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  • L’OM ne le méritait pas

    L’OM ne le méritait pas

    Comme le 28 janvier dernier à Bruges, l’orientation de la suite de la saison marseillaise s’est jouée ailleurs.

    En la Ligue des Champions, c’est un but improbable face au Real d’Anatolyi Trubine, le gardien de Benfica, qui qualifiait les Portugais pour les barrages, aux dépens des Olympiens. À la veille de la première trêve du championnat, si l’OM ne la passera pas en position de lanterne rouge, c’est grâce à la victoire de Toulouse face au Havre (3-2) qui hérite de cette position peu enviable.

    Néanmoins, lorsque François Letexier donnait le coup d’envoi du match de toutes les peurs face au PSG, les Olympiens étaient avant-derniers de la Ligue 1. Les victoires d’Auxerre et Nice, plus tôt dans la journée aux dépens de Brest et Lille, les ayant repoussés dans la zone rouge. Le seul moyen de ne pas y passer les trois semaines de parenthèse et s’éviter trop de gamberger était donc de réussir un coup face au double champion d’Europe.

    Si cela était loin d’être acquis, même face à des Parisiens encore en rodage, la première période s’est révélée plus équilibrée. Seul point noir de cet acte 1, la blessure d’Igor Paixão. Tandis que sur la même action, Amine Gouiri et Amine Harit manquaient l’ouverture du score, alors que le Virage sud voyait déjà le ballon au fond du but de Matvei Safonov (38).

    Même cacochyme, l’OM semblait en mesure de s’offrir l’exploit de son début de saison. S’offrant même une autre balle de but après l’heure de jeu. Que la maladresse de Neal Maupay ne permettait pas de concrétiser (62).

    Le but marseillais venait quelques minutes après que Ferran Torres ait refroidi le Vélodrome. L’égalisation d’Angel Gomes déclenchait une éruption de joie dans le Vélodrome. Mais l’espoir devait être rapidement douché par un nouveau but opportuniste, signé Marquinhos, avec dans la foulée un carton rouge brandi sous le nez de Timothy Weah, pour un second avertissement.

    Menés et réduits à dix, les Phocéens voyaient arriver une nouvelle défaite qui va leur faire passer les trois semaines de trêve dans la peau d’un relégable.

    OM 1 (0)

    PSG 2 (0)

    5e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (61 499 spectateurs)

    Arbitre : F. Letexier

    Buts : Gomes (70), pour l’OM, Torres (66), Marquinhos (73) pour le PSG.

    Avertissements : Weah (32), Abdallah (80), Gomes (90) à l’OM, Nuno Mendes (39) au PSG

    Exclusion : Weah (77) à l’OM.

    OM : de Lange – Weah ( c ), Egan-Riley, Aguerd, Emerson (Garcia, 85) – Höjbjerg, Abdelli (Bezahaf, 85) – Harit (Abdallah, 63), Maupay (Moimbagna, 85), Paixão (Gomes, 30) – Gouiri.

    Entraîneur : B. Genesio

    PSG : Safonov – Zaïre-Emery, Marquinhos ( c ), Pacho, Nuno Mendes – Ruiz (Akliouche, 65), Vitinha, Neves – Doué (Beraldo, 79), Dembélé (Godts, 79), Kvaratskhelia (Torres, 60).

    Entraîneur : L. Enrique

    C’est la trêve

    La Ligue 1 va faire relâche trois semaines. « Nous allons pouvoir en profiter. Il y aura du repos, puis du travail individuel pour corriger les manques. Cela peut être une bonne période », indique Bruno Genesio. L’entraîneur de l’OM a également confirmé le match amical contre Montpellier. Ce sera le samedi 3 octobre, au stade Francis-Turcan de Martigues.

  • [Rugby – Top 14] Toulon ne cède pas à l’urgence

    [Rugby – Top 14] Toulon ne cède pas à l’urgence

    Il n’y a pas le feu à la rade. C’est en substance le propos que l’on entend dans les couloirs de Mayol, où les hommes de Pierre Mignoni se sont entraînés, jeudi matin, comme pour se rassurer et se réapproprier leur antre, autrefois imprenable, et dans laquelle ils ont déjà chuté, samedi dernier, pour leur premier match à domicile de la saison face au Stade Rochelais (20-21). Un deuxième revers d’un point en autant de matches, après celui concédé en ouverture de la saison, à Bayonne (27-26), qui vient déjà mettre en branle les objectifs de solidité à la maison annoncés avant le début du championnat.

