Tag: Ligue 1

  • L’OM renverse Lyon et reprend espoir

    L’OM renverse Lyon et reprend espoir

    Quand l’OM et l’OL se retrouvent sur un terrain, l’ennui est rarement au rendez-vous.

    Ce duel, qui lançait le mois de mars 2026, n’a pas dérogé à la règle. Presque tous les ingrédients étaient réunis pour que le Vélodrome se régale. Des Marseillais en quête de rédemption. Des Lyonnais vexés après avoir perdu leur dernier match. Habib Beye qui étrennait son costume d’entraîneur phocéen à la maison. Un retour de conclave qui devait permettre à ses ouailles de mettre en pratique ce qu’ils avaient préparé à Marbella, tout au long de la semaine.

    À cela, est venu s’ajouter le but casquette en tout début de match. De ceux que l’OM offre généralement à ses adversaires dans le temps additionnel. Et qui viennent torpiller une soirée qui s’annonçait sereine. Cette fois, c’est donc après moins de trois minutes de jeu que les Marseillais se sont tiré une balle dans le pied.

    Cela laissait du temps pour réagir. Face à des Lyonnais qui ne semblaient pas en mesure de faute mieux que laisser venir les Marseillais. Et compter sur la main chaude de Dominik Gref pour garder l’avantage. En première période, le Slovaque gagnait tous ses duels. Aidé dans ses actes par des hésitations dans le dernier geste de la part de Pierre-Emerick Aubameyang ou Mason Greenwood.

    L’OM affichait de bonnes intentions. Mais n’arrivait pas à les concrétiser. Malgré le soutien toujours aussi intense du Vélodrome. Et quelques involontaires coups de pouces lyonnais, dont les Phocéens se montraient incapables de profiter.

    Il manquait un ingrédient pour que la recette réussisse. L’arrivée d’Igor Paixão, après la pause, apportait cette touche. Sur un de ses premiers ballons, le Brésilien arrachait la toile d’araignée de la lucarne gauche de Dominik Greif. Le Vélodrome pouvait souffler.

    L’éclaircie redevenait giboulée. Avec encore une fois une boulette de la défense payée cash, alors que l’on entrait dans le dernier quart d’heure. Le second but lyonnais faisait grincer le Vélodrome. Le coup de tonnerre de Pierre-Emerick Aubameyang ramenait le soleil. Laissant augurer d’une fin de match hitchcockienne.

    Le héros de ce final sera le Gabonais. Après une première période qui ne lui a pas souri, le dernier quart d’heure devait être celui de sa consécration. Il avait déjà renversé le stade en évitant que le doute ne s’ancre dans les têtes après le but de Rémi Himbert. En s’offrant le doublé, à l’amorce du temps additionnel, il déclenchait une intense bronca.

    L’OM était en train d’offrir à Habib Beye sa première victoire. Et apportait sur un plateau une offrande à leurs supporters. À savoir trois points qui permettent d’apaiser les tensions. Et redonnent de l’espoir dans la quête d’une place sur le podium.

    Les Marseillais ont su gagner, en renversant deux fois la situation, avant de prendre le contrôle. Ce qui doit rassurer alors qu’arrive le quart de finale de Coupe de France, mercredi, contre Toulouse.

    OM 3 (0)

    LYON 2 (1)

    24e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (66 225 spectateurs)

    Arbitre : J. Brisard

    Buts : Paixão ( 53), Aubameyang (81, 90) pour l’OM, Tolisso (3), Himbert (77) pour Lyon.

    Avertissements : Kondogbia (72), Aguerd (84) à l’OM, Mata (30), Morton (45+2) à Lyon.

    OM : Rulli – Weah (Pavard, 85), Balerdi, Aguerd, Emerson – Kondogbia (Abdelli, 85), Höjbjerg (c), Timber (Paixão, 46) – Greenwood (Nnadi, 90+2), Aubameyang, Traoré (Nwaneri, 63).

    Entraîneur : H. Beye

    LYON : Greif – Maitland-Niles, Mata, Niakhaté, Tagliafico (Abner, 87) – Tessmann, Morton, Niartey – Tolisso (c) – Endrick, Yaremchuk (Himbert, 59). Entraîneur : P. Fonseca

    Les Marseillais ont enfin mis de l’intensité

    Intensité. Tel a été le déterminant d’une entame de match sur les chapeaux de roues. Avec deux équipes qui avaient visiblement envie de jouer.

    Il est juste dommageable que ce soit un cadeau de la défense marseillaise qui a permis de déclencher ce maelström. Dans un Vélodrome qui n’avait pas eu le temps de comprendre l’action amenant le but de Corentin Tolisso. Un Vélodrome qui, dans un premier temps, n’en a pas tenu rigueur aux Phocéens.

