Tag: Municipales

  • Alpes-de-Haute-Provence : les communistes, artisans des rassemblements aux municipales

    Alpes-de-Haute-Provence : les communistes, artisans des rassemblements aux municipales

    « Le rassemblement, il y a ceux qui en parlent et ceux qui le font », indiquait Bertrand Perrin pour ses vœux prononcés samedi aux Mées.

    « Dans 90% des villes aujourd’hui dirigées par la gauche, l’union a été reconduite pour 2026 : c’est un fait majeur et le PCF a pris toute sa part à ce combat en appelant, contrairement à d’autres, à ne pas présenter de liste contre ces majorités sortantes », a-t-il poursuivi, fier de souligner que les communistes représentent « la troisième force politique de France en nombre d’élus » et qu’ils entendent bien « conforter cette assise territoriale et l’élargir encore, au service de tous les habitants, en luttant contre l’abstention et en faisant gagner la gauche partout où c’est possible ».

    « Sentinelle de la République »

    Insistant sur l’héritage du « communisme municipal », il a martelé sa conception du rôle d’élu communiste : « Un maire communiste, un adjoint ou un conseiller municipal communiste n’est pas un notable de plus : c’est une sentinelle de la République. »

    « Partout où l’extrême droite menace, nous devons être le rempart et le rassembleur. Partout où la droite gère en terrain conquis, nous devons être le poil à gratter qui propose une alternative. Partout où la gauche peut l’emporter, nous devons être le ciment de l’union et la garantie d’un programme vraiment transformateur. Ce sont ces projets programmatiques locaux que les camarades portent sur le terrain, popularisent et expliquent, forts de nos convictions communes », a-t-il conclu.

    La cérémonie de vœux a ensuite fait place à une intervention de Frédérique Laîné, présidente du comité des Amis de La Marseillaise des Alpes qui a annoncé l’arrivée de notre journal dans le 04 et le 05 à compter du 7 février, une nouvelle chaleureusement accueillie par les présents.

  • Renoncement de Cécile Helle : retour sur une année de péripéties à Avignon

    Renoncement de Cécile Helle : retour sur une année de péripéties à Avignon

    Il y a tout juste un an, le 3 février 2025, la maire (PS) Cécile Helle faisait une annonce qui allait marquer la vie politique locale et son camp à gauche : renoncer à briguer un 3e mandat. Une décision, mue par « l’engagement » pris en 2014 de « ne faire que deux mandats », mais qui a été une véritable déflagration. Outre le timing, à plus d’un an des municipales, aucun signe ne laissait paraître sa volonté d’arrêter. « Être maire, c’est aussi cela : savoir passer le témoin au bon moment et dans les meilleures conditions possibles », écrivait la première magistrate en conclusion de sa lettre aux habitants.

    Un an plus tard, au vu des péripéties, pas sûr que « les meilleures conditions possibles » aient été réunies. Si Cécile Helle a fini par apporter son soutien, il y a dix jours à David Fournier (PS), adjoint à l’administration municipale, c’est au bout d’un long processus à gauche où sa majorité n’en ressort pas plus soudée. Pendant presqu’un an, la maire a brandi son mantra : le choix de son successeur devait « se faire sur deux choses : la capacité à porter un projet et une personnalité qui arrive à faire un rassemblement le plus large possible ». Cécile Helle s’est trouvée « marrie », glissait-elle début janvier, devant l’incapacité de ses élus à s’entendre alors que sur le fond « pas grand-chose ne les sépare ».

    L’année a donc été dense en tractations, sans éclat d’animosité publique entre prétendants. Après une petite période de sidération, Joël Peyre, élu (PRG) aux finances, a été le premier à se manifester pour prendre la relève, début avril. Très vite suivi par David Fournier, désigné premier des socialistes par un vote interne au sein duquel il a devancé Zinèbe Haddaoui, adjointe aux sports et alors fraîche adhérente au PS. Paul-Roger Gontard, adjoint (La Convention) à l’urbanisme, s’est ensuite positionné, début juin.

