Tag: Marseille

  • Le Cercle des nageurs de Marseille reçoit son voisin historique niçois

    Le Cercle des nageurs de Marseille reçoit son voisin historique niçois

    Dans le genre David contre Goliath, l’affrontement entre l’Olympic Nice Natation et le Cercle des nageurs de Marseille est un parfait exemple. Les poloïstes phocéens, qui ont remporté le championnat de France pour la 42e fois de leur histoire l’année passée, restent sur 19 victoires d’affilée face aux Maralpins. Leur dernière défaite remonte au 17 décembre 2016 (5-7).

    Si le water-polo français est outrageusement dominé par le CNM de nos jours, le club niçois a également connu son quart d’heure de gloire, avec huit sacres consécutifs entre 1996 et 2004, en comptant sur un important contingent d’internationaux néerlandais. Un certain Marc Amardeilh, actuel entraîneur adjoint de Milos Scepanovic sur le banc marseillais, a même participé à la fin de l’aventure dorée.

    La saison passée, l’Olympic Nice Natation a terminé à l’avant-dernière place du championnat, avec deux points d’avance sur Taverny. Mais aucune de ces deux équipes, pourtant positionnées dans les habituels sièges éjectables pour la relégation en Nationale 1, n’a connu la descente, en raison du retour d’un championnat à dix. La faillite du Stade de Reims Natation et les promotions du Douaisis Agglo water-polo et de l’Union Saint-Bruno (Bordeaux) ont rééquilibré la balance. En misant sur des poloïstes formés au club, le club maralpin espère retrouver une seconde jeunesse.

  • Une saison estivale bien maîtrisée selon la Municipalité marseillaise

    Une saison estivale bien maîtrisée selon la Municipalité marseillaise

    Avec la fin de la saison estivale vient l’heure du bilan. Ce vendredi, au centre nautique Florence-Arthaud, élus municipaux, policiers, sapeurs pompiers et médiateurs se sont réunis pour faire un premier point positif sur la gestion du littoral, durant l’été.

    « La saison estivale marseillaise, c’est toujours de nouveaux défis, affirme Yannick Ohanessian, adjoint (PS) au maire de Marseille chargé de la Tranquillité publique, de la prévention et de la sécurité. Il faut notamment maîtriser les flux de visiteurs ». Le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du bataillon de sapeur-pompier de Marseille, précise : « Il y a une augmentation de la fréquentation des plages, notamment en juin et début juillet. »

    Pour assurer la sécurité, la pacification et la propreté du littoral face à cette affluence, la mairie s’est appuyée sur un maillage d’acteurs : police municipale sur terre ou en mer, médiateurs, agents de nettoyage, sapeurs pompiers et agents du Parc national des calanques. Pour l’élu socialiste, « le bilan est plutôt positif. Travailler tous ensemble, c’est la clé du succès ».

    Avec 3 500 procès-verbaux électroniques et 400 actions de prévention, l’élu se félicite d’une meilleure couverture et d’une bonne réactivité de la police municipale et des médiateurs sociaux. Il reconnaît toutefois qu’il reste des efforts à faire contre les nuisances sonores et les excès de vitesse. L’application Safer Plage, qui permet de signaler tout harcèlement ou agression sexuelle sur les plages, a été téléchargée 645 fois durant l’été. Dix interpellations ont été réalisées grâce à ce dispositif.

    Actes de secourisme

    en baisse

    Dans l’eau, les 120 sauveteurs nageurs ont vu une baisse de 50% de leurs actes de secourisme, par rapport à l’an passé. « Ce qui montre probablement une évolution dans les comportements et peut-être une saison plus apaisée », note le vice-amiral. Le nombre de noyades n’a que peu baissé et a été la cause d’un décès, comme l’année passée.

    Christine Juste, adjointe (EELV) au maire chargée de l’Environnement et de la lutte contre les pollutions, a remercié les agents de nettoyages sur le littoral pour leur travail. « Cette année, c’est la première fois qu’il y avait une brigade rochers et 1er mètre dans l’eau, pour ramasser les déchets », ajoute l’élue. Des initiatives saluées par les riverains présents, « mais la brigade rochers ne passe qu’une fois par semaine et il y a aussi beaucoup de déchets dans l’eau », se désole l’un des habitants.

