Tag: Méditerranée

  • Le Défi Monte-Cristo affiche complet avec 4 000 concurrents à La Ciotat

    Le Défi Monte-Cristo affiche complet avec 4 000 concurrents à La Ciotat

    La version ciotadenne du Défi Monte-Cristo continue de séduire et revient pour une troisième édition à partir de ce vendredi. Au total, plus de 4 000 nageurs plongeront dans les eaux turquoise de la baie afin de participer à l’une des neuf courses programmées tout au long du week-end.

    Tout est désormais prêt pour accueillir les participants. « On est en train de faire les derniers petits ajustements sur le village, mais tout est prêt pour recevoir dès demain matin (ce vendredi) », explique Dominique Mena, créateur de l’événement.

    Pour cette édition 2026, une nouveauté de taille a été mise en place afin d’améliorer le confort des milliers de concurrents, au départ. Jusqu’à présent, les nageurs devaient emprunter des bus depuis le village écoresponsable pour rejoindre le port de départ. En collaboration avec la Ville de La Ciotat, l’organisation a installé un ponton éphémère sur la plage afin d’embarquer directement les participants vers l’Île Bleue.

    La date pourrait évoluer

    Ce départ face à l’Île Bleue offre justement un spectacle pour les yeux des participants, avec un paysage de carte postale. La demande est toujours aussi forte, mais les organisateurs pourraient se pencher vers une modification de la date de la compétition. « On nous a rapporté que le Défi était un peu trop proche de la rentrée. Les gens viennent de reprendre le boulot et ça peut être difficile de venir, pour ceux qui viennent de plus loin. On va peut-être décaler d’une semaine l’année prochaine », justifie le patron.

    Le soleil sera au rendez-vous pour accompagner les nageurs tout au long du week-end. Tous les voyants sont au vert avant le coup d’envoi des différentes épreuves.

  • Syndicats et patronat pressent l’État pour la ligne haute tension

    Syndicats et patronat pressent l’État pour la ligne haute tension

    « C’est un collectif inédit à la hauteur des enjeux pour le territoire ». L’expression de Jean-Christophe Amarantinis, président de l’Union Pour les Entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13), pour annoncer la mobilisation du jour n’est pas galvaudée. Car ce mercredi, il se tient aux côtés de Stéphane Benhamou, le président du Medef Sud mais aussi de Franck Bergamini, le secrétaire général de l’Union Départementale FO des Bouches-du-Rhône et de Jérôme Yvernault, délégué régional de la CFE-CGC Paca. Ajoutez à cela Pascal Kuhn, président de l’UIMM Alpes-Méditerranée également directeur du site d’Airbus Helicopters à Marignane et Stéphane Bergamini, délégué général de l’organisation professionnelle France Chimie Méditerranée et vous obtenez un étonnant attelage.

    Un attelage qui vient pourtant délivrer un message limpide et unitaire : « La tchatche c’est bien, mais maintenant on a besoin d’engagements fermes et irrévocables de l’état, d’un calendrier finalisé avec des financements calibrés ! Il faut la ligne très haute tension ! », comme le résume Jean-Christophe Amarantinis.

    En clair, syndicats et patronat s’allient pour mettre un coup de pression à l’adresse de l’état et élus politiques locaux sur le projet de la fameuse ligne à très haute tension (THT) qui doit relier le Gard et Fos-sur-Mer. Une ligne qui doit permettre « l’électrification des processus industriels et donc une décarbonation » des entreprises du pourtour de l’étang de Berre, rappelle Pascal Kuhn. Et qui conditionne l’aboutissement d’une cinquantaine de projets industriels, pour la création de 10 000 emplois directs et des dizaines de milliers induits.

    « Quand on chipote trop,

    le train passe »

    « Si ce projet ne voit pas le jour, c’est aussi de nombreux emplois qui risquent d’être perdus », tonne Franck Bergamini. Avant de développer l’enjeu économique et social que représente cette ligne THT : « L’avenir se joue maintenant, si demain ArcelorMittal n’a pas d’électricité décarbonée, il fermera son haut-fourneau et ira le faire ailleurs, mais ni dans la région ni dans le pays ».