    Pendant ce temps-là, dans d’autres partis de la majorité, à l’instar du parti communiste et de Génération.s, le maître mot reste la construction de l’union, par les idées et le projet d’abord avant de réfléchir à qui pour l’incarner. Hors majorité, à gauche, les Écologistes font le choix de désigner en juin Sabah Badji comme tête de liste. À la même période, la France insoumise se choisit Mathilde Louvain et Farid Faryssy comme co-chefs de file. Benoît Belvalette et Place publique se lancent aussi en campagne en juin sans perdre de vue la nécessité d’un rassemblement.

    Si c’était à refaire ? Cécile Helle persiste et signe

    S’opère alors un match à trois au sein de la majorité. Fin août, lassé de ne pas voir l’union poindre, Claude Nahoum, Premier adjoint (DVG) annonce soutenir Benoît Belvalette. « Je pensais que l’été serait propice à se rassembler », commence à se désoler Cécile Helle, à la rentrée. Fidèle à sa stratégie de rassembler les partis, David Fournier voit, fin septembre, Génération écologie se ranger derrière lui. Puis les Écologistes – malgré le ralliement récent de sa cheffe de file à LFI –, l’Après, l’ex-insoumis éconduit Farid Faryssy, le parti animaliste et, enfin, début janvier Place publique.

    L’hiver glace un peu les relations avec le PCF et Génération.s, investis dans le mouvement citoyen Avignon collectif dont Zinèbe Haddaoui est l’une des chevilles ouvrières. Tous reprochent la méthode à marche forcée pour tendre vers l’unité de David Fournier, au détriment du fond. Fin décembre, le sondage paru dans La Provence donnant David Fournier loin devant à gauche (18%) va rebattre les cartes. L’enquête d’opinion contraint Joël Peyre à renoncer à concourir. Dix jours après, le PCF, G.s et Avignon collectif font le choix plus radical de se tourner vers la liste insoumise de Mathilde Louvain. Reste le cas Paul-Roger Gontard, qui martèle que « personne ne pourra gagner seul ». L’adjoint est toujours en discussion avec David Fournier. « Si des convergences de vues existent, des espaces de compromis sur les priorités du programme et sur la façon d’agir au mieux sont encore à trouver », indique-t-il, ce lundi encore dans un communiqué. Un an plus tard, avec un peu de recul, Cécile Helle assure qu’elle referait la même chose : « Quel intérêt [de choisir un héritier], sauf à fragiliser celui qui va être finalement désigné ? Il y a un contexte politique suffisamment compliqué pour ne pas venir rajouter du bordel au bordel. »

  • Olivier Galzi laisse le bloc macroniste en rade à Avignon

    Olivier Galzi laisse le bloc macroniste en rade à Avignon

    Qu’il semble loin le temps, pourtant pas si éloigné, où Julien Paudoie jugeait qu’Olivier Galzi avait « un profil très intéressant ». Pilote Renaissance à Avignon en vue des municipales, il cherche encore la piste d’atterrissage. Car malgré des discussions avec Olivier Galzi (DVD), aucun terrain d’entente n’a été trouvé. « Je ne suis pas soutenu par Renaissance et je ne demande pas ce soutien. Leur chef de file n’est pas dans mes équipes et il ne sera pas sur ma liste… Je ne saurais être plus clair », a cinglé jeudi dernier Olivier Galzi en présentant son programme. Un projet qu’applaudit pourtant Malika Di Fraja, présidente de Renaissance Vaucluse jusqu’à il y a peu. En creux, on devine surtout un problème de personnes… La preuve, ce samedi, la publication sur Facebook de Julien Paudoie : « En intra-muros, cette semaine, en salle, j’ai vu un gourou. Un personnage charismatique, un récit parfaitement huilé, des certitudes capables d’embarquer tout un public… Le cinéma fait vraiment dans le réalisme ces temps-ci. » Évidemment, il ne parlait pas que du film Gourou, avec Pierre Niney. Sollicité, Julien Paudoie n’a pas « souhaité en dire plus pour le moment ». Engagé dans le collectif Voix d’Avignon, qui regroupait les partis du bloc macroniste – dont beaucoup ont rejoint depuis Olivier Galzi –, Renaissance risque donc de rester en rade pour ces élections.

