La salle polyvalente, construite en 1988, antre du Hyères-Toulon Var Basket (HTV), était en travaux depuis novembre 2024. Elle a eu droit à un renforcement de sa toiture, mais également à une modernisation globale de sa structure, permettant, notamment, une baisse énergétique de plus de 70%. Prévue pour recevoir 2 500 à 2 800 spectateurs, elle accueillera son premier match du HTV depuis plus de 4 ans, vendredi, face à Orléans.
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Les souvenirs de Marcel Dib lors du duel historique de 1994
Le 13 septembre 1994. Cinq mois avant cette date, l’Olympique de Marseille connaît la sanction la plus sévère de son histoire : la rétrogradation en Division 2 dès la saison suivante, suite au scandale de corruption du match Valenciennes-Marseille, souvent appelé « affaire VA-OM ».
Cela ne l’empêche pas de terminer la saison de D1 à la deuxième place du championnat et d’obtenir sa qualification pour la Coupe de l’UEFA, compétition que les Olympiens ont pu disputer grâce à l’accord de l’instance européenne. Pour son entrée dans la compétition au stade des 32es de finale, l’OM hérite de l’Olympiakos. Un tirage « très compliqué », comme le souligne Marcel Dib, capitaine de la formation phocéenne lors de cette saison singulière. Prétendant au trophée européen, le club grec compte dans ses rangs le Yougoslave Ilija Ilic, triple champion de Grèce par la suite, et le Nigérian Rashidi Yekini, légende du football africain et serial-buteur au cours d’une carrière qui s’est étendue sur plus de deux décennies. « Je me rappellerai toute ma vie de ces deux matches, j’en garde un très bon souvenir », lance le milieu formé à l’US Michelis (11e) et à l’USL Premier Canton (4e).
« On voulait à tout prix les battre, parce qu’ils nous avaient très mal reçus au match aller. Ils nous ont promis l’enfer », précise-t-il. Mis sous pression, les Olympiens ont pu compter sur de vieux briscards, comme Bruno Germain ou Michel De Wolf, et le soutien de Bernard Tapie – toujours président malgré le retrait de sa licence – pour « ne pas se dégonfler » dans un stade Karaïskakis plein à craquer, au match aller. « C’était déjà un combat avant d’entrer sur le terrain, où ils nous bousculaient dans le couloir. Je me souviens d’être face au capitaine [Petros Marinakis, Ndlr.] et on se regardait droit dans les yeux. Il s’est avéré que c’est nous qui leur avons fait la misère », se réjouit Marcel Dib.
Grâce aux buts signés Bernard Ferrer et Jean-Christophe Marquet (1-2), l’OM prend un léger avantage avant le match retour au Vélodrome, une semaine plus tard, où les Grecs allaient être aussi bien reçus que les Marseillais.
« Quand ils sont entrés sur le terrain, qu’ils ont vu l’ambiance de fou et la pression de nos supporters, on savait que l’on avait déjà gagné avant de jouer », s’amuse Marcel Dib. Sa prédiction s’est transformée en une réalité cinglante avec un but de Jean-Marc Ferreri et un doublé inscrit par l’Irlandais Tony Cascarino (3-0). « C’est l’un des dix matches qui a le plus marqué l’histoire de l’OM », estime « El Diablo », encore émoustillé 32 ans après.
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![[Entretien] Jonathan Zwikel : « Ces duels à Rouen et à Amiens représentent un énorme défi »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/10/0b5083abdd2ab3a2ffeaee0d2b457d81.jpg)
[Entretien] Jonathan Zwikel : « Ces duels à Rouen et à Amiens représentent un énorme défi »
La Marseillaise : Vous êtes leaders de Ligue Magnus après neuf journées avec une seule défaite. Comment analysez-vous ce début de saison ?
Jonathan Zwikel : Le bilan comptable est positif, avec des points précieux dans la course aux play-offs. Mais le plus encourageant reste le contenu, la cohésion et la motivation du groupe. L’équipe est soudée, suit les consignes et va dans le même sens, ce qui permet d’aborder plus sereinement certains aléas.
Comment vous adaptez-vous
à la vague de blessures que vous connaissez depuis la première journée de championnat ?J.Z. : Elles ont particulièrement touché des joueurs clés de notre effectif. Nous avons d’ailleurs appris qu’Albin Nilsson sera absent au moins dix jours après avoir subi une commotion sur une charge [face aux Rapaces de Gap, ndlr]. Il faut anticiper la profondeur de l’effectif, mais lorsque les absences s’enchaînent aussi tôt dans la saison, nous devons réagir rapidement. L’objectif est d’éviter de trop solliciter les mêmes joueurs, au risque de provoquer de nouvelles blessures. Nous avons donc travaillé rapidement pour trouver des solutions en recrutant Anton Gradin et Jesper Larinmaa comme jokers.
Y a-t-il un match référence depuis le début de saison ?
J.Z. : Notre premier match à domicile contre Briançon a été difficile, notamment en raison d’une mauvaise gestion des émotions et d’un manque de cohérence. C’est celui qui nous a le plus appris. Nous avons compris que mettre de l’énergie sans coordination ni cadre ne suffisait pas. Le fait d’avoir vécu cette expérience, puis d’avoir identifié ensemble ce qui n’avait pas fonctionné, nous a beaucoup aidés pour la suite.
Sur quel point votre équipe
a-t-elle le plus progressé ?J.Z. : La saison dernière, certains n’en avaient pas les moyens ou l’envie, ce qui suffisait à déséquilibrer l’équipe. Cette année, le groupe croit dans le plan et possède les capacités pour le mettre en œuvre. Cela n’empêche pas les erreurs ou les périodes plus difficiles, mais cette cohérence est essentielle.
Quel impact aura l’enchaînement des déplacements à Rouen et Amiens, jeudi et vendredi ?
J.Z. : Les joueurs de hockey ont l’habitude d’enchaîner les efforts malgré la fatigue et les petits pépins physiques. Amiens bénéficiera toutefois d’un avantage puisqu’ils n’auront pas joué la veille. Les joueurs savent gérer ce type de situation, même si deux matchs consécutifs restent peu fréquents.
Que ressentez-vous lorsque vous retournez à Rouen, où vous avez débuté et conclu votre carrière ?
J.Z. : C’est un club particulier pour moi. Ma famille, mes amis d’enfance et plusieurs personnes du club y sont toujours. C’est aussi le club où j’ai été formé et où j’ai commencé puis terminé ma carrière. J’ai toujours plaisir à y retourner et je m’y sens encore un peu chez moi. Avec le temps, l’émotion est moins forte qu’au premier déplacement, mais retrouver ces personnes et ces souvenirs reste agréable. Une fois le match commencé, je me concentre toutefois sur notre objectif.
Quels souvenirs gardez-vous
de votre passage à Rouen ?J.Z. : Les saisons 2009-2010 et 2010-2011 restent marquantes. Nous avons remporté deux titres de champion avec mon frère, ainsi qu’une Coupe de France et une Coupe de la Ligue. Je retiens particulièrement la finale de 2010 contre Angers. Après avoir perdu les deux premiers matchs, nous avons remporté les deux suivants avant de gagner le match décisif à Rouen. Mon frère et moi jouions sur la même ligne et avions chacun marqué lors de cette rencontre. C’est un souvenir très fort que nous partageons.
Comment analysez-vous les deux rencontres à venir ?
J.Z. : Ce double déplacement représente un énorme défi. Rouen a construit une équipe très complète, avec de grandes ambitions et des joueurs de qualité à tous les postes. Même si nous les avons battus à domicile, gagner chez eux sera très difficile. À Amiens, il faudra enchaîner. Malgré son classement, elle possède une réelle valeur et a été pénalisée en début de saison par des blessures. C’est une équipe physique, qui joue avec beaucoup d’intensité.