    Un bilan plutôt positif sur lequel va s’appuyer, dès le mois prochain, l’équipe en charge de préparer la saison prochaine.

  • L’OM fait le job face à Lorient

    L’OM fait le job face à Lorient

    Outre qu’il s’agissait également d’un adversaire breton, l’entame du match contre Lorient a rappelé celle à Rennes.

    Or, contrairement à ce qui s’était passé lors de l’ouverture de la saison, en se retrouvant rapidement en supériorité numérique, suite à l’expulsion du Merlu Darlin Yongwa, l’OM n’a pas commis les mêmes erreurs. Dans une première période à sens unique, les Marseillais ont frappé quand il le fallait. À l’image de Mason Greenwood, transformant le penalty suite au carton rouge morbihanais. Ou de Benjamin Pavard, auteur du break.

    KO debout, les Bretons manquaient de répondant. Ils restaient la tête sous l’eau, face à un collectif olympien en mode force tranquille. Où chaque coup d’accélérateur était synonyme de danger pour Yvon Mvogo.

    Ayant sécurisé le score avec trois buts d’avance au repos, Roberto De Zerbi pouvait gérer l’acte II. Et lancer ainsi ses dernières recrues. Matthew O’Riley avait débuté avant la pause, remplaçant Amine Gouiri, sorti sur blessure. Après l’heure de jeu, c’étaient au tour d’Igor Paixão, Emerson puis Arthur Vermeeren de faire leurs premiers pas dans un Vélodrome qui leur réservait un bel accueil.

    L’OM était toujours la seule équipe sur le terrain à se procurer des occasions. Sans les réflexes de leur gardien, les Merlus auraient pris beaucoup plus cher, dans une soirée où rien ne leur aura souri.

    Pour les Phocéens, il fallait un match de ce type pour ramener leur galère dans des eaux calmes. Même obtenue aux dépens d’un adversaire très faible, cette victoire a le mérite d’être là. Elle place les Marseillais dans de meilleures conditions mentales avant de se rendre à Santiago Bernabeu, mardi.

    Roberto De Zerbi a pu gérer les temps de jeu de chacun de ses cadres. Se faire une idée de l’état physique de ses recrues et leur capacité à comprendre ses attentes. Et à trois d’entre elles de marquer.

    En revanche, la sortie sur blessure, avant la pause, d’Amine Gouiri, constitue le bémol de la soirée. Mais il est trop tôt pour connaître la gravité de son mal.

  • « Les feux fréquents bloquent la régénération naturelle »

    « Les feux fréquents bloquent la régénération naturelle »

    La Marseillaise : Nous avons vu plusieurs feux de grande ampleur cet été, comme à Martigues et au nord de Marseille. Comment la nature reprend-elle ses droits après son passage ?

    Laurent Vélasco : Le feu fait partie de la vie des milieux naturels méditerranéens. La sécheresse et la météo ont conditionné les espèces végétales avant et après le feu. Certaines ont des mécanismes de résistance au feu, comme le chêne vert qui repart à la base car ces racines sont protégées. Un rejet de souche qu’on aide en coupant le tronc brûlé. D’autres espèces sont résilientes, comme le pin d’Alep qui a une écorce fine, qui résiste moins à la chaleur. Un coup de chaud et la plante s’assèche et dépérit même s’il reste du vert. En revanche son cône est sérotineux, il pègue en raison de la résine collante qui l’entoure, le protège du feu et les graines à l’intérieur restent vivantes. Le feu fait fondre la résine et fait du semis. Si les conditions sont favorables on obtient un arbre, comme on voit à Martigues et sur l’Arbois. Des espèces d’herbacées émergent rapidement après l’incendie, dès le printemps suivant on a des fleurs grâce aux graines ou aux parties souterraines, et des bourgeons sortent des rhizomes souterrains 8 à 10 jours après un incendie.

    On ne voit pourtant pas beaucoup d’arbres là où a sévi le feu par le passé.