    Si ces acteurs tapent du poing sur la table, c’est que le calendrier pour la prise de décision devient de plus en plus serré, entre élections sénatoriales et présidentielles. « Il faut que ceux qui portent la responsabilité politique aient du courage. On ne peut pas accepter que cette décision soit suspendue à des échéances électorales », martèle Stéphane Benhamou. Plusieurs élus locaux, notamment de Camargue et du Pays d’Arles (lire article ci-dessous) montent aussi au créneau contre un projet qui défigurerait le paysage et questionnent sa nécessité. Pascal Kuhn répond à ces critiques : « Certains diront qu’on n’a pas besoin d’autant d’électricité, qu’il faut enterrer la ligne… On peut discuter encore 3 ans de ce sujet. Mais quand on chipote trop, le train passe sans vous attendre ».

    Concrètement, ces acteurs attendent « une prise de décision claire » de la part de l’État, et donc de la préfecture, avec notamment une déclaration d’utilité publique (DUP) « avant le 1er semestre 2027 ». Une DUP qui est en instruction depuis mai dernier…

    La CGT réaffirme que ce projet est « vital »

    Si la CGT n’était pas présente lors de l’interpellation commune du patronat et d’autres syndicats, Pascal Galéoté, secrétaire de l’UD CGT 13 et secrétaire général de la CGT du Port de Marseille rappelle « l’impérieuse nécessité de la mise en place de la ligne THT ». « Il y a eu des annonces claires de l’État sur l’intérêt national pour le pays que représente cette ligne, nous le saluons. Maintenant il y a une nécessité d’accélérer la prise de décision pour sa mise en œuvre, c’est plus que vital pour l’avenir du bassin de Fos mais aussi pour l’ensemble du territoire », martèle Pascal Galéoté.

  • À Toulon, des bébés tortues ont émergé de leurs œufs

    À Toulon, des bébés tortues ont émergé de leurs œufs

    Après 45 jours d’incubation, une vingtaine de tortillons de tortue caouanne ont émergé du premier nid de tortue marine jamais recensé sur la commune. Suivie par l’association Émergence avec le soutien de la Ville, de TPM, du Yacht Club et de la police municipale, cette naissance permet aussi de mener une étude scientifique sur le comportement des jeunes tortues dans un environnement urbain marqué par la pollution lumineuse.

  • Ultime week-end gourmand pour le Kouss Kouss festival

    Ultime week-end gourmand pour le Kouss Kouss festival

    Parmi elles, le traditionnel marché alimentaire du Vieux-Port a une nouvelle fois mis l’événement à l’honneur, réunissant producteurs, artisans et démonstrations culinaires. De quoi attirer un public nombreux. Cet ultime week-end a été riche en rendez-vous, de la Friche la Belle de Mai aux Aygalades. Pour cette 9e édition, le Kouss Kouss Festival mettait à l’honneur les herbes aromatiques et sauvages afin de célébrer la diversité des patrimoines culinaires méditerranéens.

  • Un tandem 100% marseillais se prépare pour le Mondial

    Un tandem 100% marseillais se prépare pour le Mondial

    Pour le duo, la date du 23 septembre est soulignée sur leur calendrier.

    Trois jours après le Clasico OM-PSG, Christopher Pratt et sa jeune co-skipper Maïlys Radulic-Ferrat seront au départ du Mondial de course au large. Une épreuve qui se disputera jusqu’au 3 octobre, et dont Marseille, leur port d’attache, sera le point de départ et d’arrivée.

    Il s’agit là d’une grande première pour la course au large dans le bassin méditerranéen, à l’occasion de laquelle le duo espère porter haut les couleurs de la cité phocéenne à bord de Sunfast 30 OD. Ils seront vingt équipages à briguer la victoire.

    Un timing idéal

    C’est au début du printemps, lors de la Massilia Inshore Cup 2026, que le duo Christopher Pratt, 45 ans, et Maïlys Radulic-Ferrat, 22 ans, s’est formé. « Ayant déjà en tête que le championnat du Monde de course au large se déroulerait à Marseille, je me suis mis à chercher une jeune équipière à qui je pourrai transmettre le virus de la course au large. C’est là que l’on m’a parlé de Maïlys en me disant qu’elle était super douée. Je l’ai appelée directement. Ce qui est marrant, c’est que lorsque je faisais du 470, je naviguais aux côtés de sa mère ! », se souvient Christopher Pratt.