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Un Cercle de grande classe sur les deux tableaux
Claque sur claque. La formation masculine du Cercle des nageurs de Marseille nous habitue depuis plusieurs saisons à dominer outrageusement le championnat national, mais elle n’est désormais plus la seule à être impériale dans le bassin Pierre-Garsau. Son pendant féminin, créé cette saison, rayonne tout autant. Les poloïstes marseillaises se sont imposées successivement samedi lors du 8e de finale du Trophée Alice-Milliat face à l’Union St-Bruno Bordeaux
(32-3), puis dimanche, de nouveau à domicile contre les mêmes Bordelaises, mais cette fois-ci à l’occasion de la cinquième journée de championnat (29-1). Avec cette cinquième victoire de la saison, elles conservent d’une main de maître leur place de leader national.Pause avant deux chocsAu-delà des deux rencontres féminines, le bassin Pierre-Garsau a également été le théâtre d’un nouveau succès de l’équipe masculine. Opposés à Monaco, dernier venu du championnat Elite, les Marseillais n’ont jamais été inquiétés
(30-3). Les neuf buts du serial-buteur Thomas Vernoux leur ont permis d’enchaîner une troisième victoire consécutive, et ainsi, garder la tête du classement. L’entraîneur monténégrin Milos Scepanovic a profité de cette opposition afin de faire tourner son effectif. Plusieurs pensionnaires des sections jeunes, à l’instar de Swuanzo Chiron, Elias Ferrand et l’Allemand Nnamdi-Obadja Gamisch, auteur d’un doublé, étaient présents sur la feuille de match. Les Marseillais vont désormais profiter d’une pause de deux semaines bien méritées avant de reprendre le chemin de la Ligue des Champions, avec un déplacement dans le bassin du Steaua Bucarest le 28 octobre (18h30). Ils enchaîneront seulement trois jours plus tard avec le derby provençal face au Pays d’Aix, défait dimanche à domicile lors de la troisième journée de poule en Euro Cup face à Primorac (8-20). Cela ne les empêche pas de poursuivre l’aventure européenne jusqu’à fin décembre. -

Face au Racing 92, la réaction d’orgueil d’un RCT au pied du mur
Au vu des premières minutes de la rencontre, débutée par un coup d’envoi d’Albornoz directement en touche, ce samedi après-midi avait, de prime abord, tout pour être le coup de grâce d’une semaine éprouvante dans la rade. Mais bien que malmenés par le Racing, acculés sur leur ligne d’en-but, auteurs de nombreuses fautes et réduits à 14 au bout de sept minutes, les Toulonnais ont résisté, au prix d’une débauche d’énergie significative de leur envie de se racheter.
« Je pense qu’on gagne le match sur nos dix premières minutes. Sur notre ligne, on n’a rien lâché. Les joueurs se sont envoyés et ont été très solidaires », salue Franck Azéma, désormais seul aux commandes du bateau rouge et noir. Les prémices d’une réaction d’orgueil attendue suite au départ de Pierre Mignoni, qui avait vocation à créer « un électrochoc », comme on le martelait cette semaine au club. « On peut dire que c’est réussi », appuie l’entraîneur toulonnais après la victoire des siens (29-15).
L’ex-directeur du rugby du RCT était dans toutes les têtes, avant et après le match. « Des pertes, j’en ai vécues plein. Mais comme Pierre, c’est rare. C’est la première fois avec autant d’émotions et autant d’affection pour la personne, avoue Gaël Fickou, très affecté par son départ. On avait vraiment à cœur de faire un énorme match pour nous, pour nos supporters mais aussi pour lui, pour tout ce qu’il a apporté à ce club car il y a tout gagné, il a grandi ici. »
« Il fallait les agresser »Ses ex-protégés lui ont bien rendu. Car leur envie n’a jamais semblé décroître tout au long du match, et a permis d’emmener un public de Mayol dont la réaction était forcément attendue, voire crainte. « Tout le monde s’est mis au diapason à partir du moment où ils ont vu que les mecs se retroussaient les manches. Les gens ont senti ça, c’est ce qui fait la force de Mayol », constate Franck Azéma.
