À vous la parole ⬇️
Tag: Marseille
-

(Re)penser notre lien au vivant
Attachement… Détachement… Et si l’on repensait notre lien aux animaux ? La problématique posée par le « Festival des Sciences et des arts » explore l’évolution de notre rapport aux animaux et au concept d’animalité de la Préhistoire à nos jours. Des conférences, des déambulations et des spectacles gratuits seront accessibles à tous d’aujourd’hui à vendredi à Marseille, Aubagne, Aix-en-Provence et Arles. Plus de 120 chercheurs issus de 40 disciplines partageront leur réflexion autour de ce thème d’actualité, à l’heure où le traitement animal pose des questions socio-politiques, écologiques et culturelles.
« L’humain fait partie du monde animal, il n’en est pas le centre »
« L’objectif est de traiter le sujet de mille manières différentes en faisant dialoguer arts et sciences pour nourrir le débat public », souligne Rémi Baille, chargé de programmation et de communication pour la Mission interdisciplinarité(s) de l’Université Aix-Marseille (AMU). Il rappelle que « penser notre lien au vivant c’est d’abord se rappeler que l’humain fait partie du monde animal et qu’il n’en est pas le centre ».
Alors que 6 Français sur 10 ont un chien ou un chat, comment expliquer le rapport de domination encore exercé sur les espaces sauvages, le peu d’engouement à protéger les pollinisateurs ou les espèces marines et une augmentation de la consommation de viande (+1,3% en 2025 en France) ? Les politiques relatives aux loups en sont un exemple. Adam Weymouth expose dans son livre Dans les pas du loup, Une marche à travers les derniers espaces sauvages d’Europe la manière dont le loup peut être considéré comme un nuisible sans prendre en considération les bienfaits exercés par cette espèce sur les forêts. L’auteur révèle le cloisonnement fait par certains entre animal domestique et vie sauvage, tissé autour d’un imaginaire nourri de fantasmes et de craintes.
Dans Décoloniser notre rapport aux animaux, le chercheur en éthologie et en primatologie Cédric Sueur aborde cette question, souhaitant s’extraire de la vision occidentale héritée du philosophe Renée Descartes qui place l’humain au-dessus de tout et conçoit l’animal comme une possession sans penser son environnement comme un écosystème dont il fait partie. À ce sujet, la table ronde « Quand les maladies passent des animaux aux humains » revient sur la transmission de maladies de l’animal à l’Homme liée à la destruction de la biodiversité, à l’élevage intensif et au changement climatique.
Question animale, question politique
« Il ne peut y avoir de politique d’émancipation qui n’intègre pas la question animale dans son dispositif », estime Kaoutar Harchi. Pour la sociologue, la question animale est d’abord une question politique. Elle démontre que la frontière entre maltraitance animale et maltraitance exercée sur un autre être humain est très perméable. Dans Ainsi l’animal est en nous, l’autrice fait dialoguer féminisme, écologie et lutte des classes autour de notre rapport de domination sur les animaux. Pour désigner les habitants de Gaza, les responsables politiques et militaires israéliens ont à plusieurs reprises employé le terme « animaux humains » dans une rhétorique de déshumanisation et de hiérarchisation. Le rapport de l’Homme à l’animal est donc autant politique qu’il peut être philosophique ou culturel.
Lors du festival, une conférence sur « L’animalisation des humains » invitera au MUCEM des historiens pour comprendre la manière dont le langage peut devenir un outil de haine, du racisme à l’antisémitisme.
Ainsi, la question animale permet de guider notre réflexion sur notre façon d’habiter le monde à une époque où l’on essaye plutôt de s’extraire de la nature.
-

L’impact du Front populaire, de l’Espagne à la Provence
La conférence intitulée « Le Front populaire, de l’Espagne à la Provence et Marseille, de 1936 à 1938 » est co-organisée par le Musée et l’association Promemo (Provence, Mémoire et Monde ouvrier), présidée par Gérard Leidet. Les intervenants reviendront sur l’histoire et l’impact des Fronts populaires français et espagnol sur les structures politiques et patronales.
Plusieurs universitaires participeront à la discussion : Xavier Daumalin, professeur émérite d’histoire contemporaine, Jean Domenichino, historien et maître de conférences HCR (agence des Nations Unies pour les réfugiés), et Isabelle Renaudet, professeure d’histoire contemporaine. Tous sont membres de l’unité de recherche Telemme liée à l’Université d’Aix-Marseille et au CNRS. Lors de cette conférence, il sera question dans un premier temps des structures qui ont permis l’émergence du Front populaire en France, « un événement qui a combiné, de manière originale, un mouvement social d’une ampleur jusqu’alors inégalée, un projet politique qui a rassemblé l’ensemble des forces de gauche du pays, et enfin une expérience gouvernementale inédite », présente Gérard Leidet. Après avoir également évoqué le choc entre ce Front populaire et le patronat marseillais, cette conférence permettra « de faire dialoguer les Fronts populaires français et espagnols ». En interrogeant notamment « le rôle des partis de la gauche espagnole, réformiste comme révolutionnaire, dans la conduite de la politique, avant l’entrée dans la guerre civile en juillet 1936 », ajoute le président de l’association.
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.
-

L’olympisme au cœur de l’attention phocéenne
Le Comité départemental olympique et sportif (Cdos 13) et le Comité régional olympique et sportif (Cros) étaient présents parmi les nombreux stands installés sur le Vieux-Port, lundi, à l’occasion de la Fête du sport. Les activités proposées tournaient autour d’un seul et même thème : les valeurs de l’olympisme. Jean-David Bonnet, directeur général du Cros, détaille l’opération : « On a des quiz autour de l’histoire des Jeux, de ses valeurs. Pour les plus petits, on a installé un atelier coloriage de la frise olympique, pour découvrir les symboles et les disciplines sportives par exemple. »
Juste à côté du stand, deux pancartes ont été installées pour mettre en valeur le monde sportif marseillais. Les liens entre la cité phocéenne et les JO sont finalement minces. « On retrouve là un certain nombre de thématiques autour de Marseille, avec le Vélodrome, l’histoire de la marina olympique et le petit clin d’œil aux JO 2030 avec le train reliant Marseille à la montagne. » Par ailleurs, le Cdos 13 a recensé 113 sportifs marseillais ayant participé aux Jeux olympiques.
Président de la commission sport à la Région et membre du conseil d’administration du CNOSF, Hervé Liberman était également de passage sur le Vieux-Port. Il a souligné l’importance des liens avec le département des Bouches-du-Rhône qui « ne peuvent pas être autrement qu’en excellence. Mais c’est aussi le cas avec tous les autres départements de la région, y compris les Alpes-Maritimes ». Les comités locaux possèdent toujours une mission importante pour développer le sport aux quatre coins de la France.
-

Hockey sur glace : Noa Nsonsa Kitala découvre sa nouvelle vie américaine
À plus de 7 000 kilomètres du soleil marseillais, Noa Nsonsa-Kitala s’habitue peu à peu à sa nouvelle vie américaine. Sélectionné par les Black Hawks de Waterloo, club évoluant en USHL, le plus haut niveau du hockey sur glace junior aux États-Unis, l’attaquant franco-belge, passé par les Spartiates de Marseille ces deux dernières saisons, poursuit son apprentissage avec l’ambition de franchir un nouveau cap dans sa jeune carrière. « C’était un peu compliqué au départ, surtout à cause du décalage horaire, mais je me sens bien », confie le jeune homme de 19 ans.
Il a également dû s’adapter à un nouvel environnement, au sein d’une famille d’accueil installée à Hudson, une petite ville de 2 500 habitants située au cœur de l’Iowa, un État notamment connu pour son agriculture. « Il y a beaucoup plus de champs qu’à Marseille », sourit Noa. L’attaquant, natif de Mons, en Belgique, n’a toutefois pas vraiment eu le temps de découvrir les environs depuis son arrivée, à la fin du mois d’août. Il a fait ses premiers pas avec ses nouveaux coéquipiers lors du camp d’entraînement, où il a effectué de nombreux tests et participé aux matches de pré-saison. « On m’a directement dit que j’avais une très bonne vitesse », souligne celui qui doit principalement améliorer son « jeu physique », selon ses entraîneurs.
Un rêve de gossePour Noa, rejoindre les États-Unis pourrait, à terme, lui ouvrir les portes de la NHL, le championnat nord-américain considéré comme le plus prestigieux au monde. Depuis 2011, 28 anciens joueurs des Black Hawks ont ainsi fait leurs débuts dans la Ligue majeure. « J’essaie de me focaliser sur le présent, mais quand tu vois les noms de tous ces gars qui ont été à ma place et qui évoluent aujourd’hui au plus haut niveau, ça donne envie », confie le joueur formé aux Brûleurs de Loups de Grenoble, l’un des deux seuls Français à évoluer en USHL cette saison, avec Paulin Hostein, passé par les Jokers de Cergy-Pontoise. « Mais je vais d’abord devoir montrer ce dont je suis capable », ajoute l’international tricolore, qui vit, de l’autre côté du globe, un véritable rêve de gosse.
-

Marseille célèbre le sport et ses vertus sous le soleil
Du sport partout, pour tous et surtout avec le sourire. Marseille était l’épicentre de la Fête du sport 2026, ce lundi 14 septembre. Un village s’était installé sur le Vieux-Port pour mettre en lumière la pratique sportive et ses bienfaits. Cet événement entre dans l’initiative gouvernementale « Septembre bouge », mettant en lumière les 30 minutes d’activité nécessaires pour conserver une bonne santé, selon les experts.
Outre les nombreuses tentes plantées sur le quai des Belges, l’organisation avait prévu deux défis pour mettre en concurrence, dans la bonne humeur, athlètes et créateurs de contenus. Dès 10h, six duos se sont attaqués aux 117 marches situées au pied de Notre-Dame de la Garde. Par ailleurs, le duo vainqueur (en 20 secondes !), mené par Christo Popov, le badiste de Fos-sur-Mer, était local pour cette Fête du sport marseillaise. « Il n’y a rien de mieux que nous, sportifs et ambassadeurs du sport, pour faire ce genre d’événement. » Son frère, Toma Junior, enchaîne : « Ça nous permet aussi de voir d’autres personnes qui ne sont pas forcément de notre entourage, créer des liens et c’est bien d’être présent pour cette cause nationale. »
Plus tard, en début d’après-midi, le Cercle des nageurs de Marseille accueillait le second défi. Des trios nageur/sportif/influenceur étaient en concurrence lors d’un relais 3×50 m. Parrain et marraine de la Fête du sport, Camille Lacourt et Marine Lorphelin se sont imposés à la touche. Autre ancien nageur au palmarès XXL, Frédérick Bousquet a accepté la proposition de son ami des bassins. « Quand on parle de sport, on parle de fête, selon moi ! Camille m’a dit qu’il était parrain et qu’il y avait quelque chose au CNM, donc je suis venu. L’idée est de promouvoir la pratique du sport, le dépassement de soi, la santé mentale et physique. C’est ce message qui est important à faire passer donc ravi d’être là. »
Du curling au karaté« On se sent bien dans notre tête, si on se sent bien dans notre corps. » C’est pour cela que cette fête a été mise en place, montrer à la population que les 30 minutes d’activité, quelle qu’elle soit, sont un plus pour leur santé personnelle. Au-delà de ces défis, les stands installés sur le Vieux-Port évoquaient le sport-santé, le sport pour tous, alors que certaines fédérations mettaient en lumière leurs activités. Un riche programme était sur la table avec des démonstrations de curling, tennis de table, soft-volley, basket, tir, biathlon, karaté. Il y en avait pour tous les goûts, sous un soleil puissant, ne laissant que peu de répit aux visiteurs. Même l’échauffement collectif, en présence d’un coach sportif, s’est réalisé sous une forte chaleur.
Les personnalités du monde institutionnel sportif se sont déplacées à Marseille pour la journée. La ministre des Sports, Marina Ferrari, a déambulé dans l’après-midi en compagnie de différents présidents de fédérations ainsi que de la présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Amélie Oudéa-Castéra. Une 2e édition réussite, qui en appelle d’autres, partout en France.
-

Paul Carpita sur grand écran à Marseille
Le film sera projeté le 17 septembre à 20h au cinéma le Chambord, à Marseille. Longtemps censurée, cette plongée dans le quotidien des dockers et des quartiers populaires de la cité phocéenne demeure un témoignage précieux des luttes sociales et de la vie des années 1950. Une occasion rare de redécouvrir ce classique. La séance sera suivie d’un débat animé par Katharina Bellan, docteure en études cinématographiques et histoire, chercheuse associée à l’Université d’Aix-Marseille, autour de l’œuvre et de l’héritage de l’un des grands noms du cinéma. Comme l’avait expliqué le producteur Yves Rousset-Rouard en 1989, au moment de sa ressortie, Le rendez-vous des quais constitue le « chaînon manquant du cinéma français » dans la mesure où c’est un film néoréaliste qui avait anticipé la Nouvelle Vague.
-

L’esprit de Rabelais dévore la Friche Belle de Mai
« Chaque jour passé avec les mots de François Rabelais était un jour arraché à la tristesse », rappelle dans sa note d’intention Malte Schwind. Un « cri de guerre contre la morosité et la méchanceté » asséné par cette figure littéraire de la Renaissance dont la metteuse en scène s’empare dans Rien plus qu’un peu de moelle, qui prend ses quartiers à la Friche Belle de Mai du vendredi 18 au dimanche 20 septembre, dans le cadre du démarrage hors les murs de la saison de La Criée.
Une création qui part sur les traces de la « substantifique moelle », expression inventée par le manieur de mots et d’esprit hors pair qu’est Rabelais dans Gargantua (1534). Pour aller au-delà des apparences, ce dernier n’écrivait-il pas : « Il vous faut être sages pour humer, sentir et estimer ces beaux livres de haute graisse, légers à la poursuite et hardis à l’attaque. Puis, par une lecture attentive et une méditation assidue, rompre l’os et sucer la substantifique moelle. »
« Rire contre l’effroi
que suscite l’époque »« Sorte de parodie d’épopée de Gargantua et Pantagruel », les deux œuvres phares de Rabelais, dixit Malte Schwind, Rien plus qu’un peu de moelle est une « plongée dans les plaisirs de la langue » et l’humour corrosif rabelaisien résumait Robin Renucci, directeur de La Criée, au moment de la présentation de sa saison 2026-2027. Une pièce dans le sillage du géant Pantagruel, « né en Utopie » avec lequel les interprètes de la compagnie En Devenir 2 « cheminent de ville en ville dans le pays de France, puis en quête de la Dive Bouteille avec son ami Panurge. Les deux acolytes font de chaque difficulté autant d’occasions pour célébrer la valeur de l’amitié et déjouer le malheur ». En filigrane, écrit encore Malte Schwind, l’histoire initiatique de ces deux compères les pousse à « lutter contre l’hypocrisie, la mélancolie et les choses fortuites qui entravent notre joie de vivre, notre intelligence et notre grandeur d’âme ». La nécessité de l’épicurisme bille en tête, une quête vers l’émancipation jouée dans la langue du XVIe siècle dont les « délires » ne sont en réalité qu’une impérieuse nécessité : « Rire, non pour oublier, mais contre l’effroi que suscite l’époque ».
Dans Rien plus qu’un peu de moelle, « on découvrira », souligne la metteuse en scène, « que la jouissance que Rabelais nous propose, celle de parler, de boire, de manger, de pisser, de chier… est à l’opposé de la pornographie d’aujourd’hui. Il s’y recherche un raffinement infini et majestueux cultivant ce qui est en excès sur nos besoins, une humanité possible ».
Vendredi 18 et samedi 19 septembre à 19h, dimanche 20 septembre à 16h. Entre 6 et 26 euros. www.theatre-lacriee.com
-

Aloé garde un œil sur l’OM depuis le Luxembourg
Pur produit de la formation olympienne, Baptiste Aloé poursuit son aventure à l’étranger. Après avoir porté les couleurs de l’OM, de Valenciennes, du Beerschot VA en Belgique, du FC Arouca au Portugal, du Dinamo Bucarest en Roumanie, de l’AS Nancy-Lorraine, du SA Spinalien et, plus récemment, du RE Virton au Plat pays, le défenseur ciotaden de 32 ans a posé ses valises au Luxembourg, du côté de l’US Mondorf-les-Bains. Le club luxembourgeois, qui a terminé troisième du championnat national la saison dernière, a ainsi décroché une place au tour préliminaire de la Ligue Europa Conférence, mais a finalement dû s’incliner face à la formation géorgienne du Dinamo Tbilissi.
Un nouveau défi pour le défenseur, séduit par le projet : « J’avais envie de rejouer en première division, au sein d’un club sain, familial et bien structuré. Avec eux, les choses se sont faites naturellement », souligne Baptiste Aloé. Une nouvelle étape dans une carrière marquée par trois accessions en première division nationale. Trois montées que le Ciotaden a vécues sans toutefois être conservé par son club à l’issue de chacune d’elles.
Une situation qui ne l’a jamais empêché de garder un œil attentif sur son club de cœur, l’OM. « Je garde toujours ce côté marseillais, ce côté formé à Marseille. Je suis fier de mes racines », lance celui qui a disputé 15 matches sous le maillot olympien entre 2012 et 2015. Le premier d’entre eux s’est produit le 4 octobre 2012 contre le club chypriote de l’AEL Limassol en phase de poules de la Ligue Europa (victoire 5 à 1). « La veille, j’étais à l’école en pleine année du baccalauréat et le lendemain, je jouais un match de Coupe d’Europe », raconte le joueur couronné du titre de meilleur joueur du centre de formation de l’OM lors de la saison 2012-2013, conscient de la chance que lui a offert Elie Baup à l’âge de 18 ans. Depuis, il n’a plus eu l’opportunité d’en disputer un. « On ne se rend pas compte quand on le vit, mais il faut profiter de ces instants, car une carrière ça va vite », ajoute le Provençal, persuadé que l’OM ne peut pas délaisser la Ligue Europa.
L’OM manque de banc« Au-delà de l’enjeu financier, la Coupe d’Europe peut aussi ramener du positif, parce qu’il y a certains matches qui sont peut-être plus faciles que d’autres. Ça peut apporter de la confiance. Surtout quand on vient d’enchaîner trois défaites en championnat », insiste Aloé, pour qui l’effectif marseillais manque cruellement de profondeur de banc. « Et en plus, il y a des joueurs d’expérience comme Bamo Meïté, Neal Maupay et Faris Moumbagna qui sont en manque de temps de jeu. Il faudrait leur en donner lors des matches de Ligue Europa pour qu’ils puissent retrouver du rythme », suggère-t-il. Mais à l’Olympique de Marseille, la pression est palpable. « Il faut se rassurer sur des choses plus simples. On m’a toujours dit que quand c’est dur, on revient aux basiques. Une fois qu’il va y avoir un déclic, ça va revenir », ajoute le Ciotaden. « Ce qui est dur à l’OM, c’est que tout le monde attend des résultats rapidement. Il faut être préparé à cela. Souvent, quand un joueur sort, il fait une carrière », estime Baptiste Aloé, en citant des garçons comme Laurent Abergel, Boubacar Kamara, Lucas Perrin et Maxime Lopez. Des joueurs qui n’ont pas pu exprimer pleinement leur potentiel lorsqu’ils portaient le maillot olympien. « C’est compliqué de répondre aux attentes de l’OM quand on a 18 ou 20 ans, surtout quand tout le monde rêve de performer en Coupe d’Europe », confie-t-il, sans penser qu’il y a des dysfonctionnements dans la formation phocéenne. « Il faut juste leur laisser du temps, mais il n’y en a jamais assez à Marseille », conclut le Néo-Luxembourgeois.
![[Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Jeremy Bacchi](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/09/45c976d0ad8e4c6f6bbf754199ba4dc1.jpg)
