Tag: match

  • Le RC Toulon doit confirmer ses progrès à Perpignan

    Le RC Toulon doit confirmer ses progrès à Perpignan

    Si son classement n’est pas encore conforme à ses ambitions, le RC Toulon va mieux depuis trois semaines. « Au-delà des trois victoires de rang, ce sont trois matches où on s’est vraiment engagé », constate avec satisfaction Cédric Béal, qui a pris de l’épaisseur dans la gestion de la défense du RCT depuis la démission de Pierre Mignoni. « On engrange de la confiance, donc on va s’appuyer là-dessus pour la suite, et petit à petit regagner des places. »

    Sur le terrain, les Rouge et Noir, à l’image de ce qui ressemblait à « un match référence » face à Pau, semblent avoir enfin trouvé la bonne formule, avec un plan de jeu « beaucoup plus clair pour tout le monde », affirme Jérémy Sinzelle, qui admet qu’en début de saison, « tout le monde n’était pas sur la même page. C’était ça notre problème, donc on a établi un plan de jeu qu’on évaluera dans 4, 5, 6 semaines si besoin ».

    « Les victoires à l’extérieur font les grandes saisons »

    Dans les grandes lignes : « Garder de l’énergie dans le camp adverse, moins jouer chez nous, en faisant du jeu plus direct, en essayant d’alterner le jeu d’avants et le jeu de trois-quarts », poursuit le centre toulonnais. « Après, on ajuste. Par exemple, contre Pau, on a joué long car ils étaient meilleurs que nous en l’air. »

    Mais pour rester dans la continuité, « il faut que les mecs prennent du plaisir, et on sent qu’ils en prennent », appuie Cédric Béal. Mais aussi, et surtout « que tout le monde soit concerné », dans une période marquée par l’absence de certains internationaux, et une cascade de blessures (voir repères). « Il faut cette émulation, et peu importe qui est sur le terrain, qu’il y ait le même niveau d’engagement. » L’opportunité aussi, pour « ceux qui restent, d’avoir leur chance, pour d’autres d’enchaîner ». Ils l’auront pendant deux semaines, à commencer par ce week-end, avec un périlleux déplacement à Perpignan, qui réalise un carton plein à la maison depuis le début de saison. « Ils sortent d’un très bon match à Toulouse », ajoute Cédric Béal. « C’est une équipe très forte à domicile, qui fait de grosses deuxièmes mi-temps et ose jouer au rugby, en se nourrissant des ballons portés et du jeu de trois-quarts. On connaît aussi ses vertus de combat et d’agressivité. »

    Le tout, dans la chaude ambiance d’Aimé-Giral, à laquelle les joueurs ont tenté de s’habituer en s’entraînant avec des haut-parleurs diffusant les chants des supporters catalans. « Pendant le match, on fait abstraction de ça », tempère toutefois Jérémy Sinzelle. Nécessaire pour confirmer les trois victoires de rang, en regagnant enfin à l’extérieur en Top 14, fait devenu trop rare à Toulon ces dernières saisons. « C’est la dernière chose qui nous manque. Ce sont souvent les victoires à l’extérieur qui font les bonnes saisons, pour l’instant on n’en a pas », note l’ancien Rochelais, prêt à se jeter dans la bataille, comme à Édimbourg, pour aller chercher un nouveau match référence.

  • Le style gothique des Amiénois a gâché le spectacle « maison » des Spartiates

    Le style gothique des Amiénois a gâché le spectacle « maison » des Spartiates

    Comme au théâtre, le deuxième acte est souvent le plus spectaculaire. Les Spartiates de Marseille n’ont pas dérogé au scénario, mardi soir sur leur glace, face aux Gothiques d’Amiens (2-3, après prolongation). Après un premier tiers-temps morne, Flavian Dair et Kévin Spinozzi ont frappé deux coups de brigadier. Mais le style baroque des Phocéens s’est retourné contre eux. Les Amiénois sont parvenus à réduire l’écart puis à égaliser en toute fin de deuxième période. Poussés en prolongation, les Spartiates ont fait face à leur Néron, du nom de Kieran Craig, auteur du but en or décisif au bout de 31 secondes de jeu seulement. Ils restent toutefois troisièmes de Ligue Magnus avec six points d’avance sur Chamonix.