  • [Entretien] Éric Berton : « C’est le rôle de l’université de redonner le goût du vote »

    [Entretien] Éric Berton : « C’est le rôle de l’université de redonner le goût du vote »

    « Droit au but mais aussi droit de vote. » « Dégun le fera à ta place. » « Pour savoir si t’es inscrit sur les listes, c’est tarpin simple. En vrai. » Lancée en novembre, la campagne d’AMU se veut percutante. Où elle endosse un rôle dont on peut se demander s’il relève d’une université. Explications.

    La Marseillaise : Pourquoi avoir lancé cette démarche qui est a priori une première en France ?

    Éric Berton : Aix-Marseille Université (AMU) considère que sa mission ne s’arrête pas aux portes des amphithéâtres. AMU est, et a toujours été, une université socialement engagée. Nous avons fait le choix de lancer une grande campagne de sensibilisation sur l’importance du vote tout en proposant des outils concrets pour accompagner les étudiants dans leurs démarches d’inscription sur les listes électorales.

    Nous estimons que c’est précisément le rôle de l’université de redonner le goût du vote à nos étudiants et de les replacer, ainsi que leurs problématiques, au sein du débat démocratique. L’université est un lieu de savoirs et d’émancipation, elle a également vocation à construire les citoyens de demain. En sensibilisant les étudiants aux fondamentaux de notre démocratie, elle est pleinement dans son rôle.

    La temporalité de cette campagne est très simple : l’échelon municipal est le plus concret, celui qui régit le quotidien. Il nous a semblé naturel de lancer cette campagne à l’aune de cette échéance électorale, parce que cette élection est déterminante pour la jeunesse et donc pour les étudiants d’Aix-Marseille Université. C’est une fierté pour notre université que de mener ce combat pour la démocratie.

    Comment s’articule la campagne ?

    E.B. : Elle a commencé à l’automne, à travers une grande campagne d’affichage, accompagnée d’un site internet explicatif des enjeux liés aux municipales et des démarches pour s’inscrire sur les listes. Nous avons par la suite lancé une grande enquête auprès des étudiants, conjointement avec la Fondation Jean Jaurès et l’Ifop, afin de mieux comprendre leurs engagements, leurs valeurs, et leurs attentes en matière de politiques publiques municipales. Les résultats de cette enquête seront rendus publics dans les prochains jours et feront l’objet d’un affichage sur nos campus et sur les abribus dans nos villes d’Aix et de Marseille.

    Sur la partie sondage Ifop/Fondation Jean Jaurès, ne craignez-vous pas d’être taxé de « parti pris » dans la mesure où cette fondation a été créée par un ancien Premier ministre socialiste ?

    E.B. : Pour garantir l’indépendance de l’enquête, nous avons confié sa réalisation à l’Ifop, institut de référence en études d’opinion, en partenariat avec la Fondation Jean Jaurès, think tank reconnu pour son expertise sur les enjeux de jeunesse. Deux entités reconnues pour le sérieux de leur travail, la rigueur de leurs méthodes et la qualité de leurs enquêtes.

    Sur les débats organisés à partir du 11 février avec les candidats aux municipales, cela va-t-il se faire avec toutes les têtes de liste ? Y compris le RN ? Si oui pourquoi ?

    E.B. : Les invitations à l’attention des candidats ont été envoyées et nous attendons de connaître leur réponse pour communiquer sur le dispositif et le format définitif de ce temps d’échange.

    Avez-vous déjà tiré des enseignements de cette campagne ?

    E.B. : Cette campagne est extrêmement utile, à la fois pour informer les jeunes sur leurs droits et leurs devoirs civiques, évidemment, mais aussi pour mieux comprendre leurs attentes et leurs aspirations.

