Tag: Marseille

  • Au conseil régional, l’extrême droite veut la peau du Ceser

    Au conseil régional, l’extrême droite veut la peau du Ceser

    Dès l’ouverture de la plénière du conseil régional, ce vendredi matin, le président du Comité économique, social et environnemental régional (Ceser) Marc Pouzet avait donné le ton. « La démocratie a un coût, mais elle le vaut bien, elle ne peut être à géométrie variable », assénait-il. L’adoption en commission mixte paritaire, le 20 janvier dernier, du projet de loi de « simplification de la vie économique » prévoit en effet de rendre en effet facultative dans chaque région l’existence de cette instance consultative qui réunit représentants du patronat, des organisations syndicales et du monde associatif. « Le Ceser est utile, nécessaire et légitime, insiste Marc Pouzet. Une région qui s’appuie sur la diversité des points de vue est plus forte, plus résiliente. Nous devons continuer à débattre, à vous apporter ce dialogue indispensable entre la société civile organisée et représentative, et l’exécutif, quel qu’il soit. »

    Déjà au mois de mars 2025, un amendement adopté en commission qui prévoyait de supprimer purement et simplement le Ceser avait suscité une levée de boucliers. Le débat à l’Assemblée national l’avait finalement expurgé. Mais face à cette nouvelle attaque, l’instance a adopté une motion lors de sa réunion mercredi, dénonçant « une remise en cause majeure de la démocratie représentative, de l’équilibre républicain ». « Les Ceser sont des outils indispensables à la mise en œuvre de politiques publiques pour qu’elles répondent aux besoins de la population. Aussi, les attaquer constitue clairement un basculement dans le fonctionnement de notre République », complétait le secrétaire du comité régional de la CGT, Patrice Kantarjian.

    Dans l’hémicycle régional, c’est la vice-présidente Jacqueline Bouyac (Hor.) qui reprend la motion. « Rendre facultative l’existence même de ces assemblées affaiblit structurellement la place de la société civile organisée dans les territoires, et transforme un pilier démocratique en simple option politique », déplore-t-elle. Et d’assurer que les avis rendus pour l’instance restent utiles pour orienter les politiques du conseil régional, citant les travaux réalisés sur l’accueil des Jeux d’hiver 2030, sur l’agriculture méditerranéenne, sur les violences faites aux femmes… « Au moment où la démocratie est mise à l’épreuve, elle doit puiser dans ses institutions la force de se réinventer pour rassembler la société, poursuit l’élue. Les Ceser sont une partie de la solution, car ils sont un espace de dialogue, d’anticipation et de co-construction entre les forces vives des régions. »

    « La vraie vie »

    À l’autre bout de l’hémicycle, l’extrême droite demande le retrait de la motion. En prenant la parole, l’élue RN Laure Chevalier réduit l’assemblée qui regroupe 62 organisations patronales, syndicales et associatives à « des réunions d’entre soi d’auto-congratulation ». Et de considérer cette instance de consultation démocratique comme une simple dépense superfétatoire : « À l’heure où l’État semble devoir réduire notre budget, nous ne pouvons plus nous permettre ce luxe, il faut réduire la dépense publique. Supprimer les Ceser, c’est une option peu délétère qui fait économiser plusieurs millions d’euros. »

    « Sur le volet entre-soi, je ne crois que vous n’avez pas très bien compris ce qu’est le Ceser », ironise le président (Ren.) de Région, Renaud Muselier. Rappelant que les membres de l’assemblée consultative « ne nous donnent pas toujours raison, loin s’en faut ». Et pour cause, l’avis rendu sur les orientations budgétaires de la Région interpelle l’exécutif sur l’absence d’évaluation de l’ouverture à la concurrence, sur la baisse du versement mobilité régionale, sur les coupes pour la formation professionnelle. Mais malgré cela, le président de la collectivité rappelle l’importance de ces corps intermédiaires, qui arrivent à débattre pour produire « une synthèse de gens qui sont dans la vraie vie ».