Une communion favorisée par une prestation certes imparfaite, mais bien plus proche des attentes liées à cet effectif. Sans avoir pour autant tout révolutionné en une semaine : « On s’est concentré sur nous, on a fait un plan de jeu qui nous correspondait. On a eu peu de jours pour s’entraîner, donc on a été à l’essentiel », résume Charles Ollivon. « Il y a eu du mieux, notamment dans l’agressivité, dans l’intensité, dans notre jeu, dans notre stratégie aussi », note Gaël Fickou, dont la connaissance du Racing, où il a passé les cinq dernières saisons, a bien aidé à préparer la rencontre : « Je ne voulais pas les attendre. Il fallait qu’on les agresse, parce que je les connais par cœur : si on les attendait, on allait se faire pulvériser. » Et c’est finalement cela qui a, selon Franck Azéma, permis de « construire la confiance. D’abord à travers la défense, en ne lâchant rien sur le premier quart d’heure, puis en provoquant des fautes dans leur défense. Petit à petit, on a pris le score et construit le match ».
Après les deux essais de Gros et Baubigny en première période, illustrations d’un jeu plus direct et incisif, c’est en effet grâce aux pénalités, converties par le pied d’Albornoz, auteur de 19 points et d’un sans-faute, que le RC Toulon a creusé l’écart en prenant à chaque fois les points : « Il y a eu des bonnes décisions de Lewis [Ludlam] et des leaders dans la période qu’on traverse », loue l’entraîneur varois.
L’objectif sera désormais de poursuivre dans cette voie, en entamant de la même manière l’aventure européenne sur le terrain d’Édimbourg, vendredi : « Quand tu bastonnes comme ce soir, c’est aussi ce qui nourrit ton ambition et le plaisir que tu prends en équipe. Il faut s’appuyer là-dessus, essayer de l’exacerber et de le faire grossir petit à petit dans les prochaines semaines », se projette-t-il.
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Pour sa première sans Mignoni, le Toulon domine le Racing 92 à Mayol
Pour la première fois depuis septembre 2022 – à l’exception d’une rencontre la saison dernière sur le terrain du LOU, alors que l’ancien demi-de-mêlée du RCT avait été victime d’un burn-out -, Pierre Mignoni, qui a quitté ses fonctions de directeur du rugby du club toulonnais mardi, n’a pas pris place sur le banc, ni dans les tribunes de Mayol ce samedi après-midi face au Racing 92.
Après une semaine de préparation difficile, et un début de saison raté, les hommes de Franck Azéma espéraient repartir de l’avant, mais montraient des signes de fébrilité dès le coup d’envoi. Albornoz envoyait inexplicablement le ballon en touche, permettant aux Franciliens d’obtenir une mêlée et de s’installer dans le camp toulonnais. S’ensuivait une succession de phases de jeu visiteuses, pour autant de fautes varoises, qui conduisaient à un carton jaune pour Kyle Sinckler (7e), symbole de la nervosité des siens.
Une efficacité offensive retrouvée, le sans faute d’Albornoz au piedMais après avoir résisté à l’orage, les Rouge et Noir reprenaient le jeu à leur compte. Avec une adresse retrouvée ballon en main, ils parvenaient, comme trop peu souvent depuis le début de saison, à mener des attaques rapides et étaient logiquement récompensés grâce à Gros, en force (7-0, 21e). Six minutes plus tard, Baubigny, sur un maul porté consécutif à une touche, concrétisait une deuxième fois la domination varoise (14-0, 28e). Mais piqué, le Racing réagissait dans la minute, grâce à Gibert, qui exploitait les largesses sur la droite de la défense toulonnaise pour aplatir sous les perches (14-7, 31e). Juste avant la pause, le Racing se voyait refuser un essai pour un en-avant du passeur Naituvi, et malgré dix dernières minutes plus difficiles, le RCT regagnait les vestiaires avec l’avantage au score.