    Il leur restait suffisamment de temps pour refaire ce handicap. Et doubler les Lyonnais au tableau d’affichage. C’est après le repos, lorsqu’Igor Paixão a fait son entrée, que l’OM a eu plus de solutions. Le Brésilien n’hésitant pas à tenter sa chance de loin. Ce qui payait.

    Revenu à hauteur, l’OM se devait de terminer le travail. Aller au bout de ses bonnes intentions, afin de revenir dans la course au podium. Profiter de Lyonnais pas dans leur meilleur soir pour cela. Dans un final qui en a fait voir de toutes les couleurs aux supporters.

    Alban Juster pour l’intérim

    Pablo Longoria n’est plus président de l’OM. Le club a officialisé la nouvelle, en publiant un communiqué, samedi dans la soirée.

    Son successeur, Alban Juster, va assurer l’intérim « le temps d’engager les démarches nécessaires à la recherche et la désignation d’un nouveau Président du Directoire ».

    Ce dernier exerçait la fonction de directeur général des finances. Il sera assisté d’Alessandro Antonello et Benjamin Arnaud.

  • L’OM est prêt à chasser le trio de tête dimanche au Vélodrome

    L’OM est prêt à chasser le trio de tête dimanche au Vélodrome

    Samedi, les Marseillais ont réintégré la Commanderie. Dans leur cocon habituel, ils devaient peaufiner ce qui a été travaillé tout au long de la semaine en Andalousie.

    « Cette semaine, c’était très bien » confie Quinten Timber. Le Néerlandais a été le premier à prendre la parole et lever un coin du voile sur ce qu’a vécu le groupe dans le sud de l’Espagne. « Nous avons passé du temps ensemble, partager de bons moments, fait des activités autres que du football. Pour moi, c’est du positif. Cela nous a permis de mieux nous connaître. Et d’apprendre à connaître les nouveaux entraîneurs ». Lui qui vient de boucler son premier mois avec l’OM confesse : « J’ai l’impression d’avoir passé plus de temps, car il s’est passé beaucoup de choses. Le moment est venu pour nous de passer à autre chose.»

    Habib Beye a joué son rôle de nouveau maître à bord. Rejoint par ses trois adjoints, libérés par Rennes. « Nous avons pu passer du temps ensemble. Multiplier les échanges, dans un très beau cadre. J’ai ressenti de l’entrain et j’ai vu des sourires. » Au rythme d’une séance quotidienne très intense, il a fait en sorte de remettre en route une machine qui s’était grippée. « Je ne vais pas remettre en question ce qui a été fait avant. Je suis là pour poursuivre la construction d’un projet sportif, et pas tout détruire » a confié l’ancien défenseur.

    Il attend désormais une mise en pratique sur le terrain. Dimanche, la réception de Lyon, qui devance l’OM de 5 points au classement, sera le test. « Je sais que je serai jugé par rapport aux résultats » poursuit-il. Quant à son passage au révélateur du Vélodrome, il reconnaît une certaine impatience. « Cette fois, j’y reviens en étant du bon côté. Nous devons nous servir de la ferveur de ce stade, de ce public, car elle est magnifique. ».

    Habib Beye compte bien sur ce match pour « lancer la chasse au trio de tête. Il n’y a pas de crainte à avoir. Plutôt de l’excitation. Car ce sera aussi un challenge pour les Lyonnais. » Le nouvel entraîneur phocéen a indiqué que son groupe était finalement au complet. Quant à savoir qui sera capitaine, « vous le verrez dimanche ! » a-t-il plaisanté.

  • L’OM à la vie, à la mort

    L’OM à la vie, à la mort

    L’air de l’Andalousie aura-t-il le même effet que celui du Latium sur les Marseillais ? L’an dernier, le « ritiro » organisé par Roberto De Zerbi dans la banlieue de Rome, après la déroute à Reims, avait permis à l’OM de retisser des liens pour aller chercher la deuxième place et le billet de qualification directe en Ligue des Champions.

    Habib Beye, après une prise de fonction marquée également par un naufrage, à Brest, a opté pour le sud de l’Espagne. Il a emmené ses troupes à Marbella, pour cinq jours de travail en autarcie complète. Loin de la Commanderie et de sa prétendue pression.

    Un choix qui a fait bondir Pascal Olmeta. L’ancien gardien de but de l’OM et de Lyon n’a pas mâché ses mots pour dénoncer cet exil. « Si tu veux leur montrer que c’est une chance de jouer à l’OM, tu les emmènes à la Timone voir les enfants malades avant l’entraînement. Et tu peux aussi t’entraîner devant les supporters, c’est la vraie vie ça ! Après, tu retrouveras les vraies valeurs », a-t-il confié dans les colonnes du Progrès de Lyon.