    De son côté, l’étudiante en Staps à Brest, qui a plutôt l’habitude du 49er FX et de l’olympisme, est surprise du coup de fil. Elle explique : « Ce n’était pas du tout prévu, j’étais en cours, et j’ai directement sauté sur l’occasion. Je n’avais jamais fait de gros bateaux, mon projet olympique était un peu en stand-by et la course au large était quand même dans un coin de ma tête. Le timing était idéal. »

    La Massilia Inshore Cup se déroule comme dans un rêve : 4 manches, 4 victoires et le duo décide d’envoyer un dossier à la Fédération française de voile pour représenter la France lors des championnats du Monde. Une réponse favorable tombe début juillet et le projet est lancé.

    L’objectif principal reste le championnat du Monde. Mais d’ici la fin septembre, le duo pourra se jauger dès cette semaine sur les Sunfast 30 OD du Mondial, d’abord lors d’un entraînement de 48 heures, puis lors du trophée Semac.

    Les 48 heures de navigation leur permettront de retrouver des automatismes et le trophée, lui, leur permettra de se confronter à des adversaires, chose qu’ils n’ont pas faite depuis la Massilia Inshore Cup. « Chaque heure, chaque minute passées sur le bateau, c’est toujours du temps de gagné », souligne Christopher Pratt.

  • [Week-end] À Bédoin, la réserve de biosphère du Mont-Ventoux

    [Week-end] À Bédoin, la réserve de biosphère du Mont-Ventoux

    Unesco, les sites classés en région

    Cette réserve naturelle de biosphère couvre 90 000 hectares et rassemble 38 000 habitants sur 34 communes autour du massif. On y retrouve une végétation typique du climat méditerranéen avec une grande richesse floristique dont une soixantaine d’espèces rares, bien que ce soit une terre de contraste de par son altitude. Il est possible d’y faire de nombreuses balades.

  • [C’est l’été] Petite balade sur la presqu’île de Saint-Mandrier

    [C’est l’été] Petite balade sur la presqu’île de Saint-Mandrier

    L’itinéraire : au départ du port de Saint-Mandrier, le sentier longe la côte en passant par le secteur de Pin Rolland, la plage de la Coudoulière et les anses successives, avant de revenir par les hauteurs boisées.

    La boucle, d’environ 10 km, est facile mais peut être écourtée ; certains secteurs militaires (Cap Cépet) restent fermés au public. La randonnée elle-même permet de découvrir la côte Sud et les beaux panoramas de la presqu’île de Saint-Mandrier-sur-Mer.

  • Athletisme : Entresangle termine aux bords de la Méditerranée

    Athletisme : Entresangle termine aux bords de la Méditerranée

    Une dernière pour la route, pour boucler une saison ayant débuté à la fin de l’hiver. Clara Entresangle, 21 ans, a tenu son rang pour sa découverte des championnats d’Europe élites. À Birmingham, la jeune Vauclusienne arrivait avec le 5e chrono des engagées et a finalement pris la 6e place de la finale du 3 000 m steeple. Elle a pu faire la connaissance de nombreux athlètes de l’équipe de France. « Au début, c’était un peu impressionnant. J’ai rencontré toutes les personnes que je regardais encore à la télé l’année dernière. Mais entre les disciplines, tout le monde parle avec tout le monde et c’est assez sympa. »

    Un podium pour finir ?

    Également spécialiste du cross et de la route, l’athlète de Cavaillon court en compétition depuis le début de l’année. Ce 1er septembre, elle effectuera sa dernière course en 2026. Celle qui est entraînée par son père, Nicolas, sera au départ des Jeux Méditerranéens. Une compétition un peu spéciale, mettant souvent en avant la jeunesse. « Je pars du 27 août au 4 septembre. Pour cette année, ils voulaient mettre en avant les espoirs et essayer de sélectionner au moins un espoir pour chaque discipline. Et après, pareil, il y avait des minimas qu’il fallait réaliser pour pouvoir prétendre à cette sélection », détaille l’athlète.

    Et l’objectif pour ce rendez-vous italien, à Taranto ? « Je ne connais pas encore la start-list exactement, mais d’après ce que j’ai compris, j’ai le deuxième temps. Donc, aller chercher un podium, ça pourrait être l’objectif. » Ensuite, viendront les vacances, avant de reprendre le chemin de l’entraînement afin de se préparer pour une saison 2027 qui s’annonce semblable à celle de l’année en cours.

  • [Entretien] Lionel Mathieu : « Au bataillon, nous avons une vie partagée avec les Marseillais »

    [Entretien] Lionel Mathieu : « Au bataillon, nous avons une vie partagée avec les Marseillais »

    Viscéralement attaché aux hommes et femmes du bataillon, mais aussi à une ville, Marseille, avec laquelle il a appris à composer au quotidien, le vice-amiral nous livre, avant son départ, les grands axes de son action mais aussi son analyse sur l’évolution du métier et des risques auxquels les marins-pompiers sont confrontés.

