Tag: mobilisations

  • Marseille, carrefour des luttes pour la santé

    Marseille, carrefour des luttes pour la santé

    À l’appel de la CGT Santé et Action sociale et de la Fédération CGT des services publics, les salariés des secteurs de la santé, du social et du médico-social se mobilisent ce 15 septembre. Une journée de grève et de manifestation pour dénoncer le manque chronique de moyens, aggravé par les politiques d’austérité et les restrictions budgétaires. à Marseille, une manifestation régionale est prévue à 11 heures, au départ de la porte d’Aix.

    « Les réponses du gouvernement sont cyniques et inacceptables », pose la CGT Santé et Action sociale dans un communiqué, estimant que les besoins explosent tandis que les financements diminuent au détriment des patients, des personnes âgées ou en situation de handicap, des enfants et des familles.

    Alors que les organisations syndicales alertent sur la dégradation des conditions de travail, le manque de personnel et l’insuffisance des financements pour répondre aux besoins croissants, des délégations venues des six départements de la région sont attendues. Une cinquantaine de membres de l’union santé action sociale CGT 83 seront présents à Marseille pour la manifestation, avec un départ à 9h30 en bus depuis la gare routière de Toulon.

    L’UD CGT 04 a affrété un bus. Le convoi partira de Digne, passera par Mallemoisson, Peyruis et Manosque pour prendre la direction de la Porte d’Aix. « Des bus se préparent dans chaque département avec différents appels et des mots d’ordre qui dépassent le cadre de la santé. Le cortège partira de la Porte d’Aix en direction de la préfecture pour rejoindre les électriciens et converger sur les questions communes », explique Cédric Volait, coordinateur régional CGT santé et action sociale.

    L’enjeu du budget

    Parmi les revendications figurent une hausse générale des salaires, la revalorisation des carrières et l’attribution du Complément de traitement indiciaire à tous les agents. « La question des salaires est transversale. De plus en plus de personnels n’arrivent plus à vivre de leur travail. Je parlais avec une infirmière qui travaille douze heures par jour et doit faire des ménages à côté pour faire vivre ses enfants », raconte Cédric Volait.

    « La durée moyenne d’une infirmière dans un hôpital public, c’est trois ans. Alors qu’il y a encore une dizaine d’années, c’était cinq ou sept ans », abonde Greg Fontaine, co-secrétaire général de l’USCGT AP-HM. « Ils transforment nos grands hôpitaux en véritables usines à soins : les patients sont pris comme des numéros et se font soigner à la chaîne, avec des cadences absolument infernales et les collègues rentrent à l’hôpital comme à l’usine, avec le même stress et le même épuisement… »

    La CGT exige la reconnaissance des qualifications et de la pénibilité des métiers avec un retour de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, ainsi que des embauches massives. « On en est là en France en 2026 : il y a de plus en plus de millionnaires, on commande des porte-avions, des rafales, mais il n’y a plus rien pour la santé et l’éducation », reprend Cédric Volait, qui travaille dans le CHI de Manosque où le service des urgences a été contraint de fermer ses portes de manière récurrente, la nuit, faute d’urgentistes.

    La CGT réclame donc davantage de moyens pour la Sécurité sociale et le financement de la santé, l’arrêt des fermetures de lits et de services, leur réouverture, ainsi que le développement d’un grand service public de santé et d’action sociale.

    « L’enjeu du budget de la Sécurité sociale revient évidemment avec le PLFSS qui arrive. Le budget 2026 a été un des pires depuis 1996, et là, on nous annonce encore pire en 2027. Les personnels sont très inquiets et la population l’est aussi vis-à-vis d’une prise en charge qui se dégrade. Ce mode dégradé que de plus en plus d’établissements subissent impacte les personnels, mais aussi la prise en charge des patients : on ne peut plus soigner tout le monde. C’est donc un des gros enjeux de cette manif, obtenir un budget à la hauteur des besoins, arrêter de supprimer des lits et des personnels », conclut Cédric Volait.

    La recherche publique aussi dans la bataille

    Le SNTRS-CGT appelle les personnels de la recherche à se rassembler, mardi 15 septembre à 10 heures, devant la faculté Saint-Charles, à Marseille. Le syndicat dénonce des budgets jugés insuffisants pour les organismes de recherche, le gel des salaires dans la fonction publique, ainsi que le projet de rapprochement entre l’Institut recherche et développement et le CNRS, qu’il considère comme une menace pour l’avenir des établissements publics scientifiques. Cette mobilisation est organisée à l’occasion de la rentrée du Cneser. Ch.C.

