Tag: match

  • L’OM assure sans rassurer

    L’OM assure sans rassurer

    Monaco étrillé par le Paris FC (1-4), pour l’OM, la soirée avait plutôt bien débuté.

    En recevant Metz, les hommes de Habib Beye pouvaient réaliser plusieurs bonnes opérations. Reprendre une marge de manœuvre sur des Monégasques qui avaient plombé leur fête de Pâques. Recoller les morceaux avec les supporters, dans un Vélodrome qui n’était pas à guichets fermés, mais qui avait retrouvé sa ferveur. Et, surtout, offrir un cadeau de bienvenue à leur nouveau président, Stéphane Richard, porté sur les fonts baptismaux un peu plus tôt dans la journée par Frank McCourt.

    Les Messins restaient sur trois nuls lors de leurs dernières venues au Vélodrome. Restait à voir si la lanterne rouge serait capable de prolonger cette série, ou si, comme lors du match aller en Moselle (0-3), l’OM ne ferait qu’une bouchée d’un Graoully aux griffes émoussées.

    Dès les premières minutes, la différence de niveau était flagrante entre les deux équipes. Mais s’ils étaient régulièrement dangereux sur le but mosellan, les Marseillais manquaient encore une fois de réalisme dans le dernier geste. Il faudra attendre qu’un vent de panique souffle dans la défense des Grenat pour assister à l’ouverture du score, signée Pierre-Emerick Aubameyang.

    Les Phocéens avaient leur attitude d’élèves appliqués. Mais encore un peu trop brouillons dans une première période qui laissait tout le monde sur sa faim. Il restait 45 minutes aux hommes de Habib Beye pour approfondir les choses et envoyer un signal fort à leurs rivaux pour la troisième place.

    En doublant la mise rapidement après les citrons, Igor Paixão aurait pu mettre son équipe à l’abri. Mais la défense marseillaise devait encore faire un cadeau qui réveillait le Graoully. Et ce duel qui aurait pu être une promenade de santé devait finalement rester crispant jusqu’au bout. Avec un OM manquant visiblement de sérénité, malgré son avance au tableau d’affichage, trop ténue pour être une assurance tous risques.

    Le succès, et la remontée provisoire sur le podium, ne seront assurés que dans le temps additionnel, avec le troisième but libérateur, signé Hamed Traoré.

    OM 3 (1) METZ 1 (0)

    29e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (63 923 spectateurs)

    Arbitre : S. Frappart.

    Buts : Aubameyang (14), Paixão (48), Traoté (90+2) pour l’OM, Tsitaïshvili (50) pour Metz.

    Avertissements : Medina (45+2) à l’OM, Colin (55), Kouao (85) à Metz.

    OM : Rulli – Weah, Pavard, Balerdi, Medina – Höjbjerg ( c ), Timber (Nnadi, 83) – Greenwood (Traoré, 83), Gouiri, Paixão (Abdelli, 90) – Aubameyang (Vermeeren, 73).

    Entraîneur : H. Beye

    METZ : Sy – Kouao, Sané, Gbamin, Colin(Ballo-Touré, 83) – Touré (Michal, 88), Deminguet (Mbala, 83) – Sarr, Hein, Tsitaïshvili – Diallo ( c ).

    Entraîneur : B. Tavenot.

    Baptême du feu

    Non, ce n’était pas une boule de pétanque géante. La sphère déployée sur le rond central durant l’échauffement des joueurs et l’avant-match était la première sortie officielle de ce qui sera la nouvelle identité graphique de l’OM. Histoire d’habituer les supporters à un design qui a surpris lors de sa divulgation, mercredi lors d’une soirée de gala dédiée à Treizième homme.

