Tag: Marseille

  • Passe d’armes entre la Ville et l’intersyndicale des taxis

    Passe d’armes entre la Ville et l’intersyndicale des taxis

    Le bras de fer entre la mairie de Marseille et les taxis n’est pas près de finir. Après une première opération escargot, mardi dernier, partie de l’hôtel de ville jusqu’à la préfecture, l’intersyndicale (Syndicat des taxis marseillais, Alliance-Fédération des taxis indépendants et Taxis en route 13) appelle à une nouvelle mobilisation, pour ce mardi 3 février.

    Les organisations dénoncent toujours « des blocages administratifs avec les nouvelles dispositions sur la location-gérance ». Pour rappel, la location-gérance permet au titulaire d’une autorisation de stationnement (ADS) de confier l’exploitation de sa licence et d’un véhicule associé à un tiers. « La Ville souhaite maintenir une exigence selon laquelle le titulaire de l’ADS devra obligatoirement être le propriétaire du véhicule », dénonce l’intersyndicale, en référence à un nouveau texte réglementaire instauré par la mairie. Lequel a été pris « suite au constat d’un grand nombre de pratiques non conformes », selon la Ville (lire notre article du 28/01). Mais, pour l’intersyndicale, et malgré un cycle de réunion tripartite débutée dans la foulée de la mobilisation, « la réglementation a été interprétée de manière excessive et contestable ».

    « Des mensonges »

    Dans un communiqué de presse de réponse à l’intersyndicale, la mairie juge que « l’affirmation est inexacte ». Pour elle, le propriétaire d’une ADS « doit disposer lui-même du véhicule » dans le cadre de la location-gérance. À l’inverse, l’intersyndicale reste sur ses positions : « Le locataire peut être propriétaire de son propre véhicule ». Le conseiller municipal délégué aux taxis, Sami Benfers, va plus loin en dénonçant « des mensonges » des organisations. « Il y a une instrumentalisation politique et électoraliste de la droite à l’égard des taxis, alors même qu’elle les a oubliés pendant des dizaines d’années », tonne-t-il. En référence notamment à une vidéo de Martine Vassal et Bruno Gilles faisant part de leur soutien à la mobilisation des taxis.

  • Noailles veut que le logement reste au cœur des municipales

    Noailles veut que le logement reste au cœur des municipales

    À Marseille, le sujet n’est pas nouveau. Alors, à l’approche des municipales (15 et 22 mars), eux entendent bien rappeler qu’il reste une urgence quotidienne et souhaitent donner la parole habitantes et habitants de Noailles pour le dire. Ce dimanche, à la Halle Delacroix, l’Assemblée des délogés et le Collectif du 5 novembre organisent un temps public pour faire entendre les voix mal-logement. L’objectif : dresser un bilan des politiques menées depuis sept ans et le drame de la rue d’Aubagne, et formuler des revendications claires à destination des candidats. Dans ce quartier marqué par les effondrements et hanté par les évacuations, la rencontre veut redonner aux citoyens un rôle central dans le débat.

    « Le but principal est de donner la parole aux habitants et d’attirer l’attention des candidats à la mairie. On ne voit pas grand-chose sortir sur le logement et encore moins sur le relogement », regrette Anissa, membre de l’Assemblée des délogés. Elle annonce une ambiance vivante : « Il y aura des crieurs de rue et peut-être une batucada », confie-t-elle, pour favoriser la participation et recueillir un maximum de retours sur les situations de mal-logement.

    De l’application de la charte

    Trois animateurs seront chargés de noter les propositions, afin de bâtir un socle commun de revendications : droit au retour des personnes délogées, encadrement des loyers, respect des engagements municipaux, avenir du lieu ressource de la rue d’Aubagne qui prend forme sur la « dent creuse »… L’enjeu est autant social que politique : réinscrire la crise du logement au centre des priorités, au-delà des seuls discours sur la sécurité.

