Tag: Marseille

  • Un mercato qui reconstruit l’arrière-garde olympienne

    Un mercato qui reconstruit l’arrière-garde olympienne

    Avec quatre buts encaissés, les trois premières journées de la saison ont mis en lumière la fragilité défensive de l’OM. La direction se devait de prendre ce dossier à bras-le-corps lors du mercato d’été, à deux semaines d’entamer sa campagne européenne en Ligue des Champions face au Real Madrid à Bernabéu.

    Parmi les douze recrues débarquées entre le 16 juin et le 1er septembre, six d’entre eux ont une vocation défensive : CJ Egan-Riley, Facundo Medina, Timothy Weah, Emerson Palmieri, Nayef Aguerd et Benjamin Pavard. Maintenant que Roberto De Zerbi dispose d’éléments aux talents prometteurs ou confirmés, il se retrouve confronté à un choix de riche : comment composer sa défense ? Sachant que Leonardo Balerdi et Amir Murillo font toujours partie de l’équation, le technicien italien va devoir sélectionner quatre ou cinq défenseurs, suivant le système qu’il souhaite mettre en place maintenant que son groupe est bouclé, sur les huit prétendants.

    Malgré ses récentes contre-performances, le capitaine Balerdi devrait garder sa place de titulaire. Sur le court terme en tout cas, car il pourrait rapidement séjourner sur le banc s’il ne retrouve pas de la régularité dans ses prestations. Et l’international argentin est désormais soumis à une rude concurrence avec l’arrivée de Benjamin Pavard.

    « Je suis vraiment très heureux de rejoindre l’OM, un club prestigieux. Déjà hâte de vous voir tous au Vélodrome. Allez l’OM ! », a-t-il lâché. Bien qu’il soit connu pour évoluer dans le couloir droit, l’ancien défenseur du Bayern Munich, et de l’Inter Milan plus récemment, occupe un rôle à plein temps dans la charnière centrale depuis la saison 2021/2022 avec le club bavarois.

    Les deux joueurs en question peuvent également coexister si l’entraîneur phocéen prévoit de repasser dans une défense à trois, où Nayef Aguerd serait positionné dans l’axe gauche. Le Marocain, pour lequel l’OM a déboursé pas moins de 23 millions d’euros, a été recruté dans l’espoir d’être le leader défensif tant attendu.

    Pavard, latéral dans une défense à quatre ?

    Avec un tandem Balerdi-Aguerd dans un système à quatre défenseurs, Pavard devrait trouver sa place comme latéral droit et Medina de l’autre côté. L’avenir d’Amir Murillo, titulaire régulier sous les ordres de Roberto De Zerbi, dépendra du choix tactique qui sera opéré par ce dernier : remplaçant quand l’OM évoluera dans un bloc à quatre et titulaire potentiel comme piston droit dans une défense à cinq.

    Mais compte tenu de la longue saison qui attend les Olympiens entre les journées de Ligue des Champions, de Ligue 1 et de Coupe de France, les remplaçants auront l’occasion d’avoir tout de même un temps de jeu conséquent. Au-delà de Murillo, cela est valable également pour Egan-Riley, Palmieri et Weah. Ce dernier pourrait également entrer en jeu comme joker offensif sur l’aile droite.

    Avec ces recrutements défensifs riches et intéressants, l’Olympique de Marseille n’a plus d’excuses désormais.

  • Benoît Payan annonce une 4e vague du Plan école plus répartie sur la ville

    Benoît Payan annonce une 4e vague du Plan école plus répartie sur la ville

    Le volet école du Plan Marseille en grand, ce programme de 1,5 milliard d’euros pour rénover toutes les écoles publiques de Marseille se poursuit à son rythme. Depuis son lancement en 2021 et la création de la Société publique des écoles de Marseille (Spem) en février 2022, près d’une vingtaine d’établissements a été créée ou totalement rénovées. Une quarantaine est en cours dans le cadre des trois premières vagues lancées depuis 2022.

    Trop lent ? L’argument de l’opposition de droite qui croit pouvoir faire oublier 25 années de gestion Gaudin et la honte de l’abandon de ces joyaux de la République, fait rire beaucoup de Marseillais. Alors mardi dans un communiqué, le groupe d’opposition de droite Une volonté pour Marseille s’est rabattu sur des rats, des punaises de lits, des toilettes vétustes, prenant à témoin la canicule de juin et la gestion des cantines par la Sodexo, à qui elle avait confié le monopole en 2011.

    Que le Plan soit moins rapide qu’annoncé par le Printemps marseillais, en revanche, c’est bien possible. Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, évoquait en octobre 2021 la livraison de 80 écoles d’ici la fin de l’année 2026. Si ce sera le cas d’une partie d’entre elles, le bilan retiendra surtout que ce chiffre s’approchera plutôt du nombre de projets lancés, études comprises. Car en 2026, la rénovation complète de près de 90 écoles de la ville aura bien été engagée à défaut d’être achevée.

    Dans un long entretien accordé à nos confrères de La Provence, lundi, ce dernier a d’ailleurs défloré les grandes lignes de la 4e vague de constructions/rénovations portées par la Spem. 40 écoles au total sont visées, représentant une vingtaine de groupes scolaires.

    Parmi elles, quatorze établissements (7 groupes) sont déjà identifiés, indique Benoît Payan. Il s’agit des groupes scolaires HLM Méditerranée- Chutes Lavie (4e), Coin Joli (9e), Saint-Tronc-Castel Roc (10e), Saint-Just Corot (13e), Vayssière 2 (14e), Castellas-les Lions et la Maurelette (15e).

    « Je finirai l’autre moitié d’ici 2032 »

    Après avoir privilégié les quartiers Anru lors des trois premières vagues pour ne pas perdre les crédits de la politique de la ville, « la 4e vague couvrira d’avantage tout le territoire », précise le maire. Les procédures seront lancées à l’automne en vue d’un démarrage des travaux au printemps 2027 et de livraisons attendues courant 2029. La liste des 26 autres établissements prévus dans cette 4e vague est en cours d’étude par les services de la Spem.

    Mais le calendrier de 188 écoles entièrement rénovées ou reconstruites sur dix ans, tel qu’initialement envisagé en sept vagues dans le cadre du Plan Marseille en grand, sera tenu assure Benoît Payan : « Nous avons atteint la moitié de l’objectif en cinq ans. Je finirai l’autre moitié, c’est-à-dire les 93 écoles restantes d’ici 2032. »

  • Patrick Pappalardo bascule à l’extrême droite

    Patrick Pappalardo bascule à l’extrême droite

    Face à la presse ce lundi matin, le président -poussé vers la sortie- du bailleur métropolitain Provence Métropole Logement (ex-HMP) le jure : « Je ne suis pas d’extrême droite. » Patrick Pappalardo a pourtant officialisé son ralliement au candidat du RN pour les municipales à Marseille, Franck Allisio, et rejoint les rangs de l’UDR d’éric Ciotti. Déjà lors des législatives, le député des Alpes-Maritimes l’avait poussé pour se présenter dans les 9-10, où il a finalement laissé sa place à Olivier Fayssat (UDR). Ce dernier se félicite de la « formidable expertise » qu’il apporte sur le logement. Il n’a pas tort : Patrick Pappalardo avait revendu à la découpe des immeubles avant qu’ils ne basculent en péril, révélait La Marseillaise en 2021.

    Aujourd’hui, au-delà du contexte national, il justifie son choix par le refus des Républicains de présenter une candidature face à l’ex-secrétaire d’État Sabrina Agresti-Roubache (Ren.) ainsi que par le manque de considération de la présidente (DVD) de la Métropole : lors d’une réunion en novembre dernier, son directeur de cabinet lui a reproché l’embauche d’une ancienne salariée du Département, explique-t-il. « Il a cherché à m’humilier en me disant : “moi, je te démissionne quand je veux”. Je lui ai dit : “vas-y !” »

    Il assure désormais rejoindre Franck Allisio « sans condition ». Prêt, cependant, à siéger avec un candidat qui a cosigné une proposition de loi pour attribuer des logements sociaux en fonction de la nationalité.

  • La prison pour mineurs hors-la-loi

    La prison pour mineurs hors-la-loi

    « La seule réponse du ministère doit être la fermeture », exigent de concert le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France (SAF) et le Syndicat national des personnels de l’éducation et du social de la Protection judiciaire de la jeunesse (SNPES PJJ), dans un communiqué publié vendredi en réaction au rapport accablant de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) sur l’Établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de la Valentine (11e). Rendu public le même jour et recommandant la fermeture de l’établissement, le rapport dénonce une « situation inamissible » et évoque des « constats gravissimes » tels que le manque de nourriture, des conditions d’hygiène déplorables et un manque de personnel portant atteinte aux droits des mineurs (notre édition du 30/08). « Nous dénonçons ces conditions de détention (…) indignes et attentatoires aux droits des mineur.es incarcéré.es, assènent les syndicats dans leur communiqué. (…) La situation de cet EPM est catastrophique. »

    Des pratiques « illégales »

    Les trois syndicats dénoncent également les pratiques « illégales » de « mises en grille » et l’isolement des mineurs. « C’est l’un des rapports les plus graves qu’on ait connu en France, alerte Elisabeth Audouard, coordinatrice de la commission mineurs du SAF national et corédactrice du communiqué. Des méthodes non seulement illégales, mais surtout dangereuses pour l’état psychologique des enfants, ont été utilisées. Il y a un gros problème au niveau des conditions de travail. » Les syndicats appellent à déployer davantage de moyens pour développer des mesures éducatives et recruter des professionnels de l’enfance.

  • Pavard, Palmieri, O’Riley et Aguerd en renfort

    Pavard, Palmieri, O’Riley et Aguerd en renfort

    Le dernier jour du mercato nous réserve toujours son lot de surprises. Surtout quand il s’agit de l’Olympique de Marseille. La direction phocéenne, qui a multiplié les pistes ces derniers jours afin de renforcer du mieux possible ses secteurs les plus fragilisés, a profité des dernières heures possibles de négociations pour signer quatre nouvelles recrues. Le défenseur italien Emerson Palmieri (31 ans) a été le premier à rejoindre officiellement les rangs de l’OM pour la somme d’un million d’euros, bonus compris, en provenance de West Ham. Son recrutement permet de renforcer le couloir gauche de la défense olympienne. Toujours dans un souci de consolider l’arrière-garde, le club phocéen a continué de faire son marché chez les Hammers et a convaincu Nayef Aguerd (29 ans) de s’envoler vers la cité phocéenne afin de parapher un contrat de cinq ans. L’OM a dû débourser 23 millions d’euros, plus bonus, pour s’attirer ses services. Si l’international marocain reste un défenseur de renom, complémentaire de Leonardo Balerdi grâce à une qualité technique et athlétique supérieure, son transfert est quand même risqué compte tenu du fait qu’il a connu un grand nombre de blessures dans sa carrière.

    Une nouvelle recrue a atterri à Marignane moins d’une demi-heure après Aguerd : Matt O’Riley. Le milieu de terrain danois, âgé de 24 ans, a été prêté à l’OM pour la somme de deux millions d’euros, plus d’éventuels bonus et une prise en charge de son salaire par le club phocéen, en provenance de Brighton & Hove Albion, le club qu’a dirigé précédemment Roberto De Zerbi. « J’ai beaucoup discuté au téléphone avec lui. On a la même vision du football. Mes coéquipiers à Brighton ne m’en ont dit que du bien », a souligné celui qui est désormais considéré comme le successeur d’Adrien Rabiot au poste de milieu offensif.

    Pavard au finish

    Avec Matt O’Riley, l’OM a égalisé son record de recrues en un mercato qui était de onze, établi par deux fois en 2022 et en 2024. Mais comme « les records sont faits pour être battus », la direction marseillaise se devait de frapper un grand coup. En quête d’un défenseur afin d’avoir une rotation solide, compte tenu d’un calendrier où les Olympiens vont régulièrement jouer deux fois par semaine, le club phocéen a trouvé un accord avec l’Inter Milan pour recruter Benjamin Pavard (29 ans). Au terme d’une transaction homologuée dans la demi-heure précédant la limite horaire, le champion du monde 2018 fait l’objet d’un prêt jusqu’en juin 2026 à hauteur de 2,5 millions d’euros avec une option d’achat de 15M d’euros non obligatoire. Une aubaine pour l’OM qui, par ailleurs, s’est débarrassé de Derek Cornelius (prêté avec une option d’achat aux Glasgow Rangers) et de Bamo Meité (prêté avec une OA à Lorient) au même moment. Y a plus qu’à.

    « J’ai beaucoup discuté avec De Zerbi. On a la même vision du football »

  • Adrien Rabiot fait définitivement ses adieux à l’OM

    Adrien Rabiot fait définitivement ses adieux à l’OM

    L’histoire entre Adrien Rabiot et l’Olympique de Marseille est désormais du passé. L’international français âgé de 30 ans s’est engagé pour quatre saisons avec le Milan AC, en ce dernier jour du mercato d’été. Un accord de principe entre l’ancien parisien et le club italien avait été trouvé la veille, quelques heures après la défaite des Marseillais à Lyon. Il a passé sa visite médicale lundi, depuis Clairefontaine, où il a rejoint les Bleus avant d’affronter l’Ukraine, vendredi, et l’Islande, mardi prochain, en vue des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Le départ de Rabiot, provoqué suite à son altercation avec Jonathan Rowe dans les vestiaires rennais lors de la 1ère journée de championnat, est assurément un coup dur pour l’OM, qui perd en crédibilité.

    Au-delà de perdre sportivement l’un de ses cadres qui a largement contribué à la qualification en Ligue des Champions, la pilule a également du mal à passer économiquement : la direction olympienne a été contrainte de le brader afin de ne pas le garder dans ses rangs et ainsi prendre le risque de le laisser partir libre à la fin de la saison. Son contrat dans la cité phocéenne se terminant en juin 2026, l’OM avait donc fixé son prix d’achat à 15 millions d’euros, mais a finalement cédé sur une offre des Rossoneri à 10 millions d’euros. Tout en sachant que Rabiot, qui avait consenti « de gros efforts salariaux » à son arrivée en Provence, va percevoir 30% de l’indemnité de transfert en contrepartie. Le club phocéen encaissera donc un chèque de 7 millions d’euros seulement dans la transaction avec le Milan AC, pour un joueur qui possède une valeur marchande quatre fois supérieure.

    Pourtant, le clan Rabiot recherchait en priorité un club qui dispute la Ligue des Champions. Il a finalement changé de position compte tenu du peu d’offres formulées. En rejoignant le club lombard, il devrait rapidement fêter ses retrouvailles avec un certain Jonathan Rowe, puisque l’Anglais a récemment signé à Bologne, pour cinq ans, contre 19,5 millions d’euros et que les deux clubs en question s’affronteront lors de la 3e journée de Serie A, le 14 septembre.

  • De jeunes marseillais prêts à vivre l’Euro des quartiers

    De jeunes marseillais prêts à vivre l’Euro des quartiers

    Des jeunes de Marseille en partance pour l’Allemagne. C’est une initiative rare mise en place par l’entraîneur, Guy Pinna. En novembre, dix adolescents de plusieurs quartiers défavorisés participeront à l’Euro de tennis des quartiers, à Sarrebruck. L’idée de cette compétition a germé depuis deux ans et voit désormais le jour. Ces dix tennismen sont âgés de 12 à 16 ans et viennent de Félix-Pyat, la Viste, le Canet, les Caillols et Saint-Giniez. Ils ont tous été sélectionnés grâce à l’ATC. Ce circuit a organisé 150 tournois dans 35 quartiers de la ville depuis 2015 et de nombreux joueurs y ont découvert le tennis.

    La mise en place de l’ATC Tour était déjà une évolution pour Guy Pinna. Il a commencé, il y a plus de 30 ans, à donner des cours de tennis improvisés au pied des immeubles, sur des terrains de sport de proximité. L’idée originelle était de « faire découvrir le tennis, d’animer les quartiers et créer de l’animation ». Une découverte pour ces jeunes qui n’aurait pas été possible sans cet homme d’une soixante d’années, tant la discipline a encore du mal à s’ouvrir à toutes les classes sociales.

    Ce premier championnat d’Europe opposera des jeunes marseillais à des jeunes de Sarrebruck. Avant de s’ouvrir à d’autres pays dans les prochaines années. « Nous avons réussi à mélanger les enfants de différents quartiers de Marseille en faisant de la mixité sociale, je trouve ça super », éclaire Guy Pinna. Pour cela, l’entraîneur part en mission dès le début de la semaine prochaine dans le « Land » de la Sarre. « Je pars en visite à Sarrebruck pour préparer l’événement avec les autorités locales et trouver des hébergements pour les jeunes. » Un club partenaire, sur place, a même été trouvé. Le TC Rotenbühl pourra accueillir la délégation sur ses courts en terre battue.

    Un capitaine âgé de 17 ans

    Samedi, Guy Pinna et le club de l’AS Time présenteront l’ensemble de la délégation française pour Sarrebruck. Le capitaine choisi pour encadrer cette sélection est Assane Boina Madi, seulement 17 ans. En 2021 et 2022, il a été le leader du circuit ATC. Le chef de file de ce petit groupe n’a lui que 12 ans. Yanisse Mzembaba est numéro 1 au classement ATC depuis un peu plus d’un an. Il représente le quartier Félix-Pyat, tout comme Yanis Ali. Adem Bakas, de la Viste, ou encore Adem Bounour, du Canet, sont aussi sélectionnés.

    Cette petite troupe a reçu l’aide financière de la Ville de Marseille, ainsi que du Département des Bouches-du-Rhône. Un Mondial est également dans les cartons pour fin 2026 avec des adolescents ghanéens, comoriens et ougandais, en plus des Français et Allemands. Celui-ci se déroulera dans la cité phocéenne. Ces dix jeunes marseillais vont vivre une expérience unique et se confronter à de nouveaux joueurs outre-Rhin.

  • Roberto De Zerbi tire la sonnette d’alarme après une entame ratée

    Roberto De Zerbi tire la sonnette d’alarme après une entame ratée

    Août 2015 et 2025 ont la même caractéristique pour l’OM.

    Dans les deux cas, le match d’ouverture de la saison a été raté et a déclenché une tempête dans le vestiaire. Il y a dix ans, Caen était venu s’imposer au Vélodrome (1-0) et, à l’issue de cette claque, l’entraîneur Marcelo Bielsa avait démissionné, en pleine conférence de presse d’après-match. Le 15 août dernier, après une défaite concédée en fin de rencontre à Rennes, c’est un clash dans les vestiaires qui a mis le feu aux poudres.

    Si, face à Paris, l’OM a réussi à colmater quelques brèches, la défaite à Lyon, dimanche, les a rouvertes. Outre d’avoir concédé le but en fin de rencontre, comme à Rennes, c’est la manière dont l’équipe s’est comportée qui a de quoi inquiéter. Si l’on excepte les dix premières minutes, où les Marseillais semblaient avoir des ambitions, l’essentiel de la soirée a montré un collectif sans suite dans les idées.

    « Oui, nous avons souffert »

    Interrogé sur un collectif plus spectateur qu’acteur, Roberto De Zerbi a pris la défense de ses joueurs. « Oui, nous avons souffert, surtout après l’exclusion. Mais nous n’avons pas concédé de très grosses occasions. À 11 contre 11, même si ça n’était pas notre meilleur match, je pense que nous avons fait mieux que Lyon », a-t-il répondu.

    Si le scénario de dimanche a rappelé celui de l’année dernière, avec un OM rapidement réduit à dix et les entrées anticipées d’Ulisses Garcia et Pol Lirola, les similitudes se sont arrêtées là. Car les deux entrants n’ont pas marqué. Et s’il y a eu un but en fin de match, c’est Pavel Sulc qui l’a marqué, offrant un succès inespéré aux Gones (1-0).

    Au terme de cette nouvelle soirée cauchemardesque, où ses joueurs ont oublié souvent de jouer en équipe, Roberto De Zerbi dresse un constat : « si nous voulons jouer avec courage, il faut avoir de la personnalité. Si les joueurs pensent qu’ils peuvent se refermer complètement à cinq derrière, ils ne vont pas générer beaucoup d’occasions. Ce n’est pas la bonne mentalité pour jouer dans un grand club. »

    Alors que la première trêve internationale arrive, l’entraîneur marseillais tire la sonnette d’alarme. Même s’il a déjà vécu des moments compliqués lors de sa première année, il sent que ce début de championnat raté cache sans doute un problème plus profond, alors que se profile l’entrée en lice face au Real, en Ligue des Champions.

    La tempête déclenchée dans son vestiaire par l’incident de Rennes a eu des conséquences. Elle a obligé l’OM à revoir son effectif en profondeur et en urgence dans les derniers jours du mercato. En témoignent les mouvements de ces dernières heures.

    Des mouvements qui vont contraindre Roberto De Zerbi à revoir ses plans durant la trêve. « Tout ce qui a été effectué avant la reprise n’a servi à rien. Il va falloir reprendre certaines choses », regrettait-il avant le voyage à Lyon. La conception du mercato estival est loin d’être idéale. Elle amène des situations cocasses, à l’image d’Esteban Lepaul, buteur avec Angers lors des deux premières journées, et qui a marqué avec Rennes, contre Angers, dimanche.

    Avec trois points sur neuf possibles, l’OM a clairement raté son départ. Comme en 2015. Il faut espérer que la situation sportive se rétablira dès la réception de Lorient, le 12 septembre à 20h45. Car, il y a dix ans, cette entame avait débouché sur une valse des entraîneurs et une saison crispante.

  • [Info La Marseillaise] Solange Biaggi pressentie à la tête du bailleur de la Métropole

    [Info La Marseillaise] Solange Biaggi pressentie à la tête du bailleur de la Métropole

    Il n’aura fallu qu’un seul week-end pour pousser
    le président du bailleur social métropolitain Provence Métropole Logement (ex-HMP), Patrick Pappalardo, vers la sortie. Après la révélation samedi, dans nos colonnes, de son ralliement à l’extrême droite pour les prochaines municipales, la présidente (DVD) de la Métropole Aix-Marseille, Martine Vassal, a dès dimanche soir annoncé qu’un remplaçant lui sera trouvé dès le prochain conseil métropolitain.

    « J’ai pris acte de la décision de Patrick Pappalardo de rejoindre le camp de l’UDR et du RN », écrit-elle dans un communiqué transmis à la presse. Avant d’annoncer que « dans ces conditions, il n’est plus possible pour Patrick Pappalardo de se maintenir à son poste ». « Le 18 septembre 2025, une délibération sera mise au vote en conseil de Métropole afin de désigner un futur président, détaille la présidente de l’intercommunalité. Cette délibération visera à remplacer Patrick Pappalardo à son poste et à assurer la continuité des projets et des activités de Habitat Marseille Provence. »

    Selon nos informations, c’est la conseillère métropolitaine (LR) chargée des commerces de centre-ville, Solange Biaggi, qui serait pressentie pour prendre la suite à la tête du bailleur fraîchement renommé et qui gère quelque 14 700 logements sociaux sur le territoire métropolitain. Un intérim jusqu’aux prochaines municipales, avec cependant le dossier de la rénovation urbaine à Frais-Vallon, longtemps freiné par Habitat Marseille Provence (HMP), sur le haut de la pile.

    Élue au côté de Jean-Claude Gaudin depuis 2001 et siégeant désormais dans l’opposition municipale, l’ex-adjointe marseillaise au commerce était déjà au conseil d’administration de HMP, désignée parmi les administrateurs métropolitains, en juillet 2020, après les dernières élections municipales. Élue dans les 2-3, elle fait également partie du conseil d’administration de la Société publique locale d’aménagement d’intérêt national (Spla-IN) chargée de la rénovation de l’habitat dégradé dans le centre-ville de Marseille. « Solange Biaggi a toujours été extrêmement impliquée à HMP/PML, ce serait amplement mérité », glisse un représentant métropolitain au conseil d’administration du bailleur social. Sollicitée, l’intéressée n’a pas donné suite.

    « Je ne m’y opposerai pas »

    « Je ne suis pas favorable à ma démission, quand on démissionne, c’est que quelque chose ne va pas », protestait pour sa part Patrick Pappalardo à l’occasion d’une conférence de presse, ce lundi matin. « C’est une mauvaise chose de changer de président à quelques mois des élections, c’est déstabilisant pour les locataires », justifiait-il, après avoir été appelé, la veille au soir, par Martine Vassal. S’il conçoit qu’il ne peut rester à son poste « parce qu’il y a un changement de ligne politique », celui qui a franchi le Rubicon pour s’allier à l’extrême droite s’étonne de la rapidité de la décision. « Je sens cela comme une punition, parce que je suis allé à un meeting », déplore-t-il. Dès samedi, il s’affichait au côté d’Éric Ciotti. Malgré cela, il accepte la sanction : « Je ne m’y opposerai pas, c’est son droit. » Et un réflexe républicain face à l’extrême droite.