    « Ce n’est pas le départ qu’on voulait faire. Seul le résultat compte, j’aurais préféré gagner ce match, mais ce n’est pas la fin du monde, on va se reprendre le plus vite possible », tempère le directeur du rugby toulonnais, qui ne veut pas céder au catastrophisme : « Il ne faut pas faire l’erreur de tout dramatiser, de tout vouloir révolutionner après deux matches. On n’a perdu que d’un point. Peut-être que si on avait eu le ballon à la dernière touche, on aurait levé les bras à la fin. Il en manque sur des secteurs précis, mais on n’est pas à 10 km, sur des défaites qui font mal. On prend à chaque fois un point qui va compter. » Cela, face à « l’équipe qui est, pour moi, la plus en forme du moment ».

    Le constat sera-t-il différent si le RCT (2 points au classement) venait à enchaîner un troisième revers, ce samedi, à Castres (4 points) ? Peut-être, d’autant que les Toulonnais ne sont plus imposés à Pierre-Fabre depuis 2019. « Ce n’est pas un club qui nous réussit ces dernières saisons. C’est une équipe dure à jouer, très complète. On sera attendu, eux aussi ont besoin de se racheter. Ce sera un match très disputé, comme d’habitude », prévoit Pierre Mignoni.

    Albornoz de retour

    Pour répondre à ce défi, Franck Azéma et Pierre Mignoni vont opérer plusieurs changements dans le quinze de départ, confirme ce dernier : « Certains étaient prévus car des garçons méritent de jouer, d’autres car on n’était pas contents des prestations. Avec ces changements, on doit continuer à s’accrocher, même encore plus fort, pour rivaliser avec Castres. »

    L’un d’entre eux est très attendu : le retour de Tomas Albornoz, suspendu lors des deux premiers matches pour un comportement intimidant envers l’arbitre d’Argentine-Angleterre, cet été. « J’en ai parlé avec lui. C’est un garçon calme à l’intérieur, mais c’est un gros compétiteur. Il a mal réagi, ça nous arrive à tous », le défend son entraîneur, avant tout heureux de retrouver un joueur qui « dynamise l’équipe, accélère le jeu. On essaie de jouer pareil avec ou sans lui, mais on est content de le récupérer. Il a beaucoup d’excitation. Il a eu une semaine de plus pour travailler et se régénérer, il est en forme ». Une éclaircie dans un ciel toulonnais quelque peu nuageux.

    Ludlam capitaine

    En l’absence de David Ribbans, toujours trop juste, et de Gaël Fickou, laissé au repos, Lewis Ludlam sera le capitaine toulonnais, ce samedi. « C’est important d’officialiser ce capitanat, car il est très légitime. Il parle français, il est très bien intégré. Après cinq mois sans jouer, il a joué 70 minutes contre La Rochelle, sans préparation, c’est remarquable. Il va amener beaucoup d’énergie. Quand il est là, il est écouté et suivi. Quand il n’est pas là, il impacte les autres », ne tarit pas d’éloges Pierre Mignoni. « Le plus important, c’est la performance sur le terrain. En tant que capitaine, il ne faut pas juste parler, il faut faire », a rappelé le principal intéressé.

  • Andrea Pontanier, un nouveau guerrier pour Provence

    Andrea Pontanier, un nouveau guerrier pour Provence

    Il est l’un des nouveaux visages de Provence Rugby et le stade Maurice-David va devoir apprendre à le connaître. Andrea Pontanier a débarqué à Aix, au cœur de l’été, et s’affirme déjà comme un maillon important de la rotation provençale. Transfuge de Valence Romans Drôme Rugby (VRDR), le pilier gauche retrouve déjà son ancien club à l’occasion de la 4e journée de Pro D2. Des retrouvailles express et des émotions à gérer au moment de revenir dans la Drôme.