    Pour nourrir les discussions, plusieurs acteurs associatifs du quartier seront présents : Kevin Vacher, Laura Spica, Dominique Carpentier ou encore Assia Zouane, des Minots de Noailles. Tous souhaitent revenir sur ce qui a été entrepris et laissé de côté, depuis 2020. Anissa rappelle que le Printemps marseillais avait fait du logement un pilier de sa campagne, avec des engagements forts sur le relogement et la charte du relogement qui devait l’encadrer. « Aujourd’hui, elle n’est pas appliquée. On aimerait la voir réapparaître dans les futurs programmes », souffle la militante.

    Si les organisateurs entendent peser sur l’agenda politique, c’est qu’au-delà du bilan se profilent, dans les années à venir, les vastes chantiers de rénovation urbaine portés par l’Anru. Près de 2 700 logements sociaux sont en cours de démolition, plus de 6 000 logements sont en réhabilitation et 1 000 logements du parc privé font l’objet d’interventions lourdes, selon les derniers chiffres de la Ville. De nouvelles vagues de délogements s’annoncent avec cette même crainte que, sans cadre clair, sans garanties sur le droit au retour et sans stratégie de relogement transparente, les mêmes erreurs se répètent.

  • [Rue de la République] Renaud Muselier : « Marseille n’est pas et ne sera jamais une ville RN »

    [Rue de la République] Renaud Muselier : « Marseille n’est pas et ne sera jamais une ville RN »

    La campagne

    Didier Gesualdi : Vous êtes président de Région et du comité de soutien de Martine Vassal à Marseille. Vous avez dit lors de vos vœux que la campagne n’avait pas vraiment commencé. Les sondages, c’est une indication quand même…
    Ça donne un parfum d’ambiance, mais ce n’est pas une indication. Je ne suis pas convaincu du tout que les Marseillais soient dès maintenant dans le match des municipales. Chacun prépare sa ligne, organise son dispositif avec ses atouts, ses défauts… On est dans un contexte compliqué au plan national. Les Français veulent savoir où vont aller leurs impôts, comment va évoluer leur pouvoir d’achat, ce que va devenir leur vie quotidienne avec le budget…

    Léo Purguette : Le contexte national motive, selon vous, les intentions de vote actuelles ?
    Ça va être réglé, il va y avoir le 49.3, normalement le gouvernement restera, donc le focus viendra sur les municipales de manière plus importante.

    Didier Gesualdi : Le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano dénonce un manque de démocratie parce que le RN demande à Martine Vassal de se retirer et que Benoît Payan joue le duel avec le RN. Ils ont le droit non ? Vous êtes mauvais joueurs à droite ?
    Non, d’abord, je trouve Romain Simmarano très bon, Martine Vassal a bien fait de le prendre. Il est très compétent, très performant et surtout pas dupe des tactiques des uns et des autres. Il voit le jeu plus ou moins pervers ou malicieux de ses adversaires. Il a parfaitement raison de dire ça. Ils veulent enfermer le match dans un duel entre l’extrême droite et le maire non-élu alors que les sondages disent que c’est une quadrangulaire.

    Léo Purguette : C’est vrai, mais dans cette quadrangulaire, deux sont devant. Est-ce que ça vous a surpris au regard de l’opinion très critique que vous avez du bilan de Benoît Payan ?
    Vous savez les sondages… Il y a eu des pics, des montées, des descentes. Les derniers résultats ne me semblent pas correspondre à ce que je ressens avec mon flair de chien truffier et mon instinct. Je trouve Benoît Payan et Franck Allisio tous les deux très hauts, Delogu trop bas et Martine pas à son niveau réel. Je cite toujours comme exemple ma réélection. Au soir du premier tour, j’avais quatre points de retard, alors que le lundi qui précédait, on m’avait mis 14 points derrière.

    Le RN

    Didier Gesualdi : Ça vous étonne que le RN soit si haut à Marseille, dans une ville de fraternité et d’accueil ?
    Mais ça vous étonne vous ? Vous avez de la mémoire aussi. M. Jean-Marie Le Pen avait été en tête ici à la présidentielle.

