Tag: Martigues

  • La vigilance postale alerte sur les fermetures estivales à Martigues

    La vigilance postale alerte sur les fermetures estivales à Martigues

    Une drôle de sortie d’école s’est déroulée devant le groupe scolaire Robert-Desnos vendredi soir. Tambour battant, une dizaine de militants du comité de vigilance postale de Martigues, tracts en main, sont allés à la rencontre des parents venus récupérer leurs enfants.

    « C’est le comité de vigilance postale qui vous informe de la fermeture de la poste de Ferrières pendant trois semaines du 3 au 22 août », annonce Joëlle Fabre, militante des premiers jours pour la Poste de Ferrières et également conseillère municipale PCF. « Encore ? », s’étonne une mère devant sa poussette. « Eh oui, si le comité de vigilance n’existait pas, elle serait déjà fermée », affirme un autre militant. « Heureusement que ce n’est que l’été », réagit une autre habitante.

    « C’est compliqué

    de s’y retrouver »

    Mais cette fermeture partielle pour l’été pose quelques soucis. « Je vais régulièrement à Ferrières pour mes colis et mes retraits d’espèces », explique Mathieu Tran, habitant à proximité. « Ça va être dur pour certaines personnes, surtout si elles n’ont pas de voiture pour aller à Jonquières ou Croix-Sainte, et ça va encore plus les engorger », estime-t-il. Les horaires estivaux imposent une certaine gymnastique : « C’est compliqué de s’y retrouver avec les différents horaires » relève l’usager.

    Rapidement, la fin de la sortie approche. « Nous avons fait deux actions, cette semaine, pour informer des fermetures des bureaux cet été, on ne peut pas mener une bagarre de la même ampleur que pour la fermeture totale et définitive », explique Francis Fournier. « On a donné l’info et pris les mails des habitants pour les tenir au courant, mais le combat pour le retour des colis à Notre-Dame-des- Marins n’est, lui, pas terminé », assure le militant.

  • L’été rime avec festivités dans la Venise provençale

    L’été rime avec festivités dans la Venise provençale

    Ces samedi et dimanche, c’est un programme riche qui vous attend dans le cadre des festivités organisées par la Ville et ses partenaires. Sur ces deux jours, l’un des temps forts est la fête de la mer et de la Saint-Pierre. « La fête de la mer aura lieu un peu partout dans le centre-ville et dans le quartier de l’île. Chacun trouvera de quoi se rafraîchir et s’amuser », poursuit l’élu. « Sans oublier les processions habituelles et traditionnelles dont font partie la bénédiction des bateaux ou encore l’hommage aux marins disparus. »

    Art, gastronomie et fête

    Au programme, dès 16h, vous pourrez assister à un challenge à la rame depuis le parvis de l’Hôtel de Ville, à des jeux d’antan « comme le mât de cocagne » sur le canal Saint-Sébastien entre 17h et 19h. « Nous aurons aussi des artistes qui vont exposer leur art sur le thème de la mer lors d’un petit marché sur le quai Brescon », ajoute Marc Troulier. Le soir, place aux sardinades de l’Île pour déguster les produits de la mer dans une ambiance musicale festive et chaleureuse, sur la place de la Libération, accessible à tous sans réservation.

    Bien évidemment, le week-end sera aussi marqué par l’ouverture de la fête foraine de la Saint-Pierre, qui prendra ses quartiers sur le parking Francis Turcan dès samedi à 18h.

    Dimanche, les festivités se poursuivront dès 8 heures avec la deuxième manche du championnat de Provence dans le cadre du tournoi de la Saint-Pierre, toujours sur le quai de l’hôtel de ville.

    L’après-midi, dès 16h, une visite guidée de l’exposition « Carte blanche à Ernest Pignon-Ernest », vous ouvrira ses portes aux côtés d’un médiateur au sein du musée Ziem

  • À Martigues, le fragile équilibre des comptes de l’association des centres sociaux

    À Martigues, le fragile équilibre des comptes de l’association des centres sociaux

    « La direction a fait preuve d’une gestion prudente et rigoureuse en respectant les engagements pris en 2025 » restitue Mathieu Lucchesi, l’expert-comptable de l’Association pour l’animation des centres sociaux et des maisons de quartier de Martigues (AACS) lors de l’assemblée générale de mercredi soir, à l’hôtel de Ville.

    Avec 6,25 millions d’euros de charges et 6,27 millions d’euros de produits pour l’année 2025, l’AACS génère un excédent de 25 000 euros « grâce au développement de Miss », le chantier d’insertion sociale de l’AACS, comme l’explique le trésorier Jean-Louis Richard. Mais aussi en raison de « petites subventions qui arrivent en fin d’année » complète Sébastien Clauzel, directeur de l’AACS. Un contexte bienvenu pour compenser les 4 000 euros de déficit des centres sociaux et maisons de quartier. Pour l’exercice 2026, dont l’assemblée générale aura lieu en 2027, le trésorier avance un budget à l’équilibre de 5 millions d’euros : « L’AACS devra poursuivre ses efforts de maîtrise et pérenniser ses ressources. Nous abordons 2026 sur une situation saine mais restons vigilants sur les contraintes budgétaires à venir » prévient Jean-Louis Richard.

    La Ville en soutien

    Le directeur Sébastien Clauzel nuance : « Le budget prévisionnel 2026 n’est pas impacté. Mais notre gestion plus rigoureuse est obligée par le contexte économique », notamment des collectivités. Gaby Charroux, maire (PCF) de Martigues, rassure « les subventions municipales ne baissent pas et même avec les nuages au-dessus de nos têtes, les centres sociaux et maisons de quartiers restent une priorité ».

  • Martigues renouvelle son aide à l’entretien des quartiers

    Martigues renouvelle son aide à l’entretien des quartiers

    Le conseil municipal de jeudi soir a examiné une cinquantaine de propositions, dont celle d’une participation financière de la commune à l’entretien des espaces extérieurs des principaux quartiers de logements sociaux. Une initiative de la Ville depuis 1999 dans le cadre d’une convention avec quatre associations syndicales libres (ASL). Ces associations perçoivent respectivement 40 303 euros pour le quartier de Mas de Pouane, 81 762 euros pour Canto-Perdrix, 95 967 euros pour Paradis-Saint-Roch et 26 302 euros pour les 4 Vents, ainsi que d’une plus petite enveloppe de 2 000 euros pour le bailleur 13 Habitat et 1 500 euros pour Erilia.

    En tout, la participation annuelle de la commune pour l’entretien des espaces extérieurs est de 247 834 euros pour l’année 2026. Ce qui pose question pour la conseillère d’opposition Amandine Gide (RN), qui demande de justifier la raison pour laquelle « depuis 2025 vous avez baissé la dotation des ASL de 200 000 euros ». L’adjoint (PCF) Pierre Dharréville explique que « la baisse de subvention a été contrainte au regard des difficultés budgétaires que l’on connaît, en raison de choix répétés du gouvernement qui diminuent les ressources des communes ».

    « Mettre les bailleurs face à leurs responsabilités »

    Dans ce contexte, l’enjeu est également pour l’adjoint de « mettre les bailleurs en face de leurs responsabilités, qu’ils prennent mieux en charge ce qui relève de leurs prérogatives ». Jean-Luc di Maria (LR), approuvant cette aide, estime néanmoins qu’il y a « des aides pour certains quartiers et pas d’autres qu’il faut expliquer aux Martégaux, il y a un souci d’équité devant les dépenses alors que tout le monde l’est face à l’impôt ». Pierre Dharréville répond que « la baisse de cette subvention va dans le sens de l’équité dont vous parlez ». « Ce choix vise à s’occuper des espaces communs, traversés par d’autres que les habitants des quartiers. La Ville contribue à l’aménagement de ces espaces qui sinon se dégraderaient » conclut-il. Le maire (PCF) Gaby Charroux rappelle que « la rénovation matérielle incombe d’abord aux bailleurs ».

    Autre sujet d’actualité brûlante de ce conseil, la proposition d’une gratuité d’accès pour les habitants de Martigues à la piscine Avatica durant les périodes en vigilance canicule. « Une mesure de santé publique et de protection des habitants » pour Pierre Dharréville, également rapporteur. Une fois n’est pas coutume, l’extrême droite s’inquiète d’à qui profite cette proposition : « Comment est contrôlé le lieu de résidence ? L’accès est pour tous les bassins sur toute l’amplitude d’ouverture ? », questionne Didier Rattier (RN), bien qu’approuvant l’idée. « Le personnel municipal demandera aux habitants de justifier leur lieu de résidence et l’ensemble des bassins seront ouverts à la baignade » répond Pierre Dharréville.

  • À Martigues, les collégiens rendent hommage à Rosalie Solitude

    À Martigues, les collégiens rendent hommage à Rosalie Solitude

    « Cette fresque passe un message aux générations futures qu’aucune justice n’est immuable », lance le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux lors de l’inauguration de cette peinture murale mardi après-midi. Sur le parking de la pharmacie du 8 mai 1945, les élèves du collège Gérard Philipe et deux artistes dont Pierre Maes ont réalisé une fresque toute en longueur rendant hommage à Rosalie Solitude, figure métisse de la lutte anticoloniale noire de Guadeloupe, après le rétablissement de l’esclavage par Napoléon en 1802. Le choix du nom est une collaboration avec le club humanitaire du lycée Lurçat.

  • La famille Fadas s’agrandit pour six jours de fête à Tholon

    La famille Fadas s’agrandit pour six jours de fête à Tholon

    « Les Fadas, c’est un anti-festival », selon l’adjoint (PCF) à la culture, Florian Salazar-Martin. Et ce n’est pas pour dénigrer l’événement, qui s’agrandit encore cette année et va accueillir plusieurs nouveautés présentées lors d’une conférence de presse, lundi matin, à l’ombre de la Cour de l’île.

    Cette huitième édition s’élargit dans l’espace et dans le temps. Pas d’histoire de science-fiction ici, mais bel et bien un village des Fadas implanté pendant six jours, du mardi 7 au dimanche 12 juillet, sur une base nautique de Tholon complètement dédiée à l’événement. Cet anti-festival s’étendra du Tétrodon jusqu’au parking le long du boulevard Touret-de-Vallier, qui ne sera plus disponible pour son véhicule, mais pour un invité un peu spécial.

    Car, à l’honneur de cette édition 2026 figure le centre culturel embarqué de la Flotille pour Gaza, hébergé sur le voilier Hétérotope armé par le journaliste et militant Emilien Urbach. « Toute l’année, nous sommes citoyens du monde. L’Hétérotope est chargé de la mémoire des flottilles », détaille Florian Salazar-Martin, qui parle des Fadas comme avant tout d’un « espace de parole et d’échange » loin de « la surenchère » programmatique.

    « Un échange culturel loin de la culture bourgeoise »

    Car l’idée, pour l’élu, est avant tout de « transmettre le virus fada », celui qui veut qu’« on puisse passer sa journée à se prélasser sans que personne ne dise rien », celui « de l’échange culturel et pas que de la culture bourgeoise et ses grands hommes : plus il y a de diversité, mieux c’est ! », insiste l’adjoint.

    Cette idée trouve son écho dès le mardi 7 juillet, avec la compagnie des Josianes, qui propose un spectacle de danse et de cirque autour de la notion de résistance féministe. Le même jour, la chanteuse et multi-instrumentiste féministe et antiraciste Bia Ferreira sera en concert, suivie de la marseillaise Carlala, qui proposera un DJ-set entre reggaeton, flamenco, brasilian funk ou encore DnB. L’ensemble de la programmation est à retrouver sur le site internet Martigues Bouge.

    Le village des Fadas a aussi pour ambition d’être « une éco-manifestation », selon Florian Salazar-Martin, avec notamment l’utilisation de la « dînette en plastique » lavable inaugurée l’année dernière. « On a lavé 7 500 couverts l’année dernière, avec seulement 50 litres d’eau et sept objets cassés. L’enjeu est de tendre vers le zéro-déchets », indique l’adjoint.

    Autre nouveauté, le déploiement du dispositif Safer, dédié à la prévention et à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. En clair, le public aura à sa disposition un stand de prévention, une application d’alerte et des équipes de maraude.

    Être fadas, faire la fête, oui. En respectant tout le monde, c’est encore mieux.

  • À Martigues, le nouveau mammographe facilite la vie des patientes

    À Martigues, le nouveau mammographe facilite la vie des patientes

    Il s’appelle Siemens Mammomat B.brilliant, il trône en vedette de la salle d’examen, et s’apprête à changer la vie des patientes. C’est en tout cas l’ambition affichée par l’Hôpital de Martigues et le maire (PCF) Gaby Charroux lors de l’inauguration de ce mammographe mardi soir.

    Ce matériel permet de nouvelles possibilités d’imagerie moderne. Notamment la tomosynthèse, « une mammographie en trois dimensions qui permet une meilleure caractérisation des cancers » détaille la Dr. Hanifa Dorbani, radiologue. Mais aussi la macrobiopsie, soit « un prélèvement d’une microcalcification pas toujours visible à l’échographie » précise la radiologue. Et en cas de contre-indication à l’IRM, cet appareil permet une « angiomammographie avec injection de produit de contraste pour analyse fonctionnelle des lésions », d’après la médecin.

    Ces examens sont maintenant accessibles à tous, y compris aux personnes handicapées, notamment en fauteuil, comme le démontrent les manipulatrices radio en variant la hauteur de l’appareil. De plus, « la technologie plus récente permet de faire moins mal aux patientes grâce à une compression adaptée » des seins, avance l’une d’entre elles. Sa collègue renchérit : « Le but est que les dames soient moins traumatisées, qu’elles reviennent plus volontiers. » Les fleurs de cerisiers et papillons ajoutés aux murs par les agentes en attestent.

    La Dr Hanifa Dorbani explique que dorénavant, ce nouveau matériel permet « une sémiologie de proximité et une prise en charge totale pour les patientes ». C’est-à-dire qu’« à Martigues, les gens sont pris en charge du jour où on apprend le cancer au jour où on est en rémission », précise le président de la Ligue contre le cancer 13, Pierre Garosi.

    Un matériel à 287 000 €

    La Ligue a financé 200 000 euros, complétés par les 87 000 euros restants de l’Agence régionale de santé (ARS). « L’ambition est d’améliorer les chiffres de dépistage du cancer du sein » selon Delphine Hauptmann, directrice de l’ARS au niveau départemental, avançant qu’« une femme sur 4 participe au dépistage dans le département, la moyenne nationale étant d’1 sur 2 ».

    Le directeur de l’Hôpital de Martigues Loïc Mondoloni, l’assure : « Sans la Ligue et l’ARS, on n’en serait pas là. » « Ce saut technologique est important pour le territoire », poursuit-il, « il est de notre rôle d’avoir cette proximité », notamment « pour éviter les kilomètres et les embouteillages » pour aller à Marseille, surtout si on vient de Port-Saint-Louis.

    Le maire de Martigues Gaby Charroux ne cache pas son enthousiasme. « On veut le meilleur pour notre hôpital et on lutte pour la technologie, le personnel et les moyens financiers. » L’engagement de la Ville pour cet appareil a pu être redirigé vers un autre matériel grâce à un rajout des financeurs.

  • À Martigues, le nouveau collège Pagnol inaugure le pôle éducatif nord

    À Martigues, le nouveau collège Pagnol inaugure le pôle éducatif nord

    Le voile tombe et Marcel Pagnol apparaît, en habits d’académicien. Ça y est : le nouveau collège Pagnol de Martigues est inauguré, mardi matin, après trois ans de travaux. Les élèves et leurs professeurs ont déjà pris possession des lieux depuis le 2 mars.

    « Je suis fier que ce collège porte le nom de mon grand-père, même si je n’y suis pour rien », réagit Nicolas Pagnol, tout sourire, devant l’assemblée, espérant « que son œuvre sera encore enseignée aux jeunes ». Les quatre élèves de 5e qui ont récité un extrait de la scène de chasse dans la garrigue de La gloire de mon père le démontrent, introduits par le solo de hautbois de leur professeure reprenant le thème du film « Jean De Florette ». « C’est la transmission de beaux sentiments, l’amitié, le travail et la famille », conclut Nicolas Pagnol.

    Le maire (PCF), Gaby Charroux, ne manque pas de reconnaître le « talent » des élèves, parlant d’une « magnifique réalisation » pour désigner le lieu. Un « investissement dans l’avenir » de 34 millions d’euros souligné par la conseillère départementale (Ren.) Laurence Angeletti, issu du plan Charlemagne de modernisation des collèges.

    « Collège du XXIe siècle »

    Chacun prend ses marques dans ce nouveau complexe, dont la surface est presque double de celle de l’ancien site, avec des salles de cours lumineuses. De la cuisine moderne au self immaculé, en passant par le gymnase, le plateau sportif et la salle de travaux manuels équipée, l’établissement offre de vastes espaces de circulation dans ses couloirs gris béton. Il est également accessible aux personnes malvoyantes : chaque porte et panneau d’indication est traduit en braille.

    L’équipement sportif est particulièrement fourni, avec mur d’escalade, tables de ping-pong, archerie, ainsi que plusieurs terrains intérieurs et extérieurs, entourés d’une piste d’athlétisme de 200 m. « C’est la moitié de l’homologation en compétition, plus adapté pour les collégiens », fait remarquer Samir Dahmani, conseiller municipal (SE). « C’est presque un J”ulien-Olive” au collège ! », s’émerveille Valérie Baqué, adjointe (PCF).

    L’établissement est « conçu pour répondre aux exigences du XXIe siècle renchérit Gaby Charroux. Il est remarquable pour ses équipements, notamment sportifs et pour la Segpa » et par « la prise en compte des enjeux environnementaux ». Tant en termes de compensations que de construction. « L’établissement est moderne par sa conception bioclimatique et sa chaufferie bois, indique Laurence Angeletti. Il prépare à vivre dans un monde plus durable. » Les bancs et les tables de ping-pong en dur, dans la cour, sont en matériaux recyclés, d’après l’architecte.

    Un chantier qui donne le ton de l’évolution de ce nouveau quartier de la ville, au cœur du « pôle éducatif » relevé par l’édile.

  • La Poste confirme les fermetures estivales

    La Poste confirme les fermetures estivales

    Sollicitée par La Marseillaise suite aux annonces de fermetures estivales de bureaux de poste à Martigues (notre édition du 10/06), La Poste a détaillé ses mesures estivales.

    L’entreprise confirme que « le bureau de Poste de Martigues Jonquières ajustera ses horaires du 6 juillet au 29 août 2026 », en instaurant une coupure entre 12h et 14h. « Le bureau reprendra ses horaires habituels à compter du 31 août 2026 », précise La Poste, qui redirige les clients vers le bureau de Ferrières, confirmant une « fermeture estivale du 3 au 22 août inclus ». Outre Ferrières, les bureaux vers lesquels redirige La Poste sont ceux de Croix-Sainte et La Couronne, à Martigues, ainsi qu’à Saint-Mitre-les-Remparts.

    « Que La Poste sache

    que ça ne passera pas »

    La Poste n’a pas répondu à notre demande de précisions sur une demande de rencontre formulée par la Ville de Martigues. En attendant, le Comité de vigilance postale de Martigues s’est mis en campagne contre ces fermetures estivales, en annonçant deux actions de sensibilisation à l’issue de son assemblée générale de jeudi dernier (notre édition du 12/06).

    « On veut que La Poste sache que ça ne passera pas », affirme le président du comité de vigilance, Francis Fournier. « On va aller avec un tambour à la sortie des écoles pour annoncer à la population ce qui va se passer », poursuit l’ancien postier, donnant rendez-vous « à tout le monde » sur les deux initiatives et sous une forme ludique.

    En l’occurrence, le comité se rendra à la rencontre des habitants sur la place centrale de Notre-dame-des-Marins, mardi 23 juin à 16h30, ainsi que devant l’école Robert-Desnos, vendredi 26 juin à la même heure.

  • Les politiques d’accessibilité et d’inclusion en débat à Martigues

    Les politiques d’accessibilité et d’inclusion en débat à Martigues

    L’enjeu, « c’est le vivre-ensemble » pour cette participante à la conférence donnée par la sociologue Sylviane Feuilladieu ce vendredi matin à la salle Dufy. C’est à l’invitation de l’Association pour la promotion et l’organisation d’un réseau de santé ouest étang de Berre (Aporsoeb) que l’enseignante-chercheuse à Aix-Marseille université est venue ouvrir le colloque d’une journée organisée par l’association autour du handicap et de « l’accueil de la différence de chaque enfant ».

    Outre le vivre-ensemble, l’enjeu est aussi d’ouvrir la réflexion des professionnels de santé, du social, de l’éducation et parents invités sur l’accessibilité réelle aux handicapés, au-delà de la simple compensation, et particulièrement en milieu scolaire. « Une situation inclusive peut être inégale, excluante, ségrégative ou non légitimisante » explique la chercheuse, mettant en situation : « si un élève handicapé est en classe avec son accompagnant [AESH, Ndlr] il est inclus avec les autres, et on rend les supports accessibles » pour compenser le handicap. Mais il y a un écueil : « Les interactions ne changent pas, la reconnaissance de l’institution non plus », affirme la sociologue.

    « La justice sociale c’est agir sur un système »

    Sylviane Feuilladieu pousse plus loin l’idée d’inclusion « de masse » des handicapés pour une « démocratisation » de l’inclusion, en considérant « les inégalités sociales d’accès et de participation » des concernés. Plus que l’égalité, ou l’équité, la sociologue en vient au terme de « justice sociale, soit agir sur la manière dont fonctionne le système » pour l’adapter à tous. « Travailler les pratiques inclusives, c’est faire une place à chacun en reconfigurant l’espace social » estime-t-elle, parlant d’« un travail collectif » pour éviter « de ne penser qu’à l’inclusion qui maintient dans l’inégalité d’accès et de participation », et permettre de renforcer « le vouloir agir et le pouvoir d’agir ».

    Mais cette vision suscite le débat. « Certains handicaps sont facilement compensables, mais on ne peut pas inclure tout le monde », estime Michel Roussel, de l’association la Chrysalide qui offre des services d’accompagnement. « Pour les autistes lourds ou les polyhandicapés, c’est un peu des foutaises pour nous, faut pas être des Bisounours », ose-t-il. « La sociologie démontre qu’il faut se donner les moyens de cette ambition », rétorque la chercheuse, indiquant qu’il y a certes « des écarts à la norme plus ou moins conséquents » mais que les sciences du langage étudient l’inclusion des personnes non-oralisantes, et d’autres « sur l’insertion professionnelle des travailleurs en Esat vers le milieu ordinaire ». Claire Burger, participante, considère qu’« on ne peut pas demander à des neurodivergents de penser comme nous, les neurotypiques ». « Ces personnes pensent différemment. C’est un fonctionnement qui n’est pas majoritaire mais qu’on handicape car ils ne rentrent pas dans la norme » précise-t-elle, en aparté.

    Créer cette rencontre est l’objectif de l’Aporsoeb. « Ce colloque permet de prendre du recul pour revenir au travail avec une position différente », indique la coordinatrice Maïté Robin.