Tag: Ligue 1

  • L’OM abdique à Monaco

    L’OM abdique à Monaco

    Les deux roues de vélo au tableau d’affichage à la pause étaient le reflet du spectacle montré sur le terrain dans une première période qui a laissé tout le monde sur sa faim. Monégasques et Marseillais n’avaient pas donné le sentiment de lutter pour revenir dans la course au podium concernant les premiers, et récupérer la troisième place pour les seconds.

    Certes, le statu quoi pouvait suffire au bonheur d’un OM toujours en quête d’une identité de jeu et d’une série dynamique dans ses résultats. Mais prendre trois points en Principauté aurait été la meilleure option possible, afin de s’offrir un peu de confort par rapport à la meute.

    Durant la première demi-heure, les Olympiens ont été comme leurs supporters : invisibles. Mais, lorsqu’à la demi-heure de jeu, les bâches sont ressorties, et que le parcage s’est remis à donner de la voix, le jeu phocéen a été plus percutant. Avec deux occasions, pour Hamed Traoré puis Igor Paixão, qui auraient pu permettre aux hommes de Habib Beye de virer en tête à la pause.

    L’OM allait regretter ce manque de réalisme et les autres actes manqués face à Lukas Hradecky en seconde période. Car les Monégasques, allaient, eux, jusqu’au bout de leurs intentions. Avec un premier but signé Alexandr Golovin au tournant de l’heure, avant que Folarin Balogun n’assoit définitivement l’emprise de son équipe sur la soirée. La réduction du score d’Amine Gouiri ne faisant qu’aviver les regrets chez des Olympiens qui chutent du podium.

    Monaco-OM : 2-1 (0-0)
    2e journée de Ligue 1
    Stade Louis II (15 000 spectateurs environ)
    Arbitre : C. Turpin.
    Buts : Golovin (59), Balogun (74) pour Monaco, Gouiri (85) pour l’OM.
    Avertissements : Camara (8), Kehrer (70) à Monaco, Medina (34), Balerdi (87) à l’OM.

    MONACO : Hradecki – Kehrer, Zakaria ( c ), Faes – Tézé, Camara, Coulibaly (Bamba, 65), Mawissa (Diatta, 65) – Akliouche (Adingra, 84), Balogun (Biereth, 84), Golovin (Fati, 75).
    Entraîneur : S. Pocognoli.

    OM : Rulli – Pavard, Egan-Riley (Balerdi, 77), Medina – Weah (Emerson, 89), Höjbjerg ( c, Abdelli, 89 ), Timber, Paixão – Traoré (Nawneri, 73)– Gouiri, Aubameyang.
    Entraîneur : H. Beye.

  • L’OM pour l’échappée belle

    L’OM pour l’échappée belle

    Avant que Clément Turpin ne siffle le coup d’envoi, l’OM connaîtra les résultats de ses rivaux directs dans la course à la troisième place.

    Lille et Lyon, qui sont à une longueur derrière, auront affronté Lens et Angers. Alors que Rennes, qui compte deux points de retard, aura fait son voyage à Brest. « Ce que font les autres ne nous concerne pas. Quels que soient leurs résultats, nous n’avons qu’un objectif, gagner à Monaco pour être sûrs de rester troisième. » Amine Gouiri résume le sentiment du vestiaire olympien au moment d’aller défier Monaco au pied de son Rocher.

    Monaco qui est l’équipe en forme de ce premier trimestre 2026. Monaco qui a flirté avec l’exploit face au PSG en Ligue des Champions. Monaco qui, après un passage à vide, a su revenir dans la course à la qualification en Ligue des Champions.

    Les joueurs de la Principauté ne sont plus qu’à trois points du podium. Et lorgnent désormais sur la marche qu’occupent les Marseillais. Des Marseillais fragilisés après leur défaite au Vélodrome, face à Lille, avant la trêve internationale.

    « Cette page est tournée. En revenant de sélection, j’ai retrouvé un vestiaire avec beaucoup de sourires », confie Amine Gouiri.