    Nous avons voulu cette enquête pour que les candidats ne puissent plus ignorer l’état réel de notre jeunesse et qu’ils puissent formuler des propositions en phase avec les besoins exprimés. Nous avions des intuitions sur l’engagement de notre jeunesse. Les premiers résultats dépassent certaines de nos attentes, d’autres risqueront de bousculer un peu certaines idées reçues et des représentations parfois caricaturales. Et c’est tant mieux ! Objectiver, chercher, oser, se dépasser, telle est ma vision de l’université, au service de nos jeunesses.

    Repères

    Des jeunes plus engagés au niveau associatif

    Environ 42% des étudiants d’AMU (Aix-Marseille universités) seraient engagés dans des associations universitaires. Un chiffre à mettre en regard des 72% d’abstention relevés chez les jeunes de 18 à 34 ans, lors des précédentes élections municipales en 2020 selon une estimation de l’institut de sondage Ipsos-Sopra Steria. Un chiffre à replacer aussi dans un contexte d’épidémie de Covid.

    Faire de la jeunesse une priorité au niveau local

    C’est ce que demande dans une longue note publiée en novembre, le conseil d’orientation des politiques de jeunesse, une commission administrative consultative placée auprès du Premier ministre. Parmi les propositions, améliorer le rapport avec la police, garantir l’accès à la culture ou aux sports…

    35%

    des 18-24 ans se disaient intéressés par les municipales en 2020 selon une étude de l’Observatoire du Comportement Électoral des Jeunes, menée par l’Anacej (association nationale citoyenneté enfance jeunesse).

    16

    ans et pouvoir voter… Un droit qui s’inscrit dans la Convention internationale des droits de l’enfant, pour participer à la vie démocratique de leur pays rappelle l’Unicef, pour qui « les jeunes ont une voix ! » Et d’exhorter les pouvoirs publics à abaisser l’âge du vote à 16 ans pour les municipales.

  • À Toulon, Josée Massi, la maire sortante a inauguré son local de campagne

    À Toulon, Josée Massi, la maire sortante a inauguré son local de campagne

    « Merci d’être si nombreux, c’est vraiment un signal, ça veut dire qu’il se passe quelque chose, comme un frémissement », déclare Josée Massi, la maire sortante SE de Toulon, samedi matin devant un QG de campagne rempli d’une forêt de parapluies. Le mauvais temps n’a pas rebuté ses aficionados. Pas question de rater ce moment qui lance le départ d’« une grande aventure ».

    La candidate inaugure « la maison commune », située en dessous des Galeries Lafayette où « tout le monde est le bienvenu pour discuter ».

    Et de souligner l’importance d’avoir derrière elle « une équipe forte », parce qu’« un bateau avec un capitaine mais sans équipage, ça ne bouge pas, ça reste au port ».

    « Toulon ne doit pas revenir en arrière »

    Et de mettre de la même façon en évidence la nécessité que chacun s’engage dans ce scrutin. « Ce qui se gagne sur une élection, c’est par la présence, c’est la concertation, c’est aller voir les gens au plus près, discuter avec eux, peut-être pour les convaincre », insiste-t-elle. Et dit compter pour cela sur des femmes et des hommes de sa liste issus de tous les milieux sociaux, de toute la société civile, avec des gens d’expérience aux côtés de nouveaux venus en politique motivés par le désir d’agir, tous se complétant. Parce que « l’homme jeune court vite, mais l’ancien connaît le chemin ».

    Et d’annoncer un projet chiffré. « On va promettre que ce que l’on peut tenir », prévient-elle.

    Et de conclure face à la menace toujours présente de voir à nouveau la ville tomber dans le giron de l’extrême droite : « Toulon ne peut pas se permettre de revenir en arrière. Ce n’est pas possible. Hubert Falco et ses équipes ont mis 20 ans pour rebâtir Toulon. Donc, je compte sur vous. Tout va se jouer dans les prochaines semaines. On va gagner. On doit gagner. »

    On sent en tout cas un vrai dynamisme.

