Tag: Marseille

  • Focus sur les ultimes échéances de la saison pour l’OM

    Focus sur les ultimes échéances de la saison pour l’OM

    L’arrivée du mois de mars coïncide avec le début du dernier quart de la saison. Il ne reste plus que 12 matches à jouer pour l’Olympique de Marseille et les supporters voudraient bien voir ce total grimper jusqu’à 14. Outre la chasse à la Ligue des Champions en L1, la Coupe de France représente un enjeu majeur avec des chances plus conséquentes de titre, avec l’absence du PSG. La densité de la compétition rend l’issue plus incertaine, mais l’espoir est encore présent. L’OM devra valider certains points de passage pour croire à un top 3 et à un nouveau trophée.

    OM – Lyon (1er mars)

    C’est ce pourquoi l’OM est parti en stage de cohésion à Marbella. Resserrer les liens, bien sûr, mais aussi préparer l’Olympico, qui aura lieu ce dimanche soir, au Vélodrome. Ce match peut être un tournant majeur de la fin de saison. Revenir à deux points, rester à cinq unités ou se faire distancer par son adversaire, voici les trois scénarios sur la table. L’OL s’est fait briser sa série de 13 victoires à Strasbourg (1-3) et l’incertitude est aussi présente côté rhodanien. Hors blessures de dernière minute, le groupe sera complet. Leonardo Balerdi, suspendu à Brest, sera de retour. Le choc s’annonce intense.

    OM – Toulouse (Coupe de France, 4 mars)

    Cette semaine est bien cruciale pour les Olympiens. Toulouse débarque boulevard Michelet dans une semaine et un billet pour les demi-finales de la Coupe de France est en jeu. Victoire obligatoire pour se rapprocher d’un trophée cette saison. Pierre-Emile Højbjerg sera suspendu. Beaucoup se souviennent de la première rencontre face aux Toulousains cette saison, le 29 novembre, où l’OM avait renversé la partie avant de se faire doucher sur une touche longue, dans le temps additionnel. Marseille souhaite être présent le 22 avril pour les demi-finales et le 23 mai pour la finale. Mais il faudra battre le TFC.

    OM – Lille (22 mars)

    Là aussi, les souvenirs sont noirs. L’un des pires matches de l’OM, en championnat, cette saison. Le déplacement à Lille était un cauchemar, avec une défaite 1-0 suite à une boulette de Gerónimo Rulli. Un résultat et surtout une prestation, très loin de ce que l’équipe de Roberto De Zerbi était capable de proposer. Ce 22 mars, ne pas prendre de point serait une énorme contre-performance pour ce début du printemps. Surtout que les Phocéens enchaîneront, après la trêve, par un déplacement à Monaco, formation toujours aussi difficile à lire.

    OM – Rennes (16 mai)

    Le grand frisson du multiplex. Après quelques rencontres plus abordables sur le papier (Le Havre, Nantes, Metz) –même si tout est possible avec cet OM –, les Olympiens accueilleront le Rennes de Franck Haise pour clore cet exercice 2025-2026 de Ligue 1. Une réception périlleuse, mais leurs adversaires directs auront aussi fort à faire. La fin de saison sera explosive avec un derby parisien, Lyon-Lens et Strasbourg – Monaco, en plus de ce choc au Vélodrome.

    L’OM victime d’une tentative d’intrusion informatique

    L’Olympique de Marseille indique avoir récemment fait l’objet d’une tentative d’intrusion informatique, dans un communiqué publié ce mardi. « Grâce à la mobilisation immédiate de nos équipes techniques et de nos prestataires spécialisés, la situation a été rapidement maîtrisée. À ce jour, toutes nos activités peuvent se poursuivre normalement, en toute sécurité, et nous continuons nos investigations sur le périmètre concerné. Le club tient à rassurer ses supporters : les données bancaires et les mots de passe n’ont pas été compromis », précise l’OM. Le club phocéen ajoute : « La protection des données personnelles et la confiance de nos supporters restent notre priorité absolue. (…) une procédure a été engagée auprès des autorités compétentes (…) et une plainte va être déposée. »

  • La peur de l’oubli des Ukrainiens après 4 ans de guerre

    La peur de l’oubli des Ukrainiens après 4 ans de guerre

    « Près de 1 500 jours de guerre n’ont pas ébranlé la résistance ukrainienne. L’Ukraine continue à se battre et à vivre. Aujourd’hui, nous devons le dire avec lucidité : la fatigue gagne nos sociétés. Nous le constatons avec le peu de mobilisation ce soir », déplore David Sanchez, président de l’association Fraternité franco-ukrainienne Provence.

    Alors que la guerre en Ukraine entame sa cinquième année, le rassemblement en soutien à cette nation, mercredi, n’est pas comparable aux milliers de personnes réunies au lendemain du 24 février 2022. Quatre ans plus tard, la mobilisation plus modeste, sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Marseille, marque la peur de l’oubli du peuple ukrainien et de leur quotidien durant cette guerre.

    Avant la minute de silence en hommage aux morts, la voix du peuple ukrainien s’est d’abord levée sur l’hymne du pays. Une prière récitée par le père Nicolas a suivi, face à une assemblée émue. Certains la tête haute, d’autres en pleurs.

    « La nation résiste »

    Sous le slogan « Heroiam slava ( « Gloire aux héros ») scandé par la foule en réponse au « Slava Ukraini » (« Gloire à l’Ukraine »), les associations franco-ukrainiennes ont exprimé leurs pensées aux Ukrainiens, à « ces héros ordinaires », véhiculant ainsi un message de persévérance, de force et de solidarité. Ces organisations, qui aident au quotidien les victimes et civils ukrainiens, ont pointé l’importance de parler de cette guerre. Par exemple à travers la culture, comme l’explique le président de l’association SOS-Ouman, Denis Hiault : « Je vous invite à aller voir l’exposition “Ukraine : Images d’une enfance voléeà la Cômerie. Cette collection de dessins d’enfants ukrainiens témoigne de façon très vrai, très touchante, de la réalité de ce qu’ils vivent. J’invite tous les enfants marseillais à la voir. »

    Nathalie, originaire de Kiev, a pris la parole : « Malgré les attaques, malgré les batailles acharnées sur le front, l’Ukraine résiste encore et toujours. » Elle ajoute, évoquant les spectacles en Ukraine : « Aujourd’hui sous les bombes russes, parfois sans électricité, chaque représentation au théâtre commence par l’hymne ukrainien. Artistes, musiciens, publics… Le peuple ukrainien chante l’hymne national : “Nos ennemies périront comme la rosée au soleil levant”. La nation est debout. La nation résiste. »

  • Une commémoration aux flambeaux pour « les victimes du fascisme »

    Une commémoration aux flambeaux pour « les victimes du fascisme »

    « Marseille reste et restera antifasciste ». C’est le message unanime porté par les plusieurs centaines de personnes qui ont répondu à l’appel d’organisations telles que Riposte Antifasciste, Quartiers antifascistes 13 ou encore Ciao Facho, ce mardi soir, pour un rassemblement aux flambeaux.

    À grands coups de « Siamo tutti antifascisti », l’objectif était de « commémorer toutes les victimes du fascisme ». Comme une réponse à la mort de Quentin Deranque, militant d’extrême droite à Lyon, le 14 février dernier, après une rixe et un lynchage avec des militants antifa’. « On veut éradiquer les idées fascistes, pas forcément les personnes. Mais le corps de ce militant n’était même pas encore froid que l’extrême droite avait son récit de fait. Le soir même, ils se félicitaient que ce drame offrait une justification à leurs violences », explique au micro Nina, représentante de l’Union étudiante à Aix-Marseille. Dans la même lignée, un membre de Riposte Antifasciste dénonce : « S’il y a un antifascisme de rue, c’est car l’État ne nous protège pas. Solidaires et la CGT Rhône ont subi des attaques, des menaces de morts… ».

    Les participants ont d’ailleurs largement énuméré toutes les morts et drames en lien avec des actions de l’extrême droite et ses groupuscules. Le député insoumis Sébastien Delogu a également pris la parole, en rappelant la mort d’Ibrahim Ali, tué en 1995 par des colleurs d’affiches du FN à Marseille. Une intervention régulièrement coupée par des slogans lancés par les manifestants et quelques interpellations salées : « Va faire ta campagne ailleurs. »

    En tout cas, la « poursuite du combat » a été lancée avec la date du 14 mars prochain à l’appel de la Marche des solidarités cette-fois.

  • Un accueil de jour public pour les sans-abri à Marseille

    Un accueil de jour public pour les sans-abri à Marseille

    Installé dans les locaux des anciens ateliers Lieutaud, l’espace convivial au numéro 41 du cours éponyme, est déjà une adresse qui compte. À peine ouverte, mardi 24 février dans la matinée, que déjà un homme passait la porte pour se poser devant un café, « informé par les maraudes du Samu social » de l’existence de ce nouveau lieu.

    Franchi le seuil de ces quelque 100 m² rénovés, on oublie presque qu’on est sur une des artères les plus bruyantes du centre. Les doubles vitrages font le job et le hall donne sur un grand salon dont les lumières tamisées réchauffent les ocres des murs. Un grand écran, un coin ordinateur, deux canapés et des petites tables complètent le décor pour une ambiance cosy. L’ADJ propose également 24 casiers équipés de prise électrique, de toilettes, d’une douche PMR, d’un lave-linge, d’un sèche-linge, d’une tisanerie et deux pièces réservées à la permanence en soins infirmiers et aux entretiens sociaux pour la confidentialité. « On a prévu une jauge de 25 personnes pour que cela reste confortable, mais on s’adaptera aux besoins », annonce Lauriane Staphorst, directrice de l’innovation sociale et de la coopération.

    Une équipe de six agents visiblement très motivée est chargée d’animer l’ADJ de 9h à 16h30 du lundi au vendredi. « Des postes ouverts et pilotés par la fonction publique ? J’ai immédiatement postulé », confie un travailleur social venu du secteur associatif. Les personnes en grande précarité trouveront une aide à leurs démarches administratives. « Quand une personne sur deux à la rue ne dispose d’aucune ressource, le fil rouge des politiques sociales de la Ville, c’est l’accès aux droits », rappelle Audrey Garino, adjointe au maire déléguée à la Solidarité.

    La dernière Nuit de la solidarité avait encore renforcé le constat d’une carence nationale : au-delà des places défaillantes dédiées à l’hébergement d’urgence, les grandes villes et leur hypercentre manquent de lieux de répit. Une demande forte des personnes sans domicile à laquelle la Ville de Marseille a souhaité répondre en investissant 300 000 euros dans l’ouverture de ce centre pour « la mise aux normes d’hygiène et de sécurité et accueillir ce public dans un lieu propice à l’amélioration de leur condition de vie », explique l’élue communiste.

    « Il fallait avancer »

    L’État qui avait un peu fait dégringoler le nombre de places d’hébergement d’urgence restructure sa lutte contre le sans-abrisme. Les services de la préfecture ont lancé ce vendredi 20 février un appel à marché public dédié aux nuitées hôtelières. L’objectif est de mobiliser un parc de chambres d’hôtel sur l’ensemble de la région Paca pour assurer la mise à l’abri des personnes sans domicile, tout en offrant des garanties sécurisées aux professionnels. Une solution pourtant décriée par les associatifs qui déplorent un système exploité par des hôteliers peu scrupuleux.

    Marseille fait le choix d’accueillir et de bien accueillir. Déjà onze équipements dédiés au public sans-abri, dont les bains douches municipaux et la nouvelle UHU, ont été ouverts depuis le début du mandat. C’est le premier en gestion municipale. Une politique volontariste « qui n’en est qu’à ses débuts, précise Audrey Garino. L’errance appelle des réponses, le défaut de prise en charge dans la journée en est un. Mais le temps des services publics étant plus long que celui des associations. Il fallait avancer ».

    Entre la Porte d’Aix et la gare Saint-Charles, un nouveau projet social cofinancé avec l’État prend forme sur l’îlot Coco Velten, racheté par Marseille Habitat, le bailleur social de la Ville. D’ici quelques mois, 14 logements sociaux, 80 logements d’hébergement et d’insertion, un accueil de jour dédié aux femmes et une cantine solidaire y ouvriront leurs portes.

  • Le quartier ultra sécurisé de Luynes est sur les rails

    Le quartier ultra sécurisé de Luynes est sur les rails

    Annoncée par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, dans le cadre de la loi de juin 2025 « visant à sortir la France du piège du narcotrafic », la création du Quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO), au sein de la maison d’arrêt de Luynes 2, va entrer dans l’opérationnel à partir de mi-avril pour une ouverture programmée au troisième trimestre 2026.

    La consultation des entreprises est lancée depuis lundi et se poursuivra jusqu’à la mi-mars, pour aménager le 3e QLCO de France après celui de Vendin-le Vieil (Pas-de-Calais) avec 100 places ouvert en juillet et celui de Condé-sur-Sarthe (Orne) avec 40 places ouvert en octobre. à terme, c’est un maillage national de six quartiers ultra sécurisés qui est prévu avec Valence (Drôme), Réau (Seine et Marne) et Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane).

    La durée prévisionnelle du marché est estimée à 14 semaines, dont 4 semaines de préparation. Les travaux, de plusieurs millions d’euros, programmés d’avril à août, visent à adapter le bâti existant, le centre national d’évaluation qui est déplacé, la maison d’arrêt n°2, les parloirs, l’unité de consultation et de soins ambulatoires (UCSA), ainsi que les espaces extérieurs à des conditions de détention complètement étanches.

    Le QLCO de Luynes 2 comptera 30 places d’encellulement individuel, en régime de quasi-isolement sensoriel. Le bâtiment dédié comprendra 15 cellules au rez-de-chaussée et 15 au premier étage, ainsi que 2 en quartier disciplinaire. Il s’agit de déplacer 170 détenus en détention classique pour adapter le bâtiment en transformant les cellules existantes en « 30 cellules durcies » pour y recevoir « un public plus violent », à savoir des figures du narcobanditisme, des chefs de réseau qui ne devront jamais pouvoir communiquer entre eux, ni avec l’extérieur, hormis le parloir avocat, derrière un hygiaphone.

    Les entreprises candidates sont prévenues que « le dossier est suivi par notre administration centrale et par le cabinet du garde des Sceaux », avec une exigence de respect du planning. Les travaux, qui se dérouleront en site occupé, visent à créer un bâtiment totalement étanche, dont l’accès est équipé d’un portique à ondes millimétriques (scanner corporel) et d’un portique de détection classique. Même le chantier doit être étanche. Les oliviers des deux cours de promenade seront retirés et transplantés ailleurs dans l’établissement afin de dégager l’espace pour la surveillance. Des dalles de béton seront coulées dans ses cours. Filins anti-drones, grilles et bardages de protection doivent empêcher tout contact visuel et toute projection depuis l’extérieur.

    Il faudra aussi desceller les fenêtres existantes et les remplacer par des fenêtres à double grillage avec vitrage anti-effraction. Des portes à crémaillère de 90 kg, indégondables, seront posées, équipées d’un œilleton sécurisé et d’une trappe « passe-menotte ». Pour la sécurité des surveillants, un système permet de moduler l’ouverture et la fermeture de la porte suivant quatre crans « pour repousser le détenu en cellule ». Le mobilier est fixé (lit métallique, tablette, tabouret, étagère) et indémontable. Les vis sont inviolables et indéboulonnables.

    Ces quartiers d’exception sont qualifiés de « tombeaux » par l’Observatoire international des prisons. La vingtaine d’agents pénitentiaires aguerris choisis pour y exercer exigent une anonymisation renforcée vis-à-vis des détenus pour empêcher toute pression extérieure. Avant d’ouvrir, le QLCO de Luynes subira une phase de « marche à blanc », sans détenus, pour tester les dispositifs sécuritaires, notamment de brouillage d’ondes, dans cette cocotte-minute carcérale.

    L’ambiance pénitentiaire à Aix-Luynes reste marquée, en ce début d’année, par la grave agression de trois surveillants commise le 9 janvier par un détenu de 23 ans, avec un ciseau.

  • [Entretien] Patrick Amico : « La lutte contre l’habitat indigne doit se poursuivre »

    [Entretien] Patrick Amico : « La lutte contre l’habitat indigne doit se poursuivre »

    La Marseillaise : Quel bilan tirez-vous de l’action du Printemps marseillais sur le logement ?

    Patrick Amico : Extrêmement positif. La situation était catastrophique après la rue d’Aubagne, il a fallu qu’on fasse le tri parmi les permis de construire. À partir de 2023, on s’est retrouvé en situation où on était menacé de carence [en matière de logement social] au titre de la loi SRU. Et avec tout le travail que l’on a effectué sur l’habitat indigne avec la création d’une direction passée de 4 à 130 personnes, le travail fait depuis 2023 avec Éric Méry [adjoint à l’urbanisme (Mad Mars)] sur les problématiques de relance, on est arrivé à dépasser les objectifs donnés par l’État. Avec le meilleur score en 2025 de création de logements sociaux depuis la création de la métropole. Notre bilan est reconnu par la profession, cela aussi bien fonctionné avec la métropole, malgré l’antagonisme politique, et avec l’État.

    Comment voyez-vous la suite ?

    P.A. : La lutte contre l’habitat indigne va prendre des décennies, elle est d’une complexité effarante, mais nécessaire. Ce que je souhaite, c’est que la majorité à laquelle j’appartiens continue à suivre politiquement les mêmes choses et valorise le travail fait. La tâche est immense au niveau municipal et métropolitain. Et c’est là tout l’enjeu avec cette loi PLM.

    Souhaiteriez-vous continuer à porter ce sujet au sein de la future municipalité ?

    P.A. : Si le maire me le demande, oui, ce sera avec grand plaisir. Sur certains dossiers, on travaille depuis 2022, je connais tous les rouages de cette problématique. Je représente aussi la composante GRS avec Sophie Camard, le souhait a toujours été de faire en sorte qu’elle fasse partie de la majorité et soutienne pleinement l’action du maire.

  • Le Medef Sud veut une « co-gouvernance » avec les maires

    Le Medef Sud veut une « co-gouvernance » avec les maires

    Après la cogestion, la co-gouvernance ? C’est l’idée que met sur la table, ce mardi matin à Marseille, le patron des patrons de la région, Stéphane Benhamou. Ce dernier appelle à « offrir une place privilégiée aux entrepreneurs dans les débats » en vue des élections municipales et, surtout, qu’ils pèsent dans les communes, après le scrutin. « Il faut construire un arbre de décision et que les entrepreneurs aient toute leur place dans la construction de celui-ci », développe le président du Medef Sud.

    Avant de prendre un exemple concret : « La restructuration du commerce des centres-villes doit être coconstruit par les élus de proximités et les représentants des entreprises. » Puis de marteler : « Les maires se doivent de travailler avec les entreprises, ne pas le faire est une faute. » Une référence notamment à la position de Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille et candidat à sa succession, qui refuse ce principe de co-gouvernance, mais se dit « prêt à écouter les doléances ».

    Du reste, le patron appelle à ce que « les entrepreneurs s’engagent en politique », du moment qu’ils ne représentent pas une organisation territoriale patronale, à l’instar de la sienne, en même temps. Auquel cas, il enjoint les concernés à « au moins se retirer temporairement jusqu’à la fin des élections ». Référence cette fois à la présence de Corinne Innesti, présidente de la CPME 13, sur la liste de Martine Vassal (DVD) pour la mairie de Marseille, qui avait justement annoncé se mettre en retrait de ses fonctions.

  • Des citoyens appellent à l’union à gauche à Marseille

    Des citoyens appellent à l’union à gauche à Marseille

    Des similitudes dans les programmes qui donnent de l’espoir pour une union à gauche… Pour le groupe citoyen « Faisons Front Commun », créée en juin et qui rassemble notamment les associations des Hirondelles, des amis du programme du Printemps marseillais, Réinventer la gauche, les collectifs du Nouveau front populaire, ou encore la Réserve citoyenne, rien n’est perdu.

    « La seule alternative politique de lutte contre l’extrême droite, c’est une gauche unie dans sa totalité, dans le respect de ses composantes, sur la base d’un projet résolument de gauche, construit avec le monde associatif, syndical et avec l’expertise du monde universitaire », pose Alexandre Jurado, membre du conseil d’administration de Faisons front commun.

    Une convergence « nette »

    Après un comparatif minutieux entre les propositions insoumises et du Printemps marseillais, de l’école aux questions sanitaires et sociales en passant par le logement, les transports ou la culture, « la convergence est nette », assène un autre adhérent, José Rose, sans nier des « divergences, mais qui ne sont pas rédhibitoires ».

    Avec une grande mobilisation, ce dimanche 1er mars à 11h sur le Vieux-Port, « ce que nous voulons faire, c’est préparer la discussion du second tour », explique Hélène Goldet, membre du CA. Si, au soir du premier, il s’agira forcément de négociations d’appareil, estime-t-elle, « nous devons avoir ce débat avant ». Pour elle, Marseille est majoritairement de gauche et ces municipales auraient pu être le moment de l’emporter dès le 1er tour, mais cette occasion ratée ne doit pas empêcher d’être « responsable » au second.

    Au sein de l’association, le résultat des sondages avec un RN potentiellement en tête, en cas de quadrangulaire, inquiète. « Il s’agit de redonner de l’espoir quand une partie de l’électorat en a marre de la guerre des gauches et de cette campagne de bas niveau », ajoute Pauline Delage (Ensemble !), adjointe à la maire d’arrondissement des 6-8.

  • Un sondage donne le RN en tête du second tour à Marseille

    Un sondage donne le RN en tête du second tour à Marseille

    L’extrême droite a-t-elle encore un plafond de verre ? Une enquête d’opinion réalisée par OpinionWay pour les médias de la sphère Bolloré CNews, Europe 1 et le Journal du dimanche donne, pour la première fois, le candidat du RN Franck Allisio vainqueur au second tour des municipales à Marseille, dans l’hypothèse d’une quadrangulaire, au coude à coude cependant avec le maire sortant (DVG) Benoît Payan.

    Ce sondage, sur la base de 735 personnes sondées entre le 16 et le 23 février ayant la certitude d’aller voter, donne les deux premiers candidats, Benoît Payan et Franck Allisio, à égalité au premier tour avec 34% des suffrages. Le maire sortant obtiendrait trois points de plus que dans l’enquête d’opinion Elabe pour La Provence et BFMTV publiée le 18 février, le député RN de Marignane bondirait quant à lui de cinq points. La candidate de la droite et du centre, Martine Vassal ,est quant à elle sondée à 14%, un effondrement de sept points dans un contexte marqué par sa sortie de route lors du débat organisé par BFMTV, le 19 février, où elle a énuméré la devise pétainiste à l’antenne. Elle fait jeu égal avec le député LFI Sébastien Delogu (+2 points). Malgré son retrait annoncé le 18 février, Victor Hugo Espinosa (Écologie au centre) est sondé à 2%, autant que l’ex-directeur des relations internationales au Département, Erwan Davoux (DVD). Rémy Bazzali (LO) ferait moins de 1%.

    Unir les voix de gauche

    Avec quatre personnes passant la barre des 10% se profile une fois de plus la possibilité d’une quadrangulaire. Or, pour la première fois, le candidat RN en sortirait vainqueur avec 37% des suffrages, devant Benoît Payan (36%). Martine Vassal conserverait 14% des voix, Sébastien Delogu, 13%. En cas de retrait des insoumis, c’est cependant bien le maire sortant qui l’emporterait haut la main, crédité de 47% d’intentions de votes, loin devant Franck Allisio (38%) et Martine Vassal (15%).

    Face à cette rupture dans les pronostics sondagiers, le Printemps marseillais a appelé une fois de plus au rassemblement des électeurs de gauche par communiqué de presse. « Les aventures personnelles et les tentatives de divisions, notamment à gauche, font le jeu des extrêmes, réitère la majorité sortante. Face au risque réel de voir l’extrême droite raciste diriger notre ville, Marseille ne peut pas se permettre les divisions. » Une ligne tenue depuis le mois de janvier. « Tous les Marseillais d’où qu’ils viennent, attachés aux valeurs de notre ville et au vivre-ensemble doivent se mobiliser pour Marseille dès le premier tour autour de Benoît Payan », répète donc, encore une fois, le Printemps marseillais.

    « Décalage des sondages »

    « Les sondages se sont toujours trompés pour Marseille », élude le directeur de campagne de Sébastien Delogu, Hedi Bounouar. Mais, après les scores élevés du RN lors des derniers scrutins, il reconnaît : « On peut avoir des désaccords très profonds à gauche, l’adversaire fondamental, c’est l’extrême droite. S’il y a un risque, il faudra se réunir à gauche. » En rejetant la responsabilité sur le candidat qui, à gauche, sortira en tête. « Nous serons présents d’une manière ou d’une autre au second tour », annonce-t-il.

    En chute libre, la droite est plus circonspecte sur un sondage qui varie énormément des précédentes enquêtes d’opinion. « Lors des régionales, la dynamique était sans cesse contre, chaque sondage était pire que le précédent, rappelle le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano. Avoir vécu une telle expérience de décalage entre les sondages et la réalité des urnes permet d’avoir beaucoup de distance. » Alors que la campagne va entrer dans sa dernière ligne droite, il reste convaincu que la droite réussira à faire entendre ses propositions. « Tant pis s’il y a un cloud de polémiques, de disputes, de scandales : on n’est pas dans le cloud, on est les pieds sur terre », assure-t-il.

  • Menaces de mort taguées sur le local de Martine Vassal

    Menaces de mort taguées sur le local de Martine Vassal

    Une plainte a été déposée, ce mardi matin, après la découverte de tags « à mort Martine Vassal » sur la devanture de la permanence de campagne de la candidate de la droite et du centre, à Marseille. Des menaces qu’elle a immédiatement dénoncées, déplorant que « l’ultra-gauche, avec qui M. Payan s’affiche sans gêne, m’a mis une cible dans le dos. » Le président (Ren.) de Région s’est empressé de lui apporter son soutien, ciblant plus prudemment « de dangereux activistes » qui « essaient de faire taire la seule candidate de rassemblement des Marseillais qui veulent sauver la ville ».

    « La violence, la menace et l’injure ne sont pas des méthodes politiques », déclare de son côté le maire (DVG) Benoît Payan, qui « dénonce avec la plus grande fermeté ce message intolérable à l’encontre de Martine Vassal ». Un « double discours » pour la présidente (DVD) de la Métropole.

    Dans l’après-midi, elle a lu une déclaration face à la presse. Elle dénonce « un lynchage médiatique » après avoir repris la devise pétainiste. « Il a suffi que je prononce une formule malheureuse lors d’un débat télévisé pour que mes adversaires se déchaînent avec une violence inouïe, déplore-t-elle. Oui, mon expression était maladroite, oui je m’en suis expliquée. » Après ces menaces, une « escalade d’agressions et d’intimidations », elle assume : « Oui, j’accuse l’extrême gauche, oui j’accuse Benoît Payan qui a fait le parallèle entre une maladresse et un homme qui a déporté des homosexuels, des enfants et des juifs [Philippe Pétain, Ndlr.]. » Écartant la possibilité d’une victoire du RN, elle donne rendez-vous au prochain débat télévisé, le 9 mars.