    Son OM se voit offrir une opportunité de repousser un rival à six longueurs. Dans un choc frontal « qui n’est pas crucial, mais important. Très important », poursuit l’international algérien. « Nous sommes toujours troisièmes et avons notre destin entre nos pieds. Il faut faire le job pour rester devant », insiste-t-il.

    Pour lui, « être devant dans cette course à la Ligue des Champions n’est pas anodin ». C’est le symbole que les Marseillais sont suffisamment costauds pour encaisser les mauvais coups, nombreux cette saison sur leurs têtes.

    Les deux semaines de trêve auront-elles permis d’effacer les frustrations du match raté contre Lille ? « Nous allons affronter un adversaire qui est dans une très, très bonne dynamique. À nous de faire en sorte de la stopper », insiste Habib Beye. L’entraîneur marseillais a profité de la longue séquence sans match pour faire réviser certains fondamentaux. Il avait noté que l’OM « n’était pas assez menaçant dans la profondeur et les attaques placées, manquait de continuité et avait trop de déchets ».

    Il estime le moment venu « de montrer nos forces en évitant de subir à Monaco ». Même sans Mason Greenwood. « Je me repose sur les qualités de ce groupe », conclut-il.

    « Nous avons notre destin entre nos pieds. Il faut faire
    le job. »

  • L’OM a sept marches à gravir pour un podium

    L’OM a sept marches à gravir pour un podium

    Le championnat touche à sa fin, avec un OM qui, pour l’instant, est dans les clous des objectifs de début de saison.

    Avec un capital de 49 points, les Marseillais occupent la troisième place, synonyme de qualification pour la prochaine Ligue des champions. Mais, avec encore 21 points à distribuer, ils vont devoir encore cravacher pour conserver cette place sur le podium, que convoitent plusieurs prétendants.

    Lyon, premier de la file, pointe à deux longueurs. Lille, vainqueur au Vélodrome avant la trêve, a également le même retard derrière les hommes de Habib Beye. Monaco, à trois points, et Rennes, à cinq, sont également dans la course à cette fameuse troisième place.

    L’OM sait donc ce qu’il doit faire pour sauver les apparences. Avec sept matches, dont quatre en déplacement, que les Phocéens devront être capables de maîtriser.

    Premier choc frontal

    Dimanche, les Olympiens se déplacent à Monaco. Comme face à Lille avant la trêve, c’est un choc face à un rival direct. S’il n’y a que trois points en jeu, celui qui les engrangera fera une excellente opération. L’OM, qui a raté le coche en permettant aux Dogues de revenir dans la course, doit montrer sa capacité à sortir le grand jeu, face à un adversaire qui a repris du poil de la bête.

    Les cinq matches suivants seront face à des adversaires tout aussi compliqués. À commencer par Metz, premier à se rendre au Vélodrome, le 10 avril. Même si les Lorrains sont pratiquement condamnés à retrouver la Ligue 2 en juin, il ne faudra pas sous-estimer leur capacité à surprendre.

    Suivra un voyage à Lorient. Les Merlus ont pratiquement assuré leur avenir en Ligue 1. Ils comptent 20 points d’avance sur Nantes, premier relégable. Un matelas qui devrait leur suffire. Et leur permettra de recevoir les Marseillais, le 18 avril, sans pression. Ce qui les rend redoutables.

    Nice, qui viendra ensuite au Vélodrome, sera plus difficile à manœuvrer. Car les Aiglons regardent toujours dans le rétroviseur et ont souvent joué des mauvais tours aux Marseillais. Réponse le 26 avril.

    Sur les trois derniers matches, deux sont déjà programmés. Au Havre et contre Rennes, dans le cadre des multiplex des deux journées. L’OM se rendra en Normandie, le 9 mai, et recevra Rennes en clôture du championnat, le 16 mai.

    Avant cela, il y aura un duel à la vie-à la mort à Nantes, chez des Canaris qui luttent pour ne pas accompagner Metz en Ligue 2. Une affiche qui pourrait être un tremplin des ambitions olympiennes et le tombeau des illusions bretonnes.

