Tag: Marseille

  • L’OM Féminines évite une lourde correction lyonnaise

    L’OM Féminines évite une lourde correction lyonnaise

    Elles avaient conscience de se frotter à un sommet bien plus haut qu’une simple montagne. Les joueuses de l’OM Féminines, tombées d’entrée de championnat sur l’OL Lyonnes, n’ont pas réussi à rivaliser avec le club aux 18 titres de championnes de France sur ces 19 dernières années, dimanche au Parc OL.

    Cette première défaite (3-1), pour leurs grandes retrouvailles avec le plus haut niveau national, a toutefois mis en lumière deux points positifs à conserver pour la suite de la saison : un bloc bas resserré efficace qui a contraint les Lyonnaises à passer par les couloirs, notamment en fin de première période, où le but d’Ada Hegerberg a été la seule occasion rhodanienne des 20 dernières minutes avant la mi-temps.

    Et surtout, une volonté de fer qui leur a permis de ne rien lâcher jusqu’au bout, même quand les locaux ont creusé l’écart par deux fois en cinq minutes, à l’heure de jeu. Un état d’esprit positif et conquérant qui a provoqué le but de Mathilde Bourdieu en toute fin de match. Ce qui a, ainsi, à la fois sauvé l’honneur marseillais et ouvert le compteur de buts olympiens dès leur première journée en D1 Arkéma.

    « Il y a de la fierté parce que l’on a montré un beau visage », insiste l’internationale algérienne Roselène Khezami, qui a perdu son brassard de capitaine au bénéfice de Tess Laplacette. « On a posé beaucoup de problèmes à Lyon. On a été très soudées et très fortes collectivement. J’étais déjà rassurée avant ce match, mais je le suis encore plus à présent. Je suis vraiment fière de cette équipe et de notre performance aujourd’hui. On va essayer de faire un beau parcours en D1, c’est notre objectif et celui du club », ajoute la défenseure de l’OM.

    Après ce déplacement à Décines, les Marseillaises vont reprendre le chemin de la cité phocéenne afin d’y affronter Le Havre, le samedi 19 septembre (à 21h), au stade Francis-Turcan, à Martigues.

    1ère journée – D1 Arkéma

    Au Parc OL (5 000 spectateurs)

    Arbitre : A. Gerbel

    Buts : Hegerberg (32), Joseph (59), Yohannes (63) pour Lyon ; Bourdieu (90+1) pour Marseille

    Avertissements : Hegerberg (70), Benyahia (78) pour Lyon ; Bourdieu (36) pour Marseille

    LYON : Endler – Lawrence (Fathallah, 60), Renard, Engen, Bacha (Svava, 79) – Heaps, Yohannes, Joseph (Brand, 60), Becho (Diani, 60), Katoto, Hegerberg. Entraîneur : J. Giráldez

    MARSEILLE : N’Gazi – Joseph (Moryl, 75), Blanchard, Khezami – Laplacette, Le Mouël (Magalhaes, 83), Perret (Bamenga, 75), Elisor, Herrera (Couasnon, 75) – Brown (Kbida, 66), Bourdieu.

    Entraîneur : Dalin Anrifani

  • Rassemblement contre la lesbophobie lundi

    Rassemblement contre la lesbophobie lundi

    La Pride Marseille a appelé à un rassemblement
    en hommage à Caroline Grandjean-Paccoud, directrice qui s’est suicidée le jour de la rentrée scolaire, lundi à 18h au pied de la préfecture. Mariée à une femme, la professeure subissait depuis des mois un harcèlement lesbophobe dans le cadre de son travail. Une souffrance que sa hiérarchie n’a pas « comprise » d’après son épouse. « Elle [Caroline Grandjean-Paccoud, Ndlr] a alerté l’Éducation nationale et porté plainte. Elle n’a pas été écoutée », s’indigne la Pride Marseille dans son communiqué. « Nous nous rassemblerons pour honorer sa mémoire, dénoncer l’indifférence institutionnelle et exiger que l’état assume enfin sa responsabilité : accompagner et agir contre la lesbophobie et toutes les violences LGBTIphobes », poursuit le collectif. Un appel à réagir relayé notamment par la FSU-SNUipp 13. Dans une publication mise en ligne le jour du drame, le syndicat national rappelait que « les LGBTQIAphobies comme toutes les discriminations, le harcèlement, la haine de l’autre n’ont pas leur place à l’école comme dans l’ensemble de la société ». Et Aurélie Gagnier, porte-parole du FSU-Snuipp au niveau national, d’ajouter : « Ce cas tragique montre des problématiques systémiques liées à la santé et la sécurité des personnels et relatif aux suicides dans l’enseignement. »

    Une enquête administrative sur le décès de Caroline Grandjean-Paccoud a été diligentée par le ministère de l’Éducation.

  • Des Olympiades sur le fil des coupes budgétaires

    Des Olympiades sur le fil des coupes budgétaires

    Les spectaculaires démonstrations de breaking terminées sur les terrains de la Plaine des sports et des loisirs de la Busserine (14e), les premiers minots s’avancent déjà pour s’échauffer. Ce samedi, près de 800 jeunes sont venus participer à la finale des Olympiades interquartiers, qui pour la première fois rassemblaient les jeunes des quartiers prioritaires de la ville originaires aussi bien des arrondissements du Sud et de l’Est de Marseille que du Nord.

    « Dans le cadre de la politique du contrat de ville et des Quartiers d’été, nous proposons des activités pour ceux qui ne peuvent pas partir en vacances, raconte sur place la préfète déléguée à l’égalité, des chances, Isabelle Epaillard. Ces olympiades s’inscrivent dans la continuité, elles ont été lancées en 2021 dans le 14e arrondissement. » Au total, l’État a apporté 1,1 million d’euros cet été pour aider centres sociaux et associations à rester ouverts et proposer des activités pendant ces vacances, dont 112 000 euros pour ces seules Olympiades qui regroupent une quarantaine de structures. Des financements qui ont dégringolé de 32% en un an, contraignant les organisateurs à mutualiser, à rogner sur l’accueil, même si l’essentiel a été conservé pour les Olympiades.

    « Ouvrir les horizons »

    Malgré ça, les différentes associations se sont démenées pour organiser ces quatre semaines d’activités avec la Cité des arts de la rue, les Olympiades nautiques à l’Estaque… « Des mamans de Jean-Jaurès m’ont sauté dessus pour me dire : merci d’organiser ça, je n’ai pas eu le souci de ce qu’on allait faire le lendemain », sourit Thibaut Blum, délégué du préfet dans le 14e arrondissement, parmi les organisateurs. Les efforts en particulier ont été mis pour les quartiers les plus enclavés, ceux qui se vidaient le moins pendant l’été, faute, pour les habitants, de pouvoir partir en vacances. « Les prix des bateaux ont fortement augmenté, beaucoup de familles m’ont dit qu’ils ne pouvaient pas partir cette année », soupire-t-il.

    « L’objectif, c’est de fournir des activités aux jeunes et pouvoir ouvrir les horizons, montrer ce qu’il est possible de faire, d’avoir des loisirs avec une logique éducative et sportive », appuie l’adjointe (PS) chargée de la politique de la ville, Audrey Gatian. « Cela permet d’avoir un autre regard sur les quartiers populaires, complète le conseiller métropolitain (DVD) chargé de la politique de la ville, Denis Rossi. Certains disent que ça coûte cher, on fait la démonstration que c’est utile. »

    Pratique sportive menacée

    Mais cela permet aussi d’occuper le terrain. « La nature a horreur du vide, c’est le premier qui occupe l’espace qui s’installe », soupire Thibaut Blum. Les précédentes éditions, certains réseaux du narcotrafic avaient pu se montrer menaçants. « On n’a eu aucun incident cette année », se réjouit le délégué du préfet.

    Cet été, l’accent a tout particulièrement été mis sur la pratique sportive, sur l’apprentissage du vélo et de la natation. « Le sport apprend la persévérance, contribue à un bien-être social, mental », sourit la préfète déléguée, encourageant les minots qui se jettent dans le bassin de la Busserine. Les responsables des fédérations sportives sont là, pour inciter les parents à inscrire leurs enfants. Mais alors que le gouvernement a supprimé les aides du Pass’sport pour les enfants de 6 à 13 ans, « cela va être un carnage », craint un bon connaisseur. Surtout après la baisse des enveloppes des contrats de ville. « Nous sommes dans une période budgétaire compliquée, mais nous devons faire preuve d’initiative, souligne Isabelle Epaillard. Il faut qu’on y arrive, nous avons un devoir de résultat pour accompagner ces jeunes. »

    « Il faut qu’on y arrive, nous avons un devoir de résultat pour accompagner ces jeunes. »

  • [Rue de la République] Laurent Lhardit : « Nous voulons gouverner avec nos partenaires naturels à gauche »

    [Rue de la République] Laurent Lhardit : « Nous voulons gouverner avec nos partenaires naturels à gauche »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h10 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies. « Rue de la République » accueille chaque semaine une personnalité marquante de la vie du territoire.

    Ce week-end, Laurent Lhardit, député PS de la 2e circonscription des Bouches-du-Rhône.

    Le vote de confiance

    Didier Gesualdi : François Bayrou pose ce lundi la question de confiance pour son gouvernement. Allez-vous lui accorder la vôtre ?

    Non. Cette confiance, on ne peut pas lui accorder pour deux raisons essentielles. D’abord, la méthode qu’il a employée en annonçant des mesures budgétaires de 44 milliards d’économies d’euros sans jamais consulter personne. Ensuite parce qu’il a trahi les engagements qu’il a pris devant le Parlement. On ne peut faire confiance à quelqu’un qui ne respecte pas sa parole. Je pense que la décision de François Bayrou était prise depuis le début de l’été. C’est une manière pour lui de sortir du jeu de sa propre initiative.

    Léo Purguette : Et après ? Est-ce que cela va relancer le jour sans fin macroniste avec la nomination d’un nouveau Premier ministre issu du camp présidentiel ?

    Évidemment que je ne le souhaite pas. La problématique centrale, c’est de ne pas reproduire les erreurs qui ont été faites par le président de la République l’année dernière. Des secteurs entiers de l’économie ont souffert de cette attente. C’est au président de la République qu’il appartient de nommer un nouveau Premier ministre, rapidement.

    Didier Gesualdi : Ou alors on dissout pour redonner la parole au peuple.

    La dissolution, je n’y suis pas favorable et je ne pense pas que ce soit le scénario privilégié. Ce n’est que si on échoue dans le processus qui va s’engager à partir du vote de lundi, qu’il faudra retourner aux urnes.

    Léo Purguette : Olivier Faure propose que le prochain Premier ministre soit socialiste. Mais pour gouverner avec qui ?

    Avec les partenaires naturels que nous trouvons à gauche. On a déjà une réponse qui est négative de LFI donc on va mettre le cas de LFI de côté…

    Léo Purguette : … Ça réduit singulièrement l’assise d’un potentiel Premier ministre.

    Même avec LFI, il n’y a pas de majorité. Personne n’a de majorité et d’ailleurs en cas de nouvelle dissolution il est possible qu’on retrouve le même schéma. Donc les futures majorités ne peuvent être que des majorités de projets, sur des textes, c’est là qu’on arrive sur la méthode. La proposition que fait le PS, c’est de gouverner sans 49.3. Nous allons proposer une voie, un chemin.

    Les alliances de gauche

    Léo Purguette : On voit bien que la gauche est extrêmement divisée. Des invectives sont échangées entre socialistes et insoumis. Que répondez-vous à vos électeurs qui ne comprennent pas comment vous avez pu être unis il y a un an et pas capables de proposer un projet de gouvernement aujourd’hui ?

    Premièrement, je ne suis pas responsable de la décision de LFI de dire a priori « nous ne participerons pas à une expérience gouvernementale ». Et la deuxième chose, c’est que les invectives viennent d’abord et toujours de LFI. Au lendemain des élections législatives, LFI a en fait trahi le pacte et le programme du Nouveau front populaire dont le 4e paragraphe, parle de mettre fin à la brutalisation du débat public, aux invectives et à la diffusion de fausses informations. Or cela a démarré dans les jours qui ont suivi. Cela a été adressé à tout le champ politique et aussi aux socialistes, aux communistes, aux Verts, autant à la gauche qu’à la droite… Donc je crois qu’il faut remettre les choses en place, savoir qui est responsable d’un champ de discussion à gauche qui est pollué. J’espère que nous allons faire la preuve dans les jours qui viennent, à gauche, qu’il y a un certain nombre de personnes qui sont prêtes à discuter – peut-être durement – sur des sujets importants mais ensuite à se rassembler.

    La loi PLM

    Léo Purguette : Une réforme modifie le mode de scrutin à Marseille. Vous y êtes favorable, pourquoi ?

    Je rappelle que selon une enquête d’opinion faite en janvier 88% des Marseillais étaient favorables à cette évolution. On va pouvoir élire directement les 111 conseillers municipaux qui vont élire le maire, donc une élection beaucoup plus directe. On se rapproche du système qui fonctionne partout en France donc pour moi c’est un progrès démocratique.

    Léo Purguette : Les socialistes parisiens ne sont pas d’accord !

    Je sais mais attendez : je suis solidaire de l’ensemble des actions que nous menons au sein du parti socialiste mais je suis aussi un député de Marseille, je défends la démocratie à Marseille et je me suis opposé à mes collègues qui étaient beaucoup sous influence d’Anne Hidalgo qui ne voulait absolument pas de cette réforme. Je crois qu’à présent la gauche parisienne sera bien heureuse de travailler dans ce cadre.

    Les municipales

    Didier Gesualdi : On a vu fuser cette semaine des déclarations chocs de Martine Vassal et Benoît Payan. Ça annonce une campagne violente ?

    J’ai été surpris par les attaques de la droite sur le drame qui s’est déroulé à Belsunce. On est dans le discours du RN puisqu’on met en cause très directement à la fois la municipalité et les étrangers. Il faut avoir une explication de situation. La réalité, c’est qu’à Marseille, la droite est dans une situation désespérée. Je l’ai vu aux législatives dans un secteur où elle était extrêmement implantée, elle réalise des scores plus que réduits. C’était quand même le secteur de référence de Jean-Claude Gaudin, la circonscription bâtie pour la droite. On parlait de la « varisation » de la gauche, c’est-à-dire le phénomène de disparition de la gauche à l’image de ce qui s’est passé dans le Var. Et bien, je crois qu’à Marseille, c’est ce qui guette la droite. La réaction de la droite est d’autant plus violente qu’elle a du mal à se positionner vis-à-vis de notre bilan. Y compris sur les questions de sécurité, c’est nous qui doublons les effectifs de police municipale. La coopération entre police municipale et nationale est un modèle ici. C’est ce que me disait M. Darmanin, alors ministre de l’Intérieur après la réussite des JO.

    Didier Gesualdi : Selon votre opposition vous ne donnez pas les bons chiffres, vous n’installez pas les caméras de vidéosurveillance…

    C’est ce que racontent M. Muselier et ses porte-messages ou Mme Vassal qui a au moins le courage de se mettre en première ligne. Il y a des caméras dans la ville. Quand on arrive, la moitié ne fonctionne pas ou sont mal dirigées, fixes sur des points sans intérêt. Donc la coopération entre forces de police dont je parle doit aussi concerner ces caméras pour plus d’efficacité.

    Didier Gesualdi : À gauche, localement, la division existe aussi. Peut-elle vous faire perdre la Ville ?

    Vous aurez remarqué qu’on est exactement dans la même situation qu’au plan national. Il n’y a eu aucune discussion et c’est LFI qui a affirmé sa volonté nationale de présenter des candidats partout où il y a des maires de gauche.

    Didier Gesualdi : M. Delogu sera candidat.

    Tant mieux pour lui, c’est le jeu démocratique. Chacun a le droit de se présenter. La logique du Printemps marseillais, dans laquelle il s’est inscrit depuis 2020, c’est d’être le rassemblement le plus large, le plus complet de la gauche à Marseille.

    Les écologistes

    Léo Purguette : Vous parlez d’un rassemblement large pour les municipales de Marseille, écologistes compris ?

    Oui bien sûr. En 2020, les écologistes étaient en partie divisés puisque Sébastien Barles était parti de son côté avec ses propres listes et il nous avait rejoint au second tour.

    Léo Purguette : Il semble vous quitter à nouveau. Il a été suspendu de son parti de ce fait mais il est toujours adjoint au maire. N’y a-t-il pas d’incohérence ?

    Non. Je ne le vois pas critiquer ouvertement le bilan de la majorité municipale auquel il a contribué au cours des cinq dernières années.

    Les questions des lecteurs

    Bonjour j’ai vu que vous parlez sur le problème des ascenseurs. C’est des pannes sans arrêt dans mon bâtiment. Comment faire concrètement ?

    Aujourd’hui, il y a 4 à 5 boîtes européennes qui maîtrisent l’essentiel du marché. Là où ils sont malins, c’est que toutes les pièces détachées, c’est eux aussi, au travers de filiales dans lesquelles ils ont des participations croisées. Le marché est donc tenu par une poignée d’acteurs que personne n’était venu questionné depuis 25 ans. Lorsqu’un problème d’ascenseur dure six mois, c’est parce qu’il n’y a pas de pièce détachée disponible ou qu’elle coûte très cher et qu’on préfère attendre d’avoir 5 problèmes pour faire une commande groupée en Chine. Le premier objectif de la loi que nous avons porté avec Philippe Brun, c’est de dire que si l’ascensoriste est de bonne foi et n’arrive pas à obtenir une pièce détachée, il peut se retourner contre ceux qui tiennent le marché. Cette loi a été votée à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une niche parlementaire. Elle est aujourd’hui sur le bureau du Sénat pour être votée complètement. On va être sur la responsabilisation d’un secteur professionnel en visant les responsables. J’ajoute que l’évolution technologique des ascenseurs fait que dans de nombreux lieux la réponse à un problème, c’est « on ne fabrique plus ce type de mécanisme ». Ça n’est pas acceptable. La dernière nouvelle, c’est qu’à la suite du débat que nous avons ouvert, la ministre de la Ville, Juliette Méadel, a lancé un plan sur le sujet.

  • Les associations font leur rentrée en force

    Les associations font leur rentrée en force

    « En 2021, Benoît Payan le maire de Marseille décide de faire venir le festival des associations sur le Vieux-Port. Il se tenait jusque-là au parc Borély de manière beaucoup plus confidentielle. Et c’est tout de suite un succès pour les exposants et les curieux qui découvrent la richesse de cette ville », détaille Ahmed Heddadi adjoint en charge du lien social et de la vie associative. Et « cette année encore, ce sont des milliers de Marseillais qui sont attendus », lance-t-il.

    Près de 500 associations sportives, culturelles, artistiques, sociales, environnementales, engagées pour la santé ou encore la défense des droits sont présentes pour aller à la rencontre du public toute la journée. Septembre, c’est la rentrée, pour les petits et pour les grands, le sport c’est important. Rollers, marche nordique, danse, gymnastique, athlétisme, capoeira, arts martiaux, savate boxe, aviron, tir à l’arc, escrime, volley-ball, rugby… L’espace sports permet de découvrir mais aussi de se tester, libre à chacun ensuite de s’inscrire pour intégrer un club sportif.

    Dimanche, l’éventail des possibles est encore plus large avec une centaine d’associations de plus que l’édition précédente. Initiation aux échecs, ateliers d’écriture, activités d’astronomie, ou encore apprentissage des gestes de premier secours sont au programme à moins que votre cœur ne penche vers une activité artistique. Ateliers de percussions, démonstration de chant ou encore de danse…

    Sans oublier l’engagement et le bénévolat, maillons essentiels de l’associatif, regroupés dans un espace dédié. « Moi, j’aimerais bien aider les petits jeunes à faire leur CV », confie Mounir, 61 ans, sans emploi depuis peu. Devant la grille des offres de la maison des associations, le sexagénaire se dit prêt « à consacrer du temps plusieurs fois par semaine ». Et de poursuivre : « L’associatif j’en ai déjà fait, mais dans un tout autre domaine. »

    La Ville propose ce week-end son stand pour mieux faire connaître tous les services associatifs mis à disposition des Marseillais. « Le Covid a mis en difficulté ce maillage, nous avons été beaucoup vers les mairies de secteur, pour proposer des formations, pour apprendre à remplir les dossiers de subvention car c’est très complexe », explique l’élu. Et de compléter « nous avons mis ponctuellement à disposition gratuitement des espaces publics. De mémoire, nous n’avons jamais laissé tomber une association qui nous demandait de l’aide ». Pour lui pas de doute : « Marseille est une des villes, les plus engagées de France. Je le constate quand je parle en terrasse, le tissu associatif est très fort. »

