Tag: Marseille

  • [Vidéo] Les gnocchis maison à poêler façon soupe de poisson

    [Vidéo] Les gnocchis maison à poêler façon soupe de poisson

    C’est une recette régressive et 100% fait maison qui vous est proposée cette semaine par la cheffe Charlotte du tout récent restaurant Annette.

    Des gnocchis croustillants

    Dans un premier temps vous pouvez préparer en amont les gnocchis. La veille ou quelques heures avant car ceux-ci doivent congeler. Pour ce faire, faites cuire les pommes de terre sur du sel au four, éplucher et passez au presse-purée pour n’en garder que la pulpe. Dans un plat déposez un tant pour tant avec la pulpe de pomme de terre, la farine, le jaune d’œuf auquel vous aurez ajouté le sel et le poivre. Mélangez le tout à la main jusqu’à obtention d’une pâte homogène.

    Saupoudrez sur votre plan de travail de la farine de maïs pour éviter que la pâte ne colle puis formez des boudins réguliers et coupez en utilisant en repère une phalange par exemple pour avoir des gnocchis réguliers et similaires. Roulez une nouvelle fois dans la farine de maïs puis placez au congélateur. L’objectif étant de cuire les gnocchis à la poêle et pas à l’eau pour avoir quelque chose de croquant à l’extérieur et fondant à l’intérieur.

    Réinventer la soupe

    Pendant ce temps, réalisez la bisque avec les favouilles, les légumes, de l’ail, beaucoup de thym, du concentré de tomate et un peu de safran. chauffez le tout, filtrer et faites réduire pour obtenir une belle couleur brune. Réalisez la rouille avec de l’huile neutre, du safran, une belle quantité d’ail, un jaune d’œuf pour monter le tout comme une mayonnaise.

    Une fois que les gnocchis sont congelés, faites chauffer dans une poêle à feu moyen une belle noisette de beurre il faut que ce dernier mousse. Puis plongez-y les gnocchis congelés directement. Laissez dorer en surveillant et en remuant régulièrement. Si le beurre commence à noircir, rajoutez-en. Quand ils sont croquants, sortez du feu. Dans une assiette creuse déposez les gnocchis et arrosez de bisque. À part, ajoutez la rouille, les croûtons et l’emmental.

    Pour deux personnes, il vous faudra :

    – 3 grosses pommes de terre

    – De la farine, 2 jaunes d’œufs, 1 citron

    – Quelques favouilles (petits crabes verts de roche), du fenouil, des carottes, du céleri, des oignons, un ail entier, des verts de poireaux, du beurre

    – De l’huile d’olive et neutre, du safran, une c.à.s. de moutarde

    – De la ciboulette ciselée, du thym, du sel, du poivre et des croûtons à l’ail.

  • Inauguration de la patinoire éphémère du Vieux-port

    Inauguration de la patinoire éphémère du Vieux-port

    Avec vue sur mer, le public est attendu tous les jours de 10h à 19h et jusqu’à 20h les vendredis et samedis (sous réserve des conditions météo). Animations gratuites, avec prêt de matériel sur place mais prendre ses gants est conseillé pour allier sport et plaisir dans l’esprit de Noël.

  • [Le grand entretien] Plastic Bertrand, Pedro Castano et Jean Schultheis : « C’est une grande fierté d’être populaires »

    [Le grand entretien] Plastic Bertrand, Pedro Castano et Jean Schultheis : « C’est une grande fierté d’être populaires »

    La Marseillaise : À quoi doit-on s’attendre pour cette tournée ?

    Plastic Bertrand : C’est un show fantastique et humain qui attend le public. À la différence des shows que l’on a déjà pu voir sur les années 80, il y a beaucoup d’interactions entre les artistes avec des duos. Ce n’est pas qu’une simple succession de titres c’est un grand moment de partage avec de supers musiciens et de belles lumières.

    Justement, comment ça se passe entre vous sur scène étant donné que dans les années 80 vous étiez concurrents ?

    Jean Schultheis : Très mal ! On se pousse dans l’escalier [rires].

    P.B. : C’est vrai qu’à l’époque il y avait le show-business mais aujourd’hui le challenge ce n’est pas d’être meilleur que l’autre, c’est de faire un bon spectacle ensemble.

    Pedro Castano : L’ego n’existe pas, on est une grande famille, de bons amis, nous sommes artistes et nous chantons tous ensemble. C’est très important parce que nous emmenons une bonne vibration sur scène et je pense que ça se ressent.

    Les années 80 sont toujours autant appréciées du public, comment expliquez-vous l’engouement pour cette période musicale ?

    J.S. : Ah, si on savait… Je pense que les années 80 représentent la fête, la liberté aussi et à cette époque là les chansons étaient vraiment différentes les unes des autres. Si on prend les tubes de chacun d’entre nous, il n’y en a pas une qui ressemble à l’autre alors qu’aujourd’hui, avouons-le, il y a un petit peu de formatage. Ces années-là pour les gens veulent dire danser, s’amuser, faire la fête et tout cela se transmet dans les familles. Dans les concerts on voit des jeunes qui ont entre 15 et 20 ans et qui connaissent toutes nos chansons par cœur, c’est absolument fascinant ! Sans parler du fait qu’elles reviennent en boîte de nuit [rires].

    P.B. : C’est vrai qu’il y avait une grande diversité dans les années 80. On pouvait passer d’un style musical à un autre sans souci. On est aussi une génération qui va vers le public. On va le voir, le chercher on a envie qu’il bouge. Nous avons un côté très populaire, dans le bon sens du terme et c’est une grande nuance avec la scène actuelle où il y a plus d’agressivité et de réserve à mon sens.

    Selon vous, ce côté populaire c’est la clé du succès et de la longévité auprès des jeunes générations également ?

    J.S. : Être populaire c’est être proche de centaines de milliers de gens. Si on parle par exemple de la musique classique que l’on jouait au temps du roi Henri IV c’était en fait une musique sur laquelle les gens dansaient, une musique populaire et pas du tout réservée à une élite. Une musique populaire c’est ce qui fédère le plus de gens possible. On est très content d’être populaires !

    P.B. : Justement, je pense que nous avons beaucoup de chance d’être populaires. C’est ce qui fait que 30 ans ou 50 ans après on est toujours là. On fait partie de la vie des gens au quotidien. C’est une fierté totale.

    P.C. : C’est aussi ce qui fait que les gens viennent nous voir, nous parlent et nous associent à des moments importants de leur vie, il y a des souvenirs qui se sont créés sur nos chansons et ça c’est génial. D’où la transmission générationnelle.

    Pensez-vous que la morosité ambiante est en partie responsable de cette demande de la part du public ?

    P.B. : Oui totalement ! Faire un son positif à l’époque était une besoin pour les gens parce qu’il faut bien se rendre compte que tout n’était pas rose dans les années 1980. Je pense donc que l’on cherchait à faire de l’ultra positif, des chansons optimistes pour masquer les choses qui se passaient et qui n’étaient pas terribles… N’oublions pas que c’est à cette époque que le virus du sida a été identifié en France d’ailleurs… C’est peut-être cet élan d’optimiste qui a fait qu’aujourd’hui on est dans la bonne mesure, selon moi.

    J.S. : Nous ce qu’on veut c’est chanter la couleur loin de la grisaille. On donne la pêche et quand le public ressort de ce concert il a la banane et je pense que c’est très important à notre époque !

    Le public marseillais vous l’attendez ? C’est une ambiance différente
    que dans les autres villes
     ?

    J.S. : C’est un public de folie il est génial. Pour moi il y a toujours le Nord et le Sud, Marseille et Lille. Ce sont les deux publics les plus extraordinaires de France, d’ailleurs à Marseille si ça ne marche pas on le sait très vite !

    P.B. : C’est vraiment une ambiance particulière à Marseille. Quand ça fonctionne ils sont comme des fous et quand ça ne va pas ils sont aussi beaucoup plus froids qu’ailleurs mais c’est tellement bon, c’est un challenge de chanter ici à Marseille, on en a que de bons souvenirs.

    P.C. : C’est un public caliente, qui est très demandeur et qui aime le show.

    Concert au Dôme de Marseille le 16 janvier 2026 à 20 heures. Comptez entre 42 et 62 euros pour une place.

  • Noël de la culture, marque-page du progrès

    Noël de la culture, marque-page du progrès

    Au 17 cours d’Estienne d’Orves, des oriflammes rouges et blanches indiquent le Noël de la culture. Sitôt le seuil franchi de ce lieu de « la promotion du livre progressiste », qui prend ses quartiers dans l’espace des anciennes rotatives du journal La Marseillaise, comme un parfum d’histoire et de conquêtes sociales arrachées de haute lutte. Autant de senteurs provenant des étals de ce marché aux livres où figurent des centaines d’exemplaires éloquents : de Martha Desrumaux, une ouvrière féministe d’avant-garde de Pierre Outteryck, à Ambroise Croizat, justice sociale et humanisme en héritage d’Emmanuel Defouloy. De quoi donner des idées de cadeaux intelligentes à l’approche des fêtes de fin d’année, qui plus est nécessaires dans l’époque actuelle, comme viennent entre autres le rappeler de nombreuses références de la collection Les propédeutiques aux éditions Sociales, qui guident le lecteur pour Découvrir Marx, Le programme du CNR, Gramsci ou encore Frantz Fanon. Le public présent vendredi soir a également pu assister à la présentation du livre de l’historien Guillaume Roubaud-Quashie Haro sur les jacobins !.

    Polars et « Aragon pop »

    Le Noël de la culture élit encore domicile samedi 13 décembre à partir de 10h30 à La Marseillaise. Au menu, une rencontre-débat autour du polar marseillais intitulée Massilia noire dès 14h30. Elle réunira des auteurs de romans noirs locaux comme Florence Brémier, Jean-Paul Delfino, Gilles Del Pappas, Jean-Claude Di Ruocco, Maurice Gouiran et Pierre Dharréville. Ancien député communiste des Bouches-du-Rhône, ce dernier viendra offrir un « moment musical » extrait d’Aragon pop, album dans lequel il réinterprète 13 textes du poète Louis Aragon en compagnie du musicien Christian Vaquette : d’Une nuit à Et le roman s’achève en passant par La nuit de Moscou ou Les yeux d’Elsa.

    Parmi les autres écrivains présents tout au long de la journée, Martine Gärtner, Bernard Ghirardi, Edmond Purguette, Marine Saint-Persan, Laetitia Vivaldi, et même un fidèle du Noël de la culture, en la personne du leader du groupe de rock Quartiers Nord, Robert « Rock » Rossi qui viendra présenter Le chasseur de figues.

    Samedi 13 décembre, ouverture entre 10h30 et 18h au 17 cours Honoré d’Estienne d’Orves

  • [Rue de la République] Anthony Krehmeier : « On attend du président de la République qu’il ne vienne pas les valises vides »

    [Rue de la République] Anthony Krehmeier : « On attend du président de la République qu’il ne vienne pas les valises vides »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h10 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies. « Rue de la République » accueille chaque semaine une personnalité marquante de la vie du territoire. Ce week-end, Anthony Krehmeier, maire PS des 2e et 3e arrondissements de Marseille et conseiller départemental.

    Le bilan

    Didier Gesualdi : De chasseur en 2020, vous êtes devenu chassé puisque cette fois vous êtes sortant. Il y a un bilan à défendre, il va falloir prouver qu’il est bon.

    Oui, c’est un exercice nouveau pour nous. Nous étions dans l’opposition. Aujourd’hui, on a un bilan, des réalisations qui sont concrètes dans les 2e et 3e arrondissements, comme dans tout Marseille. Les habitants voient que la ville a changé.

    Didier Gesualdi : Qu’est-ce qui a changé justement ?

    La ville est plus attractive qu’il y a 5 ans, c’est une évidence, sur ses fondements, en matière de solidarité, c’est une ville qui est plus unitaire, on est arrivé à recoudre la ville. Il y a encore beaucoup de travail, mais on est arrivé à envoyer des signaux dans ce sens. Je prends seulement l’exemple des 2e et 3e arrondissements. Quand je suis arrivé, il n’y avait pas de bibliothèque, pas de transports, pas de piscine. Aujourd’hui, c’est le cas. On a rénové tout un tas d’écoles dans ce quartier, qui comptait pourtant le plus d’écoles dans des états catastrophiques. Ce qu’il s’est passé dans ce secteur s’est passé aussi dans le reste de la ville. Marseille n’a plus honte de ses écoles ni de son image au plan national comme international, puisque nous avons accueilli de très grands événements. On est redevenu ce que nous n’aurions jamais dû cesser d’être : la 2e ville de France et la capitale de la Méditerranée.

    Léo Purguette : Que répondez-vous à ceux qui trouvent que ça ne va pas assez vite ?

    Ça ne va jamais assez vite. Je leur réponds : dans quel état nous avez-vous laissé la ville ? Je vous prends exemple : à l’école Pommier, les chaudières dataient de 1954. Nous avions été obligés d’embaucher une personne pour crier dans une corne en cas d’incendie puisque le système incendie était défaillant. Vous imaginez ça en 2020 ? Aujourd’hui, nous avons des écoles qui fonctionnent, des conditions de travail dignes pour les agents, ça évite des grèves à répétition, une police municipale quasiment doublée. Nous avons fait progresser cette ville.

    Le plan Marseille en grand

    Didier Gesualdi : La droite dit que vous avez gagné au loto avec le plan Marseille en grand. 1 milliard d’euros pour neuf écoles rénovées. Vous contestez ce chiffre ?

    Je conteste ce chiffre et cette façon de parler. Nous n’avons pas gagné au loto, le maire de Marseille a pris son bâton de pèlerin, il est allé, avec beaucoup d’humilité, dire au président de la République : « Je suis dans l’incapacité d’exercer mes missions, j’ai besoin de l’aide de l’État. » Ce n’était pas facile. Il aime cette ville, il nous a entendus. Nous avons travaillé ensemble puisque la Ville de Marseille a autant financé le plan écoles que l’État. Le maire de Marseille a inauguré, rien que cette année, 17 écoles.

    Didier Gesualdi : Pourquoi cette différence de chiffres ?

    Je me base sur les chiffres de la préfecture, je crois que c’est le mieux.

    Léo Purguette : Le président de la République est à Marseille mardi. Qu’attendez-vous de sa visite ? Benoît Payan semble à nouveau très exigeant vis-à-vis de l’État.

    C’est normal. Nous sommes reconnaissants à l’égard du président de la République pour ce qu’il a fait pour cette ville en reconnaissant son rôle de 2e ville de France. Vous savez, on a toujours été fiers d’être Marseillais, mais avant, le dire, ça faisait un peu sourire. Aujourd’hui, la capacité d’attractivité a complètement changé. On attend du président de la République qu’il ne vienne pas les valises vides. Nous avons encore besoin de beaucoup de moyens sur les transports, la sécurité… On attend qu’il vienne remettre les pendules à l’heure sur ces sujets-là.

    La sécurité

    Didier Gesualdi : Tout ne va pas bien à Marseille. Dans votre secteur, les salariés d’Orange ont été obligés de tirer le rideau, même s’ils reprennent ce lundi.

    Nous ne nions rien. Nous ne nions pas la réalité de cette ville. Elle est frappée par des assassinats horribles, des guerres liées au narcotrafic, mais aussi par une délinquance plus classique, même si je n’aime pas ce mot car il ne faut jamais banaliser. En ce qui nous concerne, nous avons doublé la police municipale, nous avons une brigade de nuit, il n’y avait pas de commissariat dans le 3e arrondissement, nous avons ouvert un poste de police. Bien sûr que les choses ne vont pas en matière de sécurité, mais s’agissant de la Ville de Marseille, les efforts ont été faits. Nous avons installé des caméras de vidéosurveillance, nous avons augmenté les effectifs, nous allons continuer dans un prochain mandat, si les Marseillais nous font confiance. Nous ne prenons pas ce sujet à la légère. C’est une priorité pour nous comme pour les Marseillais et les Marseillaises. Le Front national n’est pas propriétaire des questions de sécurité, ni des questions de nation. Trop longtemps à gauche, on a laissé ces sujets à l’extrême droite. Qui est frappé par l’insécurité ? Les gens des quartiers populaires, les pauvres, pas les riches ! C’est les travailleurs d’Orange qui gagnent 1 500 euros. C’est une question sociale avant tout !

    Léo Purguette : Est-ce qu’une municipalité peut faire face à des réseaux militaro-mafieux ?

    Absolument pas. Ce n’est pas le rôle de la police municipale, mais de la police nationale. Les effectifs n’ont pas été assez augmentés de ce côté-là. M. Retailleau est beaucoup venu à Marseille faire de la politique, mais pas beaucoup augmenter les effectifs. Ce qu’avait fait Gérald Darmanin pour le coup. Il faudrait demander aux gens qui sont dans le parti de M. Retailleau, pourquoi il ne l’a pas fait. Marseille devrait être traitée comme une ville normale, il nous manque 1 000 policiers nationaux.

    Didier Gesualdi : Martine Vassal promet un « choc d’autorité ».

    Très bien, qu’elle demande à M. le ministre de l’Intérieur d’augmenter les effectifs. Je la prends au mot. Qu’elle le fasse, parler c’est bien, dire qu’on aime Marseille, c’est bien, le prouver c’est mieux.

    Les municipales

    Didier Gesualdi : Sur ce plateau, Romain Simmarano, porte-parole de Martine Vassal, exige le rapport de la chambre régionale des comptes que vous auriez sous le coude. Qu’en est-il ?

    Je crois que les magistrats de la chambre se sont exprimés. Vos confrères parlent de « grand enfumage ». M. Simmarano a dit ça pour venir clore la polémique sur le Front national…

    Didier Gesualdi : On cache rien ?

    Bien sûr que non. Le maire et l’adjoint aux Finances l’ont dit : le rapport n’est pas communiqué aux communes. La chambre ne s’exprime pas avant les élections. Tout cela, c’est un grand enfumage. On n’a rien à cacher : dans cette ville, la dette a baissé et l’investissement a augmenté. Je suis élu d’opposition au Département des Bouches-du-Rhône : la dette a été multipliée par 4 et il investit moins. Et ces gens-là vont venir nous donner des leçons ?

    Didier Gesualdi : C’est beaucoup pour aider les communes…

    Oui, mais ça reste de la dette et c’est pas pour aider Marseille. C’est d’ailleurs La Marseillaise qui a sorti l’info : 42% des habitants des Bouches-du-Rhône sont Marseillais, 2% de l’aide aux communes du Département vient à Marseille. Il y a un problème. Quand Marseille reçoit 4 euros par habitant, Cassis en reçoit 38 ! Vous pensez qu’il y a plus besoin de solidarité à Cassis qu’à Marseille ? Le Département aide même des communes qui sont moins endettées que lui ! On marche sur la tête.

    Léo Purguette : Le RN est donné en 2e position dans le dernier sondage. Peut-il gagner la ville ?

    Complètement. Je connais des gens dans mon entourage qui votaient socialiste, communiste et qui aujourd’hui vont voter Front national. Même des gens de ma famille, ça nous arrive tous d’avoir des gens qui nous disent « pourquoi pas ? On n’a jamais essayé ! » Tous les jours, je suis sur le terrain et je l’entends. On est dans un climat très anxiogène au niveau local comme international. Les gens cherchent une sortie, pour certains d’entre eux, ça peut être le Front national. Je le regrette profondément. C’est à nous, partis républicains, de faire front, de proposer des issues politiques positives.

    Léo Purguette : Nicolas Sarkozy était dans les 11-12 pour signer un livre où il propose à Marine Le Pen de mettre fin au front républicain ? Dérive ? Accord entre condamnés ?

    Je ne l’avais pas vu comme ça. En tout cas, c’est une suite logique des débats sur le ni ni… J’ai grandi politiquement en m’opposant à Nicolas Sarkozy.

    Léo Purguette : Craignez-vous un scénario à l’italienne avec une droite absorbée par une extrême droite dominante ?

    C’est le risque. Les aventures individuelles des uns et des autres coûteraient cher aux Marseillaises et aux Marseillais.

    LFI

    Didier Gesualdi : Sébastien Delogu tape très fort contre le Printemps marseillais. C’est votre adversaire ? Votre futur allié de second tour ?

    M. Delogu est dans une aventure individuelle. Il essaie d’exister, donc il est dans l’outrance : la police tue, le Karcher, la corruption… Je ne confonds pas M. Delogu avec les militants sincères de La France insoumise, qui se retrouvent très mal à l’aise avec ses outrances. Tous les jours, on en croise qui nous disent « on aurait aimé venir avec vous ». Pourquoi ? Parce que cette majorité est de gauche, fièrement de gauche, et n’a pas à rougir face à La France insoumise. Tout ce que nous avons fait, nous l’avons fait dans l’intérêt des classes populaires, nous avons réussi à recoudre la ville, nous avons donné plus à ceux qui ont moins. M. Delogu, nous lui avons tendu la main, à lui et ses camarades. Nous n’avons pas d’adversaire à gauche. Si à la fin, le RN gagne parce qu’il aura voulu avoir son affiche sur les murs pendant un mois et demi, il devra prendre ses responsabilités.

    La corruption

    Léo Purguette : Deux agentes du tribunal de Marseille ont été mises en examen pour consultation de fichiers au profit de trafiquants de drogue. Est-on déjà passé au stade où le narcotrafic pénètre les institutions ? Est-ce que c’est une crainte pour la Ville de Marseille ?

    Le narcotrafic s’infiltre partout, dans les quartiers, dans les familles, dans les institutions, potentiellement dans la police et la justice. Oui, c’est une crainte. Nous n’avons pas envie de vivre dans une ville que le narcotrafic veut mettre en coupe réglée. Il faut couper la tête de la pieuvre comme l’a dit plusieurs fois le maire de Marseille. Il nous faut des moyens comme jamais des moyens ont été mis en place dans une ville. Venir aux obsèques du frère d’Amine Kessaci – paix à son âme – c’est une chose, apporter des solutions concrètes, c’est mieux. Je me suis construit en politique contre le Front national. Je suis viscéralement contre l’extrême droite. Comment se satisfaire d’un parti raciste à 30% à Marseille ? Il faut reconquérir ces électeurs en arrêtant de monter les communautés les unes contre les autres. Qu’on soit d’origine algérienne comme moi ou italienne comme vous M. Gesualdi, on est des Marseillais, la question, elle est sociale avant tout.

    Renaissance

    Léo Purguette : Vous espérez une nouvelle aide de l’État, mais le parti présidentiel, Renaissance, soutient Martine Vassal…

    … Je ne sais pas si c’est toujours d’actualité.

    Léo Purguette : Il semblerait que oui. Vous n’en êtes pas certain ?

    Suite à sa volonté d’ouvrir la porte à un rassemblement avec l’extrême droite, je ne suis pas sûr que le parti du président de la République, pro-européen et pro-démocratie, puisse assumer cet attelage. L’ex-députée Sabrina Roubache s’est exprimée de manière assez claire. Je crois que Gabriel Attal également. Je ne pense pas que leur parti se lance dans une aventure qui finira dans les bras du Front national.

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Jean-Claude :

    Quand comptez vous remettre les bancs place de Lenche ?

    C’est un bel exemple de la difficulté à être un élu de proximité. J’avais des bancs, place de Lenche, qui étaient mal occupés le soir puisqu’il y avait des gens qui passaient la soirée à faire du bruit, à boire des bières, à tirer des mortiers sur des habitations. J’ai donc décidé, pour pallier le problème, de les supprimer en me disant qu’il y aurait, de cette manière, moins de nuisances. Ça a été le cas, mais finalement, les mêmes personnes qui m’avaient demandé de le faire estimaient que lorsqu’ils remontaient des courses le matin, ils avaient besoin de se reposer. Donc j’ai dû remettre les bancs pour satisfaire les personnes âgées. Tout en ayant à nouveau quelques nuisances le soir. Autre exemple : je mets au défi les uns et les autres d’installer un container dans une rue. Tout le monde réclame des containers, mais personne n’en veut devant chez lui. Les bancs, c’est la même chose. Tout le monde en veut pour se reposer, mais personne n’en veut en bas de sa fenêtre, parce qu’il y a des nuisances le soir, parce qu’on casse des bouteilles de bière etc. Donc, vous voyez, c’est la grande difficulté de recherche de l’intérêt général. Ce n’est pas la somme des intérêts particuliers. Parfois, on doit prendre des décisions qui sont impopulaires mais qui essaient de répondre à l’intérêt de tous.

  • Dominique Bodin, sociologue : « Un jeu pour gagner mais où la défaite ne devrait pas être un problème »

    Dominique Bodin, sociologue : « Un jeu pour gagner mais où la défaite ne devrait pas être un problème »

    La Marseillaise : Quelle est, selon vous, la cause principale de ces violences ?

    Dominique Bodin : La recherche du symbolique, c’est-à-dire que les dirigeants et les entraîneurs recherchent la réussite. Et les parents rêvent, pour la plupart, d’avoir chez eux le futur Zidane ou Mbappé. Il y a un décalage important sur ce qui devrait être un jeu, notamment chez les jeunes, sur lequel on apprend à jouer et à marquer bien sûr. Mais un jeu pour gagner où la défaite ne devrait pas un problème.

    Mais cette violence s’exerce aussi bien sur le terrain qu’en dehors…

    D.B. : Il n’y a pas qu’un facteur, il faut concevoir ça impérativement comme une approche multifactorielle. Vous avez les problèmes des parents, du capital symbolique, des réseaux sociaux, des différences culturelles, voire religieuses parfois, vous avez des tas de sources d’opposition. Ce sont des comportements communautaristes, au sens culturel du terme, qui déclenchent des attitudes bien souvent disproportionnées et parfois déplorables.

    À vos yeux, comment peut-on lutter contre ce phénomène ?

    D.B. : Le premier axe, c’est la coercition. C’est-à-dire qu’il faut impérativement que chacun en arrive à prendre ses responsabilités. Le deuxième niveau, c’est la prévention. Sur ce point là, les instances font du mieux qu’elles le peuvent avec les renseignements qu’elles obtiennent. Il y a notamment eu de réels progrès sur le plan des contenus de formation et sur le fait de prendre en charge réellement des équipes, avec non plus de simples entraîneurs, mais de vrais éducateurs. Et il reste l’aspect réglementaire, à travers les règlements sportifs, où, malheureusement, les Fédérations ne se penchent pas assez sur la question.

  • Benjamin Mathieu, champion de France de bouillabaisse

    Benjamin Mathieu, champion de France de bouillabaisse

    Après avoir longé la mer et admiré le paysage, tout au bout d’une route sinueuse se trouve ce que les Marseillais appellent « le bout du monde ». Benjamin Mathieu, « Ben » pour les proches, accueille le sourire aux lèvres sur le pas de la porte de l’Esplaï du Grand Bar des Goudes, son célèbre restaurant méditerranéen. Avec une vue imprenable sur le petit port de pêche, on mange la bouillabaisse, ou plutôt celle du champion de France.

    « Ici, c’est la traditionnelle, avec des galinettes, vives, rascasses, Saint-Pierre et congres sans oublier les favouilles. Après avoir mariné au safran avec un petit peu de bouillon et d’huile d’olive, les cinq poissons finiront leur cuisson dans le bouillon. Rouille, croûtons et rappé avec un petit verre de blanc des Alpilles, et le tour est joué », détaille le chef en toute simplicité. Mais comment fait-on pour décrocher le titre ?

    « C’est pas nous qui avons candidaté, on a été sélectionnés pour représenter Marseille. Nous étions six au total. Nos concurrents venaient d’Ajaccio, Saint-Tropez, Anthy-sur-Leman, Carro (Martigues) et Paris », précise Benjamin. Le rendez-vous était fixé le 7 décembre au restaurant La Calanque bleue, chez Yvan Vahanian, à Sausset. Et de poursuivre : « Par brigade de trois, nous avions 3 heures pour réaliser le plat, avec des cuisines en mode Top chef, un garde-manger, des poissons magnifiques et un jury d’exception. La dégustation s’est faite à l’aveugle, j’avais le cœur qui battait, je vous dis pas. On a dû patienter durant une heure pour avoir le résultat. » Tenir un timing de 3 heures est sans doute la contrainte qu’il a le plus travaillée. « Habituellement, je fais un peu comme je veux, mais là pas question, avec en plus un jury très haut de gamme en face de nous. Le travail a payé, d’abord les pommes de terre cuites au safran, vite lancer la soupe, et l’heure tournant, j’étais prêt. Il n’y avait plus qu’à plonger les poissons. »

    Les poissons ? Locaux, extra-frais comme l’exige cette recette emblématique des petits métiers qui cuisinaient les invendus ou invendables du matin dans une grande soupe qui, lorsqu’elle bouillait, se voyait réduite pour y plonger les poissons. En provençal, bouiabaisso, ou bolhabaissa, impératif signifiant « abaisser l’ébullition ».

    Une fierté pour Benjamin, mais aussi une récompense familiale. « Nous étions une équipe de trois. Mon père, Philippe, chef de cuisine, et son ami de toujours Claude Bodin, ancien chef du Pescadou qui avait réalisé la bouillabaisse pour Jacques Chirac. On s’est entraîné pendant un mois. On s’est mis un peu la pression », lâche le grand gaillard l’œil malicieux.

    Patrimoine immatériel
    de l’Unesco

    L’organisateur de ce championnat n’est pas n’importe qui. Il s’agit de Yvan Vahanian, chef de La Calanque bleue, qui promeut la bouillabaisse dans le monde entier avec pour objectif d’arriver à la faire classer au patrimoine immatériel de l’Unesco. Quand Benjamin se refait le film de cette incroyable journée, il lâche : « C’était pas n’importe quoi, ça représente vraiment la Ville, ça fait partie de sa culture. Je suis un vrai Marseillais, j’ai acheté un restaurant aux Goudes. C’est génial ! vraiment. » Viens alors tout naturellement, la question des championnats du monde. « Ben, on va gagner ! Je vais pas laisser gagner un Mexicain », lance-t-il dans un éclat de rire, avec la conviction d’un supporter de l’OM avant le match. Avant de se reprendre : « l faut se méfier, y aller avec humilité. Je change pas l’équipe qui gagne. Mes premiers souvenirs de cuisine, c’est avec mon père et Claude. »

    Philippe, le père, jeune retraité, a naturellement repris le chemin des cuisines chez son fils. Ce championnat est un peu une consécration. Avec aplomb, il l’assure : « On allait gagner, c’était sûr ». Mais quand il évoque cette journée, ses yeux s’embuent de larmes qui en disent long sur le chemin parcouru par son fils. Du haut de ses 36 ans, Benjamin revoit le film de sa vie : « J’ai travaillé dans des 3 étoiles, des 2 étoiles, dans des palaces à Paris, à Monaco, à l’étranger aussi, mais selon moi, pour faire la meilleure bouillabaisse, il ne fallait absolument pas la revisiter en mode étoilé. » Il se remémore la mode des années 90-2000, où le plat emblématique était revisité en milk-shake, en compressé, en gelée… « Oui, oui, j’ai vu des vidéos », assure-t-il. Mais, aujourd’hui, la tendance semble dépassée. Retour aux fondamentaux.

    L’Esplaï. 28 Rue Désiré-Pelaprat,13008

  • L’OM s’attache à son podium

    L’OM s’attache à son podium

    Après avoir retrouvé le sourire en Ligue des Champions, mardi, avec sa victoire face à l’Union Saint-Gilloise, l’OM serait bien inspiré de prolonger les festivités ce dimanche (à 20h45), avec la réception de l’AS Monaco. Et par la même occasion de conserver sa troisième place en championnat, histoire de conclure en beauté l’exercice 2025, avant d’aller faire un petit saut à Bourg-en-Bresse, dimanche prochain pour les 32e de finale de la Coupe de France. « Il est essentiel qu’on oublie la Ligue des Champions et qu’on se concentre entièrement sur le championnat », insiste l’entraîneur marseillais Roberto De Zerbi. « Le match contre Monaco est crucial et on ne peut pas se permettre de penser à autre chose. On doit effacer le match de Ligue des champions et revenir avec une mentalité tournée vers le championnat, car nous avons perdu des points dans les derniers matches, notamment à Lille », poursuit le technicien italien, persuadé que d’autres équipes vont recopier le pressing très haut exercé par les Nordistes vendredi dernier.

    « Mais la clé, c’est de savoir comment réagir quand on est pressé. Si on joue bien, en étant dynamique et rapide dans nos passes, ce genre de stratégie devient beaucoup moins efficace », estime-t-il, malgré les forces en présence parmi les meilleures équipes du championnat, à l’instar de Monaco. « Ce ne sera pas un match facile. On connaît leurs qualités. C’est une équipe qui a montré de belles choses, comme ses victoires contre Paris ou Galatasaray », souligne Gerónimo Rulli. Taulier de la formation olympienne, qui a sauvé les siens à de nombreuses reprises depuis son arrivée au sein de la cité phocéenne, le gardien argentin reste sur une série de prestations contrastées. « C’est vrai que la fatigue se fait sentir après une période intense, avec des matches très difficiles. […] Aucun joueur, et encore moins un gardien, ne peut être au top tout le temps. Je travaille beaucoup chaque semaine pour aider mon équipe, pour être prêt et faire ce qu’il faut quand on me sollicite », ajoute l’ancien portier de la Real Sociedad, conscient que son entraîneur le pousse à donner le meilleur de lui-même. Quitte à accorder plus de temps de jeu à Jeffrey De Lange pour apporter plus de concurrence à son poste. « Cela me pousse à ne jamais me relâcher. En tant que gardien, si tu fais une erreur, il y a quelqu’un de très compétent derrière toi qui peut prendre ta place. Mais ce n’est pas quelque chose qui me stresse, au contraire, ça m’encourage à travailler encore plus dur », lance le dernier rempart olympien, toujours déterminé.

    « Aucun joueur, et encore moins un gardien, ne peut être au top tout le temps »

  • Génération.s repart avec la gauche unie

    Génération.s repart avec la gauche unie

    Après les communistes, les socialistes, MadMars et, cette fois, les Écologistes, c’est au tour des militants de Génération.s d’approuver l’union à gauche pour les municipales. Ce jeudi soir, une quarantaine de participants ont approuvé à l’unanimité la reconduction de leur participation au sein du Printemps marseillais. « Au regard du danger que représente le RN dans beaucoup de communes, nous avons dégagé une doctrine au niveau du département : le rassemblement partout où il est possible, et le plus large possible à gauche », explique William Leday, membre de la direction nationale. Et donc une alliance à Marseille avec Sébastien Delogu ? « À l’impossible nul n’est tenu, nous souhaiterions que les Insoumis convergent, répond le coresponsable départemental. Mais quand on passe son temps à taper sur le maire de Marseille plutôt que sur l’extrême droite, c’est problématique, avec des accusations gravissimes. »

    « J’ai au travers de la gorge l’accusation de corruption, ça a été une de nos batailles, la lutte contre le clientélisme », réagit vivement l’adjoint à l’éducation des 1-7, Julien Soret. Témoignant justement de la surprise d’habitants renvoyés vers les dispositifs réguliers lorsqu’ils venaient réclamer qui un logement, qui un emploi.

    Pour le parti qui compte quatre élus à Marseille dont le président du groupe Printemps marseillais Pierre Huguet, l’heure n’est pas encore à la campagne et les places sur les listes sont encore en discussion. « Nous avons des candidatures à faire valoir », reconnaît William Leday. Surtout, ils comptent peser sur les programmes, avec 70 propositions élaborées au niveau départemental, « le fruit d’un travail collectif fait par l’ensemble des militants, élus et des citoyens », met en avant Fabio Chikhoune, chef de file à Aubagne. Et en ligne de mire notamment, le « verrou métropolitain ». « Il y a un déséquilibre complet qui met Marseille en difficulté », déplore la coresponsable départementale Wassila Hamache.

  • Violences sexuelles : les avocats exigent des mesures

    Violences sexuelles : les avocats exigent des mesures

    Dans un courrier commun daté du 4 décembre et que La Marseillaise a pu consulter, le Syndicat des avocats de France (SAF) et l’Union des jeunes avocats alertent les membres du Conseil de l’Ordre sur les violences sexistes et sexuelles au sein de la profession, après « une plainte pour agression sexuelle et un témoignage similaire visant un de nos confrères ». En juin dernier en effet, l’ancien bâtonnier et adjoint au maire José Allegrini avait été visé par une plainte d’une greffière du tribunal judiciaire de Marseille, et il est désormais convoqué fin décembre à Aix-en-Provence dans le cadre d’une reconnaissance préalable de culpabilité, comme le révélait début novembre La Provence. Une juge d’instruction marseillaise avait également témoigné d’agressions subies.

    « Il ne paraît plus possible pour nos organisations professionnelles de ne pas adopter une action forte pour lutter contre ce fléau », écrivent les signataires du courrier. Ils demandent « à renforcer l’action de l’Ordre en la matière avec le double objectif de libérer la parole et protéger efficacement toute consœur ou confrère concerné ». Ainsi ils réclament une meilleure communication avec une adresse de signalement, une campagne de sensibilisation et une enquête de « victimation », ainsi que l’élaboration d’un protocole à respecter en cas de dénonciations de violences sexistes et sexuelles, s’étonnant qu’il n’y ait eu aucune enquête interne après la découverte des faits visant l’ancien bâtonnier. Ils espéraient aborder le sujet lors du conseil de l’Ordre le 9 décembre : cela n’a pu être le cas. La bâtonnière, sollicitée par La Marseillaise, n’a de son côté pas donné suite.