maire de Roquefort-la-Bédoule fait le vœu d’une campagne municipale marquée par le respect

    Le maire de Roquefort-la-Bédoule fait le vœu d’une campagne municipale marquée par le respect

    « Oui, je souhaite que Roquefort-la-Bédoule soit exemplaire en matière de citoyenneté et de respect : respect des opinions, des différences, respect de l’autre. Vous penserez peut-être que je rêve. Peut-être. Mais si on ne rêve pas un peu au moment des vœux, quand le fera-t-on ? », interroge, vendredi à la fin de son discours, Marc del Grazia.

    Élu en 2020 avec 50,57% des voix, contre 49,47% au maire sortant (DVD) d’alors Jérôme Orgeas, l’édile de 61 ans est candidat à sa réélection. Parce que cette année est marquée par un important rendez-vous politique, les municipales, Marc del Grazia y a beaucoup mis l’accent. Il a d’abord rappelé que le mandat ne sera cette fois pas de six mais sept ans. Il a insisté sur le fait que « la commune reste- et restera- le fondement de notre vie démocratique. Son socle. Son point d’ancrage. À la mairie, chacun sait pouvoir trouver un interlocuteur, une écoute, une attention. Quelqu’un capable de se pencher sur une difficulté du quotidien ou de réfléchir, avec lui, aux perspectives à envisager pour mieux vivre ensemble dans cette communauté de destin qu’est un village ou une ville, quelle qu’en soit la taille. »

    « Votez selon vos idées mais votez ! »

    Aussi a-t-il enjoint les citoyennes et citoyens « à aller voter. Votez selon vos idées. Votez pour le candidat et le projet de votre choix. Mais votez ! » Dans cette commune passée « de 5 784 habitants en 2022 à 5 859 en 2023 », selon les derniers chiffres de l’Insee, il a notamment mis en exergue « l’environnement préservé », le « choix clair et assumé » que fait la Ville « de soutenir ses agriculteurs et ses viticulteurs ».

  • Municipales : à La Garde Hélène Bill candidate à sa succession

    Municipales : à La Garde Hélène Bill candidate à sa succession

    À la tête d’une « liste citoyenne de rassemblement soutenue par la droite républicaine, le centre et la majorité départementale et métropolitaine », l’ancienne 1ere adjointe de Jean-Louis Masson qui l’a remplacé comme première magistrate lorsqu’il est devenu président du Département en 2022 – ce dernier est aujourd’hui son directeur de campagne – se dit éloignée des polémiques et des postures.

    « La Garde ensemble » affiche donc « un bilan de réussite collective », qui sera forcément contredit par les équipes concurrentes. C’est le jeu démocratique.

    En attendant, la candidate veut mettre en avant « ses engagements tournés vers les autres ». « Faire réussir est mon ambition dans l’exigence, la bienveillance mais sans assistanat ni laxisme », conclut-elle.

  • Municipales : première réunion publique d’Annick Dubois à Morières-les-Avignon

    Municipales : première réunion publique d’Annick Dubois à Morières-les-Avignon

    Plusieurs personnes avaient répondu à l’appel à élaborer un « programme vivant
    et participatif, directement inspiré par les priorités et aspirations des habitants
     ».

    Quatre tables rondes sur l’éducation, la jeunesse, la mobilité et les déplacements doux ont permis aux participants de partager leurs idées, expériences et attentes. « Ils ont pu constater concrètement comment la commune pourrait être gérée différemment, avec une réelle implication des citoyens, trop souvent absente jusqu’ici », apprécie Annick Dubois qui estime que « des pistes concrètes pour l’avenir de la commune » ont pu être identifiées. Prochaine réunion publique, le jeudi 12 février à 18h30.