    La Marseillaise : Lorsque vous avez été désigné commandant du bataillon de marins-pompiers de Marseille, quels étaient vos objectifs ?

    Lionel Mathieu : Le premier objectif, c’était de faire un peu le point sur ce qu’était le bataillon contemporain de mon arrivée. Il venait de traverser la période de la crise sanitaire, riche mais difficile. Dans les mois qui ont suivi ma prise de fonction, j’ai dégagé trois grandes orientations. La première c’est ce que j’appelle conserver notre excellence opérationnelle. C’est-à-dire remplir la mission vis-à-vis des Marseillaises et des Marseillais de la manière la plus optimale possible. Et pour ce faire, il faut d’abord continuer à s’entraîner, c’est un élément extrêmement important. Un entraînement conséquent et diversifié pour justement être polyvalent. Il faut aussi que le marin-pompier en opération soit soutenu par des médecins, par de la logistique, que son matériel soit toujours en bon état. Être bon en opération, c’est aussi conserver notre expertise maritime et portuaire. Le deuxième grand axe, c’était ancrer l’humain au cœur du bataillon car sa richesse, ce sont bien ses marins-pompiers et ses personnels. On a travaillé sur une modernisation de ce qu’on appelle la gestion de carrière, sur le maintien de conditions de travail acceptables avec des équipements de pointe, de la sécurité en intervention et des casernes aménagées. Il y a aussi les conditions de vie à l’extérieur du bataillon, le socle sur lequel se bâtit là aussi leur efficacité opérationnelle. Principalement une vie décente pour eux-mêmes et pour leur famille, c’est-à-dire trouver des logements, les aider à garder leurs enfants, trouver des emplois aux conjoints, s’occuper des blessés quand nous en avons, des décès aussi malheureusement. Le troisième axe, c’est de regarder demain…

    Justement, le métier a-t-il évolué ?

    L.M. : Oui parce qu’on a une évolution des risques de plusieurs natures. La première, le changement climatique avec des feux plus forts, des phénomènes météorologiques intenses où on recommence à parler en Méditerranée du risque de tsunami. De là découle l’évolution des énergies. On voit une ville qui s’électrifie de plus en plus. La propulsion des navires est différente, on a la présence de batteries dans les véhicules… Et enfin le troisième élément, ce sont les tensions, la montée de la violence. Elle n’est pas dirigée contre les marins-pompiers mais on est confronté à l’exacerbation de la violence des rapports humains. Derrière l’évolution de ces risques, il y a donc l’évolution de nos techniques, de nos stratégies, de nos matériels avec notamment la numérisation, l’apport de l’intelligence artificielle, il y a aussi un besoin et une volonté d’aller vers plus de partenariats, d’être plus ouverts sur notre environnement, à la fois dans les autres services au public, les universités. Mais aussi d’aller vers la population parce qu’il faut absolument qu’elle soit avertie de ces risques, préparée à avoir des bons comportements. Aujourd’hui, on peut dire que nous ne sommes plus des soldats ou des marins du feu mais des soldats ou marins de la crise. On attend de nous d’être un peu la boîte à outils de tout ce qui est un peu déréglé. Notre intervention à Mayotte par exemple, n’était pas du secours d’urgence mais de la reconstruction. Cela demande une évolution de l’état d’esprit, l’emploi de plus en plus important de nos spécialités, qu’elles soient aquatiques, de secours en milieu périlleux, de risques technologiques, sur l’usage des drones ou des robots, mais aussi de les combiner entre elles. Ce qui requiert une certaine dextérité.

    Vous dirigez aussi l’école des marins-pompiers. Pour vous, la relève est-elle assurée ?

    L.M. : Cette école c’est le projet d’avenir par excellence. C’est là que tout commence, où le jeune a sa première image du bataillon, où on lui donne les bases les plus importantes, celles qu’il va garder tout au long de sa carrière, même si après il repassera dans le cycle de connaissances. C’est un projet sur lequel il faut encore convaincre, parce que ce sont des investissements humains et financiers importants. À terme, on souhaite regrouper les 3 sites sur lesquels elle est répartie en un. On recrute 180 jeunes par an, c’est un peu moins de 10% de l’unité, nous n’avons pas de crise de vocation.

