Tag: Marseille

  • Jeffrey de Lange est prêt à relever le gant avec l’OM

    Jeffrey de Lange est prêt à relever le gant avec l’OM

    Il y a deux ans, Jeffrey de Lange arrivait à l’OM, dans le sillage de Geronimo Rulli.

    Tous les deux quittaient les Pays-Bas, avec en tête l’idée de prendre un nouvel envol. Geronimo Rulli avait perdu sa place de numéro 1 dans le but de l’Ajax. Alors que Jeffrey de Lange était aux portes de la sélection « Oranje », après une saison pleine avec Deventer.

    Lorsqu’il a parlé d’eux, Roberto de Zerbi refusait de faire un choix, entre deux éléments qu’il estimait « de valeur et de qualités égales. C’est le terrain qui dictera mes choix » disait alors celui qui découvrait également l’OM. Néanmoins, Geronimo Rulli avait une cote supérieure. Du fait d’avoir été dans l’équipe d’Argentine championne du Monde au Qatar.

    Le coup d’arrêt au Parc

    C’est donc lui qui a débuté la saison dans le but marseillais. Et à Brest, sa première prestation, avec notamment un penalty arrêté, a rapidement fermé la porte à Jeffrey de Lange. Le Néerlandais devant se contenter de la coupe de France pour montrer ses qualités.

    La saison suivante, avec un Geronimo Rulli moins décisif, sa doublure a bénéficié d’un peu plus d’exposition. Mais le choix de Roberto De Zerbi de le titulariser au Parc des Princes face au PSG a brisé son élan. Avec une défaite 5-0, une semaine après un échec face au Paris FC, où Geronimo Rulli était passé à côté de son match.

    L’idée de l’entraîneur marseillais de l’époque était de faire souffler l’Argentin et montrer au Néerlandais qu’il pouvait être une alternative efficace. Le contraire c’est produit, avec deux joueurs qui ont fini la saison le moral dans les chaussettes. Peut-être aurait-il plus judicieux pour Roberto De Zerbi de titulariser Jeffrey de Lange face au Paris FC ? L’histoire ne peut hélas pas se réécrire.

    Jusqu’à ce funeste 8 février, les prestations de l’ancien gardien des Go Ehead Eagles avaient été au niveau des attentes. En neuf titularisations, cinq en coupe de France et quatre en Ligue 1, il avait livré cinq « clean sheet ». Mais la rouste infligée par le PSG est venue ternir cette statistique. Et il n’a plus joué jusqu’à la fin de la saison, malgré l’arrivée de Habib Beye au chevet des Marseillais.

    Avec le départ de Geronimo Rulli à Manchester City, Bruno Genesio a besoin d’un nouveau numéro 1. Logiquement, Jeffrey de Lange a hérité du statut. Dans un effectif où tout est en perpétuel mouvement, avec des départs en cascade, qu’aucune arrivée n’est encore venue compenser.

    Dans un groupe de rescapés, où tout le monde est encore susceptible de quitter la galère phocéenne, son retour aux Pays-Bas a même été un temps envisagé. Lorsque stage à Zeist, des discussions ont été menées avec Twente. Mais finalement, le club d’Enschede n’a pas pu le récupérer.

    Jeffrey de Lange a donc terminé la préparation avec l’OM. Il était titulaire lors des six matches amicaux, et n’a cédé sa place à Théo Vermot que sur trois. Il sera donc dans le but olympien pour le coup d’envoi de la saison. D’autant plus que Lucas Perri s’apprête à s’engager avec le Torino.

    Franck McCourt a remis 50 millions au pot

    La situation financière de l’OM est loin d’être au beau fixe.

    Elle a même poussé la DNCG et l’UEFA à taper du poing sur la table pour exiger son assainissement, avec un encadrement de la masse salariale prononcé par la première, et la menace d’une exclusion des coupes d’Europe brandie par la seconde.

    Une situation qui oblige le club à faire des coupes franches dans sa masse salariale, en se séparant des plus gros salaires et en vendant ses cadres. Néanmoins, ces économies ne suffisent pas. De fait, Franck McCourt a dû effectuer une ouverture du capital de 50 millions d’euros, venue s’ajouter aux 120 millions injectés en janvier dernier.

  • [Exclusif] Le budget métropolitain du préfet attaqué en justice

    [Exclusif] Le budget métropolitain du préfet attaqué en justice

    Candidat aux sénatoriales, le maire (PS) du Puy-Sainte-Réparade Jean-David Ciot avait menacé au début de l’été de déposer un recours pour contester le budget métropolitain arrêté par le préfet de région après le refus des élus de le voter. C’est désormais chose faite. Alors que le délai de deux mois après publication de l’arrêté préfectoral du 16 juin « portant règlement d’office du budget primitif 2026 de la Métropole Aix-Marseille-Provence » s’achevait ce dimanche, le tribunal administratif confirme auprès de La Marseillaise n’avoir enregistré qu’un seul dossier le contestant, déposé par la commune du Puy-Sainte-Réparade. Sans qu’il n’y ait pour l’instant de date d’audience programmée.

    « J’avais indiqué dès le début que j’allais demander à des juristes de regarder ce budget, le préfet outrepasse les droits qui lui sont ouverts dans le cadre de la procédure d’urgence », explique Jean-David Ciot. En se défendant d’utiliser cette procédure dans sa campagne pour le palais du Luxembourg : « C’est plutôt l’inverse, ces décisions prises d’en haut par le préfet ont facilité l’idée d’être au Sénat pour représenter les maires. »

    Décision modificative compliquée en vue

    Le représentant de l’État avait décidé de s’écarter des préconisations formulées par la chambre régionale des comptes le 11 juin dernier, en tranchant en faveur de 53 millions d’euros de coupes dans les attributions de compensations versées aux municipalités sur la base de l’ancienne taxe professionnelle, dont il considère une partie comme indues, plutôt que dans la dotation de solidarité communautaire versée pour corriger les inégalités entre communes. « Il n’avait pas le droit de modifier le volume des attributions de compensation, qui relève de la compétence des communes », attaque l’édile du Puy-Sainte-Réparade. Il pointe aussi le manque de justifications de la préfecture pour déroger aux préconisations des magistrats financiers. « Il profite de cette opportunité pour s’attaquer au problème des relations financières entre la Métropole et les communes que la préfecture n’a jamais attaquées », déplore l’ancien député pour lequel l’État « n’a pas été courageux » en faisant payer les communes plutôt qu’en augmentant les impôts.

    Il est pourtant prêt à retirer son recours, « à condition que l’on trouve un consensus le 10 septembre avec un accord équilibré pour tout le monde ». Ce jour-là, le conseil métropolitain doit voter une décision modificative pour reprendre le budget arrêté par l’État. Un chantier de taille mené de front avec la préparation d’un budget 2027 dont le déficit s’annonce encore plus dur à combler, tandis qu’aucun accord n’a pu être trouvé avant les vacances sur la composition d’une Clect, la commission chargée d’évaluer les transferts financiers entre la Métropole et les communes. De quoi annoncer une rentrée compliquée.

  • Colère citoyenne pour sauver 37 arbres du Parc Bonneveine à Marseille

    Colère citoyenne pour sauver 37 arbres du Parc Bonneveine à Marseille

    Plusieurs dizaines de riverains, de membres d’associations dont Extinction Rebellion et des militants LFI, dont Victoire Diethelm et Imran Trocmé, conseiller d’arrondissement dans le 4/5, se sont opposés, lundi matin, à l’abattage de 37 nouveaux arbres du parc public de Bonneveine. La coalition citoyenne Comm’un Possible Marseille s’interroge sur ce marché public de réhabilitation à 2,5 millions d’euros, sans attributaire connu.

    La Ville avait annoncé vendredi l’opération en brandissant une expertise de mars dernier d’ONF Vegetis. « Au total, 37 arbres présentent un niveau de risque élevé de chute, susceptible de porter atteinte à la sécurité des usagers et des riverains », écrit la Ville qui s’engage à planter « 210 nouveaux arbres tiges, d’une hauteur de 3 à 4 mètres ».

    L’annonce a été vécue comme une trahison par le collectif de riverains après déjà 14 arbres abattus. « Lors de la réunion du 10 août en mairie centrale, le directeur général adjoint et l’adjointe en charge des espaces verts, Mme Prigent, s’étaient engagés à nous transmettre la totalité des tests de l’ONF, la liste et l’emplacement des arbres à abattre et de nous laisser 15 jours avant de faire un point avec eux et de prendre la décision finale », dénonce Alain Sennetz, président du collectif.

    « On a attendu

    la fin de la nidification »

    Soutien de leur lutte, Richard Hardouin, le président de la FNE 13, dénonce « incompétence, défaut de transparence et parjure » de la ville. Lundi, face à la mobilisation citoyenne, c’est une policière municipale puis un haut fonctionnaire de la ville qui se sont collés à la tâche, aucun élu de la municipalité n’étant venu défendre la décision. « Il n’y a pas d’arrêté municipal pour l’abattage, tout simplement parce qu’il y a danger imminent », relaye la policière. « On a des expertises qui démontrent la dangerosité de ces arbres. On a attendu la fin de la nidification pour ne pas porter atteinte à des espèces protégées », complète Marc Foveau, patron de la Direction de la Ville du Quotidien.

    « On ne peut pas admettre d’être pris pour des idiots parce qu’ils cherchent à s’en tirer en disant que la fragilité structurelle vient des conditions de plantation initiales du parc en 1976 ! C’est une manœuvre », proteste Jérôme Nardi du collectif. Le rapport de l’ONF consulté par La Marseillaise énonce dit que le retrait d’enrobé et de pavage en septembre 2025 « a induit une désolidarisation du sol, aggravant une structure déjà peu cohésive. Impact immédiat : modification brutale des conditions racinaires entraînant une instabilité mécanique ». À 17h15, le prestataire lançait ses tronçonneuses. Tout a été décapité malgré des heurts entre des opposants et la police venue en nombre.

  • La CGT suspend le mouvement de grève à Haribo

    La CGT suspend le mouvement de grève à Haribo

    « Ce n’est que partie remise ! » Ce lundi, les salariés d’Haribo à Marseille accusent le coup.

    Et pour cause : ils ont voté la reprise du travail après un mouvement social marathon débuté le 25 juin dernier et alors qu’ils entraient dans leur huitième semaine de grève. Une reprise du travail qui n’équivaut pas à la fin définitive du mouvement. « Pour l’heure, le mouvement est stoppé, on est en stand-by. Nous avons fait un vote dont nous avons eu les résultats dimanche. Malheureusement, il n’y avait pas assez de monde pour continuer à suivre le mouvement et la majorité souhaitait arrêter la grève », expose, en toute transparence, Sofia Calabria déléguée syndicale CGT du site.

    Rappelons que FO, qui avait débuté le mouvement avec la CGT, a également suspendu son mouvement, la semaine précédente. Forcément, la syndicaliste n’a pas le sourire : « Les gens sont assez abattus et déçus… C’est compliqué de reprendre dans ces conditions, il y a un goût d’inachevé. »

    En effet, les dernières discussions entre son organisation syndicale et la direction n’ont abouti à rien de concret. La première réclamant une hausse de salaire de 2,5% quand la seconde proposait 1,8% (lire notre article du 13/08). Pour rappel, la proposition initiale dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) était de 0,9%. Le déclenchement de la grève commune avec FO avait permis de remonter la proposition à 1,5% et la promesse de discussions au 28 septembre prochain. Autant de points sur lesquels la CGT affirme n’avoir aucune assurance ni visibilité. « On espère que la réunion du 28 septembre est bien maintenue. Pour l’instant, on n’a rien de plus que 0,9% d’augmentation », explique Sofia Calabria.

    Vers un retour

    des discussions ?

    Contactée, la direction du site « ne souhaite pas commenter » les montants évoqués par les syndicats et précise qu’ils « font l’objet de discussion en cours en interne ». Elle explique surtout que sa « volonté est bien de poursuivre un dialogue social » et que « la suspension de la grève à compter de ce jour rouvre l’opportunité de re-entamer des discussions ».

    De quoi vraiment apaiser les ex-grévistes ? En tout cas, ces derniers pas défaitistes : « Il y a aussi de la fierté : plus de 7 semaines de grève, on entrait dans notre huitième semaine, ce n’est pas rien non plus. Nous avons eu un impact énorme sur la production, on reprend le travail la tête haute. » D’autant que Sofia Calabria insiste sur le fait que l’arrêt du mouvement n’est que temporaire. « Le combat n’est pas fini. Ce n’est qu’une suspension, il n’y a pas d’abandon des revendications », conclut la syndicaliste.

  • Rejet et précarité, le quotidien des Roms

    Rejet et précarité, le quotidien des Roms

    « Nous n’avons pas reçu d’avis d’expulsion », assure Bianca, porte-parole des familles sur ce site du 3e arrondissement. Les signataires de la tribune évoquent la date fatidique du 24 août, choqués par une telle opération programmée à quelques jours de la rentrée scolaire.

    « Nous voulons qu’on nous donne la possibilité de rester pour que les enfants continuent à aller à l’école, pour qu’ils aient un autre travail que fouiller dans les poubelles, revendre des affaires aux puces ou la ferraille à Bougainville », plaide cette mère de quatre enfants. Tous les enfants sont scolarisés dans les écoles, collèges et lycées du quartier. « Je suis la seule de la fratrie qui ne soit pas née ici », complète Armecna, sa fille. Un bébé de trois mois dans les bras, Béatrice précise : « Il y a au moins trois enfants de moins de deux ans et quatre femmes enceintes ici. » C’est sans compter « un handicapé et de nombreux malades, diabète, hypertension… », ajoute Bianca.

    Originaire de la région de Bucarest, en France depuis 20 ans, dont 16 à Marseille, elle a vécu plusieurs expulsions. « C’est toujours la même chose, on doit retrouver un lieu, s’organiser pour vivre. C’est de plus en plus difficile avec de moins en moins d’argent. Un gros camion, il faut trois jours pour le remplir, ça représente à peine cent euros. moins le prix du gasoil », déplore la jeune femme. Dans l’enceinte de la caserne investie par des voitures et deux camions, des enfants jouent au ballon tandis qu’un homme s’attelle à la réparation d’un moteur. Des douches et des sanitaires avec un espace prévu pour les machines à laver ont été aménagés. L’association Solidarités International a aidé à une meilleure gestion de l’eau. Un effort de traitement des déchets a aussi été entrepris car c’est suite à des plaintes du voisinage, incommodé par les fumées, que la demande d’expulsion a été faite sur ce bâtiment, propriété de la Ville.

    Du côté de la mairie centrale, on explique : « La préfecture a en effet la main sur le dossier, mais la Ville travaille depuis des mois avec l’État pour trouver une solution de relogement. L’objectif est d’éviter les remises à la rue. » Particulièrement sensible à la situation, Emilia Sinsoilliez, enseignante et première adjointe au maire du secteur, explique : « Nous avons mené un accompagnement social avec ces familles et les associations partenaires de la Ville, Rencontres Tsiganes, l’Addap 13… et le deal avec la préfecture, c’était que les sept familles à la Busserade aient chacune un logement avant la rentrée. C’est pour cela que ça a pris du temps. » Des situations souvent complexes à gérer et plus ou moins soutenues par l’État. « On y travaille, petit à petit de nombreuses familles roms ont des toits sur la tête à Marseille. Leurs enfants sont des petits Marseillais à part entière. »

    Interrogée, la préfecture n’a pas donné suite. D’autres procédures d’expulsions sont pendantes.

    Déjà 25 ans de galère

    À La Valentine dans le 11e arrondissement ou aux Aygalades, dans le 15e arrondissement, sur l’ancien site de la cité des Créneaux. « Il y a un retour en arrière du côté de l’État », craint un associatif. Les budgets se resserrent et le travail partenarial engagé par la Ville avec les associations historiques de terrain perd en forces. Il est notable que l’Ampil (association méditerranéenne pour l’insertion par le logement) qui s’est vue sucrer celui dédié à la résorption des squats et bidonvilles se retrouve mise sur la touche, privée de moyen d’actions.

    Depuis des décennies la politique de la solidarité en dent de scie de l’État, associée à un « odieux amalgame », roms, gitans sédentaires et gens du voyage, « assimilés à des délinquants » ne favorise ni l’apaisement de tensions de voisinage, ni les situations des familles, notait déjà Alain Fourest, l’ancien président de Rencontres Tsiganes dans un rapport publié sur Cairninfo : « 1997-2012 : quinze années de galère et de chasse aux Roms. » En 2012, la préfecture proposait d’accueillir les familles roms, balayées d’une friche à l’autre au gré des expulsions, dans l’ancienne Bastide militaire La Guillermy. Une expérience avortée face au tolé des riverains. En charge de la solidarité pour la nouvelle municipalité marseillaise en 2020, Audrey Garino (PCF) élabore avec Laurent Carrié, préfet délégué pour l’égalité des chances, le projet d’un village insertion sur la friche d’une aire d’autoroute à Saint-Henri. La préfecture l’abandonne en 2024.

    Pour autant, ces solutions existent. Près de Lyon, le Village d’insertion de Saint-Genis-les-Ollières s’est révélé une expérience positive. Créé en 2015, il a accueilli 16 familles qui avaient été évacuées de bidonvilles, sous la réprobation des habitants. Trois ans plus tard, « 80% des familles ont trouvé emploi et logement, et leurs enfants sont tous scolarisés », publiait France Soir en 2018.

  • Près de 300 personnes toujours menacées d’expulsion à La Valentine

    Près de 300 personnes toujours menacées d’expulsion à La Valentine

    Alors qu’approche la date de l’audience en référé suspension engagé par leur avocat, Adam Borie, prévue le 24 août, les dizaines de familles installées depuis près de deux ans sur le site de la friche Procida à La Valentine (11e) restent plus que jamais vigilantes. Sous le coup d’un arrêté d’expulsion pris à la veille de Noël, le 24 décembre 2025, elles sont dans l’angoisse. Leur crainte notamment : que les enfants, en grande partie scolarisés dans les établissements alentour, ne puissent pas faire leur rentrée de septembre.

    Rencontrée fin juillet, à l’occasion d’une mobilisation de soutien d’associatifs, militants politiques et riverains, cette petite fille âgée de 8 ans nous avait confié « être la meilleure de sa classe » et vouloir « retrouver tous [ses] copains » quand les adultes eux, l’assurent : « On travaille, on est fatigués d’être expulsés chaque année. »

    Pour mémoire, Maître Borie a indiqué le 5 août au préfet des Bouches-du-Rhône par courriel avoir fait appel de l’ordonnance d’expulsion. La Cour d’Appel d’Aix-en-Provence ayant fixé une audience au 23 février 2027. Pour l’avocat, il s’agit là d’« une expulsion rapide, pour laquelle il n’y a pas eu de contradictoire », et donc « déloyale ».

    Des projets avortés

    Il rappelait notamment que dans cette affaire, une sortie négociée, avec un protocole serait pourtant envisageable. Un accord entre la préfecture, les familles et le propriétaire d’une grande partie du terrain, Retail Prodev, une filiale du groupe Frey, spécialisée dans le développement de centres commerciaux. Pour rappel, elle prévoyait dans un premier temps sur cet espace un projet baptisé « My Valentine », 29 000m² avec 70 enseignes, avorté, puis une plateforme logistique auquel la Ville de Marseille, sous pression des riverains, effarés par l’afflux de poids lourds, ne délivrera pas de permis de construire. Une partie du terrain appartient aussi à la Métropole avait opposé l’avocat. La collectivité ayant acheté le long de l’Huveaune, pour réaliser une voie verte.

    Surtout, cette décision d’expulsion, comme celle qui frappe d’autres sites dans la ville rappellent associatifs et collectifs dans leur tribune, s’inscrit également dans un contexte de crise de l’hébergement d’urgence. Instruction ayant été donnée par l’État de réduire le nombre de place en hôtel…

  • Une vie de Rom

    Une vie de Rom

    « Renverser les regards et lutter contre les stéréotypes et un antitsiganisme pluriséculaires. » Telles étaient les intentions, en 2023, de la grande exposition événement du Mucem à Marseille, intitulée « Barvalo/Roms, Sinti, Gitans, Manouches, Voyageurs ». Ce fut un temps fort du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, car cette exposition était conçue avec les intéressés et le public fut au rendez-vous.

    Trois ans après, les préjugés et les stigmates collent toujours aux familles roms qui vivent en France et notamment dans la cité phocéenne. Une exposition, si remarquable soit-elle, ne peut venir à bout à elle seule de l’antisiganisme et du racisme anti Roms. Si ces rejets persistent c’est qu’ils jouissent d’une tolérance insupportable au sein de la société et des institutions.

    Projets citoyens

    Pour « renverser les regards », encore faut-il commencer par respecter les personnes regardées. Les familles roms qui vivent à Marseille dans des campements et sont menacées d’expulsion ont des enfants scolarisés dans les écoles. Dans d’autres villes, comme la proche Montpellier, les collectivités (Ville et Métropole) et l’État – lorsqu’il est représenté par un Préfet solidement républicain – ont mené avec des familles un processus de village de transition et, à l’issue, toutes ont été relogées et sont sorties des marginalités dans lesquelles on les assignent en permanence.

    À Marseille, des familles roms ont créé une association dans les quartiers nord. Autant de projets citoyens exemplaires et autrement plus créatifs que le mur de la répression. Il est si facile de procéder aux expulsions ! C’est un réflexe multiséculaire et rétrograde aux antipodes d’une République et d’une démocratie dignes de ce nom.

  • Veillée pour la Palestine à Marseille

    Veillée pour la Palestine à Marseille

    Ces Palestiniens étaient réfugiés dans le camp de Tall el-Zaatar à Beyrouth au Liban. Après plus de cinquante jours de siège, le camp est pris d’assaut et, suite aux massacres, a été complètement rasé.

    Le portrait de Barghouti

    Un demi-siècle après cette tuerie de masse, les Palestiniens subissent aujourd’hui l’oppression et l’arbitraire du gouvernement israélien. Samedi soir, après une manifestation partie de la Porte d’Aix, une veillée s’est tenue sous l’ombrière au Vieux-Port.

    Exigences principales : la fin du génocide des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie occupée, la levée du blocus et un cessez-le-feu permanent. Le portrait de Marwan Barghouti, responsable palestinien emprisonné depuis 2022 dans les geôles d’Israël, était accroché sous l’ombrière. Il symbolise l’espoir d’un règlement politique à cette guerre ignoble avec la création d’un État palestinien souverain, comme le stipule le droit international.

    F.V.

  • [C’est l’été] Des cabanons plein de souvenirs, au marché d’été

    [C’est l’été] Des cabanons plein de souvenirs, au marché d’été

    « On vend jusqu’à 200 bracelets sur mesure par jour. C’est toujours super agréable d’échanger avec les touristes, on leur donne les bons endroits où aller à Marseille. On ne sent pas le temps qui passe ! » , raconte Maria, qui travaille au marché d’été sur le Vieux-Port, pour aider Yohan, patron du cabanon. « On a beaucoup de touristes espagnols, italiens, allemands et des États-Unis », ajoute-t-elle. Le marché sur le Vieux-Port est un lieu où se croisent touristes français, visiteurs étrangers et Marseillais. Ils viennent pour acheter un souvenir ou faire passer le temps avant de prendre un bateau ou le bus.

    À la droite de l’ombrière, une trentaine de cabanons blancs se succèdent, composant une allée. « Notre stand est magnifique, je suis contente que les gens viennent goûter la vraie panisse du cabanon de l’Estaque. Les soirs de week-end, je fais aussi des chichis ! », explique Sandrine, qui remplace sa fille Elma qui d’habitude tient le stand. Elles proposent aussi des sandwichs « avec des produits locaux » et « l’aïoli de mémé Jolie », la mère de Sandrine.

    Des produits locaux

    José est venu de la capitale espagnole avec ses deux fils et sa femme pour visiter la ville. « Il fallait qu’on achète du savon de Marseille avant de partir, c’est important de soutenir les producteurs locaux et puis ça fait plaisir à ma femme, c’est tout ce qui compte ! », dit-il en rigolant. Il vient de quitter le cabanon de Stéphane et Sandrine qui vendent des savons de Marseille, « fabriqué par une petite entreprise familiale ». Ils sont présents sur le vieux port depuis 2009. « On a encore des clients étrangers, mais depuis que le lieu d’accostage des bateaux de croisière a changé, on en a perdu beaucoup », glisse Sandrine.

    « C’est mon troisième été ici, on se connaît pratiquement tous entre commerçants, il y a une bonne ambiance, c’est agréable », dit Vanya en souriant. Elle propose des bracelets, boucles d’oreilles et « je fais moi-même des vêtements colorés pour l’été ». Deux petites filles lui achètent des bracelets. L’une d’entre elles en choisit un avec un poisson qu’elle enfile directement au poignet et s’en va le sourire aux lèvres.

    Gabrielle Cartellier

  • [C’est l’été] Des pique-niques sur la Digue du Large

    [C’est l’été] Des pique-niques sur la Digue du Large

    Sandwich, pique-nique. La mairie de Marseille propose cinq pique-niques sur la Digue du Large, du 26 au 30 août, de 19h à 22h, dans le cadre de l’Été marseillais.

    Les participants embarqueront gratuitement à bord d’un bateau, au départ du Vieux-Port, pour rejoindre l’ouvrage maritime. Chaque participant doit venir avec son repas. Tous les pique-niques sont complets, mais il est possible que des places se libèrent, en cas d’annulation de certains inscrits, sur le site de l’Office de Tourisme de Marseille. Fermée depuis 25 ans, la Digue du Large est accessible depuis le 27 juin et jusqu’au 5 septembre. Des visites gratuites sont proposées tous les mercredis et samedis, de 8h30 à 10h. Au programme : une visite commentée de l’histoire du port de Marseille, suivie d’une escale sur la Digue du Large. La réservation est également à faire auprès de l’Office de Tourisme de Marseille.

    La Digue du Large a été construite au milieu du XIXe siècle pour protéger le port des assauts de la mer et pour permettre aux navires de s’y abriter. Elle s’étend sur près de 7 kilomètres, du Vieux-Port à l’Estaque.