Tag: Martigues

  • Un week-end la tête dans les nuages à La Couronne

    Un week-end la tête dans les nuages à La Couronne

    Avec une dizaine de pays représentés et plusieurs régions de France présentes, la 19e édition du Festival du cerf-volant vous attend dès ce samedi et jusqu’à lundi sur la plage du Verdon, 0 La Couronne, au cœur de la Venise provençale.

    Comme chaque année, c’est l’association Coup de Vent et la Ville qui organisent cet événement de haut vol où plus d’une trentaine de cerfs-volistes internationaux et passionnés vous attendent. L’occasion d’échanger mais aussi de pratiquer ou de s’initier à cette activité qui est avant tout un spectacle et un art à partager en famille.

    Au centre de la plage, dans un espace clos vous pourrez assister à des démonstrations de pilotables, de monofils, de grosses structures, ou de cerfs-volants traditionnels. Tous vont rivaliser d’originalité pour illuminer le ciel par leur beauté et leurs couleurs, dans un ballet plein de charme, de douceur et de poésie. L’occasion également de rencontrer les professionnels qui prodigueront leurs conseils aux plus jeunes afin de les aider à la pratique du vol. Sont également au programme des lancers de boomerang ou encore des démonstrations d’aéromodélisme. Sans oublier un espace spécialement dédié au public souhaitant s’essayer à cette discipline vertigineuse.

    Si vous êtes plus spectateur qu’acteur dans ce genre de manifestations, le Jardin du Vent, à gauche du poste de secours est fait pour vous. Et cette année, c’est l’Amérique du Sud qui est à l’honneur avec la présence de cerfs-volistes venus du Brésil avec leurs cerfs-volants traditionnels que l’on appelle les « pipas ».

    Ateliers et découverte

    Vous pourrez donc y admirer les œuvres et créations de maîtres en la matière comme Martini Filho, Sylvie et Antonio Lina ou encore Maria Curty. Un lieu où il fait bon se promener pour admirer la créativité et l’inventivité des différents protagonistes présents.

    Des activités sont aussi prévues pour les minots avec des ateliers de fabrication pour enfants où chacun repartira avec sa réalisation. Ainsi qu’un lâcher de bonbons, destiné cette fois-ci uniquement aux plus jeunes et ce, en fonction de l’aérologie.

    Ateliers pour enfants

    à 10h, 11h, 14h et 15h chaque jour de samedi à lundi. Inscription sur place.

  • Le monde éducatif en lutte pour être entendu

    Le monde éducatif en lutte pour être entendu

    À l’heure où la sonnerie de midi retentit, le parvis du lycée Jean-Lurçat est bien plus rempli qu’à l’accoutumée. L’Union locale CGT, Sud Éducation, FSU, les associations de parents d’élèves, la FCPE et l’Apeep, ainsi que les personnels de Paul Langevin et des écoles de Martigues s’y sont rassemblés pour protester contre la baisse de la dotation globale horaire et le manque de moyens dans l’éducation.

    Au sein de l’établissement des Rayettes, « c’est un phénomène récurrent », affirme la professeure d’espagnol Vanessa Perdu-Ortiz. Tous les ans, l’équipe pédagogique est en lutte contre ces attaques. « L’an dernier on a eu une diminution assez sévère qui se confirme cette année. Les effets qui se font sentir : dans le lycée professionnel, on a un seul prof d’EPS pour des groupes de 30 élèves, sachant que les classes devraient être dédoublées, on a un regroupement de classes en filière technologique, avec des effectifs à plus de 35… » Son collègue Philippe Sénégas appuie : « Comme par hasard, ceux qui souvent subissent les conséquences de ces politiques antisociales, ce sont les plus fragiles de nos élèves. »

    « Il n’y a pas de prise de conscience des pouvoirs publics de ce que ça implique pour nous, ils considèrent que ça continue de tourner avec toujours moins de moyens parce qu’on met en place des stratégies pour continuer d’assurer un service d’éducation auprès des élèves, regrette Vanessa Perdu-Ortiz. Ça ne peut plus durer. La situation devient insoutenable. Les enseignants se retrouvent parfois avec des salles qui ne sont même pas équipées pour installer le nombre de jeunes. »

    Pour la rentrée prochaine, le lycée Paul Langevin est aussi ciblé, avec des spécialités qui risquent de disparaître à l’instar de la Littérature, langues et cultures de l’antiquité, le théâtre, le numérique et sciences informatiques ou encore le brevet d’initiation aéronautique.

