Tag: Marseille

  • Les Amis de La Marseillaise lancent leur campagne annuelle d’adhésion

    Les Amis de La Marseillaise lancent leur campagne annuelle d’adhésion

    Aux Rotatives de La Marseillaise, ce lundi 17 novembre au matin, Antoinette, Serge et Jacques ont lancé la machine. Six cents bulletins d’adhésion ont été mis sous pli pour être envoyés aux Amis de La Marseillaise, aux quatre coins de la métropole et dans les DOM-TOM.

    « Au service du pluralisme de la presse depuis plus de 30 ans », scandent les trois bénévoles. L’association récolte des fonds entièrement reversés au journal. Tombolas, débats, spectacles et repas sont organisés tout au long de l’année pour permettre de se rencontrer et d’échanger. « Nous appelons à dépasser les clivages », quand il s’agit de pluralisme et de liberté de la presse, appuie Jacques Takelyan. Les énergiques retraités se font relais citoyen dans les territoires couverts par le journal, mais aussi au-delà, pour étendre l’engagement militant et défendre La Marseillaise. Toujours dans la convivialité. À noter que les dons seront défiscalisés à 66%.

    Spectacle le 29 novembre

    À partir du moment où la salle des « Rotatives » rénovée a été disponible, les Amis de La Marseillaise ont tenu à reprogrammer le spectacle musical AlgérieS, retours en musique qui a toujours fait salle comble auparavant. Les membres du bureau expliquent que cet événement rappelle « qu’il n’existe pas de frontières autour de la Méditerranée » et invite « à mieux vivre ensemble ». Nacer Hamzaoui et Martial Pardo feront découvrir leur univers musical le samedi 29 novembre à partir de 16h30 dans les locaux du journal.*

    Après avoir particulièrement soutenu le journal durant la période difficile de 2020, les adhérents ont massivement « vidé leurs poches » et l’association a pu récolter une dizaine de milliers d’euros au nom du pluralisme de la presse à Marseille, se félicite Serge Baroni, président de l’association. Ils sont particulièrement heureux depuis la réinstallation dans les locaux d’origine. Antoinette « mascotte du mondial de la pétanque » et membre du bureau, tient à rappeler que « le bâtiment a été pris par les armes il y a 80 ans ».

    « Quand j’ai plaidé au tribunal pour défendre le pluralisme, le juge a admis que La Marseillaise avait joué un rôle unique dans l’histoire de la ville » conclut fièrement Serge Baroni, président de l’association.

    Pour adhérer, envoyez vos coordonnées, accompagnées d’un chèque d’un montant minimum de 10 euros à : Les Amis de La Marseillaise 84 bis, Vieille Route de la Gavotte, 13170 Les Pennes-Mirabeau

    *Réservations conseillées au 06.71.20.68.08 ou au 06.89.14.42.12

  • Une partie de l’effectif de l’OM toujours à l’infirmerie

    Une partie de l’effectif de l’OM toujours à l’infirmerie

    Tous les clubs, dans tous les sports, doivent passer par là. Gérer les blessures est souvent un casse-tête pour les staffs techniques et présenter une équipe la plus compétitive possible peut parfois s’avérer complexe. Roberto De Zerbi et ses adjoints connaissent actuellement cela avec des pépins physiques à différents postes. Des absences de longue durée pour certains et d’autres plus incertaines, avec des dates de retour difficiles à jauger. Avant d’énoncer la liste des joueurs indisponibles, une bonne nouvelle est à signaler. Le capitaine est de retour. Leonardo Balerdi a repris le chemin de l’entraînement collectif en ce début de semaine. Touché au mollet à la fin du mois d’octobre, l’international argentin postule pour une place dans le groupe, ce vendredi, sur la pelouse de Nice.

    Un retour extrêmement précieux au sein d’un secteur défensif, non pas décimé, mais bien mal en point avant les nombreuses échéances de la fin d’année. Le coach De Zerbi l’a dit lui-même, à propos de Nayef Aguerd : « Qu’il se repose, pour qu’il puisse jouer la CAN avec son pays. » Il est donc de moins en moins probable de voir le défenseur marocain, avec un maillot de l’OM sur les épaules, avant la trêve de Noël.