Dans un second acte plus cadenassé, le RCT s’en remettait au pied de Tomas Albornoz. L’ouvreur argentin (43e, 58e, 63e, 68e) profitait de l’indiscipline parisienne pour donner jusqu’à 16 points d’avance au RCT et faisait oublier les maladresses de Melvyn Jaminet dans ce secteur ces dernières semaines. Les hommes de Patrice Collazo réduisaient cet écart par Hughes, en force (26-15, 70e).
Les dix dernières minutes s’avéraient une nouvelle fois compliquées pour les coéquipiers de Lewis Ludlam, en infériorité numérique après le carton jaune reçu par Quere-Karaba (74e). Mais Albornoz poursuivait son sans-faute et enquillait une nouvelle pénalité de 50 mètres (77e) pour entériner une victoire plus que bienvenue avant de se déplacer à Édimbourg, vendredi prochain, pour la première journée de Challenge Cup.
RC Toulon – Racing 92 (MT : 14-7)
6e journée de Top 14
Samedi 10 octobre, 16h35
Stade Félix-Mayol, Toulon
13 225 spectateurs
Arbitre : M. Marbot
Points RCT : 2E Gros (20e), Baubigny (27e) ; 2T Albornoz (21e, 28e) ; 5P Albornoz (43e, 58e, 63e, 68e, 77e)
Points Racing : 2E Gibert (30e), Hughes (70e) ; 1T Seunes (31e) ; 1P Seunes (55e)
Cartons jaunes : Sinckler (7e), Quere-Karaba (75e) pour le RCTRCT : Gros (Ametlla, 59e), Baubigny (Damond, 56e), Sinckler (Gigashvili, 56e) ; Kpoku (Cancoriet, 51e), Ribbans ; Ludlam (Cap.), Ollivon, Mercer (Quere-Karaba, 69e) ; Serin (White, 64e), Albornoz ; Ferté (Jones, 41e, Rebbadj 75e), Fickou, Brex, Tuicuvu (Gigashvili, 12e ; Tuicuvu, 17e) ; R. Rebbadj (Keletaona, 72e). Entraîneur : Franck Azéma
Racing : Njocke (Kharaishvili, 56e), Escobar (Basse, 76e), Bamba (Tupou, 56e) ; Lainault (Martins, 46e), Taofifenua (Joseph, 48e) ; Diallo (Hughes, 46e), Manyarara (Sanconnie, 69e), Baudonne ; Gibert, Seunes ; Ravutaumada, Tuisova, Habosi, Naituvi, Spring (cap.) (Spring, 64e). Entraîneur : Patrice Collazo
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Avant la réception du Racing 92, le RC Toulon doit apprendre à vivre sans Pierre Mignoni
Le séisme provoqué par la démission de Pierre Mignoni mardi a fait trembler le sol du campus RCT toute la semaine durant. « Pour tout le monde, c’est dur. C’est une surprise, un choc », avoue David Ribbans, l’un des capitaines et hommes de base du désormais ex-homme fort du RCT, qui a « signé ici aussi pour lui » au moment de quitter Northampton en 2023. Et c’est visiblement ce qu’a tenté de provoquer l’ancien demi-de-mêlée toulonnais avec ce départ que le président Bernard Lemaître, et le désormais seul entraîneur Franck Azéma, ont tenté d’empêcher, en vain. « Ce n’est pas ce que je souhaitais, mais je peux comprendre ce qu’il veut faire », commente ce dernier. « Quand tu es chez toi, que tu as démarré le rugby ici, joué ton premier match en première à Mayol, entraîner ce club, c’est particulier. Plus qu’à l’équipe, tu as envie de donner à ta région, à ta ville. Je pense que c’est une façon pour Pierre de secouer tout le monde. J’espère que ça va avoir cet effet. »
Malgré le presque prophétique burn-out de Mignoni en février dernier, cette décision était donc inattendue. Mais les joueurs, Baptiste Serin en tête, en assument la responsabilité, après la rouste reçue à Montpellier dimanche, épilogue d’un début de saison raté (4 défaites en 5 matches) et de huit derniers mois compliqués : « Je pense que ça nous pendait au nez. On n’a pas fait assez pour garder Pierre, mais c’est à la hauteur de la personne que c’est, il ne faut pas qu’on oublie qu’il se sacrifie pour nous. »