    « Excité. Excité de montrer qu’aujourd’hui, j’appartiens à Provence, excité de rejouer, puisque c’est toujours sympa de retourner là-bas. C’est un club qui a beaucoup compté pour moi. Mais j’essaie de faire un peu abstraction de tout ça, il faut rester lucide, rester concentré sur son job », confie le joueur de 24 ans.

    Lui-même se méfie de son ancienne équipe, qui avait terminé à une surprenante 5e place, la saison dernière. Une formation bien structurée, qui semble sur le bon chemin. « J’ai essayé de donner quelques infos que je connais par rapport à cette équipe. Après ils ne sont pas bêtes, ils ont dû se douter de ça, donc ils ont dû s’adapter, changer quelques tactiques on va dire. C‘est un club qui est ambitieux, qui travaille bien, qui se structure bien, avec des présidents qui mettent tout en œuvre. »

    « Un vrai professionnel »

    Andrea Pontanier est connu pour être un bourreau de travail et poursuit sa progression pour atteindre le but qu’il s’est fixé. Formé dans le Gard, aux Angles, le néo-Aixois ne se pose pas vraiment de limites et apprécie la forte concurrence sur son poste. « C’est ce que je recherchais, j’ai un peu quitté Valence, parce que, moi, mon rêve est de jouer en Top 14, donc pour moi, Provence était le projet le plus structuré, le meilleur projet pour atteindre cet objectif et monter avec eux, explique Pontanier. Je me demande même si, en Top 14, certains clubs sont aussi bien structurés que Provence. »

    Rémy Ladauge a appris à connaître son pilier gauche depuis son arrivée il y a deux mois. L’entraîneur de la défense évoque « un garçon plein d’énergie, un taiseux, qui ne parle pas pour rien dire ». Jamais dans la demi-mesure, l’ex-joueur du VRDR est donc quelqu’un sur qui on peut compter dans une équipe, avec un projet ambitieux. Sa place paraît toute trouvée à Provence Rugby. « C’est un vrai professionnel. Il bosse dur, on est content de l’avoir, de pouvoir compter sur lui et sur son énergie », poursuit Rémy Ladauge. Ce vendredi, face à une vieille connaissance, Andrea Pontanier ne compte pas faire de sentiments.

    VALENCE – PROVENCE

    4e journée de Pro D2

    Stade Georges-Pompidou (19h30)

    Arbitre : Benoît Rousselet

    VALENCE : Roziere – Marsan, Dupont, Guillomot, Randle – Meret, Rodor – Real, Spanderashvili, Bruchet – Fabregue, Suaud – Milasinovich, Marco-Pena, Trauth

    PROVENCE : Vareiro – Tui, Bituniyata, Finau, Drouet – Trouilloud, Coville – Jalagonia, Gambini, Youyoutte – Rodda, Zafra – Cotet, Giudicelli, Pontanier

  • L’OM n’a pas tenu la distance face à Besiktas

    L’OM n’a pas tenu la distance face à Besiktas

    Premier constat, Bruno Genesio avait promis du changement, il en a effectué. Avec notamment la présence de Keyliane Abdallah. Après seulement quelques bribes de matches en Ligue 1, le minot étrennait sa première titularisation. Comme Jérémy Gavanon avant lui, appelé dans le but marseillais lors d’un duel décisif face au Partizan Belgrade en Ligue des Champions le 9 décembre 2003 dans un contexte tout aussi compliqué qu’à Istanbul, c’est à tout juste vingt ans qu’il a vécu son baptême du feu en coupe d’Europe. Il était d’ailleurs le premier Olympien à chauffer les gants d’Alexander Nübel, après une entame tonitruante des Stambouliotes.

    Déjà buteur contre Strasbourg, lors de la première journée de Ligue 1, Keyliane Abdallah devait signer ses débuts continentaux en y allant de son but, à la demi-heure de jeu.

    Cela aurait pu être parfait pour l’OM s’il n’y avait eu les habituelles petites erreurs qui plombent l’entame de saison phocéenne et championnat. Avec des pertes de balle trop rapides. Dont une avait permis à Junior Olaitan d’envoyer Ilhan Fakili ouvrir le score. Toutefois, le jeu marseillais ne se délitait pas, et l’égalisation était des plus logiques.