    Il soigne actuellement une pubalgie contractée lors du match contre Brest. Une blessure délicate, avec une durée d’indisponibilité toujours compliquée à estimer. Le joueur a fait un saut au Maroc pour quelques soins, avant de revenir à la Commanderie. Quant à Facundo Medina, le néo-Marseillais reste toujours sur la touche après sa grosse entorse à la cheville. Son traitement se poursuit, sans date de retour fixée.

    Une absence de plus avec Murillo ?

    C’est aussi le cas pour Amine Gouiri, lourdement blessé avec l’Algérie, en octobre. Le buteur formé à Lyon s’est fait opérer de l’épaule et son forfait pour la Coupe d’Afrique des Nations a acté la fin de son année 2025. Des précisions vont sans aucun doute arriver prochainement sur le cas Amir Murillo. Le Panaméen a quitté plus tôt que prévu le rassemblement avec son équipe nationale. Forfait pour les deux rencontres face au Guatemala et au Salvador, le latéral a été vu avec la cuisse gauche bandée. L’un de ses tendons sifflerait, il ne devrait pas être présent à Nice.

    Reste l’inconnue Hamed Junior Traoré. Blessé gravement à la cuisse droite depuis le mois de septembre, l’ex-joueur d’Auxerre n’est toujours pas réapparu sur les terrains de Ligue 1. Annoncé en reprise, il avait rechuté. Une réathlétisation a été effectuée, ses douleurs sont encore présentes, mais il a repris le chemin de l’entraînement d’après les dernières informations. Son retour se rapprocherait.

    Bref, des incertitudes à plusieurs niveaux, avant cette lourde période automnale et la réapparition de la Ligue des Champions dans le calendrier des Olympiens.

    Un nouveau siège arrive pour l’OM

    Ce lundi, Pablo Longoria a visité le chantier du futur siège de l’Olympique de Marseille, situé au Prado. Ce bâtiment sera donc proche du stade Vélodrome. Le club raconte que « ce déménagement s’inscrit pleinement dans le projet de développement ». Ceci est donc une étape dans la modernisation du club et donnera un espace plus conséquent à toutes les équipes administratives.

    Le centre Robert Louis-Dreyfus sera donc exclusivement réservé au projet sportif. « Il pourra désormais se recentrer sur son rôle premier : offrir un environnement optimal de travail et de performance pour les joueurs et les staffs », explique l’OM dans un communiqué publié en ce début de semaine.

  • Les Spartiates à Briançon avant un marathon jusqu’à la fin de l’année

    Les Spartiates à Briançon avant un marathon jusqu’à la fin de l’année

    Les Spartiates entament une période phare de la saison avec pas moins de 12 matches jusqu’au 30 décembre. Le premier, c’est ce mercredi soir sur le glaçon de Briançon (19h30), avant-dernier de Ligue Magnus. Une rencontre pour confirmer le redressement des Marseillais. Après quatre revers de suite, ils se sont imposés avec autorité face aux champions de France en titre. Une victoire (6-2) qui a ravi Fabien Colotti, l’un des attaquants de l’effectif : « Nous étions sur quatre défaites d’affilée, même s’il n’y avait pas que des mauvais matches, mais nous n’arrivions pas à concrétiser. Nous avons refait le plein de confiance face à Grenoble, on a livré notre meilleure prestation de la saison.»

    Trois matches à prendre en quatre jours

    Briançon est donc le premier de ces 12 travaux jusqu’au Nouvel An. Une partie que les hommes de Luc Tardif abordent dans une bonne position, face à une équipe qui a concédé 22 buts sur ses quatre derniers matches. « On part favori sur cette rencontre, même si un déplacement à Briançon ce n’est jamais évident. Il faut que l’équipe en ait conscience et livre un match plein durant 60 minutes. Autrement, le match va être difficile à gagner », rapporte Colotti, qui a pu déjà jouer un grand nombre de fois face aux Diables Rouges, de par son expérience du championnat. En fin de semaine, Marseille accueillera Nice pour un derby méditerranéen avant de se rendre à Cergy Pontoise, lanterne rouge du championnat. Trois matches prenables, trois occasions de marquer les esprits.

    Le 3e de Ligue Magnus s’apprête donc à « vivre hockey », et pas grand-chose d’autre, durant quelque temps. Des matches tous les deux ou trois jours sont au programme des Spartiates, pour ainsi poursuivre leur excellente saison. À condition d’être sérieux et pleinement concentré durant la totalité de chaque partie.