    En misant sur le conclave, Habib Beye, qui a aussi instauré un silence radio durant les cinq jours de travail en Andalousie, souhaitait que son groupe se concentre uniquement sur le jeu. Et sur le rendez-vous qui attend les Marseillais, dimanche. Pour un retour au Vélodrome qui peut inquiéter certains.

    Car, si jusqu’à présent, le peuple des virages s’est montré solidaire, sa patience a des limites. Et il attend que ses favoris montrent un tout autre visage que lors de leurs dernières prestations, que ce soit face à Strasbourg, à la maison, ou lors des deux déplacements, à Paris ainsi qu’à Brest.

    Lyon a bénéficié de la chute libre marseillaise pour doubler l’OM et prendre un peu de marge à la troisième place. « C’est mieux d’avoir cinq points d’avance que cinq de retard », a admis Corentin Tolisso. Sachant que, sans le faux pas à Strasbourg, son équipe de Lyon aurait pu avoir huit longueurs d’avance. Et bénéficierait de ce capital en cas de coup de Trafalgar, dimanche.

    Habib Beye va organiser un dernier entraînement, samedi, en fin d’après-midi, pour le retour à la Commanderie. Ce sera pour lui l’occasion de prendre le pouls de ses joueurs et d’une répétition générale avant le grand saut.

    Pour l’ancien défenseur olympien, il sera aussi question de ne pas rater sa première sur le banc de l’OM au stade Vélodrome. Ses joueurs lui doivent une revanche pour avoir gâché cette première sortie à Brest.

    L’attaque lyonnaise en manque de forces

    Pour le déplacement au Vélodrome dimanche, Paulo Fonseca doit faire face à plusieurs absences importantes dans son groupe. À celles de longue date telles que Malick Fofana, Ernest Nuahmua ou encore Afonso Moreira, est venue s’ajouter celle de Pavel Sulc. Le Tchèque a dû sortir en cours de rencontres à Strasbourg. Malgré les efforts du staff médical, le buteur du match aller face à l’OM ne sera pas du voyage, ce dimanche. Une situation dont devrait profiter Roman Yaremchuck pour débuter, vraisemblablement à la pointe de l’attaque des Gones. Cette situation n’inquiète pas outre mesure Corentin Tolisso. « Je pense que la force de notre équipe, c’est justement le collectif. Quand Moussa (Niakhaté) n’était pas là pendant la CAN, nous avons gagné. Quand moi je n’étais pas là, nous avons gagné. Quand Nico (Tagliafico) n’était pas là, nous avons gagné aussi. Cela montre que notre équipe est très forte », a confié le capitaine lyonnais en conférence de presse, vendredi.

    Repères

    Retour tardif

    Les Olympiens étaient en Espagne dès lundi et ne sont rentrés que vendredi, en fin d’après-midi. Un dernier entraînement est prévu, ce samedi à 16h, à la Commanderie.

    Sécurité

    La préfecture déploie un large dispositif pour OM–OL : déplacements et présence des supporters lyonnais interdits autour du stade et en centre‑ville, ainsi que les fumigènes ; forces mobiles en renfort.

    Buts pour elles

    La fondation OM a reconduit l’opération « Buts pour elles », destinée à apporter un coup de pouce financier pour le développement du football féminin. Chaque but marqué par les équipes professionnelles olympiennes est converti en euro. Les associations souhaitant en bénéficier devront transmettre leur dossier avant le 31 mars.

    « C’est mieux d’avoir cinq points d’avance que cinq de retard »

  • Benjamin Pavard a trois mois pour rebondir à l’OM

    Benjamin Pavard a trois mois pour rebondir à l’OM

    Quand il a débarqué à la Commanderie, quelques heures avant la fin du mercato d’été, Benjamin Pavard a immédiatement suscité des commentaires élogieux du côté des supporters.

    Tous avaient encore en mémoire son but exceptionnel, contre l’Argentine, en huitième de finale de la Coupe du Monde 2018, prémices d’un second sacre mondial pour l’équipe de France. Néanmoins, sept années se sont écoulées depuis son exploit. Et le Benjamin Pavard prêté par l’Inter n’était, déjà plus, celui qui rayonnait dans la défense du Bayern.

    C’est à la demande de Cristian Chivu que le Chti a débarqué à l’OM. L’entraîneur des rossoneri ne comptait pas sur lui pour la saison à venir. Alors que l’OM avait besoin d’un nom pour combler le départ précipité d’Adrien Rabiot.

    Spirale négative

    Néanmoins, il n’est pas possible de comparer les deux joueurs. Car, même s’ils portent régulièrement le maillot de l’équipe de France, celui qui a retrouvé le championnat italien en endossant la tunique du Milan AC a définitivement marqué de son empreinte l’an I de Roberto De Zerbi sur le banc olympien.