    Léo Purguette : Mais c’était un scrutin national.
    Oui, mais qu’est-ce qu’il s’est passé ensuite ? Il a dit « je suis en tête, tiens je veux bien être député, je viens à Marseille ». Il s’est pris une branlée ! Il s’est fait ramasser !

    Didier Gesualdi : C’est ce qui attend Franck Allisio ?
    Je le souhaite. Ma réponse est claire à votre question claire. Je ne tourne pas autour du pot. Aux municipales de 2014, la presse nationale et vous-même aviez annoncé que le RN prendrait une quinzaine de communes dans la région, ils en ont pris deux dont Fréjus, parce que nous, à droite, on s’était divisé. En 2020, les mêmes annonçaient une vingtaine de communes, c’était zéro. Le match national est clair. On a été rincé aux législatives. J’en prends acte. Il faut être vigilant, on ne les combat pas en disant que c’est le diable. Et pourtant, peut-être que c’est le diable. Quand vous allez à Auschwitz comme je l’ai fait cette semaine, avec des jeunes, des membres de la communauté juive, mais aussi le grand recteur de la mosquée de la Capelette et le représentant de l’archevêque, vous voyez qu’Hitler a gagné en démocratie, dans un peuple très intelligent et cultivé. Je ne dis pas que les gens du RN sont comme ça, mais ce sont quand même les héritiers de cette histoire.

    La perte de repères

    Léo Purguette : Vous parlez de mémoire historique, n’y a-t-il pas un brouillage des repères aujourd’hui ? Sur les tracts, Franck Allisio fait figurer le sigle « RPR » et la croix de Lorraine. Ça vous fait quoi à vous, le petit-fils de l’amiral Muselier ?
    Ça me retourne le sang. La croix de Lorraine, c’est mon grand-père qui l’a donnée à la France libre. Je n’avais jamais pensé une seule seconde que mon ancienne famille politique n’ait pas déposé ça. Il a profité du trou pour essayer de perturber le jeu. On a attaqué en justice. La justice est en train de décider. Normalement, il n’a pas le droit de s’en servir, comme de la marque RPR. La croix de Lorraine, c’est le symbole de la France libre, contre la croix nazie. Ça me retourne quand je vois ça et je me bats !

    Didier Gesualdi : À force de parler sécurité, les gens ne préfèrent-ils pas l’original à la copie ?
    Mais qu’est-ce qu’ils ont prouvé eux ? Pourquoi au Parlement européen, quand j’y étais, Marine Le Pen a toujours voté contre les mesures de régulations des visas ? Parce qu’elle mise sur la frayeur de l’étranger pour gagner des voix. Cette ville n’est pas RN, elle ne le sera jamais ! Regardez les propositions quand même, ils veulent réserver les plages aux vieux…

    Léo Purguette : Vous, vous voulez les rendre payantes…
    Mais non, qu’il y ait un partage des plages avec des plages privées, des plages publiques. C’est un partage accessible à tous, pas la fermeture au profit du privé. On ne le fait pas pour interdire à une catégorie d’êtres humains l’accès à la mer par rapport à leur âge ou leur tenue, c’est quand même très différent.

    Le second tour

    Didier Gesualdi : Si le RN était en position de gagner, accepteriez-vous de vous désister ?
    Vous savez très bien que ça ne se passe jamais comme ça. Vous êtes toujours en train de dire « et si, et si »… Avec des « si » on met Paris en tonneau et Bordeaux en bouteille. Ça ne marche pas comme ça la vie politique. Vous avez un combat de premier tour. Aujourd’hui, vous avez des ambiances, on sait qu’on sera en quadrangulaire.

    Léo Purguette : La question se pose, quand même, au regard des seconds tours des deux dernières régionales.
    J’espère qu’au premier tour, on finira premier ou second. La question, posez-la aux autres ! Posez-la au RN ! S’il se retrouve derrière, avec M. Payan qui croit gagner, qu’est-ce qu’il fait par rapport à nous ? Et les autres, qu’est-ce qu’ils font par rapport à M. Delogu avec lequel ils ne sont visiblement pas du tout sur la même ligne ?

