Tag: Méditerranée

  • Un tandem 100% marseillais se prépare pour le Mondial

    Un tandem 100% marseillais se prépare pour le Mondial

    Pour le duo, la date du 23 septembre est soulignée sur leur calendrier.

    Trois jours après le Clasico OM-PSG, Christopher Pratt et sa jeune co-skipper Maïlys Radulic-Ferrat seront au départ du Mondial de course au large. Une épreuve qui se disputera jusqu’au 3 octobre, et dont Marseille, leur port d’attache, sera le point de départ et d’arrivée.

    Il s’agit là d’une grande première pour la course au large dans le bassin méditerranéen, à l’occasion de laquelle le duo espère porter haut les couleurs de la cité phocéenne à bord de Sunfast 30 OD. Ils seront vingt équipages à briguer la victoire.

    Un timing idéal

    C’est au début du printemps, lors de la Massilia Inshore Cup 2026, que le duo Christopher Pratt, 45 ans, et Maïlys Radulic-Ferrat, 22 ans, s’est formé. « Ayant déjà en tête que le championnat du Monde de course au large se déroulerait à Marseille, je me suis mis à chercher une jeune équipière à qui je pourrai transmettre le virus de la course au large. C’est là que l’on m’a parlé de Maïlys en me disant qu’elle était super douée. Je l’ai appelée directement. Ce qui est marrant, c’est que lorsque je faisais du 470, je naviguais aux côtés de sa mère ! », se souvient Christopher Pratt.

    De son côté, l’étudiante en Staps à Brest, qui a plutôt l’habitude du 49er FX et de l’olympisme, est surprise du coup de fil. Elle explique : « Ce n’était pas du tout prévu, j’étais en cours, et j’ai directement sauté sur l’occasion. Je n’avais jamais fait de gros bateaux, mon projet olympique était un peu en stand-by et la course au large était quand même dans un coin de ma tête. Le timing était idéal. »

    La Massilia Inshore Cup se déroule comme dans un rêve : 4 manches, 4 victoires et le duo décide d’envoyer un dossier à la Fédération française de voile pour représenter la France lors des championnats du Monde. Une réponse favorable tombe début juillet et le projet est lancé.

    L’objectif principal reste le championnat du Monde. Mais d’ici la fin septembre, le duo pourra se jauger dès cette semaine sur les Sunfast 30 OD du Mondial, d’abord lors d’un entraînement de 48 heures, puis lors du trophée Semac.

    Les 48 heures de navigation leur permettront de retrouver des automatismes et le trophée, lui, leur permettra de se confronter à des adversaires, chose qu’ils n’ont pas faite depuis la Massilia Inshore Cup. « Chaque heure, chaque minute passées sur le bateau, c’est toujours du temps de gagné », souligne Christopher Pratt.

  • [Week-end] À Bédoin, la réserve de biosphère du Mont-Ventoux

    [Week-end] À Bédoin, la réserve de biosphère du Mont-Ventoux

    Unesco, les sites classés en région

    Cette réserve naturelle de biosphère couvre 90 000 hectares et rassemble 38 000 habitants sur 34 communes autour du massif. On y retrouve une végétation typique du climat méditerranéen avec une grande richesse floristique dont une soixantaine d’espèces rares, bien que ce soit une terre de contraste de par son altitude. Il est possible d’y faire de nombreuses balades.

  • [C’est l’été] Petite balade sur la presqu’île de Saint-Mandrier

    [C’est l’été] Petite balade sur la presqu’île de Saint-Mandrier

    L’itinéraire : au départ du port de Saint-Mandrier, le sentier longe la côte en passant par le secteur de Pin Rolland, la plage de la Coudoulière et les anses successives, avant de revenir par les hauteurs boisées.

    La boucle, d’environ 10 km, est facile mais peut être écourtée ; certains secteurs militaires (Cap Cépet) restent fermés au public. La randonnée elle-même permet de découvrir la côte Sud et les beaux panoramas de la presqu’île de Saint-Mandrier-sur-Mer.

