Tag: Marseille

  • Fortes mobilisations lycéennes partout dans la Région

    Fortes mobilisations lycéennes partout dans la Région

    A Toulon

    Depuis 7h, les lycéens de Bonaparte rejoints par des camarades d’autres établissements, bloquent leur lycée, avec le soutien de syndicalistes (CGT, FSU, Solidaires, FO). Un cortège sera lancé à partir de 9h et arpentera les rues de la ville, jusqu’à la Préfecture, où un rendez-vous entre syndicats, lycéens et le préfet du Var est prévu à 12h30.

    Parmi les syndicalistes CGT, on trouve des militants venus de différents secteurs (Educ’action, Retraités, Cheminots…). «Il y a eu un appel aux militants qui a été lancé pour sécuriser le cortège et protéger les minots», explique Colette Moulun, de la CGT Finances Publiques. «Et puis leur apporter du soutien dans leur action. Si les jeunes sont dans la rue c’est qu’il y a un malaise profond. Dans la société actuelle, ils ont toutes les raisons d’être inquiets. Le traitement que le gouvernement leur réserve est dégueulasse (sic), entre manque de professeurs, parcoursup, la militarisation, le chômage, les mauvaises conditions de travail, et plus largement le climat et toutes les conséquences du capitalisme, la jeunesse a un avenir des plus sombres.»

    Comme de nombreux parents d’élèves, Marjorie est présente ce matin en compagnie de ses deux filles, Rose, élève au lycée Jean Aicard de Hyères, et Emma, étudiante en Master à Toulon. «Je suis là, déjà, par rapport aux difficultés induites par parcoursup et pour l’accès aux masters», indique-t-elle. « Le projet de loi du sénat limite la progression des enfants après le bac, c’est inadmissible.» Mais de manière générale, elle désire également soutenir un mouvement qu’elle considère comme injustement discrédité et réprimé : «Je vois les réseaux sociaux, les médias, et je suis choquée. Là, on voit que les gamins ont des pancartes, écoutent de la musique, alors que les images qui tournent ne montrent que de la violence, des enfants qui perdent leurs yeux… Ils ont le droit de manifester. Ce ne sont pas des méchants, pas des casseurs juste des élèves qui en ont marre de leur situation scolaire.»

    À Toulon, les manifestants sont arrivés devant la Préfecture du Var vers midi. Une délégation composée de représentants de plusieurs lycées du Var, de syndicalistes et d’enseignants s’apprête à être reçue par le préfet du Var d’ici quelques instants.

    Guillaume Afonso, le directeur de cabinet du préfet du Var, briefe la délégation avant que celle-ci ne soit reçue.

    Reçus par le préfet et le Directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN) du Var, lycéens et étudiants Toulonnais dénoncent le dédain qui leur a été opposé. Il est 14 heures. «C’est de l’irrespect envers la jeunesse. Nous sommes légitimes de nous exprimer», s’indigne Camille, membre du conseil de vie lycéenne du lycée Bonaparte. «Leur logiciel n’a pas changé, vous oui, et le monde s’est déplacé quelques vertèbres grave à vous. Gloire à vous !» les a encouragés Richard Romeo-Giberti, secrétaire de la CGT du Var, les enjoignant à «poursuivre le mouvement».

    A Gap

    À Gap, le cortège a prévu de passer par plusieurs lycées. Quelques minutes avant le rassemblement, les syndicats (CGT, FO, Solidaires, FSU, La Conf’) s’organisent.

    A Avignon

    Devant le lycée Mistral, à Avignon, quelques centaines de jeunes se rassemblent avant de rejoindre les élèves d’autres rassemblement. Les syndicats et les parents d’élève entourent les manifestants qui chantent devant l’établissement, fermé aujourd’hui.

    14h30, c’est maintenant au tour des étudiants de manifester dans Avignon. Plus de 500 lycéens et étudiants défilent ensemble avec le soutien des syndicats et des enseignants. Le tout dans le calme.

    A Marseille

    La circulation a été fermée au niveau des Réformés à Marseille. La tête de cortège avec les lycéens encadré par les syndicats s’est mis en marche sur la Canebière.