    Le syndrome de Stockholm

    Didier Gesualdi : Vous avez déclaré qu’Amine Kessaci était atteint du syndrome de Stockholm parce qu’il soutient Benoît Payan alors que ses deux frères ont été assassinés pendant son mandat. Vous regrettez cette parole ?
    Non, je ne regrette rien du tout. Je suis assez surpris de voir que Mme Rubirola, qui nous expliquait qu’elle était malade, qu’elle ne pouvait plus venir, qu’elle laissait la place à M. Payan, et aujourd’hui elle lui demande s’il veut bien la prendre sur sa liste. C’est pas le syndrome de Stockholm ça ?

    Didier Gesualdi : Mais sur Amine Kessaci ?
    On a eu 4 ou 5 DGS en cinq ans, c’est pas un syndrome de Stockholm pour les fonctionnaires de haut niveau ? Le syndrome de Stockholm, c’est quand vous aimez quelqu’un qui vous martyrise. J’ai l’impression que la ville est martyrisée et je vois M. Payan haut dans les sondages, c’est une forme syndrome de Stockholm. S’agissant de M. Kessaci. Avec dignité, on s’est manifesté auprès de lui et de sa famille après le drame. On n’a aucun état d’âme dans la lutte contre le narcotrafic et au désastre qui le touche. M. Kessaci, dans la démarche qui est la sienne, au profit de la lutte contre le narcotrafic – on doit tous y être – il nous dit « M. Payan est un excellent maire et ça se passe bien avec lui ». Je ne crois pas…

    Léo Purguette : Il a demandé qu’on n’instrumentalise pas cette situation.
    Mais il l’instrumentalise lui-même puisqu’il se sert de sa situation pour être candidat. On ne peut pas avoir un double langage en permanence. Il veut rentrer dans l’arène politique ? Tant mieux. Il veut se battre contre le narcotrafic ? Tant mieux. Mais qu’il ne me dise pas que tout s’est bien passé avec M. Payan. Ça n’est pas sous l’ère de M. Gaudin que s’est passé ce drame épouvantable.

    Léo Purguette : Nicolas Sarkozy a supprimé beaucoup de postes de policiers et beaucoup d’entre eux votent à droite. C’est le syndrome de Stockholm ?
    Ou à l’extrême droite. On pourrait débattre longtemps sur ce que représente le syndrome de Stockholm dans la réalité psychologique ou psychiatrique. On peut rentrer dans les détails : je suis médecin. À mon avis, vous n’allez pas gagner le match. Le syndrome de Stockholm, c’est quoi ? C’est quand on est sous le charme de son tortionnaire.

    Léo Purguette : Il y en a un qui n’est pas dans le syndrome de Stockholm, c’est Lionel Royer-Perreaut. Vous regrettez qu’il ne rejoigne pas la campagne ?
    Lionel, on l’a toujours soutenu. Il a fait une campagne, il a perdu. Après sa défaite, je l’ai vu plusieurs fois, il m’a expliqué qu’il arrêtait, qu’il quittait Marseille, qu’il ne voulait plus faire de politique. Et puis – il y en a d’autres qui l’ont fait d’ailleurs – il dit « finalement je vais peut-être revenir » et puis « je ne reviens pas mais je commente ». Je lui dis « Lionel, tu as été un grand maire de secteur, tu as bien travaillé à l’Assemblée nationale, mais tes électeurs t’ont dit au revoir ». Ça m’est arrivé aussi, mais je n’ai jamais pris la parole quand j’ai pris ma retraite de pénitent pour me refaire. Je demande de la cohérence dans le propos.

    Léo Purguette : Il vous faut convaincre l’électorat modéré qui est tenté de filer vers Benoît Payan. Il y avait une figure identifiée chez Renaissance, votre conseillère régionale Sabrina Agresti-Roubache. Vous avez de ses nouvelles ?
    Elle était au premier rang à mes vœux.

    Léo Purguette : Elle va s’engager dans la campagne ?
    Vous savez, je crois que je suis le représentant de la globalité des gens raisonnables et républicains. Je respecte tout le monde, je ne cherche pas l’agression. J’ai un long passé politique, j’étais le grand chef du RPR ici et je suis capable de rassembler 14 composantes politiques dans ma majorité régionale. Quand je viens à La Marseillaise, ça ne me gêne pas parce que gaullistes et communistes ont fait des grandes choses ensemble.

    Enjeu national

    Léo Purguette : Dans le deuxième volet du sondage La Marseillaise, portant sur « qui ferait un bon maire », Martine Vassal est nettement devant Franck Allisio. Pensez-vous que les ressorts du vote RN sont des considérations nationales et, si oui, comment déjouer ce mécanisme qui semble vous desservir ?
    Sur cette deuxième partie du sondage, M. Payan et Mme Vassal arrivent à touche-touche, très loin devant M. Allisio, ce qui veut bien dire qu’aujourd’hui, on parle plutôt du national alors que nous, on veut parler du local. Mais je constate dans la région, que tous ceux qui sont collés dans le national vont finir plombés par le national. Regardez à Toulon. Mme Lavalette qui était donnée à 48% dans le précédent sondage…

    Léo Purguette : … donc archi-favorite.
    Oui et elle est désormais à 39%, elle perd 10 points ! Et elle est donnée battue au second tour. Je crois que le chaos national va faire que tous ceux qui y participent, tous ceux qui contribuent au rejet de la vie politique nationale par intérêt partisan, auront des surprises désagréables.

    La question des lecteurs

    Lucas Antronico : Est-ce qu’au second tour des élections municipales, vous comptez faire barrage à l’extrême droite ou vous comptez faire comme avec madame Petel que vous avez soutenue et laisser passer l’extrême droite ?
    Je crois qu’avec les élections municipales, on est encore dans un autre schéma que dans les élections législatives. On compare deux modes de scrutins très différents. Le scrutin sur Aix était très spécifique avec des formations politiques là-bas. Là, on est dans un combat des municipales, l’enjeu est local et pas national. Et ce qui se dessine, c’est une quadrangulaire, pas une triangulaire. Il y a plusieurs éléments dans cette quadrangulaire qui entreront dans les paramètres au soir du premier tour. Il y a ceux qui concerneront l’élection à la mairie centrale de Marseille comme pour toutes les communes alentour, il y aura l’enjeu de la Métropole et l’enjeu dans les huit mairies de secteur. Ça complique la réponse à cette question. Je réponds quoi pour être clair ? Il n’y aura pas le RN. Marseille n’est pas et ne sera jamais RN.

  • Le festival de SF Les Mycéliades vous attend

    Le festival de SF Les Mycéliades vous attend

    Les lieux de culture de Martigues et Marseille donnent rendez-vous au public pour vivre plusieurs temps forts dans le cadre du festival national de science-fiction Les Mycéliades dont la thématique cette année est consacrée aux résiliences qu’elles soient humaines, environnementales ou liées aux effondrements.

    Un programme riche

    En ce sens, la science-fiction devient un terrain d’exploration du monde afin d’imaginer des futurs possibles, le tout à travers des ateliers, des projections, des jeux et conférences. Sont donc au programme pour ce premier week-end d’ouverture, la projection du film Gwen et le livre de sable au Gyptis à Marseille, samedi à 14h et le lendemain à la même heure. Du côté de l’Alcazar, c’est un atelier d’arpentage avec l’autrice Lou Pioupiou qui est prévu à partir de 15h samedi avec l’objectif de laisser une place à l’imaginaire et au rêve pour les participants. Le cinéma Les Variétés quant à lui projettera dimanche à 15h30 le film Nausicaa de la Vallée du Vent suivi d’un atelier ciné-philo avec l’autrice et illustratrice LK Imany.