  • Athletisme : Entresangle termine aux bords de la Méditerranée

    Athletisme : Entresangle termine aux bords de la Méditerranée

    Une dernière pour la route, pour boucler une saison ayant débuté à la fin de l’hiver. Clara Entresangle, 21 ans, a tenu son rang pour sa découverte des championnats d’Europe élites. À Birmingham, la jeune Vauclusienne arrivait avec le 5e chrono des engagées et a finalement pris la 6e place de la finale du 3 000 m steeple. Elle a pu faire la connaissance de nombreux athlètes de l’équipe de France. « Au début, c’était un peu impressionnant. J’ai rencontré toutes les personnes que je regardais encore à la télé l’année dernière. Mais entre les disciplines, tout le monde parle avec tout le monde et c’est assez sympa. »

    Un podium pour finir ?

    Également spécialiste du cross et de la route, l’athlète de Cavaillon court en compétition depuis le début de l’année. Ce 1er septembre, elle effectuera sa dernière course en 2026. Celle qui est entraînée par son père, Nicolas, sera au départ des Jeux Méditerranéens. Une compétition un peu spéciale, mettant souvent en avant la jeunesse. « Je pars du 27 août au 4 septembre. Pour cette année, ils voulaient mettre en avant les espoirs et essayer de sélectionner au moins un espoir pour chaque discipline. Et après, pareil, il y avait des minimas qu’il fallait réaliser pour pouvoir prétendre à cette sélection », détaille l’athlète.

    Et l’objectif pour ce rendez-vous italien, à Taranto ? « Je ne connais pas encore la start-list exactement, mais d’après ce que j’ai compris, j’ai le deuxième temps. Donc, aller chercher un podium, ça pourrait être l’objectif. » Ensuite, viendront les vacances, avant de reprendre le chemin de l’entraînement afin de se préparer pour une saison 2027 qui s’annonce semblable à celle de l’année en cours.

  • [Entretien] Lionel Mathieu : « Au bataillon, nous avons une vie partagée avec les Marseillais »

    [Entretien] Lionel Mathieu : « Au bataillon, nous avons une vie partagée avec les Marseillais »

    Viscéralement attaché aux hommes et femmes du bataillon, mais aussi à une ville, Marseille, avec laquelle il a appris à composer au quotidien, le vice-amiral nous livre, avant son départ, les grands axes de son action mais aussi son analyse sur l’évolution du métier et des risques auxquels les marins-pompiers sont confrontés.

    La Marseillaise : Lorsque vous avez été désigné commandant du bataillon de marins-pompiers de Marseille, quels étaient vos objectifs ?

    Lionel Mathieu : Le premier objectif, c’était de faire un peu le point sur ce qu’était le bataillon contemporain de mon arrivée. Il venait de traverser la période de la crise sanitaire, riche mais difficile. Dans les mois qui ont suivi ma prise de fonction, j’ai dégagé trois grandes orientations. La première c’est ce que j’appelle conserver notre excellence opérationnelle. C’est-à-dire remplir la mission vis-à-vis des Marseillaises et des Marseillais de la manière la plus optimale possible. Et pour ce faire, il faut d’abord continuer à s’entraîner, c’est un élément extrêmement important. Un entraînement conséquent et diversifié pour justement être polyvalent. Il faut aussi que le marin-pompier en opération soit soutenu par des médecins, par de la logistique, que son matériel soit toujours en bon état. Être bon en opération, c’est aussi conserver notre expertise maritime et portuaire. Le deuxième grand axe, c’était ancrer l’humain au cœur du bataillon car sa richesse, ce sont bien ses marins-pompiers et ses personnels. On a travaillé sur une modernisation de ce qu’on appelle la gestion de carrière, sur le maintien de conditions de travail acceptables avec des équipements de pointe, de la sécurité en intervention et des casernes aménagées. Il y a aussi les conditions de vie à l’extérieur du bataillon, le socle sur lequel se bâtit là aussi leur efficacité opérationnelle. Principalement une vie décente pour eux-mêmes et pour leur famille, c’est-à-dire trouver des logements, les aider à garder leurs enfants, trouver des emplois aux conjoints, s’occuper des blessés quand nous en avons, des décès aussi malheureusement. Le troisième axe, c’est de regarder demain…

    Justement, le métier a-t-il évolué ?