    Une vision court-termiste

    « Ce sont des pans d’études entiers vers lesquels les élèves ne pourront pas se diriger, parce qu’ils n’auront pas la spécialité offerte, et c’est inquiétant parce que les autres établissements du bassin martégal ne les auront plus non plus », dénonce la professeure de physique-chimie Laetitia Jenna, qui s’inquiète d’une « école à deux vitesses » avec une inégalité des chances en fonction de son origine géographique. À Langevin, les enseignants s’organisent dans une grève tournante les mardis et les jeudis, ont lancé une pétition et demandé une audience au rectorat, restée pour le moment sans réponse.

    Le premier degré n’est pas épargné, avec environ 150 fermetures de classes recensées dans les écoles du département. « C’est énorme, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu ça, s’alarme Valérie Zika-Dussol de la FSU-SNUipp. À Martigues ça se traduit par une fermeture à Carro et à Louise Michel. C’est inadmissible, ça va dégrader les conditions de travail des collègues et l’apprentissage des élèves. » Si la baisse démographique est une réalité dans les maternelles et les primaires, la syndicaliste dénonce la « vision court-termiste » du gouvernement. « L’école est un investissement et ne doit pas être considérée comme un coût. »

    Philippe Sénégas rappelle : « Ce qu’on subit dans l’Éducation nationale, ce sont tous les services publics qui le subissent : la santé, la justice, la culture… Toute cette richesse qui appartient à ceux qui ne l’ont pas. » Alors que le gouvernement investit 413 milliards d’euros sur sept ans dans le cadre de la Loi de programmation militaire, l’enseignant assène : « Je ne sais pas si on a besoin de porte-avions nucléaires mais on a besoin d’écoles, d’options, de spécialités… »

  • Martigues : Les douze adjoints au maire ont leurs délégations

    Martigues : Les douze adjoints au maire ont leurs délégations

    Henri Cambessédès (DVG) garde son poste de premier adjoint délégué à la tranquillité publique, à l’administration générale, aux affaires civiles, au personnel et au budget. Ancienne conseillère municipale en charge des sports, Éliane Isidore (DVG) s’occupe désormais des travaux et aménagements durables, du conseil municipal, des finances locales et du projet de mandat.

    Florian Salazar-Martin (PCF) garde les délégations de l’environnement et de la culture, avec, cette fois, l’industrie et l’aménagement du territoire, un poste clé alors que de nouvelles usines devraient s’implanter dans le bassin dans les années à venir, engendrant de grands changements à l’instar du contournement autoroutier.

    Valérie Baqué (PCF), par ailleurs conseillère métropolitaine, a en charge l’urbanisme, le foncier, le logement et la lutte contre l’habitat indigne, alors que de grandes réhabilitations sont attendues, notamment à Notre-Dame des Marins. L’ancien député de la 13e circonscription Pierre Dharréville (PCF), lui aussi conseiller métropolitain, gagne la plus large délégation : démocratie et participation citoyenne, vie associative, services publics, jeunesse et paix, centres sociaux et maisons de quartier, éducation populaire, formation et insertion professionnelle, sport.

    Sophie Degioanni (PS) fait dans la continuité, avec le tourisme, l’attractivité et le cœur de ville. Gilles Picard (PCF) prend les précédentes délégations d’Annie Kinas (DVG) : éducation, enfance, tout en continuant de s’occuper de la ville connectée. Sa collègue obtient quant à elle le protocole, le devoir de mémoire et l’Étang-de-Berre.

    L’ancienne adjointe de quartier Saoussen Boussahel (PS) devient 8e adjointe aux affaires sociales, aux droits des familles et des citoyens et à la politique de la Ville. L’écologue Jean-François Mauffrey (DVG) est en charge de la biodiversité et de l’agriculture. Charlette Benard (PCF) garde la délégation senior. Jean-Luc Cosme (Génération écologie) est en charge des mobilités douces. Il est le seul à ne pas être issu de la précédente majorité de Gaby Charroux.

  • La majorité martégale forte de sa capacité d’investissements

    La majorité martégale forte de sa capacité d’investissements

    Public hors-norme pour le premier conseil municipal ordinaire de Martigues. Les habitants se sont pressés dans la salle de l’hôtel de ville, contraints parfois de s’asseoir à même le sol, pour assister au débat d’orientation budgétaire. Henri Cambessédès, premier adjoint au maire, a présenté une situation financière solide et étayée à travers 60 pages de documents distribués aux nouveaux élus.

    La Ville s’éloigne « du spectre de l’effet ciseaux », note Roger Camoin (PS), adjoint de quartier. En 2024, les recettes progressent de 2,07% tandis que les dépenses diminuent de 0,44%. Résultat des courses : l’épargne brute s’établit à plus de 9 millions d’euros, l’épargne nette (diminuée du remboursement de la dette) à plus de 5 millions d’euros. « Nous assistons à un rebond que nous devrons pérenniser », affirme Henri Cambessédès.

    L’encours de la dette se stabilise quant à lui à 34,63 millions d’euros, après un emprunt de 6 millions d’euros en 2025, soit une diminution de 37% depuis 2015. « Et si on remonte plus loin dans notre historique, nous avions 63 millions de dette en 2009 », note l’adjoint. La capacité de désendettement de la Ville est de 3,8 années, bien en deçà de la strate qui est de 7,9 années.

    23 millions d’euros d’investissements

    « Ce budget se profile mieux que le précédent, mais ce n’est pas le calme olympien, tout peut basculer selon les objectifs ou les décisions de l’État ou de la Métropole », tient à souligner Roger Camoin, alors que le contexte national et international est instable, entre des tensions persistantes sur le prix de l’énergie, des taux d’intérêt qui demeurent élevés et une diminution des dotations de l’État.

    Le maire (PCF) Gaby Charroux se veut rassurant : « Face à cette réalité, nous n’avons jamais fait le choix de la résignation. Nous avons fait un autre choix, celui de la responsabilité, de la constance. (…) Dans les périodes de turbulences, les concitoyens savent pouvoir compter sur leur commune. Ils savent que les services publics sont là, qu’ils sont concrets, accessibles. »

    Pour la première année de ce nouveau mandat qui s’ouvre, la majorité de gauche entend maintenir le cap avec 23,1 millions d’euros d’investissements. Les subventions aux associations et au Centre communal d’action sociale augmenteront légèrement. Un emprunt est envisagé à hauteur de 4 millions d’euros. Les services estiment que les dépenses de fonctionnement diminueront de 0,65%, malgré des cotisations d’assurance en hausse de 53% et une augmentation de 1,92% pour la masse salariale, et que les recettes augmenteront de 2% en gardant des taux de fiscalité directe locale inchangés.

    Le budget sera présenté le 30 avril.

  • Le marché des producteurs et des artisans locaux de retour à Ferrières

    Le marché des producteurs et des artisans locaux de retour à Ferrières

    Les beaux jours reviennent, le marché avec. Ce mardi 7 avril, une dizaine de stands se sont installés sur la place Jean-Jaurès à partir de 16h pour une nouvelle saison foraine qui s’achèvera dans six mois, le 29 septembre. Les habitants pourront trouver des fruits et des légumes, des plantes pépinières, des bijoux, des fromages ou encore des madeleines. Pour Jérémy, qui vend les pâtisseries proustiennes concoctées par sa femme Julie à Gardanne, cette édition est une première. « On a monté notre entreprise en décembre, j’espère que ce rendez-vous hebdomadaire permettra aux habitants de nous découvrir ! » confie-t-il. Venue saluer les producteurs et artisans locaux pour leur souhaiter la bienvenue, la nouvelle adjointe de quartier Marceline Zéphir (PCF) explique : « C’est aussi une manière pour nous de redynamiser cette place, ça fait partie de la politique d’attractivité : les façades des bâtiments autour ont été rénovées grâce à l’opération Martigues en couleurs, on a acquis le commerce qui faisait le coin, on est en réflexion sur ce qu’on va en faire… C’est un tout. »

    Une production agricole de qualité

    Bernard Thoron, chevrier du Rove, est aussi là pour animer le quartier malgré le « changement des habitudes alimentaires des gens qui rend parfois le marché sinistre, parce qu’il y a plus de producteurs que d’acheteurs ». « Je viens parce que j’aime Martigues, je voudrais qu’on se rende compte qu’il y a aussi une production agricole de qualité, on a une AOP ici, on a quand même de la ressource et des super produits. Faut les mettre en avant. »

  • Au lycée Langevin à Martigues, une grève contre une école à deux vitesses

    Au lycée Langevin à Martigues, une grève contre une école à deux vitesses

    La mobilisation ne faiblit pas. Alors que « le budget alloué aux établissements scolaires ne cesse de baisser malgré des effectifs constants voire en hausse », au lycée Paul-Langevin, l’équipe pédagogique proteste en se relayant dans une grève tournante, les mardis et les jeudis. « On a perdu 4 heures d’enseignement par semaine en dix ans, contextualise Amélie Barbet, professeure de lettres modernes. C’est incessant, le temps d’exposition aux savoirs ne cesse de baisser et c’est dramatique ». Depuis 2013, le nombre d’heures accordé par élève a chuté de 18%.

    Sentiment d’injustice

    Concrètement, la baisse de la dotation globale horaire a entraîné « la fermeture des spécialités numérique et sciences informatiques, littérature étrangère en langue anglaise, langues et cultures de l’antiquité, alors qu’on était le dernier établissement de tout le bassin à la proposer », note Marina Reboul, pour le collectif Langevin en Lutte, dans une pétition qui a déjà reçu près de 1 000 signatures.

    « Ce sont de belles spécialités, qui ne sont certes pas très rentables aux yeux de nos chers dirigeants dans leur logique comptable, mais qui sont indispensables, s’émeut Amélie Barbet. On a aussi perdu la spécialité théâtre qui était un moment suspendu le mercredi après-midi et était très fréquentée. Il y avait aussi une classe prépa Sciences-po qui permettait d’ouvrir des perspectives, surtout dans un territoire éloigné comme celui de Martigues. On a l’impression d’être abandonnés, que tout est pour les élites urbaines ».

    L’enseignante déplore « une école à deux vitesses qui installe une espèce de dichotomie de plus en plus profonde entre enseignement privé et public » : « Il y a un grand sentiment d’injustice ».

  • [Entretien] Axel Samuel : « Nous défendons l’intérêt de classe des abstentionnistes »

    [Entretien] Axel Samuel : « Nous défendons l’intérêt de classe des abstentionnistes »

    La Marseillaise : Quels enseignements tirez-vous des municipales à Martigues ?

    Axel Samuel : Nous avons gagné une bataille locale, après avoir constitué et maintenu un rempart contre la droite et l’extrême droite. Dans nos perspectives, nous continuerons à montrer les errances de l’extrême droite et de la droite, comme par exemple au niveau national à la commission parlementaire de l’audiovisuel public, leur rôle dans le racisme ambiant, les amendements du RN sur les fraudes à la Sécu, sans oublier localement l’embauche d’un vieux lepéniste et ancien paramilitaire comme collaborateur du député RN en place. Notre enjeu politique est aussi de donner une meilleure visibilité au Bouclier Martégal dans cette société fracturée qui divise les gens.

    Comment comptez-vous agir ?

    A.S. : Les élus communistes sont déjà sur le terrain, dans les luttes, à défendre la classe menacée de fermeture à Louise-Michel, le budget de Langevin, la flottille pour Gaza et les habitants de Notre-Dame-des-Marins. Sans oublier de soutenir les travailleurs de Kem One. Notre Parti va poursuivre le travail de terrain avec les « cafés coco », les marchés solidaires, la vente de La Marseillaise, nos soirées internationalistes pour la paix au Liban, à Gaza, et partout. Mais aussi les campagnes sur les droits des femmes, l’environnement ou le narcotrafic. La campagne municipale a éveillé des consciences et nous avons 25 nouveaux adhérents à accueillir lors d’un temps dédié. Ils verront leur premier congrès à l’été.

    Qu’est-ce que le congrès du PCF ?

    A.S. : Un moment statutaire important pour faire notre bilan et positionner le Parti dans la France de demain, notamment avec les élections à venir. Quels rapports de force ? Comment forger les unions pour que chacun, même les abstentionnistes, reprenne en main son destin pour construire de nouveaux jours heureux. Le PCF a sa place dans ce processus. Nous défendons un intérêt de classe, la notion n’est pas obsolète, elle a vocation à être popularisée et mise au centre de notre projet.

  • Des éléments de l’épave des Laurons restaurés

    Des éléments de l’épave des Laurons restaurés

    Le chantier-école se sera terminé de la même manière qu’il a commencé : dans le vent. Ce vendredi, les huit étudiants de deuxième année du Master d’archéologie maritime et côtière et leurs encadrants remballent le matériel après deux semaines de fouilles dans l’épave du XVIe siècle de l’anse des Laurons. Et ce n’est pas une mince affaire. D’abord, il y a l’équipement de plongée. Les bouteilles, les masques, les détendeurs, les combinaisons constamment en train de sécher sur un fil tendu entre deux poteaux… Ensuite, les appareils archéologiques, plus fragiles : l’aspirateur à sédiments, dont le moteur, posé sur la côte, ronronnait régulièrement, le scanner, disposé dans une salle sombre du petit poste de secours mis à disposition par la Ville, le nettoyeur haute pression et tout le reste.

    Marine Sadania, responsable du littoral de la région Sud pour le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM), est satisfaite des deux semaines de travaux malgré des conditions météorologiques défavorables. « Les objectifs sont remplis, on a trouvé l’emplacement du mât ce qui va permettre de bien dessiner le portrait architectural du bateau. »

    Margaux Fasquelle, étudiante, confie : « Il a fallu charbonner, d’autant qu’on a pris énormément de retard avec le vent. On était sur site à 8h15, on faisait deux plongées par jour par étudiant quand on le pouvait, en sachant que quand on n’était pas dans l’eau on avait toujours quelque chose à faire : étude du bois, documentation, photographie, topographie ou l’organisation de l’accueil des publics, comme mercredi.»

    Mise en valeur

    du patrimoine

    La pédagogie envers les publics est un pan important du cursus des étudiants. « Ça n’a aucun sens de faire de l’archéologie si on la partage pas, surtout aux gens du coin qui parfois découvrent des sites à proximité de l’endroit où ils vivent depuis des années, développe l’apprentie archéologue. C’est aussi primordial de sensibiliser les citoyens aux bonnes pratiques pour qu’ils fassent attention au matériel archéologique qu’ils pourraient trouver, pour éviter le pillage et ce genre de
    choses.
     »

    Sa formatrice Marine Sadania ajoute : « L’idée c’est de former cette jeune génération pour qu’elle devienne sentinelle. Ce sont les acteurs du patrimoine de demain. »

    Pour pérenniser cette transmission, certains éléments retrouvés dans l’épave Laurons 11 vont être donnés à la Ville, qui participe financièrement à leur restauration. « Le maillet et la manne, donc le panier, sont aujourd’hui dans le laboratoire grenoblois de pointe ARC Nucleart, qui est spécialisé dans tous les matériaux organiques, précise Marine Sadania. Ils ont aussi un élément de décor qu’on avait découvert sur le bateau. Tous ces objets remarquables, encore en traitement pour un an je pense, sont destinés à revenir à Martigues. »

    À la question : où ? L’archéologue de la Ville Hélène Marino répond : « Ces objets qui appartiennent à l’État seront pris en dépôt pour exposition, soit au musée Ziem ou dans d’autres lieux. On les valorisera avec des conférences, des visites, etc. »

  • Une conférence scénarisée sur le climat et la santé à Martigues

    Une conférence scénarisée sur le climat et la santé à Martigues

    Apprendre tout en s’amusant. C’est ce que proposent les membres du groupe santé environnement de la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) du pays de Martigues avec le spectacle Le thermomètre monte… et nous ? qu’ils présenteront dans la salle du Grès le 16 avril, à 20h.

    « C’est une conférence scénarisée, un objet hybride pour rendre les choses un peu plus fluides et agréables, commence Gérard Eddi, médecin généraliste. Ce sujet peut être ardu et anxiogène, on cherche à y apporter des solutions, que ça permette de faire cheminer une réflexion. »

    Au total, huit experts du territoire martégal discuteront sur scène, chacun de sa spécialité, dans un jeu de rôle épuré. « On partira de la définition du réchauffement climatique, déroule Jérôme Sambussy, référent Sud-Est de Météo France. Puis on colle ce fil conducteur aux réalités sociales et sanitaires. On parlera des effets sur le corps, de la régulation thermique, des impacts sur les allergies, le système cardiovasculaire, des facteurs aggravants et des personnes les plus vulnérables et des manières de contourner les blocages psychologiques qui entravent les actions. »

    Colette Japel, du service social de l’hôpital de Martigues, confie : « On fait aussi cet événement pour recruter au sein de la CPTS. » Son collègue Stéphane Luigi, urgentiste au sein du même centre hospitalier, ajoute : « Le meilleur moyen de faire vivre la démocratie et de s’emparer d’une question complexe comme celle-ci, c’est de faire de la proximité. D’autant qu’on est un territoire vulnérable à bien des égards. »

  • Un ex-phalangiste au Liban comme collaborateur d’Emmanuel Fouquart

    Un ex-phalangiste au Liban comme collaborateur d’Emmanuel Fouquart

    Les CV sulfureux n’embarrassent pas le Rassemblement national. Le 24 mars dernier, les services de l’Assemblée nationale ont enregistré la réembauche de Thibaut de Bougrenet de la Tocnaye comme collaborateur du député de la circonscription martégale, Emmanuel Fouquart (RN). Aujourd’hui âgé de 67 ans, celui qui vient d’être élu maire de Préaux (Indre) s’était engagé, à 25 ans, pour combattre pendant la guerre civile du Liban, en 1983 et 1984, au sein des Phalanges libanaises. Soit moins d’un an après les massacres de civils palestiniens des camps de Sabra et Chatila par ces milices chrétiennes fascisantes. Un an plus tard, il participe aux opérations des Contras au Nicaragua, qui prônaient les assassinats de civils et prisonniers contre le gouvernement sandiniste. « Je n’ai pas à regretter quoi que ce soit », assume-t-il auprès de nos confrères de la Nouvelle République.

    Cela ne l’a pas empêché de monter au sein du parti lepéniste, bien au contraire. Conseiller municipal à Avignon puis Cavaillon, ancien élu régional, l’ingénieur a intégré le comité central du FN dès 2011, conseille Marine Le Pen sur les questions industrielles lors des élections présidentielles et, depuis 2017, dirige l’Institut de formation des élus locaux (Iforel), l’organisme de formation du RN.

    Quant à ses idées, il ne les dissimulait pas sur les réseaux sociaux, comme l’a relevé le site d’information Streetpress. Celui qui considère l’islam comme une « machine de guerre » saluait en 2016 un « excellent communiqué » qui appelait à « traiter le Coran et les hadiths comme “Mein Kampf” » avant de déplorer en 2020 qu’un « certain lobby juif continue de boycotter le RN ».

    Pas de quoi ébranler celui qui l’emploie depuis le mois de novembre, avec une pause pour les municipales. « Je le connais depuis 2015 », explique Emmanuel Fouquart. Le député des Bouches-du-Rhône dit l’avoir embauché, à mi-temps, « pour son expertise ». « Il me fait des rapports sur tous les changements industriels sur la zone de Fos », explique-t-il. Peu importe son passé de milicien. « Ce sont des choses que je ne connais pas, ça remonte à quarante ans, j’avais 16 ans », justifie benoîtement le député, qui n’a « pas vu » ses publications haineuses. Et jure qu’il n’est « même pas politique dans son activité »… malgré son poste de collaborateur parlementaire. « Il n’est pas en charge de ma communication », défend Emmanuel Fouquart. Pas choqué le moins du monde.