« Se concentrer sur nous »S’il est trop tôt pour observer les effets de ce bouleversement, Franck Azéma voit déjà « des attitudes chez certains joueurs sur l’engagement, sur la prise de conscience. Mais ce sont les performances qui vont donner une indication sur ce qu’on est capable de réaliser. » Celle-ci arrive rapidement, avec la réception du Racing 92 ce samedi, que l’entraîneur toulonnais aborde avec l’objectif de revenir à l’essentiel : « En se concentrant sur nous, notre jeu, sur ce qu’on va être capable de maîtriser, les fondamentaux, la construction du match. En essayant d’avoir un socle solide pour bâtir dessus ». Car en face, le club francilien, qui se remet tout juste d’un début de saison guerre plus brillant que celui des Rouge et Noir, arrive avec l’envie de profiter de la situation : « C’est une belle équipe qui a beaucoup de qualités physiques. Dans leurs têtes, ils se disent certainement “ils ont un genou à terre, il faut les finir“. On en est conscients », analyse l’entraîneur varois. Un appel à faire preuve de fierté pour relever l’étendard. Car une chose est sûre : « On ne peut pas se satisfaire de voir Toulon comme il est en ce moment », appuie Baptiste Serin. Ses coéquipiers et lui ont les cartes en main.
Décrié depuis le début de saison, notamment pour son manque d’efficacité au pied, encore visible face à Montpellier, Melvyn Jaminet, l’arrière du RCT, n’est pas dans le groupe convoqué par Franck Azéma ce samedi. Ce dernier s’en justifie : « Sur son début de saison, il n’est pas au rendez-vous. Il a besoin d’aller chercher au plus profond de lui pour trouver d’autres ressources. Il y a des choses qu’il peut mieux maîtriser. Il fait partie de ces garçons qui ont un niveau, un standard international. Il est largement capable d’aller chercher ce niveau-là. Encore faut-il qu’il fasse l’effort de le faire. Il y a la concurrence. Nous, on a besoin de performance le week-end. »
RC Toulon –Racing 92 – 6e journée de Top 14
Samedi 10 octobre, 16h35
Stade Félix-Mayol, Toulon
Arbitre : M. Marbot
RCT : Gros, Baubigny, Sinckler ; Kpoku, Ribbans ; Ludlam (Cap.), Ollivon, Mercer ; Serin, Albornoz ; Ferté, Fickou, Brex, Tuicuvu ; R. Rebbadj.Entraîneur : Franck Azéma
Racing : Njocke, Escobar, Bamba ; Lainault, Taofifenua ; Diallo, Manyarara, Baudonne ; Gibert, Seunes ; Ravutaumada, Tuisova, Habosi, Naituvi, Spring (cap.). Entraîneur : Patrice Collazo
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Toulon à Montpellier pour confirmer sa première victoire de la saison
Le premier succès de la saison face à Vannes (28-10), samedi dernier, a permis au RC Toulon de sortir de la zone rouge, et a, forcément, fait du bien dans les têtes. « Une victoire, c’est toujours positif et stimulant pour le groupe dans la préparation du prochain match », confirme Franck Azéma, avant d’aborder le 5e round du Top 14, dimanche, à Montpellier.
Pas l’adversaire le plus évident pour confirmer, même si les hommes de Joan Caudullo ont chuté d’entrée à domicile, face à Pau, et que la rencontre sera délocalisée à la Mosson, en raison de l’état de la pelouse du Septeo Stadium. Et ce, même si le terrain de l’antre habituel du MHSC, club de foot de la ville, souvent victime de problèmes d’inondations par le passé, risque d’avoir souffert des intempéries qui ont copieusement arrosé l’Hérault cette semaine. Le MHR n’y a, en tout cas, évolué qu’une seule fois dans son histoire (en 2011), et n’y a donc guère plus de repères que le RCT. « C’est l’affluence qui importe, mais c’est excitant de voir ce stade. Ce sera un match stimulant, aussi pour la qualité de l’équipe en face », affirme Franck Azéma.
Car se présente le finaliste du dernier championnat, vainqueur de la Challenge cup, et qui poursuit sa progression, selon l’entraîneur des Rouge et Noir : « Ils repartent sur les mêmes standards, sur la conquête, avec une grosse défense, mais ils sont aussi en train d’étoffer leur jeu. Ils ont pris des certitudes ».
« On a besoin de gagner
et d’un peu de temps »Des certitudes que ses hommes n’ont pas encore emmagasinées. Car les cinq points pris samedi et la solidité défensive retrouvée depuis le début de saison (2e défense du championnat) n’ont pas masqué les manques offensifs, matérialisés par les trop nombreuses maladresses, alors qu’on avait vu du mieux de ce côté-là, à Castres, il y a deux semaines. « Il faut déjà trouver pourquoi. On a toujours envie que ça aille vite, mais on a besoin de gagner pour valider ces choses-là et d’un peu de temps », tempère Franck Azéma. « On change beaucoup de système, ça demande des automatismes, de la répétition », justifie le centre toulonnais Mathieu Smaïli. « On a plus de liberté, même si ça ne se voit pas trop pour l’instant. C’est frustrant car on n’arrive pas à mettre ce qu’on veut en place. Il va falloir mettre la disquette (sic), car si tu perds trop de points d’entrée, c’est difficile de les rattraper. »
Autre axe de progression : enfin gagner à l’extérieur, ce qui n’est arrivé que deux fois l’an passé, dont une à… Montpellier, où le RCT reste sur deux victoires. « On a montré notre caractère, car à chaque fois, on a perdu que d’un ou deux points », affirme le technicien varois, qui prévient toutefois : « Je ne veux pas voir une pièce de théâtre, mais qu’on soit dans le vrai sur ce qu’on a travaillé ».
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Mathieu Smaïli face à un tournant de sa carrière
À 27 ans, Mathieu Smaïli, enfant du club, au RCT depuis 2010, fait désormais partie des cadres du vestiaire toulonnais, malgré un temps de jeu restreint (un match cette saison, 14 l’an dernier). « C’est un mec d’ici, un leader », décrit un autre joueur du cru, le talonneur Pierre Damond. « Il connaît l’ADN du club. En tant que jeunes, on s’inspire de joueurs comme lui ou Jérémy Sinzelle, pour apprendre et progresser. Il fait le lien, il sait ce qu’est être dans cette position. » Pour Franck Azéma, qui l’a retrouvé cet été après l’avoir connu à ses débuts, de 2021 à 2023, le natif de Hyères « a toujours les mêmes qualités. Mais je le trouve plus constant, affirmé au sein du groupe ». Néanmoins, « c’est toujours à prouver sur le terrain, par la régularité et la consistance dans les performances. C’est un joueur complet, qui comprend très bien le rugby, qui travaille beaucoup pour l’équipe. On veut le voir exploser complètement ».
Le principal intéressé aussi. À un an de la fin de son contrat, celui qui est arrivé au club en 2010 sait que son avenir est en jeu, alors qu’il doit faire face une concurrence dantesque (Brex, Fickou, Jones…). « C’est l’année où j’en ai le plus, pourtant, j’en ai eu ! », retrace-t-il. « Mais c’est excitant, il faut s’en inspirer. » Sans faire de calcul, pour l’instant : « Pour l’avenir, je ne sais pas. La direction prendra des décisions, moi aussi. Je ne vais pas dire que je n’y pense pas, car c’est mon club de cœur. Mais je donne tout sur chaque opportunité, j’essaie de m’éclater, de prendre du plaisir ».
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Les Bleus de Zidane veulent confirmer face à l’Italie
Après deux victoires en deux matches, Zinédine Zidane espère prolonger le plaisir face à l’Italie, vendredi en Ligue des nations, pour fêter comme il se doit ses retrouvailles en tant que sélectionneur des Bleus avec le Stade de France, là où il s’est hissé sur le toit du monde en 1998. « C’est une grosse émotion. On a envie de continuer à écrire une autre page, une autre histoire », a déclaré jeudi le sélectionneur.
Le contexte ne peut pas être plus favorable pour Zidane, qui fait pour le moment un sans-faute sur le banc des Bleus. Après un succès en Turquie (1 à 0) avec ses cadres, le 25 septembre, le successeur de Didier Deschamps a frappé fort en ramenant, trois jours plus tard, trois points de Belgique après avoir fortement remanié et rajeuni son onze de départ (1-0). L’effet Zidane fonctionne donc à plein et même l’absence du capitaine Kylian Mbappé, buteur en Turquie, mais qui a dû quitter le rassemblement dans la foulée pour cause de blessure au genou gauche, n’a pas eu le don d’enrayer la belle mécanique française.
Le Ballon d’Or avec
le brassardUne nouvelle philosophie de jeu basée sur la maîtrise du ballon, des nouveaux qui s’intègrent à merveille et une base solide s’appuyant sur l’ossature d’un groupe tout frais demi-finaliste du Mondial : le sélectionneur, qui s’est dit « bluffé par tout le monde », pouvait difficilement espérer mieux pour son premier rassemblement. Au Stade de France, il s’agira désormais de confirmer l’engouement suscité auprès des supporters, comme en témoignent les excellentes audiences enregistrées à la télévision : 6,8 millions de téléspectateurs pour Turquie-France et 6,3 millions pour Belgique-France, selon Médiamétrie. « Je ne pense pas du tout aux choses négatives, au contraire. J’ai une équipe de fou, donc je vais tout donner », a expliqué Zidane.
L’Italie, qui tente tant bien que mal de se reconstruire sous la direction de Roberto Mancini après avoir raté sa troisième Coupe du monde d’affilée, est a priori largement à la portée des Français, même si la Nazionale vient tout juste de s’imposer très facilement en Turquie (4-1). Pour cette rencontre, Ousmane Dembélé, Ballon d’Or 2025, devrait hériter du brassard en l’absence de Mbappé et tenter de marquer son territoire alors qu’il est pour l’instant la star bleue la moins en vue sous Zidane. Après sa première phase finale réussie avec l’équipe de France (six buts lors de la Coupe du monde 2026), le Parisien, positionné en numéro 9 ou en faux numéro 9, comme en club, sera attendu au tournant. Mais tous les regards convergeront encore une fois vers Zidane, plus que jamais figure centrale de cette équipe de France.
FRANCE – ITALIE
3e journée de la Ligue des Nations
Stade de France (20h45)
Arbitre : Manzano (ESP)
FRANCE : Maignan – Diouf, Upamecano, Jacquet, Koundé – Koné, Rabiot, Cherki – Doué, Olise, Dembélé
ITALIE : Donnarumma – Ruggeri, Bastoni, Scalvini, Kayode – Barella, Tonali, Frattesi – S.Esposito, P.Esposito, Raspadori
Le Stade de France, terrain bien connu pour Zidane
Les liens entre Zinédine Zidane et le Stade de France sont d’une étroitesse rare. L’ancien numéro 10 des Bleus a vécu à Saint-Denis certaines des plus grandes émotions de sa carrière, parfois heureuses, parfois douloureuses. Le 28 janvier 1998, il devient le premier buteur de l’histoire de l’enceinte en inscrivant l’unique but d’un match face à l’Espagne. Quelques mois plus tard, lors de la Coupe du monde, il est expulsé contre l’Arabie saoudite dans ce même stade. Trois semaines après, il entre dans la légende en signant un doublé de la tête face au Brésil en finale. Au total, il a inscrit neuf buts au Stade de France, un total également atteint par Karim Benzema. Ce vendredi, c’est sur le banc de touche que Zidane prendra place, pour la première fois comme sélectionneur des Bleus, au Stade de France.