    L.M. : Oui parce qu’on a une évolution des risques de plusieurs natures. La première, le changement climatique avec des feux plus forts, des phénomènes météorologiques intenses où on recommence à parler en Méditerranée du risque de tsunami. De là découle l’évolution des énergies. On voit une ville qui s’électrifie de plus en plus. La propulsion des navires est différente, on a la présence de batteries dans les véhicules… Et enfin le troisième élément, ce sont les tensions, la montée de la violence. Elle n’est pas dirigée contre les marins-pompiers mais on est confronté à l’exacerbation de la violence des rapports humains. Derrière l’évolution de ces risques, il y a donc l’évolution de nos techniques, de nos stratégies, de nos matériels avec notamment la numérisation, l’apport de l’intelligence artificielle, il y a aussi un besoin et une volonté d’aller vers plus de partenariats, d’être plus ouverts sur notre environnement, à la fois dans les autres services au public, les universités. Mais aussi d’aller vers la population parce qu’il faut absolument qu’elle soit avertie de ces risques, préparée à avoir des bons comportements. Aujourd’hui, on peut dire que nous ne sommes plus des soldats ou des marins du feu mais des soldats ou marins de la crise. On attend de nous d’être un peu la boîte à outils de tout ce qui est un peu déréglé. Notre intervention à Mayotte par exemple, n’était pas du secours d’urgence mais de la reconstruction. Cela demande une évolution de l’état d’esprit, l’emploi de plus en plus important de nos spécialités, qu’elles soient aquatiques, de secours en milieu périlleux, de risques technologiques, sur l’usage des drones ou des robots, mais aussi de les combiner entre elles. Ce qui requiert une certaine dextérité.

    Vous dirigez aussi l’école des marins-pompiers. Pour vous, la relève est-elle assurée ?

    L.M. : Cette école c’est le projet d’avenir par excellence. C’est là que tout commence, où le jeune a sa première image du bataillon, où on lui donne les bases les plus importantes, celles qu’il va garder tout au long de sa carrière, même si après il repassera dans le cycle de connaissances. C’est un projet sur lequel il faut encore convaincre, parce que ce sont des investissements humains et financiers importants. À terme, on souhaite regrouper les 3 sites sur lesquels elle est répartie en un. On recrute 180 jeunes par an, c’est un peu moins de 10% de l’unité, nous n’avons pas de crise de vocation.

    Quand on est marins pompiers on est militaire mais aussi pompier de Marseille, comment se traduit cette double appartenance ?

    L.M. : Nous sommes une unité militaire qui vit dans la cité. J’ai 350 marins pompiers tous les jours, l’hiver, un peu plus l’été, qui sont en action dans la ville. Ça crée une proximité avec la population qui est extrêmement importante. Nous consacrons 37 minutes à chaque Marseillais par an. C’est ce que j’appelle la vie partagée. Après, il y a l’histoire commune, celle des grands événements heureux, malheureux, ou douloureux qui font cette vie. Parmi les premiers, on a eu les dispositifs de protection qu’on a mis en place pour la coupe du monde de rugby, pour les Jeux Olympiques, la venue du Pape. Encore ce 15 août, les marins-pompiers faisaient partie du paysage lors du spectacle de drones. Pour les événements malheureux, les drames humains, la mort, nous les côtoyons régulièrement. Massages cardiaques, décès de personnes âgées, d’enfants, on est dans les familles. Et puis il y a les événements douloureux comme la rue d’Aubagne ou la rue Tivoli. Il ne faut pas s’imaginer que le marin-pompier, même si de par son métier côtoie des choses difficiles, est insensible.

    Quelles sont selon vous les interventions les plus marquantes de votre temps de commandement ? Que retenez-vous de cette période ?