    Avec dix buts à son compteur, il a été le patron du jeu marseillais et a joué un rôle prépondérant dans la réussite sportive de la saison dernière. Son départ a laissé un vide dans le vestiaire, que Benjamin Pavard n’a pas pu combler.

    Les deux hommes n’ont pas le même caractère. Et si le défenseur a marqué un but dès son premier match avec l’OM, lors du succès 4 – 0 face à Lorient, Benjamin Pavard n’a pas tenu la distance. Il s’est petit à petit éteint, jusqu’à perdre la confiance de Roberto De Zerbi.

    Sa dernière sortie réussie, c’était à Koweit city, dans le trophée de Champions, perdu aux tirs au but face au PSG. Depuis, l’international a suivi le mouvement de son équipe, emporté dans une spirale négative.

    Ses dernières apparitions ont toutes été marquées du sceau du doute. Comme s’il avait perdu ses repères. Jouant soit en latéral droit, soit en axial droit, Benjamin Pavard semble perdu, dans des systèmes qu’il devrait pourtant pouvoir assimiler, du fait de son expérience.

    Pour sa première sur le banc marseillais, Habib Beye lui a fait confiance. Mais, à l’image de la défense olympienne, le voyage à Brest ne l’a pas aidé à sortir la tête de l’eau.

    Désormais, le compte à rebours est enclenché pour lui. Arrivé sous forme d’un prêt avec option d’achat, Benjamin Pavard dispose de trois mois pour renverser la tendance et convaincre l’OM de miser sur lui la saison prochaine. En apprenant que l’Inter ne souhaite pas le conserver, il sait ce qu’il lui reste à faire.

    D’autant plus qu’une autre échéance se précise. Didier Deschamps doit faire ses choix pour les 23 joueurs qu’il amènera au Mondial. Benjamin Pavard en est loin. Mais il peut, encore, en être. Et l’OM peut profiter de cet objectif.

    Pas de supporters lyonnais au Vélodrome dimanche

    C’était malheureusement prévisible, les supporters de Lyon ne sont pas autorisés à se rendre à Marseille dimanche.

    C’est le ministère de l’Intérieur qui a signifié la décision, publiée au Journal officiel jeudi. Ces interdictions sont désormais systématiques à l’occasion des duels impliquant l’OM, Lyon ou encore le PSG.

    C’est aussi un aveu d’impuissance de la part des autorités. Au lieu de chercher des solutions, en concertation avec les intéressés, ces dernières préfèrent cacher la poussière sous le tapis. Ce qui alimente les rancœurs du côté des supporters des clubs concernés par ces interdictions systématiques.

  • Focus sur les ultimes échéances de la saison pour l’OM

    Focus sur les ultimes échéances de la saison pour l’OM

    L’arrivée du mois de mars coïncide avec le début du dernier quart de la saison. Il ne reste plus que 12 matches à jouer pour l’Olympique de Marseille et les supporters voudraient bien voir ce total grimper jusqu’à 14. Outre la chasse à la Ligue des Champions en L1, la Coupe de France représente un enjeu majeur avec des chances plus conséquentes de titre, avec l’absence du PSG. La densité de la compétition rend l’issue plus incertaine, mais l’espoir est encore présent. L’OM devra valider certains points de passage pour croire à un top 3 et à un nouveau trophée.

    OM – Lyon (1er mars)

    C’est ce pourquoi l’OM est parti en stage de cohésion à Marbella. Resserrer les liens, bien sûr, mais aussi préparer l’Olympico, qui aura lieu ce dimanche soir, au Vélodrome. Ce match peut être un tournant majeur de la fin de saison. Revenir à deux points, rester à cinq unités ou se faire distancer par son adversaire, voici les trois scénarios sur la table. L’OL s’est fait briser sa série de 13 victoires à Strasbourg (1-3) et l’incertitude est aussi présente côté rhodanien. Hors blessures de dernière minute, le groupe sera complet. Leonardo Balerdi, suspendu à Brest, sera de retour. Le choc s’annonce intense.

    OM – Toulouse (Coupe de France, 4 mars)

    Cette semaine est bien cruciale pour les Olympiens. Toulouse débarque boulevard Michelet dans une semaine et un billet pour les demi-finales de la Coupe de France est en jeu. Victoire obligatoire pour se rapprocher d’un trophée cette saison. Pierre-Emile Højbjerg sera suspendu. Beaucoup se souviennent de la première rencontre face aux Toulousains cette saison, le 29 novembre, où l’OM avait renversé la partie avant de se faire doucher sur une touche longue, dans le temps additionnel. Marseille souhaite être présent le 22 avril pour les demi-finales et le 23 mai pour la finale. Mais il faudra battre le TFC.