  • Cap au Nord pour Toulon

    Cap au Nord pour Toulon

    Le cap fatidique des quarts de finale. C’est à ce stade de la compétition que les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais avaient été sortis de Champions Cup, la saison passée, au terme d’une pénalité inscrite au dernier moment par le célèbre arrière toulousain Thomas Ramos. Un an plus tard, quasiment jour pour jour, les Varois ont parcouru le même chemin. Mais au lieu de recevoir un voisin à Mayol, ils se rendent à Glasgow, ce samedi, avec l’espoir de se qualifier pour le dernier carré de la plus prestigieuse compétition européenne. « On va en quelque sorte affronter l’Écosse », lance le manager du RCT, Pierre Mignoni, conscient que la grande majorité du XV des Warriors est composée d’internationaux du Chardon. Il s’inspire d’ailleurs de leur dernière confrontation face à l’équipe de France, le 7 mars, lors du Tournoi des Six Nations. « Ça va être un peu le même style de match. Les conditions seront forcément différentes, mais c’est une équipe favorite qui ressemble à son équipe nationale, actuellement première en Rugby Championship avec la meilleure attaque d’Europe », estime le technicien toulonnais.

    Jouer sans regrets

    En se qualifiant pour les quarts de finale, les Rouge et Noir ont atteint l’objectif fixé par le président Lemaitre en début de saison. « Je suis content d’y être parvenu, surtout quand on voit à quel point cette saison a été difficile pour nous », lâche Mignoni, jamais épargné par les longues blessures de ses protégés tout au long d’un lourd calendrier. « Il faut jouer avec un peu plus de légèreté, tout en apportant de l’énergie et de la détermination. Parce que si tu gagnes, tu fais une demi-finale », rappelle le manager de 49 ans, qui ne veut surtout pas connaître les mêmes regrets qu’il a connus à la suite de la défaite, l’année passée, face au Stade Toulousain. Et pour cela, il compte sur une stratégie « claire et comprise de tous ». Absent des 23 convoqués la semaine dernière face aux Sud-Africains des Stormers, Melvyn Jaminet sera un élément clé de la tactique varoise au poste d’arrière. Les retours tant attendus d’Esteban Abadie et Baptiste Serin vont également être déterminants pour que Toulon puisse repartir avec un succès inespéré. En cas de succès des Rouge et Noir, ces derniers disputeront leur demi-finale (le week-end du 1er mai) soit à Bordeaux, soit au Leinster, en fonction du résultat du club irlandais face aux Anglais de Sale.

  • David Ribbans, le leader retrouvé qui a porté Toulon en Coupe d’Europe

    David Ribbans, le leader retrouvé qui a porté Toulon en Coupe d’Europe

    Dix-sept courses ballon en main, 100% de réussite au plaquage et une présence physique qui a épuisé la défense adverse. Le deuxième ligne international anglais, David Ribbans (30 ans), était l’homme de la situation, samedi au stade Mayol, au moment d’affronter son club formateur des Stormers du Cap, en Afrique du Sud. « C’est le leader de notre équipe, notre capitaine avec Charles Ollivon. Il a été énorme aujourd’hui. Que ce soit sur toutes les tâches obscures ou quand il a porté le ballon, on a eu un très grand David », a lancé le centre varois, Antoine Frisch. « C’est un joueur exemplaire. Il a emmené l’équipe. Son match d’aujourd’hui est probablement l’un de ses meilleurs depuis longtemps », a surenchéri le jeune deuxième ligne anglais, Junion Kpoku, conscient que Ribbans était moins performant ces dernières semaines, à l’image des performances de l’équipe toulonnaise.

    « David, ce n’a jamais été faute de vouloir. Il a eu des pépins, qui ne lui ont pas toujours permis de faire de belles performances. Maintenant, après les examens, il est rassuré. C’était important pour lui, et pour l’équipe », a confié Pierre Mignoni, le manager du RCT, persuadé que son capitaine tire l’ensemble du groupe vers le haut.

    « C’est une chance de l’avoir. Il fait avancer l’équipe, montre l’exemple. Il laisse tout sur le terrain pour le collectif. C’est un vrai leader, qui ne parle pas beaucoup », a souligné le deuxième ligne Corentin Mézou, qui prend énormément exemple sur son partenaire de jeu, dans un effectif où le grand blond compte déjà plus de 1 250 minutes de temps de jeu cette saison.

  • Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    « Putain… » Tout juste arrivé en conférence de presse, essoufflé comme s’il avait lui-même disputé le match, Pierre Mignoni ne pouvait retenir un juron de soulagement. On peut le comprendre : la fin de match, hitchcockienne, aurait pu se révéler terriblement cruelle pour un RCT sur le fil, mais elle a surtout offert une formidable démonstration de courage.

    À 13 lors des dernières minutes qui ont paru être des heures, suite aux cartons jaunes reçus par Halagahu (74e) et Nonu (à 20 secondes du terme), ses hommes ont bien failli tout perdre sur la dernière phase de possession sud-africaine. Au terme d’une succession de rucks devant la ligne d’en-but, Smith croyait aplatir en force. Croyait seulement. L’héroïsme, parfois, se joue à la binarité d’une décision arbitrale. Faute de pouvoir confirmer à la vidéo que le ballon avait bien touché la pelouse, l’arbitre n’a pas accordé l’essai. Toulon héritait alors de la gloire de la résistance.

    « Les joueurs n’avaient

    pas envie de craquer »

    Le signe que, ce samedi, le vent a enfin changé de cap : « À 13, il faut le faire. On a beaucoup souffert ces dernières semaines sur des rentrées de but sur lesquelles on n’arrivait pas à marquer. Et là, sur un coup du sort, ça tourne pour nous », souriait l’entraîneur varois. Et si la différence n’a tenu qu’à un point, dans les têtes, il semblait y avoir un monde entre l’équipe en souffrances des dernières semaines et ces Rouge et Noir qui n’ont « pas été parfaits », mais qui « n’avaient pas envie de craquer aujourd’hui. Ils en ont marre. » Cet orgueil, couplé à « des séquences de jeu très intéressantes », a permis au RCT de ne pas voir ses démons le rattraper quand il n’a pas réussi à concrétiser, ou quand il s’est retrouvé mené par deux fois.

    Grâce, aussi, à des leaders retrouvés, à l’image de David Ribbans, élu homme du match, victime de « pépins physiques qui ne lui ont pas permis de faire des performances comme celle-ci. Ce n’était pas faute de vouloir. » Mais aussi Charles Ollivon, qui « a fait un grand match », ou Ben White et Thomas Albornoz, au sein d’une « charnière (qui) a été exceptionnelle ».

    Ce succès, Antoine Frisch veut « s’en servir pour repartir sur une dynamique positive ». « Un nouveau défi arrive, il faut reproduire cette performance », soutenait Junior Kpoku. Un élan dans lequel doit s’inscrire un peuple toulonnais en liesse samedi. Pierre Mignoni l’a rappelé : le club a besoin d’un public « toujours solidaire dans les moments difficiles. Sans ça, tu ne peux pas survivre. » Car si certains l’ont trop vite enterré ces dernières semaines, Toulon n’est pas mort.

    Toulon perd Priso

    Coup dur pour le RCT. Le club va devoir se passer de Dany Priso pour une très longue période. Le pilier international français s’est blessé en fin de rencontre face aux Stormers. Il souffre d’une rupture totale d’un tendon d’Achille. Sa saison est terminée et la prochaine fortement compromise.

  • L’Europe pour respirer ?

    L’Europe pour respirer ?

    Les semaines se suivent et se ressemblent sur la Rade. Encore défait sur la pelouse de l’avant-dernier Perpignan samedi dernier
    (36-20)
    , le RCT vient d’enchaîner cinq matches sans victoire. Et donne l’impression de ne pas trouver les ressorts qui lui permettraient d’inverser la tendance, après une nouvelle tentative d’électrochoc incarnée par un stage dans les Pyrénées-Orientales la semaine dernière. Dès lors, quels leviers peuvent encore être activés ? « Il nous en reste », veut encore croire Pierre Mignoni, à qui on ne saurait reprocher la combativité en ces temps difficiles. « On continue à travailler dans l’ombre, à se taire et à essayer de trouver des solutions, l’énergie. On en a besoin. C’est contradictoire, avec, malheureusement, l’image qu’on donne en ce moment. »

