Tag: Marseille

  • L’école, à l’os, exige un budget à la hauteur

    L’école, à l’os, exige un budget à la hauteur

    La rentrée scolaire de 12 millions d’élèves, le 1er septembre, risque de passer au second plan après l’annonce surprise de François Bayrou, d’engager la responsabilité de son gouvernement devant l’Assemblée nationale, le lundi 8 septembre. Minoritaire, le locataire de l’Élysée a donc choisi de dramatiser son départ, inéluctable. Le Premier ministre n’a pas attendu une motion de censure qui viendrait sanctionner le futur budget d’austérité pour 2026 et préfère se faire hara-kiri. Mais cet écran de fumée, symptomatique d’une crise politique majeure depuis la dissolution ubuesque de juin 2024, ne doit pas masquer les enjeux concrets de cette rentrée.

    L’enjeu du budget

    « Avec ou sans François Bayrou, avec ou sans Élisabeth Borne [ministre de l’Éducation], l’enjeu principal, c’est le budget. C’est vraiment ce qui va guider nos mobilisations et nos interventions les prochaines semaines », martèle le Snes-FSU. Pour le syndicat, le budget proposé, en tout cas « la logique budgétaire pour l’Éducation nationale », est « à rebours des besoins du service public d’éducation ». Des craintes fondées : en 2018, en dépit d’une hausse de la démographie scolaire de +8 029 élèves dans le second degré, 8 865 postes ont été supprimés, soit l’équivalent de 197 collèges, a calculé le syndicat, y voyant le symbole de la politique d’Emmanuel Macron depuis 2027. Aucun effort budgétaire significatif n’a été réalisé contrairement à l’affichage du gouvernement : en 2025, la hausse de 1,95 milliard, s’est limitée à +0,48% du budget de l’Éducation nationale une fois corrigé de l’inflation. De plus, avec pas moins de six ministres depuis le début du second quinquennat, la communauté éducative est aussi très lasse d’être si peu considérée.

  • Une quarantaine de familles expulsées d’un camp à La Capelette

    Une quarantaine de familles expulsées d’un camp à La Capelette

    « Ici, on avait un campement, des chambres, on était là depuis dix ans. Maintenant, on va devoir dormir dehors ! ». Devant la dizaine de camions de CRS et l’accès bloqué au camp situé au 28 boulevard des Aciéries à Marseille, dans le quartier de La Capelette, plusieurs habitants des lieux font part de leur désarroi. À 8 heures, ce jeudi, ils ont reçu la visite des forces de l’ordre dans le cadre d’une « évacuation » des lieux, suite à une décision de Georges-François Leclerc, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Une évacuation « avec le concours de la force publique et pour mettre un terme à des conditions de vie indignes », selon la préfecture. Cette dernière explique que « les occupants, dont plus d’une quarantaine d’enfants mineurs, vivaient sur un site infesté de nuisibles et sur lequel était entreposé un volume de 27 000 m³ de déchets de toute nature, dont certains dangereux pour leur santé ». Le tout, sur un « site, propriété de l’État, classé en zone rouge du plan de prévention des risques d’inondation ». Si les ex-habitants des lieux déplorent la décision, la Préfecture assure que le lieu était « squatté depuis 2017 » et le qualifie de « bidonville ». D’où « une ordonnance d’expulsion en date du 25 janvier 2018 confirmée par un arrêt de la cour d’appel d’Aix-en-Provence du 21 mars 2019 ». Concrètement, le terrain abritait 108 personnes, selon les services de l’état. L’association Bamanan, qui les suivait, estime à environ 80 le nombre de familles sur le site, dont de nombreux minots, même si moins d’une quarantaine était présente, ce jeudi matin.

    « Ils n’ont eu que 15 minutes »

    « Ils espéraient avoir un délai avant de partir, là ils n’ont eu que 15 minutes ! Ce n’était pas un squat, le terrain qui appartient à l’Armée avait été mis à disposition », assure Aïcha, l’une des membres de l’association. Elle explique que l’expulsion « s’est bien déroulée », mais dénonce : « Seules les familles avec enfants ont été prises en charge, pas les autres ». De son côté, la Préfecture assure qu’une « solution de mise à l’abri en hôtel a été proposée aux personnes vulnérables. Les autres occupants se sont dispersés par eux-mêmes et dans le calme. Afin de proposer des solutions aux familles ayant quitté les lieux, plusieurs dispositifs subventionnés par l’État seront maintenus pour assurer un suivi social des familles […] ».

    Pas de quoi convaincre la mairie de Marseille. Audrey Garino (PCF), adjointe au maire en charge de l’Action sociale, explique que « la Ville n’était pas partie prenante de cette expulsion et déplore que les mises à l’abri ne soient plus totales lors de ce type d’évacuation ». Plus que ça, elle « condamne le changement de cap des services de l’état » sur le sujet. « Tous les publics à la rue doivent trouver des solutions de mise à l’abri et c’est la mission des services de l’état », conclut-elle.