    OM – Lille (22 mars)

    Là aussi, les souvenirs sont noirs. L’un des pires matches de l’OM, en championnat, cette saison. Le déplacement à Lille était un cauchemar, avec une défaite 1-0 suite à une boulette de Gerónimo Rulli. Un résultat et surtout une prestation, très loin de ce que l’équipe de Roberto De Zerbi était capable de proposer. Ce 22 mars, ne pas prendre de point serait une énorme contre-performance pour ce début du printemps. Surtout que les Phocéens enchaîneront, après la trêve, par un déplacement à Monaco, formation toujours aussi difficile à lire.

    OM – Rennes (16 mai)

    Le grand frisson du multiplex. Après quelques rencontres plus abordables sur le papier (Le Havre, Nantes, Metz) –même si tout est possible avec cet OM –, les Olympiens accueilleront le Rennes de Franck Haise pour clore cet exercice 2025-2026 de Ligue 1. Une réception périlleuse, mais leurs adversaires directs auront aussi fort à faire. La fin de saison sera explosive avec un derby parisien, Lyon-Lens et Strasbourg – Monaco, en plus de ce choc au Vélodrome.

    L’OM victime d’une tentative d’intrusion informatique

    L’Olympique de Marseille indique avoir récemment fait l’objet d’une tentative d’intrusion informatique, dans un communiqué publié ce mardi. « Grâce à la mobilisation immédiate de nos équipes techniques et de nos prestataires spécialisés, la situation a été rapidement maîtrisée. À ce jour, toutes nos activités peuvent se poursuivre normalement, en toute sécurité, et nous continuons nos investigations sur le périmètre concerné. Le club tient à rassurer ses supporters : les données bancaires et les mots de passe n’ont pas été compromis », précise l’OM. Le club phocéen ajoute : « La protection des données personnelles et la confiance de nos supporters restent notre priorité absolue. (…) une procédure a été engagée auprès des autorités compétentes (…) et une plainte va être déposée. »

  • Les chantiers marseillais durant le stage à Marbella

    Les chantiers marseillais durant le stage à Marbella

    De Brest à Marbella, il n’y a qu’un seul pas. Après sa défaite en Bretagne vendredi, l’Olympique de Marseille est rentré au bercail avant de s’envoler pour l’Andalousie. Un stage dit « de cohésion » se tient tout au long de la semaine. De lundi à ce vendredi, les Olympiens effectuent un travail global pour se remettre d’aplomb alors que la période de crise s’éternise à la Commanderie.

    Plusieurs chantiers vont occuper les Marseillais, ces prochains jours. Parmi eux : la défense. Encore une fois, elle a été problématique face au Stade Brestois avec de gros oublis et des occasions créées facilement par les locaux. L’objectif est de retrouver de la solidarité, de l’entraide et amener une plus grande rigueur pour arrêter de se faire peur constamment. Une sérénité trop absente ces derniers temps, qui profite aux adversaires. Habib Beye va devoir se choisir une charnière. Aguerd et Pavard sont en dedans, Balerdi revient désormais de suspension et quid de CJ Egan-Riley ? L’Anglais n’a été que peu utilisé par Roberto De Zerbi, voyons si le nouvel entraîneur en place va lui donner sa confiance.

    Les incertitudes sont aussi fortes autour du milieu de terrain, puisque les possibilités sont nombreuses. Relancé à Brest, Vermeeren n’a pas vraiment convaincu. Timber apporte son envie, mais son jeu est encore rempli de déchets. Pierre-Emile Hojbjerg, promu capitaine, sera suspendu la semaine prochaine, en Coupe de France, contre Toulouse. Reste donc à voir à quoi ressemblera l’organisation sans lui.

    Lyon dans le viseur

    Habib Beye a répété depuis son arrivée qu’il avait écouté le staff en place pour préparer Brest, afin de ne pas trop bousculer les principes de jeu appris par les joueurs cette saison. Mais, maintenant, place au travail, avec cette semaine au calme, sous le soleil andalou. C’est désormais à lui d’apporter sa patte et de développer un projet de jeu cohérent. Car l’objectif est clair : gagner vite pour se redresser et finir la saison le plus haut possible. La pression est déjà forte sur ses épaules, alors que l’ancien international sénégalais vient tout juste de poser ses valises à l’OM.

    Le groupe doit aussi retrouver de la cohésion, véritable but de ce stage. Passer du temps ensemble, à l’image des « ritiros » de la saison dernière, en Italie notamment, qui avait été bénéfique pour l’effectif. Des liens s’étaient tissés entre les joueurs, mais aussi avec le staff. Amener du plaisir finalement, car, depuis quelques mois, cela ne transpire plus lorsque l’on voit l’Olympique de Marseille jouer. Les réseaux sociaux ont parfois de mauvais côtés, mais les fans reprochent un manque de combativité – assez légitime – de leur équipe depuis début 2026. Moins d’envie et moins de hargne, globalement.