    Hommage à Josy Chambon

    En ouverture du conseil régional, le président (Ren.) Renaud Muselier a rendu hommage à l’élue varoise présidente de la commission santé de la Région Josy Chambon, disparue le 30 janvier dernier. «Notre Josy s’est tue, et son silence fait un bruit immense», partageait-il. Et de saluer : «Elle ne dissociait jamais l’engagement humain de l’engagement public, un problème amenait une réponse, pas un commentaire.» Il s’engage à ce que l’institut de formation public varois des professions de santé à La Garde, qu’elle dirigeait depuis 1992, prenne son nom.

  • Une exposition à Marseille sur le retour du transbordeur

    Une exposition à Marseille sur le retour du transbordeur

    Une étonnante exposition sur un éventuel retour du transborder, infrastructure permettant de transporter des véhicules d’un quai du Vieux-Port à un autre, s’ouvre ce samedi à la Consigne sanitaire, 3 quai du port (2e). En place jusqu’au 27 février, elle présente l’historique du pont, en place à Marseille pendant 40 ans avant d’être détruit par l’armée allemande en 1944. Mais aussi le projet de sa réhabilitation envisagé au niveau de son ancienne localisation, à l’entrée du port.

    Portée par l’association Les transbordés de Marseille et l’architecte Paul Poirier, l’idée est affichée comme aboutie, prête clés en main pour les collectivités, avec des financeurs privés décidés à investir. Car le coût d’un ouvrage de cette ampleur est colossal : 100 millions d’euros selon les chiffres communiqués par l’association. De quoi justifier l’appel à des firmes internationales pour aménager la ville selon l’architecte.

    Balade payante

    « On sait que Marseille, en tant que tel, n’a pas les moyens de financer un tel projet. On a donc imaginé un objet qui s’autofinance avec les entrées », détaille Paul Poirier sans révéler le nom des entreprises motivées pour régler la note. Une passerelle financée par des privés donc, à laquelle le public accéderait par des ascenseurs payants. à ce sujet, Paul Poirier imagine un tarif différencié pour les Marseillais et les touristes, même si cet aspect reste flou. « Les Marseillais ne devront pas payer le prix de ceux qui viennent de l’extérieur. On pourrait imaginer que ça soit inclus dans le pass RTM », suggère l’architecte nantais. Pour les autres, il table sur un ticket à 10 euros. En plus des promeneurs clients, la passerelle, hissée à 60 mètres de haut, accueillerait des commerces : restaurants, rooftop et hôtel de 60 à 80 chambres. Les locaux aériens sont tout de même imaginés « en transparence » pour ne pas « barrer la vue », précise Paul Poirier. Une nacelle suspendue au pont par câbles permettrait par ailleurs de faire passer des véhicules d’un quai à l’autre.

    Le projet n’est pas neuf

    Né dans les années 2010 en même temps que l’association Les transbordés de Marseille, le projet s’était déjà vu rejeté en 2017 par Jean-Claude Gaudin (LR), alors maire de la ville. Dans un entretien accordé à Made in Marseille , il assurait à l’époque : « Le conseil municipal est contre et seul Renaud Muselier (LR) continue à parler de ce sujet. » Encore aujourd’hui vif soutien du projet, l’actuel président (Ren.) de Région publiait vendredi, sur X, un message incitant les Marseillais à visiter la nouvelle exposition, évoquant un « pont qui fera de Marseille une ville-monde ». Dans une interview elle aussi publiée par Made in Marseille, Martine Vassal (DVD), candidate à la mairie, assure à propos du transborder qu’il n’y « aura pas les moyens de tout faire » et qu’il faut « faire les choses dans l’ordre ». De quoi, peut-être, se laisser le temps, et l’argent, de s’occuper du reste des modes de transports marseillais. Aucun autre candidat ne s’est engagé à défendre ce projet.

  • Un État au « rendez-vous » sur la sécurité à Marseille

    Un État au « rendez-vous » sur la sécurité à Marseille

    Visite au pas de charge, ce vendredi 13 février, pour le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et celui de la Ville, Vincent JeanBrun. « J’avais promis, en tant que chef de file du plan “Marseille en grand”, de faire venir le gouvernement très régulièrement à Marseille et là, tous les mois depuis trois mois, nous sommes au rendez-vous », explique ce dernier. Le but : « Montrer la détermination de l’État à faire en sorte que les Marseillais soient en sécurité », insiste-t-il.

    Avec, pour commencer, une séquence prévention, de bon matin sur la scène internationale du Zef, au Merlan (14e). La préfète déléguée à l’égalité des chances, Isabelle Épaillard, joue les maîtres de cérémonies, présentant aux ministres les jeunes du centre social Saint-Barthélémy qui ont créé leur compagnie, Héritage, et monté une pièce, « Discrimination ».

    « En 2021, il y avait beaucoup de tension avec la police, des échanges musclés », raconte Saïd, coordinateur jeunesse, parti avec les jeunes sur l’idée d’un travail sur les « droits et les obligations ». Suivi d’audiences en comparution immédiate ou rencontre avec le défenseur des droits ont étayé le propos. « On s’est inspiré des témoignages des victimes pour écrire nos textes, raconte Doria. J’ai grandi en tant que citoyen alors que j’aurai pu divaguer, fréquenter des [mauvaises] personnes », témoigne Nassim, sous le regard admiratif des représentants de l’État.

    Sur le terrain, on demande des moyens

    Les acteurs de terrain racontent aussi les difficultés à mener des actions pourtant efficaces. « Pour maintenir ces équipements, il nous faut du soutien, pas forcément financier, mais des contrats aidés qui se raréfient. Nous avons besoin de moyens, nous les demandons », pose Valérie Samai, directrice du centre social Saint-Gabriel.

    Il faudra attendre la fin de la séquence « balade » dans le parc de la Porte d’Aix et son jardin partagé, animé par l’association « les minots de Saint Charles », pour tenter d’avoir une réponse ministérielle. Pas de précision sur un éventuel renforcement du budget alloué à la prévention, mais la certitude qu’il faut « un continuum » martèle Vincent Jeanbrun.

    Seule mesure évoquée ce jour-là pour « faire en sorte qu’on ne laisse pas la rue aux voyous », la mise en place de groupement interbailleur de sécurité, comme à Paris ou Montpellier. Concrètement ni des policiers, ni des médiateurs, ni des vigiles, mais des agents de sécurité privée qui, pour maintenir la tranquillité la nuit, font des rondes, nous apprennent sur son site internet l’Institut Paris Région, ex-Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région parisienne. « “Marseille en grand”, c’est un volet sécurité important, mais la lutte contre les trafics passe aussi par la prévention », plussoie Laurent Nuñez, qui veut « donner un signe fort » avant de repartir pour l’Évêché. Bref, en matière de moyens, on repassera…

    Renouer avec l’Algérie

    Laurent Nunez se rendra en Algérie, ce lundi, pour deux jours de réunions de travail avec son homologue. Après des « échanges techniques, on passe à la phase politique », a-t-il expliqué, « pour discuter les questions de sécurité. Cela concerne le trafic de stupéfiants, l’immigration illégale… »

    Une « autre approche », a estimé le ministre de l’Intérieur, dans un contexte diplomatique tendu.

  • [Entretien] Katia Yakoubi : « La stratégie de la France insoumise ne concerne pas Marseille »

    [Entretien] Katia Yakoubi : « La stratégie de la France insoumise ne concerne pas Marseille »

    La Marseillaise : Pourquoi avez-vous décidé d’apporter votre soutien au Printemps marseillais ?

    Katia Yakoubi : Lorsque la France insoumise s’est créée, elle se revendiquait comme un mouvement, au plus près du terrain, des acteurs associatifs. Je me suis investie, je suis devenue la coanimatrice du livret quartiers populaires, j’ai contribué au programme. Mais je fais partie de ceux qui ont été écartés de manière violente parce que nous avons prôné une stratégie rassembleuse, qui ne veut pas faire de nos partenaires de gauche des ennemis pour gagner un changement dans la société. Aujourd’hui, la France insoumise se trompe d’ennemis parce que sa stratégie ne concerne pas Marseille mais plutôt des calculs nationaux. Comment atteindre des objectifs pour la dignité, la solidarité, l’émancipation si vous saccagez tous les partenaires potentiels, si vous mettez la ville dans les bras du Rassemblement national ?

    Quelle voix voulez-vous porter ?

    K.Y. : Je viens porter la voix de l’unité, de la pluralité. Mais aussi pour défendre un projet qui me tient à cœur, que j’ai travaillé depuis deux ans : le premier conservatoire dans les quartiers nord de la ville de Marseille, qui se trouve dans notre plan Justice pour nos quartiers, autour du narcotrafic. Le RN explique que la réponse ne peut être que dans la répression, il oublie le côté social. Les jeunes happés par ce système ont été détachés d’une structure collective alors qu’ils peuvent avoir une sensibilité à l’art, à la musique. Il faut faire de la culture un levier d’émancipation.

  • À Marseille, la France insoumise présente ses huit têtes de secteur

    À Marseille, la France insoumise présente ses huit têtes de secteur

    Toujours sans QG de campagne, la France insoumise a officiellement présenté vendredi à la presse ses huit têtes de liste de secteur, au 3e étage de l’Artplexe sur la Canebière. Autour de Sébastien Delogu, candidat à la mairie, l’adjoint à la transition écologique (ex-EELV), Sébastien Barles, chef de file dans les 1-7, et un autre baroudeur de la politique locale, jamais élu, Mohammed Bensaada (13-14).

    à leurs côtés, des visages nouveaux. Alladine Abdallah Salim, tête de liste dans les 2-3, parle jeunesse et police de proximité. Léa Bijaoui, positionnée sur les 4-5 et Victoire Diethelm dans les 6-8, parlent justice environnementale et sociale, culture, logement… Candidate sur les 9-10, Myriam Megrahoui insiste sur les transports et la tranquillité publique, quand Radhouane Ouachani, qui mène la liste Marseille Fière et populaire dans les 11-12, revient sur la question des copropriétés dégradées.

    « Une équipe faite de gens qui vivent dans la ville, connaissent ses difficultés au quotidien et portent des engagements et des sujets que se posent les Marseillais », insiste Manuel Bompard, le député marseillais et coordinateur de la France insoumise, présent pour l’occasion.

    Député du secteur où Samia Ghali (DVG) se présente pour le Printemps marseillais, Sébastien Delogu sera n°2 sur la liste des 15 – 16, menée par Rabyata Boinaheri, « une mère de 39 ans qui élève seule ses quatre enfants » à la Granière où elle a grandi. « Nous nous laissons la place au peuple sur nos listes », justifie le député LFI des quartiers nord.

    Mobilisation

    « Nous ne sommes pas dans une guerre des gauches, nous sommes dans une bataille politique avec l’objectif d’appliquer un programme qui réponde aux besoins des habitants (…) On considère qu’il y a une municipalité qui sur un certain nombre de sujets n’a pas fait ce qu’elle aurait dû faire », reprend Manuel Bompard, interrogé sur la relation au reste de la gauche, partie unie sous la bannière du Printemps marseillais (PM).

    Et d’insister sur un adversaire : la droite et l’extrême droite. « Il faut une liste de la France insoumise parce qu’on ne battra pas l’extrême droite sans la mobilisation de secteurs très larges de la population marseillaise qui ne se mobiliseront pas en soutien à l’équipe municipale sortante », martèle le stratège LFI, persuadé que sa liste, créditée de 15% dans les derniers sondages, sera devant le Printemps Marseillais au 1er tour.

  • Boxe : Sindy Saïd salue « la symbiose » qui lui a permis d’être championne de France

    Boxe : Sindy Saïd salue « la symbiose » qui lui a permis d’être championne de France

    Sindy Saïd se souviendra toute sa vie de son voyage à La Rochelle.

    « Je savoure cette victoire. Et, avec un peu de recul, je sentais que cette année était la bonne pour aller chercher la ceinture » confie la Marseillaise. Dans la salle Gaston Neveur, où avaient lieu les finales des championnats de France, Sindy Saïd avait soif de revanche. « C’était la troisième fois que j’étais en finale. Et je voulais montrer que mon échec en demi-finale l’an dernier, était une injustice. »

    Face à son adversaire, elle a donc déroulé sa boxe. Mis en pratique le travail en amont avec ses entraîneurs. « Nous étions en symbiose, mes entraîneurs Wissem Chahbi, Farid Ahamada et moi. Et la conquête de la ceinture, c’est le fruit du travail d’une équipe. »

    Pour Sindy Saïd, revenir de La Rochelle avec le titre de championne de France, c’est aussi « un moment charnière. Je termine mon parcours en amateur avec une ceinture. C’est un bon tremplin pour débuter chez les pro », reconnaît-elle.

    La Marseillaise remercie le Boxing club, qui lui a permis de franchir un palier important. « J’ai pu me préparer dans des conditions optimales », insiste-t-elle. Quant à savoir quels sont ses prochains objectifs ? « Je dois encore prouver que j’ai le potentiel pour continuer en pro, où les exigences sont plus contraignantes, les entraînements plus durs. Je veux faire mes preuves et attirer l’attention sur la boxe marseillaise, qui est un vivier de champions et replacer Marseille sur la carte de France de la boxe. » Sindy Saïd qui a coché la date du gala du Boxing club pour effectuer ses grands débuts en professionnels.

  • L’OM, maître incontesté de la valse des entraîneurs

    L’OM, maître incontesté de la valse des entraîneurs

    Alors que l’OM attend de connaître le successeur de Roberto De Zerbi, combien d’entraîneurs se sont assis sur le banc olympien depuis Didier Deschamps ?

    L’actuel sélectionneur de l’équipe de France est le dernier à avoir conduit l’OM vers des titres. Durant son mandat, qui a duré trois ans de 2009 à 2012, le club a récolté un titre de champion de France, trois coupes de la Ligue et deux Trophées des Champions. Depuis, le club a disputé, et perdu, une finale de Coupe de France (2016), une finale de Ligue Europa (2018) et deux matches de Trophée des Champions (2020, 2025).

    Mais, au-delà de ces rendez-vous ratés pour enrichir l’armoire à trophée, ce sont les mouvements d’entraîneurs qui ont été le plus marquants. Après Didier Deschamps, le club a enregistré seize changements de stratège. Avec une mention spéciale pour Franck Passi.

    Ce dernier a assuré l’intérim à trois reprises. En juillet 2012, entre le départ de Didier Deschamps et l’arrivée d’Elie Baup. En août 2015, lorsque Marcelo Bielsa a claqué la porte au soir de la première journée du championnat, jusqu’à ce que Michel débarque. Celui qui a été surnommé « el local » a ensuite assuré un dernier intérim, lorsque Michel a été remercié, le 18 avril 2016.

    Il sera l’entraîneur de la passation de pouvoirs entre Margarita Louis-Dreyfus et Frank McCourt, lorsque le boss de Boston a acheté le club. Avant de céder sa place à Rudi Garcia, qui, à ce jour, détient le record de longévité sur le banc marseillais, du 21 octobre 2016 au 30 juin 2019.

    Entre Didier Deschamps et Rudi Garcia, hors interlude Franck Passi, quatre entraîneurs se sont succédé. Elie Baup, José Anigo, Michel et Marcelo Bielsa. Elie Baup étant celui qui est resté le plus longtemps, du 5 juillet 2012 au 6 décembre 2013.

    Instabilité chronique

    Après le semblant de stabilité de la période Rudi Garcia, l’OM est retombé dans ses travers. Jusqu’à l’arrivée de Roberto De Zerbi, le 29 juin 2024, ils ont été sept, comme les mercenaires du film de John Sturges.

    Celui qui est resté le plus longtemps est André Villas-Boas. Le Portugais a pris le relais de Rudi Garcia, lors de la saison 2019-2020 tronquée par la crise sanitaire du Covid-19. Il repart pour un second exercice en août 2020, malgré des tensions internes, mais jette l’éponge le 2 février 2021 pour viser la présidence du FC Porto.Son départ a amené un certain flottement, avec un intérim d’un mois de Nasser Larguet. Avant que Pablo Longoria n’aille chercher Jorge Sampaoli, dont la vision du jeu aura dérouté. L’Argentin estimant que, pour lui, « la meilleure équipe se compose d’un gardien et de dix numéros 6 ». Il se permettra même de critiquer Arek Milik, le soir où le Polonais inscrivait le doublé du succès contre Qarabag (3-1), en Conférence européenne. « Ce n’était pas à lui de marquer ce soir », avait clamé l’Argentin.

    Lui aussi partira avant la fin de son contrat. Remplacé dans l’urgence par Igor Tudor, le 2 juillet 2022, alors que l’entraînement venait tout juste de reprendre. À ce moment-là, le Croate avait été préféré à un certain… Roberto De Zerbi. Il va craquer au soir d’un match à Lille, alors qu’il reste deux journées de championnat et que l’OM est encore en course pour la Ligue des Champions, laissant comprendre qu’il ne serait plus entraîneur de l’OM à la reprise.

    La saison suivante, ils seront quatre à occuper le banc. Marcelino, Pancho Abardonado, Gennaro Gattuso et Jean Louis Gasset. Pancho Abardonado qui fera l’intérim contre Strasbourg, samedi.

    Frank McCourt arrive à Marseille

    Le départ de Roberto De Zerbi étant effectif, l’OM est de nouveau en quête d’un entraîneur.

    Mais le nom de son successeur n’est toujours pas officialisé. C’est pour étudier les candidatures et donner le feu vert pour le recrutement que Frank McCourt fait le voyage à Marseille. Il va rencontrer Pablo Longoria, ainsi que Medhi Benatia (dont la démission du poste de directeur du football a, semble-t-il, été refusée par la direction olympienne), afin d’aborder le sujet, mais aussi évoquer les perspectives sportives et financières du club. Notamment comment éponger les pertes d’une élimination prématurée en Ligue des Champions.

    Le boss de Boston assistera au match contre Strasbourg. Il aura ainsi l’occasion de prendre le pouls du Vélodrome, qui risque de gronder contre les Phocéens.

    Et aussi

    Haise vers Rennes

    Libre depuis son départ de Nice, fin décembre, Franck Haise va rejoindre Rennes.

    Les discussions entre les deux parties ont bien avancé, sur la base d’un contrat de 18 mois. C’est pour lui un retour aux sources, puisqu’après y avoir été joueur, il a été à la tête du centre de formation du club breton pendant six ans, de 2006 à 2012.

    Le quiproquo Balerdi

    Averti dimanche face au PSG, Leo Balerdi aurait dû être suspendu pour un match, car il s’agissait de son cinquième carton jaune de la saison. Mais l’Argentin ne figurait pas dans la liste des joueurs punis, publiée par la Commission de discipline de la LFP, mercredi soir.

    En cause : la commission fédérale, qui n’a toujours pas officialisé l’avertissement du capitaine olympien en Coupe de France contre Rennes.

    Letexier au sifflet

    Samedi, l’OM retrouve le championnat, avec la réception de Strasbourg au Vélodrome, à partir de 17 heures. La LFP a désigné François Letexier pour l’arbitrer.

    Tottenham vire Thomas Frank

    Après moins de huit mois de service, Thomas Frank quitte ses fonctions à Tottenham. L’entraîneur Danois a été remercié par les dirigeants du club du nord de Londres. Pour lui succéder, ils songent à… Roberto De Zerbi.

    Libre depuis son départ de Nice, fin décembre, Franck Haise va rejoindre Rennes.

    Les discussions entre les deux parties ont bien avancé, sur la base d’un contrat de 18 mois. C’est pour lui un retour aux sources, puisqu’après y avoir été joueur, il a été à la tête du centre de formation du club breton pendant six ans, de 2006 à 2012.

    Le quiproquo Balerdi

    Averti dimanche face au PSG, Leo Balerdi aurait dû être suspendu pour un match, car il s’agissait de son cinquième carton jaune de la saison. Mais l’Argentin ne figurait pas dans la liste des joueurs punis, publiée par la Commission de discipline de la LFP, mercredi soir.

    En cause : la commission fédérale, qui n’a toujours pas officialisé l’avertissement du capitaine olympien en Coupe de France contre Rennes.

    Letexier au sifflet

    Samedi, l’OM retrouve le championnat, avec la réception de Strasbourg au Vélodrome, à partir de 17 heures. La LFP a désigné François Letexier pour l’arbitrer.

    Tottenham vire Thomas Frank

    Après moins de huit mois de service, Thomas Frank quitte ses fonctions à Tottenham. L’entraîneur Danois a été remercié par les dirigeants du club du nord de Londres. Pour lui succéder, ils songent à… Roberto De Zerbi.

  • Babel music XP: les musiques du monde transitent par Marseille

    Babel music XP: les musiques du monde transitent par Marseille

    « Babel music XP s’est réinstallé durablement comme une évidence dans l’agenda professionnel international par sa dimension de hub méditerranéen, son format hybride et la position géostratégique de Marseille. Il n’y a aucun autre équivalent dans le paysage euroméditerranéen », affirme d’emblée Olivier Rey.

    Plus de 2 000 professionnels de l’industrie musicale provenant de 72 pays, qu’ils soient producteurs, directeurs de festivals, programmateurs, artistes ou autres diffuseurs sont attendus au cours de la 4e édition de ce marché, salon et festival des musiques actuelles du monde dont il est le directeur. Une mouture conçue à nouveau comme une « itinérance » dans la ville, de la Friche Belle de Mai à la Cité de la Musique, en passant par l’Alcazar, l’Espace Julien, le Makeda et la Plateforme, situé à la place de l’ancien Dock des Suds. Il faut dire que cet événement à « échelle humaine » et aux valeurs humanistes détonne dans « un contexte de globalisation aux effets positifs mais aussi pervers comme l’uniformisation de certaines programmations guidées par le seul profit », rappelle-t-il.

    Faire autrement

    « Mais une autre manière de faire est possible », embraye Olivier Rey. Face aux « replis identitaires, au regain des populismes et des impérialismes », dans « ces moments où tout tangue », situe-t-il, Babel Musix XP célèbre la différence avec un succès toujours plus croissant. Cette « manifestation d’intérêt général au service des acteurs de la filière musicale » rayonnera cette année avec notamment la venue cette année d’une « forte délégation d’Asie », parmi laquelle le plus grand marché du continent avec le Bangkok music city, et « les deux plus gros festivals de jazz d’Indonésie ».

    Avec une cinquantaine de rencontres professionnelles, mais aussi tables rondes, masterclass et autres ateliers, Babel music XP s’impose comme le carrefour des musiques mondiales, le temps de trois jours et trois nuits. Ne cessant de mettre en relation tous les acteurs locaux comme internationaux de l’écosystème musical, cet événement instaure également trois « focus » dédiés à l’Estonie, au Portugal et au pays valencian, au Cabaret aléatoire de la Friche Belle de Mai.

    Hors des « radars

    des algorithmes »

    Son caractère atypique tout autant que nécessaire pour les acteurs de l’industrie, Babel Music XP le matérialise également auprès du grand public à travers une série de « showcases ». 31 groupes issus de 27 pays irriguent ainsi trois soirées. « Le premier critère de sélection, c’est l’artistique et non pas une réflexion en termes de chiffres et de statistiques. Avec une attention portée à l’émergence », campe le coordinateur artistique Frédéric André. Un « instantané de la création mondiale » représentant aussi bien les régions françaises, comme l’illustreront les chansons occitanes du duo Cocanha, ou le groupe de post-folk breton, Ducasse, jusqu’à des continents comme l’Asie ou l’Amérique du Sud.

    Au menu notamment, le trio de percussionnistes coréennes Groove&, la pop tropicale du Colombien Sonoras Mil, ou encore le son mongol de Tengerton. « On montre des artistes passés sous les radars des algorithmes des différentes plateformes », se réjouit Frédéric André à propos de cette affiche composée tout de même d’artistes en lien avec le bassin méditerranéen pour 45% : de « la nouvelle voix intense des traditions populaires italiennes » Lavinia Mancusi au pianiste et compositeur palestinien Isam Elias.

  • Alerte sur une « catastrophique » baisse de financement de la formation à la Région

    Alerte sur une « catastrophique » baisse de financement de la formation à la Région

    Ce vendredi matin, seules deux délibérations sont inscrites dans l’ordre du jour minimaliste du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur. En pleine campagne des municipales, l’institution doit en effet débattre de ses orientations budgétaires pour l’année. Un débat qui avait été repoussé l’année précédente faute de budget adopté au Parlement. Passé au forceps du 49.3, celui-ci tombe avec de nouvelles coupes budgétaires pour la Région.

    « Nous étions, l’année passée, avec un M. Barnier qui nous avait fait une saignée pour nos territoires, nous sommes partis avec la même musique avec M. Bayrou », déplore le président (Ren.) de la collectivité, Renaud Muselier. Les mesures du projet de loi finances se traduisent ainsi par un manque de recettes de 51,5 millions hors investissement pour la Région. « On garde notre ligne de conduite, celle de la Cop d’avance : réindustrialisation, décarbonation, innovation et opérations d’intérêt régional », notamment pour l’industrie militaire, promet son président, qui souligne les investissements pour les Jeux d’hiver 2030, pour le rail. En coupant dans les « doublons ».

    Désengagement de l’État

    Face à cette situation, le Comité économique, social et environnemental régional (Ceser) pointe, dans un avis publié jeudi, « une dégradation prévisible de certains indicateurs financiers ». La dette de la Région va passer de 3 milliards d’euros fin 2024 à 3,5 milliards en 2026, loin cependant de la cote d’alerte.

    « Les trois derniers exercices budgétaires ont été marqués par des baisses conséquentes du budget consacré à la formation professionnelle, qui ont eu pour conséquence la disparition d’un certain nombre d’organismes », déplore surtout l’institution consultative. Et d’alerter : « Une nouvelle baisse serait catastrophique pour les publics comme pour les entreprises. » Cela vaut en particulier pour les professions du sanitaire et du social. « L’absence de visibilité sur le maintien des engagements de l’État au titre du Ségur implique nécessairement un ajustement de la carte des formations, après plusieurs années de hausse très significative », explique le rapport d’orientations budgétaires. Après une coupe de 4,3 millions d’euros en 2025, la dotation devrait encore reculer de 3,1 millions d’euros. « On a fixé un plan avec l’État, et l’État se désengage ! » déplore Renaud Muselier. Pendant que les besoins, sur le territoire, restent de plus en plus criants.

  • La Plateforme en démo culture au Dock des Suds

    La Plateforme en démo culture au Dock des Suds

    La Grande Démo, dès le 10 avril, est cette journée portes ouvertes avec conférences, ateliers pratiques, lab immersif et live coding pour décoder et questionner les usages numériques. Mais aussi, des rencontres cinéma, un forum de la cybersécurité et un festival de l’IA.

    Le dock des Suds désaffecté avait trouvé une vocation culturelle populaire et viré à la Fiesta, dès 1992, entre les mains de Latinissimo. Pour l’essentiel, la grande entrée et son lustre à pampilles, la salle des sucres ou le cabaret sont restés dans leur jus. Une partie du grand hangar a été en partie aménagée avec des conteneurs pour des salles de classe et des open spaces pour l’école. Mais « que faire de ce truc en plus ? », avoue s’être interrogé Cyril Zimmerman, quand Euromed lui a proposé d’investir le site en attendant la fin de la construction de La Plateforme dans les friches de Cazemajou. La réponse se situe entre la continuité du site et son avenir dédié au numérique pour cet entrepreneur du top 20, cofondateur de La Plateforme : « On propose plus qu’une école, une expérience. »

    Alignement des étoiles

    Responsable de La Plateforme-events, Bertrand Brême avait déjà commencé à « faire revivre » le site en musique en accueillant le Grand Bazar du Turkistan ou Phocéa Rock. Les partenariats continuent. Et évoluent en mixant les genres. Les 27 et 28 mars, place au 7e art avec Marseille fait son cinéma, des rencontres en tables rondes, ateliers initiatiques, panorama de la filière audiovisuelle, diffusion de courts-métrages, avec entre autres invités, le réalisateur Robert Guédiguian. « Une édition zéro pour se réjouir d’un alignement des planètes sur le secteur marseillais comme on n’en avait pas vu depuis longtemps », se félicite William Benedetto. Le directeur de l’Alhambra prendra toute sa place arts et essais aux côtés de la cinémathèque française dans le projet de campus.

    Deux forums et festival également au menu des réjouissances. Le 11 juin la deuxième édition du forum Méditerranéen de la cybersécurité pour faire dialoguer acteurs publics, chercheurs et étudiants autour d’enjeux dans un contexte de tensions numériques croissantes. À l’automne, la troisième édition du Forum méditerranéen de l’IA s’inscrit dans la volonté de La Plateforme de « faire du numérique un sujet de compréhension collective et de débat public ». L’IA aura aussi son festival dédié, MarseAI, les 19 et 20 juin avec l’image au cœur des découvertes en projection de films générés par l’IA et une clôture festive.

    Après deux années de préfiguration du futur campus, quelle vocation pour le Dock des Suds ? Euroméditerranée reste maître à bord.