    à Martigues, le cinéma La Cascade propose la projection de Soleil Vert, samedi à 14h. Il sera présenté par l’auteure et graphiste Anne Defréville. Cette dernière animera le même jour mais de 10h à 13h un atelier peinture de fresque en amont de la projection de Flow, le chat qui n’avait pas peur de l’eau, à 14h30 et le dimanche à 18h. La médiathèque Louis Aragon organise elle une conférence autour du cinéma et des jeux vidéos par la streameuse Quineapple à partir de 17h.

  • L’appel à la solidarité de l’ambassadeur de Cuba

    L’appel à la solidarité de l’ambassadeur de Cuba

    Devant les militants communistes des Bouches-du-Rhône, ce vendredi soir, l’ambassadeur de Cuba en France, Otto Vaillant Frías, n’avait pas préparé de discours. « Je veux simplement parler avec le cœur », annonce-t-il, invité aux vœux de la fédération du PCF 13. Parler pour alerter sur les difficultés que traverse l’île, singulièrement depuis l’enlèvement du président vénézuélien, le 3 janvier dernier. « Il y a aujourd’hui des coupures d’électricité de 24 heures à Cuba, de 12 heures dans la capitale », alerte-t-il, alors qu’une part significative du carburant provenait du Venezuela. « Si nous n’avons pas d’électricité, c’est impossible pour l’industrie, pour l’agriculture, pour l’éducation, la santé de fonctionner. Et les États-Unis continuent cette politique pour faire tomber la révolution cubaine, nous mettre à genoux. » La pression est d’autant plus forte que les États-Unis menacent de taxer les importations provenant de pays qui livreraient du pétrole à l’île.

    Ainsi, ce vendredi même, le président états-unien Donald Trump a une fois de plus répété que Cuba « représente une menace contre sa sécurité nationale », relaie l’ambassadeur. « Mon peuple a adressé un message aux États-Unis, lance Otto Vaillant Frías. Nous sommes une nation qui veut vivre en paix, mais nous allons nous défendre. Nous sommes un peuple pacifique, mais qui sait se battre. » Et de rappeler que les 32 gardes cubains de Nicolás Maduro ont tenu pendant deux heures face aux plus de 200 soldats d’élites états-uniens envoyés le capturer. Une résistance qu’ils ont payée de leur vie. « Les Cubains ont besoin de la solidarité internationale », demande l’ambassadeur. Un appel d’autant plus important que c’est l’ordre international issu de la Seconde Guerre mondiale qui est menacé par les États-Unis eux-mêmes. « Aujourd’hui, le monde est en grand danger, parce que les États-Unis ne respectent pas le droit international, ne respectent pas la loi. Ils ne respectent rien, aucuns pays n’échappent à leurs ambitions et leur manque de respect », attaque le représentant de l’île. « Les États-Unis ne pardonnent pas que Cuba soit un pays libre, qui décide par lui-même, poursuit-il. Et de promettre : « La liberté a un énorme prix, le peuple cubain l’a payé pendant des décennies. Mais nous ne baisserons jamais les bras. »

  • Martine Vassal déroule son programme pour Marseille

    Martine Vassal déroule son programme pour Marseille

    Pour ses vœux à la presse, la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, s’est voulue résolument offensive, préférant insister avant tout sur son programme. Non sans oublier tout de même de viser sa cible première, l’extrême droite, jusqu’à appeler au « vote utile » en sa faveur évidemment dès le premier tour.

    « L’ADN de cette ville n’est pas et ne sera jamais le RN », a-t-elle martelé d’entrée. Parce qu’à Marseille, « on vit les uns à côté des autres », qu’« elle ne supporte pas les replis identitaires et ceux qui, en politique, viennent d’ailleurs », analyse Martine Vassal. Si elle dit comprendre « la colère », elle en appelle à la « responsabilité des électeurs », sans pour autant donner de consignes de vote. « On n’est pas propriétaire des voix », assène-t-elle, éludant la question d’un éventuel retrait au second tour, persuadée qu’il y aura alors quatre candidats.

