Tag: Marseille

  • Ateliers, débats et concerts au So Good festival

    Ateliers, débats et concerts au So Good festival

    « Un événement pour celles et ceux qui ont envie d’agir, sans toujours savoir par où commencer. » C’est la promesse du So Good Maif Festival qui revient pour sa 3e édition à Friche la Belle de Mai à Marseille (3e) les 11 et 12 septembre. Imaginé à Marseille par le journal indépendant So Good et la mutuelle Maif, il avait déjà rassemblé 8 000 personnes l’année dernière.

    Podcast, jeux, spectacles et concerts… Le festival veut allier engagements et festivités. Après la journée du jeudi dédiée aux professionnels, le festival ouvre ses portes au grand public vendredi à partir de 14h. Entre gestion des mégots de cigarettes, bénéfices de la réparation et roue pour déconstruire les clichés, les sujets abordés seront divers. Un parcours pour les jeunes a aussi été mis en place. Surnommé « Passe-Muraille », il a été créé avec des associations des quartiers prioritaires de la ville pour offrir l’accès au festival à 300 jeunes et leur proposer des ateliers. Un moyen de « permettre à ces jeunes-là, de se sentir inclus dans le projet que sont la Friche et ce festival », explique le président du festival Hamid Hassani.

    Une journée de réflexion et de débat qui continue sur le rooftop de la Friche avec un one man show de l’humoriste Hakim Jemili, pour redonner l’envie d’agir avec le rire. Le spectacle sera suivi d’une soirée de concerts, avec notamment Terrenoire, Noga Erez, Nous étions une armée ou encore le rappeur marseillais Missan, « des artistes engagés avec une visibilité sur le territoire », précise le président.

    Le succès du festival, né à Marseille il y a trois ans, lui a permis de s’exporter à Lyon et à Nantes pour la première fois cette année. Les dernières places pour participer à la journée ou à la soirée du vendredi sont encore disponibles sur le site du festival.

  • Les Bosses de Provence fêtent leur trentième anniversaire

    Les Bosses de Provence fêtent leur trentième anniversaire

    Incontournable pour les passionnés du deux-roues, les Bosses de Provence approchent à grand pas. Le coup d’envoi de la mythique manifestation organisée par le Vélo Club de la Pomme sera donné le week-end des 13 et 14 septembre au campus de Luminy.

    Jusqu’ici, la recette ne change pas d’un pouce. Mais pour célébrer le 30e anniversaire des Bosses, le club phare du 10e arrondissement de Marseille, reconnu de nos jours dans l’Hexagone pour sa qualité de formation des jeunes, a souhaité marquer le coup en glissant quelques nouveautés.

    Si quatre courses étaient au programme l’année passée, il y en aura désormais plus que trois comme l’a détaillé le président des Pommiers, Patrick Sorin : le 50 km, mis en place il y a deux ans, « a rencontré son public et reste maintenu », le 93 km, le parcours historique qui « recueille le plus d’inscriptions et d’adhésions » avec plus de 900 participants pour l’heure, et le 150 km, le petit nouveau, qui fait la jonction entre les deux anciens longs parcours qu’étaient le 130 km et le 164 km, avec une montée inédite de la Sainte-Baume par Mazaugues.

    Une centaine de places encore disponibles

    « On s’est rendu compte que beaucoup de cyclistes éprouvaient des difficultés à démarrer avec la Gineste et se retrouvaient un peu seul sur le parcours. […] Ça va nous permettre dans le même temps d’avoir une plus grande densité de participants avec des paquets. Ce sera plus positif sportivement parlant », se justifie le président Sorin. Ce dernier, conscient que la formule cyclosportive est la plus plébiscitée, n’oublie pas d’évoquer que les 50 km et les 93 km, dont les parcours restent inchangés, peuvent être réalisées avec la formule randonnée, qui n’est pas du tout axée sur la performance.