    Elle a même coupé les ailes des aigles noirs, qui ont eu du mal à se retrouver. Jusqu’à cette occasion de leur capitaine Orkun Kökçü, que Jeffrey de Lange sortait de manière magistrale juste avant le repos.

    L’OM avait su contenir, puis tenir face à un Besiktas pas toujours inspiré dans son utilisation du ballon. Allant jusqu’à semer le doute chez leurs adversaires.

    Trois minutes infernales

    Des adversaires qui se remplumaient juste avant l’heure de jeu. En trois minutes, la défense phocéenne retombait dans ses travers, laissant Vaclav Cerny puis Michaël Murillo creuser l’écart, juste avant l’heure de jeu. Après avoir été proches du KO, les Stambouliotes venaient de renverser la vapeur, infligeant un double coup d’assommoir à un OM payant cash la moindre erreur.

    La galère phocéenne se dirigeait vers un nouveau naufrage dans le Bosphore, le troisième en quatre passages sous la Sublime Porte. Les entrées d’Amine Gouiri et Igor Paixão n’y changeaient rien. La dynamique de la fin de match était dans le berceau de Besiktas. Alors que les Marseillais n’avaient plus d’énergie.

    Besiktas 4 (1)

    OM 1 (1)

    1re journée de Ligue Europa

    Stade Tüpras (40 000 spectateurs environ)

    Arbitre : A. Colombo (ITA).

    Buts : Faklili (15), Cerny (56), Murillo (59), Poku (81) pour Besiktas, Abdallah (30) pour l’OM.

    Avertissements : Agbadou (10) à Besiktas, Harit (72) à l’OM.

    BESIKTAS : Nübel – Murillo, Agbadou (Djalo, 46), Töpçu, Ouattara – Olaitan (Miretti, 83), Ozcan, Kökçü ( c , Ndidi, 71) – Cerny (Poku, 70), Vlahovic, Fakili (Ho, 83).

    Entraîneur : V. Italiano

    OM : de Lange – Weah ( c ), Egan-Riley, Cornelius (Aguerd, 67), Garcia (Emerson, 58) – Höjbjerg, Gomes (Paixão, 58), Abdelli – Abdallah (Mmadi, 83), Maupay (Gouiri, 67), Harit

    Entraîneur : B. Genesio

    Lyon avait montré la voie aux Marseillais

    L’OM n’est pas le seul club français engagé en Ligue Europa.

    Lyon et Rennes sont également dans la course de la phase principale de la compétition. Ces deux équipes ont aussi débuté par un déplacement. Hasard du calendrier, c’est face à des prochains adversaires des Phocéens qu’ils étaient opposés.

    Lyon était à Anderlecht, au Parc Astrid, de triste mémoire pour l’OM, les Gones se sont imposés 2-1.

    Rennes était à Graz, où les Bretons se contentent d’un nul (0-0). Franck Haise, l’entraîneur rennais, y dirigeait son 17e match européen, et n’a toujours pas connu la victoire.

    M.Ga.

  • Plan-de-Cuques confirme et bat facilement Saint-Maur

    Plan-de-Cuques confirme et bat facilement Saint-Maur

    Manon Loquay et ses coéquipières ont tenu leur rang. Sept jours après l’exploit face à Brest, Plan-de-Cuques a assuré une nouvelle victoire en s’imposant 26-18 contre la Stella Saint-Maur, mercredi soir. Une bonne note avant une trêve internationale de trois semaines.

    Gérer l’absence de Nele Antonissen, blessée à l’épaule gauche, était un petit défi pour les Guerrières. La meilleure buteuse du championnat la saison dernière possède un talent créatif bien au-dessus de la moyenne et aimante les ballons lorsqu’elle est sur le terrain. La Belge étant à l’infirmerie, il a fallu que le HBPC s’adapte, dans un premier temps, à jouer sans elle. Les ailières ont été les premières à trouver les filets, avec deux buts de Lola Berrais, puis deux autres de Justine Martel. Le début de partie était loin d’être parfait, avec Saint-Maur prenant l’avantage rapidement.