    L.V. : Tout simplement car les feux répétés font qu’il n’y a plus assez d’arbres pour permettre cette régénération. Il faudra attendre beaucoup plus longtemps pour que les adultes au loin dispersent leurs graines et recolonisent les espaces vides. Mais si le feu passe plus d’une fois tous les 20 à 25 ans, la régénération est impossible, ça vaut pour toutes les espèces. Car le feu épuise les ressources naturelles et appauvrit le sol et la biodiversité. Sur le massif de la Nerthe, des zones ont brûlé plus de 5 fois en 60 ans. On observe beaucoup de roches affleurantes, la litière organique nécessaire aux plantes est très faible et la végétation est bloquée durablement au stade de garrigue, le cycle de régénération aussi, faute d’un réservoir de vie suffisant. C’est un cercle vicieux.

    Ne peut-on pas replanter en masse pour casser cette dynamique ?

    L.V. : Cela arrive ponctuellement sur un parc périurbain en interface avec les habitations, par exemple, avec les limites de coût et d’entretien induits. Car quand on plante il faut assurer l’arrosage derrière. Le dynamisme naturel est plus efficace que la main de l’homme, tant en nombre qu’en termes de survie bien meilleur au naturel tout en étant moins cher. Les plantations artificielles sont vouées à l’échec pour contrer ce cercle vicieux à plus grande échelle. La seule solution est le temps long par la reconstitution de l’humus, Ce qui prend plusieurs dizaines à milliers d’années. On ne sait pas le faire à échelle humaine, peu importent les perturbations, mécanique ou chimique. Le seul levier d’action est d’empêcher les feux, particulièrement dans le contexte de changement climatique où l’on s’attend à des saisons sèches et caniculaires à la fois plus fréquentes et longues. Dans cette perspective, on imagine bien que la sensibilité de la végétation au feu va également s’amplifier avec la sécheresse.

    Alors que peut-on faire pour lutter contre les incendies ?

    L.V. : À problème complexe réponse complexe. 90% des feux sont d’origine humaine, dont 60 à 70% sont involontaires, sachant que la pyromanie a régressé par rapport aux années 1980-1990. Du reste, cela signifie ne plus jeter son mégot et ne plus faire de disqueuse ou de barbecue quand on est proche du milieu naturel. C’est très simple, mais trop souvent la cause. Cela pose aussi la question de l’aménagement du territoire pour faciliter la circonscription d’un feu. Mieux vaut des lignes franches que des serpentins entre nature et habitations. L’accessibilité aussi, pour permettre aux pompiers d’avoir de l’eau et d’étouffer au plus vite le feu, car passé une certaine ampleur la lutte est beaucoup plus difficile. Le débroussaillement est primordial pour retarder la progression du feu et garantir la sécurité des pompiers. Les politiques publiques doivent communiquer sur la prévention et accompagner les populations, qui doivent aussi y mettre du leur. C’est une approche globale.

  • « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent »

    « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent »

    Vivre bien de son travail et être au service des usagers : les travailleurs du secteur de l’énergie, en grève depuis le 2 septembre, notamment à Marseille, conjuguent défense des salaires et du pouvoir d’achat. Un combat essentiel alors que, comme l’a révélé
    le Secours populaire, 39% des Français ont du mal à payer leur facture d’électricité.

    Cette lutte, déterminée et joyeuse, pétrie de générosité et de solidarité, les énergéticiens l’inscrivent dans la durée, au moins jusqu’au 18 septembre. Une journée où l’ensemble des syndicats appellent à
    la grève, dans les entreprises et les services publics, et aux manifestations dans la rue.

    Provocation

    Une date décidée après l’annonce, au mitan de l’été, d’un budget 2026 frappé du sceau de l’austérité : quelque 44 milliards d’euros d’économies à trouver au prétexte d’une dette insoutenable selon l’ex-Premier ministre François Bayrou, remplacé cette semaine par un macroniste pur jus, Sébastien Lecornu, ex-ministre des armées.

    Cette antienne de la dette est une provocation inouïe pour les travailleurs et leurs représentants. Elle est aussi l’illustration de l’échec cuisant de la politique pro-business d’Emmanuel Macron. Car l’assèchement des budgets publics et, par conséquent
    le creusement de la dette publique, sont
    le direct des cadeaux fiscaux faramineux aux possédants, au détriment des travailleurs.

    En réponse,
    le mouvement social, méprisé par la macronie, exige la justice sociale, la justice fiscale et veut faire plier ce pouvoir minoritaire. Il incarne parmi les plus beaux vers de Victor Hugo : « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent. »

  • Réagir

    Réagir

    Hasard du calendrier, la présentation du baromètre annuel de la pauvreté du Secours populaire sonne comme une confirmation des angoisses exprimées la veille, mercredi, durant les mobilisations contre l’austérité voulue par le gouvernement qui ont largement rassemblé. Un baromètre qui illustre le gap entre la vie décrite par le gouvernement et celle vécue par la population.

