Tag: Marseille

  • La majorité régionale fête dix années au pouvoir

    La majorité régionale fête dix années au pouvoir

    Le film promotionnel projeté devant la presse, ce mercredi midi, a beau ne pas être totalement fini, assure le président (Ren.) de la Région Sud, Renaud Muselier, la majorité régionale de droite et du centre est bien prête pour fêter ses dix ans à la tête de la collectivité. « On s’est dit à l’époque : ça va changer, ça a quand même bien changé », célèbre le président qui a inscrit ce bilan en tête de l’ordre du jour de la séance plénière ce jeudi.

    « Nous ne sommes plus le tiroir caisse des autres collectivités et de l’État », vante-t-il, en assurant avoir « restauré la justice territoriale ». Et d’énumérer les actions menées d’abord sous Christian Estrosi, puis sous son égide, avec le « premier budget vert d’Europe » qui certifie un impact au moins neutre pour chaque dépense, le développement du tourisme, le « meilleur contrat de plan État -Région de l’histoire », les milliards obtenus de l’Union européenne, les subventions pour les équipements de police municipale, les investissements dans les transports. « Nous avons doublé les lignes de train sur les réseaux ouverts à la concurrence », pointe-t-il. Et de célébrer les dernières victoires obtenues : 90 millions de subventions supplémentaires de l’Europe sur la Ligne nouvelle Provence – Côte d’Azur, la validation de l’État sur le pipeline d’hydrogène Barmar. Avec bien sûr le regard rivé sur les Jeux d’hiver des Alpes françaises en 2030. « On m’accuse d’être macroniste, finalement, sur les arbitrages, c’est pas mal », rit-il en visant son opposition RN.

    C’est l’occasion pour lui de défendre « un modèle politique qui gagne, autour du rassemblement et de l’addition ». Sans s’attarder sur le barrage républicain qui a empêché la Région de basculer à l’extrême droite.

  • Le plan Horus déployé pour apaiser les zones commerçantes

    Le plan Horus déployé pour apaiser les zones commerçantes

    Dissuader et rassurer. C’est l’objectif affiché par le dispositif Horus, mis en place par la Ville de Marseille. L’opération, lancée le 17 novembre, doit durer jusqu’au 4 janvier. « Ce sont plus de 100 agents qui, chaque semaine, vont sillonner au nord, au centre, au sud, à l’est, les zones commerciales, les grands centres, mais aussi les petits commerces, les rues piétonnes, pour assurer une présence préventive, dissuasive, sécurisante à l’approche des fêtes », explique Céline Lefléfian.

    Pour cette présentation, en bas de la Canebière, à l’entrée du marché de Noël, la directrice de la police municipale (PM) est entourée des brigades canine, VTT, moto, scooter et du bataillon des marins-pompiers. La brigade équestre de la PM viendra en renfort le week-end sur les sites festifs, place Bargemon et autour du Vieux Port, et la brigade maritime s’amarrera Quai des Belges, à deux pas de l’Ombrière.

    Depuis son lancement, plus de 1 000 prises de contact ont été réalisées avec les commerçants, et 90 procès verbaux ont été dressés à l’occasion de quelques 200 passages dans les centres commerciaux. « C’est une première. Tous les centres commerciaux de la ville sont concernés », note Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille. « A Saint-Loup, au Merlan, à Grand Littoral, aux Terrasses du port, aux galeries du Prado, partout où ils vont faire leurs courses, les Marseillais veulent se sentir dans les meilleures conditions ».

    « Logique à long terme »

    « C’est rassurant, même si on a une porte sécurisée, ils arrivent toujours à passer », explique une commerçante de la rue de Rome qui a profité du dispositif la semaine passée, lorsqu’un individu sous stupéfiants s’est introduit dans son magasin. « La police municipale, c’est la police du quotidien. Elle connaît chaque commerce, chaque problématique, elle est ancrée dans son territoire. Ces prises de contact et ces agents engagés sur cette mission, ça apaise », abonde Yannick Ohanessian, adjoint (PS) à la tranquillité publique, qui met en lien ce travail avec les efforts engagés par la collectivité pour renforcer sa police.

    En termes d’effectifs, d’équipements, mais aussi dans son déploiement, avec les ouvertures de postes à Bonneveine (8e) et plus récemment à Saint-Jérôme (13e). « Il y a pour nous une logique à long terme de sectorisation des missions d’ilotage, reprend l’adjoint. On souhaiterait que de la même manière, la police nationale se réorganise avec à la fois la lutte contre le narcotrafic, les opérations massives comme mardi, mais aussi la police du quotidien. Cela nécessite désormais un double engagement, de la municipalité et de l’état ».

  • [Entretien] Gilles Picard : « Le Mondial La Marseillaise, c’est la Coupe du monde de la pétanque »

    [Entretien] Gilles Picard : « Le Mondial La Marseillaise, c’est la Coupe du monde de la pétanque »

    La Marseillaise : Quel est votre parcours ?

    Gilles Picard : J’ai fait 10 ans de maritime sur les quais. J’ai ensuite rencontré le milieu de professionnel de l’événement en 1993, en rejoignant la Halle de Martigues. J’y ai découvert l’exigence de la préparation des événements, notamment le National de Martigues dans ce lieu hors-norme, avec toute une série de personnalités marquantes du monde de la pétanque et du jeu provençal. C’est un événement qui mériterait de revenir dans le calendrier. Au fil du temps j’organise de grands spectacles également en extérieur et je croise la route de Christophe Berthonneau, qui me propose de rejoindre le groupe F. Une rencontre déterminante pour moi. L’horizon s’ouvre encore un peu plus, en France et à l’international, avec de grandes organisations de spectacles au Pont du Gard, sur la Tour Eiffel, à Dubaï, à Rio, à Barcelone, au Vietnam, pour les Jeux olympiques… J’y apprends la grande rigueur car quand on réalise la pyrotechnie sur la tour de Dubaï pour le 31 décembre, il faut que ça marche à 00h00 pas à 00h01.

    Vous y avez pris le goût de l’adrénaline et appris la gestion de la pression ?

    G.P. : (rires) C’était des tonnes de chocolats et de bonbecs, on avait besoin de sucre pour assumer tout ça ! C’étaient des montées d’adrénaline absolument folles, des embrassades, des accolades à n’en plus finir quand tout a roulé comme il fallait. Ce sont des souvenirs exceptionnels. Cela m’a fait faire le tour du monde. C’est une expérience très intense, extraordinaire pour se réaliser en tant qu’être humain. C’est incomparable en matière d’accomplissement de soi. Et maintenant… la cerise sur le gâteau c’est le Mondial La Marseillaise à pétanque !

    Qu’est-ce qu’il représente pour vous ?

    G.P. : Ça me permet de faire une comparaison. Avec Groupe F, on a fait les cérémonies de la Coupe du monde de football au Qatar, j’ai rencontré des gens qui y venaient des quatre coins du monde. Je situe le Mondial La Marseillaise à ce niveau-là. Ce n’est pas un aimable concours de boules, c’est le carrefour mondial de la pétanque qui rassemble tout un tas de gens passionnés. C’est fascinant. C’est extraordinaire au sens où cela sort totalement de l’ordinaire. C’est bien plus qu’un concours sportif. Même ceux qui n’ont jamais touché une boule de leur vie, savent ce qu’est le Mondial.

    C’est un défi pour vous ?

    G.P. : Oui, j’aime les défis. Et puis cela confine à l’utopie. C’est un objet tellement grand avec tellement de potentiel. Pour moi, c’est un engagement désintéressé comme je le fais depuis de nombreuses années au sein du club de basket de Martigues. La solidarité, ça n’est pas qu’un mot, et cela traduit mon attachement au journal La Marseillaise depuis tant d’années.

    Quels sont vos rapports avec les bénévoles ?

    G.P. : C’est à la Halle que j’ai rencontré Maurice Caumel, André Picca et bien d’autres bénévoles. On diffusait des tonnes de Marseillaise. C’étaient des rencontres récurrentes, touchantes, amicales qui m’ont valu de nombreuses invitations au Mondial. Ils sont devenus des copains, on se voyait avec plaisir. On s’est fait des concours de l’amitié avec des gens de chez Ricard, Henri-Blanc… Ce sont de très bons souvenirs. J’ai été ravi de les revoir à l’occasion de cette prise de responsabilité mais aussi de pouvoir travailler avec Maryan Barthelemy que je connais bien.

    Comment envisagez-vous votre rôle ? Quelle marque entendez-vous imprimer à l’événement ?

    G.P. : Il est un peu tôt pour parler d’imprimer une marque. Avec Maryan, nous allons avancer ensemble. En tant que directeur des événements, il a une mission très opérationnelle et fourmille d’idées pour faire encore mieux. Pour ma part, j’ai emmagasiné beaucoup d’expérience des grands événements, je porte une vision artistique ou du moins émotionnelle. Ce qui m’intéresse c’est de savoir comment on va toucher tout le monde. Je suis très carré mais j’aime qu’on aille au-delà de la simple organisation rationnelle pour se demander comment développer la relation émotionnelle à l’événement. J’aime cette dimension expérience complète. J’aime voir les yeux du public briller de mille étoiles, partager la sensation de vivre quelque chose d’extraordinaire.

    Réfléchissez-vous à des Mondiaux La Marseillaise au-delà de son cadre traditionnel ?

    G.P. : Le Mondial ne se duplique pas. Mais pourquoi pas envisager d’autres formes dans d’autres lieux ? Je me dis que si à l’avenir un Mondial La Marseillaise voit le jour à Shanghai, il n’aura rien à voir avec celui de Marseille mais il fera participer tout un tas de gens avec le même bonheur qui est à la source de cet événement.

    À nos lecteurs

    Dans le cadre de la réorganisation du pôle événementiel de notre groupe, j’ai le plaisir de vous annoncer la nomination de Gilles Picard à la fonction de président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque à titre bénévole. Professionnel de l’événementiel, ancien directeur général du Groupe F, référence mondiale dans l’organisation de spectacles pyrotechniques, son expertise, son professionnalisme, son expérience de haut niveau, correspondent pleinement aux ambitions qui sont les nôtres. Il agira aux côtés de Maryan Barthelemy, directeur des événements, pour la réussite et le développement de notre événement phare.

    Comme annoncé, il y a quelques jours, ce renouvellement rendu nécessaire par la croissance de nos événements et le départ de Pierre Guille vers de nouveaux horizons, s’accompagne d’autres décisions. Rafaël Jacquelain, directeur commercial, est chargé du sponsoring. Marc Poggiale est élu président de l’association ESCS, organisatrice du Grand prix cycliste de Marseille La Marseillaise. Jean-Luc Corréard est nommé directeur de course.

    Léo Purguette,

    président et directeur éditorial du groupe La Marseillaise

    président du Mondial La Marseillaise à pétanque

  • À Marseille, le marché de producteurs du Département prend les couleurs de Noël

    À Marseille, le marché de producteurs du Département prend les couleurs de Noël

    Les habituels stands d’agriculteurs bucco-rhodaniens côtoyaient des producteurs de mets festifs. Huîtres de l’étang de Thau, noix ou nougats sont en vente pour préparer les banquets des fêtes de fin d’année. Les badauds ont pu également tester un simulateur de descente de ski ou de bobsleigh. Enfin, sur le stand de la Fabrique de Provence, des sacs, portefeuilles, pochettes pour ordinateur et même des sapins réalisés à partir de bâches publicitaires recyclées étaient en vente, pour un Noël écoresponsable.

  • Budget de la Sécurité sociale : ce qu’en disent les députés de Provence

    Budget de la Sécurité sociale : ce qu’en disent les députés de Provence

    Laurent Lhardit, député PS de Marseille

    « Il faut comparer avec le budget initial qui aurait été imposé aux Français »

    « Je suis satisfait puisque je défendais avec mon groupe un vote positif, même s’il n’y a pas de quoi sauter de joie. Ce n’est pas un budget de gauche, mais c’est le fruit d’un compromis et nous considérons avoir obtenu dans la négociation des choses avantageuses car aucun effort n’est demandé aux classes populaires et moyennes. Il faut comparer, avant-après, avec le budget initial qui aurait été imposé aux Français si nous avions censuré le gouvernement, il y a six semaines. Nous l’avons amélioré avec le rétablissement de la suspension de la réforme des retraites, je le rappelle annulée par le Sénat, la suppression des franchises médicales, l’indexation des pensions de retraite et des minima sociaux sur l’inflation, la suppression de la hausse de la CSG sur les retraites et les pensions d’invalidité, les 2,5 milliards en plus pour l’hôpital, ou la suppression des cotisations supplémentaires sur les apprentis ». Ch. C.

    Raphaël Arnault, député LFI de Vaucluse

    « La finalité n’est pas du tout bonne pour les Français »

    « Dans ce budget de la Sécurité sociale, il y a 4 milliards de coupes sur la santé, une limitation des arrêts maladie, l’augmentation du prix des mutuelles… C’est évident que les batailles que l’on a menées à l’Assemblée ont permis d’alléger la casse, mais la finalité n’est pas du tout bonne pour les Français. Historiquement, la question du budget, c’était une façon très nette de savoir si, oui ou non, on est dans l’opposition au gouvernement. Manifestement, c’est une période de flou avec certains qui ont du mal à tenir la ligne qu’on a portée lors des législatives, avec le Nouveau Front Populaire. Avec une partie de la gauche, qui se dit encore de gauche, incarnée par le PS qui s’enfonce dans une crise durable. Le RN se comportait comme ça il y a quelques mois. C’est malheureux de se dire que des gens qui ont participé au NFP se retrouvent dans cette position. »

    Yannick Chenevard, député Ensemble pour la République du Var

    « Le choix du compromis »

    « Ce n’est pas le budget que j’aurais souhaité. Mais c’est un budget qui, s’il n’avait pas été voté, aurait coûté 10 milliards d’euros supplémentaires aux Français. En faisant le choix du compromis, nous protégeons les salaires des apprentis, nous sauvons le maintien de l’exonération des taxes sur les tickets-restaurants par exemple. »

    Hendrik Davi, député L’Après de Marseille

    « Cela reste un budget injuste »

    « Grâce à la mobilisation déterminée du Groupe Écologiste et Social dans son ensemble, plusieurs mesures parmi les plus indignes ont été supprimées. Mais il reste de nombreuses “horreurs” et ce PLFSS reste donc un budget injuste. Il s’attaque aux plus précaires, aux personnes âgées, aux malades chroniques, à l’hôpital public et au médico-social. »

  • Sansu présente le budget des communistes à Marseille

    Sansu présente le budget des communistes à Marseille

    Le tour de France du changement pour un budget populaire du PCF fait escale, ce mercredi, à Marseille. Pour cette quatrième étape, la fédération communiste des Bouches-du-Rhône accueille le député Nicolas Sansu, venu « présenter l’état des lieux du budget, expliquer la position des parlementaires communistes et discuter de quelles doivent être les politiques publiques qu’on veut mettre en œuvre sur les questions de justice fiscale, de pouvoir d’achat, de service public et de santé », détaille ce membre de la commission des Finances de l’Assemblée nationale. Le but de ce rendez-vous, fixé à 18h30*, est d’exposer les priorités budgétaires du parti et recueillir les attentes de la population.

    Hasard du calendrier, ou pas, cette réunion publique se tient au lendemain du vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Le député du Cher a voté contre. « Dans l’opposition, on s’oppose (…), d’autant que sur les textes budgétaires, voter pour, c’est une appartenance à la majorité », tranche l’élu, martelant qu’« il n’y a pas eu d’avancée, que des non-reculs ». Il cite les franchises médicales, le dégel des pensions de retraite, la suspension de la réforme Borne… « C’est simple de mettre des choses horribles et de les retirer en disant que c’est une avancée (…). Celles et ceux qui votent ce budget-là se mordront les doigts d’avoir sauvé la Macronie dans quelques semaines », prévient-il, alors que le PS a fait le choix de voter en faveur de ce texte. « Les députés communistes n’ont jamais voté un budget de la Sécu depuis 2002, même sous Hollande ! », renchérit Nicolas Sansu.

    *280 rue de Lyon (15e).

  • Les minots en sursis malgré leur victoire en Youth League

    Les minots en sursis malgré leur victoire en Youth League

    Les jeunes olympiens se sont nettement imposés pour leur dernier match de phase de championnat, en Youth League. Une victoire 4 à 1 sur le terrain de l’Union Saint-Gilloise, grâce à une rencontre aboutie de la première à la dernière minute. L’espoir de qualification est encore présent.

    Conquérants depuis le début de la partie, les jeunes de l’olympique de Marseille ont rapidement été récompensés. Il a fallu un concours de circonstances et des erreurs défensives pour voir Antoine Valero pousser la balle au fond des filets. Un mauvais dégagement, un manque de communication et un gardien peu rassurant, l’Olympien en forme n’a pas fait de sentiments. C’est le 3e but pour Valero dans cette compétition, lui qui a scoré à sept reprises en U19 Nationaux cette saison. Cette réalisation au quart d’heure de jeu a permis de libérer les joueurs.

    Sur leurs ailes, Remadnia et Abdallah ont tenté de déborder la défense belge et d’amener du danger pour assurer le but du break. L’Union Saint-Gilloise a également poussé dans les dernières minutes de la première période. Plusieurs corners consécutivement et des ballons placés au milieu de la surface, sans réussite immédiate.

    Une qualification toujours possible

    C’est au retour des vestiaires que l’USG est revenu au score grâce à son ailier gauche Youssef Hamoutahar. Moins de deux minutes et les Bruxellois ont réussi à égaliser, mais, mardi, cet OM a été à réaction. Peu utilisé dans cette campagne européenne, Said Remadnia, 16 ans, a été percutant et juste lors de ses courtes apparitions. Il a remis son équipe en tête, quelques instants après l’égalisation. Ensuite, sur un corner, Pladi N’Zinga Pambani, transfuge de Montpellier, arrivé cet été, a permis aux siens de prendre le large. Le grand défenseur central (1m91) a porté le score à 3-1 alors qu’il restait une demi-heure à jouer. Juste avant le temps additionnel, l’entrant Ugo Lamare a aggravé la marque pour assurer un deuxième et dernier succès olympien durant cette compétition.

    Les joueurs de Lassad Hasni n’ont maintenant plus leur destin entre les mains. Ils devront suivre les rencontres de l’Ajax, la Juventus, du Napoli et de Leverkusen pour savoir s’ils basculent du bon côté de la ligne rouge. Si deux des clubs cités s’imposent, l’aventure Youth League s’arrête là. Les chances sont minces, vu le pedigree des adversaires (Pafos et Qarabag, entre autres), mais elles existent. Si jamais l’ensemble des résultats sourient à l’OM, le tirage au sort des seizièmes de finale de la Youth League se déroulera vendredi 12 décembre à 15h30. Les équipes issues de la Voie des Champions rejoindront celles de la phase de ligue. Sur cet autre chemin, le FC Nantes, champion de France en titre, doit battre ce mercredi le Maccabi Haïfa pour se qualifier.

    RESULTATS

    US Saint-Gilloise 1 (0)

    OM 4 (1)

    6e journée de Youth League

    Stade Joseph-Marien

    Buts : Valero (14e), Remadnia (57e), N’Zinga Pambani (61e), Lamare (89e) pour l’OM ; Hamoutahar (47e) pour Saint-Gilles

    US Saint-Gilloise : Kavlashvili – Zbakh, Bah, Steenhaut, Lindner – Moussaoui, Recchia, Tabich – Hamoutahar, Keita, Rosado

    Entraîneur : Eddy Shamavu

    OM : Diarra – Doubal, N’Zinga Pambani, Baradji, Bezahaf – Leccese, Sellami, Issanga – Remadnia, Abdallah, Valero

    Entraîneur : Lassad Hasni.

  • Un an ferme requis pour son « trou à rats » à Marseille

    Un an ferme requis pour son « trou à rats » à Marseille

    « C’est au-delà d’un marchand de sommeil car on ne dort pas là-dedans. L’indignité ne fait pas débat. C’est pire qu’une bête dans un trou ! » a vivement lancé la procureure Anne-Sophie Larrouy au procès de Christian Castel, 67 ans, un agent immobilier et contrôleur de gestion qui loue une cave comme habitation au 48 rue Curiol (1er).

    C’est un lot en sous-sol de 17 m² avec une pièce principale de 9 m² sans fenêtre, sans chauffage, acheté il y a 15 ans pour 15 000 euros et estimé à 23 000 euros. Un sbire récupère pour lui le loyer en espèces : 300 euros par mois et 40 euros en plus pour l’électricité. C’est tout moisi, la porte trop petite laisse passer l’air. Aucun éclairage naturel. L’horreur. Le parquet demande 2 ans de prison : un an ferme et un an de sursis probatoire avec injonction de soins « pour travailler la problématique de la compréhension de la souffrance aux autres ». La procureure ajoute une amende de 20 000 euros pour lui, 40 000 euros pour sa SCI, 5 ans d’interdiction d‘acheter un bien immobilier et d’exercer la profession d’agent immobilier, plus la confiscation de la cave.

    Des habitants de l’immeuble avaient dénoncé cette situation scandaleuse à la mairie dès 2018. Il faudra attendre juillet 2024 et un constat de police qui lançait les poursuites pénales pour soumission d’une personne vulnérable à des conditions d’hébergement indigne et refus de reloger le jeune locataire de cette cave moisie, frappée d’un arrêté préfectoral d’insalubrité en 2024 doublé, en février 2025, d’une astreinte de 200 euros par jour de retard à le reloger.

    La victime, absente et pas constituée partie civile, est un jeune homme de 22 ans, dans une grande précarité sociale, économique et physique. C’est un ancien mineur de l’Aide sociale à l’enfance parfois hospitalisé en psychiatrie. « Je m’y sens mal, mais c’est quand même mieux que le 115 » a-t-il dit. Il travaille dans la restauration, gagne 716 euros par mois, ne touche pas d’aide.

    « J’ai aidé et c’est tout

    pour ma pomme »

    Présent ce mardi matin à l’audience, le prévenu n’a pas daigné attendre sa comparution vers 16h. Se disant « angoissé », il a quitté le tribunal en laissant une lettre qui reprend son audition devant les services de police. Le couplet du bon Samaritain mal informé. « J’ignorais que je n’avais pas le droit de la louer. C’est correct et habitable. Je m’en servais à l’origine comme bureau. C’est vrai qu’il y a des traces de moisissures, mais c’est le locataire qui a dégradé. Je ne suis pas un marchand de sommeil. J’ai aidé comme j’ai pu des personnes dans le besoin réel. Résultat des courses, c’est tout pour ma pomme. »

    « L’indignité, c’est le logement que nul ne mérite », dénonce Me Jorge Mendes, conseil de la Ville de Marseille, partie civile dans tous ces dossiers d’habitat indigne. Il demande 1 154 euros pour le temps engagé par les services municipaux et 1 000 euros de préjudice moral. L’avocat fustige « l’immoralité des locations de ce genre de trou à rats, qui dégage 25% de rentabilité annuelle à son propriétaire ». La Ville a depuis relogé de façon pérenne la victime. Le prévenu est par ailleurs mis en cause pour location de caves au 100 rue Saint-Savournin.

    Délibéré le 6 janvier.

  • À Marseille, des crèches décrochent un label écologique

    À Marseille, des crèches décrochent un label écologique

    à l’espace Bargemon (2e), ce mardi soir, les agentes et agents de 12 crèches municipales marseillaises ont été invités sur scène pour recevoir leur label « écolo crèches ». Une consécration qui fait suite à deux ans de travail en collaboration avec l’association Label vie, afin de réduire leur impact sur l’environnement tout en améliorant la qualité de vie des enfants et des équipes.

    En avril 2023, 15 crèches marseillaises se sont portées volontaires pour participer à ce projet. Trois d’entre elles n’ont pas pu obtenir le label, « notamment à cause de changements de direction qui ont rendu plus compliquée la continuité du projet », explique Sophie Guérard, adjointe au maire à la place de l’enfant. « Mais qui montre que le label est exigeant », précise-t-elle.

    Accompagnées par l’association Label vie à travers des formations, les équipes ont donc adapté leur travail pour être plus respectueuses de l’environnement. Des poubelles de tri ont, par exemple, été mises en place à destination du personnel et des enfants, certains produits d’entretien ont été remplacés, notamment par l’utilisation de la microfibre par exemple. Les crèches ont également mis en place différents ateliers d’éveil pour sensibiliser parents et tout-petits à l’écologie, avec des activités de jardinage ou des créations avec des matériaux de récupération.

    Des efforts qui ont permis à 12 de ces crèches d’obtenir ce label « écolo crèches ». Créé en 2009 par l’association du même nom, avec l’appui du Commissariat général au développement durable (CGDD), il s’agit du premier label écologique dédié à la petite enfance. « ça me tenait à cœur de faire labelliser nos structures sur l’écologie », précise l’élue.

    Une expérience que Sophie Guérard espère réitérer avec un nombre plus restreint de crèches, pour permettre un meilleur accompagnement. « Cette labellisation, ce n’est que le début vers la mise en place de nouveau projet. Car il n’y a pas de fin à l’écologie », s’enthousiasme Alison Maria de l’association Label vie.

  • [Exclusif] Un nouveau contrat met la RTM sous pression

    [Exclusif] Un nouveau contrat met la RTM sous pression

    L’aboutissement d’un an de négociations tendues et gardées jusqu’ici secrètes. Lundi sera présenté, en conseil métropolitain, le nouveau contrat d’obligations de service public de la RTM, prévu pour encadrer l’activité de la régie des transports pour une durée de huit ans sur un périmètre inchangé. Ce document de 255 pages (sans les annexes), consulté par La Marseillaise, promet « une priorité réaffirmée de renforcer la qualité de service, conforter et contrôler le coût du service, dans un cadre financier rénové et maîtrisé ». Prévu pour entrer en application le 1er janvier prochain, il vient ainsi couvrir le déploiement du volet mobilité du plan Marseille en grand, l’électrification de la flotte de bus avec la transformation de leurs dépôts, la mise en service du métro automatique Neomma. Mais, pour la régie, ces nouvelles obligations viennent surtout lui placer sous la gorge le couteau de sanctions financières conséquentes.

    Dès l’adoption des premières orientations en décembre 2024, l’intercommunalité assumait en effet de viser un contrat « dans lequel la régie sera exposée aux aléas du marché et assumera un risque commercial et d’exploitation ». Alors que la RTM doit désormais reverser ses recettes à la Métropole, cette dernière lui impose d’en réaliser à hauteur de 125 millions d’euros dès la première année, contre 102 millions en 2024. Un montant qui devra s’élever à 144 millions d’euros en 2033, révisable en fonction du renforcement de l’offre de transports. Faute de quoi elle devra compenser une partie du manque à gagner, alors même que la régie doit assumer l’extension de la gratuité. Pourvu que l’extension prévue du tramway T3, le 10 janvier prochain, amène assez de nouveaux passagers. Dans le cas où les recettes dépasseraient les objectifs, elles seraient partagées, la plus grosse partie allant à la Métropole.

    Ce système de bonus-malus est aussi imposé dans la lutte contre la fraude, priorité affichée de l’intercommunalité. Celle-ci a balayé d’un revers de la main l’offre présentée au mois de juillet par la RTM, qui comptait doubler le nombre de contrôleurs pour réduire, à terme, le taux de fraude dure de sept points. Trop coûteux, et pas assez ambitieux pour la Métropole. Ainsi, pour les seuls bus marseillais, celui-ci doit passer de 31,3% en 2024 à 22,3% dès 2032. Il est aussi exigé de mettre les moyens nécessaires pour contrôler 2% des voyageurs, sous peine de pénalités supplémentaires. De quoi s’ajouter à une liste de neuf pages de sanctions diverses, alors que la régie, sur le précédent contrat, n’en avait reçu aucune.

    Mais, tandis que la Métropole insiste sur l’amélioration de la qualité du service et du report modal, étrillant une offre initiale « inacceptable » de la RTM puisqu’« aucune proposition n’est réalisée dans l’objectif d’améliorer la productivité », les moyens alloués restent bien en deçà des attentes de sa régie. La RTM réclamait une rémunération de 4,83 milliards d’euros sur la période. Ce sera finalement 600 millions d’euros de moins. Certes, celle-ci n’aura qu’à effectuer le gros entretien et renouvellement du matériel, à hauteur de 130 millions d’euros sur la période.

    Vers la privatisation ?

    Car, désormais, la Métropole portera directement les investissements dans les transports. En effet, celle-ci fait le choix d’une concession d’affermage. En clair : elle reprend la main sur les 3,6 milliards d’euros de patrimoine de la RTM – selon l’estimation du cabinet Galtier au mois de mars – qu’elle met à disposition de l’établissement « qui se voit confier la gestion et l’exploitation du service à ses risques pour l’exploitation du service public ». Un choix qui « modernise en profondeur le cadre de relation », justifie la Métropole auprès de La Marseillaise, mais qui interroge : elle reprend en effet la main sur l’investissement alors même qu’elle est bien plus endettée que sa régie. De quoi faciliter une éventuelle privatisation au terme des huit ans de ce contrat ? « Nous sommes les derniers des Mohicans », s’alarme vivement un syndicaliste face aux vagues de mise en concurrence.