    Briançon – Marseille

    17e journée de Ligue Magnus

    Patinoire René-Froger (19h30)

    BRIANÇON : Outhouse – Chausseri, Bisson, Pouncy, Faure, Dame-Malka, Despatie – Vrielynck, Fine, Barnaby, Bonnardel, Abramov, Persson, Dubois, Cal, Collin, Strömberg

    MARSEILLE : Kasik – Ruusu, Corvez, Coulaud, Bourgeois, Petersson, Lindgren – Dair, Myllymaa, Welsh, Colotti, Bouvet, Da Costa, Joubert, Stromberg, Dufek, Thompson, Tavernier, Lavoie

  • [EQDD] Marseille, scène culinaire vivante et populaire

    [EQDD] Marseille, scène culinaire vivante et populaire

    « C’est un vrai bonheur d’être ici. Il fait un temps magnifique, le soleil brille et nous venons profiter d’une délicieuse daube proposée par Monsieur le maire. C’est chaleureux », sourit Odile, 76 ans, attablée avec son amie Annie non loin de la grande roue avec vue sur mer. Plusieurs restaurateurs se sont réunis samedi 11 octobre, à l’Escale Borély, à l’occasion du grand banquet organisé dans le cadre de la deuxième édition du festival Mars à table, porté par la Ville et l’Office de tourisme.

    « La Ville voulait mettre à l’honneur la gastronomie marseillaise. En tant qu’ancienne restauratrice, j’ai proposé un festival culinaire qui invite habitants et visiteurs à (re)découvrir la richesse de la cuisine locale et méditerranéenne », explique Mélodie Taisne, du service commerce et événementiel de la Ville. « Après l’aïoli en mars 2025, c’est la daube, de poulpes ou de bœuf, qui est mise à l’honneur en octobre. Quatre-vingts restaurateurs partenaires la subliment sur trois week-ends, dans leurs établissements, mais aussi dans l’espace public », détaille-t-elle.

    L’Estaque, le parc Borély et l’espace Bargemon sur le Vieux-Port, les lieux sélectionnés reflètent la diversité de la ville. « Le mélange des générations, la musique, les animations, et surtout le fait de prendre le temps. Savourer le décor, souvent tourné vers la mer » est le vrai « plus » de ce type d’événement pour l’organisatrice. Son succès immédiat succède à ceux du Kouss-Kouss Festival de début septembre et des Dîners insolites organisés partout dans le département par la Métropole en juillet.

    Autour du couscous et ses multiples cultures

    De la Belle de Mai au Plan d’Aou, en passant par le Vieux-Port, Noailles, les Goudes et tous les quartiers où palpite l’énergie culinaire, Marseille célèbre en effet le couscous, plat millénaire labellisé Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2020, véritable expression de la vie en société. Parti de la Friche sur une idée de Fabrice Lextrait et Marie-José Ordener de l’association ICI Les Grandes Tables, le Kouss-Kouss Festival fait sensation dès sa première édition. « En 2018, nous avons programmé sur le toit-terrasse de La Friche la Belle de Mai les artistes Rachid Taha et Rodolphe Burger avec leur Couss-Couss Clan. Nous avons inventé, avec les chefs et cuisiniers de la ville, un festival autour du couscous et de ses multiples cultures », raconte Fabrice Lextrait.

    La discussion se poursuit avec Marie-José : « Et pourquoi ne pas le faire avec Lionel Levy, chef étoilé du restaurant de l’Intercontinental ? » lance-t-elle en plaisantant. Celui-ci accepte aussitôt. « Une dizaine de restaurants nous suivent et proposent un couscous original à leur carte », poursuit Fabrice. Au fil des années, le plat se décline par thème, et atteint 240 structures participantes en 2025.

    Derrière chaque port, les traces d’un marché

    « Le centre-ville s’est recomposé autour des propositions culinaires ces dernières années. La particularité de Marseille est sa diversité de vie à travers ses quartiers, concentrée dans un grand cœur de ville. Depuis environ 15 ans, nous avons à cœur d’investir les espaces publics. Street Food Festival, Kouss-Kouss Festival ou Mars à table, ce sont toujours des événements joyeux et très populaires », détaille Marianne Tiberghien, chargée de mission pour la fédération Marseille Centre. « C’est une ville très spontanée. J’ai toujours été surprise, en arrivant ici, par le nombre de terrasses. Le climat et la typologie de la ville offrent l’opportunité de se retrouver pour partager, partout où il y a des assises et des tables, de la nourriture ensemble », apprécie la chargée de mission.