    Dans cette voie de garage, la Coupe d’Europe peut-elle apporter la fraîcheur mentale qui fait cruellement défaut aux Rouge et Noir ? « On a un matelas de confiance qui est faible. Quand on loupe, on peut vite se recroqueviller, tenter moins de choses. Ça peut nous faire du bien, mais il faut gagner face à un très bel adversaire », acquiesce leur homme fort. « C’est une autre compétition, tout est différent. C’est une bonne opportunité de retrouver de la confiance », pousse aussi en ce sens le capitaine David Ribbans.

    « Besoin d’être soutenus »

    Une rencontre qui symbolise aussi le fait que tout n’est pas à jeter dans cette saison à la tournure décevante, positive Pierre Mignoni : « Il ne reste pas beaucoup d’équipes dans la compétition, ça montre qu’on a fait le boulot. On a fini deuxième de notre groupe. Ça nous donne la possibilité, et c’est génial, de recevoir un huitième de finale, pour la deuxième fois de rang. »

    Ce sera également l’occasion de redonner du baume au cœur à un public gagné par la morosité ambiante : « Je comprends leur inquiétude. L’avenir, je le prépare à court, moyen et long termes. Il faut garder espoir, changer des choses, et je vais en changer », promet-il, demandant, en attendant, de l’unité : « On a besoin de se sentir soutenu, même si on ne le mérite pas toujours. Le but est de revibrer tous ensemble, à travers ce match. Mais derrière, il restera des matches. »

    Et pour remettre un peu de soleil dans les têtes, l’entraîneur toulonnais pourra compter sur le retour des internationaux, au repos – en décalé – après le tournoi des VI Nations : « On a besoin de Charles Ollivon, de sa fraîcheur. Je l’ai senti très impliqué. J.-B. (Gros) aussi. C’est l’un des plus grands piliers du club. Il fait partie de ces grands joueurs. On a besoin du niveau qu’il a montré durant le Tournoi des VI Nations. » Avec ses leaders en forme, Toulon pourra croire en ses chances.

    Villière et Jaminet pas retenus

    Pierre Mignoni a fait le choix de se passer des services de deux internationaux, Gabin Villière et Melvyn Jaminet, pourtant disponibles. De même pour Mateo Garcia, plus apparu depuis le 17 janvier, lors du dernier match européen à Gloucester.

    Saison terminée pour Ludlam

    Coup dur pour le RCT. Sérieusement blessé à l’épaule gauche sur son essai marqué samedi dernier à Perpignan, Lewis Ludlam va être opéré la semaine prochaine. L’international anglais sera indisponible deux à trois mois et manquera la fin de saison.

    TOULON – LE CAP

    8e de finale de Champions Cup

    Samedi 4 avril, à 16h.

    Lieu : Stade Mayol, à Toulon

    Arbitre : Christophe Ridley (ANG)

    TOULON : Domon – Dréan, Brex, Frisch, Tuicuvu – Albornoz, White – Shioshvili, Ollivon (cap), Kpoku – Ribbans, Mézou – Sinckler, Baubigny, Gros.

    LE CAP : Gelant – Willemse, Nel (cap), Du Plessus, Zas – Matthee, Reinach – Roos, Dayimani, De Villiers – Evans, Smith – Fouché, Venter, Kebble.

  • Redressement attendu pour Provence Rugby à Brive

    Redressement attendu pour Provence Rugby à Brive

    Remi Ladauge est arrivé mine fermée, ce mercredi, en conférence de presse. Pour cause, Provence Rugby n’a plus gagné depuis le 13 février et une victoire 35-34 contre Oyonnax. Cette rencontre était déjà un petit miracle en soi, tant les Aindinois ont joué de malchance. Depuis, quatre défaites de rang pour des Provençaux, bien mal en point alors que le sprint final de la saison régulière a déjà commencé. Les hommes de Philippe Saint-André sont ressortis frustrés du match contre Colomiers, la semaine dernière. Un succès les aurait propulsés dans le top 2, mais ils sont au contraire légèrement largués par le club de la banlieue toulousaine.