    Quand on est marins pompiers on est militaire mais aussi pompier de Marseille, comment se traduit cette double appartenance ?

    L.M. : Nous sommes une unité militaire qui vit dans la cité. J’ai 350 marins pompiers tous les jours, l’hiver, un peu plus l’été, qui sont en action dans la ville. Ça crée une proximité avec la population qui est extrêmement importante. Nous consacrons 37 minutes à chaque Marseillais par an. C’est ce que j’appelle la vie partagée. Après, il y a l’histoire commune, celle des grands événements heureux, malheureux, ou douloureux qui font cette vie. Parmi les premiers, on a eu les dispositifs de protection qu’on a mis en place pour la coupe du monde de rugby, pour les Jeux Olympiques, la venue du Pape. Encore ce 15 août, les marins-pompiers faisaient partie du paysage lors du spectacle de drones. Pour les événements malheureux, les drames humains, la mort, nous les côtoyons régulièrement. Massages cardiaques, décès de personnes âgées, d’enfants, on est dans les familles. Et puis il y a les événements douloureux comme la rue d’Aubagne ou la rue Tivoli. Il ne faut pas s’imaginer que le marin-pompier, même si de par son métier côtoie des choses difficiles, est insensible.

    Quelles sont selon vous les interventions les plus marquantes de votre temps de commandement ? Que retenez-vous de cette période ?

    L.M. : Au-delà des événements douloureux que nous venons juste d’évoquer, je retiendrai surtout le contact humain avec les marins-pompiers, avec les médecins, tous ceux qui optent pour le bataillon. J’ai trouvé ici une densité humaine que je n’avais pas beaucoup rencontrée, peut-être un peu sur le porte-avions Charles de Gaulle quand j’y ai servi. Je pense que ce qui va rester ce sont ces visages où on voit sourire, fatigue, engagement… Tout ce qui marque. Ces gueules saisies sur l’instant, dans la charge émotionnelle ou la satisfaction du contact avec son chef. C’est une espèce de complicité tout en retenue.

    Quels conseils donneriez-vous à votre successeur ?

    L.M. : En substance, je vais lui dire trois choses : « aime Marseille, aime les marins-pompiers et sois toi-même ».

    Le bataillon en bref

    Plus de 2 500 militaires et civils constituent le BMPM

    17 centres d’incendie et de secours du BMPM sont répartis dans Marseille

    L’unité intervient aussi sur 4 sites à l’extérieur de la ville, l’aéroport Marseille-Provence, Airbus hélicopters, le port de Fos-sur-Mer et celui de Port-de-Bouc.

    Plus de 126 000 interventions en moyenne, soit plus de 340 opérations par jour, sont réalisées chaque année, 81% des missions relevant du secours à personnes

  • Le coup d’envoi de la Quadra solo – duo de Marseille aux Embiez a été donné

    Le coup d’envoi de la Quadra solo – duo de Marseille aux Embiez a été donné

    C’est une nouvelle formule qui régit la Quadra solo – duo, qui élargit les perspectives de l’épreuve.

    Afin de soutenir la navigation en équipage réduit en Méditerranée, la Société Nautique de Marseille a décidé d’ouvrir la Quadra Solo Duo à tous les régatiers, sans restriction d’âge. Auparavant, le règlement imposait que le skipper, ou au moins l’un des équipiers pour les duos, ait 40 ans minimum dans l’année en cours. Cette nouvelle disposition rend l’épreuve accessible au plus grand nombre.

    Sur le parcours Marseille – Les Embiez – Marseille, la Quadra solo-duo constitue un rendez-vous particulièrement séduisant du calendrier des régates en Méditerranée. « La course en solitaire ou en double est souvent un rêve. L’expérience permet de se lancer dans le grand bain » explique Stéphane Sollari, membre du comité directeur et responsable du pôle course, qui a lui-même déjà disputé plusieurs fois la grande classique.

    « En participant à une course, on bénéficie de l’accompagnement et de la sécurité du groupe. De l’ambiance aussi !… ». Avec six journées de régate dont une course de nuit et une escale aux Embiez, la Quadra solo-duo est une épreuve toujours particulièrement prisée par les régatiers. Son succès tient à la fois à l’aspect très sportif et à la bonne ambiance à terre, où l’amitié unit les coureurs. En mer, c’est une bataille acharnée ! « L’idée c’est de permettre au plus grand nombre de franchir le pas » ajoute-t-il encore. « Notre souhait est vraiment que chacun se sente bien dans ce nouveau format ».