  • Municipales : Génération écologie veut la décarbonation de Marseille

    Municipales : Génération écologie veut la décarbonation de Marseille

    Signataire du pacte de rassemblement des forces de gauche dans les Bouches-du-Rhône, Génération écologie (GE) a livré ses contributions au programme du Printemps marseillais, en s’appuyant sur l’action engagée depuis 2020 par la majorité municipale de gauche. Autour de Cécile Vignes, cheffe de file du parti à Marseille, co-référente départementale et élue des 11e et 12e arrondissements -récemment ralliée au Printemps marseillais-, des responsables et élus : France Gamerre, vice-présidente d’honneur de GE, Michel Villeneuve, chercheur CNRS émérite, Eliott Perinchio, adjoint à Olivia Fortin, la maire des 6-8, Nicole Landou, membre du bureau exécutif départemental, et Rosette Denia‑Salone, élue des 6-8.

    « Les bases sont solides et ce qui a été impulsé doit grandir », souligne Cécile Vignes, consciente des attentes encore fortes de la population. « Le temps politique est court, il a fallu prioriser : les écoles, la sécurité et l’engagement d’une ville plus verte avec la préservation des terres agricoles, les parcs rénovés… »

    Génération écologie revendique une écologie « populaire et joyeuse » qui concerne les citoyens, loin d’un discours anxiogène. Objectif prioritaire : préparer « Marseille à 50 degrés », en articulant écologie et justice sociale autour de quatre axes : habiter mieux, construire mieux, consommer mieux et travailler mieux.

    « Ville régénératrice »

    Sur la base des labels européens « 100 Villes neutres en carbone d’ici 2030 » et « Ville climatiquement neutre et intelligente » obtenu sur le dernier mandat, le parti défend l’idée d’une « ville régénérative », capable de devenir une capitale de la décarbonation et de la « perma-industrie ». « Marseille entraîne tout le territoire : elle peut être un trou noir ou une étoile », avertit Cécile Vignes, appelant à une vision métropolitaine fondée sur la coopération. La rénovation des bâtiments dégradés figure au cœur des propositions, via « l’auto-réhabilitation accompagnée » associant habitants, associations et entreprises locales. Sur le volet économique, GE plaide pour une redynamisation des friches, un soutien aux filières biosourcées et à l’économie circulaire, ainsi que pour des projets innovants de consommation responsable, inspirés d’expériences concrètes. « Il n’y a pas d’écologie sans une économie solide », rappelle France Gamerre, convaincue que l’espoir, l’emploi et la qualité de vie sont indissociables d’une réponse aux défis climatiques, sociaux et sécuritaires.

  • Municipales : fédérateur, Gachon brigue un 4e mandat à Vitrolles

    Municipales : fédérateur, Gachon brigue un 4e mandat à Vitrolles

    C’est un « marathon de huit semaines » qui l’attend. Loïc Gachon (PS) se lance dans la bataille des municipales pour un quatrième mandat, lui qui avait succédé à Guy Obino suite à son décès en 2009. Loin d’être une « évidence » ou une « forme d’installation », le maire sortant se représente pour « être utile ». « C’est peut-être quelque chose dont tout le monde rêve et nous on a la capacité de le faire, donc on doit le faire », a-t-il affirmé devant une salle Nelson Mandela pleine à craquer dimanche matin.

    Alors que son programme, fruit d’un travail participatif mené par le collectif « Réfléchissons Vitrolles », est en cours d’élaboration et sera présenté aux alentours des vacances de février, Loïc Gachon a tout de même révélé ses priorités, dont la première est de protéger la population. « Le premier réflexe c’est de penser aux questions de sécurité, c’est important (…) mais protéger c’est aussi l’attention aux plus fragiles socialement (…), ou la protection pour l’avenir », affirme-t-il, évoquant notamment l’évolution du climat, lui qui a engagé la Ville dans la rénovation d’un réseau de chaleur urbain appuyé sur la géothermie profonde et dans une communauté d’énergie pour devenir un territoire à énergie positive.

    Loïc Gachon entend également cultiver la proximité et le vivre-ensemble. « Dans un monde qui nous divise, avec des forces politiques qui ont toujours tendance à nous séparer en chapelle en fonction de nos origines ou de nos religions, le rôle de même de l’équipe municipale (…) c’est de fédérer pour faire vibrer ce qui nous rassemble. »

    Pour y parvenir, l’édile compte s’appuyer sur « une équipe qui reprend à peu près les contours de l’équipe précédente » avec le soutien des Écologistes, du MoDem, du PCF, de Place publique ou encore de Génération.s, mais aussi sur des candidats issus de la société civile. La liste sera présentée le 21 février.

  • Municipales : à Gardanne, le PCF mise sur l’espoir

    Municipales : à Gardanne, le PCF mise sur l’espoir

    A contrario de vœux 2025 rapportés comme « anxiogènes » pour certains, c’est autour d’un bilan des victoires que s’est construit le discours de bonne année de la section locale du PCF. « Ce ne sera donc que des bonnes nouvelles », a lancé Amélie Barbey, secrétaire de section, face au groupe de militants, soutiens de gauche, cégétistes et composantes du Collectif Citoyen Gardanne Biver (CCGB) rassemblés ce samedi soir dans le local du parti, cours Forbin. Parmi eux, Marina Mesure, députée européenne LFI, Gérard Frau, conseiller départemental, Dylan Zeitoun, représentant départemental du PCF…

    « Nous avons eu l’incarcération de Nicolas Sarkozy, l’inéligibilité de Marine Le Pen -même si cela ne nous protège pas de grand chose- mais surtout, la victoire des travailleurs [de la Centrale], qui ont réussi à faire réembaucher les licenciés. Il faut en parler autour de nous !, poursuit Amélie Barbey. Ce n’est pas juste un combat pour l’emploi, mais aussi pour produire chez nous. » Alors si l’année a débuté sur « les délires criminels de Trump », sur des mobilisations en Iran violemment réprimées mais « qui pourraient marcher si on ne leur confisque pas leur révolution », l’avenir, selon le PCF, se dessine avec espoir. Au niveau national déjà : « En 2026, on n’est pas encore en 2027 ! », résume Amélie Barbey, mais au niveau local aussi. « En 2026, on va pouvoir présenter des listes de rassemblement à gauche dans les communes de Mimet, Simiane, Gardanne, Bouc-Bel-Air et Meyreuil, on verra… À Gardanne, on a rassemblé Place publique, le PS, le PCF, les Écologistes et LFI. Cinq partis : on est fiers d’avoir réussi là où tout le monde ne l’a pas fait et on tient à ce que tous soit mentionnés », poursuit la militante.

    Puis il y aura eu un long hommage à l’engagement de Claude Jorda, qui « passe la main ». « Je tire ma révérence mais je serai toujours là. À mon âge, il faut savoir passer le relais. On se bat pour la retraite à 60 ans mais pour s’accrocher à des postes ? Autour de nous, on ne voit que ça. Si je m’arrête c’est parce que je suis honnête avec moi-même », annonce Claude Jorda. Avec émotion.

  • Municipales : Gaby Charroux entend perpétuer le modèle martégal

    Municipales : Gaby Charroux entend perpétuer le modèle martégal

    À deux mois des municipales et alors que son mandat s’achève, l’heure, pour Gaby Charroux (PCF), est à la redevabilité. « Dans cette élection qui s’ouvre, nous sommes les seuls à pouvoir présenter un bilan, affirme le maire sortant, candidat à sa succession. Nous, nous ne parlons pas au futur, nous ne faisons pas de suppositions, nous présentons des
    faits.
     »

    95% des engagements pris en 2020 ont été tenus par l’équipe municipale. Les réalisations ont jalonné ces six dernières années, à l’instar de la création du Laboratoire d’innovation de santé environnementale territoriale pour protéger les populations des pollutions industrielles, de l’implantation de la Maison de santé de l’Escaillon ou du pôle entrepreneurial Mikado, petit frère de la Maison de la formation, de l’installation du Centre national des arts et métiers au bateau blanc ou encore de la mise en place de l’arrosage intelligent ayant permis de réduire la facture en eau de 50% grâce à des compteurs connectés.

    Gilles Picard, adjoint au maire délégué au numérique (PCF), souligne le renforcement de la « démocratie participative », avec des instances telles que Paroles de jeunes ou le comité citoyen de l’Atlas populaire de la biodiversité communale. Une co-construction qui donne naissance au carnaval, au festival des Fadas du monde ou encore à la nouvelle Place des Aires, pour ne citer qu’eux.