    Ensuite, les locales ont su bloquer les espaces pour que les buts se fassent plus rares pour les Franciliennes. L’écart n’a pas pour autant gonflé grâce au travail de Marie Lachat dans la cage adverse. Score à la pause : 13-11.

    Nouvelle entrée réussie

    de Boudekhane

    Mais, heureusement pour les joueuses d’Angélique Spincer, la tendance s’est immédiatement inversée à la reprise. L’entrée de Lorine Boudekhane devant la cage, dans la lignée de sa prestation contre Brest, a permis au HBPC de prendre le large rapidement. Cinq petits buts concédés en 20 minutes, une nouvelle performance majeure, même si le calibre de la formation affrontée était moindre cette fois. La coache des Plan-de-Cuquoises a également ouvert son banc, après avoir fait peu tourner lors du premier acte.

    Nous avons vu Laurie Puleri entrée sur le terrain, tout comme Tatiana Elisme, de retour de blessure. Héroïne face aux Brestoises avec son but à la dernière seconde, Beatriz Sousa a également été précieuse pour sécuriser un second succès consécutif. La Stella Saint-Maur n’a pas tenu sur la durée, un résultat on ne peut plus logique à la vue de la dynamique des deux équipes. Si les joueuses du centre de formation n’ont pas eu beaucoup de temps de jeu cette saison, l’arrière Zoé Auriac a pu participer aux dernières minutes de la rencontre.

    HBPC 26 (13)

    SAINT-MAUR 18 (11)

    4e journée de Ligue Butagaz Energie

    Gymnase des Ambrosis

    HBPC : Quiniou, Boudekhane – Martel, Puleri, Dembélé, Naal, Elisme, Loquay, Berrais, Nkindanda, Sousa, Kromoska, Perret, Auriac

    Entraîneur : Angélique Spincer

    SAINT-MAUR : Lachat, Lehuault-Parc – Assana, Gouamene, Genyah, Injai, Nilsson, Milosavljevic, Kpodar, Maurice, Pugliese, Delorme, Dapina, Touré, Pierre, Karamoko

    Entraîneur : Dragan Zovko

  • Il faudra que les Olympiens bossent fort face à Besiktas

    Il faudra que les Olympiens bossent fort face à Besiktas

    C’est une entrée en matière européenne compliquée qui attend le club marseillais.

    En difficulté en championnat avec trois défaites d’affilée avant de recevoir le Paris SG dimanche, l’OM transporte ses soucis d’effectif ce jeudi à Istanbul, pour y débuter face à Besiktas une campagne de Ligue Europa où ses ambitions sont floues.

    Les possibilités réelles de l’OM cette saison et la vraie valeur de son effectif ont d’ailleurs été les grandes questions de l’après-match samedi à Rennes. Marseille s’y est incliné (1-0), comme à Monaco (2 – 0) et contre le Paris FC (3 – 2), et Bruno Genesio a semblé vouloir lancer un appel à sa direction quant aux ambitions d’un club affaibli par un mercato à zéro recrue.

    Au club, on assure pourtant que les inquiétudes de Bruno Genesio sont audibles et que tout le monde reste « pleinement aligné ». Quant à faire un bilan sportif des premières semaines ou de définir des objectifs, ce ne sera certainement pas avant le terrible enchaînement Besiktas-PSG qui attend les Olympiens cette semaine.

    Or, dans ces conditions, le début de la Ligue Europa, que certains dirigeants du club étaient prêts à sacrifier au moment des discussions avec l’UEFA, semble un peu tomber comme un cheveu sur la soupe.

    Car le calendrier est sans pitié pour une équipe toujours privée de Geoffrey Kondogbia et Tochukwu Nnadi, qui donne régulièrement des signes de souffrance athlétique.

    Néanmoins, Bruno Genesio s’est montré positif. « C’est le bon moment pour nous, pour montrer que Rennes était un match d’espoir », a-t-il ainsi confié en conférence de presse. Pour lui, ce face-à-face avec Besiktas, c’est l’opportunité de « continuer à travailler, et garder le lien entre le staff et les joueurs. Il faut montrer aux joueurs que même si seul le résultat compte au haut niveau, nous avons montré des choses très intéressantes ». L’entraîneur olympien qui a surtout confirmé « qu’il y aura un mélange équilibré » dans son onze de départ. Avec en tête qu’il faudra que l’OM bosse fort pour réussir son entrée européenne à Istanbul.

    REPÈRES

    Les supporters marseillais punis

    L’OM sera privé du soutien de ses supporters au stade Tüpras. L’UEFA les a sanctionnés d’une interdiction de déplacement suite à l’usage un peu trop intense de fumigènes, lors de leur dernier déplacement à Bruges, en Ligue des champions. Ce qui n’empêchera pas le stade de Besiktas d’être à guichets fermés.

    Un minot appelé

    Avant de s’envoler pour Istanbul, Bruno Genesio a programmé une séance d’entraînement à La Commanderie. Parmi les joueurs convoqués figurait Antoine Valero, 18 ans.

    Trossard forfait

    Pour le coup d’envoi de sa saison européenne, Vincenzo Italiano pensait disposer de la totalité de son effectif. Mais, à l’heure de la dernière séance d’entraînement, l’international Belge Leandro Trossard a dû jeter l’éponge et est finalement forfait pour la réception de l’OM.

    Michaël Murillo règle ses comptes

    Le défenseur Panaméen, expédié à Besiktas en janvier dernier, a toujours une dent contre Roberto De Zerbi.

    Même si l’Italien n’est plus sur le banc olympien, Michael Murillo a tenu à revenir sur les conditions de son départ, lors de la conférence de presse d’avant-match. « Je crois que tout le monde a compris que j’ai eu un problème avec l’entraîneur, pas avec l’équipe ou le club. C’était personnel, d’une certaine manière, j’ai senti qu’il m’avait manqué de respect. Ils [les dirigeants de l’époque, ndlr] m’ont pratiquement obligé à quitter le club et c’est comme ça que je me suis retrouvé à Besiktas. »

    Il a aussi indiqué son sentiment sur le match d’ouverture de la saison européenne, et les enjeux pour son équipe. « Nous espérons réussir un bon résultat. La saison a très bien commencé pour nous. Nous avons obtenu des résultats importants qui nous ont donné confiance. » Quant à son ancienne, il confie, « j’ai vu la majorité des matches de l’OM. Elle reste une grande équipe avec des joueurs de grande qualité. »

    M.Ga.

  • Montpellier-Barcelone, une vieille histoire

    Montpellier-Barcelone, une vieille histoire

    Montpellier s’évalue depuis une vingtaine d’années sur l’échelle européenne. Et se mesure à la référence absolue : Barcelone, treize fois vainqueur de la Ligue des champions. Avec son air d’enfant terrible, longtemps incarné par le manager Patrice Canayer, il n’a eu de cesse de contester le maître.

    En quatorze confrontations, il y a eu des étincelles. Des coups de gueule, des coups de Jarnac, des histoires dignes d’une rivalité avec un grand frère épié. Qu’en sera-t-il jeudi 17 septembre à la Sud de France Arena pour les retrouvailles entre les deux clubs ?

    Novembre 2000. Le MHB trône sur le handball français. Il défie Barcelone, sextuple champion d’Europe. Le mythe. À cette époque-là, Puigségur, Golic, les frères Anquetil ou encore Jérôme Fernandez, aux origines catalanes, regardent le Barça avec des yeux envieux. Modèle de prestige, de rayonnement européen, d’identité de jeu. Ils rêvent d’imiter Masip, O’Callaghan, Barrufet…

    Le 11 novembre, ces deux mondes se croisent pour la première fois en Ligue des champions. Bougnol tremble. Et se moque des consignes de sécurité. Avec des spectateurs dans tous les coins, les coursives, les escaliers.

    Les vieux grognards du MHB marchent vers l’éternité. Ils accrochent le Barça (25-25). Ce nul majuscule les propulse, après une victoire fin décembre à Gdansk (Pologne), vers un premier quart de finale. En janvier, sept d’entre eux seront champions du monde. À Bercy.

    Deux ans plus tard, Jérôme Fernandez, métamorphosé au Mondial sous les coups de gueule de Daniel Costantini, file à Barcelone. Premier transfert d’une longue série : Dolenec, Fabregas, Richardson…

    2002. À l’aube de la saison, à Agde, Montpellier croise Barcelone pour un match tout sauf amical. Le MHB mène largement à quelques secondes de la fin. Patrice Canayer demande un temps mort. Et plonge dans une colère noire le mythique entraîneur catalan Valero Rivera (1984-2003).