    MARSEILLE 2

    AMIENS 3

    13e journée de Ligue Magnus

    Au Palais omnisports Marseille Grand Est (5 600 spectateurs)

    Tiers-temps : 0-0, 2-2, 0-0.

    Buts : Dair (29’), Spinozzi (31’) pour Marseille ; Girouard (33’), Seitz (40’), Craig (61’) pour Amiens

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Ishida, Coulaud (A), Spinozzi, Corvez, Cantagallo, Petersson – Joubert, Larinmaa, Colotti (C), Gradin, Dair, MacIntyre, Tavernier, Ivanov, Dufek (A), Da Costa, Limtong, Nilsson.

    Entraîneur : Luc Tardif

  • Face à la Section Paloise, le RC Toulon s’est offert « un match référence »

    Face à la Section Paloise, le RC Toulon s’est offert « un match référence »

    C’est le meilleur match depuis le début de saison. » Au sortir d’un succès bonifié d’ampleur face à une Section Paloise 2e du Top 14, et qui ne s’était inclinée qu’une fois, Maxime Petitjean, l’entraîneur du jeu au pied toulonnais, savourait la prestation aboutie de ses joueurs, qui ont « respecté ce qu’on voulait faire ». Avec, en particulier, « un grand coup chapeau aux avants qui ont dominé la rencontre. C’est plus facile de jouer quand ils sont dominants comme ça ».

    Ceux-ci ont souvent permis de mettre le RCT dans l’avancée. Mais aussi de défendre farouchement la ligne d’en-but en première période, lors d’une longue séquence paloise qui aurait pu changer le cours du match si elle avait été au bout. « On a mis beaucoup d’énergie en défense, on crée du turnuvoer, on joue plutôt bien, même si tout n’est pas parfait », résume Maxime Petitjean. Une qualité de jeu qui s’est traduite au tableau d’affichage. Les Rouge et Noir ont offert un festival offensif à leur public pendant 50 minutes, durant lesquelles ils ont parfois semblé irrésistibles, chaque attaque ou presque se concluant par un essai.

    « Faire preuve d’humilité »

    Une affaire de confiance ? « Oui, ça en fait partie. On ose tenter des coups, on ne les réussit pas tous mais on est moins frileux qu’il y a un mois », constate l’entraîneur adjoint toulonnais, qui ose parler de « match référence », et avoue que « si on nous avait dit en début de semaine qu’on prendrait 5 points, je ne sais pas si on y aurait cru ». « La confiance vient avec les victoires », appuie Zach Mercer, qui semble revigoré, alors que le meilleur joueur du Top 14 2022 peine à convaincre depuis son arrivée dans la Rade.

    Il n’est pas la seule satisfaction de la soirée. Huw Jones, arrivé cet été dans un secteur du centre plus que jamais fourni, a inscrit son premier essai en rouge et noir. « Il faut lui laisser le temps de s’adapter, mais aujourd’hui, on a vu le vrai Huw Jones », salue Maxime Petitjean. Mais l’homme du match se nomme Melvyn Jaminet. Déjà étincelant à Édimbourg la semaine passée, l’arrière toulonnais a signé le premier triplé de sa carrière, et confirmé son retour en forme après un début de saison raté ponctué d’une mise à l’écart face au Racing. Ce qui lui donne droit aux hommages de son entraîneur du jeu au pied : « Ça montre que c’est un grand compétiteur, il a été piqué d’être sorti du groupe. On le retrouve à son niveau, plein d’envie et d’énergie ».

    L’envie, un dénominateur commun à tout le groupe selon Teddy Baubigny : « On avait la rage. Pau venait avec sa meilleure équipe et beaucoup d’ambition. Après le bordel (sic) qu’on a vécu, on a mis beaucoup de caractère, on avait vraiment envie de gagner ». Mais cette victoire n’est pas une fin en soi, même si le talonneur avoue que « que ces dernières semaines sont différentes. On prend du plaisir, mais il faut faire preuve d’humilité ». Et « garder les pieds sur terre. On sait où on était il y a trois semaines », rappelle Maxime Petitjean, avant un déplacement périlleux à Perpignan. Et malgré un petit bond qui lui permet d’entrevoir le top 6, « le classement reste très serré, un faux pas et on peut se retrouver dans les dernières places ». Alors, à Toulon, une fois n’est pas coutume, « on ne s’enflamme pas ».