    Des services publics de proximité

    Entre la lutte victorieuse pour le maintien du bureau de Poste de Ferrières, le combat contre le plan d’efficience de l’hôpital public des Rayettes ou encore l’engagement pour la réhabilitation de Notre-Dame des Marins, l’équipe municipale a bataillé pour défendre les services publics de proximité et le « modèle martégal », celui d’une « ville qui ne veut oublier personne ».

    « Ce bilan n’est pas un point final, c’est le socle sur lequel nous allons bâtir l’avenir, assure Gaby Charroux. Car si beaucoup a été fait, beaucoup reste encore à faire. » L’édile sortant affirme, au nom de son équipe, avoir encore « 1 000 idées en tête », en en révélant deux : la création de centres d’initiation culturelle, sur le modèle des centres d’initiation sportive qui accueillent chaque année 1 300 enfants, ou encore la protection de la plaine agricole de Saint-Julien.

  • Municipales : Ohanessian hume l’air de la campagne marseillaise

    Municipales : Ohanessian hume l’air de la campagne marseillaise

    Sous la pluie hivernale de ce samedi 17 janvier, les 106 parcelles des jardins ouvriers Coder semblent remercier le ciel de ce coup de pouce. C’est en ces lieux, vestiges de l’usine éponyme où se construisaient des rames de trains et tramways jusque dans les années 1970, et où se perpétue depuis 85 ans la culture de la terre en communauté, que s’est tenue l’assemblée générale de son association gestionnaire.

    Une réunion à laquelle participait Yannick Ohanessian, qui en a profité pour saluer « le travail accompli et l’engagement » de ses membres, avant de se faire interpeller pour certains problèmes rencontrés par ces derniers. Une vie d’adjoint au maire en charge de la sécurité en fin de mandat, ayant tenu à témoigner de son attachement aux jardins Coder. Une propriété de la Ville enserrée par l’Huveaune, l’A50 et la voie ferrée Marseille-Toulon. « C’est une institution. Avec la Ville, on leur a permis de pouvoir s’élargir en 2022 en préemptant un terrain à proximité immédiate. Ils permettent le lien social, la solidarité au travers de la terre et de son partage, comment on apprend aux plus jeunes à la labourer, à planter ses propres fruits et légumes », rappelle l’élu municipal. « En 1941, il y avait 242 parcelles, avec une réduction depuis, années après années, des jardins. On en a toujours perdu, sauf cette année », situe pour sa part Denis Barthélémy, secrétaire général de l’association. « Ici le vivre-ensemble, on le voit dans les faits. Il y a des juifs, des musulmans… On a aussi par exemple un jardinier qui sait à peine lire et écrire, qui côtoie un docteur, finaliste des Chiffres et des lettres. Ils s’entendent comme des larrons en foire », illustre cet ancien conseiller général PS.

    « Au maire de décider, mais moi, je suis prêt »

    Pour Yannick Ohanessian, l’occasion de humer l’air de la campagne, électorale également. Mais aussi de se démarquer du maire des 11-12 sortant, Sylvain Souvestre (LR), et du RN, qui ne parlent que de sécurité. « Même si ces enjeux sont importants, tout ne peut pas se résumer à ceux-ci », estime l’élu PS. Son opposant de droite confiait il y a quelques jours dans La Marseillaise ses principales fiertés politiques, parmi lesquelles la création d’un centre de paddle et d’une Maison des abeilles et de la biodiversité. « Pas à la hauteur des aspirations des habitants du secteur avec notamment la question du logement », rétorque l’adjoint de Benoît Payan. Pour l’heure, le Printemps marseillais n’a pas encore désigné sa tête de liste dans les 11-12. « C’est au maire de décider, mais moi, je suis prêt », affirme-t-il.

  • Le RN parachute Julien Sanchez pour faire main basse sur Nîmes

    Le RN parachute Julien Sanchez pour faire main basse sur Nîmes

    « Le prochain maire de Nîmes sera communiste ou Rassemblement national ». C’est par cette prophétie destinée à siphonner une droite en fin de règne et divisée que Julien Sanchez (RN) a officialisé, samedi 17 janvier à l’hôtel Imperator, sa candidature à la mairie de Nîmes.