    Dix mois plus tard, Montpellier décroche la lune. Et le Pampelune de Jackson Richardon. Il s’adjuge sa première Ligue des champions au bout d’une finale renversante. Battu au Pays basque (27-19), vainqueur au retour (31-19). Avec un attentat pas réprimandé de Greg Anquetil, onze buts de Michaël Guigou et les verres fracassés par Stefanovic, laissé sur le banc, au Trinque-Fougasse. Avec Karabatic, Guigou, Omeyer, Dinart, Burdet, Martini… : Le socle des Bleus qui vont dominer l’Europe et le Monde.

    2004. Un an après le sacre européen, et dix ans après son arrivée à la tête du club, Patrice Canayer est sur le point de quitter Montpellier. Pour Barcelone. Où le manager Joan Marin l’a choisi pour succéder à Valero Rivera. Tout le monde tombe d’accord en janvier lors de l’Euro en Slovénie.

    Au cours de l’été, Patrice Canayer signe son contrat à Perpignan. Un contrat suspendu aux élections à la tête du Barça. À la surprise générale, sur fond d’élan catalan, Joan Laporta accède au pouvoir.

    Suite à ce renversement politique, l’entraîneur et manager du MHB propose un gentlemen’s agreement. Et renonce à s’engager sur ce terrain miné. Sans réclamer la moindre indemnité.

    2018. Montpellier plane sur le championnat. En 8e de finale, il tombe sur le Barça. Avec Ludovic Fabregas entre présent et futur. Le pivot de l’équipe de France, éblouissant au Mondial en 2017, joue son ultime saison avec le MHB, son club formateur, avant de rejoindre Barcelone, non loin de sa ville natale : Banuyls (Pyrénées Orientales).

    Avec Fabregas, une tête au-dessus de tout, Montpellier ébrèche à Bougnol le roc européen (28-25). Au retour, au Palau Blaugrana, mené de six buts, à dix minutes de la fin, il s’incline de deux buts (28-26). Et écarte pour la première fois le Barça. La voie du titre est ouverte. Il assomme les Allemands de Flensburg, dompte le champion d’Europe : Vardar Skopje, puis Nantes. Entre dans la légende.

    2024. Ce diable de Canayer crache ses derniers feux. Au cours de l’hiver, le MHB s’impose à Barcelone (34-37), avec onze buts du Brésilien Bryan Monte. En quart de finale, il croise l’autre monument du hand européen : Kiel. Il désagrège les Allemands (39-30) à Bougnol, mais chute au retour sur les bords de la Baltique (31-21). Patrice Canayer ne reverra pas Cologne, ni le Final Four. L’empreinte de son palmarès s’accommode de ce dernier faux pas.

  • Coup de tonnerre : Plan-de-Cuques vainqueur de Brest !

    Coup de tonnerre : Plan-de-Cuques vainqueur de Brest !

    Parfois, les mots manquent tant l’exploit est majuscule, unique. La scène de liesse au moment du but victorieux de Beatriz Sousa est à graver dans l’histoire du club de Plan-de-Cuques. La jeune Portugaise est allée chercher un angle de tir improbable pour venir battre Floriane André et crucifier le monstre qu’est Brest dans le championnat de France (27-26). Le BBH n’avait plus perdu contre une équipe autre que Metz, l’autre géant, depuis le 19 avril 2023. Une rencontre face à Nantes perdue 22-29.

    Le HBPC s’est montré ambitieux dès le premier coup de sifflet de l’arbitre. Le BBH a eu du mal à entrer dans sa partie, étonnamment, avec une vitesse de jeu moindre et peu d’imagination en phase offensive. Les Bretonnes étaient en mode diesel, accélérant par moments, mais sans dominer comme elles ont l’habitude de le faire en championnat. Leur agressivité défensive a tout de même augmenté, posant des problèmes aux locales.