    L.M. : Au-delà des événements douloureux que nous venons juste d’évoquer, je retiendrai surtout le contact humain avec les marins-pompiers, avec les médecins, tous ceux qui optent pour le bataillon. J’ai trouvé ici une densité humaine que je n’avais pas beaucoup rencontrée, peut-être un peu sur le porte-avions Charles de Gaulle quand j’y ai servi. Je pense que ce qui va rester ce sont ces visages où on voit sourire, fatigue, engagement… Tout ce qui marque. Ces gueules saisies sur l’instant, dans la charge émotionnelle ou la satisfaction du contact avec son chef. C’est une espèce de complicité tout en retenue.

    Quels conseils donneriez-vous à votre successeur ?

    L.M. : En substance, je vais lui dire trois choses : « aime Marseille, aime les marins-pompiers et sois toi-même ».

    Le bataillon en bref

    Plus de 2 500 militaires et civils constituent le BMPM

    17 centres d’incendie et de secours du BMPM sont répartis dans Marseille

    L’unité intervient aussi sur 4 sites à l’extérieur de la ville, l’aéroport Marseille-Provence, Airbus hélicopters, le port de Fos-sur-Mer et celui de Port-de-Bouc.

    Plus de 126 000 interventions en moyenne, soit plus de 340 opérations par jour, sont réalisées chaque année, 81% des missions relevant du secours à personnes

  • Le coup d’envoi de la Quadra solo – duo de Marseille aux Embiez a été donné

    Le coup d’envoi de la Quadra solo – duo de Marseille aux Embiez a été donné

    C’est une nouvelle formule qui régit la Quadra solo – duo, qui élargit les perspectives de l’épreuve.

    Afin de soutenir la navigation en équipage réduit en Méditerranée, la Société Nautique de Marseille a décidé d’ouvrir la Quadra Solo Duo à tous les régatiers, sans restriction d’âge. Auparavant, le règlement imposait que le skipper, ou au moins l’un des équipiers pour les duos, ait 40 ans minimum dans l’année en cours. Cette nouvelle disposition rend l’épreuve accessible au plus grand nombre.

    Sur le parcours Marseille – Les Embiez – Marseille, la Quadra solo-duo constitue un rendez-vous particulièrement séduisant du calendrier des régates en Méditerranée. « La course en solitaire ou en double est souvent un rêve. L’expérience permet de se lancer dans le grand bain » explique Stéphane Sollari, membre du comité directeur et responsable du pôle course, qui a lui-même déjà disputé plusieurs fois la grande classique.

    « En participant à une course, on bénéficie de l’accompagnement et de la sécurité du groupe. De l’ambiance aussi !… ». Avec six journées de régate dont une course de nuit et une escale aux Embiez, la Quadra solo-duo est une épreuve toujours particulièrement prisée par les régatiers. Son succès tient à la fois à l’aspect très sportif et à la bonne ambiance à terre, où l’amitié unit les coureurs. En mer, c’est une bataille acharnée ! « L’idée c’est de permettre au plus grand nombre de franchir le pas » ajoute-t-il encore. « Notre souhait est vraiment que chacun se sente bien dans ce nouveau format ».

  • [Tous dehors] Une balade au plus près de la biodiversité marine locale

    [Tous dehors] Une balade au plus près de la biodiversité marine locale

    L’association l’Atelier Bleu CPIE Côte Provençale emmène les curieux, dès six ans, à la découverte des sentiers sous-marins sur le littoral de La Ciotat et de Saint-Cyr. Une fois équipé de combinaison, palmes, masque et tuba fournis par l’association, direction le site de Mugel ou Port d’Alon pour une heure dans l’eau aux côtés d’un éco-guide diplômé d’État de plongée. « On fait découvrir les espèces et leurs interactions. On parle aussi des marées en Méditerranée, puisque la plupart des gens sont persuadés qu’il n’y en a pas, alors que certaines espèces en dépendent pour survivre », décrit Damien Braconnier, moniteur de plongée à l’Atelier Bleu.

    Une expérience personnalisée

    Éducateur sportif formé à la biologie marine, il insiste sur la dimension éducative de l’activité : « Contrairement au snorkeling, on apporte un vrai contenu pédagogique qui demande au guide des connaissances écologiques conséquentes ». Les groupes, limités à huit personnes, évoluent selon la saison. « Pendant l’année je travaille surtout avec des enfants. L’été, on a des touristes, mais aussi des locaux intrigués, qui ne savent pas où regarder dans les fonds marins », indique Damien Braconnier. Il évoque notamment le site de Mugel où « des formations rocheuses appelées poudingues donnent un fond différent du calcaire habituel de Provence ».