    D’habitude organisées lors de la journée du samedi, les randonnées partiront pour la première fois le dimanche afin de permettre aux participants de « bénéficier de l’ambiance, de la dynamique des épreuves, des ravitos et surtout de la sécurisation du parcours ». « On s’aperçoit que ça plaît beaucoup, parce que l’on a doublé le nombre d’inscriptions sur les randos », se réjouit Patrick Sorin, qui a décidé avec ses équipes de limiter la participation générale à 2 000 coureurs. « On est très soucieux de la qualité de nos prestations, et après avoir bien débriefé nos deux dernières éditions, on s’est dit qu’il était raisonnable de se fixer un objectif maximum », poursuit le dirigeant du VC La Pomme. Pour l’heure, près de 1 900 ont déjà leur dossard pour le week-end fatidique.

    Inscriptions via le site bossesdeprovence.com

  • Bruno Retailleau rend hommage aux policiers et pousse son agenda

    Bruno Retailleau rend hommage aux policiers et pousse son agenda

    Il n’aura fallu que trois heures après l’intervention des policiers à Belsunce pour que le ministre de l’Intérieur n’atterrisse sur le tarmac de Marignane. Ce mardi soir, Bruno Retailleau s’est immédiatement rendu à l’Évêché pour aller à la rencontre des forces de sécurité, les remercier après leur rapide intervention pour abattre l’assaillant qui a blessé cinq personnes dans le centre-ville de Marseille dans le milieu de l’après-midi. Rhabillant prestement la tenue de premier flic de France, après avoir été pris par les dissensions internes des Républicains sur le choix d’accorder leur confiance au gouvernement Bayrou le 8 septembre.

    Accueilli par le procureur Nicolas Bessone, le préfet Georges-François Leclerc, le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan, la présidente (DVD) de la Métropole Martine Vassal et le vice-président (LR) de la Région Ludovic Perney, le résident de la place Beauvau est rapidement allé à la rencontre des forces de l’ordre et des marins-pompiers impliqués, les saluant un par un. « Vous savez mieux que moi le déroulement des faits, reconnaissait-il, dans les étages de l’hôtel de police de Marseille. S’il n’y avait pas eu une patrouille de la police aux frontières, le meurtrier poursuivait son parcours et il y aurait eu d’autres victimes. »

    Ligne ultra-droitière

    Après une pensée aux victimes et pour leurs proches, il a donc assuré les présents de ses remerciements, « au nom de la Nation ». « Ici à Marseille comme dans beaucoup d’autres endroits en France, votre rôle est difficile, pas toujours reconnu, certains même le contestent », pointait-il. Rendant hommage aux idéaux qui les ont poussés à s’engager, « même si parfois la flamme vacille sous les bourrasques de la bureaucratie et de la technocratie qui entrave votre travail ». Et de défendre face aux forces présentes : « Il n’y a pas de société qui puisse tenir debout uniquement avec des ayants droit, avec des individus réclamant toujours plus de droits. » Face à la presse dans la cour de l’Évêché, il ne met pas longtemps avant d’indiquer que l’agresseur abattu en fin d’après-midi, né en Tunisie en 1990, était déjà connu des forces de police : « Le préfet de l’Hérault avait saisi l’autorité judiciaire pour un certain nombre d’agissements, il avait proféré des insultes antisémites devant la mosquée de Sète. » Au premier rang devant lui parmi les journalistes, les militants du média identitaire Frontières lui demandent pourquoi l’auteur de ces agressions n’avait pas été expulsé. « La loi de 2024 permet de retirer un titre de séjour lorsqu’une condamnation est définitive, nous sommes dans un État de droit », leur répond le ministre de l’Intérieur. Qui face aux questions doit même rappeler que le parquet national antiterroriste ne s’est pas saisi de l’affaire, qu’il n’y a aucun motif de radicalisation. « Le mobile semble être un motif d’ordre privé », pointe Bruno Retailleau. Qui n’en profite pas moins pour rappeler que si la patrouille était présente à ce moment, c’est parce que consigne a été donnée par la préfecture de police de renforcer les actions face aux personnes sans titre de séjour régulier. « Les désordres migratoires finissent toujours par déboucher sur d’autres désordres, nos peuples souhaitent que nous reprenions le contrôle », lâche-t-il. Loin, très loin de l’hommage républicain aux forces de l’ordre.