  • Le sens du combat avec Toulon en commun de Danielle De March

    Le sens du combat avec Toulon en commun de Danielle De March

    « L’enjeu pour notre ville est bien celui de la démocratie, Toulon ne doit pas tomber dans les griffes de l’extrême droite », exprime avec force l’ancienne vice-présidente communiste du Parlement européen Danielle De March.

    Elle met une fois encore toute sa passion et son expérience pour mener la bataille des idées dans cette campagne des municipales. Dans cette « bataille de Toulon », comme elle la nomme, consciente de la rudesse du combat qu’elle appelle à mener, en s’appuyant sur la grande histoire de la gauche à Toulon qu’il est utile de faire connaître aux jeunes générations. Une ville qui ne s’est pas toujours laissée aller à ses passions tristes. Loin s’en faut.

    Et de rappeler pour commencer que « le peuple toulonnais a eu à la Libération la possibilité d’acclamer sur le boulevard de Strasbourg le général de Gaulle et leur nouveau maire communiste Jean Bartolini ».

    Ce dernier avait été député avant de se voir déchoir de son mandat, arrêté, condamné par le gouvernement de Vichy et déporté à Alger comme tous les élus communistes refusant de se soumettre et renier leur parti.

    Et de montrer comment cet ouvrier de l’Arsenal, avec les socialistes, les démocrates devient le premier maire PCF du Port du Levant et comment il a porté haut et défendu les valeurs de la Résistance à la tête de la ville.

    L’occasion aussi de mettre à l’honneur Gabriel Péri un autre Toulonnais résistant et communiste qui a payé de sa vie le prix de son engagement contre le nazisme.

    Ouvrir le champ des possibles

    « Alors, oui, la gauche à Toulon peut écrire aujourd’hui de nouvelles pages, comme nous avons su le faire en 1977 », explique la présidente du comité de soutien à Magali Brunel tête de liste de Toulon en commun. Lors de ces municipales, le rassemblement de la gauche unie a en effet réussi à faire trembler les droites. Danielle De March manquant d’un cheveu alors de devenir maire du Port du Levant.

    Elle se souvient d’ailleurs de ce bel enthousiasme qui régnait alors en ville, notamment lorsque l’international de rugby André Herrero, décédé en fin d’année dernière – sa veuve Roseline vient de rejoindre le comité de soutien de Magali Brunel – prend la parole devant un opéra comble. Aragon, alors à Toulon, fait partie de l’auditoire. Aux côtés des salariés de l’Arsenal, des agents services publics. Et des habitants des quartiers populaires. « Ils étaient tous venus en force », reprend l’ancienne passionaria de la gauche toulonnaise.

    Une ferveur qui ne demande qu’à renaître, explique-t-elle fidèle à l’espoir que ses parents résistants lui ont inculqué. Et c’est d’ailleurs tout le sens de ce comité de soutien qu’elle préside et qu’elle continue jour après jour d’étoffer avec des artistes, sportifs et intellectuels de renom, des enseignants, des syndicalistes qui apportent leur signature. On relève par exemple la présence des journalistes et écrivains Claude Ardid André Baudin et Patrice Maggio, ou le co-initiateur des Amap en France Daniel Vuillon. Mais la liste est longue. « Raviver la mémoire combative de notre ville c’est aussi montrer ce qu’il est possible de faire aujourd’hui », ajoute-t-elle. Danielle met aussi en avant comment la mobilisation, certes plus modeste, de 2020 a permis à trois candidats de la liste de Toulon en Commun d’être élus : « Depuis 6 ans les formidables interventions en conseil municipal de Magali Brunel, André De Ubeda et Philippe Leroy ont su relever le défi tout en se maintenant sur le terrain au plus près des habitants de nos quartiers. »

  • À Mimet, Georges Cristiani repart pour un scrutin

    À Mimet, Georges Cristiani repart pour un scrutin

    Vingt-cinq ans à la tête du village « le plus haut » des Bouches-du-Rhône, quatre mandats, et en lice pour un cinquième. Georges Cristiani, président de l’Union des maires, fondateur du label Maires de Provence, et surtout maire de Mimet, commune qui recense 4 500 habitants, est donc candidat à sa réélection. Toujours sans étiquette, mais entouré d’une liste renouvelée à un tiers. « Je n’ai jamais été membre d’aucun parti politique », insiste Georges Cristiani Quant aux noms, ils seront dévoilés plus tard dans la campagne. S’il devait faire un bilan « rapide » de son dernier mandat, Georges Cristiani le résume ainsi : « Aucune augmentation d’impôt, promesse tenue, je m’y étais engagé, aucune dette, elle est à zéro en 2026 (…) une stabilité dans le conseil municipal, ce qui tranche avec la panique à l’Assemblée nationale. » Le système de vidéosurveillance a été renforcé, deux crèches supplémentaires construites, une salle des mariages aussi. S’il devait être réélu sur cette « terre, que j’aime beaucoup », le candidat a déjà « plusieurs projets en têtes ». Parmi lesquels, celui du centre de santé, déjà lancé et qui pourrait voir le jour entre 2027 et 2028. « Également, j’ai un projet d’accession à la propriété pour les jeunes, avec un système de prêt financier pour eux », ajoute Georges Cristiani. Pour les seniors, il imagine un Hameau des seniors en location, ou en propriété. Autant de projets qui pourront être détaillés le vendredi 13 février (18h30, salle des Moulières) lors d’une réunion publique du candidat.

  • À Aix, un premier « grand » meeting pour la gauche

    À Aix, un premier « grand » meeting pour la gauche

    Il y avait certes eu une réunion publique, une inauguration de la permanence de campagne. Mais c’est ce jeudi 5 février que l’union de la gauche, portée par le candidat et député (PS) de la 11e circonscription Marc Pena, a choisi de tenir son premier « grand » meeting de campagne. Le rendez-vous est donné au château de l’Horloge, un lieu qui « n’est pas un hasard, bien entendu, rapporte Marc Pena. Nous avions tracté là-bas, lorsque la liste Aix Avenir a déclaré son union (…) pour ce meeting, on voulait être dans un quartier populaire plutôt que vers le centre-ville. C’est une façon de dire qu’Aix est certes composée de son centre-ville vitrine mais aussi de nombreux villages et de quartiers dits populaires. Le Jas à tout ce qu’il faut pour lancer une campagne de gauche à Aix-en-Provence ».

    Sécurité, tranquillité

    Si le thème du logement avait imprégné le premier événement public du candidat, au tour des « grands thèmes de la campagne », d’être débattus. « J’insisterai, parmi les thèmes, sur la jeunesse, dont je fais un pilier de mon programme et les problèmes dits de sécurité. Ils sont prégnants sur le territoire. Je vois une municipalité qui est dans le déni total dans ce domaine, ça m’inquiète beaucoup, poursuit le candidat. À Aix, il faut être attentif à ce que le narcotrafic que l’on voit dans de nombreuses villes ne se mette pas à prospérer rapidement parce qu’on serait inertes. Je serais amené à développer des propositions concrètes sur la sécurité, la tranquillité publique, de manière générale. » Pour les noms de liste, il faudra encore attendre. « Ce n’est pas l’objet de jeudi. On a un peu de temps », estime Marc Pena. Des élus locaux et nationaux, dont les noms n’ont pas été communiqués, sont attendus sur la soirée. « Aix-en-Provence est un sujet national, estime-t-il. Si Aix venait à être à gauche, ce serait une bascule fondamentale pour le territoire. Si demain je suis maire, la donne de la Métropole change aussi, et chacun mesurera le chemin parcouru et la capacité de gagner dans un contexte peu évident », conclut le candidat.