    La finalité de ce stage est bien de se préparer au mieux pour la réception de l’OL. Dimanche soir, au Vélodrome, Marseille y verra plus clair pour la suite de sa saison en L1. Une victoire et ils se retrouveraient à deux points des Lyonnais. Une défaite, par contre, éliminerait presque toutes les chances de podium. Une semaine plus que cruciale pour les Olympiens.

    Première historique pour Les Marseillaises

    « Un acte fondateur à vivre. Une première symbolique à partager. Un moment d’histoire à écrire. » L’annonce a été faite tôt dans la matinée de lundi. Pour la toute première fois depuis la création de sa section féminine, l’OM jouera un match au stade Vélodrome. Cette rencontre d’Arkema Première Ligue face à Montpellier se déroulera dans l’antre du boulevard Michelet, le samedi 28 mars prochain, à partir de 18h30.

    L’accès à ce match sera totalement gratuit. Il suffit, dès à présent, de s’inscrire sur le site om.fr pour obtenir sa place pour ce OM-MHSC. Les Marseillaises réussiront-elles à battre le record des Nantaises, 15 décembre 2025, à la Beaujoire (17 000 spectateurs) ? Réponse dans un mois.

  • Place au travail pour la bande à Habib Beye

    Place au travail pour la bande à Habib Beye

    Au boulot ! Un mot a été mis plus haut que les autres par Habib Beye durant sa première conférence de presse d’après-match : le travail. Le nouveau technicien de l’OM avait annoncé lors de son arrivée qu’il ne bouleverserait pas totalement les principes de jeu du staff en place avant Brest. C’est ce qu’il s’est passé, avec un dispositif et des idées peu éloignés de ce qui se fait dans les Bouches-du-Rhône depuis le début de la saison. Mais après cette défaite nette au stade Francis Le Blé (2-0), les Olympiens vont avoir toute une semaine pour travailler. Habib Beye a appuyé là-dessus et s’est montré impatient d’apporter sa patte au jeu de son équipe. « Je pense qu’il y a une petite perte de confiance et elle est logique au vu de la dynamique négative du moment, mais, je l’ai dit aux joueurs, il faut qu’on reste positif, qu’on se réfugie dans le travail. »

    Se réfugier dans le travail, le groupe phocéen va pouvoir le faire pleinement dès ce lundi. Nous savions depuis la semaine dernière que l’OM allait partir en stage à Marbella (Espagne), sans connaître les dates exactes de ce voyage. De ce lundi à vendredi, les joueurs et le staff partiront finalement en Andalousie pour (re)construire une cohésion. « On trouvera les ressources pour rester ensemble pendant ce stage, pour travailler, pour faire en sorte d’aborder ce match qui arrive au Vélodrome, qui sera un très gros match face à l’OL. Je pense que ça doit déjà être une motivation supplémentaire dans notre travail. »

    Plusieurs axes à travailler en Espagne

    Travailler loin du brasier que peuvent être la Commanderie et la ville de Marseille lorsque la dynamique est mauvaise, un premier point positif pour Habib Beye. L’un des messages délivrés par le nouvel entraîneur est également de rester digne. Garder la tête haute et rester positif, même lorsque le scénario tourne mal. Pierre-Emile Hojbjerg et Benjamin Pavard n’ont pas hésité à appuyer ces propos. « Moins parler et assumer », c’est ce qui ressortait de leurs interviews après la partie, au micro de Ligue 1+. Justement, après le coup de sifflet final, à Brest, les têtes étaient plutôt basses. Le passage devant le parcage visiteurs fut très bref, malgré le soutien infaillible des ultras durant toute la rencontre. Deux minutes plus tard, les Marseillais regagnaient les vestiaires en fixant le bout de leurs crampons. Le moral était tout en bas des chaussettes.

    Habib Beye a également amené sur la table les axes de travail pour cette fameuse semaine à venir. L’ex-défenseur phocéen a justifié ce choix. « Quand on regarde le match de Strasbourg, sur les dix joueurs qui avaient le plus couru, on en avait huit de Strasbourg. On sait qu’en Ligue 1, il faut aussi montrer de l’intensité technique et de l’intensité dans la circulation de notre ballon. Donc, c’est ce qu’on va s’attacher à faire sur cette semaine de travail. » Retrouver le moral, retrouver de l’application et se remettre la tête à l’endroit avant d’accueillir Lyon au Vélodrome. L’OM à 5 jours pour y parvenir.

    Pauline Gamerre, viendra ou viendra pas ?