    Les Dîners insolites qui proposent un repas gastronomique dans des lieux incroyables et le Street Food Festival qui lance l’été dans diverses villes de la région illustrent aussi cette dynamique. Isabelle Brémond, directrice générale de Marseille Provence Gastronomie (MPG) et organisatrice, résume cet engouement avec simplicité : « Notre force, c’est le côté cosmopolite de notre cuisine ».

    Mais quoi de plus logique pour cette ville grecque fondée en 600 avant J.-C. ? « Derrière chaque port se cachent les traces d’un marché. Au centre même de la ville, les propositions culinaires sont nombreuses. Mais manger en extérieur, sur de grandes tables, renforce le sentiment d’appartenance commune. Il y a là une forme d’égalité », conclut Emmanuel Perrodin, Marseillais d’adoption, historien et cuisinier.

  • Comment détecter et prouver la soumission chimique

    Comment détecter et prouver la soumission chimique

    « Âgé de quatre jours à plus de 90 ans ! », déclare Leila Chaouachi lors de ce « Forum Respect pour les Femmes, pour en finir avec la soumission chimique ». L’information est choquante, mais ce sont bien les âges des victimes, majoritairement des individus de sexe féminin et de tout genre.

    Pour cette table ronde sur la détection des signes et le recueil des preuves, 420 personnes emplissent le hall comble. Mais alors, que faire ? « Lorsqu’on suspecte une soumission chimique, trois signes sont à repérer, informe le professeur Leonetti, médecin légiste et doyen de la faculté de médecine de Marseille. La sédation, les troubles de mémoire concernant des moments bien précis, ainsi que la désinhibition ou des attitudes inhabituelles. » Conséquence de tout cela, « l’anxiété », se greffe aussi.

    Le premier réflexe à adopter est de contacter le Centre de référence sur les agressions facilitées par les substances (CRAFS). Il oriente vers des centres spécialisés, dotés d’experts formés pour interpréter finement les résultats complexes des prélèvements. Il existe certes des kits de dépistage, mais ils sont incapables de détecter les dosages faibles. Or les molécules utilisées pour la soumission chimique peuvent être en quantité infime et s’éliminent très rapidement.

    Recueillir la preuve

    « Il faut recueillir la preuve avant qu’elle ne disparaisse », met en garde Anne-Laure Pelissier, professeur en Toxicologie Médico-légale au Centre hospitalier universitaire de la Timone. Trois types de prélèvements sont réalisables. « Du jour 1 au jour 3, il faut faire des analyses de sang et d’urine, ces dernières étant valides jusqu’au cinquième jour. Dès un mois, les prélèvements de cheveux sont possibles, jusqu’au sixième mois. Au-delà, les traces se raréfient », énonce-t-elle. Entre-temps, les coupes de cheveux, colorations ou décolorations sont à proscrire. « C’est bien plus tard que la victime pourra prendre le recul nécessaire et porter plainte », conclut la spécialiste. « Le vrai parcours pour beaucoup de victimes commence après », admet Leila Chaouachi, la fondatrice du CRAFS.

    CRAFS : 01.40.05.42.70 www.lecrafs.com

  • Marseille : les 2 ans du réseau des entreprises centenaires de la région

    Marseille : les 2 ans du réseau des entreprises centenaires de la région

    Leur point commun : être de vénérables acteurs économiques du territoire et célébrer ensemble les deux ans du réseau Centaure. Forte du constat de l’existence de nombreuses entreprises centenaires sur son périmètre, la CCI Aix-Marseille-Provence a en effet créé en septembre 2023 ce réseau pour les fédérer. Aujourd’hui, il compte 82 entreprises qui emploient 10 700 personnes et génèrent 1,74 milliard d’euros de chiffre d’affaires.

  • Les Baumettes 3 ouvrent, un soulagement temporaire

    Les Baumettes 3 ouvrent, un soulagement temporaire

    « C’est un début de soulagement qui ne sera que temporaire. Forcément les établissements surpeuplés d’Aix, de Nice et d’autres directions régionales vont se faire un plaisir de nous envoyer des détenus », observe Aicha Khelfa, secrétaire régionale adjointe de la CGT Pénitentiaire qui souligne le manque de 60 surveillants. Preuve d’une surpopulation prévisible et déjà anticipée, des lits superposés sont installés et les détenus sont déjà placés par deux en cellule. Tous ne sont pas emballés car « qui dit bascule, dit une fouille réglementaire qui est crainte par certains et donc grand ménage », note la syndicaliste.