  • Silvestre Da Silva officialise sa candidature insoumise à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Silvestre Da Silva officialise sa candidature insoumise à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    William Sylvestre Da Silva officialise sa candidature aux couleurs de la France insoumise. Le parti avait annoncé constituer une liste il y a une semaine, lors d’une réunion publique organisée le 26 janvier. C’est finalement son chef de file, Port-Saint-Louisien de 32 ans, qui en prend la tête. Engagé dans le milieu associatif et politique local, il a été trésorier de l’antenne de la Ligue des droits de l’Homme avant de rejoindre le parti en tant que militant en 2016.

    Si sa liste a été rejointe par les Écologistes, l’union avec le PCF, qui avait présenté Aurélie Grach sous l’étiquette de la gauche unie, dès le mois de septembre, n’est plus à l’ordre du jour. LFI annonce que les négociations « n’ont pas permis de garantir une représentation politique pleine et effective », condition qu’elle considère comme « indispensable pour défendre loyalement les accords programmatiques et les orientations de rupture » qu’elle porte.

    « L’union ne peut être ni décorative ni déséquilibrée », explique l’organisation par voie de communiqué. « Notre ligne garde sa clarté : nos adversaires restent la droite, l’extrême droite et la macronie, dont les politiques ont durablement fragilisé les classes populaires, les services publics et la démocratie locale. »

    La liste insoumise et écologiste sera présentée dans les semaines à venir. Les rendez-vous qui jalonneront la campagne seront prochainement annoncés.

  • À Marseille, la Société des écoles visée par une enquête

    À Marseille, la Société des écoles visée par une enquête

    Chantier symbole du plan écoles, la rénovation du groupe scolaire Saint-André – la Castellane (16e) se transforme en un caillou gênant dans la botte du Printemps marseillais. Ce chantier est en effet au cœur d’un signalement de l’ancien préfet de région Georges-François Leclerc, désormais directeur de cabinet à l’Élysée, auprès du parquet daté du 15 septembre dernier mais révélé ce lundi par le site d’information Blast.

    Au cœur de cet « article 40 », une « acquisition sans mise en concurrence comme l’exigent les règles des marchés publics », pointe le courrier de « dénonciation de faits susceptibles d’être constitutifs d’infractions à loi pénale et notamment de délit de favoritisme ». En ligne de mire, l’achat en catastrophe le 8 juillet 2025 des bâtiments modulaires de l’école Vayssière tout juste rénovée pour accueillir les enfants de Saint-André – la Castellane, face aux défaillances de l’entreprise en charge du chantier Impresa Percassi, dont le marché avait finalement été résilié le 19 décembre 2024 (notre édition du 03/04/2025), le tribunal administratif rejetant ses demandes d’indemnisations. Or, le directeur du service juridique de la Société des écoles avait averti son secrétaire général, avec l’ensemble de la direction en copie : « Tu fais fi du délit de favoritisme. » Une alerte ignorée, et un achat de 1,4 million d’euros validé dans l’été.

    « Permettre aux enfants d’avoir un réfectoire »

    « Cette décision unanime a permis aux enfants de l’école d’avoir accès à un réfectoire et des repas chauds dès la rentrée de septembre 2025 », se défend la municipalité. Tandis que le signalement pointe aussi le nombre élevé d’attributaires différents pour les rénovations, la Ville rappelle que la responsabilité est partagée avec l’État. « Le maire de Marseille s’étonne que son co-actionnaire, le préfet de l’époque, n’ait pas informé l’ensemble du conseil d’administration et des actionnaires du signalement », cingle-t-elle dans un communiqué. Indiquant saisir aussi le parquet. Interrogé, celui-ci n’a pas donné suite.

    Mais en pleine campagne, c’est du pain béni pour ses opposants. « Benoît Payan doit s’expliquer », exige Sébastien Delogu (LFI). « Le candidat Payan avait annoncé exclure de sa liste tous les colistiers faisant l’objet d’une enquête, va-t-il donc se retirer ? » interroge le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano.