Tag: Marseille

  • La biodiversité marine au cœur de l’intérêt des jeunes

    La biodiversité marine au cœur de l’intérêt des jeunes

    Le vent marin porte leur message. « Je ne pensais pas que la mer avait autant de choses en elle, et qu’une seule chose pouvait bouleverser tout un écosystème », se rappelle Deva, ancienne élève à l’école primaire de Bonneveine. Depuis 2017, la jeunesse s’est emparée d’un bout de littoral : l’Aire marine éducative (AME) du Bain des Dames. Durant l’année scolaire 2022-2023, cette ancienne classe de CM1 a réalisé des pancartes sur la biodiversité marine du littoral pour inciter à sa préservation. Cette année, après avoir parcouru son chemin, les pancartes informatives et préventives ont trouvé leur place, face à la mer. Ce mercredi, dans l’excitation du moment, les élèves étaient « tous réunis pour présenter le projet » s’exclame une des leurs, « fière que leur travail soit exposé dans Marseille ».

    « Marseille, c’est la capitale de la mer vivante. Quand je dis “vivant”, je pense à la jeunesse qui s’approprie et s’identifie à la mer et de ce qu’elle apporte à Marseille », développe Hervé Menchon, adjoint au maire, en charge du littoral. Il y a bientôt quatre ans, ce projet écocitoyen a impliqué tous les élèves de CM1 sous la responsabilité de la professeure Françoise Budroni. Elle décrit ce projet comme démocratique « parce que toutes les décisions sont prises au conseil des enfants, par le vote. Ce sont les enfants qui décident ! ».

    Une année de découverte

    Journée d’observation au Bain des Dames, tour de bateau et plongée avec tuba, visite à Sormiou… Les sorties mensuelles de la classe, organisées avec des agents de la faune et la flore, ont apporté les connaissances à ces jeunes pour construire les pancartes informatives. Grâce à ce « vécu commun », les élèves ont pu rédiger en petit groupe le compte rendu de leur trouvaille. Une activité éducative, la professeure atteste : « Entre eux, ils arrivaient à se faire progresser. Quand un élève publiait sur l’ENT, les autres allaient lire et revenaient pour le féliciter. C’était très motivant et pédagogique. » En est venu la réalisation des maquettes. Poissons, oiseaux, algues et plantes marines, les élèves ont dessiné l’environnement marin de ces plaquettes. Avec l’aide de Françoise, enseignante en Art appliquée rencontrée sur cette même plage, ces jeunes ont pu travailler « différentes techniques : de papiers, de pastel, de gouache », énumère la plasticienne.

    Le projet d’AME évoque des souvenirs riches pour la classe, et un intérêt toujours réel, comme pour Lou : « Aujourd’hui, quand je vois des articles sur la vie marine, ça m’intéresse encore. On a passé une année à travailler sur ça, ça m’a beaucoup marqué. »

    Le projet s’achève ici pour ces jeunes et commence pour d’autres. « Quand je suis partie à la retraite, le projet est passé dans une autre école », se remémore Françoise Budroni, ajoutant « le fait qu’il soit maintenant repris par la Pointe Rouge, c’est très bien. L’aire marine continue d’exister ». À Marseille, huis établissements scolaires participent à un projet lié à une AME, de quoi « créer un sentiment d’appartenance à la ville » évoque Hervé Menchon, à travers « un dénominateur commun, la mer ».

  • Euromed dévoile ses priorités et mise sur l’échange

    Euromed dévoile ses priorités et mise sur l’échange

    Isabelle Campagnola-Savon n’a pas caché son envie de donner un nouveau souffle à Euromed 2 « Je vois que de nombreuses personnes ne connaissent pas le projet. » Un fait étonnant pour le 3e quartier d’affaires français. La présidente a dévoilé son plan en trois axes majeurs : la création d’une foncière (structure qui possède, gère et loue des biens immobiliers), la rencontre avec des acteurs économiques et les habitants, ainsi que la poursuite d’un « Euromed vert ».

    « Lutter contre le réchauffement climatique »

    L’avenir est clair pour la présidente : « On a stabilisé notre capacité financière, politique et stratégique pour les 15 prochaines années, puisqu’on a voté et signé, en début d’année, notre nouveau protocole financier jusqu’en 2040. » La création d’une « foncière » aurait pour but de stabiliser les loyers et de sécuriser les projets. Un moyen pour Euromed d’incarner le rôle de constructeur et celui de gestionnaire de la vie urbaine. L’objectif est de « passer de la logique de projet à celle d’une ville vivante et durable », confie la présidente.

    Isabelle Campagnola-Savon compte organiser une rencontre avec les acteurs économiques et les habitants, une « agora » pour mobiliser autour du projet : « On veut que ce quartier soit pour les Marseillais. »

    Aurélie Cousi, directrice générale, explique que le plan d’affaires a pour objectif d’accueillir « des restaurants, des commerces de bouche et des commerces issus de l’économie sociale et solidaire ». Dans une volonté continue de favoriser un « Euromed vert » et de « lutter contre le réchauffement climatique », l’établissement public indique avoir planté 400 arbres en 2025 et poursuivre la construction de pistes cyclables. La présidente insiste sur l’emploi de matériaux bas carbone et a rappelé une nouvelle fois le projet du parc des Aygalades, ainsi que l’ajout de 2 hectares supplémentaires au parc Bougainville, pour 2027.

  • Les voix de la Belle de Mai veulent être entendues

    Les voix de la Belle de Mai veulent être entendues

    Profiter des élections municipales pour dire « entendez-nous ». C’est le sens de la conférence de presse organisée au LaboFriche de la Friche Belle de Mai, mercredi, par des habitants, usagers et associations du 3e arrondissement. Parmi eux, Fairville, L’appel de mai, la Comac, le collectif On le fait pour nous et treize autres organisations réunies dans le Collectif d’accès aux droits du 3e.

    Ce quartier souvent dépeint comme le plus pauvre d’Europe, « avec ses vulnérabilités multidimensionnelles, a besoin d’une approche multisectorielle », explique Alima El Bajnouni, membre d’Un centre-ville pour tous et responsable de l’association Appuii, avant d’énumérer les problématiques relevées.

    Les deux principales (accès aux droits – services publics et Conditions de logement) ont été mises en avant dans une enquête réalisée par Action contre la faim, comme le rappelle Kheira, du collectif On le fait pour nous. Au total six thématiques sont ciblées avec des cas très concrets.

    « Discrimination »

    La question de l’espace public dans sa dimension propreté, voirie, accessibilité ou sécurité, et celle des transports concernent la Métropole, et sont les plus discutées. Douja n’hésite pas à parler de « discrimination » en pointant « les bus 31, 32, 33, 34 toujours remplis », « l’arrêt St-Mauront du 82 » suspendu en raison d’un point de deal, la nécessité de prolonger les horaires des lignes 56 et 49 après 19h30, ou l’absence d’abribus…

    Au fond de la salle, Faiza prend la parole pour défendre les élèves de l’école Vaillant envoyés dans le 14e, « de l’autre côté de Plombières », sans solution de transport. Le tram qui doit traverser la Belle de Mai est aussi l’objet de vives inquiétudes, les représentants du collectif Qu’est-ce qui s’tram ?, pointant le manque de transparence du projet. État des écoles Cadenat et Révolution, éclairage public, accès aux stages, baisse des financements aux associations, espaces verts et relogement animent la discussion.

    Présent dans la salle, Abdallah Salim Alladine, le candidat de la France insoumise sur le secteur, abonde lorsqu’il est question du manque de transparence dans les attributions de logements sociaux, ciblant le bailleur social de la municipalité… Le Printemps marseillais, justement, a déjà répondu au courrier adressé par le collectif. « Pour une fois », tacle Kheira. « Ce courrier a été envoyé à tous. Qui que ce soit qui est élu, nous veillerons à ce que les engagements soient tenus », conclut Alima.

  • Le Printemps marseillais mise sur le périscolaire

    Le Printemps marseillais mise sur le périscolaire

    Au milieu des agrès de la rue des enfants de l’école Friedland ce mercredi, dans le 6e arrondissement de Marseille, c’est en commençant par un regard dans le rétroviseur que l’actuel adjoint (G.s) à l’éducation, Pierre Huguet, démarre la présentation du programme du Printemps marseillais pour les écoliers. « En 2020, nous avons fait de l’école la priorité », souligne le président du groupe Printemps marseillais, rappelant la Une de Libération, le 2 février 2016, qui désignait les établissements de la ville comme « la honte de la République ». Six ans plus tard, il se félicite des travaux réalisés dans toutes les écoles, des moyens redonnés pour le service public de l’éducation. « Bien sûr, nous n’avons pas tout fait, mais qui pensait qu’en six ans, nous allions rattraper vingt-cinq ans de retard ? » concède-t-il.

    Petits-déjeuners gratuits

    Alors, l’adjoint tête de liste pour le Printemps marseillais dans les 9e et 10e arrondissements promet : « Nous allons continuer le travail réalisé et élargir encore notre action. » à commencer par une heure d’accueil gratuite, entre 16h30 et 17h30, pour que les enfants puissent faire leurs devoirs à l’école. « Ce que j’ai pu constater, c’est que les principales ruptures d’égalité se font en dehors du temps scolaire », appuie Pierre Huguet. Dans la même veine, le nombre de places d’accueil en centre aéré, le mercredi et pendant les vacances, doit passer de 6 000 aujourd’hui à 12 000, afin de proposer au plus grand nombre des activités culturelles et sportives. « Cela permet de répondre aux besoins des familles et de corriger les inégalités », souligne l’élu, qui confie en aparté l’ambition de restructurer la filière de l’animation pour lutter contre la précarité dans ce secteur. Des mesures qui ne sont pour l’instant pas chiffrées. « Une fois qu’on a la volonté, on peut trouver des moyens », assure-t-il.

    Pour réduire cette fracture sociale, le Printemps marseillais compte aussi sur des kits scolaires à la valeur doublée, veut proposer des petits-déjeuners gratuits pour toutes les élèves des quartiers prioritaires, étendre la cantine gratuite à 15 000 enfants (contre 10 000 aujourd’hui). à ses côtés, l’auteur Rachid Zerrouki, connu sous le pseudo Rachid l’Instit’, opine. « L’alimentation, la cantine ont un poids très concret sur la santé de nos élèves, ce qui fait qu’ils arrivent le matin en étant apte à apprendre », souligne le professeur coordinateur d’un micro-collège pour décrocheurs, venu soutenir le Printemps marseillais. Sans être candidat, précise-t-il.

    La transformation des cantines justement doit se poursuivre avec la construction de cantines de proximité. Leur nombre n’est pas encore défini. « La première, on l’a annoncée à Saint-Antoine-de-Palanque, et nous travaillons sur un second site à Château-Gombert, commente l’adjoint. C’est un plan qui va prendre dix à douze ans, il faut mobiliser du foncier. »

    La rénovation des écoles doit se poursuivre, à son rythme de croisière désormais atteint. Malgré l’ombre au tableau, le signalement au parquet réalisé par l’ancien préfet de région. « ça ne doit pas venir brouiller le signal positif envoyé sur les écoles, défend Pierre Huguet. Aujourd’hui, on a une enquête, on verra les conclusions. Mais cela n’enlève en aucune matière les engagements qui ont été pris. »

  • Le Printemps marseillais mise sur le périscolaire

    Le Printemps marseillais mise sur le périscolaire

    Au milieu des agrès de la rue des enfants de l’école Friedland ce mercredi, dans le 6e arrondissement de Marseille, c’est en commençant par un regard dans le rétroviseur que l’actuel adjoint (G.s) à l’éducation, Pierre Huguet, démarre la présentation du programme du Printemps marseillais pour les écoliers. « En 2020, nous avons fait de l’école la priorité », souligne le président du groupe Printemps marseillais, rappelant la Une de Libération, le 2 février 2016, qui désignait les établissements de la ville comme « la honte de la République ». Six ans plus tard, il se félicite des travaux réalisés dans toutes les écoles, des moyens redonnés pour le service public de l’éducation. « Bien sûr, nous n’avons pas tout fait, mais qui pensait qu’en six ans, nous allions rattraper vingt-cinq ans de retard ? » concède-t-il.

    Petits-déjeuners gratuits

    Alors, l’adjoint tête de liste pour le Printemps marseillais dans les 9e et 10e arrondissements promet : « Nous allons continuer le travail réalisé et élargir encore notre action. » à commencer par une heure d’accueil gratuite, entre 16h30 et 17h30, pour que les enfants puissent faire leurs devoirs à l’école. « Ce que j’ai pu constater, c’est que les principales ruptures d’égalité se font en dehors du temps scolaire », appuie Pierre Huguet. Dans la même veine, le nombre de places d’accueil en centre aéré, le mercredi et pendant les vacances, doit passer de 6 000 aujourd’hui à 12 000, afin de proposer au plus grand nombre des activités culturelles et sportives. « Cela permet de répondre aux besoins des familles et de corriger les inégalités », souligne l’élu, qui confie en aparté l’ambition de restructurer la filière de l’animation pour lutter contre la précarité dans ce secteur. Des mesures qui ne sont pour l’instant pas chiffrées. « Une fois qu’on a la volonté, on peut trouver des moyens », assure-t-il.

    Pour réduire cette fracture sociale, le Printemps marseillais compte aussi sur des kits scolaires à la valeur doublée, veut proposer des petits-déjeuners gratuits pour toutes les élèves des quartiers prioritaires, étendre la cantine gratuite à 15 000 enfants (contre 10 000 aujourd’hui). à ses côtés, l’auteur Rachid Zerrouki, connu sous le pseudo Rachid l’Instit’, opine. « L’alimentation, la cantine ont un poids très concret sur la santé de nos élèves, ce qui fait qu’ils arrivent le matin en étant apte à apprendre », souligne le professeur coordinateur d’un micro-collège pour décrocheurs, venu soutenir le Printemps marseillais. Sans être candidat, précise-t-il.

    La transformation des cantines justement doit se poursuivre avec la construction de cantines de proximité. Leur nombre n’est pas encore défini. « La première, on l’a annoncée à Saint-Antoine-de-Palanque, et nous travaillons sur un second site à Château-Gombert, commente l’adjoint. C’est un plan qui va prendre dix à douze ans, il faut mobiliser du foncier. »

    La rénovation des écoles doit se poursuivre, à son rythme de croisière désormais atteint. Malgré l’ombre au tableau, le signalement au parquet réalisé par l’ancien préfet de région. « ça ne doit pas venir brouiller le signal positif envoyé sur les écoles, défend Pierre Huguet. Aujourd’hui, on a une enquête, on verra les conclusions. Mais cela n’enlève en aucune matière les engagements qui ont été pris. »

  • Les vies avant les profits

    Les vies avant les profits

    C’est une bataille qui a fait beaucoup trop de morts. La lutte pour la reconnaissance des maladies professionnelles causées par l’exposition à l’amiante et à d’autres substances toxiques progresse. D’importantes victoires ont été remportées dans notre région sur ce sujet, grâce à la mobilisation collective et à l’opiniâtreté de travailleurs qui ont été confrontés à ces fléaux et qui ont fait admettre le « préjudice d’anxiété ».

    Cette notion, reconnue par la justice depuis une quinzaine d’années, permet de dédommager des travailleurs qui ont été exposés à des matières nocives et qui vivent dans l’angoisse de développer une maladie grave comme nombre de leurs collègues disparus.

    Démarche collective

    C’est le sens de la démarche collective menée par 180 travailleurs de la pétrochimie. Dans une France où les Comités d’hygiène, de sécurité et conditions de travail (CHSCT) ont été supprimés pour complaire au patronat, cette action a le mérite de remettre au cœur de l’actualité la santé au travail.

    Alors que l’industrie doit profondément changer pour répondre à l’exigence de décarbonation, elle pose aussi une série de questions de fond : produire pour quoi, pour qui, dans quelles conditions ?

    La protection des travailleurs ne peut s’entendre qu’à l’échelle globale. Elle percute le dogme libéral du moins-disant social et environnemental.

    Oui, les vies doivent être placées avant les profits. C’est une bataille qui ne peut se mener que sur le terrain judiciaire.

    C’est une prise de conscience profonde de la nécessité de changer de mode de production.

  • Le pilonnage des points de deal se poursuit à Marseille

    Le pilonnage des points de deal se poursuit à Marseille

    Les narcotrafiquants ne tiendront pas les cités marseillaises. » Le message envoyé par le préfet de département, Jacques Witkowski, et la préfète de police déléguée, Corinne Simon, se veut limpide. Après une première frappe anti-narco simultanée le 9 décembre, une nouvelle opération de pilonnage a été organisée, ce mardi 11 février, sur dix points de deal de la ville.

    Pas moins de 250 policiers locaux et 10 compagnies républicaines de sécurité octroyées par le ministre de l’Intérieur, soit plus de 1 000 policiers au total, ont été mobilisés. Leur mission : surveiller, donner l’assaut, occuper le terrain, interpeller les trafiquants et verbaliser les consommateurs.

    Ce dispositif a permis d’interpeller 76 personnes, indique la préfecture dans son bilan, ce mercredi 11 février. Et 95 autres ont fait l’objet d’une amende forfaitaire délictuelle (AFD) pour consommation de stupéfiants. À noter que cette verbalisation, d’un montant de 200 euros, a été présentée par le président de la République comme une des solutions de lutte contre le narcotrafic. Il souhaite d’ailleurs la porter à 500 euros, alors même que la Défenseure des droits avait constaté dès 2023 que l’AFD portait atteinte aux droits de la défense et à l’accès à un juge.

    Des saisies ont également été réalisées : près de 56 000 euros, dont une partie en lien avec une affaire judiciaire, 31 kg de cannabis, 1,4 kg de cocaïne, une arme de poing, quatre armes blanches et trois véhicules. Dans une cité, la présence des CRS a également permis d’interpeller l’auteur d’un coup de couteau, précise-t-elle. Préfet de département et préfète de police déléguée se sont par ailleurs rendus, mardi, dans deux des dix cités ciblées, Kallisté (15e) et La Castellane (15e).

    Un outil supplémentaire

    « Renouvelées régulièrement, ces opérations sont un outil supplémentaire au travail quotidien réalisé par les effectifs locaux », estiment-ils. Cette stratégie de pilonnage ayant été mise en place par la préfecture de police des Bouches-du-Rhône d’alors, en janvier 2021. La lutte contre le narcotrafic se déploie « à tous les étages » rappellent-ils avec, outre ce genre d’opération, le travail de voie publique, le judiciaire et l’application de la loi narcotrafic.

    Pour mémoire, la précédente opération, qui avait engagé le 9 décembre quelque 1 500 agents, tous services de police confondus, sur quinze points de deal, avait permis de saisir 7 kg de résine de cannabis pour 114 personnes interpellées et 82 garde à vue, de dresser 61 AFD pour consommation de stupéfiants et de prononcer 33 interdictions administratives de paraître. Lors de contrôle dans les commerces, 118 kg de tabac de contrebande avaient été découverts, une arme de poing neutralisée et 10 infractions relevées.

    « Partout où les trafiquants tentent de s’approprier le territoire, ils trouveront une farouche et indéfectible présence de l’État », a prévenu le préfet. Lors d’un bilan des actions de l’État pour l’année 2025, le 4 février, aux côtés du procureur, de responsables de la police, de la gendarmerie et de la douane, il avait tenu à afficher un front commun face au narcotrafic, se félicitant d’avoir obtenu des résultats en jouant collectif, chacun faisant jouer ses compétences. Il rappelait que le nombre de personnes interpellées, à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône, avait augmenté par rapport à l’an dernier, respectivement de 14,2% et 11%, les points de deal avaient eux diminué de moitié : de 181 en 2021 à 89 à Marseille, et de 222 à 114 dans le département.

    Au-delà de ce vaste volet répressif, la préfète de police déléguée a également lancé, vendredi, des assises de la prévention pour éviter que les jeunes ne tombent dans les réseaux.

  • L’OM et Roberto De Zerbi, la fin d’une idylle

    L’OM et Roberto De Zerbi, la fin d’une idylle

    Roberto De Zerbi ne sera pas le Diego Simeone de l’OM.

    Deux semaines après avoir déclaré, dans les pages du Telegraph, qu’il souhaitait ancrer la mission de l’Italien dans la durée sur le banc de l’OM, sur le modèle de Diego Simeone à l’Atlético de Madrid, Pablo Longoria s’est dédit. En signifiant la fin de sa mission à l’ancien entraîneur de Brighton, le président marseillais alimente l’idée d’un club instable. Incapable de gérer une crise.

    Celle déclenchée par l’humiliation au Parc des Princes, dimanche dernier, aura été celle de trop. La défaite historique concédée face au PSG (5-0) a donc scellé l’histoire d’amour entre le gamin des rues de Brescia et un club qui continue de vivre sur son glorieux passé. Et perd au fil des ans les dorures de son blason.

    L’OM demeure bien un club unique en son genre. Mais en cultivant le passé, il en oublie que, depuis 1993, le football a changé. Et avec lui la recette pour rester un grand d’Europe. Tel ces généraux romains portés en triomphe au Capitole et qui finissaient au pied de la roche Tarpéïenne pour avoir abusé de leurs privilèges.

    à son arrivée, Roberto De Zerbi était vu comme celui qui devait ramener une certaine stabilité. « Je signe comme si j’allais rester dix ans. L’idée est de remettre Marseille à sa place et lutter pour le titre », confiait-il, lors de sa première prise de parole officielle, le 9 juillet 2024.

    Si les premières semaines furent idylliques, la première sortie de route, contre Auxerre au Vélodrome le 8 novembre, a valu une mise au point de sa part. L’OM venait d’être puni (1-3) au Vélodrome. Et l’entraîneur de dire, « si le problème, c’est moi, je suis prêt à partir. Rompre mon contrat et partir sans argent ! »

    Il parviendra à sortir indemne de sa première tempête. Après une retraite à Mallemort et une série de bons résultats. Jusqu’à ce qu’une autre rouste, à Reims, n’entraîne de nouveaux propos forts, alors que ses joueurs avaient boycotté l’entraînement. « Je passe pour un criminel, un délinquant. Mais je ne suis pas ça », lâchait-il. Avant de poser la question : « Pourquoi un entraîneur ne dure pas plus de deux ans à Marseille ? »

    Retraite romaine

    Dans la foulée, une seconde retraite, cette fois dans la banlieue de Rome, lui permettait de remobiliser ses hoplites. à la clé, une fin de saison qui, si elle ne permettait pas à l’OM d’aller chercher le PSG, le voyait terminer deuxième. Avec un billet pour la phase de poule de la Ligue des Champions.

    Les clignotants étaient au vert à l’orée de la nouvelle saison. Après une victoire de prestige contre Aston Villa au Vélodrome (3-1), les Olympiens étaient prêts à chasser le titre. Mais, dès la sortie à Rennes
    (1ère journée), la crise est revenue. Une bagarre entre Jonathan Rowe et Adrien Rabiot dans le vestiaire entraînait le départ des deux hommes et un affolement de dernière minute dans le mercato d’été.

    L’OM a pourtant retrouvé un équilibre et entretenu l’illusion d’être un candidat crédible à la succession du PSG, grâce au succès du Vélodrome contre les Parisiens (1-0) et un Trophée de Champions qu’ils ont failli ramener du Koweït. Jusqu’aux deux dernières journées de la Ligue des Champions, où Roberto De Zerbi va toucher du doigt les limites de ses plans de jeu.

    En concédant deux défaites 3-0 contre Liverpool et Bruges, l’OM a été renvoyé à ses chères études. Entre les deux matches, et une victoire face à Lens au Vélodrome, Roberto De Zerbi martelait : « Je suis lié à Marseille. C’est un endroit spécial où beaucoup peuvent critiquer, se sentir le patron. Mon seul patron, c’est Frank McCourt. »

    Après l’improbable élimination de Bruges, il était encore optimiste. « J’étais l’entraîneur de Marseille et je le reste. Je pense encore rester cinq ou six ans parce que j’aime ça. Les joueurs me suivent », disait-il, alors que la rumeur de sa démission courrait. Avant de « demander pardon aux supporters », après la déroute au Parc des Princes, dimanche.

    Il ne pourra pas se racheter une nouvelle fois. Il quitte ses fonctions au petit matin d’un triste mercredi, tel un condamné à la peine capitale. Son adjoint Pancho Abardonado, épaulé par Romain Ferrier, entraîneur de la Pro 2, va relever le gant. Ce départ peut-il en amener d’autres ? En disant « dans pas longtemps, vous verrez qu’il y aura d’autres personnes à notre place », au soir du Trophée des Champions, Medhi Benatia a suscité les doutes.

    « Si le problème, c’est moi, je suis prêt à partir, rompre mon contrat
    et partir sans argent ! »

  • OM : Un duo Abardonado – Ferrier pour assurer l’intérim

    OM : Un duo Abardonado – Ferrier pour assurer l’intérim

    Le divorce avec Roberto De Zerbi étant effectif, il reste malgré tout un match à préparer. Samedi, l’OM accueille Strasbourg. Avec un retour au Vélodrome qui sera celui de tous les dangers pour les Phocéens, qui passeront au révélateur des supporters.

    Si le nom du successeur du natif de Brescia n’est pas encore officiel, il faut bien des entraîneurs pour encadrer les joueurs et organiser les entraînements. Comme en septembre 2023, après le départ précipité de Marcelino, Pancho Abardonado va assurer l’intérim. Il sera secondé par Romain Ferrier, l’entraîneur de la Pro 2 olympienne.

    Lors de son premier intérim, Pancho Abardonado avait dirigé le match de Ligue Europa face à l’Ajax. L’OM avait ramené le nul (3-3) de son voyage à Amsterdam, le 21 septembre 2023. Trois jours plus tard, il était à la tête de l’équipe balayée par le PSG (4-0). Avant de céder sa place à Gennaro Gattuso.

  • Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’OM

    Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’OM

    Même si plus rien ne nous étonne avec l’Olympique de Marseille, on s’attendait au moins à ce que Roberto De Zerbi aille jusqu’au bout de sa deuxième saison. Mais la cruelle élimination en Ligue des Champions, additionnée à la fessée subie dimanche sur la pelouse du Paris Saint-Germain aura finalement eu raison de lui.

    L’entraîneur italien de 46 ans, qui avait rejoint le club phocéen à l’été 2024, n’est désormais plus à la tête de la formation olympienne. Après de nombreux échanges en interne, son départ a été acté dans la nuit de mardi à mercredi au travers d’un communiqué, où l’OM a annoncé « la fin de leur collaboration d’un commun accord ». Pour le moment, aucune précision n’a encore été donnée sur le futur occupant du banc olympien.