    Ces dernières ont compté jusqu’à 4 buts d’avance (10-6, 20e), notamment grâce aux parades d’Agathe Quiniou, formée au BBH. La gardienne de 25 ans a réalisé 4 parades cruciales, inscrivant même un but en cage vide. À la pause, Plan-de-Cuques menait 14 à 12, déjà un exploit face à l’équipe qui a terminé 4e de la dernière Ligue des Champions.

    Sang-froid maximum

    De toute évidence, le Brest Bretagne Handball s’est remis l’esprit à l’endroit durant cette pause de 15 minutes. La capitaine Oriane Ondono, plutôt absente lors du premier acte, a pris plus de poids, perturbant le secteur central bucco-rhodanien. Mais en face, la jeune Lorine Boudekhane a réalisé quelques prouesses, dont une double parade hors du commun à bout portant. À 12 petites minutes du terme, le score était de 22-22, laissant encore un espace pour créer l’exploit. Le temps-mort posé par Angélique Spincer a permis de conserver du sang-froid.

    Et il fut irrespirable avec un arrêt de Boudekhane dans la dernière minute et ces deux derniers buts de Sousa. Angélique Spincer avait du mal à trouver des mots après ce final en apothéose : « Il y avait une brèche, on savait qu’on pouvait les battre en début de saison, elles n’étaient pas encore prêtes. Demain (ce jeudi), c’est repos ! »

    Plan-de-Cuques 27 (14)

    BREST 26 (12)

    3e journée de Ligue Butagaz Energie

    Gymnase des Ambrosis

    Plan-de-Cuques : Quiniou, Boudekhane – Puleri, Berrais, Antonissen, Loquay, Dembélé, Naal, Auriac, Perret, Nkindanda, Kromoska, Martel

    Entraîneur : Angélique Spincer

    Brest : Depuiset, André, Joyet-Bondu – Mairot, Coatanea, Horacek, Delaye, Michalak, Lott, Borg, Ondono, Tshimanga, Smetkova

    Entraîneur : Tomas Hlavaty

  • Plan-de-Cuques pour déjouer tous les pronostics

    Plan-de-Cuques pour déjouer tous les pronostics

    Plan-de-Cuques Handball est au cœur d’un enchaînement infernal de matches. Après avoir affronté les vainqueurs en titre des deux principales Coupes d’Europe – Metz et Dijon -, Brest débarque aux Ambrosis pour un nouveau choc. Champion de France et 4e de la dernière Ligue des Champions, le BBH est une autre montagne difficile, voire impossible, à gravir. La semaine dernière, les Brestoises ont failli trébucher à Dijon, justement, ne s’imposant que 33-32 en Bourgogne.

    Ensuite, elles ont battu Besançon et les Norvégiennes de Sola, en Ligue des Champions, notamment grâce à leur paire de gardiennes. Ce sera l’un des matches dans le match, ce mercredi soir, contre Plan-de-Cuques. Chaque parade va compter, car, en face, un duo expérimenté débute cet exercice 2026-2027 sur les chapeaux de roues. Pour son entrée dans la Coupe d’Europe, les derniers remparts brestois ont brillé. 42% d’arrêts contre Sola et même 50% rien que pour Camille Depuiset, lorsqu’elle était sur le terrain.

    Cette dernière a offert la victoire à son équipe face aux Dijonnaises, stoppant un 11e et dernier tir à 9 secondes (à 44%). Face à Besançon, c’est l’autre internationale française, Floriane André, qui s’était illustrée avec 15 parades. Bref, la paire du HBPC Agathe Quiniou – Lorine Boudekhane aura fort à faire pour stopper les assauts adverses. Face à Metz et Dijon, elles ont réalisé 22 arrêts sur 91 tirs, soit un total de 24%. Il faudra placer la barre plus haut, même face à une équipe comme celle-ci.

    3e journée de Ligue Butagaz Energie

    Gymnase des Ambrosis (20h)

    HBPC : Quiniou, Boudekhane –

    Martel, Puleri, Dembélé, Naal, Antonissen, Berrais, Loquay, Perret, Sousa, Kromoska, Nkindanda

    BREST : Depuiset, André – Nocandy,

    Mairot, Tshimanga, Ondono, Borg, Lott, Delaye, Horacek, Smetkova, Coatanea.