    Après un vote à main levé les lycéens ont répondu favorablement à la proposition de rencontre avec la Direction des services de l’éducation nationale, à la condition que ses représentants sortent de leurs bureaux pour les rencontrer. Le cortège doit arriver en fin de matinée devant la DSDEN à Nédelec.

    Le cortège marseillais s’est arrêté sur le cours Belsunce. Dans foule, des lycéens, des étudiants, des enseignants, des parents. La manifestation repart en direction de la rue de Colbert en scandant « la jeunesse emmerde le Front national» balancé dans la sono du camion en tête.

    Il est midi, et l’intersyndicale annonce 30000 manifestants a Marseille. La préfecture de police en a compté 4800.

    La manifestation marseillaise prévue pour s’arrêter devant la DSDEN s’achève. A 12h30, certains jeunes décident de poursuivre la manifestation sans l’intersyndicale.

    À Martigues

    Après une marche de la place Jean-Jaurès jusqu’à l’hôtel de ville, les syndicats, les enseignants et les soutiens du mouvement lycéen ont longuement applaudi les élèves.

    Le maire de Martigues, Gaby Charroux (PCF) reçoit une délégation de lycéennes et de lycéens dans la mairie pour écouter leurs doléances et les accompagner dans leurs futures actions

    À Arles

    1100 lycéens et travailleurs ont défilé de la bourse du travail jusqu’à la sous-préfecture, sous la protection du service d’ordre de la CGT.

    A Aix-en-Provence

    «Étudier est un droit, pas un privilège», scandent lycéens et étudiants qui déambulent en masse sur l’avenue des Belges.

    Les manifestants sont passés devant le campus Schuman, toujours fermé. Ils sont 1300, selon les derniers chiffres de la police, «à peu près 2000», selon les syndicats.

    Le cortège est arrêté devant le rectorat. Un «temps de discussion» y est improvisé. Une libération de l’étudiant arrêté hier, lors des mobilisations devant le lycée Célony, est de nouveau demandée.

    Appels à rejoindre les prochaines mobilisations de lycéens, à «se structurer» pour un mouvement dans la durée… les organisations syndicales étudiantes qualifient la mobilisation «d’historique depuis mai 68» , et promet une «lutte jusqu’à la victoire»!

    Les lycéens le rappellent : «nous ne sommes pas là juste parce que nous n’avons plus de téléphones en cours». Ils rappellent la source de leur colère : des classes surchargées, des conditions de travail dégradées, un manque d’enseignants…». «Ce n’est que le début de la mobilisation lycéennes» préviennent-ils.

    «Aujourd’hui on est plus réprimés que protégés même si manifester est un droit!», scandent les étudiants. Le cortège est désormais devant le tribunal d’Aix, qui a fermé ses grilles par mesure de sécurité, pour protester contre l’interpellation d’un des manifestants hier, devant le lycée Célony.

    A Manosque

    Les lycéens manifestent calmement devant trois lycées de la ville et bloquent les rues de la commune depuis ce matin, aux côtés d’enseignants, de parents d’élèves, de la FSU, la CGT ou encore du PCF.

  • Ils restent mobilisés pour la loi contre violences sexuelles

    Ils restent mobilisés pour la loi contre violences sexuelles

    « Nous sommes des millions. Montrons-leur. » La Coalition pour une loi intégrale contre les violences sexuelles, collectif d’organisations féministes et de défense des enfants, appelle depuis cet été à une mobilisation nationale par le nombre. À Marseille, un rassemblement s’est tenu sous l’ombrière du Vieux port, lundi. « Il y a des lignes rouges qu’on surveille », prévient Annick Karsenty, présidente de l’association Femmes Solidaires. Elle s’inquiète notamment de la « sécurité des victimes étrangères » face à la montée « de la droite et de l’extrême droite », desquels elle redoute qu’ils « détricotent certaines mesures ».

    Plus de moyens

    Le mouvement réclame un budget pluriannuel de 3 milliards d’euros jusqu’en 2032. « La loi peut être reprise dans son intégralité, sans les moyens, elle ne sera pas appliquée », craint Alexandra Brochus, présidente de Collectif 13 Droits de Femmes. Elle assure qu’il s’agit du « montant minimal pour permettre la formation de magistrats et d’agents de police spécialisés pour prévenir les violences et protéger les victimes ».

    Les mobilisations se tiennent chaque lundi depuis l’assassinat de la jeune Lyhanna, mais les militantes et militants disent regretter l’essoufflement des rassemblements à Marseille. Des manifestations sont organisées partout en France, comme c’était le cas à Arles ce lundi, et ce jusqu’au vote du texte par l’Assemblée nationale, le 13 octobre.

  • Les militants du collectif écologiste Vaï font leur rentrée

    Les militants du collectif écologiste Vaï font leur rentrée

    Après un « été électrochoc suite aux canicules et aux mégafeux », l’heure est à une « écologie populaire et citoyenne de rupture face à un bloc réactionnaire ».Tels sont les mots de Sébastien Barles, fondateur du collectif Vaï et ex-adjoint au maire de Marseille. Né il y a un an et demi, Vaï affirme porter un projet radical, renonçant « au modèle des petits pas ».

    Lors de cette rencontre, les membres ont rappelé leurs objectifs : « Nous portons quatre grandes exigences : la gratuité des transports métropolitains, une politique de rénovation thermique des bâtiments, l’autonomie alimentaire et énergétique et un plan de désimperméabilisation de la ville », énumère Sébastien Barles.

    Les militants ont apporté leur « soutien total aux mobilisations lycéennes », tout en condamnant les auteurs de violences, de la part des civils comme des policiers. Ils ont aussi rappelé les actions réalisées par le groupe, comme des banquets citoyens, en réponse aux banquets polémiques organisés par le Canon Français.

  • Des êtres déracinés qui rêvent d’envol

    Des êtres déracinés qui rêvent d’envol

    Originaire du Caucase, le jeune réalisateur russe vit aujourd’hui en exil à Los Angeles après s’être opposé à la guerre en Ukraine. Il a fallu qu’il remanie l’histoire censée se passer dans sa ville natale. Tourné loin de Naltchik, son récit nous plonge désormais dans une Amérique d’expatriés.

    Puisant son inspiration dans ses propres origines, il creuse les rapports compliqués entre un père fantasque, Azik, et son fils Temir qu’il aime par-dessus tout. C’est l’Irlandais Barry Keoghan (Les Banshees d’Inisherin, Bird) qui donne vie à cette paternité non évidente. Cuistot dans un « diner » circassien du New Jersey tenu par sa sœur Zalya, ce boute-en-train au sourire angélique passe son temps à boire avec ses potes et foire le peu qu’il entreprend. Temir surnommé Pyteh (le Petit) malgré sa corpulence massive, est partagé entre fidélité envers les siens et envie de fuir. L’acteur turco-américain né au Kazakhstan Talha Akdogan incarne cet adolescent inquiet qui s’entraîne pour devenir champion de lutte et pousse son père à voir plus grand. Il l’encourage dans sa passion pour les delens, sorte de galettes, une spécialité culinaire de famille. Jusqu’à la tragédie qui précipite l’adolescent dans une vie d’adulte.

    Une distribution étonnante

    Dans ce casting inattendu, l’Anglais Harry Melling (Pillion) incarne Marat, l’indéchiffrable ami en errance perpétuelle et paresse intellectuelle. À l’affût d’argent facile, c’est par lui que le drame arrive.

    Surprenants sont aussi les portraits de femmes qui évoluent dans cet univers présumé masculin. À l’image de Zalya, la tante enceinte jouée par l’Américaine Riley Keough. Dotée d’une force de caractère, c’est elle qui prend les décisions qui s’imposent et gère le petit restaurant en difficulté. Autre personnage fort, la jeune athlète rencontrée à la salle d’entraînement. Temir n’ose se déclarer à Alika (Jaliyah Richards), une Nigériane aux attributs peu féminins, qui cache son acné aux yeux de tous. Une scène les montre dos à dos, à l’image d’un mur porteur, qui diffuse en eux une paix intérieure. Alika et Temir suivent les mêmes cours d’entraînement supervisés par une femme qui impose avec naturel discipline et ponctualité. Toutes sont subordonnées au pouvoir non pas des hommes mais de la précarité.