    « Ces dernières semaines sont différentes,
    on prend
    du plaisir »

  • OM : confirmation attendue

    OM : confirmation attendue

    Quel sera le visage de l’OM, dimanche pour la réception du Havre ?

    Cette question trotte dans les têtes des supporters, soumis au régime de la douche écossaise, bien avant le 21 janvier, date du voyage à Glasgow. Car les dernières prestations marseillaises ont eu de quoi les échauder.

    Il y a certes eu deux victoires en championnat, hors du Vélodrome, mais ces résultats positifs ont été tempérés par la rechute européenne à Graz, jeudi. Une défaite par le plus petit des scores, comme face à l’Olympiakos, qui complique un peu plus la tâche phocéenne en Ligue Europa.

    Avec un zéro pointé après trois matches, les chances d’une qualification directe pour les huitièmes de finale sont quasi nulles, même si Bruno Genesio estime que l’OM peut encore exister dans la compétition.

    Mais avant d’enchaîner ce qui sera sans doute le voyage de la dernière chance, à Leverkusen le 5 novembre, les Marseillais retrouvent la Ligue 1 et le Vélodrome, dimanche. Avec la réception du Havre, dernier de la Ligue 1. Une Ligue 1 dans laquelle ils ont su rectifier le tir, après une entame catastrophique.

    Grâce aux deux victoires ramenées de Troyes et Angers, l’OM s’est hissé dans la première moitié du classement. Et se retrouve dans une position médiane, avec 5 points de retard sur le groupe de tête, et 5 d’avance sur leur adversaire de dimanche.

    La réception des Havrais peut donc permettre aux Olympiens de faire la bonne bascule. À condition de montrer leur visage d’Angers, où ils ont été plus à leur avantage qu’à Troyes. Ces deux prestations, si elles leur ont permis d’engranger six points, montrent les deux faces d’un OM qui se cherche encore.

    Comme en témoignent les changements de Bruno Genesio d’un match à l’autre. « Ils ne modifient pas réellement les choses, parce que nous avons beaucoup de qualité dans cet effectif », estime Jeffrey de Lange. Le gardien de but voit plutôt « une bonne chose de pouvoir effectuer des changements et de faire en sorte que tout le monde soit impliqué. C’est quelque chose de positif pour notre équipe ».

    À Graz, jeudi, sept joueurs n’étaient pas dans le onze de départ victorieux à Angers. Mais l’OM n’a été dangereux qu’après la pause, lorsque Bruno Genesio a redistribué les cartes, en faisant notamment entrer Himad Abdelli, dont le repositionnement en meneur de jeu semble apporter plus de percussion au collectif marseillais.

    Une percussion qui sera impérative face au Havre, afin de prolonger la série positive.

    REPÈRES

    PSG – Lyon interdit et décalé

    La LFP prend acte de l’arrêté de la Préfecture de Police interdisant l’organisation de la rencontre Paris Saint-Germain – Olympique Lyonnais, comptant pour la 8e journée de Ligue 1, le dimanche 25 octobre à 20h45 et décide, en accord avec Ligue 1+, de décaler le match au lundi 26 octobre à 20h30. La rencontre sera retransmise en direct sur Ligue 1+.

    La Coupe de France en 6e

    Les rencontres du sixième tour se disputent ce week-end. Les cinq équipes rescapées intégreront le tableau auquel participeront les clubs de Ligue 2. Endoume, Fos et Istres seront en déplacement.