    « On ne peut que se réjouir de l’ouverture d’un établissement supplémentaire à Marseille qui permettra au moins dans un premier de temps de désengorger les Baumettes 1 et 2. Cela va améliorer les conditions de détention et d’exercice professionnel des personnels pénitentiaires », se félicite le président du tribunal judiciaire de Marseille, Olivier Leurent, qui livre à La Marseillaise les derniers chiffres de population carcérale : l’ensemble des Baumettes comptait hier 1 214 détenus incarcérés, soit un taux d’occupation de 208%, quand le protocole de régulation carcérale instaurée à Marseille fixe le seuil d’alerte à 175%. « Si la progression se poursuit, on peut craindre que ce nouvel établissement n’arrive lui aussi rapidement à une population très importante. Après avoir désengorgé les Baumettes 1 et 2, ce nouvel établissement va également servir à désengorger d’autres établissements de la région pénitentiaire », ajoute M. Leurent pour qui « l’explosion de la population carcérale est liée à des causes profondes multifactorielles. »

    Il faut noter que 434 autres détenus purgeaient mardi leur peine sous détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE) quand 23 autres étaient en placement extérieur (aménagement de fin de peine). Un nouveau juge de l’application des peines (JAP) a été nommé. Un second le sera bientôt, ce qui portera à terme à 9 le nombre de JAP pour mieux traiter les demandes d’aménagement de peine. Le narcotrafic pèse sur la détention provisoire qui est majoritaire. 2 000 personnes sont actuellement mises en examen dans des cabinets d’instruction à Marseille pour trafics de stupéfiants dont 900 sont en détention provisoire aux Baumettes et ailleurs.

  • Le Marché des Arnavaux veut se reconstruire sur lui-même

    Le Marché des Arnavaux veut se reconstruire sur lui-même

    Il se passe quelque chose à Minopolis. Imaginé en 2017 puis relancé il y a cinq ans, le projet de construction d’une plateforme logistique au-dessus du Marché d’intérêt national (MIN) des Arnavaux, dans le 14e arrondissement de Marseille, commence à se préciser. Propriétaire des lieux, la Métropole Aix-Marseille a mandaté la société publique locale pour réaliser de premières études préalables de faisabilité, qui doivent être livrées d’ici fin 2026.

    « Nous avons retravaillé le projet, explique Didier Ostré, le directeur général du Marché Marseille Méditerranée. Dans le projet initial, on construisait une dalle au-dessus de l’existant pour accueillir les bâtiments dédiés à la logistique, avec de chaque côté des rampe d’accès. Mais l’existant a plus de 50 ans, il est vieillissant et même de certains côtés obsolètes. » Ainsi le carré des grossistes ne dispose d’aucun quai de livraison malgré les besoins des professionnels, à quoi s’ajoutent des hauteurs de plafond insuffisantes, des risques de ruptures de la chaîne du froid.

    300 millions d’euros

    Le choix, finalement, a été fait de démolir et reconstruire entièrement l’ensemble du MIN, le carré des grossistes comme celui des producteurs, en plusieurs phases, pour ajouter cet étage supplémentaire. De quoi doubler la surface, avec 100 000 m² supplémentaires dédiés à la logistique. Une solution qui a l’avantage de réhabiliter l’existant, tout en réduisant le coût du projet. Un temps chiffré à 600 millions d’euros, celui-ci devrait s’élever autour de 300 à 350 millions, avec une livraison projetée à l’horizon 2030.