    Mémoire et corps

    Kantemir Balagov confirme la singularité de son style, optant pour une caméra intranquille et sensorielle qui interroge les liens d’interdépendance familiale et amicale… faite d’attirance et de rejet. Des séquences d’une grande vitalité qui traduisent ce besoin d’exister et ce désir d’envol. Comme la scène où le père et le fils déclenchent une ribambelle d’alarmes de voitures qui se mettent à hurler et à clignoter de mille feux. Le cadeau extravagant d’Azik pour la naissance de sa nièce, un immense pélican qui apparaît comme un porte-bonheur et le symbole d’une vie libre et sans frontière. Azik a beau être mort, il envoie des signes comme on sème des graines sur terre.

    Malgré quelques longueurs dans la première partie, signe du changement d’angle décidé par le cinéaste, le film détonne néanmoins par ce regard humain porté sur les personnages, la volonté optimiste de croire à un avenir meilleur. À la manière d’une confiture de papillon (Butterfly Jam), comme un doux rêve qui devient réalité.

  • [Entretien] Cédric Pinoncely : « J’aimerais pouvoir jouer dans le gymnase où l’on s’entraîne »

    [Entretien] Cédric Pinoncely : « J’aimerais pouvoir jouer dans le gymnase où l’on s’entraîne »

    La Marseillaise : Après une nette victoire (3-0) face à l’US Saint-Égrève pour votre rentrée, votre équipe s’est inclinée, samedi soir à domicile, face au Pontet (2-3). Selon vous, qu’est-ce qui a fait la différence ?

    Cédric Pinoncely : C’est une équipe qui se connaît bien. Même avec l’arrivée de nouveaux joueurs, ils avaient déjà joué ensemble et leur système était mieux maîtrisé. Physiquement, on a un peu baissé, notamment dans le troisième set, où on a eu un très mauvais score. On sent que certains sont dans le creux de la vague. En face, c’est une équipe solide qui vise la montée et doit gagner tous ses matches. Malgré tout, je suis fier de ce qu’on a fait ce soir. Il n’y a pas de bonne défaite, mais on voit qu’on travaille et que, contre de grosses écuries comme celle-là, ça finit par payer.

    Comment s’est passée la préparation de cette saison ?

    C.P. : Elle a été assez mouvementée, avec pas mal de départs et notamment celui, tardif, de notre central. On a donc dû recruter sur certains postes qu’on n’avait pas forcément ciblés au départ. Les moyens diminuent et, dans une zone où il y a beaucoup d’équipes, il faut réussir à se démarquer. Les arrivées tardives ont aussi compliqué la préparation. À cela s’ajoutent les problèmes de salles à Marseille. La nôtre, La Rose-Fuveau, est en travaux et, au lieu de se terminer début septembre, le chantier est toujours en cours. On doit donc s’adapter et s’entraîner dans différents gymnases, avec certaines contraintes qui nous empêchent notamment de travailler correctement le service. Malgré tout, je suis très content du groupe. Il est sain, il vit bien et on a beaucoup travaillé cet été. C’est une bonne base pour la suite.

    Qu’est-ce que ça change pour vous d’évoluer dans des salles différentes ?

    C.P. : On s’entraîne ici à au gymnase de La Rose-Fuveau le vendredi soir et on joue nos matches de championnat le week-end, mais on a de très bonnes conditions au gymnase Vallier, notamment l’espace nécessaire pour travailler le service. On sait qu’on joue dans une salle plus petite ici, et j’aimerais pouvoir jouer dans le gymnase où l’on s’entraîne. Malheureusement, il est payant, donc on est déjà contents de pouvoir en disposer pour nos entraînements. En début de saison, c’est toujours un peu compliqué de savoir où l’on va pouvoir se préparer. On doit parfois partager des gymnases avec d’autres équipes, avec des ballons qui circulent et des conditions qui ne sont pas toujours idéales. Le club fait tout son possible pour nous trouver les meilleurs créneaux, mais c’est une vraie difficulté récurrente. Cela dit, ce n’est pas une excuse pour nos résultats. On travaille bien malgré tout. Mais, chaque année, c’est la bagarre.

    Que réclamez-vous concrètement vis-à-vis de la situation ?

    C.P. : Vallier serait beaucoup plus adapté pour accueillir nos matches le week-end. C’est une grande salle, avec de l’espace et de vrais repères pour nous puisque nous nous y entraînons. Certains gymnases de Marseille sont davantage adaptés à la pratique scolaire et ne correspondent pas forcément aux exigences du haut niveau. La mise à disposition de Vallier le week-end est possible, mais difficile à organiser sur toute la saison. On réfléchit donc à l’utiliser ponctuellement. C’est une salle dans laquelle on aimerait pouvoir jouer davantage, voire s’entraîner toute la semaine. Pour l’instant, elle est partagée avec d’autres clubs, mais je pense que notre club mériterait d’avoir davantage accès à cet équipement.

    Pourquoi n’est-ce pas déjà le cas ?

    C.P. : Le problème, c’est surtout la répartition des créneaux. Ici, on partage le gymnase à deux clubs, alors que nous avons beaucoup de licenciés, trois équipes nationales, deux pré-nationales et plusieurs équipes régionales. On a donc besoin de davantage de créneaux, mais surtout de pouvoir nous entraîner dans la salle où l’on joue, notamment pour travailler des secteurs comme le service. Aujourd’hui, j’ai seulement une heure et demie pour travailler et certains aspects ne sont finalement abordés que dix minutes dans la semaine. C’est forcément compliqué pour performer. Si cette salle est destinée aux équipes du niveau « Nationale », je pense qu’il serait logique que nos trois équipes nationales puissent aussi y jouer le week-end. Après, il y a aussi des contraintes budgétaires et beaucoup d’incertitudes sur l’évolution des équipements. On a besoin d’avancer.

  • Casse-tête à venir pour Bruno Genesio et son staff

    Casse-tête à venir pour Bruno Genesio et son staff

    Les maux de tête vont se poursuivre pour Bruno Genesio et son staff. Les séances de réflexion s’annoncent intenses, ne serait-ce que pour aligner onze joueurs compétitifs et tenter de mettre un terme à la série de défaites. Les instances du football mondial ont instauré une trêve de trois semaines afin de limiter le nombre de fenêtres internationales durant l’automne. De nombreux joueurs ont ainsi passé les deux dernières semaines avec leur sélection, y compris pour les Marseillais. Ces derniers sont tombés comme des mouches, de l’Afrique à l’Amérique du Nord en passant par la Scandinavie.

    Le dernier en date : Pierre-Emile Højbjerg. Le Danois est sorti blessé après seulement 10 minutes de jeu, dimanche soir, à Cardiff, lors de la rencontre entre le Pays de Galles et le Danemark. Visiblement, le milieu de terrain était touché musculairement à la cuisse. Le corps n’a pas tenu pour celui qui a joué toutes les minutes de tous les matches depuis le début de la saison. Avec sa sélection, il avait également joué l’intégralité des trois premiers matches face à la Norvège, au Portugal et au pays de Galles. Au moment de retrouver les Gallois, l’ancien joueur de Tottenham a mimé un geste de rotation avec ses doigts pour signifier qu’il lui était impossible de poursuivre.

    Une énième tuile pour l’Olympique de Marseille. Pierre-Emile Højbjerg était indéboulonnable au cœur du jeu marseillais, homme de confiance de Bruno Genesio de par sa connaissance du club et son expérience. Il sera difficilement remplaçable puisque les solutions sont limitées. D’autant plus que Himad Abdelli a lui aussi connu la blessure avec l’Algérie. L’ex-Angevin est apparu en béquilles, attelle sur la cheville gauche, la semaine dernière. Amine Gouiri a également écourté son stage avec les Fennecs, suite à une gêne à la cuisse. Son indisponibilité pourrait être la plus courte parmi les récents blessés.

    À l’inverse, Derek Cornelius semble parti pour une absence beaucoup plus conséquente. Le Canadien a subi un gros choc à l’entraînement avec sa sélection. Transporté à l’hôpital, il souffrirait d’une grave blessure à la hanche et pourrait revenir seulement en 2027. Le défenseur central est rentré dans les Bouches-du-Rhône pour effectuer d’autres examens.

    Des alternatives

    loin d’être évidentes

    Quelles solutions face à ces contrariétés ? Le milieu de terrain est de toute évidence décimé, Tochukwu Nnadi est une option, tout comme Angel Gomes, qui peut occuper plusieurs postes, même s’il a été utilisé plus haut depuis le début de la saison. Le coach marseillais pourrait donc se tourner vers la jeunesse. L’alternative Nouhoum Kamissoko, 21 ans, semble la plus logique. Le milieu défensif a été sur quatre feuilles de match avec les pros, sans entrer une seule fois en jeu. Yanis Sellami vient de prolonger son contrat jusqu’en 2029 et, à 19 ans, peut être un candidat, bien que son niveau de jeu réel soit probablement loin de celui de la Ligue 1 actuellement.

    Le déplacement à Troyes, dimanche (20h45), s’annonce incertain, malgré l’obligation de résultat pesant sur les épaules marseillaises.

    Timothy Weah, capitaine à remplacer à Troyes

    En plus des interrogations liées au milieu de terrain, le côté droit de la défense marseillaise sera à combler lors du voyage à Troyes, ce dimanche, à 20h45. En effet, Timothy Weah a été expulsé après deux cartons jaunes reçus lors du revers face au Paris Saint-Germain (1-2). Suspendu une seule rencontre, l’Américain doit tout de même être remplacé.

    Là aussi, les options manquent. Kelyann Bezahaf a disputé quelques minutes contre le PSG, mais prend le plus souvent place sur le banc depuis le mois d’août. Bruno Genesio pourrait réaliser un changement de bord pour Ulisses Garcia. Le Suisse semble avoir été testé à droite, lui qui occupe le couloir gauche habituellement.

    P.G.

  • À Marseille, le foyer pour ados Calendal doit fermer ses portes

    À Marseille, le foyer pour ados Calendal doit fermer ses portes

    Par arrêté préfectoral du 4 septembre 2026, la Mecs (Maison d’enfants à caractère spécialisé) de l’association JB Fouque, dans le 5e arrondissement, doit cesser son activité et fermer ses portes, le 7 janvier prochain. Elle dispose de 52 places d’hébergement pour des jeunes de 13 à 21 ans, avec la particularité d’accueillir dix mineurs suivis par la protection judiciaire de la jeunesse.

    à la veille des Assises de la protection de l’enfance, de nouvelles places destinées aux jeunes confiés par l’Aide sociale à l’enfance disparaissent encore, en raison de dysfonctionnements. Soit 25 places en internat pour les garçons, confiés par l’Aide sociale à l’enfance et par la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse). « Les 27 autres en appartements dans le diffus pour garçons, et pour filles depuis 2021, devraient être conservées », espère encore Malik, représentant syndical Sud Solidaires, très inquiet de n’avoir « aucune précision de la direction de JB Fouque sur le suivi des jeunes, ni de proposition pour les personnels ».

    Une gouvernance instable

    Ils ne sont plus que 28 salariés sur une quarantaine, après « des démissions, des départs chez les cadres en rupture conventionnelle, des arrêts de CDD et plus aucun recours à l’intérim », décrit l’éducateur. Depuis 2021, ce ne sont pas moins de « quatre directions différentes qui se sont succédé » à la tête de l’établissement. De quoi sentir le mauvais vent venir. « Une enquête du Département, à l’été 2026, a permis d’écarter toute suspicion de maltraitance », précise Malik. L’Arrêté mentionne en effet « une instabilité importante de la gouvernance ». Ce n’est que le 7 septembre dernier, avec l’arrivée de l’administrateur judiciaire, que les personnels ont été informés « de la cessation définitive d’activité et de la vente de la bâtisse ».

    Du côté des jeunes confiés, « 19 sont encore en appartement et 8 en internat, les autres ont été replacés dans d’autres Mecs ». Sur les neuf établissements que possède l’association JB Fouque qui, contactée, n’a pas donné suite, deux ont déjà fermé, le Service éducatif d’adaptation progressive (SEAP) des Caillols dans le 12e et l’Institut médico-éducatif (IME) Les deux platanes dans le 5e.

  • Retour aux sources historiques pour la maison Diamantée

    Retour aux sources historiques pour la maison Diamantée

    Jour de fête pour les sentinelles du patrimoine historique. La maison Diamantée, considérée comme l’une des plus anciennes demeures de Marseille, va enfin redevenir accessible au public. La signature d’un acte notarié par le maire de Marseille, ce lundi, achève un long contentieux qui a opposé la mairie et le Comité du Vieux-Marseille. À l’approche du festival d’Histoire de Marseille, qui se tient les 27 et 28 novembre, la maison Diamantée va ainsi accueillir « des maquettes historiques de la ville et des photographies inédites issues du fonds de la dynastie Detaille » nous apprend Azad Kazandjian, élu municipal délégué aux questions patrimoniales.

    Construit autour de 1570, cet édifice, qui tient son nom des pierres taillées en pointe qui ornent ses façades, a traversé l’histoire de Marseille. D’abord habitée par de grandes familles bourgeoises de la ville, elle deviendra, au XIXe siècle, un lieu d’hébergement de travailleurs portuaires immigrés.

    Menacée de tomber en ruines, elle est rachetée en 1922 par une association patrimoniale, puis cédée au Comité du Vieux-Marseille. En 1962, celui-ci la lègue à la Ville sous condition de préserver sa vocation culturelle. Le site accueille alors un musée.

    La fonction patrimoniale du lieu dévoyée

    Sauf qu’en 2009, la mairie, dirigée par Jean-Claude Gaudin, profitant du fait que l’édifice se situe à une dizaine de mètres de l’Hôtel de Ville, remplace le musée par des services administratifs. En 2019, le Comité du Vieux-Marseille lance un recours juridique pour obtenir la rétrocession du lieu. « L’accord de médiation, signé en 2023, a officialisé la réaffectation du lieu à des fonctions patrimoniales », rappelle Yves Davin, président du Comité du Vieux-Marseille. Il entend toutefois « rester vigilant » afin de s’assurer que la mairie respecte désormais ses engagements.

  • Une charte pour remettre dans le circuit des biens saisis

    Une charte pour remettre dans le circuit des biens saisis

    Avec 44 à 47 000 logements indignes recensés à Marseille, 3 700 signalements l’an dernier et « 2 700 à date », la charte signée ce lundi 5 octobre entend faire bon usage des saisies judiciaires dans le cadre de la lutte contre les marchands de sommeil, a expliqué le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski.

    Depuis la loi Elan du 23 novembre 2018, la confiscation des biens immobiliers « ayant servi à commettre l’infraction de soumission à des conditions d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine » est devenue obligatoire. Problème, entre la décision judiciaire et le moment où l’Agrasc (Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués), soit l’État, devient propriétaire, il peut se passer « plusieurs années » reconnaît Charlotte Hemmerdinger, directrice de l’agence. Histoire d’en gagner quelques-unes, cet accord passé avec le tribunal judiciaire, la Métropole Aix-Marseille-Provence, la Ville de Marseille, la Spla-In (société publique locale d’aménagement d’intérêt national Aix Marseille), Euroméditerranée et l’EPF (Établissement public foncier) proposera prioritairement les logements aux collectivités locales pour améliorer l’offre de logements sociaux.

    Plus de fluidité

    De quoi éviter aussi que le bien devienne « inexploitable » car trop dégradé et gagner en « fluidité », précise le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone. L’Agrasc n’ayant de toute façon pas le budget pour réhabiliter et reloger précise sa directrice.

    Une liste sera soumise aux partenaires, à chacun de s’en emparer. « Cela peut paraître technique, mais ces procédures sont utiles. La lutte contre les marchands de sommeil est un axe majeur de la politique de la ville », estime Audrey Garino (PCF), adjointe au logement et déléguée à la Lutte contre l’habitat indigne à la Métropole.

    Sur les 21 biens immobiliers saisis par l’Agrasc, 7 relèvent de l’habitat indigne. Parmi eux, le 179 avenue Roger-Salengro (15e), détenu par Gérard Gallas, ancien flic de la police aux frontières, « un des marchands de sommeil les plus flamboyants de Marseille », selon Nicolas Bessone, qui purge une peine de 4 ans ferme. L’Agrasc en est propriétaire depuis 2023 et la charte pourrait permettre d’accélérer le mouvement et trouver un bailleur, espère Valérie Robert, directrice de l’Aménagement à la Spla-In.

    Restent des habitants pris au piège. En décembre dernier, dans une autre propriété de Gérard Gallas, au 85 boulevard Viala (15e), un incendie s’était déclaré malgré l’alerte sur l’état d’insalubrité donné depuis deux ans par le collectif Réseau Hospitalité. Selon la préfecture, 21 personnes ont été relogées. Là encore, la charte pourrait permettre d’intervenir plus rapidement, avec une prise en charge des occupants dans les six mois, assure Audrey Garino.