    Néanmoins, en fonction des résultats des six prochaines journées, c’est la réception de Rennes qui pourrait être décisive. En ouverture de la saison, le voyage en Ille-et-Vilaine avait déclenché une première crise et entraîné les départs de Jonathan Rowe et Adrien Rabiot. Assurer la Ligue des Champions au retour serait un beau symbole.

    L’arbitre de PSG – Toulouse placé « sur écoute »

    Éric Wattellier restera à jamais le premier arbitre de l’histoire du football français à être placé « sur écoute ».

    Celui qui sera au sifflet de PSG-Toulouse, en ouverture de la 28e journée de Ligue 1, ce vendredi à 20h45, sera équipé d’un micro qui permettra aux spectateurs du Parc des Princes et aux téléspectateurs d’entendre ses échanges lors de l’intervention de l’assistance vidéo à l’arbitrage.

    « La Direction de l’arbitrage se félicite du lancement de cette expérimentation en Ligue 1 par la LFP et souhaite qu’elle puisse être généralisée dès la saison prochaine, sur l’ensemble des stades et à chaque journée de championnat », se félicite Antony Gautier, son directeur.

  • OM : la défaite révèle des lacunes à corriger durant la trêve

    OM : la défaite révèle des lacunes à corriger durant la trêve

    « On n’a pas su garder cette passion durant 95 minutes. » Habib Beye a correctement résumé la prestation de son équipe, ce dimanche. Face au Losc de Bruno Génésio, pourtant engagé en Europa League le jeudi soir, cet OM a manqué de folie et d’entrain pour faire chuter les Lillois et poursuivre sa série positive. Même 70 minutes de passion auraient pu suffire à sécuriser un résultat plus reluisant comptablement, mais cela n’a pas été le cas. Malgré tout, plusieurs enseignements sont à retirer de cette rencontre, autant de points à travailler durant ces quinze jours de trêve.

    Lors de ce dimanche pluvieux à Marseille, le réalisme a manqué, surtout que les occasions n’ont pas été si nombreuses que ça. « On a deux grosses situations dès l’entame de la deuxième mi-temps pour marquer le deuxième but. Et j’ai l’impression qu’on prend ce but sur un temps fort de notre part. C’est peut-être ce qui nous met un petit coup derrière la tête. Parce que si on arrive à convertir ces deux situations, cela aurait été une toute autre deuxième période », décryptait Habib Beye à l’issue du match. L’une des solutions pour combler ce retard dans l’efficacité a été le passage à deux attaquants.

    Amine Gouiri n’avait pas 90 minutes dans les jambes et le coach olympien a également détaillé et assumé ce choix de ne pas le faire démarrer. « On y a pensé, notamment à démarrer à deux devant. Mais avec la surcharge qu’ils [les Lillois, Ndlr] ont au milieu, cela nous aurait exposés. On l’a vu quand on est passés à deux attaquants : on a perdu un joueur au milieu et ce contrôle était nécessaire en début de match. Les choix ont été faits en fonction de l’adversaire et sont assumés. » L’association avec Pierre-Emerick Aubameyang reste donc bien une possibilité pour les Marseillais, comme l’a confié Habib Beye après la rencontre gagnée face à Auxerre, le 13 mars.

    « Je vois Balerdi un peu aspiré au premier poteau »

    L’entraîneur de l’OM a aussi pointé du doigt un « manque d’agressivité dans une zone de vérité ». Ce sont bien les deux zones de vérité qui sont concernées. Outre l’attaque, la défense a aussi eu son lot de passivité, notamment sur le but d’Olivier Giroud. Des largesses comme celles-ci avaient déjà été aperçues à Brest, où Ludovic Ajorque avait inscrit un but similaire à celui du meilleur buteur de l’histoire des Bleus. Le champion du monde 2018 l’a dit lui-même après la rencontre : « Je suis dans la bonne zone. J’arrive lancé et je vois Balerdi un peu aspiré au premier poteau, donc je passe derrière lui. » Une défense de zone mal gérée, malgré la nette supériorité numérique des Marseillais dans leur surface de réparation.

