Tag: Marseille

  • Vaï ! veut aller plus vite, plus loin et plus fort à Marseille

    Vaï ! veut aller plus vite, plus loin et plus fort à Marseille

    Rallié à la France insoumise en vue des élections municipales, le collectif écologiste et citoyen, Vaï !, présentait ses vœux et de futurs candidats, jeudi sur le toit de l’Artplex aux Réformés (1er). Ils étaient cinq autour de Sébastien Barles, adjoint (ex-EELV) au maire de Marseille en charge de la transition écologique, à pointer le bilan du Printemps marseillais.

    Pas assez vite, pas assez radical, pas assez démocratique. C’est en substance le fond de la critique ouvertement formulée ici. « Avec en plus à Marseille une approche conservatrice du pouvoir », pousse Sébastien Barles déplorant le manque de « vision et de volonté de transformation de la ville ». Pour lui l’arrivée d’un nouvel acteur (La France insoumise) qui avait enjambé les dernières élections municipales change la donne.

    Maria Mouries Estevens, « artiste-performeuse curatrice et facilitatrice », Lisa-Dounai Soncin, neuropsychologue dans les quartiers Nord, Antoine Bennahmias, enseignant en urbanisme et « fils » de l’ancien député européen (Les Verts), Pierre Brechet, professeur d’occitan, et Elise Méouchy, militante associative engagée dans le Donut Infolab ou le Collectif des écoles de Marseille, l’ont suivi dans son aventure.

    Le programme insoumis dévoilé le 15 janvier

    Tous seront candidats dans un secteur. À l’instar de celle-ci, portée sur les questions d’ouverture des données qu’elle met en lien avec l’engagement citoyen, tous ont fait part de leur sensibilité et décliné la trame de propositions programmatiques devant figurer dans le programme de La France insoumise. Il sera présenté le 15 janvier après une plénière qui permettra aux insoumis, vaïstes et citoyens engagés sur la campagne, de se « l’approprier » a expliqué Hedi Bounouar, directeur de la campagne de LFI, venu assister au point presse.

  • Dix appartements à Marseille pour sortir de l’hébergement en hôtel

    Dix appartements à Marseille pour sortir de l’hébergement en hôtel

    « Je respire depuis que j’ai emménagé dans cet appartement. Enfin, je dors tranquillement. L’hôtel c’est sale, plein de bêtes et impossible d’y cuisiner. » Placée en hébergement d’urgence à l’hôtel depuis début mai, Amina s’est installée dans ce petit T1 le 3 septembre dernier. Elles sont ainsi neuf femmes, dont une maman et ses deux filles, en fin d’hébergement à l’hôtel, à avoir signé une convention de logement avec l’Armée du Salut, qui les accompagne socialement au quotidien.

    Cette infirmière algérienne est arrivée à Marseille en 2023 pour y rejoindre son conjoint français. Mais ce dernier s’est révélé violent et l’a « jetée à la rue ». Leur histoire s’est soldée devant le tribunal. Mais celle d’Amina peut rebondir. « Je vais pouvoir reconstruire ma vie, devenir aide-soignante. Mais d’abord, avec Sinita, on s’occupe de mon titre de séjour. » La travailleuse sociale de l’Armée du Salut qui accompagne chacune de ces nouvelles locataires, adressées par le SIAO, dans leur parcours d’autonomie a déjà son « fauteuil attitré » dans l’appartement, « et avec les autres femmes, on fait des repas partagés », ajoute Amina. En plus d’offrir à ces femmes éprouvées des conditions d’hébergement dignes et de rompre leur isolement, ce dispositif « permet un véritable suivi social, assure Sitina, elles y resteront jusqu’à ce qu’elles retrouvent une stabilité et soient en situation de vivre de manière autonome ».

    Un partenariat salutaire

    « Cet immeuble est une première acquisition, précise Xavier Bosiger, chef de service à l’Armée du Salut, un investissement sur le long terme pour mieux adapter l’offre aux besoins et qui complète les 250 places en unité d’urgence et la quarantaine d’autres en pension de famille » dont dispose l’organisation humanitaire à Marseille. La fondation est depuis peu devenue propriétaire de 60% de ses lieux d’hébergements. Deux autres petits immeubles sont en cours d’acquisition dans le cadre de ce partenariat avec Marseille Habitat. Anciennement sous convention avec le Crous, ces logements avaient été squattés et un incendie avait endommagé la cage d’escalier. La société d’économie mixte y a engagé 200 000 euros dans des travaux, en associant l’Armée du Salut au choix des matériaux et des aménagements. Un partenariat, « ouvert à d’autres acteurs associatifs » précise la présidente et adjointe (PS) au maire, Audrey Gatian. Qui se félicite : « Nous avons accepté l’offre la plus qualitative, pas la plus chère, dans le sens de l’intérêt général. Nous avons besoin de loger et de faire revivre le centre-ville. » De même que pour Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire en charge de la solidarité, l’opération signe « la volonté de la Ville de participer à la création de mille places d’hébergement diversifiées, de renforcer l’offre à destination des femmes ». De quoi faire reculer les coûteuses et inadaptées prises en charge à l’hôtel.

  • Trois ans d’inéligibilité pour Hassen Hammou

    Trois ans d’inéligibilité pour Hassen Hammou

    Clap de fin ? Trois semaines après sa condamnation à 15 mois de prison avec sursis pour corruption de mineur, pour laquelle il a fait appel, Hassen Hammou, ex-cadre marseillais du parti Les Écologistes, était de retour devant la justice. Il comparaissait cette fois pour usurpation d’identité. L’objet du délit ? Avoir créé, fin novembre, un compte Snapchat au nom d’Amine Kessaci, militant écologiste engagé dans la lutte contre le narcotrafic, dans le but d’obtenir des informations.

    Ce dernier a déposé plainte le 25 novembre, moins de deux semaines après le retentissant assassinat de son frère Mehdi. Jeudi, à l’issue de sa garde à vue, Hassen Hammou a reconnu les faits et accepté, dans le huis clos d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, une peine de deux mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité.

    La validation devant le juge, en audience publique, sera hésitante. « Il n’y a pas de peine partielle ici, sinon, c’est le procès », s’agacera le président du tribunal face aux hésitations de l’accusé. « Il n’a aucunement voulu nuire, son but était de savoir ce qu’il allait advenir de lui au sein du parti », explique l’avocate d’Hassen Hammou à la barre. Désigné chef de file des écologistes pour les municipales à Marseille, ce dernier croyait alors encore à une issue positive à son procès pour corruption de mineur, dont le délibéré est attendu le 16 décembre.

    « En se faisant passer pour Amine, il voulait tester la parole d’un membre de son parti pour savoir s’il était en quelque sorte loyal envers lui, s’il pouvait avoir son soutien en vue des élections », abonde Soraya Slimani, l’avocate d’Amine Kessaci. Reçu comme partie civile, il n’était pas présent à l’audience et réclamait un euro symbolique.

    Stratégie inchangée

    pour Les écologistes

    à la barre, son avocate souligne « la dignité » de son client, soucieux « d’apaiser le débat ». Dans un message qu’il l’a chargée de lire au tribunal, Amine Kessaci estime que « l’identité, le deuil et la parole ne sont pas des outils politiques ». « Il a été sidéré, consterné, attristé d’apprendre qu’un camarade qui partage les mêmes convictions, ait pu usurper son identité, son image, sa cause » et ait pu « parler à sa place », note l’avocate. Comme lui, Hassen Hammou avait fondé un collectif de soutien aux victimes du narcotrafic.

    Cette condamnation à trois ans d’inéligibilité scelle l’avenir politique immédiat d’Hassen Hammou, ex-membre du bureau national d’EELV, suspendu le 17 octobre puis exclu en décembre de son parti qui a exprimé son « profond dégoût à l’idée qu’une instrumentalisation puisse être faite des drames ayant touché la famille Kessaci ».

    Le 2 janvier, le conseil statutaire d’EELV avait par ailleurs invalidé le vote des adhérents, portant sur la stratégie municipale et la désignation du chef de file, en annulant pour « irrégularités » l’AG qui avait servi de support. Un vote réalisé sous le contrôle de la tutelle nationale… La stratégie d’alliance au 1er tour avec le Printemps marseillais reste toutefois la règle. Personne ne demande à la revoter, expliquait mardi Olivier Bertrand, responsable national des élections, à nos confrères du Monde, qui ont révélé l’information.

  • Hassen Hammou en garde à vue pour usurpation d’identité

    Hassen Hammou en garde à vue pour usurpation d’identité

    Il est suspecté d’avoir usurpé l’identité d’Amine Kessacci, fondateur de l’association Conscience d’aide aux victimes du narcotrafic, en ouvrant un faux compte sur les réseaux sociaux.

    Hassen Hammou avait été dans un premier temps choisi pour être le chef de file des écologistes à Marseille dans le cadre de la campagne des municipales avant d’en être écarté suite à sa condamnation en première instance, en décembre dernier, pour corruption de mineurs, jugement dont il a fait appel.

  • Water-polo : Ugo Crousillat fait une pause avec l’équipe de France

    Water-polo : Ugo Crousillat fait une pause avec l’équipe de France

    Arrêter à temps avant de boire totalement la tasse. Ugo Crousillat, capitaine du Cercle des nageurs de Marseille, a annoncé via ses réseaux sociaux qu’il fait une pause avec l’équipe de France suite à un épuisement mental, lié à ce que « représente la sélection ». « Sans cesse partir loin de chez toi, recommencer sur des préparations physiques, avec des nouveaux projets, des nouveaux cycles, c’est épuisant », martèle l’international français âgé de 35 ans, convoqué sans interruption avec les Bleus depuis 2008. « Tous les poloïstes qui durent dans le temps au niveau international ont toujours fait un break. Peut-être que j’aurais dû me manifester avant », ajoute-t-il.

    Sans conséquences pour la suite de sa carrière

    Après avoir disputé son dernier match de l’année 2025 avec le CNM en Ligue des Champions (défaite 11-12 face à Barceloneta, le 2 décembre), Crousillat a rejoint le groupe France à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep) en vue de préparer les championnats d’Europe à Malte (du 10 au 25 janvier). « J’étais déjà en saturation au bout de deux jours », souligne le Marseillais, qui a rapidement fait part de sa décision au sélectionneur Kobescak. « Il a essayé de me convaincre en me faisant part de l’importance que j’avais pour lui, l’importance que j’avais pour l’équipe, tout en me disant qu’il comprendrait ma décision, qu’il la respecterait, qu’il n’y aurait pas de conséquences pour la suite et qu’il me soutiendra quoi qu’il arrive », raconte celui qui compte bien poursuivre sa carrière internationale. En son absence, où il en profite pour travailler sur le plan physique dans le bassin du Cercle des nageurs de Marseille, son coéquipier phocéen Thomas Vernoux reprend le brassard de capitaine.

  • Cyclisme : Van Rysel Roubaix et l’ambition de renverser la hiérarchie

    Cyclisme : Van Rysel Roubaix et l’ambition de renverser la hiérarchie

    Roubaix, cité emblématique dans le monde de la « Petite Reine », son vélodrome mythique mais aussi son équipe cycliste professionnelle. Van Rysel Roubaix est l’une des six formations de niveau continental – 3e échelon mondial – à participer, en 2026, au Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. Le club est maintenant stable, après avoir connu quelques soucis financiers, notamment grâce à son sponsor principal : Van Rysel, appartenant à un géant local, Décathlon. « Nous avons eu des fins de saisons compliquées. Ce partenariat nous a bien aidés, qui plus est d’un point de vue matériel évidemment. Ça nous permet de travailler sereinement sur l’avenir puisqu’ils se sont engagés avec nous jusqu’en 2029 », souligne Arnaud Molmy, directeur sportif.

    Justement, d’ici cette date, l’objectif grandement assumé est d’être au départ de l’Enfer du Nord, communément appelé Paris-Roubaix. « C’est une course qui nous est chère. L’entrée du vélodrome [où se tient l’arrivée, Ndlr.] est juste à côté du bâtiment de notre service course. Le point de passage obligé est aussi d’atteindre la deuxième division mondiale dans les prochaines années », explique Arnaud Molmy, lui-même ancien coureur de l’équipe en 2010. Voilà pour les buts récents de cette formation nordiste, habituée du circuit français depuis le début du siècle. Van Rysel Roubaix sait pertinemment qu’elle n’est pas la mieux armée pour contrôler les courses, mais cela peut aussi être un avantage. L’équipe apprécie jouer le rôle de dynamiteur et rendre les journées moins monotones et cadenassées. « Notre marque de fabrique, c’est plutôt d’animer les courses, en allant dans des échappées au long cours. On a aussi réussi à faire de gros coups ces dernières années en gagnant une étape sur l’Étoile de Béssèges ou encore sur le Tour de l’Ain. Notre envie est de se confronter aux meilleurs, tout en animant les courses. »

    Pour l’année 2026, ils sont 12 coureurs sous contrat, un minimum vu la densité du programme de la formation roubaisienne. Pas moins de 60 courses sont prévues de fin janvier à début octobre. « Nous sommes inscrits au calendrier français et nous avons ensuite certaines courses dans notre zone et en Belgique. En général, on prend également un ou deux stagiaires durant l’été », détaille le directeur sportif.

    « Le GP ne nous a jamais trop réussi »

    Justement, la majorité de ces coureurs a un profil plutôt « rapide ». Certains sont plus attendus que d’autres par Arnaud Molmy. « J’espère voir éclore un coureur comme Maxime Jarnet, qui a déjà fait 10e d’un championnat de France sur un profil difficile. On attend aussi nos recrues comme Louis Hardouin. » Ce dernier fut l’une des sensations de l’année 2025 en terminant numéro 1 amateur, avec une régularité monstrueuse. Son arrivée chez les pros doit être une nouvelle étape à franchir.

    Sur le papier, le mercato de Van Rysel Roubaix est emballant avec également Joppe Heremans, Belge de 22 ans aux performances remarquées l’an passé. Joes Oosterlinck, lui aussi belge, lui aussi âgé de 22 ans, lui aussi venant de l’équipe VolkerWessels, est un talent à polir. Deux potentiels chercheurs de points UCI, importants pour le classement mondial. Ces cyclistes nommés devraient bien être au départ du Grand Prix cycliste, le 1er février. Le directeur sportif semble légèrement plus confiant qu’auparavant, surtout avec l’absence annoncée des Crêtes. « Le GP est une course qui ne nous a jamais trop réussi dans un passé récent. Le profil des Crêtes, c’était un poil trop pour performer. Ce parcours peut être plus à notre convenance. S’il y a un grand groupe de 50 ou 60 coureurs dans le final, j’espère avoir une bonne partie de mon effectif dedans. Si tout se passe bien, viser un top 5 serait fantastique. » Loin de la terre de vélo qu’est le nord de la France, Van Rysel Roubaix a donc l’ambition de surprendre les favoris sur les routes provençales.

  • Nouvelles perquisitions au siège de 13 Habitat

    Nouvelles perquisitions au siège de 13 Habitat

    Mercredi, des enquêteurs de la Brigade en criminalité financière ont mené des perquisitions au siège de 13 Habitat (4e). Une information révélées par nos confrères de La Provence, confirmée par le parquet. Ces investigations pourraient s’inscrire dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte contre l’ancienne présidente du bailleur social public, Nora Preziosi, pour prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics et recel.

    Elle fait suite aux révélations de Marsactu sur l’attribution d’un appartement à la mère de la conseillère départementale des Bouches-du-Rhône. Âgée de 92 ans, elle s’était vu proposer en 2023, un logement social de 90m2 aux Catalans (7e). Le bien a fait l’objet de travaux de rénovation à hauteur de 33 000 euros. L’attribution a été validée en commission, dans un contexte sensible en raison des fonctions occupées par Nora Preziosi au sein d’une structure liée au Conseil départemental. Les enquêteurs cherchent à déterminer si l’élue est intervenue, dans la procédure. Elle avait assuré s’être retirée de la commission d’attribution, tout en reconnaissant avoir donné des consignes.

    Depuis, Nora Preziosi a été écartée de la présidence du bailleur, et la rupture avec la présidente du Département, Martine Vassal (DVD), s’est transformée en conflit. Elle a annoncé sa candidature aux municipales à Marseille, aux côtés d’Erwan Davoux, ancien agent du département et auteur d’une plainte visant l’exécutif du CD13.

  • Mise en examen dans l’affaire Hedi

    Mise en examen dans l’affaire Hedi

    Plus de deux ans après les faits, la commandante des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Marseille mis en cause pour « violences aggravées », a été mise en examen pour non assistance à personne en danger. Dans la nuit du 1er au 2 juillet 2023, quatre policiers avaient roué de coup le jeune marseillais Hedi, 20 ans, rue d’Italie (6e), en marge des émeutes consécutives à la mort de Nahel, 17 ans, tué lors d’un contrôle routier à Nanterre.

    En juillet 2023, les quatre policiers de Bac de Marseille avaient été mis en en examen et pour « violences aggravées », et leur commandante, Virginie G., placée sous contrôle judiciaire pour non-assistance à personne en danger.

    Prononcée en décembre cette mise en examen pourrait ne pas être la dernière dans ce dossier de violences policières, rapportent nos confrères de La Provence. Dans quelques semaines doit avoir lieu la reconstitution du passage à tabac ordonnée par la juge d’instruction en charge de faire toute la lumière sur cette affaire.

  • Hommage à Jean Zay, ancien ministre assassiné par Vichy

    Hommage à Jean Zay, ancien ministre assassiné par Vichy

    « Jean Zay est une figure méconnue qui nous laisse un héritage qu’il faut enseigner et perpétuer », lance Suzanne Guilhem, présidente de la Ligue de l’enseignement des Bouches-du-rhône. L’organisatrice de l’hommage tenu le 7 janvier confie qu’« il est important pour tous, dans un monde éphémère, de faire connaître cette figure politique ».

    Ni le lieu, ni la date ne sont anodins puisque Jean Zay fut incarcéré à Marseille, dans ce même Fort Saint-Nicolas, du 4 décembre 1940 au 7 janvier 1941, date à laquelle il fut transféré à la maison d’arrêt de Riom jusqu’à son assassinat en juin 1944 par la milice. La minute de silence qui lui est consacrée est l’occasion de se remémorer les motifs de cette incarcération indigne : ministre du Front populaire, juif et franc maçon, il est condamné à la déportation à perpétuité et à la dégradation militaire pour désertion en présence de l’ennemi. Au cours de la matinée, différents intervenants se sont relayés pour mettre en valeur les multiples facettes de Jean Zay. Avocat de formation et membre du Parti radical, il eut une carrière politique en tant que ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts sous le Front populaire qui célèbre ses 90 ans cette année.

    Éric Favey, co-président du conseil scientifique de la Ligue de l’enseignement, rappelle que Jean Zay fut administrateur de la Ligue et responsable de la jeunesse. Il y a un lien fort entre la Ligue et cet homme politique, surtout dans « les convictions républicaines partagées entre eux » affirme-t-il. « Amoureux du théâtre et de l’émancipation, Jean Zay est un précurseur de la démocratisation culturelle. Son héritage est de ne pas laisser s’installer dans le silence et l’indifférence ce qui détruit la démocratie ! », clame Robin Renucci, directeur de La Criée, théâtre national de Marseille. Selon lui et au nom de Jean Zay, « la culture est une bataille ». Enfin, le témoignage rapporté de sa fille, Hélène Mouchard-Zay, qui n’a pas pu être présente, rappelle au combien l’écriture lui a permis de « survivre à Marseille ». Lors que son incarcération, son père eut l’occasion d’écrire de nombreuses lettres poétiques et nouvelles pour se sortir de son quotidien macabre. La Ville de Marseille d’ailleurs, veut « faire vivre la mémoire de Jean Zay de manière récurrente », a indiqué Marie Batoux, adjointe au maire, lors de son discours, car ici, « c’est une histoire trop peu connue ».

    L’œuvre de Jean Zay aide à comprendre l’époque tourmentée actuelle et à brandir le drapeau Liberté face au détricotage actuel des valeurs qu’il a porté.

  • Un documentaire entre cinéma et littérature sur René Frégni à l’Alcazar

    Un documentaire entre cinéma et littérature sur René Frégni à l’Alcazar

    La bibliothèque de l’Alcazar accueille ce vendredi à 17h30 le documentaire Schizo-Frégni. S’en suivra un débat, une lecture, et des dédicaces en présence des réalisateurs et de l’écrivain René Frégni. « Nous sommes tous les trois documentaristes avec des approches différentes des sujets, là c’est la littérature qui nous réunit, en particulier la façon d’écrire de Frégni », explique Alain Barlatier, pour justifier leur choix de travailler autour de l’auteur René Frégni. « Nous partageons également son côté humaniste et son engagement social certain », ajoute-t-il. Le documentaire de 40 minutes se situe « aux confins de la littérature et du cinéma ».

    « Auteur de l’autofiction », René Frégni a connu les prisons militaires pour désertion, et a pris comme source d’inspiration sa propre vie, tout en y mêlant son lot d’imaginaire. « Nous est venue l’idée de faire un documentaire sur lui de la même façon qu’il écrit ses romans », développe le réalisateur. « Nous nous sommes inspirés de son œuvre “Les vivants au prix des morts”, histoire d’un écrivain en cavale qui a perdu ses mots, et qui part à leur recherche dans les Alpes », précise Alain Barlatier.

    Schizo-Frégni entre dans le cadre d’un cycle de projections à la bibliothèque de l’Alcazar, sur le thème du croisement entre le cinéma et une autre pratique artistique. Le lendemain, Déjà, portrait d’un luther iconoclaste, se situera cette fois au croisement du cinéma et de la musique.

    Entrée libre.