  • Première déferlante de colère sociale pour le 15 septembre

    Première déferlante de colère sociale pour le 15 septembre

    « C’est le premier rendez-vous de la rentrée sociale ! Ça s’annonce bien suivi et ça risque d’être une belle mobilisation ». François Canu, secrétaire de l’Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône est plutôt confiant sur l’ampleur de la mobilisation à venir pour la journée d’action et de grève du mardi 15 septembre.

    Il faut dire qu’un bon paquet de fédérations de la CGT en a fait une date clé de la rentrée sociale : fédération des mines-énergie, fédération de la santé et de l’action sociale, fédération des organismes sociaux, fédération de l’agroalimentaire, fédération des industries chimiques… Si chacune a son lot de revendications spécifiques, toutes convergent vers un refus des politiques libérales mises à l’œuvre sous Emmanuel Macron. « Chaque secteur et chaque entreprise porte ses cahiers revendicatifs propres, mais l’attaque patronale et gouvernementale que l’on subit est globale. Sur les salaires, la vie chère, la répartition des richesses, les conditions de travail sous canicule, les services publics à l’os… Tout cela fait qu’il y a besoin d’une réaction commune », explique François Canu.

    Avant de développer : « Il y a aussi les annonces du Premier ministre Sébastien Lecornu pour le prochain budget, avec les franchises médicales qui vont augmenter, les entreprises vont être encore moins taxées… Cela provoque un bouillonnement ». Notons que le PCF des Bouches-du-Rhône appelle également à la manifestation à cette date et donne rendez-vous à ses militants à la Porte d’Aix à Marseille à 11h, mardi.

    « Tous à Marseille »

    pour la santé

    Car c’est de cette place que s’élancera le cortège. Spécificité, et pas des moindres, pour cette manifestation, des travailleurs du secteur de la santé de toute la région, du Vaucluse aux Hautes-Alpes en passant par le Var et les Alpes-de-Haute-Provence, prévoient de s’y retrouver. Avec le mot d’ordre « Tous à Marseille », relayé par les différentes Unions départementales et CGT de diverses structures hospitalières. Parmi elles, celle de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (APHM) évidemment, mais aussi du centre hospitalier intercommunal de Manosque Forcalquier. Un bus de militants des Alpes-de-Haute-Provence est d’ailleurs prévu. Dans le viseur : « Un budget à la hauteur des besoins ».

    Les agents des hôpitaux ne seront pas seuls puisque l’UD CGT 13 a décidé de « départementaliser » la date. Comprenez par là que la mobilisation sera interprofessionnelle : « Il y aura les salariés d’Haribo qui ont fait plus de 7 semaines de grève cet été, ceux de Fibre Excellence qui sont actuellement en lutte », donne, à titre d’exemples, François Canu. Il faudra aussi compter sur une mobilisation des étudiants, qui se donnent rendez-vous à 10h devant le parvis de la gare Saint-Charles. Le cortège prendra d’ailleurs la direction de la Préfecture.

    Préfecture où les travailleurs des industries électriques et gazières (IEG) et des organismes sociaux ont prévu de se rassembler. De quoi illustrer la volonté de « convergence » entre les diverses professions mobilisées ce jour.

    Mouvement électrique dans l’énergie

    Ce sont bien les agents de l’énergie qui vont être la figure de proue de cette date. « On a des retours très importants avec des assemblées générales qui comptent 300 à 400 agents dans les centrales à Marseille, c’était l’une des plus grosses jamais vues », explique Renaud Henry, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille. Il table sur « des taux de grévistes très forts », le mouvement étant intersyndical, avec des piquets de grève dans plusieurs sites de production d’électricité et de gaz de la région, à l’instar de Géométhane à Manosque. De quoi envoyer un premier message limpide au gouvernement pour la rentrée sociale.

  • La CGT ne compte pas subir l’élection présidentielle

    La CGT ne compte pas subir l’élection présidentielle

    Au lendemain d’une commission exécutive de rentrée, l’Union locale CGT Sorgues-Carpentras organisait ce mercredi un point presse. Manière d’aborder l’année sociale, qui ne doit pas être éclipsée par les enjeux politiques. « À huit mois de la présidentielle, il est hors de question de subir l’agenda politique et patronal, nous allons occuper les espaces de parole avec nos revendications », prévient Sylvain Espenon, secrétaire de l’UL. Après notamment un été caniculaire, le syndicat attend non plus des mesurettes mais un vrai texte de loi qui protège les salariés « et contraint les entreprises ».

