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  • L’OM s’offre de l’espoir

    L’OM s’offre de l’espoir

    Que pouvait donner un duel entre une équipe luttant pour éviter les barrages et une autre cherchant à se donner un avenir européen ?

    De part et d’autre, l’enjeu de cette avant-dernière journée de la saison était capital. Pour ne pas dire vital sur un point économique. Notamment pour un OM en passe de tout perdre, après avoir faire croire qu’il pouvait aller chercher, a minima, une nouvelle qualification pour la Ligue des Champions, à défaut d’un nouveau trophée. Malheureusement, à force de gaspiller ses jokers, l’équipe se retrouvait au bord de la falaise. Et après une nouvelle semaine compliquée, le voyage au Havre ressemblait à une bouée de sauvetage.

    Bouée à laquelle les hommes de Habib Beye se sont accrochés. Face à des Havrais qui avaient laissé leurs complexes et doutes au vestiaire. Ils devaient être d’ailleurs les premiers, avec Mowana Samatta puis Sofiane Boufal, et finalement les seuls en première période, à faire frissonner de plaisir le public d’une Océane déjà transie de froid.

    L’ambiance se réchauffera avec une série de pénalties qui devait enfin lancer la rencontre. L’OM obtenait le premier, après intervention de l’assistance vidéo. Mason Greenwood, avec l’aide du montant droit de Mory Diaw, le transformait. Tandis que le Havrais Sofiane Boufal, malheureux dans le jeu en mouvement, devait l’être aussi dans son duel avec Geronimo Rulli.

    Si l’avantage restait ténu, le but de Mason Greenwood suffisait au bonheur marseillais. Néanmoins, il fallait vaincre le signe indien du « money time », cette mauvaise habitude phocéenne de toute perdre, ou presque, en toute fin de match. Avec sept minutes de temps additionnel, il y avait de quoi trembler. Habib Beye faisait confiance à sa classe biberon pour finir le travail.

    Malgré quelques frayeurs, cette dernière s’en sortira bien.

  • Le Cercle créé l’exploit et file en finale de la Coupe d’Europe

    Le Cercle créé l’exploit et file en finale de la Coupe d’Europe

    Il a fallu attendre la fin du troisième quart-temps pour voir l’espoir renaître dans les yeux des poloïstes marseillais. Dominés lors de la demi-finale aller à Kragujevac (17-14), les joueurs du Cercle des Nageurs de Marseille ont réussi l’exploit de combler leur retard, samedi, lors du match retour au bassin Pierre-Garsau, avant de décrocher leur qualification pour la finale de l’Euro Cup (16-11). La deuxième de leur histoire après le sacre de 2019. « On a vécu un grand moment », savoure Marc Amardeilh, l’un des entraîneurs adjoints du CN Marseille.

    L’ancien responsable de la formation phocéenne, devenu en 2019 le premier entraîneur français à remporter un titre européen, dirigeait l’équipe au bord du bassin après le carton rouge reçu par Milos Scepanovic lors du match aller. « Sans parler de tactique, la première chose à faire était de les rendre nerveux. On savait que c’était une équipe capable de s’agacer rapidement, y compris les coaches sur le bord du bassin. Nous, on s’était dit qu’il fallait rester concentrés, quelles que soient les circonstances. C’était déjà le premier match à gagner : celui de l’attitude », insiste le technicien marseillais.

    Duel finale contre Split

    Accrochés au score jusqu’à la mi-temps, les Marseillais ont fini par creuser l’écart à la fin du troisième quart-temps, avant de distancer largement les pensionnaires de Kragujevac lors de la dernière période. « On a raté des penalties au début, mais ça voulait surtout dire qu’on ne s’était pas créé beaucoup d’occasions. On savait que si on continuait à jouer comme ça, on finirait par avoir des opportunités pour se détacher un peu. En fait, ça s’est construit petit à petit. Et ce n’est pas plus mal non plus. Si on avait pris trois buts d’avance dès la première période, il aurait été difficile de défendre ce résultat. Là, on est allé le chercher », se félicite Amardeilh.

    Ce succès de prestige permet donc au Cercle des Nageurs de Marseille de se qualifier pour la finale, où il affrontera le club croate de Jadran Split. « On va d’abord bien récupérer, puis essayer de préparer cette rencontre du mieux possible en étudiant attentivement l’équipe adverse », explique l’adjoint marseillais.