    À la rhétorique de gouvernements qui n’ont de cesse de pointer le soi-disant manque de productivité des Français, la nécessité de travailler plus et plus longtemps, de ne pas être exigeants au niveau des salaires… les chiffres du baromètre sonnent comme un démenti cinglant. Des chiffres qui montrent que travailler ne protège plus. Que très nombreux sont ceux à avoir peur de basculer. Que jeunes, vieux, salariés, chômeurs… que tout le monde est concerné. Et, terrible, des gens qui avouent une « honte » qui s’ajoute à la peur.

    Ni peur, ni honte

    Cette honte doit changer de camp. La honte est sur ceux qui refusent de regarder la situation en face en se cachant derrière un pseudo-discours « de vérité » pour continuer à développer une société inégalitaire et pour tenter de faire encore plus payer ce qui payent déjà trop. Comme le prouve le choix d’un énième Premier ministre identique. D’où l’importance des mobilisations en cours.

    La journée de mardi était une première salve à la réussite réjouissante. La prochaine date du 18 septembre à l’appel d’une intersyndicale extrêmement mobilisée (lire page suivante) au complet doit être dans toutes les têtes.

  • Le Secours populaire marseillais accueille les bonnes volontés

    Le Secours populaire marseillais accueille les bonnes volontés

    Il est 10h ce jeudi, l’antenne d’urgence du Secours populaire n’a ouvert que depuis une trentaine de minutes mais il y a déjà du monde dans les rayons de la braderie solidaire. Ouverte du mardi au jeudi, de 9h30 à 12h, cette antenne est située juste en dessous du siège départemental, sur le chemin de Gibbes (14e) à Marseille. Un lieu qui permet aux personnes du quartier de venir trouver des habits contre une participation solidaire, des colis alimentaires ou un accompagnement juridique.

    Entre les placards remplis de jouets pour les enfants et les portants d’habits, Mustapha, la cinquantaine, est à la recherche de chaussures. Cela ne fait que deux ans que ce père de cinq enfants vient chercher des habits à la braderie. « Depuis le coronavirus, tout a augmenté. Ça fait deux ans qu’on a besoin de venir ici, parce que c’est la crise. Ici je trouve des vestes, des habits et des chaussures pour moi ou pour mes enfants », explique-t-il, gêné. Mais il ne vient pas prendre de colis alimentaires, précise-t-il. Le point de vente solidaire du Secours populaire ne nécessite pas d’être inscrit, chacun peut donc venir y faire ses achats et participer à hauteur de ses moyens.

    Porte d’entrée

    Le lieu est aussi la porte d’entrée des nouveaux aidés, puisque c’est ici que les inscriptions se font pour avoir accès aux colis alimentaires. « On fait une dizaine de nouvelles inscriptions tous les jours [d’ouverture] », explique Samira, en charge des inscriptions ce matin. Bénévole depuis 2018, elle remarque que les personnes qui viennent demander de l’aide ont des profils de plus en plus divers. « Il y a ceux qui n’ont pas de carte de séjour ou qui demandent l’asile, mais il y a aussi de plus en plus d’étudiants, de personnes au chômage, au RSA ou qui travaillent et qui n’arrivent pas à s’en sortir », témoigne-t-elle. Face à la montée de la précarité étudiante, l’association a d’ailleurs développé le Solidar’bus qui fait des distributions de colis à la sortie des cours.

    Ce matin ce sont Zorha, Naima et Samira qui assurent l’accueil et la distribution de la nourriture. Après avoir demandé les papiers d’identité des nouveaux « accueillis », Samira vérifie sur une base de données que les personnes ne sont pas déjà inscrites. Elle s’assure ensuite qu’elle ne touche pas plus de 1 000 euros par mois, ce qui est la condition pour avoir le droit à l’aide.