    Ce qui compte aux yeux de Martine Vassal, c’est de pouvoir confronter sa vision de la ville. Une Marseille « balnéaire » où les « 57 km de littoral » seraient rendus aux habitants, de l’Estaque à la Pointe Rouge, une Marseille tournée vers son port, l’international, avec le développement des data centers, capable de convaincre des investisseurs.

    Plein pot sur le tram

    Elle repose sa proposition de créer un conseil de développement économique, social, culturel, sportif… Sur les transports, ce sera du tout tramway, « quatre fois moins cher qu’un métro », avec un développement « en étoile » : de Saint-Marcel à Saint-Loup, de Saint-Antoine à la Bricarde, de la Belle de Mai à Saint-Jérôme, des Caillols à la Valentine, de la Blancarde à la Pointe Rouge, mais en oubliant la Corniche, car « il faut aller vite ». Tout cela étant faisable le temps du mandat, a-t-elle calculé. Pour les financements, elle promet d’aller « les chercher avec les dents », du côté de l’État, de la Région et de l’Europe. Et si celle qui est aussi présidente (DVD) de la Métropole, autorité organisatrice des transports, a « perdu du temps » jusque-là, c’est parce que dans certains quartiers, on lui a mis « des bâtons dans les roues ».

    Parce qu’elle a bien compris la leçon de son échec en 2020, où « on avait fait travailler des experts » et produit un glossaire de plusieurs centaines de pages, Martine Vassal le martèle : elle a construit son programme « au fil des personnes qui [la] rejoignent » et préfère le distiller savamment. Un « teasing » pour « accrocher » l’électeur. « Mais vous verrez, d’ici la mi-février, tout sera calé » et révélé affirme-t-elle.

  • Dans les Bouches-du-Rhône, le PCF ne veut aucune commune pour le RN

    Dans les Bouches-du-Rhône, le PCF ne veut aucune commune pour le RN

    À six semaines du scrutin, la campagne des municipales s’est logiquement invitée dans les vœux de la fédération du PCF des Bouches-du-Rhône, ce vendredi soir. C’est que dans un contexte national et international marqué par les conflits et l’instabilité, celui-ci reste marqué par la menace de l’extrême droite. Alors, face aux centaines de militants et représentants des différentes forces politiques, syndicales ou associatives rassemblées dans la maison des communistes, rue de Lyon (16e), le secrétaire départemental de la fédération, Jérémy Bacchi, lance un défi : « En plus des victoires que nous pourrons gagner, faisons en sorte qu’aucune commune ne tombe dans l’escarcelle de l’extrême droite. »

    Ce défi, il a bon espoir de le voir réalisé grâce à l’unité des forces de gauche. « Nous avons pris l’initiative de travailler à la création d’un large rassemblement sur l’ensemble du département », rappelle le sénateur communiste. L’accord trouvé entre les différents partis de gauche – hormis les Insoumis – permettra de déposer une soixantaine de listes communes dans le département. « Nous avons doublé la représentation de la gauche », se réjouit le sénateur communiste. De quoi redonner une voix aux citoyens dans ces municipalités où, en temps habituel, la gauche recueille en moyenne 28% des suffrages dans les scrutins nationaux. « Nous le devons à celles et ceux qui sont durement frappés par les politiques gouvernementales, qui n’ont que le service public comme patrimoine, pour qui l’espoir d’une vie meilleure doit devenir une réalité », lance-t-il. Rappelant les réalisations des communistes, avec un hommage appuyé au maire apparenté de Roquevaire, Yves Mesnard, président du groupe où siègent les élus communistes de la Métropole

    Défendre la paix

    Mais ces vœux arrivent aussi dans un contexte national marqué par l’adoption, placée sous le sceau d’un 49.3 que le Premier ministre s’était engagé à ne pas utiliser, d’un budget austéritaire. « 30 milliards d’euros d’austérité supplémentaire, avec parmi les premières victimes, les services publics », dénonce Jérémy Bacchi, citant les 4 000 postes d’enseignants supprimés, les 5 milliards retirés aux collectivités avec le soutien complice du Rassemblement national, la culture sacrifiée. « Nous affirmons la nécessité de protéger la culture des lois du marché, de défendre les droits de la création », lance-t-il. Les communistes, avec l’ancien député Pierre Dharréville, ont initié des états généraux de la culture. Le sénateur insiste aussi sur la bataille pour les droits des femmes, une égalité à construire « par des droits concrets, des services publics plus forts, des moyens supplémentaires ».