    La relation entre l’OM et Pablo Longoria semble bien sur la fin. Frank McCourt est en train de chercher un nouveau président pour son club… et cela pourrait être une présidente. Quelques heures après le match à Brest, nos confrères de l’Équipe ont rapporté que Pauline Gamerre serait l’une des candidates. Marseillaise de naissance et supportrice de l’OM, elle officie actuellement au Red Star, en tant que directrice générale du club de Saint-Ouen.

    Frank McCourt a immédiatement démenti ses informations, après que son entourage a été contacté par La Provence. L’incertitude est donc toujours aussi forte autour de ce poste, mais Pablo Longoria vit bien ses derniers jours à Marseille.

  • Faux départ pour Beye

    Faux départ pour Beye

    Dans la tempête, le roseau OM ne s’est pas rompu et a fini par se solidifier. Encore loin d’être un chêne, Marseille a vu Habib Beye reprendre la barre après le débarquement de Roberto De Zerbi. En jetant l’ancre à Brest, les Olympiens souhaitaient offrir un premier succès à leur nouveau technicien. Et puis patatras. La rose des vents phocéenne s’est fanée dès la première demi-heure de jeu. Déboussolés par un adversaire plus saignant, les Marseillais sont rentrés bredouilles de la pointe du Finistère. Pas un pécule obtenu et le podium s’est éloigné (encore) un peu plus.

    Pour son baptême du feu, Habib Beye a opté pour un 4-3-3 avec le nouveau capitaine Pierre-Emile Hojbjerg devant la défense. Timber et Vermeeren étaient positionnés un cran plus haut, pour ratisser large. Un dispositif et des positionnements qui ont pu, parfois, couper en deux la formation phocéenne. Comme sur l’ouverture du score locale. Un contre rondement mené, un ballon mal dégagé, une charnière absente [voir ci-contre] et un Rulli encore bien tendre, tous les ingrédients étaient réunis pour permettre à Ludovic Ajorque de se montrer clinique face à la cage (10e).

    Un changement de dispositif vain

    Le Réunionnais a été impérial, dans le jeu et au tableau d’affichage, marquant les esprits en première période. Trop seul au cœur de la défense phocéenne, il s’est offert un doublé, du bout de son crâne (29e). Une présence et un impact uniques. Par deux éclairs, la rencontre avait tourné en faveur des Ty’Zefs.

    Avec ce score à la pause, Habib Beye était bien obligé de réagir. Vermeeren pour Aubameyang et passage en 4-4-2. Un début de solution a été trouvé avec une présence accrue dans la surface brestoise. Mais la finition n’a pas été à la hauteur. Amine Gouiri a été le plus emballant avec des situations, dont une tête croisée rasant le poteau du SB29. Greenwood a lui été muselé, avant de rater un penalty en fin de partie, un événement rare, mais à l’image du match.

    Avec ce résultat médiocre, l’OM peut se retrouver à 8 points de Lyon. Avant de recevoir les hommes de Paulo Fonseca le week-end prochain pour un Olympico déjà décisif.

  • L’ère Beye s’ouvre à l’OM

    L’ère Beye s’ouvre à l’OM

    Il est arrivé souriant, habillé d’un survêtement du club et les lunettes bien vissées sur son nez. Calme, la voix posée, Habib Beye a fait face à une kyrielle de journalistes, ce jeudi après-midi, pour sa présentation officielle. Des premiers mots attendus, scrutés, pour celui qui a été un capitaine exemplaire et un latéral droit de talent. 19 ans après son départ de l’OM, le nouveau coach olympien retrouvait la Commanderie et s’est montré bavard face à la presse.

    « Tout d’abord, c’est une grande fierté, très très heureux d’être ici. Vous savez l’attachement que j’ai pour ce club. Maintenant, comme je l’ai dit, c’est un passé qu’il faut garder dans le passé. Aujourd’hui, une autre mission m’est offerte. Je l’ai vécu comme joueur, maintenant en tant qu’entraîneur, donc c’est un très très beau moment », appuie-t-il dès ses premières paroles. Sans langue de bois, ou presque [voir par ailleurs], l’ex-international sénégalais a répondu aux différentes questions. Il se sent « prêt » car il n’a pas découvert « une équipe malade », en arrivant à l’OM. « Il y a des dynamiques, parfois, qui sont un peu plus négatives. Je pars du principe qu’ici, il y a une grande volonté de travail de la part de toutes les personnes que j’ai rencontrées jusqu’à maintenant. Je suis allé chercher l’expérience dans une division inférieure, ensuite en Ligue 1, et aujourd’hui, j’estime que c’est un nouveau pas dans ma carrière, qu’il va falloir que j’assume. »

    Une pleine confiance

    du club

    Habib Beye n’a pas hésité à citer plusieurs fois, lors de sa soutenance, les noms de Frank McCourt et Medhi Benatia. L’entraîneur de 48 ans était satisfait de recevoir autant de confiance avant de monter à bord du bateau marseillais. « Cette confiance-là, je l’ai eue de la part du propriétaire, M. McCourt, et je l’ai eu de la part de Medhi Benatia. Maintenant, je dois l’avoir de la part de mon groupe à travers les interactions que j’ai avec eux », martèle l’ancien coach du Red Star et du Stade Rennais.