    Des propos qui font écho à la position de l’avocate des familles, Me Noémie Zerbib. Si elle reconnaît qu’une « ordonnance est intervenue en 2018 et ordonnait une expulsion », elle précise que « la décision n’a jamais été mise en exécution ». « On a saisi le juge d’exécution pour obtenir un délai et avoir un relogement dans des conditions humaines, on a ensuite saisi la cour d’appel avec une demande de suspension d’exécution. Il y a une procédure en cours, on attendait que le premier président de la cour d’appel statue sur notre demande », développe-t-elle. Avant de dénoncer « des conditions déplorables d’expulsion avec des enfants qui doivent rentrer à l’école, des affaires à récupérer et certaines familles pas prises en charge ». En effet, nous avons pu constater qu’a minima, une famille avec un enfant n’avait pas été relogée.

  • Nouvelle mise en demeure pour la friche Legré-Mante

    Nouvelle mise en demeure pour la friche Legré-Mante

    Huit mois après une décision du tribunal administratif de Marseille lui ordonnant de sécuriser le site de la friche industrielle de Legré-Mante, à la Madrague de Montredon (8e), la préfecture des Bouches-du-Rhône a de nouveau mis en demeure le propriétaire du site, la Société française des produits tartriques Mante (SFPTM), à travers un arrêté publié ce mercredi. Lors d’une visite du site lourdement pollué, le 30 avril dernier, l’inspection de l’environnement a en effet constaté « des dégradations locales des dispositifs de restriction d’accès aux parcelles », et que « la cheminée rampante présente sur le foncier de la SFPTM est accessible en plusieurs points du fait de dégradations et de vandalisme sur les dispositifs en place », relate le nouvel arrêté préfectoral. Des dégradations déjà évoquées à l’audience, le 7 novembre dernier.

    La Préfecture donne donc trois mois à la société pour réparer ces clôtures et interdire aussi bien l’accès à la plage située au pied du crassier qu’à la cheminée rampante. Il lui est aussi ordonné de produire, dans un délai de six mois, une nouvelle note de synthèse sur le risque sanitaire global du site, « précisant les mesures correctives à mettre en œuvre le cas échéant ».

    Enfin, après l’annulation à l’été 2024 du permis pour la construction de 332 logements sur l’ancienne friche, la préfecture demande que les plans et le calendrier du nouveau projet lui soient transmis avant le 31 octobre. Porté une nouvelle fois par le fonds d’investissement Ginkgo et le promoteur Constructa, celui-ci prévoit désormais environ 130 logements. Le permis de construire a été déposé ces derniers jours, indique l’adjoint (MadMars) à l’Urbanisme, éric Mery.

  • La gauche pointe les échecs de la Métropole

    La gauche pointe les échecs de la Métropole

    Le rendez-vous ne pouvait pas mieux tomber, en plein affrontement entre la majorité marseillaise et son opposition de droite sur la propreté. Ce jeudi soir, le groupe Pour une Métropole du bien commun, où siègent les élus de la gauche marseillaise, a convié la presse pour tirer les leçons de son mandat métropolitain. « Il faut toujours rappeler d’où l’on vient, ce sont d’énormes leviers d’amélioration pour la suite », justifiait la présidente (GRS) du groupe, Sophie Camard. Un bilan de six années de bras de fer entre la Métropole, présidée par Martine Vassal (DVD), et sa ville centre, dirigée par Benoît Payan (DVG), sur les reversements financiers, les transferts de compétences, le développement des transports ou les crises de la collecte des déchets. Que la maire des 1-7 résume comme « la chronique d’une revanche politique de la droite ».

    Blocage politique

    Les élus marseillais énumèrent ainsi, selon eux, les échecs de l’intercommunalité. « Une Métropole, normalement, c’est une machine à investir, mais malheureusement, sa dette l’en empêche », déplore l’adjoint (PS) aux Finances, Joël Canicave. Quand Lyon investit 765 millions d’euros en équipements de transports, la Métropole Aix-Marseille met moins de 400 millions, pointe-t-il. « Nous sommes sur un recul de services flagrants qui contraint les Marseillais à une assignation à résidence très regrettable », abonde l’adjointe (PM) aux Transports, Marie Batoux, déplorant le manque de service, la fermeture du métro en soirée et un plan vélo qui devait s’achever en 2024, mais ne sera réalisé qu’à 68% en 2026. Même si les réalisations du plan Marseille en grand se concrétisent et la gratuité est partiellement étendue au 1er septembre. « La question des déchets est celle qui suscite le plus de crises régulières », rappelle aussi Sophie Camard, saluant les avancées obtenues après la mission d’information et d’évaluation mise en place à sa demande. « La Métropole a tenu sur un genre de statu quo, mais on sait la poussière qu’il y a sous le tapis, analyse-t-elle. Nous sommes à la veille d’un renouvellement de la RTM, le budget déchet est ric-rac, la dette n’est pas réglée. »

    La question du transfert de la compétence propreté avec la voirie, refusé par la municipalité, résume à elle seule ces blocages. « Les négociations ont été très dures, l’enveloppe financière pour faire les investissements a été calculée autour de 50 millions d’euros, mais ils nous transféraient la dette, il fallait déduire le poids des emprunts ! »

    Pourtant, Ville et Métropole ont su trouver des terrains d’entente, sur une dotation de solidarité communautaire, sur le logement. « C’est un paradoxe absolu, nous travaillons très bien avec les services et le vice-président », reconnaît l’adjoint (GRS) au Logement Patrick Amico, sans dissimuler les divergences, à l’image de l’encadrement des loyers. « Avec mon homologue, on ne partage pas les mêmes opinions, euphémise l’adjoint (EELV) à la Mer, Hervé Menchon. Mais nos services travaillent très bien ensemble : quand ça coince, c’est au niveau du cabinet de la présidente », Martine Vassal (DVD). Un blocage politique qui ne passe plus. « On ne peut pas imaginer que ça recommence », jure Sophie Camard, à six mois des prochaines municipales.

  • Traoré est à Marseille, Ordoñez s’en éloigne

    Traoré est à Marseille, Ordoñez s’en éloigne

    L’OM continue de s’activer dans ces derniers jours du marché estival des transferts. Après que l’accord avec le Real au sujet de Dani Ceballos soit tombé à l’eau, c’est d’outre-Manche qu’est arrivée la bonne nouvelle. L’OM et Bournemouth se sont mis au diapason concernant Hamed Traoré. Ce qui n’était encore que conditionnel est devenu indicatif, lorsque l’ancien Auxerrois a atterri à l’aviation générale de Marignane. Avec Thierry Mode, alias « C’est toi le boss », qui l’attendait avec l’écharpe de l’OM pour la bienvenue.

    Hamed Traoré a ensuite pris la direction de La Commanderie. Au programme, la traditionnelle visite médicale qui, une fois satisfaite, était suivie de la signature du contrat, sur la base d’un prêt, avec option d’achat assortie d’un engagement sur cinq ans.

    Côté départs, le club marseillais a trouvé un accord avec Gérone au sujet d’Azzedine Ounahi, contre un chèque de 6 millions d’euros.

    Le bureau de Pablo Longoria « ouvert » pour Rabiot

    Au rayon renforts, l’OM espérait obtenir la confirmation de la venue de Joël Ordoñez. Toutefois, la qualification de Bruges et le duel à venir face à l’OM en Ligue des Champions ont changé la donne. « La différence par rapport à une qualification pour la phase de groupes de la Ligue Europa est d’environ 20 millions d’euros », a indiqué Bob Malou sur les ondes d’une radio belge. Le président brugeois prévient : « Il n’y a plus de grands projets, ni de signatures, ni de transferts. Mais soyons clairs : nous aimerions aller en Ligue des champions avec toute cette équipe. »

    En suspens, le cas Adrien Rabiot. Après la victoire face au Paris FC, Roberto De Zerbi lui a tendu la main. Pablo Longoria semble également prêt à une réconciliation. « La porte de mon bureau est toujours ouverte, que ce soit pour Rabiot ou un autre. La chose la plus importante, c’est d’avoir des discussions sincères. »

  • Le 100 % féminin de Provence revient

    Le 100 % féminin de Provence revient

    Le 100% féminin de Provence est de retour pour une deuxième édition. Un National triplette Top 1 000 féminin aura lieu le week-end des 6 et 7 septembre, en même temps que deux triplettes de niveau départemental.

    L’objectif est de promouvoir la pétanque féminine. Le directeur général de la Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP), Xavier Grande, a souligné que « la pratique féminine fait partie du projet fédéral et des moyens lui sont donnés, notamment en termes de médiatisation ». Mais comme l’a rappelé Sabine Fara, « le milieu bouliste est un milieu assez macho ». L’ancienne vainqueure du Mondial La Marseillaise participera au concours cette année. Elle est heureuse de voir des tournois exclusivement féminins être organisés : « C’est une belle compétition. Ça met en avant les femmes dans le milieu. Et l’endroit est magique. »

    Gérard Poncié, l’organisateur du projet, est ravi de voir la progression de la pétanque chez les femmes. « Le sport féminin est agréable à regarder. Donc je me suis dit pourquoi pas organiser quelque chose pour valoriser la pratique féminine. Et je ne regrette pas du tout ce choix. »

    Le 100% féminin de Provence sera également l’occasion de soutenir la bonne cause. Les recettes de la tombola et de la buvette seront reversées à Point Rose, qui offre un accompagnement aux familles confrontées à la fin de vie et au deuil d’un enfant.

    Début du National triplettes Top 1 000 à 9h30. Finale
    le dimanche à 15h.

    Début des triplettes départementales le samedi
    à 14h30, le dimanche dès 9h. Renseignements
    : 06.88.09.10.09.

  • OM : visite médicale en cours pour Hamed Traoré

    OM : visite médicale en cours pour Hamed Traoré

    L’OM et Hamed Traoré sont prêts à s’engager mutuellement. L’ailier ivoirien est arrivé d’Angleterre peu après midi, ce jeudi. Bournemouth, le club auquel appartient l’Ivoirien, a accepté de le prêter, avec option d’achat.

    Le joueur de 24 ans est actuellement à La Commanderie, pour passer la visite médicale préalable à la signature de son contrat.

  • [Expo] De la rue au musée : quand la pétanque est mise à l’honneur

    [Expo] De la rue au musée : quand la pétanque est mise à l’honneur

    La pétanque, c’est quelque chose qui nous rassemble », déclare le maire, Benoît Payan, au moment de découvrir l’exposition « Pétanque ! », ce mercredi, au Musée d’Histoire de Marseille. « on y joue à tous les âges et dans tous les milieux sociaux », ajoute l’élu, lors de la visite organisée par la municipalité. Une soirée populaire et conviviale. De nombreuses personnes étaient présentes pour rendre hommage à ce sport marseillais par excellence. Parmi elles, Pierre Guille, président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque, ou Patrick Fara, président du Comité 13 de la Fédération française de pétanque.

    Plongée dans l’histoire

    Le photographe Hans Silvester, aussi présent, s’est dit « fier » que le musée mette à l’honneur ses photos, qui constituent le cœur de l’exposition. Deux des joueuses immortalisées par Hans Silvester, dans les années 1970, se sont déplacées pour l’occasion. L’exposition revient sur les traces historiques de la pétanque à Marseille, dans ses manifestations officielles comme le Mondial, mais également à travers des objets plus communs.

    Jusqu’au 18 janvier,

    du mardi au dimanche. Gratuit.

  • Liquidés par le leader de l’intérim en ligne

    Liquidés par le leader de l’intérim en ligne

    Ce qu’ils font semble légal, mais pas éthique ». Arrivé en 2006 dans l’agence en plein apogée qui souhaitait faire du site du boulevard Gay Lussac sa plateforme commerciale pour l’Europe du Sud, Guillaume Cardinet se bat avec le CSE pour « dénoncer le cynisme de nos actionnaires qui se déchargent de toute responsabilité ».

    Dans le 14e arrondissement de Marseille, aux côtés de SPI, Pernod Ricard et Haribo, Monster France a employé jusqu’à 250 salariés. En 2022, la Covid aura eu raison de la santé de la boîte, fragilisée. Une chute que son rachat en 2016 par le Néerlandais Randstad n’a pas enrayée. « Ils étaient venus nous chercher parce qu’on était une marque forte, un fleuron de la digitalisation dans le secteur », rappelle le cadre supérieur. La joint-fusion en 2023 avec CarreerBuilder, ne permet pas de résister à la concurrence de LinkedIn et Indeed. En 2024, Randstad cède la majorité de ses parts au fonds capital investissement Apollo, et Monster se retrouve privé de soutien financier.

    À la charge de l’État

    « Randstad se présente comme simple actionnaire minoritaire (49%), affirmant ne plus avoir la main » explique Matteo Nicolo, secrétaire du CSE de Monster France. La colère est d’autant plus amère qu’un accord d’entreprise sur les licenciements économiques, signé en 2023 par Monster France sous l’égide de Randstad et valide jusqu’en 2027, prévoyait un accompagnement renforcé pour les salariés. Parallèlement la direction de la joint-venture avait provisionné 1,2 million de dollars de bonus de « Transaction Award » à destination des dirigeants chargés de piloter la vente et la liquidation. Alors que la liquidation est inévitable et doit être prononcée le 15 septembre, « aucune solution n’a été proposée : ni facilité de reclassement dans le groupe, ni accompagnement, dénoncent les salariés. Le CSE a fait un droit d’alerte et « plus d’une vingtaine de parlementaires sont intervenus en notre faveur auprès de Randstad et des ministères des Finances et du Travail », indique Guillaume Cardinet, déplorant : « C’est encore le système public de solidarité français qui assumera nos salaires et indemnités » suite au retrait de deux ogres financiers, pesant quelque 840 milliards de dollars d’actifs et 3,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires.