Tag: Marseille

  • [Entretien] Martine Vassal : « À Marseille, nous relions maintenant tous les quartiers »

    [Entretien] Martine Vassal : « À Marseille, nous relions maintenant tous les quartiers »

    La Marseillaise : Vous multipliez en ce début d’année les inaugurations, du Zénibus à l’extension du tramway T3… C’est une « révolution des transports » ou seulement un premier pas ?

    Martine Vassal : C’est une avancée énorme par rapport à ce qui s’est passé précédemment. Nous sommes vraiment sur une révolution des transports qui commence aujourd’hui. Nous avons fait Miramas il y a quelques mois, lundi nous avons fait le bus à haut niveau de service entre Plan-de-Campagne et Marignane… À Marseille, on relie tous les quartiers : avec le T3, le B4 et le B5, on relie le Nord à l’Est et au Sud, nous avons aujourd’hui un maillage, en complément de ce qui existe aujourd’hui.

    Les services de l’État étaient inquiets pour l’extension
    du tramway sur les enjeux d’accessibilité, d’aménagements cyclables. Vous avez pu
    les rassurer
     ?

    M.V. : Tout à fait. Et même dans le métro on a rendu accessibles un certain nombre de stations alors que c’est plus compliqué, il faut faire installer des ascenseur. mais maintenant il y a le Prado, Castellane…

    Il y a quand même un retard significatif.

    M.V. : Il y avait un retard significatif sur tout ! Les dates historiques, c’est : 1977, l’inauguration du métro avec Gaston Defferre ; 2007, le tramway avec Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier. Et aujourd’hui, 2026, c’est Martine Vassal ! Pendant cette période, les présidents d’intercommunalité ont préparé ce qu’on inaugure aujourd’hui. Ils avaient une vision que j’ai développée pour arriver à ce résultat. Mais derrière, il y avait une partie financière, je n’ai eu de cesse d’aller chercher des financements à l’Europe, à la Région, à l’État, au Département. Et j’ai augmenté l’investissement de manière très forte : quand je suis arrivée en responsabilité, il était à 80 millions d’euros par an, il est passé à 300 millions, ça a mis un coup de boost.

    Au Sud pour le tramway, il y a un goût d’inachevé : il n’y a pas encore de parking relais
    à la Gaye, il ne va pas jusqu’à
    la Rouvière…

    M.V. : Le parking relais de la Gaye, c’est un engagement que j’ai pris. On a lancé les études, il va se faire. En attendant, nous avons souhaité faire un parking relais intermédiaire d’une cinquantaine de places. Mais aujourd’hui, j’attends toujours les autorisations de la Ville de Marseille. S’il y en a un qui me met des bâtons dans les roues, c’est la Ville de Marseille, comme d’habitude. Ce qui les embête, c’est que nous on a une vision, on avance, mais eux ils essaient de nous faire reculer. Pour la Rouvière, il était prévu à l’origine un arrêt dans le rond-point, cela ne se fait pas. Nous sommes en train de voir avec la mairie de secteur si on peut faire une station après le rond-point. La difficulté c’est qu’on n’a pas eu un assentiment de la population à ce niveau-là ni au niveau du passage sur la montée de la colline Saint-Joseph. Il faut le remettre à plat.

    Au Nord, il y a de l’impatience pour la phase 2 de la prolongation du tramway, et en même temps on voit les marchés déjà lancés pour le tramway des Catalans…

    M.V. : On a voté à l’unanimité le plan de déplacement métropolitain en 2021. L’idée d’origine c’est de partir du centre-ville pour aller en étoile. Si à chaque fois qu’il vient un nouvel exécutif on change tout, on ne fait rien. À partir de la rue de Lyon, la mairie de secteur a voulu changer le tracé, mais quand vous changez un tracé de manière aussi importante pour passer par le littoral, vous repartez de zéro. Ils peuvent nous dire merci, on a été ultrarapides. Pour les Catalans, le projet est prêt : est-ce qu’on devrait l’arrêter pour en faire un autre ? Mais l’autre je ne peux pas aller plus vite ! C’est un transport qui est dans la ZFE, qui va permettre de faire des pistes cyclables, de réguler la circulation. J’attends toujours le merci ! Et il y a une autre branche importante, la partie Belle de Mai, et on va aller jusqu’au Merlan. Mais ils nous ont bloqué pendant cinq ans, on n’a pas encore pu lancer les appels d’offres ! Les blocages, c’est la Ville de Marseille.

    En attendant, les bus sont saturés pour aller à la Belle de Mai, pourquoi il n’y a pas plus de moyens ?

    M.V. : Parce qu’il me faut des caméras de vidéosurveillance, il me faut de la police. Vous avez pris le boulevard National ? Vous avez vu le gymkhana qu’il faut faire ? C’est quand même inacceptable, il faut de la police sur place pour faire la circulation.

    Il y a le tramway, et puis il y a le métro… Le métro à 21h30, c’est fini quand ?

    M.V. : Vous allez me dire qu’il y a du retard sur un chantier à 580 millions d’euros ? Ce sera au mois de mai ou juin, au printemps. Ca arrive ! Il aurait été beaucoup plus facile d’arrêter complètement le métro toute la journée, on aurait gagné deux ans. Mais je n’ai pas voulu pénaliser les Marseillais. Il n’y en a que 4 000 qui prennent le métro après 21h30, et il y a des bus de substitution. Pour adapter le dispositif qui avait cinquante ans, mettre du neuf sur du vieux, c’est très compliqué. Les rames, elles, sont bien là.

    Depuis le 1er janvier la RTM est soumise à un nouveau contrat d’obligation de service public qui veut l’« exposer aux aléas du marché ». Cela ne risque pas de la fragiliser ?

    M.V. : Ce ne sera pas privatisé. La RTM se modernise, elle avance, c’est un partenaire en qui nous avons entièrement confiance. Vivement le mois de mars qu’on passe ces élections et qu’on n’en fasse plus un enjeu électoral pour dire n’importe quoi…

    La RTM demandait 600 millions d’euros de plus, la Métropole lui disait que c’était « inacceptable »…

    M.V. : C’est normal, c’est une négociation. La RTM va avoir un développement considérable dans les années à venir, son chiffre d’affaires a considérablement augmenté avec les nouvelles lignes. Sur le métro, on va doubler la fréquence ! Les rames vont être automatisées, il y aura plus de personnes. Je suis de tout cœur avec la RTM, avec les contrôleurs dont un s’est encore fait agresser cette semaine. Dans les jours qui viennent, le groupement de protection va avoir la caméra et les armes non létales !

    En quelle année les Marseillais pourront avoir des transports à la hauteur de ce qu’on voit à Lyon, ou Toulouse ?

    M.V. : 2026. Ça commence aujourd’hui.

    La gratuité des transports à Aubagne sera-t-elle maintenue ?

    M.V. : Quand le Val’tram arrivera, on verra à ce moment-là. Le nouvel exécutif de la Métropole décidera ce qu’il va faire.

    On a l’impression que le Marseille des bus est mis de côté par rapport au Marseille des tramway. À la Savine, les habitants réclament le retour de bus la nuit…

    M.V. : On a travaillé sur une mise à plat complète du réseau de bus, cela faisait trente ans que ça n’avait pas été revu. L’arrivée des nouvelles lignes fait que automatiquement on va changer le dispositif. Quand tout cela sera en action, dans les mois qui viennent, on appliquera ce qui a été concerté avec les habitants, secteur par secteur.

  • Les sinistrés du 8 juillet à Marseille demandent réparation

    Les sinistrés du 8 juillet à Marseille demandent réparation

    Les assurances et expertises traînent en longueur. Six mois après le violent incendie qui a ravagé quelques 90 habitations, accusant le manque de réactivité qui freine les réhabilitations, les habitants de l’Estaque se sont réunis au sein d’une association.

    Créée à la mi-décembre, dans le sillon d’un collectif venu en aide aux sinistrés, l’association veut « devenir l’interlocuteur des pouvoirs publics et des assurances, afin d’assurer un meilleur suivi et une meilleure prise en charge des personnes sinistrées », explique leur communiqué. Ils ont ainsi interpellé les autorités pour exiger la tenue d’un Clav, structure garantissant un suivi des dispositifs d’aide, notamment en termes d’indemnisation et d’accompagnement dans les démarches administratives.

    À ce jour, « aucuns travaux n’ont pu être entrepris à cause de l’extrême lenteur de la conduite des expertises et contre-expertises par les différentes assurances concernées », déplore dans un communiqué publié mardi l’Association des victimes de l’incendie du 8 juillet. L’association a recensé 478 personnes « sinistrées » à des degrés différents, précise sa présidente Mathilde Favier. Elle-même concernée par des travaux d’ampleur qui s’élèvent à plusieurs centaines de milliers d’euros. Le temps presse et les relogements temporaires sont couvert plus ou moins sur 12 mois de loyers, selon les assureurs et les contrats.

    Un Clav en février

    En proie à un sentiment d’abandon profond. D’autant plus fort que l’incendie a engendré des difficultés cumulées par la suite. Fin septembre, les pluies violentes ont charrié des torrents de boues et inondé plusieurs habitations. Il y a quelques jours, les riverains de la montée Pichou se sont retrouvés privés de chauffage, suite à une avarie électrique, en pleine vague de froid. La préfecture des Bouches-du-Rhône a confirmé la tenue d’un Clav, indique l’AFP. Avec une première réunion potentiellement début février.

  • Fil Rouge en redressement pour remailler son activité

    Fil Rouge en redressement pour remailler son activité

    « Sans cette demande de mise en redressement volontaire, on filait à la fermeture », explique Jean-François Aufort. S’il se veut confiant en une reprise de l’activité, le président de la société de production textile installée à la Capelette (10e) depuis 1995 et passée de l’artisanat à la production industrielle en 2014, reconnaît « traverser de grosses difficultés ». Des salaires versés en retard avaient conduit les petites mains des ateliers à plusieurs débrayages, dénonçant des conditions de travail éprouvantes, des coupures de courant… « 15 jours de KO administratif, le temps de mettre en place la procédure », regrette le président, qui n’en est pas au premier coup de sueur. « Il y a 8 ans, nous avions déjà traversé une période difficile, puis on est reparti. »

    Pourtant dix ans après, le pari de la production locale et de l’insertion semble attirer les clients. Fil Rouge produit 103 000 maillots pour les bénévoles des JO de Paris 2024, En 2020 Puma passe commande pour 30 000 pièces estampillées OM et Décathlon 20 000 autres… Avec 350 000 pièces sorties de l’atelier par an, la direction s’enflamme et fixe l’objectif de production à 1 million pour 2026. C’est sans compter les nombreux freins : manque de formation pour une main d’œuvre qualifiée, longueur des processus de commercialisation, complexité administrative pour les marchés hors hexagone… « et l’insertion est tributaire d’une commande publique sécurisée », souligne Jean-François Aufort. En début d’année dernière, un marché avec le Département des Alpes-Maritimes est mis en stand-by. « Aujourd’hui on gagne une respiration, les clients nous suivent, les salaires et les fournisseurs sont payés », espère le président de la société qui doit revenir au tribunal le 19 janvier.

  • Le site d’Orange à nouveau fermé le temps de l’enquête

    Le site d’Orange à nouveau fermé le temps de l’enquête

    Trois jours après la découverte d’impacts de balles sur des bâtiments du site d’Orange Massalia dans le quartier de Saint-Mauront (3e) à Marseille, la direction Grand Sud-Est a pris la décision, ce mercredi, de fermer le site à ses salariés. à compter de ce jeudi 8 janvier, « le temps de l’enquête, les collaborateurs doivent travailler sur un autre site du département ou se mettre en télétravail » indique un communiqué.

    Premiers éléments

    Cette décision guidée par le fait que « la sécurité des collaborateurs » reste « une priorité absolue », intervient après que « les premiers éléments sur cet incident » aient été portés à sa connaissance, mardi soir. Des mesures d’accompagnement pour les collaborateurs ont également été mises en place afin d’apporter le soutien adéquat face à cette situation, précise également le groupe expliquant rester « en lien étroit et régulier avec les forces de l’ordre pour toutes questions de sécurité ».

    Dans la journée, la direction en a informé les organisations syndicales. « On est soulagé, malheureusement notre direction met encore du temps à réagir. On va écrire au plus haut niveau un courrier avec Sébastien Crozier pour demander d’acter la fermeture définitive du site de Sainte-maure et officialiser le déménagement », a réagi de son côté la CFE-CGC. Mercredi dans la journée, les sites de repli étaient encore en cours d’identification par la direction indiquait de son côté la CFDT.

    Entre le 28 novembre et le 15 décembre, en raison « d’événements répétés » et de « montée en tension sur le site » sur fond de narcotrafic, après deux confinements, le site avait déjà été temporairement fermé pour deux semaines et les équipes administratives mises en télétravail.

  • Vague de licenciements confirmée à l’ex-Holiday inn

    Vague de licenciements confirmée à l’ex-Holiday inn

    « C’est officiel, nous sommes tous licenciés. » À la sortie de son entretien de pré licenciement, ce mercredi, Karima Malagouen, qui travaille depuis 15 ans au sein de l’hôtel Marseille centre gare saint Charles, est déçue mais reste déterminée. Après une semaine et demi, les casseroles et les slogans du piquet de grève des salariés de l’ex-Holiday inn, résonnent ce mercredi encore, malgré le froid, pour exiger de meilleures conditions pour leur licenciement.

    La mobilisation a débuté lundi 29 décembre, après que six salariés aient appris leur licenciement le lendemain de Noël pour des raisons économiques, selon la direction. Un mouvement de grève qui a poussé la directrice des ressources humaines du groupe Alboran, propriétaire de l’hôtel depuis trois ans, a rencontré quatre représentants vendredi dernier. Une réunion lors de laquelle les licenciements ont été confirmés (notre édition du 3 janvier).

    Des difficultés remises en question

    Ces mardi et mercredi, les salariés concernés ont eu leur entretien de pré-licenciement, où leur a été transmis un contrat de sécurisation professionnelle, que l’employeur est légalement tenu de proposer. « On a beau essayé de discuter avec eux, ils ne veulent rien entendre et nous disent que c’est économique », se désole Karima Malagouen, coordinatrice du petit-déjeuner. Une explication qui a toujours du mal à passer pour la salariée : « Ils ne nous ont rien donné pour prouver que l’hôtel était en difficulté. Ils nous l’ont juste dit à l’oral. » Une décision d’autant plus incompréhensible pour ces employés, que certains avaient reçu des félicitations pour leur travail quelques jours avant et que l’hôtel entame des gros travaux pour passer à quatre étoiles.

    Les négociations avec la direction sont toujours en cours et la grève est reconduite ce jeudi à 11h, et « tant qu’aucun accord de fin de conflit est obtenu et signé » affirme Gaëlle Barbero, défenseure syndicale de la CNT-SO 13.

  • Verglas, double accident : l’A8 en partie fermée

    Verglas, double accident : l’A8 en partie fermée

    « Très probablement liés aux conditions météorologiques dégradées », d’après un communiqué de la Préfecture de Région, les incidents auraient été favorisés par l’apparition de plaques de verglas sur la chaussée. Deux d’entre eux, impliquant deux poids lourds, se sont déroulés sur l’A8 dans le secteur de Trets. La circulation sur l’autoroute a été interrompue entre la bifurcation A8 et A52 dans les Bouches-du-Rhône, et entre l’A8 et l’A57 dans le Var. La route, après que les véhicules accidentés ont été dégagés, s’est faite envahir par une trentaine de chasse-neige, chargés de racler la chaussée pour retirer le verglas causé par la neige et le froid.

  • L’extension du tramway mise en service

    L’extension du tramway mise en service

    Un gros coup appuyé sur l’immense buzzer rouge vif, et la nouvelle rame de tramway se dévoile. La foule était dense ce mercredi midi, sur les bords du nouveau terminus du T3 à Capitaine-Gèze (15e), pour la mise en service commerciale de l’extension du tramway marseillais sur douze stations, au nord et au sud de la ville. « Il est haut, il est immense ! », soufflent sur le quai les collégiens de l’établissement privé Loyola (15e). Avant que la cohue des premiers voyageurs ne s’engouffre dans la rame.

    « Ce n’est plus une chimère et encore moins un caprice, c’est une réalité tangible au service des habitants de la ville », célèbre la présidente (LR) de la RTM, Catherine Pila, après le premier arrêt du voyage inaugural. Inscrite parmi les seize projets du volet mobilité Marseille en grand, cette extension a bénéficié d’un soutien exceptionnel de l’État à hauteur de 50 millions d’euros, sur les 350 millions du projet (dont 102 millions de la Métropole). « Les transports sont particulièrement importants dans une ville de la taille de Marseille, sans ambition nous n’aurions pas de cohérence », souligne le préfet Jacques Witkowski. La veille, il a lui-même signé les arrêtés autorisant la circulation des quinze nouvelles rames, avec une série de nouvelles prescriptions qui réclament encore une fois la finalisation des aménagements urbains (notre édition du 27/12). De derniers réglages pour ces 6,2km de nouveaux rails, permettant de rallier Belsunce depuis Gèze en 13 minutes, la place Castellane depuis la Gaye en 16 minutes. Au total, 93 000 voyageurs quotidiens sont attendus à l’horizon 2030.

    La campagne sur les rails

    « Nous avons fait en temps, en heure, en respectant les budgets », célèbre sur l’estrade dressée la présidente (DVD) de la Métropole, remerciant les institutions qui ont apporté leur obole. Avant de s’en prendre, à mots couverts, à la municipalité marseillaise, déplorant « le manque de vision de certains élus en poste ». C’est qu’au milieu des remerciements, la maire adjointe (DVG) Samia Ghali n’avait pas hésité à doucher l’enthousiasme. « Cet instant, c’est juste une remise en ordre de ce qui était en désordre », taclait-elle, attendant encore la phase 2 de l’extension jusqu’à la Bricarde. « Mais au-delà de ça, c’est aussi important d’avoir des bus qui ne s’arrêtent pas à 19h quand on habite à la Savine, à la Solidarité, à Kallisté », ajoutait-elle. « Avec de la police municipale », se contente de répondre la présidente de la RTM.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Laure-Agnès Caradec

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Laure-Agnès Caradec

    Municipales, Marseille, narcotrafic, transports, accords à droite…

    À vous la parole ⬇️

  • Un mini-festival pour un nouveau souffle rock à Marseille

    Un mini-festival pour un nouveau souffle rock à Marseille

    Rocks psyché ou hardcore, il y en a pour tous les goûts, les furieux de musique à forts décibels vont se réjouir d’une soirée aux sonorités électriques samedi 10 janvier de 18h à 4h du matin. Créée en 2013, à la suite de l’appellation « Marseille capitale européenne de la culture », l’association Phocea Rocks accompagne les artistes locaux émergents dans leur projet.

    Pour cette première édition, le mini festival hivernal de rock a programmé sept groupes : Jim Younger’s Spirit, Sovox, Binaire, Oi Star, Avee Mana, Wake The Dead et Technopolice. Une soirée qui s’annonce « d’une incroyable vigueur et d’une très grande diversité », peut-on lire sur le site internet de l’événement, la fête sera au rendez-vous avec la venue de trois DJ : Wild Cat Lou, Bonnie J et Genoux cassés.

    Une initiative collective partagée avec La Plateforme, inaugurée à l’automne 2025, située 12 Rue Urbain V, dans l’ancien Dock des Suds et qui ouvre ses portes aux artistes « issus des souterrains et hors circuits institutionnels (dans le cadre de La Plateforme du Rock) », résume Emma, bénévole pour l’association Phocea Rocks et membre du groupe Catalogue.

    Carte blanche pour l’association, l’objectif est simple, « promouvoir la scène locale, notamment de la musique extrême comme le punk et surtout la scène dite DIY, c’est-à-dire des groupes organisés en terme de répétition et de production musicale », insiste Emma.

    Nouveau bastion du rock

    Le festival affiche déjà 500 participants, un chiffre encourageant, Bertrand Brême, co-programmateur à La Plateforme espère atteindre la barre des 800 billets vendus avant samedi. Depuis son installation dans l’ancien Dock des Suds, l’espace revêt un véritable succès, « je souhaite que l’ancien Dock revive avec une esthétique éclectique de qualité », s’enthousiasme le co-programmateur.

    La Plateforme accueillera la première scène rock indépendante de la saison, avec la conviction de réinventer cet espace, autrefois temple de la musique du monde, en un lieu d’apprentissage, de culture et de partage. Une volonté de suivre l’héritage laissé par l’ancien Dock. « On essaye d’emmener des gens qui vivent autour de ce lieu, montrer à ces publics que ça existe », témoigne le co-programmateur.

    La scène marseillaise est en pleine effervescence, La plateforme qui abrite actuellement l’école du numérique souhaite « avoir une scène et des conditions professionnelles », pour accueillir des publics divers se réjouit Bertrand Brême.

    L’association Phocea Rocks mise sur la nouveauté, « l’objectif n’est pas de programmer un artiste deux fois, mais de permettre aux artistes émergents de trouver leur public », c’est toute la particularité de l’événement se réjouit Emma. L’association espère pérenniser ses actions et faire découvrir davantage les talents locaux, cependant, cette dernière ne ferme pas la porte à la programmation d’artistes déjà connus du public.

    Depuis 2024, l’association fait battre le cœur de la place Jean Jaurès avec le Festival « La Plaine du Rock », après s’être vu contraint de retirer la programmation de ses précédentes éditions (2012-2019) de la célèbre déambulation musicale Rue Consolat à la suite de complications face à la crise du Covid-19.

    La deuxième édition du Festival « La Plaine du Rock » avait affiché 4 000 participants, une belle participation qui souligne l’intérêt toujours plus croissant pour la musique locale indépendante.

    Entrée payante à partir de 10€

  • L’engagement social de l’Université d’Aix-Marseille pour 2026

    L’engagement social de l’Université d’Aix-Marseille pour 2026

    Faire de la citoyenneté un grand enjeu de l’année 2026, voilà l’une des ambitions d’Éric Berton pour Aix-Marseille Université, faculté qu’il dirige depuis 2020. « Ma conviction est que l’université est là aussi pour accompagner nos étudiants dans la vie d’adulte et de citoyens, à travers le vote et l’apprentissage du vivre ensemble », a-t-il assuré, mardi, dans l’amphithéâtre du Pharo (7e), à l’occasion de ses vœux pour 2026. C’est dans le cadre de cet objectif que les résultats de l’enquête « C’est carré, une enquête étudiante qui va t’écouter », lancée par l’AMU et menée par l’IFOP en collaboration avec la Fondation Jean Jaurès, seront en février diffusés dans les rues des villes où l’université est présente. « Tout le monde pourra scanner le QR code pour accéder aux résultats de l’enquête, détaille le président. L’idée est d’inciter les politiques, notamment dans le cadre des municipales, à entendre les besoins des jeunes. Les étudiants sont les premiers à éprouver la ville : transport en commun, accès à la culture, accès au logement… » Car, selon le président physicien, la citoyenneté est bonne camarade de la démocratie, système qu’il faut s’appliquer à préserver, notamment en luttant pour la liberté de la recherche. C’est en s’appuyant sur cette conviction qu’il lance, en mars dernier, le programme « Safe place for science », imaginé pour accueillir des chercheurs américains menacés par la politique de censure de Donald Trump.

    Bataille pour un budget

    Pas de budget voté mais peu de suspense pour les financements dont jouira l’enseignement supérieur en 2026. Éric Berton dit avancer en conscience, mais promet de faire en sorte que ces changements n’aient pas d’impact sur les conditions de travail et de rémunérations des personnels, « cette baisse de dotation, je ne souhaite pas qu’elle affecte notre fonctionnement », assure-t-il. Les primes annuelles destinées aux agents, mises en place en 2021, ne seront donc pas impactées par la potentielle baisse des dotations gouvernementales. Soucieux de respecter sa ligne « socialement engagée », le président de l’AMU a rappelé les actions menées pour lutter contre la précarité étudiante en 2025. Cinq épiceries solidaires, dont une en décembre sur le campus Saint-Charles, ont été ouvertes sur les différents sites de l’université. Pour l’avenir, Éric Berton envisage aussi d’exploiter le foncier de l’université pour proposer des logements aux étudiants en difficulté, mais aussi au personnel. « On veut faire en sorte de passer un contrat avec un promoteur immobilier pour qu’il construise, notamment sur Marseille, des logements. Parce qu’il y a besoin de logements sur Marseille et que nous, nous avons des terrains, explique-t-il. En échange de ces contrats, nous aimerions obtenir quelques logements réservés à nos étudiants et nos personnels. » Sur le plan académique, plusieurs formations doivent émerger en 2026, comme une école de la transition, imaginée pour former des ingénieurs spécialisés dans l’environnement.