  • L’effroi au cœur de Marseille

    L’effroi au cœur de Marseille

    C’est un sentiment d’effroi qui a enserré le cœur de Marseille ce mardi après-midi, face à la folie meurtrière d’un homme muni de couteaux et d’une matraque.

    Si son passage à l’acte semble lié à son éviction d’un hôtel pour loyers impayés, cet homme s’en est ensuite pris à d’autres victimes au hasard. Fort heureusement, les policiers nationaux présents sur place l’ont stoppé dans son périple sanguinaire. Sans cela, le bilan aurait très certainement été beaucoup plus lourd.

    Pas besoin de polémiques

    Présent dans la soirée à Marseille, Bruno Retailleau a évoqué de manière générale la lutte contre « l’immigration clandestine ». L’auteur des faits, de nationalité tunisienne, était pourtant en situation régulière. Son comportement erratique avait en revanche été repéré à Sète où il aurait proféré des propos antisémites devant une mosquée. Des faits signalés par le préfet de l’Hérault sans qu’ils ne donnent lieu à sanction.

    Un peu à la manière de François Bayrou qui dénonce la dette générée par son camp politique, Bruno Retailleau a regretté l’insécurité et le laxisme en tant que… ministre de l’Intérieur.

    Marseille comme notre pays n’ont pas besoin de vaines polémiques mais d’un service public de la sécurité qui s’appuie sur des forces de police, formées, en nombre suffisant et en confiance avec la population. Mais aussi de prévention et d’une réelle prise en charge de la santé mentale dans notre société.

    Tout cela coûte de l’argent, nécessite de la justice fiscale. Tout cela est absolument incompatible avec le budget d’austérité présenté par le gouvernement.

  • Bruno Genzana se lance dans la campagne

    Bruno Genzana se lance dans la campagne

    À six mois des élections, Bruno Genzana entre dans la campagne des élections municipales 2026 avec cette mesure et ce bon sens républicain qui caractérisent son parcours depuis des décennies. « On connaît désormais les règles du jeu qui, depuis 1983, faisaient que pour élire le conseil municipal, il fallait gagner un certain nombre de secteurs. ça a changé et j’y étais favorable, même si je regrette que la loi n’ait pas porté une réflexion plus profonde sur la répartition des compétences », apprécie le chef de file Les Centristes des Bouches-du-Rhône.

    Derrière Martine Vassal

    L’ancien conseiller départemental défend sans surprise une liste d’union entre le centre et la droite républicaine. Comme l’indique son courrier adressé aux habitants de la deuxième ville de France pour expliquer sa démarche, il se range derrière Martine Vassal, présidente (DVD) de la Métropole et du Département, dont il est membre du cabinet.

    « Je trouve qu’elle a acquis une notoriété que personne d’autre n’a. Comme Renaud Muselier (Ren.) a clairement dit qu’il n’était pas candidat, on se tourne tous vers elle », justifie celui qui est membre aussi de la majorité de droite au conseil régional. « à la fois en termes d’autorité, d’efficacité de gestion et de vision pour ce territoire, j’espère très sérieusement qu’elle sera notre cheffe de file. »

    La démarche qu’il engage à travers des consultations citoyennes de terrain, des carrefours-rencontres et un questionnaire en ligne se veut « modeste » et « sincère ». L’objectif : contribuer à l’élaboration d’une vision collective plus large pour la droite. « Une vision claire », reprend Bruno Genzana. « Pour cela, quoi de mieux que de donner la parole aux Marseillais ? Dans mon réseau, pour que les gens qui ont ou ont eu une activité liée au centre puissent s’exprimer, mais plus largement en allant rencontrer les habitants. »

    La démarche se veut à la fois pragmatique et ouverte : « J’ai une responsabilité : faire entendre la voix de celles et ceux qui attendent des propositions innovantes et réalistes. » Pour cela, Bruno Genzana mise donc sur la proximité, les rencontres de terrain et un questionnaire volontairement simple reprenant plusieurs thématiques sur la sécurité, l’économie, le centre-ville… « C’est une porte d’entrée… On commence par là et puis un dialogue peut s’engager. »

    Il vise « la liste de la mairie centrale »