    6e tour

    St Didier/Pernes – Cannes 15h30

    Fréjus/St Raphaël – Fos 17h00

    SC Toulon – Mandelieue 18h00

    Riviéra – Istres 15h00 dim

    Manosque – Endoume 15h00 dim

  • [RCT] Jean-Baptiste Gros, discret dans le vestiaire, leader sur le terrain

    [RCT] Jean-Baptiste Gros, discret dans le vestiaire, leader sur le terrain

    Ne lui demandez pas de gérer les causeries d’avant-match. S’il se considère davantage « comme un soldat que comme un leader », Jean-Baptiste Gros reste un homme fort du vestiaire toulonnais. « Je ne vais pas me forcer à prendre la parole à partir du moment où d’autres le font très bien », assume l’intéressé. « Quand tu es international, que tu fais ton boulot, tu n’as pas besoin de beaucoup parler », complète son entraîneur. « Le groupe le connaît par cœur. Il est là depuis un moment. S’il a besoin de parler, il en est capable, en tête à tête. »

    Son tempérament le pilier de droit de 27 ans, devenu une référence à son poste, sans jamais feindre l’humilité, l’affiche par le geste plus que par la voix. « Pour lui, c’est match tous les jours », rigole Setariki Tuicuvu. « Il chope les mecs, il leur rentre dedans. Il est toujours à 100%. » « S’il est exigeant envers lui-même, ça impose un standard pour les autres », ajoute Franck Azéma.

    Après une préparation tronquée par une blessure, le natif d’Arles enchaîne depuis son retour. « Il a eu des séances différentes pour revenir. C’est bon de pouvoir compter sur sa forme du moment », se réjouit l’entraîneur toulonnais, qui ne tarit pas d’éloges sur un joueur qui l’avait impressionné lors de son premier passage dans la rade, en 2021 : « Dès qu’un trois quart “brêchait”, il était le premier à hauteur. Je me demandais d’où il sortait. Je n’avais jamais vu un pilier se déplacer comme ça. » Un minot qui « avait déjà ces standards », qu’il assortit désormais à « cinq ans d’expérience en plus et au statut international ».

  • Un gros test pour le RC Toulon face à la Section Paloise

    Un gros test pour le RC Toulon face à la Section Paloise

    Pour la première fois depuis le début de saison, le Rugby Club Toulonnais a enchaîné deux victoires et s’est imposé hors de ses bases, à Edimbourg (17-27), vendredi dernier, en ouverture de la Challenge cup. Avec une équipe remaniée et des joueurs peu utilisés jusqu’ici qui ont su saisir leur chance. « Toute l’équipe a marqué des points », se réjouit Franck Azéma. « Quand on fait appel à toi, tu réponds présent. C’est notre objectif de construction : avoir un groupe de 30-35 joueurs pros et des garçons issus de la formation qui soient prêts. »

    Au-delà de l’aspect comptable et de la sempiternelle question de « l’électrochoc », sur laquelle l’entraîneur toulonnais ne veut « pas revenir chaque semaine », ce qui importe, désormais, c’est « comment on se comporte en compétition. Il y a une trêve dans deux semaines. On verra où on en est et vers quoi il faut aller, dans la qualité, l’efficacité de ce qu’on produit, sur comment on fonctionne à l’intérieur, dans le management… ».

    Il y a indiscutablement du mieux, dans le jeu comme dans les attitudes, même si Jean-Baptiste Gros estime que le groupe « n’a pas changé grand-chose depuis le départ de Pierre [Mignoni]. Peut-être que le fait de devoir se remobiliser nous a fait du bien. On essaye de jouer le plus simplement possible et de retrouver cette confiance ». Mais c’est encore loin d’être une fin en soi pour le pilier gauche des Bleus, qui rejoindra Marcoussis, dimanche, pour préparer la tournée de novembre : « Il faut continuer. Il y a eu deux bons matches, mais il ne faut pas rester sur nos acquis. »

    « Être au-dessus de nos standards »

    D’autant plus qu’en face arrive la Section Paloise, valeur montante du Top 14. Quatrièmes la saison dernière après avoir longtemps occupé les deux premières places, actuels dauphins du Stade Toulousain, les coéquipiers de l’ancien toulonnais Facundo Isa n’ont perdu qu’une fois, cette saison, et possèdent la meilleure attaque du Top 14. Ce n’est pas pour rien si cinq des six Béarnais appelés par Fabien Galthié pour le rassemblement automnal du XV de France sont des trois-quarts. Particulièrement à l’aise dans le jeu aérien, leurs qualités ont poussé Franck Azéma à « mettre le focus là-dessus, mais pas que. Ils sont offensivement très en place, marquent plus de cinq essais par match. Ils ont une défense consistante, une conquête de qualité. C’est le standard d’une équipe de haut du tableau ».

    Mais l’enjeu de ce test sera, pour l’entraîneur varois, de « maîtriser ce qu’on fait. Je ne peux pas passer la semaine à apprendre les lancements de Pau ». Car il demeure certain que si ce RCT est en progrès, « il va falloir sortir un match au-dessus de nos standards actuels », affirme-t-il, pour espérer un succès qui peut ramener les Rouge et Noir dans le top 6.

    REPÈRES

    Plusieurs joueurs en sélection

    Outre Ollivon, Gros et Ferté, avec les Bleus, Shioshvili (Géorgie), Brex et Lucchesi (Italie), Albornoz (Argentine) vont rejoindre leurs sélections pour le Championnat des nations. White et Jones (Écosse) pourraient les imiter.

    Deux légendes mises à l’honneur

    Samedi à 9h, le quart de tribune situé entre les tribunes Delangre et Bonnus sera renommé en l’honneur d’Eric Melville, double-champion de France avec le RCT, décédé il y a 9 ans. Le parvis du stade portera désormais le nom d’André Herrero, disparu l’an dernier.

    TOULON– PAU

    7e journée de Top 14

    Samedi 24 octobre, 21h

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Rousselet

    Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Rebbadj, Ribbans ; Mercer, Ollivon, Ludlam (Cap.) ; White, Albornoz ; Tuicuvu, Brex, Jones, Cowie, Jaminet.

    Pau : Kaulashvili, Montoya, Laclayat ; Auradou, Pesenti ; Grondona, Zegueur, Gorgadze (Cap.) ; Garcia, Desperes ; Grandidier-Nakanang, Brau-Boirie, Gailleton, Marta ; Atissogbe.

  • Les Marseillaises sauvées par leurs seconds couteaux

    Les Marseillaises sauvées par leurs seconds couteaux

    Un match se joue jusqu’à la dernière seconde. Une leçon appliquée à la lettre par les Marseillaises, dimanche après-midi au stade Francis-Turcan, à Martigues, à l’occasion de la cinquième journée de Première Ligue face à Fleury 91. Elles ont vécu un troisième match nul consécutif contre les Franciliennes (2-2), désormais neuvièmes du championnat grâce à ce deuxième succès, après ceux survenus à Montpellier et à Strasbourg, grâce à un but inscrit dans les dernières secondes de la rencontre par Laura Fleury.

    De leur côté, les Olympiennes conservent toutefois leur quatrième place au classement, avec deux points d’avance sur Strasbourg et Le Havre. « J’aurais aimé un scénario plus tranquille avec une victoire, mais la force d’équipe et ce groupe qui vit bien se retranscrit par ce genre de prestation », souligne Nicolas Chabot, l’entraîneur de la formation phocéenne, satisfait de préserver son invincibilité depuis le début du championnat après ce match nul « logique » à ses yeux. « On est capables de faire mieux, mais on est tombé sur une belle équipe. On savait qu’elles allaient être très tranchantes sur nos pertes de balles », poursuit-il, avec l’espoir que la piégeuse pelouse martégale sera de meilleure qualité dans les prochaines semaines.

    Second souffle décisif

    Devant 3 553 spectateurs, nouveau record d’affluence au stade Francis-Turcan depuis la réception du Paris Saint-Germain la saison passée, les Marseillaises ont éprouvé des difficultés à prendre leurs marques. Elles ont notamment commis de nombreuses erreurs techniques, tout en développant par séquences des phases de jeu pas toujours très claires.

    Menées d’un but au tableau d’affichage vers l’heure de jeu, les coéquipières de la capitaine Mathilde Bourdieu, trop peu touchée aussi bien en profondeur que dans un rôle principalement de pivot, ont pu compter sur les entrées de Naomie Bamenga et Laura Fleury, toutes les deux auteures des buts égalisateurs marseillais, pour insuffler un second souffle.

    « Certaines remplaçantes m’ont déplu à Strasbourg et je l’ai fait savoir. Pour le coup, j’ai aimé l’intensité et l’énergie qu’elles ont mis cette fois-ci », souligne l’ancien technicien nantais, déjà focalisé sur le déplacement périlleux, samedi prochain (à 21h), chez les leaders lyonnaises. Une montagne à gravir en soi.

    MARSEILLE 2 (0)

    FLEURY 2 (0)

    5e journée de Première Ligue

    Stade Francis-Turcan, à Martigues (3 553 spectateurs)

    Arbitres : Mme Dru, assistée par Mmes Todeschini et Tanguy

    Buts : Chossenotte (54’), Caputo (81’) pour Fleury ; Bamenga (77’), Fleury (90+3’) pour Marseille

    Avertissements : Garbino (23’), Bamenga (90+1’) pour Marseille ; Butel (67’) pour Fleury

    MARSEILLE : Burns – Bea, Baltrip-Reyes, Cosson (Thibaud, 90+1’), Rodrigues – Elisor, Missimo (Fleury, 46’), Garbino (Bamenga, 76’) – Lavogez, Bourdieu (cap), Ouedraogo (Perret, 76’).

    Entraîneur : Nicolas Chabot

    FLEURY : Talaslahti – Goetsch, Butel (cap), Mefformetou, K.Louis – Laurent (Calba, 85’), Blanc, Chossenotte (Mssoudy, 75’), Fernandes – B.Louis (Caputo, 64’), Ribadeira (Cance, 76’).

    Entraîneur : Antoine Ponroy

  • [RCT] Titulaire à Édimbourg, l’heure de Patrick Tuifua a enfin sonné

    [RCT] Titulaire à Édimbourg, l’heure de Patrick Tuifua a enfin sonné

    Il aura fallu attendre plus d’un an pour voir Patrick Tuifua débuter un match avec le RCT. Annoncé comme un grand espoir du rugby mondial à son arrivée à Toulon en 2025, le natif de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), chipé au nez et à la barbe de la franchise néo-zélandaise des Hurricanes et du Super Rugby alors qu’il évoluait en terre maorie depuis cinq ans (et que les All Blacks lui faisaient les yeux doux en dépit de ses sélections avec les U20 français) n’a, jusqu’ici, porté le maillot rouge et noir qu’à quatre reprises.

    La faute à une blessure au genou qui l’a éloigné des terrains une grande partie de la saison dernière, au cours de laquelle il n’a disputé que deux matches. « Ça a été une période difficile, avec les gens qui parlaient sur les réseaux aussi », avoue le troisième ligne de 22 ans. « Heureusement, mes proches m’ont soutenu. » Entré en jeu face à La Rochelle et Castres, il sera titulaire ce vendredi, après avoir repris le rythme avec les espoirs la semaine dernière.

    « Un grand jour » pour lui, malgré « une petite appréhension » liée à son genou, après avoir reçu « un coup qui l’a fait gonfler il y a deux semaines ». « Mais je pense à ce que j’ai vécu pendant ma convalescence. Ça a été dur, alors maintenant je veux tout donner », explique-t-il. Dans une compétition que celui qui sera une des curiosités du jour pour les supporters a hâte de découvrir : « Mon père me parlait tout le temps de la coupe d’Europe. Ça va être spécial, surtout si on va au bout ».

  • [Om-Olympiakos] Tifos à gogo

    [Om-Olympiakos] Tifos à gogo

    Deux poings géants ont notamment été déployés dans les travées, accompagnés de l’inscription « Fight for Marseille ». Les South Winners n’ont pas non plus oublié le mouvement lycéen, en déployant une banderole : « Soutien à notre jeunesse », avant le coup d’envoi.

  • À Édimbourg, le RC Toulon veut profiter de la Coupe d’Europe pour confirmer ses progrès et respirer

    À Édimbourg, le RC Toulon veut profiter de la Coupe d’Europe pour confirmer ses progrès et respirer

    Il faudra sûrement du temps avant de retrouver des sourires francs et un RCT à la mesure de ses moyens. Mais le succès obtenu, samedi dernier, face au Racing 92 (29-15), offre quelques motifs de satisfaction, tant dans l’attitude que dans le contenu, plus que bienvenus en cette période difficile. « Cette victoire a fait du bien. Tout le monde a pris conscience des choses, c’était une semaine plus tranquille pour travailler », abonde Maxime Petitjean, entraîneur du jeu au pied toulonnais.