    Ce matin-là, c’est une bénévole du Secours populaire qui vient demander de l’aide à Samira. Habitant avec son mari et sa fille, avec un revenu de 800 euros par mois, elle a décidé de s’inscrire pour recevoir des colis alimentaires. « Je connaissais le lieu, parce que j’aide à la distribution de nourriture. Mais c’est la première fois que je viens demander de l’aide », explique la mère de famille, d’une voix timide. Comme elle ce jeudi, ils sont cinq à avoir fait leur première inscription pour l’aide alimentaire.

    Dans les Bouches-du-Rhône, de nombreux aidés par le Secours populaire deviennent par la suite bénévoles. Naima a par exemple d’abord été aidée par l’association, avant de passer de l’autre côté du comptoir, il y a trois ans. « Dès que j’ai su qu’ils faisaient des cours d’aide au numérique, j’ai voulu participer parce que je suis informaticienne », affirme fièrement Naima.

    Coupures de droits

    L’antenne offre également un accompagnement juridique. « Cela va de la prise de rendez-vous avec la Sécu, aux demandes d’asile, en passant par le droit à la culture ou aux vacances, explique Djazia, juriste de profession. Tout ce dont la famille peut avoir besoin, on est là pour les accompagner. J’aide aussi beaucoup sur les coupures de droits », précise la bénévole. Selon la juriste, le changement de politique pour toucher le RSA a impacté beaucoup de ses bénéficiaires. « Certains n’ont jamais été inscrits à France Travail et donc ne savent pas faire, ce qui entraîne la fin de leurs droits », se désole-t-elle. Des coupures dans les aides de plus en plus fréquentes qui obligent certains à se tourner vers la distribution alimentaire du Secours populaire en l’absence de tout revenu…

    « Il y a aussi de plus en plus d’étudiants, de personnes au chômage, au RSA ou qui travaillent et qui n’arrivent pas à s’en sortir »

  • Mobilisation citoyenne pour assainir le Vieux-Port

    Mobilisation citoyenne pour assainir le Vieux-Port

    Une nouvelle grande opération de dépollution du Vieux-Port se tiendra ce samedi, de 9h à 12h, à l’initiative du Groupement des Sociétés nautiques des quais du Vieux-Port (GSNQVP), en collaboration avec les associations marseillaises 1 Déchet par jour, MerVeille et la Société Nationale de Sauvetage en Mer.

    Une première action, organisée en 2019, avait permis de ramasser 45m3 de déchets (trottinettes, bouteilles, vélos, etc.). « Nous ne sommes que des bénévoles. Nous faisons ça pour le bien de Marseille et du Vieux-Port », explique Christian Cerezo, président du Groupement.

    Pour cette nouvelle édition, une quinzaine de plongeurs seront mobilisés afin de remonter un maximum de déchets immergés. Entre 60 et 80 bénévoles, selon l’association 1 Déchet par jour, seront aussi présents, à terre, pour acheminer les détritus vers les six bennes à ordures mises à disposition par la Métropole.

    Objectifs de l’opération : nettoyer les abords du Vieux-Port, sensibiliser le public à la pollution marine et à l’impact des déchets sur l’écosystème urbain, mais aussi mettre en lumière les associations locales, souvent en manque de soutien. « Le but est aussi de mettre un gros coup de projecteur sur les associations qui se battent au quotidien et qui vont finir par avoir du mal à s’en sortir seules », souligne Jérôme Ziolkowski, président de 1 Déchet par jour, qui espère susciter une réaction des élus : « Nous aimerions également que ce type de ramassage soit organisé de manière plus systématique, par exemple chaque année en septembre. »

  • Un collège au nom de notre co-fondateur, Jean De Bernardy

    Un collège au nom de notre co-fondateur, Jean De Bernardy

    Un immense drapeau tricolore sur le mur d’enceinte, un, deux et trois ! Il s’ouvre comme un rideau de théâtre pour découvrir le nouveau nom du collège Longchamp écrit en grandes lettres : Jean De Bernardy. Dans la cour, à l’entrée des élèves, un totem dévoilé par Martine Vassal (DVD), présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, et Mehdi Tani, principal de l’établissement, retrace son parcours. Co-fondateur du journal La Marseillaise, résistant FTPF, militant communiste, syndicaliste CGT, il fut typographe, journaliste dans la clandestinité avant de mourir au combat à Saint-Antonin-sur-Bayon.