    Alors que la conférence de presse touchait à sa fin, Habib Beye s’est permis de nommer Pape Diouf, son président lorsqu’il portait le maillot marseillais. Sur le climat parfois incandescent autour du club, le natif de Suresnes s’est souvenu d’une phrase de celui qui fut également journaliste à La Marseillaise : « Quand le feu brûle à Marseille, parfois il faut le laisser brûler, car il s’éteint tout seul. » Habib Beye n’aura pas le temps de cogiter avec le match, dès ce vendredi soir (20h45), à Brest. L’occasion de prendre la température à l’aube d’une aventure phocéenne qui s’annonce intense.

    « J’estime que c’est un nouveau pas dans ma carrière »

  • L’OM reste dans le dur

    L’OM reste dans le dur

    Mason Greenwood qui marque son quatorzième but de la saison. Amine Gouiri passeur, puis buteur. Face à Strasbourg, l’OM n’a pas manqué ses entames de mi-temps. Mais a encore une fois raté sa fin de rencontre.

    L’Anglais a même ouvert le score dans un timing parfait, alors que les supporters des Virages faisaient leur entrée dans le Vélodrome, après avoir observé un quart d’heure de grève symbolique. Quant au second, passeur décisif sur le premier but, il profitait d’un cadeau de Mike Penders pour doubler la mise, quelques secondes après la reprise. Au niveau du tableau d’affichage, les promesses de Pancho Abardonado étaient tenues. Sur le pré, le système mis en place par l’entraîneur intérimaire respectait à la lettre ses propos de la veille.

    L’OM a joué simple. L’OM est revenu à des fondamentaux de jeu. L’OM a cherché avant tout à se rassurer. Dans cette optique, heureusement que le montant droit de Geronimo Rulli a renvoyé le tir de Becket Godo. Car, si les Alsaciens avaient pris le score après quatre minutes, le match aurait sans doute été plus compliqué pour les Olympiens. Mais les deux buts, venus tôt dans chaque mi-temps, leurs ont amené suffisamment de confiance. Ils ont surtout ramené le soutien de supporters, dont les messages en l’encontre de la direction restaient explicites. A l’image de la banderole « McCourt/Longoria cassez-vous ! » déployée dans le bas du Virage nord, sous les yeux de Frank McCourt.

    Néanmoins, malgré leur avantage, les Marseillais n’arrivaient pas à se libérer. Ils restaient sous la menace d’accélérations strasbourgeoises souvent dangereuses. Sur l’une d’elle, Sebastian Nanasi mystifiait la défense phocéenne pour rebattre les cartes, à l’entame du dernier quart d’heure.

    Un dernier quart d’heure où les maillots bleus des visiteurs étaient plus présents aux abords du but de Geronimo Rulli. Afin de sécuriser les acquis, Pancho Abardonado passait à une défense à cinq pour les dernières minutes, alors que son vis-à-vis musclait son secteur offensif. Après quatre longues minutes de temps additionnel, et deux balles de troisième but gaspillée par Igor Paixão puis Timothy Weah, et une balle d’égalisation alsacienne sauvée par Benjamin Pavard, François Letexier offrait un penalty aux Strasbourgeois sur l’ultime action de la soirée. Penalty transformé par Joaquin Panichelli.

    OM – STRASBOURG 2 – 2 (1 – 0)

    22e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (59 238 spectateurs).

    Arbitre : F. Letexier.

    Buts : Greenwood (14), Gouiri (47) pour l’OM, Nanasi (74), Panichelli (90+4 sp) pour Strasbourg.

    Avertissements : Pavard (26), Aguerd (42), Paixão (72) à l’OM, Panichelli (83) à Strasbourg.

    OM : Rulli – Weah, Pavard, Aguerd, Emerson – Greenwood, Höjbjerg ( c ), Nadir (Abdelli, 71), Timber – Aubameyang (Paixão, 71), Gouiri (Medina, 85).

    Entraîneur : J. Abardonano.

    STRASBOURG : Penders – Doué ( c ), Högsberg (Yassine, 63, Anselmino, 90+5) , Omobamidélé, Chillwell (Fofana, 85)- el Mourabet (Ouattara, 46), Barco – Moreira, Enciso (Nanasi, 63), Godo – Panichelli.

    Entraîneur : G. O’Neil.