    Des paroles qui ressemblent à s’y méprendre à celles prononcées par Franck Azéma après le succès face à Vannes, et qui n’avaient pas empêché de vivre un séisme quelques jours plus tard, avec la défaite à Montpellier suivie de la démission de Pierre Mignoni. Mais le contexte est différent en cette semaine de rentrée européenne.

    Car si Maxime Petitjean affirme que le RCT « va jouer la Challenge cup à fond », la situation est moins urgente qu’elle ne l’était en Top 14 et le turnover opéré au niveau de l’effectif laisse penser que la priorité reste, pour l’heure, le championnat. Et ce, même si celui qui rejoindra le staff du XV de France la semaine prochaine, pour préparer les matches de novembre, voit en cette rencontre face à Édimbourg l’opportunité « de valider ce qu’on a bien fait la semaine dernière », et considérerait au contraire une baisse de régime sur ces points-là comme « une grosse désillusion ».

    La paire Frisch-Sinzelle

    a des choses à prouver

    Cette rencontre sera aussi l’occasion « de donner du temps de jeu » à « certains joueurs frustrés de ne pas en avoir eu beaucoup », qui devront saisir l’opportunité « de passer devant et nous faire nous gratter la tête pour les week-ends suivants », appuie Maxime Petitjean. Parmi eux, des joueurs pas ou peu vus depuis plusieurs semaines (Garcia, Lucchesi, Tuifua [lire par ailleurs]), une recrue qui va connaître ses premières minutes en rouge et noir (Narogo), et une paire de centres (Frisch et Sinzelle), victime de problèmes de riches à ce poste, qui doit avoir des fourmis dans les jambes. Le premier, pas une seule fois dans le groupe depuis le début de saison, « s’est toujours très bien entraîné », assure l’adjoint de Franck Azéma, « mais s’est blessé au mollet au moment où on pensait à l’aligner. À lui de nous prouver qu’on peut compter sur lui ». Le second, qui dispute probablement la dernière saison de sa carrière et a déjà intégré l’encadrement du centre de formation, a néanmoins « aussi rongé son frein. Mais c’est une paire complémentaire et on espère qu’ils vont apporter leur expérience et leur dynamisme ».

    Pour un premier pas sur les traces du dernier cru toulonnais à avoir disputé et remporté la « petite coupe d’Europe », en 2023.

    ÉDIMBOURG– TOULON

    1re journée de Challenge cup

    Vendredi 16 octobre, 21h

    Hive Stadium, Édimbourg

    Arbitre : M. Breakspear (GAL)

    Édimbourg : Schoeman, Ashman, Blyth-Lafferty ; Hunter-Hill, Young ; Currie, Douglas, Bradbury (Cap.) ; Patterson, Grayson ; Satala, Tuipulotu, Currie, Graham ; O’Conor.

    Toulon : Gros, Lucchesi, Gigashvili ; S. Rebbadj, Mézou ; Mercer, Abadie, Tuifua ; White (Cap.), Garcia ; Narogo, Sinzelle, Frisch, Tuicuvu ; Jaminet.

    REPÈRES

    Édimbourg, mauvais souvenir

    Hasard du calendrier, le RCT avait également démarré son aventure européenne sur la pelouse d’Édimbourg l’an dernier. Après avoir bien démarré le match avec deux essais de leur international écossais Ben White, les Toulonnais s’étaient écroulés sous une pluie battante (33-20). « C’était un match compliqué qu’on a en mémoire », affirme Maxime Petitjan.« Les conditions météo seront différentes, mais Édimbourg n’a pas changé de philosophie. Ils aiment tenir le ballon. La priorité sera d’être en place, et jouer nos ballons de turnovers comme on sait le faire. » « C’était un match frustrant car on avait bien commencé, mais le momentum avait changé », se souvient Ben White.