    Réunis pour l’occasion, les élèves entonnent en chœur « La Marseillaise » puis l’orchestre du collège joue « Le Chant des partisans ». Un vif moment d’émotion, en présence de lecteurs de notre journal, de représentants d’associations d’anciens combattants, du sénateur Jérémy Bacchi (PCF) et de Pascal Lefebvre (Filpac CGT).

    Mémoire à transmettre

    « Ce nom rappelle aux générations actuelle et futures, l’action héroïque de ce personnage entré dans l’histoire », indique M. Tani, le principal du collège.

    « Cet homme a donné sa vie pour qu’aujourd’hui, nous puissions avoir notre liberté. Je suis très fière que des enfants de la République puissent lui rendre hommage », poursuit Martine Vassal.

    Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise, s’adressant à eux, insiste : « Cette mémoire de la Seconde Guerre mondiale, de la Résistance et de la déportation, à laquelle nous sommes tant attachés à La Marseillaise, est désormais entre vos mains. Quant aux portes de notre journal, elles vous sont ouvertes, je vous invite à assister à nos conférences de rédaction et à visiter nos locaux, arrachés à un journal qui a collaboré avec les nazis et leurs complices de Vichy ».

  • Le Département se débarrasse de ses bijoux de famille

    Le Département se débarrasse de ses bijoux de famille

    Ce vendredi, le huis clos de la Commission permanente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône doit valider une série de cessions de biens de la collectivité lourdement endettée. Après la cession pour 50 000 euros d’un appartement, avec un local commercial et une cave, situé au 143, rue Félix-Pyat (3e) au profit de l’association Prends-toi en main, c’est surtout sur l’avenir de l’ancien tribunal administratif que se prononceront les élus.

    Dessiné par l’architecte marseillais Pierre-Marius Bérangier à la fin du XIXe siècle, cet ancien hôtel particulier haut de trois étages, situé au 20-24 rue Breteuil, dans le 6e arrondissement, avec sa porte cochère encadrée par deux atlantes colossaux, avait été estimé à 3,6 millions d’euros par les Domaines, le 28 mai 2024. L’emblématique bâtiment ne sera vendu que pour 3,2 millions d’euros à la société Neohive, sous condition suspensive d’obtention de toutes les autorisations administratives. Celle-ci espère y installer une résidence hôtelière de 41 logements meublés. Si l’évaluation comptait 1 670 m² de surface totale, « il s’avère qu’en réalité la surface disponible n’est seulement que de 1 143 m² », justifie la délibération.

    Un appartement situé 15, allées des Vignes (15e) est aussi vendu 160 000 euros à un particulier, pour une valeur estimée de 190 000 euros. « Le bien étant implanté géographiquement proche des cités sensibles, très peu de candidats ont formulé des offres », pointe le Département. L’ancienne maison départementale des solidarités à Gardanne, au 173, boulevard Pont-de-Peton, est de son côté vendue à la société Ypsi Sud, pour 550 000 euros, « le Département n’ayant plus l’utilité de ce bien ». Une valeur correspondant à celle donnée par une expertise privée, mais qui est moitié moins importante que celle des Domaines, qui évaluaient en 2023 cet immeuble de 580 m² à 1,2 million d’euros. L’ancienne gendarmerie de Roquevaire est quant à elle vendue pour 1,7 million d’euros à la SAS City Invest, une filiale de CDC Habitat, au-dessus de son estimation de 1,5 million d’euros.

    À Tarascon, enfin

    Ce sont les anciens tribunaux de Tarascon qui viennent clore cette séance de Monopoly. « Ces bâtiments sont à la vente depuis de nombreuses années dans le cadre d’une procédure de vente en continu, mais n’ont pas trouvé preneur », pointe la délibération. L’ancien tribunal de commerce et l’ancien tribunal de grande instance avaient été estimés à 907 000 euros, ils sont cédés à Demeter Promotion pour 800 000 euros, pour y créer des logements. « L’historique de ce dossier, le coût de l’entretien bâtimentaire pour le Département et les difficultés rencontrées pour vendre ces biens depuis des années ont conduit à valider cette offre et à la juger très satisfaisante », explique la collectivité alors que l’estimation rappelle que les bâtiments, vacants depuis 2014, sont « en très mauvais état d’entretien » avec de nombreux dégâts des eaux. Un projet de réhabilitation a déjà été présenté à la commune dans le cadre d’une concertation préalable.