    Surtout, aux côtés de l’ambassadeur de Cuba en France Otto Vaillant Frías, il insiste sur une paix partout menacée. « L’existence de l’administration autonome du Rojava est en train de se voir réduite à des confettis, avec le soutien de la Turquie et des États-Unis », alerte-t-il. Face à un président de la République qui « sert de serpillière à Donald Trump », le secrétaire départemental rappelle : « La paix est un combat, mais elle exige de déposer les armes. » Et de lancer, optimiste, alors que se profile le 40e congrès du PCF : « Nous avons collectivement le stylo en main pour écrire l’Histoire de notre pays. »

  • Les pêcheurs partagent leurs souvenirs de Nana avant l’hommage à Marseille

    Les pêcheurs partagent leurs souvenirs de Nana avant l’hommage à Marseille

    La Ville de Marseille rend hommage à cette figure populaire en scellant sur le port une plaque commémorative pour saluer le parcours exceptionnel d’une femme dont la vie se confond avec l’histoire du Vieux-Port.

    Marie-Christine fille et femme de pêcheurs, à la vente sur le Vieux-Port depuis 44 ans
    Boris, toujours à la vente au coté de Marie-Christine
    Daniel palangrier, sur le port depuis une dizaine d’années
    Sandrine vend le poisson péché par son fils Kyllian depuis 6 ans.
    Arashf, 38 ans aujourd’hui, sur le port avec sa mère depuis l’âge de 10 ans.

    La recette de l’aïoli du bonheur de Nana par Christian Qui.

  • L’écrivain et ancien élu local communiste Roger Martin est décédé

    L’écrivain et ancien élu local communiste Roger Martin est décédé

    Il était une figure locale de la littérature, mais aussi un militant du Parti communiste français connu de bon nombre de Provençaux. Roger Martin est décédé, jeudi 29 janvier à l’âge de 75 ans après avoir été renversé par une voiture.

    Depuis plusieurs années, l’auteur de multiples romans et de bandes dessinées contribuait très régulièrement dans notre supplément magazine week-end, avec sa chronique “Le coin du polar”, dans laquelle ce passionné donnait à lire et à voir des thrillers qui avaient retenu son attention.

    Engagé en politique, il s’est évertué, durant des années, à contrer la montée du Front national (puis du Rassemblement national) lors des différentes campagnes électorales, qu’elles soient nationales ou locales, comme en 2014 à Carpentras où Roger Martin s’était engagé pour faire barrage à la Ligue du Sud et au FN.

    Sur les réseaux sociaux, les témoignages en hommage à sa vie et à son engagement affluent depuis l’annonce de son décès. Nous présentons nos condoléances à sa famille et reviendrons sur son parcours dans une prochaine édition.

  • Mercato : l’OM prête Ulisses Garcia et transfère Daryl Bakola à Sassuolo

    Mercato : l’OM prête Ulisses Garcia et transfère Daryl Bakola à Sassuolo

    Le mercato hivernal arrive à son terme. Et l’OM poursuit son opération dégraissage. Ainsi, un accord a été trouvé avec Sassuolo concernant Ulisses Garcia. Le club italien va récupérer le défenseur suisse en prêt, avec option d’achat.

    Daryl Bakola, qui intéressait également Sassuolo, va l’accompagner en Emilie-Romagne. L’espoir olympien fait l’objet d’un transfert estimé à 12 millions d’Euros.