    Toujours plus de solidarité

    « En termes de fréquentation du public, il y a environ 500 personnes qui passent par jour à la maison des associations notamment pour une activité sociale » note Erick Espel, responsable de la division services aux associations (DSA) pour la Ville. Par exemple « L’encre bleue association d’écrivains publics aide gratuitement tous les publics. Ils sont présents une demi-journée tous les jours, onze mois par an ». Cours de langues, aide pour les démarches juridiques, oasis de clubs sportifs, mais aussi culturel, la maison des associations est un lieu emblématique sur la Canebière depuis 35 ans, un incontournable tant pour la demande que pour l’offre avec un peu plus de 750 structures adhérentes. « Nos associations sont à l’image de la société, l’engagement a changé au fil des ans », explique le responsable DSA. Par exemple « on voit des étudiantes venir monter leur structure pour faire de la distribution alimentaire ». La pandémie a été un révélateur pour la population notamment en termes de solidarité. « Mais l’existence de ces associations, est ponctuelle. Elle répond à un besoin », poursuit-il. Travailler en transversal, se connaître, échanger est très important. Pour exemple, « une fois par mois, une rencontre ouverte à tous, adhérents ou pas se tient en présence de l’adjoint en charge du lien social pour faire émerger des projets communs, c’est le Bla Bl’Asso ». L’objectif de la maison des associations est de passer le millier d’adhérents. Une antenne dans le 2e arrondissement a ouvert ses portes en février, et en novembre, ce sera au tour du 14e. Dans tous les cas, ce dimanche des centaines d’associations seront sur le pont pour rencontrer leurs futurs adhérents.

    « Nos associations sont à l’image de la société, l’engagement a changé au fil des ans »

  • Ne pas déchirer le tissu associatif

    Ne pas déchirer le tissu associatif

    Septembre rime avec rentrée et fêtes des associations dans
    les communes. C’est l’occasion pour les bénévoles de rencontrer
    le grand public et de proposer une mosaïque d’activités et d’engagements. Mais derrière les sourires qui accueillent le public sur les stands, une vive inquiétude perce. Et pour cause. Comme le souligne la fédération des maisons de la jeunesse et de la culture, « entre 2005 et 2020 la part des subventions publiques a baissé de 41% dans le budget des associations au profit de logiques marchandes ».

    Après 2020, la tendance ne s’est pas inversée mais confirmée. Les collectivités locales ont été prises à la gorge par la crise énergétique, les conséquences de la Covid et le tour de vis budgétaire du gouvernement. Même situation chez les associations.

    Le pass Sport sacrifié

    Au sein de ces structures, indispensables pour la vie en société et la cohésion sociale, ce sont les bénévoles qui assurent l’essentiel du fonctionnement. Outre que ces derniers prennent de l’âge, les réformes antisociales, à l’instar de l’allongement de l’âge de départ à la retraite, fragilisent cet équilibre déjà précaire.

    D’autres mesures s’attaquent au tissu associatif à l’instar de
    la révision honteuse du pass Sport, désormais supprimé pour les enfants âgés de 6 à 13 ans. Cette aide aux familles, d’un montant de 50 euros par enfant, était pourtant essentielle pour nombre de foyers aux revenus modestes. Les associations sportives sont vent debout et dénoncent ce grave recul.

    En dépit des mauvais coups, les associations restent déterminées à jouer leur rôle citoyen dans la cité.

    Allez les rencontrer !

  • Muselier et Vassal font rentrée commune à Marseilleveyre

    Muselier et Vassal font rentrée commune à Marseilleveyre

    Le rendez-vous était prévu lundi mais décalé en raison du report de la rentrée scolaire décidé par le préfet. Renaud Muselier, le président (Ren.) de la Région Sud, et Martine Vassal, la présidente (DVD) de la Métropole et du Département, ont donc fait leur rentrée commune à Marseille, vendredi, du côté de la cité scolaire mixte Marseilleveyre.

    à six mois des municipales, par-delà les distributions de tablettes aux lycéens et d’ordinateur aux collégiens, le message politique se voulait assez clair. De la sénatrice (LR), Valérie Boyer, à l’ancienne secrétaire d’État chargée de la Ville et de la Citoyenneté, Sabrina Agresti-Roubache, une grande partie de la droite locale était là… même si l’heure des déclarations de candidature n’est pas venue, note Renaud Muselier, conseillant d’attendre la nomination d’un Premier ministre et d’un gouvernement qui à ses yeux « ne tardera pas ».

    L’inauguration de la piscine de l’établissement (2,5 millions de travaux), un bassin de 25 mètres et quatre lignes, « la seule piscine qui fonctionne sur Marseille », se gargarise Renaud Muselier, a été l’occasion de quelques piques adressées à la municipalité de gauche. L’équipement, opérationnel après des années de fermeture, servira aux élèves mais aussi aux associations et clubs dont le Smuc, l’ASPTT Marseille ou le Cercle des nageurs qui lancera en 2026 une section water-polo féminin.

    À Marseilleveyre où près de 2 500 élèves sont accueillis, 57 millions de travaux doivent être engagés fin 2026, a par ailleurs indiqué le président de Région en marge de la visite. De quoi alléger les « 700 000 euros de facture énergétique », espère Laurent Malfettes, le représentant FCPE de cet établissement vieux de 80 ans dans lequel les syndicats enseignants pointent eux l’état des salles d’eau de l’internat et des toilettes qui ne peuvent attendre les grands travaux.

    « Une rentrée apaisée »

    Un dossier qui devra être suivi de près. Comme celui des transports en commun desservant la cité scolaire. Le sujet de la fréquence des lignes RTM 20 et 19, et celui du bus spécial pour les élèves venant du 9e arrondissement, a été rappelé à Martine Vassal par l’historique Association des parents d’élèves de Marseilleveyre (Apem), et reste en suspens.

    Dans un contexte politique national tendu, Renaud Muselier préférait apprécier lui « une visite de rentrée apaisée », installé derrière les portiques mis en place pour les élèves et la garde régionale des lycées présente depuis un an aux abords des établissements du secteur. L’ensemble de Marseilleveyre a été clôturé par des barrières anti-intrusion, « notamment ici contre les sangliers », et les CDI inondés ont été refaits. Pass Zou études, Pass santé jeunes… « C’est un gain de pouvoir d’achat de 2 200 euros pour les familles », martèle Renaud Muselier avant de partager un repas dans la cantine de l’établissement.

  • Benoît Payan fait sa « rentrée des crèches »

    Benoît Payan fait sa « rentrée des crèches »

    « L’essentiel, c’est l’épanouissement des petits. » Entre une comptine et des jeux de balles avec les minots, le maire de Marseille faisait la « rentrée des crèches », ce vendredi dans la plus grosse crèche de la Ville, celle du Roucas-Blanc qui s’occupe de plus de 90 minots. Si la visite avait l’air d’un retour en enfance pour Benoît Payan, visiblement friand des dialogues balbutiants avec les petits, c’était aussi l’occasion de remettre sur le devant de la scène les actions de la Ville pour les crèches.

    Le maire vante « un service public de grande qualité et un cadre de vie qui s’améliore d’année en année pour les plus petits » à l’heure où le secteur de la petite enfance est plus qu’en difficulté, entre multiplication des micro-crèches privées et manque d’attractivité pour les professionnels. « Il y a des besoins de plus en plus importants, beaucoup de gens ne trouvent pas de place en crèche, c’est pour cela que j’augmente le rythme », campe-t-il. Avant de développer : « On ouvre des berceaux, on réhabilite des crèches. Mais Rome ne s’est pas faite en un jour, l’équipe précédente ne se préoccupait pas de l’enfance, il y avait un mépris pour certaines crèches, selon les quartiers. » De la parole aux actes, le maire prend pour exemple la rénovation des lieux : climatisation, jeux de cour et création de visiophonie pour près de 100 000 euros. Mais aussi le recrutement de 150 personnels en plus. De quoi faire écho aux 73 millions du budget municipal consacré au fonctionnement des services de la petite enfance.

  • Martine Vassal dénonce des accusations « téléguidées »

    Martine Vassal dénonce des accusations « téléguidées »

    Dans les hauteurs du Vaisseau bleu à Saint-Just (4e arr.), la présidente (DVD) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône avait donné rendez-vous à la presse, ce vendredi après-midi, pour parler des chantiers menés dans les collèges et pour les transports, après une rentrée bousculée par les orages. Après avoir engagé 35 millions d’euros de rénovation pour ses collèges cette année, elle regarde déjà après 2027, pour « enclencher un plan Charlemagne 2 » de travaux annonce-t-elle, tout en promettant de consulter les établissements pour expérimenter l’interdiction du téléphone portable. Pour les transports, depuis le 1er septembre, les lignes de bus B4 et B5 sont entrées en service tout comme le parking relais de Sainte-Marguerite, déjà 200 000 usagers ont bénéficié de la gratuité étendue à tous ceux de plus de 65 ans et aux moins de 11 ans. Et si le nouveau métro ne commencera à être mis en service qu’après le mois de mars 2026 au lieu de décembre 2025, elle promet d’ores et déjà de lancer les travaux d’un nouveau plan de déplacement après les municipales, pendant que deux nouvelles stations de métro, au sud, doivent être créées sur le prochain mandat métropolitain.