    Candidat en 2014 à Aix puis en 2020 à Plan-de-Cuques, l’homme se sent désormais « 100% Marseillais » et se présentera à Marseille. Dans les 6-8 où il habite ? « On me demande souvent où ? L’élection par secteur va être importante dans cette bataille, mais il faut que nous raisonnions en liste municipale. Une liste d’union où il y aura des gens de tous les quartiers et toutes les sensibilités, répond le centriste. Donc je souhaite être candidat sur la liste de la mairie centrale, ce qui m’intéresse, c’est la vision globale de Marseille. »

    Mais le discours très à droite de certains élus Les Républicains, marchant dans les pas de l’extrême droite, ne l’effraie pas : « Je suis un vrai républicain, ceux qui ont suivi ma vie politique n’ont aucun doute là-dessus. Mais je préfère, dans une démocratie moderne, qu’une droite assume des valeurs qui ne sont pas 100% les miennes, sur des thématiques qui leur sont propres, plutôt que de laisser le champ libre à l’extrême droite. »

  • MIA’s, la carte marseillaise dans l’immobilier africain

    MIA’s, la carte marseillaise dans l’immobilier africain

    Akwaba, c’est bonjour en ivoirien. Et les Marseillais de l’immobilier en Afrique (MIA’s) ont l’intention de décliner le mot à la sauce marseillaise. Cette société de conseils et de services tournée vers l’Afrique francophone créée en 2017 par huit associés, professionnels de l’immobilier, veut passer la vitesse supérieure.

    Depuis octobre 2024, Antoine Viallet, président des MIA’s, s’est installé à Abidjan pour développer l’offre commerciale. Il y a mené depuis plus de 200 rendez-vous pour « comprendre les besoins, réactualiser l’offre et bâtir une stratégie avec nos partenaires locaux. On a une fine lecture des problématiques immobilières et d’urbanisme en Afrique. » Dans une ville de 6 millions d’habitants et qui enregistre 200 000 nouveaux arrivants chaque année, les opportunités ne manquent pas.

    La formation est au cœur de leur démarche. Antoine Viallet y développe notamment une plateforme dédiée aux métiers de l’immobilier : « On vit en live les Trente Glorieuses dont on a toujours entendu parler. Un des sujets clés, c’est la compétence, il manque par exemple 20 000 urbanistes au Nigeria. »

    Renaud Tarrazi, architecte urbaniste, rappelle l’origine marseillaise du projet : « Notre parcours commun vient du Club de l’immobilier de Marseille, créé il y a 30 ans pour rassembler tous les métiers de la chaîne immobilière. L’idée, c’est de travailler en meute pour créer du business ensemble. » Cette dynamique collective s’exporte en Afrique avec une volonté : « Il ne s’agit pas de reproduire un modèle France-Afrique mais de travailler là-bas avec eux (…) On partage une langue, un socle juridique mais on doit avoir un regard pertinent. »

    Les MIA’s interviennent déjà sur plusieurs projets comme une gare routière à Cotonou, un immeuble mixte à Douala. L’offre de cette équipe pluridisciplinaire se présente comme un « couteau suisse » : promotion, gestion, ingénierie, architecture, audit, formation… « On adapte notre réponse aux réalités locales, sans donner de leçons », poursuit Renaud Tarrazi.

    Geneviève Langlois, promotrice et seule femme du groupe, a rejoint l’aventure après le salon Dakar 2020. Elle a été frappée par « la vitesse de développement des projets et la qualité des intervenants mais il reste beaucoup à structurer, notamment sur la copropriété et la sécurisation de la propriété foncière ».

  • Aménager en limitant l’artificialisation des sols

    Aménager en limitant l’artificialisation des sols

    Une présentation « pédagogique », destinée à un « large public » allant « des scolaires aux élus locaux », centrée sur la question de la sobriété foncière. C’est l’ambition de l’exposition nationale « Des solutions sur mesure pour s’adapter à la rareté des ressources et bien vivre dans nos territoires », inaugurée mardi dans le hall de la Direction départementale des territoires et de la mer (3e), en présence de son concepteur Patrick Henry, architecte urbaniste, et du préfet de Région Georges-François Leclerc.