    Une série qui donne inévitablement mal au crâne aux Aixois. « C’est une grosse remise en question. Je pense que, depuis que je suis au club, je n’ai jamais vécu quatre défaites consécutives. On est sur une saison en dents de scie, j’espère que des jours meilleurs nous attendent », déclare l’entraîneur de la défense. Justement, Remi Ladauge trouvait son équipe plus concernée et prête à tout donner pour s’imposer, ce vendredi soir (21h), à Brive. « Durant la semaine, j’ai senti une équipe prête à y aller. On a des bons mecs, ils vont s’envoyer comme des lions. On verra ce qu’il en ressortira. »

    « Relancer

    une concurrence »

    Certains lions de Provence vont, eux, rester à la maison pour ce déplacement en Corrèze. En effet, de nombreux changements ont été effectués pour faire face à Brive. Un choix loin d’être anodin de la part de l’encadrement. « Le match contre Mont-de-Marsan sera aussi décisif, donc on a fait le choix de préserver certains joueurs et de relancer une concurrence à certains postes », explique Ladauge. Place à la jeunesse notamment, avec Baptiste Lenoir et Paul Cellio-Zwiler, aperçu lors du Grand Chelem des Bleuets aux VI Nations U20, dans le groupe contre le CAB.

    Même avec un turnover important pour cette 25e journée de Pro D2, l’objectif est bien de l’emporter à Brive. Large vainqueur au match aller (25-3), Provence Rugby a les armes pour rompre cette série et sait à quoi s’attendre face aux Corréziens. « Il faudra être patient sur le plan défensif, car c’est une équipe puissante qui voudra aller en zone de marque », appuyait Rémi Ladauge.

    25e journée de Pro D2

    Stade Amédée-Domenech (21h00)

    Arbitre : Benoît Rousselet

    BRIVE : Olding – Tisseron, Krone, Shvelidze, Lefranc – Shillcock, Galthie – Venter, Lawes, Marais – Herbst, Usarraga – Affane, Da Silva, Chauvac

    PROVENCE : Drouet – Tui, Galletier, Lucas, Cellio – Soulan, Noble – Pinheiro Ruiz, Zinzen, Belhadj – Van Eerten, Portat – Francis, Sauveterre, Nostadt

  • Retour gagnant à Marseille pour l’impériale Chloé N’Gazi

    Retour gagnant à Marseille pour l’impériale Chloé N’Gazi

    Deux joueuses rêvaient de fouler la pelouse du Vélodrome sous les couleurs olympiennes, mais l’ont désormais fait en portant le maillot de l’équipe vainqueure. L’attaquant américaine Ashley Clark, ex-capitaine et serial-buteuse de l’OM Féminines entre 2021 et 2024, qui a récemment fait son retour dans l’Hexagone après une saison aux États-Unis et un bref passage en Islande, puis la gardienne algérienne Chloé N’Gazi (29 ans), présente dans l’effectif durant l’année civile 2025. « Franchement, c’était parfait. C’est passé comme prévu », se réjouit la portière montpelliéraine, auteure d’un grand nombre d’arrêts face aux nombreux assauts de l’attaque phocéenne. « J’avais de la pression, c’est normal de revenir dans son ancien club et en plus de jouer au Vélodrome devant tant de personnes. Mais je suis contente, on a répondu présentes en tant qu’équipe et ça fait du bien à la confiance », confie celle qui a rêvé toute la semaine de ce rendez-vous.

    Montpellier survit jusqu’au bout

    Sa prestation sur la mythique pelouse du stade Vélodrome a amplement contribué à la victoire des Héraultais, en grand danger dans la lutte pour le maintien avec Saint-Etienne et Lens. « Je me suis préparée mentalement pour faire un bon match, surtout pour gagner les trois points parce qu’on en a besoin. On a un objectif maintenant et c’est le plus important. J’ai mis de côté tout ce qui a pu se passer avant, tout ce qui a pu être dit et on a fait le boulot », souligne N’Gazi, persuadée que la courte défaite face au Paris Saint-Germain, la semaine dernière, leur a mis « un coup derrière la tête la semaine dernière ». « Je pense qu’on a fait preuve de sagesse en se remettant vite au travail, en oubliant ce qui s’était passé, en gardant seulement le positif. Et aujourd’hui, je pense qu’on a montré qu’on avait quand même du mental, qu’on n’est pas encore mort et que tout est encore possible. En tout cas, nous, on veut y croire et on travaille pour ça », ajoute l’internationale algérienne aux 23 sélections. Elle tient d’abord à se concentrer sur la fin de saison avec Montpellier, avant de songer à la Coupe d’Afrique des Nations féminine qui a été reportée du 25 juillet au 16 août 2026.

  • Toulon s’enfonce dans la crise avec un revers à Perpignan

    Toulon s’enfonce dans la crise avec un revers à Perpignan

    Encore une chute pour le RCT. En déplacement à Perpignan samedi après-midi, les Rouges et Noirs ont connu leur dixième défaite de la saison, lors de cette 20e journée de Top 14. La quatrième lors des cinq dernières rencontres en championnat. « Ça va être dur de vous parler comme ça, à chaud… On s’était bien préparés pourtant », a lancé l’ailier toulonnais Mathis Ferté en peinant à trouver ses mots pour exprimer cette situation dramatique. « À la mi-temps, on s’est dit que ce n’était pas possible. On ne s’envoyait pas, on n’avait pas d’énergie. Sans révolutionner le rugby, il fallait au moins mettre du combat », poursuit le jeune homme de 22 ans, titularisé pour la 18e fois de la saison. Le groupe varois a complètement perdu pied depuis quelques semaines et se retrouve aspiré dans une spirale négative infernale. « Oui, l’équipe a perdu confiance, bien sûr », a reconnu le manager Pierre Mignoni, qui n’arrive pas à expliquer comment ses protégés ont pu réaliser une telle prestation après un stage de quatre jours dans le Pays catalan. « C’est une période difficile, tous les clubs en traversent, les joueurs en ont connu tout au long de leur carrière. C’est dans ces moments-là qu’on voit les hommes. On parle beaucoup de talent. Mais il faut avant tout du cœur », a-t-il martelé.

    Le Top 6 s’éloigne

    Si la première mi-temps s’est avérée désastreuse pour les Toulonnais, avec un essai aplati seulement contre trois pour les Perpignanais, la deuxième période a été, en revanche, plus intéressante pour les Rouges et Noirs. Les troisièmes ligne ont parfaitement joué leur rôle : le jeune géorgien Mikheili Shioshvili, puis l’international anglais Lewis Ludlam avaient permis au RCT de revenir à quatre longueurs des locaux à une vingtaine de minutes de la sirène. Mais l’USAP possédait encore l’énergie nécessaire pour mettre un dernier coup d’accélérateur dans les dernières minutes de la partie. « Bizarrement, les choses se sont remises un peu dans l’ordre », a constaté Pierre Mignoni, conscient que le momentum d’une saison peut basculer en un clin d’œil. Pour autant, le top 6 tant convoité afin de disputer les play-offs et espérer retrouver la Champions Cup la saison prochaine s’éloigne de plus en plus. « Au-delà de ça, quel visage on veut montrer pour cette fin de saison ? Est-ce qu’on veut se battre pour aller chercher quelque chose ? », s’est interrogé le manager perdu.

  • La grande fête vire à la désillusion sportive pour les Olympiennes

    La grande fête vire à la désillusion sportive pour les Olympiennes

    Elles ont quitté la pelouse la tête basse, avec le sentiment de ne pas avoir été à la hauteur de l’événement.