    « Je dois gêner »

    À chaque fois dans ces projets, elle enjambe le passage par les municipales. Et pourtant, elle le concède : « J’y réfléchis de plus en plus. » Et de glisser qu’elle prendra sa décision définitive « une fois qu’on sera tous rassemblés et tous d’accord ». Mais avant de se lancer, il faut encore balayer les accusations de son ancien chef des relations internationales qui empoisonnent sa rentrée depuis la publication d’un article du Nouvel Obs le 21 août dernier, un « lanceur de boules puantes », lâche-t-elle. « J’ai appelé le procureur de la République, il m’a dit : non, il n’y a pas d’enquête sur vous. Il y a une enquête ouverte sur votre plainte, et un article 40 qui y est joint », insiste la présidente du Département. Celle-ci accuse son ancien cadre, recommandé par la présidente de la Région Île-de-France Valérie Pécresse, de chantage après son non-renouvellement et d’incitation à la haine pour avoir désigné les dirigeants israéliens comme des animaux, tandis que le haut fonctionnaire ciblait des voyages dispendieux et sa relation avec son chef de cabinet. « Je me demande si c’est parce que je suis une femme politique qu’on essaie de m’atteindre de cette façon-là », s’indigne-t-elle, en assurant qu’elle n’est ni mariée, ni pacsée, ni en concubinage avec son directeur de cabinet. Quant aux voyages, « moi je les assume », balaie-t-elle. « Ça permet de rayonner à l’international, c’est ma vision du développement économique. » Et de rapporter les coûts aux retombées estimées, qu’elle énumère longuement, en promettant que « les prix des voyages, pour toutes les institutions, c’est la même chose ». Quant à son accusateur, « oui, il est téléguidé par l’extrême gauche », lâche la quasi-candidate. En assurant : « Je dois gêner. »

  • Des balades et rencontres pour découvrir le territoire

    Des balades et rencontres pour découvrir le territoire

    La saison s’annonce encore chargée. Le Bureau des guides, association d’artistes marcheurs à l’origine du tracé du GR2013, sentier de randonnée de 365 km traversant 38 communes des Bouches-du-Rhône, prévoit de nombreux rendez-vous jusqu’en décembre. Au programme cette saison : 7 balades, 2 rencontres et 1 atelier. Et la première promenade est prévue dès samedi à Roquevaire. L’objectif : « comprendre le territoire à travers l’arbre et le rencontrer comme un individu qui dialogue avec son environnement ». La balade conférence débutera à 9h depuis l’arrêt de bus Pont de l’Étoile à Roquevaire. Une visite suivra le dimanche 14 septembre en compagnie de la journaliste Margaux Mazellier qui proposera une déambulation dans le centre-ville de Marseille pour (re)découvrir les lieux et les femmes qui ont marqué l’histoire féministe de la cité phocéenne. La marche le long du fleuve côtier, du parc Billoux (15e) à la cascade de la Cité des arts (15e), clôturera le programme de septembre le samedi 20. Des balades à Sainte-Marthe (14e), sur le boulevard Urbain sud (8e), à Port-de-Bouc et à Bon secours (14e) seront respectivement organisées les 29 octobre, 8 novembre, 22 novembre et 14 décembre sur les thèmes du feu, du brouillard, des strates urbaines ou des mémoires coloniales.

    Fête du ruisseau

    Parmi les sites du GR2013 régulièrement explorées par le Bureau des guides et leurs collaborateurs : le fleuve côtier Caravelle-Aygalades (15e). Le collectif Gammares – du nom d’une crevette d’eau douce –, partenaire du bureau, qui s’applique à prendre soin du cours d’eau tout au long de l’année, organise le 3, 4 et 5 octobre la cinquième édition de la Fête du ruisseau. Le vendredi sera l’occasion pour les locaux – ou curieux des alentours – d’assister à une performance de Floriane Facchini qui proposera aux spectateurs de « goûter le ruisseau ». Le samedi matin sera consacré à une session ramassage de déchets sur les rives de la rivière. Une déambulation est organisée l’après-midi avec les habitants, munis de pancartes pour défendre les lieux, avant un spectacle de 17h30 à 18h30. Un marché augmenté et un « Karaeauké » seront enfin mis en place le dimanche.

    Réservation des balades sur le site du Bureau des guides.