    Cette aventure n’est pas sans lui rappeler celle vécue il y a sept ans, lorsque seuls Arshak Hovhannisyan, Pierre-Frédéric Vanpeperstraete et les cousins Vernoux figuraient déjà dans l’effectif phocéen. « Je pense que si on joue avec nos qualités, qu’on conserve une bonne attitude et la confiance en nos forces, on aura de grandes chances de remporter la Coupe », estime Marc Amardeilh.

  • Top 14 : Le RC Toulon s’incline face à Toulouse et voit les phases finales s’éloigner

    Top 14 : Le RC Toulon s’incline face à Toulouse et voit les phases finales s’éloigner

    Les matches face à Toulouse se suivent et se ressemblent pour le RC Toulon. Les hommes de Pierre Mignoni ont concédé leur cinquième défaite de rang face au leader du Top 14, contre qui ils ne se sont plus imposés depuis le 20 avril 2024, soit deux ans.

    Les Toulousains sont les premiers à se mettre en évidence. Suite à une pénaltouche à 5m de l’en-but toulonnais, Dupont trouve Ntamack, sur sa gauche, qui marque en coin (0-7, 6e). Réaction immédiate du RCT. Après une succession de rucks devant la ligne toulousaine, Albornoz feinte et s’infiltre pour ramener Toulon à hauteur (7-7, 9e).

    Malgré ce sursaut, les hommes d’Ugo Mola sont plus percutants, et leur vitesse d’exécution semble pouvoir mettre les Rouge et Noir – en blanc samedi soir – en danger à tout instant. Cependant, sur une grosse séquence défensive, Ferté intercepte près de la ligne médiane et remonte le terrain au pied. L’ailier toulonnais sert ensuite Dréan, qui s’en va aplatir et donner l’avantage aux siens (14-7, 16e).

    Mais au terme de ce premier acte, malgré deux pénalités lointaines de Jaminet (27e, 38e), c’est Toulouse qui fait la course en tête grâce à deux essais de Mauvaka (34e), au soutien d’un plaquage sur Willis, puis Dupont, après la sirène, suite à une pénaltouche aux 5 mètres (20-24, 40e).

    Le RCT s’écroule en seconde mi-temps

    Cette fin de premier acte semble avoir définitivement fait basculer le match. Car derrière, les affaires ne s’arrangent pas pour Toulon. Après une nouvelle pénalité de Ntamack (20-27, 42e), Chocobares, trouvé par Dupont d’une petite chistera après s’être infiltré à gauche, permet aux Haut-Garonnais de prendre le large (20-34, 46e).

    Le score encore alourdi de trois points par Ntamack (63e), le RCT se redonne les moyens d’y croire grâce à White, qui profite d’un ballon relâché par la défense toulousaine pour réduire la voilure (27-37, 66e). Mais 10 minutes plus tard, Saito tue définitivement le suspense, en aplatissant sous les perches, après une pénalité jouée à la main (27-44, 77e). Remue porte l’estocade deux minutes après, offrant à Toulouse le point du bonus offensif, et marquant un peu plus la supériorité des champions de France avec un score qui ne souffre d’aucun conteste (27-51, 79e).

    Désormais à 9 points du top 6, le RC Toulon, 8e, voit les phases finales s’éloigner, à trois journées de la fin du championnat.

    TOULON – TOULOUSE (MT : 20-24)

    23e journée de Top 14

    Samedi 9 mai à 21h

    Stade Vélodrome, à Marseille

    Arbitre : Pierre Brousset

    Points RC Toulon : 3E Albornoz (9e), Dréan (16e), White (66e) ; 3T Jaminet (9e, 17e, 66ee) ; 2P Jaminet (24e, 39e)

    Points Stade Toulousain : 5E Ntamack (5e), Mauvaka (34e), Dupont (40e), Mauvaka (46e), Saito (77e) ; 5T Ntamack (6e, 35e, 40e, 42e), Remue (77e) ; 3P Ntamack (27e, 42e, 63e)

    Carton jaune :

    Toulon : Jaminet – Dréan, Brex, Frisch (Tuicuvu, 62e), Ferté – Albornoz (Garbisi, 62e), Serin (cap) (White, 62e) – Mercer, Kpoku (Mézou, 69e), Abadie -Mézou (Shiosvhvili, 47e), Halagahu (Coulon, 47e) – Gigashvili (Sinckler, 51e), Lucchesi (Baubigny, 51e), Gros (Ametlla, 56e).

    Manager : Pierre Mignoni

    Toulouse : Kinghorn (Remue, 62e) – Thomas (Barassi, 80e), Barassi (Pouzelgues, 61e), Chocobares, Lebel -Ntamack (Saito, 69e), Dupont (cap) – Willis (Elias, 56e), Roumat, Cros (Willis, 69e) – Flament, Meafou (Vergé, 56e) -Merkler (Colombe, 56e), Mauvaka (Lacombre, 61e), Baille (Bertrand, 56e).

    Manager : Ugo Mola

  • L’heure du retour a sonné pour le CNM

    L’heure du retour a sonné pour le CNM

    Avec le Cercle des nageurs de Marseille, rien n’est impossible. Mais, afin de rejoindre la finale de l’Euro Cup, ils devront réaliser une performance XXL : battre Radnicki, l’une des meilleures équipes européenne, qui les a déjà battus lors du match aller à Kragujevac, en Serbie (17-14), tout en l’emportant avec trois buts d’écart a minima. En cas d’égalité sur l’ensemble des deux matches, les deux formations se départageront aux tirs-au-but. Au match aller, les Serbes de l’ancien pensionnaire du CNM, Andrija Prlainovic, se sont montrés plus efficaces dans les phases de supériorité et plus solides dans les duels, malgré un bel apport du duo Crousillat-Vernoux.

    Invaincus depuis février

    Les Marseillais ont montré qu’ils étaient capables de faire douter cette équipe de Radnicki, invaincue depuis leur élimination au 1er tour de la Ligue des Champions, au mois de février, toutes compétitions confondues.

    En cas de qualification, les poloïstes phocéens rejoindraient pour la deuxième fois de leur histoire la finale de la deuxième Coupe d’Europe, compétition qu’ils ont remportée en 2019. De quoi espérer ajouter un deuxième trophée européen à côté d’un potentiel 43e titre de champion de France, dans quelques semaines.

  • L’OM cherche son Havre de paix

    L’OM cherche son Havre de paix

    Mis à part quelques éclats de rire provoqués par Pierre-Emerick Aubameyang, ce vendredi, lors de l’entraînement collectif, les sourires se faisaient rares dans les rangs olympiens. Heurtés et touchés, les Marseillais traversent une fin de saison chaotique, à l’image de l’ensemble de leur exercice. Avec seulement quatre points pris lors des six dernières rencontres, les Phocéens ont décroché au classement de la Ligue 1 et occupent désormais la septième place. À deux journées de la fin, ils ne peuvent plus espérer retrouver la troisième place, directement qualificative pour la UEFA Champions League. « On est dans une situation difficile », reconnaît l’entraîneur de l’OM, Habib Beye.

    Le technicien franco-sénégalais a passé toute la semaine à La Commanderie avec son groupe, dans le cadre d’une mise au vert destinée à préparer « le mieux possible » le dernier déplacement de la saison, dimanche soir, au Havre. « Je fais un métier différent en ce moment », souffle-t-il, préférant toutefois concentrer son discours sur l’adversaire à venir. « Ce sera un match difficile face à une équipe de qualité, qui l’a encore démontré lors de ses dernières sorties », glisse-t-il, conscient que les Ciel et Marine restent sur une série de cinq matches nuls. « Il va falloir répondre à l’intensité qu’ils sont capables de mettre et surtout égaler leur envie. Quand vous recevez une équipe comme l’OM, il faut être immédiatement prêt, parce qu’on sait que l’entame sera très intense. C’est aussi une équipe qui, à mes yeux, dégage beaucoup de qualités techniques dans le jeu », poursuit Habib Beye, avant de saluer le travail de Didier Digard.

    Pour sauver leur saison, les Olympiens devront impérativement s’imposer au Havre. Une mission qui ne semble toutefois pas inquiéter le vestiaire marseillais. « Je ne pense pas qu’il y ait énormément de pression. C’est simplement la réalité de la situation. Il faut vivre les choses à fond, prendre du plaisir et continuer à travailler dur », insiste le milieu de terrain Tochukwu Nnadi.

    Arrivé cet hiver en provenance du SV Zulte Waregem, l’international nigérian de 22 ans, longtemps discret sous le maillot phocéen, bénéficie désormais d’un temps de jeu plus conséquent. « Je me sens bien et je joue, c’est le plus important pour moi. Je suis heureux d’être ici et reconnaissant pour toutes les opportunités que j’ai reçues », poursuit-il, avant d’affirmer son souhait de poursuivre l’aventure avec l’OM la saison prochaine. Les deux dernières rencontres, décisives pour l’avenir du club provençal, pourraient également avoir une influence directe sur le sien.

    REPÈRES

    Retour d’Abdelli et de Rulli dans le groupe

    Le milieu international algérien Himad Abdelli et le gardien international argentin Geronimo Rulli font leur retour dans le groupe olympien, en vue du déplacement au Havre. Le premier était écarté par Habib Beye, tandis que l’autre avait loupé le match à Nantes à cause d’un lumbago.

    Invaincu au Havre depuis 2001

    L’Olympique de Marseille reste sur une série de onze matches sans défaite consécutifs au Havre. Leur dernière défaite remonte au 6 janvier 2001,en 16e de finale de la Coupe de la Ligue. Par ailleurs, c’est au stade Océane quel ’OM a acquis, la saison passée, sa qualification pour la Ligue des Champions 2025-2026(victoire 3-1, le 10 mai2025).

    Habib Beye s’interroge sur la bonne formule

    En signant les pires débuts d’un entraîneur de l’OM depuis plus de quarante ans, Habib Beye cherche encore la formule pour relancer son équipe. Pour le technicien marseillais, le principal enjeu reste toutefois mental.

    « Pour être une équipe vivante, il faut aimer jouer au football et aimer jouer ensemble », souligne l’entraîneur olympien. « Aujourd’hui, la réalité, c’est qu’il n’y a pas de réponse sur le terrain dans les matches que nous disputons. La question est de comprendre pourquoi cette réponse n’existe pas », poursuit-il.

    Persuadé que son groupe traverse avant tout une crise de confiance, Habib Beye insiste sur la nécessité de retrouver de l’énergie et de la cohésion.

    « Cela nous demande beaucoup d’énergie de chercher des solutions aux problèmes que nous rencontrons. Mais, dimanche, nous aurons l’opportunité de mettre tout cela de côté et de montrer un autre visage. Il faudra être très différents de ce que nous avons montré contre Nantes », martèle l’ancien défenseur phocéen.

  • Toulon à un pas de la finale

    Toulon à un pas de la finale

    La marche à gravir est très haute, mais rien ne semble impossible pour les Toulonnais cette saison. En difficulté en Top 14, où ils sont restés loin des attentes, les Rouge et Noir ont su relever la tête sur la scène européenne. Les voilà désormais à l’aube d’une demi-finale de Champions Cup, qu’ils disputeront ce samedi (16h) sur la pelouse du Leinster. Onze ans après leur dernière apparition à ce stade de la compétition, déjà face aux Irlandais, que les Varois avaient alors dominés à l’Aviva Stadium. « Mais ce n’est plus du tout la même équipe », signale Pierre Mignoni, le manager du RCT. « Cette équipe-là, c’est une histoire complètement différente. Et justement, c’est bien pour elle de connaître ce genre de gros challenge. On n’a pas seulement envie de le connaître, on a envie de le vivre », poursuit-il en témoignant beaucoup de respect au quadruple champion d’Europe. « Ce serait leur manquer de respect que de les imaginer vieillissants ou un peu en retrait. C’est une très grande équipe, un très grand club. Ils ont une vraie stabilité, une culture du travail et du titre. Leur expérience collective est énorme, au niveau international comme au niveau du club », souligne le technicien varois. Ce dernier est persuadé que le stage réalisé en amont du match contre l’USA Perpignan, le 28 mars (défaite 36-20), a permis au groupe toulonnais de repartir de l’avant. Même si le déclic est apparu avant d’affronter les Sud-Africains des Stormers, le 4 avril (victoire 28-27).

    Expérience collective

    Mais l’adversaire à venir est d’un calibre supérieur. « C’est une équipe qui sait parfaitement se préparer pour ce genre de rendez-vous. Elle a beaucoup d’expérience, beaucoup de maîtrise. Et quand on est à ce niveau-là, on sait gérer les moments importants. Ils ont montré qu’ils étaient capables de monter en puissance au bon moment. Ce n’est pas une équipe qu’on peut sous-estimer, bien au contraire », ajoute Pierre Mignoni, conscient que le Leinster possède une plus grande expérience collective sur le plan international. « La charnière, et tant d’autres joueurs, sont habitués à ce niveau-là ensemble depuis longtemps. Chez nous, cette expérience existe individuellement, mais pas encore autant collectivement. C’est là qu’il faudra compenser », insiste l’ancien demi-de-mêlée. Il compte sur « beaucoup de précision » et « beaucoup d’effort » pour rivaliser avec les valeureux Irlandais. « Si on arrive à être précis dans le jeu et solides dans l’engagement, on peut exister dans ce combat », précise le manager du RC Toulon, qui, en cas de succès, pourrait retrouver Bordeaux-Bègles lors de la finale au stade San-Mames, à Bilbao.

    Retour des cadres Ollivon et Ribbans

    Le deuxième-ligne anglais, et capitaine, David Ribbans ainsi que le troisième-ligne des Bleus Charles Ollivon, ménagés depuis deux semaines, vont faire leur retour ce samedi à Dublin pour aller défier la province du Leinster en demi-finale de la Champions Cup. Côté Leinster, le pilier français, Rabah Slimani, transféré de l’ASM Clermont à l’été 2024, a été placé sur le banc.

    Montpellier se heurte aux Dragons

    Les Montpelliérains reçoivent les Gallois des Dragons de Newport, ce dimanche (13h30), en demi-finale de Challenge Cup.

  • Le RC Toulon reste sur les bons rails avant le Leinster

    Le RC Toulon reste sur les bons rails avant le Leinster

    Tout n’a pas été parfait. Mais, au regard de la situation dans laquelle se trouvait le Rugby Club Toulonnais il y a un mois, cette quatrième victoire consécutive toutes compétitions confondues face à Bayonne, samedi à Mayol, où les Varois restaient sur deux revers en Top 14, demeure une satisfaction, a minima « sur le plan comptable », analyse Pierre Mignoni. « Mais on voulait faire un match beaucoup plus propre par moments », reconnaît l’entraîneur toulonnais. « On a dépensé beaucoup d’énergie en attaque, on en a manqué un peu en défense par moments et c’est dommage. »

    Car, si ses hommes ont très bien commencé avec deux essais en sept minutes, ils ont ensuite connu un quart d’heure plus compliqué, qui a vu l’Aviron, assommé en apparence, recoller. « Le maître mot de la semaine, c’était d’attaquer fort. On l’a bien fait. Mais on a toujours des coups de mou », reconnaît Mathis Ferté. Au pluriel, car il y en a eu un second, en début de seconde mi-temps, alors que les Rouge et Noir, qui possédaient 21 points d’avance, semblaient proches de creuser l’écart. Au contraire, deux essais plus tard, les Basques sont revenus à 7 points. « On s’était préparé en conséquence et on a su réagir. On n’a pas baissé la tête et on est allé de l’avant », positive l’ailier toulonnais.

    La demi-finale,

    « pas un aboutissement »

    Ce deuxième succès bonifié en une semaine permet au RCT de réintégrer le top 8, et de se rapprocher petit à petit des six premières places. « C’était le piège de se manquer, mais on a bien combattu le piège. On a pris les points qu’il fallait sur ces deux matches, même si ce n’était pas parfait. Ça fait du bien de revenir, on sait qu’on est en retard mais on n’est pas mort », avance Pierre Mignoni, qui sait qu’il reste « encore beaucoup de travail pour revenir ».

    Le piège était peut-être celui de se projeter un peu trop tôt sur la demi-finale de Champions Cup face au Leinster, samedi prochain. « La semaine dernière, on n’y a pas du tout pensé », certifie Mathis Ferté. « On était focus sur le Top 14. Maintenant, on va très vite basculer et bien se préparer. Ça va être très dur, il faudra donner le meilleur de nous-mêmes. » Une rencontre qui peut être abordée avec une confiance retrouvée et quelques garanties dans le jeu, malgré une nouvelle cascade d’absents, à laquelle s’est ajouté Oliver Cowie, sorti blessé après son essai. « Il s’est blessé aux côtes. Je crois que c’est bien abîmé. Je suis triste pour lui », déplorait le technicien varois.

    Pour ce dernier, il ne faudra pas jouer petit bras : « Si on est en demi-finale, c’est qu’on le mérite. Maintenant, ça fait 11 ans que le club n’en a pas joué. Est-ce un aboutissement ou est-ce qu’on veut continuer ? On ne sera pas favori. Il y a un très grand d’Europe qui fait ça chaque année, qui est devant nous, chez eux. Mais je ne crois pas que ce soit pour le moment un aboutissement. » Mais la qualification serait, tout de même, un exploit.

  • Le CN Marseille récupère sa place sur le trône national

    Le CN Marseille récupère sa place sur le trône national

    Le Goliath du water-polo français a tenu son rang. Les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille sont venus à bout des poloïstes strasbourgeois, samedi soir dans le bassin alsacien, à l’occasion de la 16e journée du championnat Elite. Bien poussés par les triplés de l’ailier grec Efstathios Kalogeropoulos et du capitaine tricolore Ugo Crousillat, les quintuples champions de France en titre ont rapidement creusé l’écart dans le deuxième quart-temps. En restant invincibles dans l’Hexagone, les Marseillais récupèrent la place de leader du championnat, au détriment des Strasbourgeois, ex æquo en nombre de points mais avec deux matches d’avance.

    Focus sur Radnicki

    Cette rencontre face aux Alsaciens, considérés comme les meilleurs poloïstes de France derrière les Marseillais, tombait à pic. Ces derniers se préparent actuellement pour la demi-finale de l’Euro Cup, où ils se déplaceront samedi à Kragujevac, ville au centre de la Serbie, pour affronter l’équipe de Radnicki, finaliste de la Ligue des Champions en 2014. Vainqueurs de l’Euro Cup en 2013, les champions de Serbie en titre se sont hissés jusqu’en finale de cette même compétition la saison passée. Cette double confrontation, dont le match retour aura lieu le 9 mai au bassin Pierre-Garsau, l’antre du Cercle des nageurs de Marseille, fêtera les retrouvailles entre Andrija Prlainovic et les membres du club phocéen. Le champion olympique serbe de 38 ans, médaillé d’or lors des Jeux Olympiques de Rio en 2016, a passé cinq saisons sous les ordres de Milos Scepanovic.

  • La grande fête marseillaise gâchée par une petite défaite

    La grande fête marseillaise gâchée par une petite défaite

    Le projet Marseille Basketball, présenté le mois dernier afin de pouvoir permettre à la cité phocéenne de retrouver le plus haut niveau français d’ici 2031, commence par une défaite sur le plan sportif. Les pensionnaires de la section basket du Stade Marseillais Université Club, cinquièmes de Nationale 2, ont été défaits samedi soir (77-91), pour leur grande première historique au Palais des Sports de Marseille, face à l’USO Rognonas, onzième du championnat. « On a malheureusement manqué de dureté », reconnaît Patrick Galin, pour sa grande première sur le banc marseillais. Il a succédé au trio Kanté-Nicolas-Michée en début de semaine pour les trois derniers matches de la saison. « Au début, on a tenu un peu les duels. Malheureusement, sur le troisième quart-temps, on a beaucoup insisté sur les tirs extérieurs, peut-être trop. On n’a pas trouvé de solution à l’intérieur, alors que je leur avais demandé de jouer poste haut. Mais ça ne s’est pas produit », déplore le technicien marseillais, figure de la formation au Smuc Basket. Les 18 points inscrits par l’ailier Geoffrey Cavanna et l’intérieur Jonathan Radjouki, deux visages emblématiques de la formation smuciste, n’ont pas empêché cette sixième défaite de suite, malgré le soutien des 3 000 spectateurs qui ont assisté à ce premier rendez-vous du projet Marseille Basketball. « La fin du match et le fait qu’on n’ait pas gagné, ça met un petit peu de froideur à cette grande fête, mais l’organisation a été top et le public a répondu présent. Ça fait des années que je suis au club et je n’avais jamais vu ça », lance le capitaine Hakim Sayah, habitué à évoluer devant quelques centaines de personnes seulement au Technosport de Luminy. « C’est une ambiance incomparable. C’est un régal. C’est vraiment des conditions de haut niveau. Quand on voit ça, on se dit qu’il faut une équipe à Marseille. Il y a tout pour en tout cas », estime l’ailier fort marseillais, qui aimerait que l’opération soit rééditée la saison prochaine.

    Vallier et Chanot étudiés

    « On ne s’attendait pas à une telle réussite. Ça montre bien que la Marseille mérite du basket et on l’a prouvé en remplissant la salle en quinze jours », lâche Charles-Antoine Assailly, président du directoire Marseille Basketball. Sans compter les nombreux invités, seize clubs de basket du territoire métropolitain ont été invités à assister à la rencontre depuis les tribunes. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de toucher un maximum de jeunes marseillais au travers du projet marseillais qui fait beaucoup de bruit à l’échelle nationale. « On a reçu beaucoup de messages de joueurs, d’entraîneurs et de dirigeants qui veulent nous rejoindre », glisse l’ancien directeur Paca de l’Union financière de France. Ce dernier envisage d’organiser au moins trois matches la saison prochaine au Palais des Sports de Marseille. « Je veux surtout que l’on soit sûr de jouer dans un environnement correct. On voit bien qu’il y a du monde dans les tribunes quand on joue au centre-ville. Il faut trouver une solution », souligne Assailly, en ayant en tête deux options : le Parc Chanot et la salle Vallier. Si le premier s’avère complexe sur le papier, avec la gestion du groupe Marseille Events, le deuxième site envisagé serait « parfait » selon le président.

  • À Montauban, le RC Toulon veut surfer sur sa dynamique européenne

    À Montauban, le RC Toulon veut surfer sur sa dynamique européenne

    Ils espéraient se rassurer. Ils se sont offert une parenthèse enchantée. Avec envie et une qualité de jeu qu’on n’avait plus vue depuis des mois, les Rouge et Noir, qualifiés pour les demi-finales de Champions Cup pour la première fois depuis leur dernier sacre en 2015, ont retrouvé « un peu de sourire et de confiance », souligne l’entraîneur adjoint, Sergio Parisse. « On est revenu de nulle part, on avait très peu d’espoirs à Glasgow parce qu’on n’était pas favoris. Les joueurs se sont payés pour les efforts qu’ils font depuis un moment. »

    Mais le temps n’est déjà plus aux célébrations. « On est ravi de pouvoir jouer cette demi-finale, mais on bascule vite sur le Top 14 », assure l’entraîneur de la touche. Pour Matthias Halagahu, ce ne sera « pas dur du tout, vu notre classement et nos récentes prestations en championnat. Si on veut aller chercher ce qu’on veut, il faut de bonnes performances rapidement ». 11e à 7 points du 6e, Clermont, le RCT n’a en effet plus vraiment le choix et doit engranger un maximum de points, à six matches de la fin du championnat, pour continuer à y croire.

    Premier rendez-vous ce samedi sur la pelouse de la lanterne rouge montalbanaise, déjà quasiment condamnée à retrouver la Pro D2. Un match « important pour garder la dynamique », et à ne surtout pas galvauder pour l’entraîneur italien, qui a confirmé son départ en fin de saison pour intégrer le staff de la Nazionale : « On n’est pas en situation de fanfaronner. On ne pense pas qu’aller à Montauban, ça va être une promenade, loin de là. »

    Turnover en vue

    Ce sera l’occasion de confirmer les progrès entrevus dans le jeu, sur l’aspect défensif et les mauls portés. Une conséquence de l’apport de Cédric Béal, directeur du centre de formation, qui a intégré le staff depuis quelques semaines. « On a travaillé cet aspect. Sur les touches, quand tu ne sautes pas, tu t’exposes moins et tu es davantage prêt en bas pour défendre. Ce n’est pas une révolution, mais un changement d’approche », lié au besoin « de retrouver de la solidité. »

    Il faudra aussi réussir à réintégrer des joueurs qui ont moins joué ces derniers temps, Pierre Mignoni et son staff ayant fait le choix d’apporter de la fraîcheur. Ce n’est pas facile quand on ne joue pas. Mais il n’y a rien à dire sur leur investissement au quotidien. Ils ont eux aussi aidé l’équipe à performer en coupe d’Europe », martèle Sergio Parisse. Parmi eux, Matéo Garcia, qui va retrouver le terrain quatre mois après son dernier match, à Gloucester, en Champions Cup : « En signant au RCT, je savais où je mettais les pieds. Heureusement, on a un super groupe et c’est toujours le collectif qui prime. J’essaie de garde la tête haute et je suis très content de revenir ce week-end. »