    « Le discours dominant reste le même : il faudrait réduire les dépenses publiques et sociales mais de l’argent il y en a, la question est celle de sa répartition, nous refusons que les salariés, les retraités et privés d’emploi soient encore ceux à qui l’on présente la facture », brosse Sylvain Espenon. Un message qui sera délivré à l’occasion des élections professionnelles dans la fonction publique le 10 décembre mais avant, dans la rue. Ce mardi, l’UL CGT appelle à rejoindre la manifestation régionale à Marseille autour de la santé et l’action sociale, puis le 26 septembre à participer à une marche pour le climat, la paix et solidarités [départ à 14h du cours Jean-Jaurès, vélorution à 13h depuis la bibliothèque Renaud-Barrault] avant le 29 septembre une manifestation intersyndicale autour de la fonction publique. Un cortège est en prévision à Avignon. Sans oublier les retraités qui se mobiliseront le 14 octobre puis le 19 novembre à Paris lors des débats sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

  • À Gap, une mobilisation contre un « scandale d’État »

    À Gap, une mobilisation contre un « scandale d’État »

    « Si notre société n’est pas capable de protéger les enfants et les femmes, on ne sait pas où l’on va », a affirmé une des membres. Patrick Prost, représentant de la CFDT, était présent : « Il est inconcevable que des violences sexistes et sexuelles se déroulent au travail. Il faut un jugement exemplaire de la part de la justice ». Virginie, venue en soutien, est attristée de ne pas voir plus de monde : «Faut-il attendre que son enfant soit victime pour se mobiliser ? », questionne-t-elle, scandalisée.

    Agathe Di Lenardo

  • À Digne, les forces du 04 tentent de s’unir contre les violences sexuelles

    À Digne, les forces du 04 tentent de s’unir contre les violences sexuelles

    Des membres du collectif du 8 mars, de Femmes solidaires, de Demain Sisteron, du CIDFF, des élus d’opposition de Digne et la candidate LFI aux sénatoriales étaient présents.

    Le maire de Digne Julien Di Benedetto, deux de ses adjoints et la candidate DVD aux sénatoriales Stéphanie Colombero ont également fait une apparition.

    Claude Bouliou, la présidente de l’association des femmes élues du 04,
    a notamment pris la parole.

  • [Violences sexuelles] À Avignon, un rassemblement hebdomadaire pour avoir plus que « des mesurettes »

    [Violences sexuelles] À Avignon, un rassemblement hebdomadaire pour avoir plus que « des mesurettes »

    Et elles le feront « chaque lundi tant qu’une loi n’est pas votée à la hauteur de cette décadence », lâche Dany Beaujouan de l’association Passerelles.

    Un message partagé par Delphine Jordan, membre de la direction du PCF en Vaucluse et ex-conseillère départementale. « Avec les différentes affaires, il y a eu des changements. Mais il faut plus que des mesurettes, mais une réponse de toute la société. La prise de conscience devient très forte et cela doit continuer », plaide-t-elle.

    M.S.

  • Les communistes tournés vers une année présidentielle

    Les communistes tournés vers une année présidentielle

    Face aux militants rassemblés ce jeudi soir, à la Maison des communistes, dans le 15e arrondissement de Marseille, Natacha Malet, membre de la direction départementale et nationale du PCF, le répète : « Nous sommes tous dans une volonté de conquête, dans une volonté de nous mettre en action pour mettre fin à dix ans de macronisme destructeur. » En ce mois de septembre, face à un calendrier de mobilisations déjà bien fourni et à la veille d’une année d’élection présidentielle, l’assemblée de rentrée de la fédération du PCF dans les Bouches-du-Rhône prenait un sens particulier.

    Après les vacances estivales, « nous sommes tous conscients des inégalités face au véritable droit aux congés, à ces millions d’enfants qui ne partent pas en vacances », soulignait la cheminote. Un droit entamé par la cherté de la vie, d’autant plus dans un département où la pauvreté touche 18,5% de la population – bien plus que la moyenne nationale – et concerne plus de 200 000 Marseillais. « Sans nul doute, nombreux sont les patrons qui aimeraient voir disparaître cette conquête sociale », pointe-t-elle. Pourtant, alors même que 46% des étudiants se privent de repas, les moyens ne manquent pas, explique la responsable politique. « La commission d’enquête parlementaire menée par le sénateur communiste Fabien Gay mettait en avant la niche fiscale dont bénéficie le groupe CMA-CGM, plus de 5 milliards d’euros. Cela prouve une fois de plus que nous pourrions mettre les plus grandes fortunes à contribution », défend Natacha Malet.

    Mobilisations sociales

    Face à la « boule puante » lancée sur le salaire des enseignants, « une manipulation politique d’une bassesse incroyable », elle alerte sur la réalité des rémunérations basses, des difficultés de la rentrée. « Quels constats faisons-nous ? Manque de classes, de professeurs, d’AESH, des écoles qui sont de vrais fours en période de canicule. » Et de refuser l’épouvantail de la dette dressé au moment où sont entamées les discussions budgétaires. « On devrait accepter le gel des salaires, des pensions, du point d’indice, pour préserver l’intérêt des plus riches, leur permettre de poursuivre l’assèchement des richesses de la planète ? », interpelle la responsable politique. En insistant sur les moyens nécessaires, d’autant plus face aux évènements climatiques extrêmes de l’été. « L’inaction a un prix, ceux qui le payent sont ceux qui travaillent dehors, ceux qui vivent dans des passoires thermiques », accuse-t-elle en rappelant le plan climat proposé par le PCF, conjugué à un pacte d’avenir de 500 milliards d’euros sur cinq ans pour financer une transition juste. Et de s’en prendre aux discours libéraux : « Ceux qui disent vouloir réindustrialiser la France ne sont même pas capables de protéger l’industrie qui existe ! » Elle prend l’exemple de la fermeture de Fibre Excellence à Tarascon, qui conduit à des risques environnementaux, et salue les mobilisations des salariés de Haribo pour leur salaire, de la centrale de Gardanne pour l’avenir du site : « L’action politique n’est rien sans la pression exercée par les travailleurs ».

    Alors elle dénonce la banalisation des discours de l’extrême droite, « qui prospèrent sur la colère sociale, mais la retournent contre les travailleurs eux-mêmes », et énumère les mobilisations annoncées en septembre. « Les communistes ne désertent aucun terrain, qu’il soit local ou au-delà de nos frontières. C’est dans cet esprit que la candidature de Fabien Roussel a été validée lors de notre dernier congrès », appuie Natacha Malet. En appelant les militants à se prononcer dans leurs sections, d’ici à dimanche soir.

    LES MILITANTS MOBILISÉS

    Hugo Honde, portuaire

    « Nous devons mobiliser les travailleurs sur les questions de l’emploi et de l’industrie, défendre les salaires. Nous sommes à la veille d’une élection présidentielle où il est important d’élever le rapport de force face aux enjeux futurs, d’autant plus dans un département de moins en moins industrialisé. »

    Ghislaine Cotelle, retraitée

    « On entend beaucoup parler de réarmement, mais face à des répartitions de budget inégales, c’est sur l’éducation, la santé, la petite enfance que nous devons mettre des moyens. Nous avons besoin de plus de justice sociale et de moins de guerre, et pour cela, il faut nous renforcer, faire entendre notre parole. »

    Patrick Magro, retraité

    « Ce n’est plus le moment d’opposer le social et l’écologie. Nous avons vécu un moment de bascule cet été, je me demande comment il est possible de rester climatosceptique. Mais 80% des efforts dépendent des grandes décisions politiques, la première restant la paix dans le monde. »

    Chloé Barbey, lycéenne

    « Les lycées doivent se mobiliser. Nous avons été fouillés à la rentrée, même les policiers ne voulaient pas être là ! Nous serons présents le 29 septembre pour soutenir nos professeurs, mais aussi toute la fonction publique. Et nous voulons lutter contre Parcoursup et le manque de sécurité des stages. »

  • Des bikers manifestent pour le peuple palestinien

    Des bikers manifestent pour le peuple palestinien

    La traditionnelle manifestation en soutien à Gaza, qui se déroule habituellement tous les samedis au départ de la porte d’Aix à Marseille, a pris une tournure inédite ce week-end.

    Car si le cortège s’est élancé dans les rues de la cité phocéenne comme à l’accoutumée, au son de « Gaza, Marseille est avec toi », il a cette fois pris la direction du Mucem. Lieu où il a retrouvé une véritable nuée de motards arborant des drapeaux palestiniens. Ces derniers étaient plus d’une centaine et réunis sous la bannière des Samuraï Riders, un collectif de motards habitués aux actions de solidarité regroupant des aficionados de moto venus des quatre coins de la France mais aussi de Belgique.

    Chaîne humaine et impressionnant défilé

    Sous la houlette du collectif à l’origine de cette manifestation inédite, Union pour la Palestine Marseille (UPM), la jonction des deux cortèges a permis de faire une chaîne humaine reproduisant l’inscription « Free Palestine ». Les manifestants ont également observé une minute de silence en hommage « aux enfants tués à Gaza et en Cisjordanie ». « On compte la mort d’un enfant par jour là-bas. Pendant que nous préparons la rentrée scolaire de nos enfants, ils préparent des enterrements et le deuil de l’autre côté de la Méditerranée », dénonce Fadela, coordinatrice d’UPM.

    Après quelques prises de parole, la nuée de motards a finalement pris la route en direction du Vieux-Port avant de prendre la Corniche et de finir à la Pointe Rouge. Et autant dire que leurs moteurs ont rugi tout le long trajet, qui s’est fait à grands coups de klaxons. De quoi redonner de la visibilité, et avec la manière, à la cause palestinienne.

  • [Week-end] Le Secours populaire fête 90 ans de congés payés

    [Week-end] Le Secours populaire fête 90 ans de congés payés

    Pour célébrer les 90 ans des congés payés, mais aussi tous les autres acquis sociaux obtenus de haute-lutte par le Front Populaire et ses mobilisations sociales en 1936, les comités du Secours Populaire des Écrins proposent une série de réjouissances ce samedi. À partir de 14h au parc de la Schappe de Briançon, sont prévues des animations pour les enfants. Rien de moins qu’une maquilleuse, un magicien, des contes, un jongleur, et un jeu de bulles géantes viendront divertir les petits (et aussi les grands qui le souhaitent).

    La fanfare invisible et Jean-Christophe Keck, accordéoniste, saupoudreront le tout d’un style guinguette qui donnera le rythme aux réjouissances, tandis que La chorale des tournesols, entonnera les airs en vogue parmi les grévistes de 1936, comme Tout va bien Madame la marquise ou Le temps des cerises. Le but est d’évoquer l’imagerie de 1936. Pour cela, un espace « déco 1936 » sera aménagé avec des objets d’époque, vélos ou parasols, tirés des brocantes locales et qui rappellent cette époque des premières vacances de la classe ouvrière.

    Un évènement « revendicatif »

    « On axe bien sûr sur les 90 ans des congés payés mais le Front Populaire, c’est aussi les conventions collectives dans les entreprises, la semaine de 40 heures et tout plein de droits obtenus, affirme Josiane Pinault, trésorière du comité du pays des Écrins. Même si le Secours Populaire prône son indépendance totale des partis politiques, dans un contexte actuel où on essaye bien souvent de nous grignoter nos droits, on ne cache pas que cet évènement est franchement revendicatif. Le Secours Populaire a quand même été créé en 1945 par des communistes qui faisaient partie de la Résistance. » Sur place, sont invités les historiens et professeurs d’histoire de l’Institut d’Histoire Sociale de la CGT, pour apporter du contexte et historique et aider les familles qui se verront distribuer des petits quiz et questionnaires sur l’histoire du Front Populaire.

    La semaine suivante, à l’Argentière-la-Bessée, ouvre une exposition qui documente les grèves de 1936 dans la ville, qui a longtemps vécu au rythme de l’usine d’aluminium de Pechiney, aujourd’hui en friche. Le 7 novembre sera aussi diffusé au cinéma local l’Eau vive de l’Argentière le film La rage au cœur, de Pierre Verquin, qui revient sur les grèves de 1936.

  • La bataille du budget se profile

    La bataille du budget se profile

    Un pas en avant, trois pas en arrière… c’est la politique du gouvernement. L’adage maintes fois entendu dans les manifestations sied particulièrement bien à la période.

    À l’approche de la rentrée, l’exécutif multiplie les ballons d’essai pour tester l’opinion en vue de la préparation du budget de l’État. Le dernier de l’ère Macron qui, en dix ans, aura vu s’accroître considérablement les inégalités dans notre pays. Minoritaire à l’Assemblée nationale, ce gouvernement semble déterminé jusqu’au bout à mettre en œuvre une politique libérale et d’austérité pourtant désapprouvée à plusieurs reprises par les Français.

    Tactique

    Des rapports fuitent opportunément pour préparer les esprits à des économies sur les APL, des taxes sur les retraités, une augmentation des franchises médicales tandis que le Premier ministre assure que rien n’est décidé.

    Sans doute espère-t-il éviter l’effet « musée des horreurs » qu’avait imprimé dans l’opinion la présentation du projet de budget de son prédécesseur François Bayrou et qui avait entraîné son départ de Matignon.

    Pour autant de nombreuses mobilisations sociales sont d’ores et déjà programmées pour septembre et l’approche de la présidentielle ne devrait pas contribuer à l’apaisement des échanges dans le débat parlementaire.

    Plutôt que de chercher la meilleure tactique pour infliger de nouvelles coupes budgétaires, Sébastien Lecornu serait bien inspiré d’accepter le débat sur les recettes. Les 500 plus grandes fortunes de France cumulent 1 200 milliards d’euros de patrimoine quand les dépenses de l’État se situent à environ 455 milliards en 2025.