    À l’Atelier Bleu, aucune sortie n’est identique : « Il n’y a pas de déroulé type, ça dépend de la curiosité des gens. Le guide choisit le trajet le jour même. Ça permet de s’adapter au public, à la météo et d’être plus réactif aux questions qui nous sont posées, précise le moniteur. Ça m’est arrivé d’avoir des gens qui n’y connaissaient rien, comme j’ai pu avoir des biologistes ! » Pour les nageurs moins aguerris, les moniteurs disposent de bouées afin de garantir un point d’appui tout au long de l’activité.

    Toute l’année, l’association assure un suivi biologique des espèces dans les calanques. Damien Braconnier alerte d’ailleurs sur leur souffrance face à « des hausses de température brutales de l’eau, comme on en a eu dernièrement ».

    Réservations sur :
    cpie-coteprovencale.org

  • [C’est l’été] La forêt de Janas à La Seyne

    [C’est l’été] La forêt de Janas à La Seyne

    En vélo ou à pieds, cette forêt de 391 hectares, jonchée au sud est du massif du Cap Sicié, offre des possibilités infinies de promenades plus ou moins longues, et de flâneries sous les pins d’Alep, les chênes-lièges, les chênes verts et les eucalyptus, accompagnés d’un bon bouquin ou d’un pique-nique. La faune y est également très variée, entre oiseaux, lézards, petits mammifères et insectes. Si vous vous aventurez en lisière des bois, vous pourrez découvrir de sublimes panoramas sur la Méditerranée, à l’est, au sud et à l’ouest, et de nombreuses plages confidentielles, situées en contrebas des falaises et accessibles via le sentier du littoral.

  • À Palavas, les plaisanciers sensibilisés à la préservation du milieu marin

    À Palavas, les plaisanciers sensibilisés à la préservation du milieu marin

    « Rien par-dessus bord, tous mes déchets au port ! » : tel est le slogan de la campagne nationale de sensibilisation « Je navigue, je trie », lancée en 2011 à destination des usagers de la mer par l’association Gestes propres. Pour la troisième saison consécutive, les ports de Palavas-les-Flots, détenteurs de longue date du Pavillon bleu et labellisés « Ports propres actifs en biodiversité », sont partenaires de ce programme. Lequel, à l’initiative de la Fondation de la Mer, s’enrichit cette année d’un volet « Je protège la biodiversité ».

    Le dispositif se matérialise par la distribution, sur les pontons, d’outils concrets par les ports partenaires. « Nous distribuons des sacs-poubelles de collecte, des cendriers de poche – un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau en raison des milliers de substances chimiques toxiques qu’il libère – et une fiche pratique pédagogique “SOS biodiversité“, qui recense les comportements à adopter (en matière d’hydrocarbures, d’eaux usées, d’ancrage, de déchets…) ainsi que les numéros à contacter face à un animal en détresse (raies, requins, tortues, oiseaux…) », indique Cyril Pagel-Grechi, directeur des ports de Palavas-les-Flots, qui accueillent 1 800 plaisanciers à l’année. « Cette sensibilisation a pour but de faire comprendre aux plaisanciers que quand ils sont en mer, ils doivent être vigilants à ce qu’aucun déchet humain de type plastique ou non biodégradable ne soit déversé dans le milieu marin, parce que la faune en subit les conséquences. De nombreux reportages ont montré que les animaux marins se retrouvent avec l’estomac plein de microplastiques », développe Cyril Pagel-Grechi.