    Après avoir (en vain) tendu la main à Franck Proust (LR-UDI-Horizons) pour constituer une liste d’union des droites, Julien Sanchez, le vice-président du RN qui est aussi le directeur de la campagne pour le parti d’extrême droite, s’est auto-adoubé candidat RN en se parachutant à Nîmes avec le soutien de l’Union des droites pour la République (UDR), du Rassemblement pour la République (RPR) et de l’Avenir français. Si l’actuel président de l’Agglo Franck Proust (soutenu par le maire sortant Jean-Paul Fournier) et l’ex-premier adjoint Julien Plantier s’étaient entendus, « je n’y serais pas allé », prétend Julien Sanchez, opportuniste. « Avec deux listes, c’est fini pour eux, ils ont perdu », estime celui qui espère faire main basse sur la capitale gardoise.

    Sans rien dévoiler de son programme, Julien Sanchez a indiqué que deux députés seraient sur sa liste : Yoann Gillet et Sylvie Josserand. Actuel député européen, le vice-président du RN serait lui-même touché par le cumul des mandats si il venait à s’emparer de Nîmes. Un appétit qui confirme qu’il n’avait que faire des Beaucairois qu’il avait délaissés en 2024 pour aller se faire élire au Parlement européen.

    Dans un département qui est tombé dans le piège de l’extrême droite aux législatives 2024 (6 circonscription raflées sur 6), Julien Sanchez sera une menace majeure pour le camp des progressistes incarné par la liste « Nîmes en commun » de Vincent Bouget. Réalisé en novembre par l’institut Quorum pour Le Réveil du Midi, un premier sondage (à la méthodologie critiquée par la commission des sondages) donnait Vincent Bouget (en tête au premier tour dans 2 configurations sur 3), au coude-à-coude avec le RN et la droite en fonction du nombre de listes en lice.

    Depuis, l’offre politique s’est éclaircie et la campagne s’apprête à entrer dans le sprint final. Outre Vincent Bouget (Nîmes en commun), Franck Proust (LR-UDI-Horizons), le dissident Julien Plantier associé à la macroniste Valérie Rouverand (Renaissance) et donc l’extrême droite avec Julien Sanchez, la France Insoumise mènera une liste portée par Pascal Dupretz. L’ancien gilet jaune Jean-Marc Philibert entend lui aussi présenter une liste citoyenne « Vivons Nîmes ».

  • Nîmes en Commun passe à l’étape décisive du programme municipal

    Nîmes en Commun passe à l’étape décisive du programme municipal

    Lundi 19 janvier à 15h30, à l’auditorium du centre Pablo Neruda, le collectif Nîmes en Commun franchira une nouvelle étape de sa campagne municipale. À l’occasion d’une conférence de presse, ses représentants présenteront officiellement le programme qui portera la liste conduite par Vincent Bouget en mars prochain. Un programme dont la particularité tient moins à l’accumulation de propositions qu’à la méthode qui a présidé à sa construction. Depuis un an, le collectif a multiplié les temps d’écoute et de débat à travers la ville : réunions publiques, rencontres d’appartement, entretiens vidéo, et surtout un vaste questionnaire auquel près de 3 000 habitants ont répondu. Sécurité, jeunesse, logement, transports, considération : les priorités exprimées par les Nîmois ont progressivement structuré le projet.

    Cette démarche a trouvé un prolongement éditorial avec la parution du livre Si je vous dis Nîmes, coécrit par Vincent Bouget et Clément Luy, publié aux éditions Au Diable Vauvert. Un ouvrage qui restitue la matière brute de cette consultation et assume une ambition : redonner une place centrale à la parole citoyenne. « Ce qui compte d’abord, c’est le sens, le projet collectif », résume le candidat, qui revendique une inversion de la logique politique traditionnelle : non plus « faites-moi confiance », mais « on vous fait confiance ».

    Le programme dévoilé lundi se voudra ainsi la traduction concrète de ce travail patient. Parmi les thématiques appelées à structurer les propositions : justice sociale, transition écologique, place de la jeunesse, rééquilibrage des quartiers, démocratie locale et accès aux services publics.