    Pour leur première historique au Vélodrome, samedi soir, les Marseillaises se sont inclinées face à Montpellier, pourtant lanterne rouge de l’Arkema Première Ligue. « Il y a tellement de déception », confie l’entraîneuse Corinne Diacre, quelques instants après le coup de sifflet final, consciente qu’il « vaut mieux tourner trois fois sa langue dans sa bouche » à chaud. « Il y avait beaucoup d’enjeux sur ce match, à deux niveaux : sportif et organisationnel. On est passées à côté de l’enjeu sportif. En revanche, sur l’aspect organisationnel, on peut remercier les 35 000 spectateurs qui se sont déplacés. Mais pour l’instant, on n’a pas trop la tête à faire la fête », poursuit-elle. La technicienne phocéenne estime que l’ensemble du groupe, elle comprise, n’a pas été à la hauteur du rendez-vous, tant individuellement que collectivement. Un sentiment partagé par ses joueuses. « Personnellement, je me sens honteuse », lâche la capitaine Tess Laplacette.

    Trop de pression

    La défenseure de 26 ans, originaire d’Hyères, tenait à faire bonne figure devant les 35 000 spectateurs venus les encourager. « On prend deux buts en début de chaque mi-temps. C’est une faute professionnelle. On ne va pas se voiler la face », ajoute-t-elle, en référence au contre-son-camp d’Inès Kbida dès la 40e seconde de jeu, puis au but de la jeune Justine Rouquet à la 49e minute. « Au final, j’avais raison quand je disais que les cinq premières minutes de chaque mi-temps sont déterminantes, surtout dans des événements comme celui-ci. On n’a pas su gérer la pression. On n’a pas su être à la hauteur. L’adversaire était largement à notre portée », ajoute Laplacette, persuadée que son équipe a « manqué de mouvement, de courses et de qualité technique », malgré plusieurs occasions franches, dont la réduction du score signée Mathilde Bourdieu (51e). « On ne fait pas un non-match. On peut avoir des regrets, mais on est plus déçues qu’en colère. La pression et le double enjeu ont joué aussi », analyse la milieu de terrain expérimentée Laura Bourgouin, déjà tournée vers les trois dernières journées, qui s’annoncent décisives dans la course au maintien.

  • Top 14 : face à un RCT en méforme, l’USAP va jouer le coup à fond

    Top 14 : face à un RCT en méforme, l’USAP va jouer le coup à fond

    Avant-dernier du Top 14 avec 19 points, soit 12 de plus que la lanterne rouge montalbanaise, l’Usap devra remporter tous ses matches avec bonus et voir Bayonne ne prendre aucun point pour se sauver sans passer par les barrages. Mission impossible, donc. L’objectif pour les Catalans est désormais, de fait, de prendre un maximum de points pour consolider sa 13e place, et empêcher Montauban de revenir.

    D’autant qu’après leur défaite face au LOU samedi dernier (28-32), les hommes de Laurent Labit ont vu leur objectif de rester invaincus à Aimé-Giral jusqu’en fin de saison s’envoler, eux qui restaient sur trois victoires (dont une face à Toulouse) et un nul en Challenge Cup. « On perd de peu, on se le perd nous-mêmes. L’équipe est très revancharde. On va essayer de faire le meilleur match possible pour gagner », prévient l’ailier Théo Forner, pour qui cette fin de saison doit justement servir à peaufiner « les réglages et arriver à l’access match avec beaucoup de confiance ».

    Dans cette optique, le RCT semble être un adversaire idoine : « S’ils veulent rester dans le top 6, il faut qu’ils aillent chercher des matches à l’extérieur, donc c’est un déplacement qui compte pour eux », déroulait Mathieu Cidre, l’entraîneur des avants perpignanais, sur l’antenne d’Ici Roussillon. « On a travaillé sur cette équipe de Toulon. J’ai présenté le contexte aux joueurs. Une fois qu’on le connaît, il faut mettre l’énergie sur l’équipe pour préparer ce match au mieux, gagner et laver cette défaite contre Lyon. » Le piège est tendu.