    200 000 bateaux

    de plaisance chaque été en Méditerranée

    Chaque minute, en effet, entre 15 et 18 tonnes de plastique sont déversées dans l’océan, soit l’équivalent d’un camion-poubelle. « Une fois en mer, ces déchets se fragmentent progressivement sous l’effet des courants et de la chaleur en particules de plus en plus petites, affectant durablement les écosystèmes marins. Chaque geste pour contrer cette pollution compte », insiste la Fondation de la Mer, qui rappelle que « la Méditerranée, mer semi-fermée, ne représente que 0,8% de la surface des mers mais abrite 9% de la biodiversité marine mondiale. Or, ce sont près de 200 000 bateaux de plaisance qui s’y retrouvent chaque été. La pression anthropique y est donc particulièrement forte. Sensibiliser les plaisanciers de Méditerranée aux bons gestes pour protéger l’océan est ainsi particulièrement important ».

    Voilà plusieurs années déjà que les ports de Palavas sont engagés dans la protection de la biodiversité, via notamment l’installation, en mai 2024, de 37 nurseries artificielles fournies par l’entreprise héraultaise Ecocean. « Il s’agit de mini-nurseries avec des panneaux d’information pour pouvoir recevoir les scolaires, les informer avec des jeux. Le but de ces équipements est que les alevins de poissons puissent grandir en se protégeant des prédateurs, jusqu’à atteindre une taille qui leur permet de mieux se débrouiller », explique Cyril Pagel-Grechi. « Là, je viens de signer un engagement avec la start-up Lineup ocean pour déployer des dispositifs biosourcés destinés à faciliter la nidification et la reproduction des poulpes, des mini-récifs artificiels pour protéger les poissons sur une taille au-dessus de celle des nurseries et des équipements sur les pieux du port pour protéger et fournir de la nourriture aux poissons, de façon à ce que les ports deviennent des zones relais où les poissons puissent grossir avant de reprendre la mer », poursuit le directeur. En septembre 2023, les ports de Palavas ont également installé la première station-service maritime de bioéthanol au monde, « toujours dans cette démarche de protection de l’environnement et de verdissement de la plaisance ».

  • [Fête du 15 août] Pluie de festivités dans le ciel marseillais

    [Fête du 15 août] Pluie de festivités dans le ciel marseillais

    Karaoké géant, spectacle de drones ou encore feu d’artifice, tout Marseille est invité aux festivités exceptionnelles de ce samedi 15 août. La soirée se déroulera face à la mer, sur l’esplanade Gisèle-Halimi au niveau du J4, dans une ambiance que la Ville promet « conviviale et festive, pour toutes les générations et toutes les envies ».

    Dès 19h, le micro est tendu au public !

    Devenu un rendez-vous incontournable de l’été marseillais depuis sa création en 2021, le célèbre karaoké en plein air fait son grand retour pour cette nouvelle édition. Le temps d’une soirée, Marseillais et visiteurs sont conviés à « monter sur scène et devenir la star de la soirée ». Amateurs de R&B comme passionnés de chanson française, tout le monde pourra chanter en chœur, puisque le répertoire de cette année compte plus de 400 titres. Des tubes intemporels des années 80 au rap français, en passant par l’afrobeat, il y en aura pour tous les goûts.

    Un spectacle insolite dans les airs

    C’est le temps fort de la soirée. Dès 22h, le public pourra lever les yeux vers un spectacle aérien hors norme sous le thème de la « Méditerranée poétique ». Le traditionnel feu d’artifice s’associe à un ballet de drones inédit, conçu par le renommé Groupe F. Un rendez-vous d’une vingtaine de minutes « à découvrir et à partager en famille ou entre amis », soulignent les organisateurs. Ensuite, le karaoké reprendra de 22h30 à minuit, afin de clore la soirée comme elle avait commencé : en musique.

    Autour de la scène, l’ambiance sera de mise toute la soirée avec six stands d’animation ouverts à tous, un espace détente, une aire de pétanque et un coin restauration avec food trucks et bars installés en bord de mer.

    L’événement est entièrement gratuit et accessible à tous. La scène du karaoké dispose d’un accueil inclusion tandis qu’un accès PMR est prévu sur l’esplanade de la Major pour profiter du spectacle pyrotechnique. À noter qu’en cas de mauvais temps, les festivités pourront être reportées au dimanche 16 août.

    Andréa Goyard de Castro

    Circulation modifiée à retrouver sur marseille.fr