    « Il y a un vrai besoin sur Marseille, pour faire en sorte de basculer sur de la livraison douce, défend Didier Ostré. Nous sommes sur un emplacement exceptionnel, cela peut avoir un réel intérêt. » Malgré l’explosion des besoins, les derniers projets a Marseille ont en effet pris du plomb dans l’aile. Dernier épisode en date, en mars dernier, le projet de plateforme à la Valentine (11e arr.) a été abandonné face à la mobilisation des riverains et associations environnementales. « Le modèle envisagé de plateforme logistique aux Arnavaux se base sur un changement de paradigme en matière de distribution urbaine des marchandises », promet le cahier des charges soumis le 6 novembre dernier aux candidats susceptibles d’accompagner le MIN pour réaliser les études préfiguratrices. Plutôt que de se reposer sur des plateformes éloignées, le projet vient concentrer les flux logistiques à l’entrée de la ville, sur ce site proche de la rocade L2 et de la sortie de l’A8, pour ensuite les redistribuer avec des véhicules plus adaptés, moins polluants, pour la logistique du « dernier kilomètre ». De quoi faire sortir les poids lourds du centre-ville, sans artificialiser de foncier supplémentaire. Ainsi un rapport du cabinet d’études Jonction daté du 28 mai 2024 estime que le projet ferait chuter la congestion routière liée à la plateforme de 63% à l’échelle métropolitaine, avec une baisse de 38% des kilomètres parcourus. Et donc une réduction de 45% des tonnes de CO2 émises.

    Du fret ferroviaire ?

    Parmi les six études projetées, la Métropole met aussi sur la table un possible raccordement ferroviaire. « Une ligne arrivait sur le MIN, qui est aujourd’hui sous l’emprise de la L2, explique Didier Ostré. L’étude que l’on va mener permettrait de regarder comment nous sommes capables de prendre la ligne existante située aujourd’hui sur le camp de Sainte-Marthe. » Quatre scénarios sont déjà étudiés, pour un coût qui va de 25 à 103 millions d’euros, indique un deuxième rapport rendu le 31 mai 2024.

    Avec ou sans desserte ferroviaire, le projet qui doit être centré sur la logistique agroalimentaire suscite déjà l’intérêt du secteur. « La Poste comme la Caisse des dépôts et consignations sont intéressés, mais des acteurs privés de la logistique sont aussi prêts à discuter avec nous, comme Sogaris, la CMA-CGM », glisse Didier Ostré. Restera à trouver les fonds nécessaires si la Métropole donne son feu vert. « En ces temps de contraintes budgétaires, ce sera peut-être un mixte public-privé », avance le directeur général.

  • Les missions locales en action face à l’austérité

    Les missions locales en action face à l’austérité

    « On est la voix des jeunes les plus fragiles ! ». Devant la préfecture de la région Sud Paca à Marseille ce mardi, Daniel Wehrle, secrétaire régional de la CGT Missions locales, tient à rappeler le rôle essentiel de ces structures dans l’accompagnement des jeunes vers l’emploi. « On fait un accompagnement intensif, qui prend en compte les problématiques globales des jeunes. On ne s’arrête pas uniquement à la demande d’emploi, on voit aussi les besoins périphériques du jeune : mobilité, logement, santé mentale… », développe le syndicaliste. Devant lui, des salariés de structures de toute la région, d’Avignon à Aubagne en passant par Carpentras et Martigues, ont fait le déplacement pour cette mobilisation à l’appel d’une large intersyndicale (CGT, FO, SUD et CFDT). Et ils donnent de la voix à grands coups de slogans maison : « Plus de budget, jeunesse en danger ! Investir dans les jeunes, pas les ignorer ! ».

    Il faut dire qu’il y a urgence pour les petites mains de l’insertion des jeunes vers l’emploi : une baisse de 13% des financements des missions locales est prévue dans le projet de loi de finances 2026 (lire notre édition du 18/11). Laquelle s’ajoute à une diminution de la dotation étatique de 5,6% pour les contrats d’engagement jeunes (CEJ) et une baisse de plus de 6% du budget des missions locales l’année passée. Bien qu’amendé en commission des finances et pas encore voté, l’inquiétude est vive. « C’est le coup de trop ! Qu’est-ce qu’on va faire de notre jeunesse sans ces moyens ? », s’insurge Isabelle Urbano, déléguée régionale pour la CFDT-Synami (Syndicat national des métiers de l’insertion). In fine, elle craint une forme d’arrivée de la politique du chiffre dans les structures : « On est déjà en état de saturation, il y a bon nombre de missions locales qui sont déjà en difficulté… Faire rentrer les jeunes dans des cases, ce n’est pas notre travail ! ». Elle dénonce : « Moins de moyens, ce sont des territoires qui seront pas, ou moins, couverts. Et donc des jeunes à l’abandon ! ».

    « Un impact pour les jeunes les plus éloignés »

    Car concrètement, cette baisse équivaudrait à « 1 100 fins de contrats ou contrats non renouvelés, selon l’UNML [Union nationale des missions locales Ndlr] », précise Daniel Wehrle. Soit entre 120 et 200 salariés en moins au niveau régional selon les calculs syndicaux, qui estiment à 25 pertes de contrats pour les antennes marseillaises. Un comble à l’heure où le chômage des jeunes est en constante augmentation. « On essaie de maintenir un accompagnement humain, mais sans moyens ça va devenir impossible », déplorent deux salariées de la mission locale de Marseille. Avant de faire un triste constat : « Ça va aboutir à moins d’équité et il y aura un impact pour les jeunes les plus éloignés de l’emploi. »

    Autre conséquence à craindre : « La hausse des délais d’attente pour un accompagnement », selon Fouzia Staali, salariée de la mission locale de Martigues et déléguée CGT. Laquelle insiste sur le travail effectué au quotidien : « Des jeunes à la rue, des jeunes qui ne mangent pas, c’est ça la réalité de notre accompagnement. Notre but c’est de les sortir du marasme. » D’où le débrayage du jour, avec maintien de salaire pour la plupart des travailleurs des structures de la région. Le tout, permis grâce à une alerte commune avec les directions et présidences des missions locales qui se mobilisaient devant l’Assemblée nationale à Paris, au même moment. Si une délégation syndicale a été reçue en préfecture à Marseille, « tout se jouera lors de l’examen final de cette loi de finances », conclut Daniel Wehrle.

  • Restos du cœur : moins d’argent mais toujours là

    Restos du cœur : moins d’argent mais toujours là

    « Il y a 40 ans, Coluche lançait un appel. Cette petite idée d’aide alimentaire devait être éphémère, mais elle continue, parce que la pauvreté touche de plus en plus de monde », affirme Alain Evezard, responsable départemental des Restos du cœur des Bouches-du-Rhône. Entouré des bénévoles de l’association, et en présence de Martine Vassal, présidente (DVD) du conseil départemental, il était au centre de Granoux à Marseille (4e), ce mardi, pour lancer la 41e campagne annuelle de l’association.

    « Nous sommes prêts à accueillir 650 familles ici pour cette nouvelle campagne », s’enthousiasme Christine Deliere, responsable du centre de Granoux, l’une des 12 antennes marseillaises. Un lieu qui a accompagné 1 515 familles l’année précédente. Chaque semaine, les personnes inscrites peuvent y faire leurs courses gratuitement grâce à un système de points. Des distributions alimentaires nécessaires alors que « rien qu’à Marseille, 330 000 personnes sont en précarité alimentaire », précise Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire de Marseille, chargée de la lutte contre la pauvreté.

    Accès aux droits

    L’association ne se contente d’ailleurs pas de distribuer des denrées. « Quand on est en grande précarité, trouver à manger, c’est la première nécessité, explique Alain Evezard. Mais la solitude de certaines de ces personnes est aussi un fléau, et peut dégrader leur santé physique et mentale. » Les Restos du cœur deviennent alors des lieux pour recréer du lien, en proposant des ateliers. « On organise aussi des vacances familiales ou des journées dans des centres UCPA pour les enfants », ajoute Christine Deliere. L’association a également mis en place des partenariats avec des administrations publiques telles que la CAF ou la Caisse d’assurance maladie afin de faciliter l’accès aux droits de ces personnes. « Beaucoup ne connaissent pas leurs droits. Nous les accompagnons donc dans leurs démarches », explique le responsable départemental.

    Alors que la précarité augmente partout en France, et particulièrement dans les Bouches-du-Rhône, les subventions que reçoit l’association fondée par Coluche diminuent.

    Subventions en baisse

    « Entre 2024 et 2025, on a par exemple perdu 15% d’une aide que l’on recevait », se désole Alain Evezard. Face à ces coupures, la structure a dû revoir le seuil de revenu pour pouvoir bénéficier de son aide. « C’est décidé au niveau national. Comme on a perdu beaucoup de subventions publiques, et que les donateurs donnent moins à cause de la crise, on ne pouvait pas accueillir plus de monde », se désole Alain Evezard.

    Un changement dans les critères qui explique que le nombre de bénéficiaires des Restos du cœur n’a que très peu augmenté, alors que la précarité ne cesse de progresser. Une pauvreté qui n’épargne plus personne : des personnes âgées aux étudiants en passant par les travailleurs. Une réalité qui pousse l’association à « appeler les pouvoirs publics à prendre des mesures pérennes pour les personnes précaires », soutient Alain Evezard.