    Proposée dans le cadre du mois de la Sobriété foncière, par les ministères en charge des Territoires, de la Transition Écologique et du Logement, l’exposition itinérante donne à voir en trois étapes les bienfaits de la sobriété foncière dans les territoires avec un volet sur l’histoire de la formation des villes, un deuxième sur l’aménagement des sols -première cause de l’érosion de la biodiversité- et un dernier baptisé « inventer de nouveaux modèles », incitant les acteurs à imaginer des aménagements « sur mesure ». L’exposition est en place jusqu’au 30 septembre.

  • Emmaüs Pointe Rouge lance sa rentrée

    Emmaüs Pointe Rouge lance sa rentrée

    « Septembre est le mois des réductions étudiantes. Depuis la Covid, les jeunes se sont clairement paupérisés. À Emmaüs Pointe Rouge, on a alors décidé que tout serait à 50% pour les aider le plus possible à s’installer », détaille Nouara Bernou responsable à Emmaüs Pointe Rouge. Et de poursuivre : « Ameublement, literie, vaisselle, petit électroménager sont disponibles, avec bien sûr le dressing à 1 euro ! » Un don important d’hôtels Citadines a permis d’avoir du stock de qualité.

    La responsable observe que leur clientèle s’est considérablement rajeunie, notamment pour les vêtements. « C’est aussi par philosophie, l’envie de consommer autrement plus durable », explique-t-elle.

    Parmi les valeurs sûres, le camion du Petit Déj revient aux Réformés dès le 3 septembre du mardi au vendredi. « Là encore, la fréquentation change. À la population des sans-abri, se sont ajoutés les enfants qui passent prendre un croissant et un chocolat chaud avant d’aller à l’école. » Elle soupire « cette situation est très préoccupante ». Et pour permettre à ceux qui se déplacent difficilement, les deux magasins en ville, de Colbert et des 5-Avenues restent ouverts. Il est encore tôt pour parler de la boutique éphémère de Noël, mais toutes les propositions sont les bienvenues.

    Du côté des compagnons, là encore, ça bouge. « Une fois régularisés, 20% de la communauté, souvent les plus jeunes, partent voler de leurs propres ailes. Manutentionnaires en grande surface, serveurs en restauration, ou bien encore auxiliaire de vie, les profils d’emplois sont divers », constate Nouara. Poursuivant « nous les accompagnons, mais ils font seuls les démarches et très souvent dans le mois qui suit, ils trouvent un boulot ».

    Emmaüs, 123, traverse Parangon, Marseille (8e)

  • « Aucun casting macroniste ne pourra enrayer cette crise de régime »

    « Aucun casting macroniste ne pourra enrayer cette crise de régime »

    La Marseillaise : Quel regard portez-vous sur cette plongée dans l’inconnu orchestrée par la décision du Premier ministre ?

    Jérémy Bacchi : On a une rentrée qui s’annonce dense du point de vue institutionnel dans notre pays. Le Premier ministre a fait le choix de s’exposer à un vote de confiance qui peut conduire à son départ le jour même. Il essaie de soigner sa sortie en partant par la grande porte plutôt que par la fenêtre. Or c’est un changement d’orientation politique qui doit s’opérer, pas de casting. Si le budget reste le même, la réponse politique sera la même. Ce qui arrive à François Bayrou est ce qui est arrivé à Michel Barnier. En réalité, on est en train de passer d’une crise politique à une crise de régime qu’aucun nouveau casting macroniste ne pourra enrayer.

    Quelle issue peut-on envisager face à cette crise profonde ?

    J.B. : Les institutions vieillissantes de la Ve République ne sont plus en capacité de gérer la situation. Il s’agit donc de penser à une VIe République avec un renouvellement des institutions. Les communistes sont prêts à faire des propositions. Mais pour obtenir un progrès social, il faut qu’il soit porté par une mobilisation populaire de grande ampleur. C’est pour ça que je salue le haut niveau de responsabilité des organisations qui appellent à la mobilisation ainsi que la large majorité des citoyens de ce pays qui exprime un soutien à ce mouvement porteur de changement.

    On l’a vu durant les derniers mouvements, la frontière entre politique et social est pourtant difficile à franchir. Comment s’y prendre ?

    J.B. : Le ras-le-bol est suffisamment important aujourd’hui pour que tout ce qui cloisonnait encore hier, pour que ces clivages savamment entretenus, puissent voler en éclats afin de laisser place à une véritable convergence. L’urgence sociale a fait évoluer les mentalités des uns et des autres vers un besoin d’unité plus grand. C’est ce à quoi les communistes entendent travailler dans les prochaines semaines.

    Qu’est-ce qui formera l’ordre du jour de la rentrée des communistes ?

    J.B. : En ce qui concerne la rentrée parlementaire, et qui a été avancée au 8, si Bayrou tombe, les travaux seront avortés. Il nous faudra un nouvel agenda pour faire le point sur l’après Bayrou… Quant à celle des communistes du département, c’est un temps fort où il s’agit de tracer une feuille de route avec l’urgence sociale, ce calendrier des manifestations où nous avons toute notre place. Il y a également tous les enjeux municipaux qui seront présentés car nous sommes à huit mois des élections. Nous devons travailler à créer des majorités de gauche. Nous aborderons également tous les sujets liés à l’économie locale, l’énergie, l’industrie, le port…

    Assemblée de rentrée du PCF 13, jeudi 4 septembre à 18h30 à la Maison des communistes, 280, rue de Lyon dans
    le 15
    e arrondissement de Marseille.

  • « Je ne pensais pas que les Bosses allaient autant marquer notre club »

    « Je ne pensais pas que les Bosses allaient autant marquer notre club »

    La Marseillaise : Vous avez créé les Bosses de Provence en 1994. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans cette aventure ?

    Jean-Pierre Carminati : L’idée est venue, à l’époque, de l’un de nos adhérents, qui était déjà adepte des cyclo-sportives. Ce n’était pas du tout dans l’air du temps au début des années 1990, il y en avait seulement quelques-unes. Il allait en faire à droite, à gauche et il nous a dit « pourquoi on n’en ferait pas une à Marseille ? ». On a réfléchi et on est parti comme ça, bille en tête.

    Vous auriez imaginé au moment de lancer cette course qu’elle allait exister encore trente ans plus tard ?

    J.-P.C. : Je ne pensais pas que les Bosses allaient autant marquer notre club. D’autant plus, qu’à l’époque, le club n’était pas ce qu’il est actuellement. Il n’avait pas l’envergure qu’il a aujourd’hui. Quand on a voulu se lancer, on a regardé budgétairement comme ça pouvait se profiler. Le copain, qui était à l’origine de l’idée, était optimiste et pensait que 500 personnes allaient se présenter. En réalité, on en a eu 210 seulement. On a mangé de l’argent. D’ailleurs, on en avait conscience une semaine avant, mais on avait déjà investi. Et si l’on arrêtait, on perdait autant que notre investissement, alors on s’est dit qu’on allait quand même le faire pour ne pas se déjuger. Il se trouve que ça a été financièrement un fiasco, mais on a eu un énorme succès d’estime. Tous les concurrents étaient ravis d’y avoir participé. Ça nous a fait plaisir, mais ça ne nous a pas empêchés de perdre 20 000 francs. Heureusement que le conseiller général de l’époque nous a aidés en nous donnant 150 000 francs, à condition que l’on baptise les Bosses du 13 au lieu des Bosses marseillaises. J’ai cru que j’allais tomber de ma chaise.

    Quel est votre plus beau souvenir tout au long de ces 29 éditions ?

    J.-P.C. : Je retiens les premiers départs que l’on faisait dans la foire de Marseille. On faisait le rassemblement des coureurs et le départ de la course sur le boulevard Michelet, comme nos amis de Marseille-Cassis. Et de voir partir cette foule qui remontait tout le boulevard, avec toutes ces couleurs bariolées, ça faisait un ruban magnifique. J’ai gardé toutes les photos chez moi. C’est quelque chose d’assez fort. À chaque fois que je donne le départ, ce dont je vais essayer de faire pour la 30e fois cette année, je réalise tout ce que l’on a fait. C’est l’aboutissement d’un travail colossal pour lequel j’ai voué ma vie.