    Pour corriger ces manques, dispose désormais de la trêve internationale, même si une partie de son effectif ne sera pas présente à la Commanderie. « On avait prévu une phase de régénération. On va aussi pouvoir individualiser davantage le travail, être plus précis avec les joueurs. L’humeur du club ne doit pas être dictée par les résultats. Elle doit rester constante pour transmettre une énergie positive aux joueurs. » 15 jours pour préparer un nouveau grand défi : le déplacement à Monaco, le 5 avril.

    L’horaire d’OM-Nice est désormais connu

    Il faudra se brancher un dimanche soir pour suivre le match OM-Nice. La Ligue de football professionnel (LFP) a révélé l’horaire de ce derby méditerranéen : ce sera le dimanche 26 avril, à 20h45. Ligue 1+ sera donc le diffuseur de cette rencontre de clôture de la 31e journée du championnat de France. Parmi les autres affiches de ce dernier week-end du mois d’avril, l’Olympique lyonnais recevra l’AJ Auxerre alors que le Paris Saint-Germain se déplacera sur la pelouse de Raymond-Kopa à Angers. Toulouse-Monaco sera également l’un des matches à suivre, important pour la course au podium. Pour rappel, le prochain match de l’OM se disputera à Louis II, face à Monaco (dimanche 5 avril à 20h45).

  • L’OM laisse filer sa chance et craque au pire moment

    L’OM laisse filer sa chance et craque au pire moment

    Avec l’OM, le scénario semble immuable. D’abord conquérants, les Olympiens finissent trop souvent par céder, quittant la scène la tête basse. Après le Stade Rennais, l’Olympique Lyonnais, le Real Madrid, le Sporting Portugal, le SCO d’Angers, l’Atalanta Bergame, le Toulouse FC, le Paris Saint-Germain, le Paris FC et le RC Strasbourg, le LOSC est venu s’ajouter, dimanche soir au stade Vélodrome, à cette longue liste de bourreaux décisifs après la 80e minute de jeu.

    « C’est une défaite douloureuse, surtout à domicile où nous voulons toujours gagner », a réagi Quinten Timber en zone mixte d’après-match. « C’était un grand match face à une équipe proche de nous au classement. Nous voulions vraiment le gagner, mais nous n’y sommes pas parvenus. Nous avons pourtant remporté trois matchs importants récemment, et celui-ci comptait aussi beaucoup », a poursuivi le milieu de terrain néerlandais, persuadé que le collectif phocéen doit davantage s’exprimer sur le terrain. Et surtout persister même quand l’OM mène au tableau d’affichage, ce qui était le cas une nouvelle fois dimanche soir avec l’ouverture du score d’Ethan Nwaneri. Mais il n’a fallu que quelques minutes aux Dogues pour revenir à hauteur.

    « On prend l’égalisation sur un temps fort de notre part, ce qui nous met un coup derrière la tête. Si on arrive à marquer avant, ce n’est plus le même match, a analysé Habib Beye, l’entraîneur de l’OM. C’est dommage, on manque d’agressivité et de réactivité dans la surface sur le 1-1. Au vu des autres résultats on avait l’opportunité de creuser l’écart sur nos poursuivants et de garder une dynamique positive. On ne va pas tout remettre en question, même si cette défaite est frustrante. C’est dommage », a-t-il répété, conscient de la belle opportunité qui se présentait aux Marseillais après la défaite de Lyon sur Monaco quelques heures plus tôt. Au lieu d’avoir cinq points d’avance sur les Lyonnais et les Lillois, avant un déplacement périlleux à Monaco au retour de la trêve internationale, les Olympiens n’ont plus que deux longueurs d’avance sur leurs poursuivants. Rageant.

    Béquille pour Greenwood 

    L’heure est désormais au repos pour les Marseillais, sauf pour les internationaux qui vont rejoindre leurs sélections respectives. « Quand on reverra les joueurs dans quelques jours, on devra être positif, tout en parlant de ce qui n’a pas marché, comme le trou physique que l’on a eu et un défaut d’intensité », a détaillé Habib Beye. Mason Greenwood, sorti à la 19e minute face à Lille, « souffre d’une béquille au quadriceps gauche », indique le club dans un communiqué publié lundi soir : « Son évolution sera suivie quotidiennement ». « Il a ressenti une grosse douleur », avait confié le technicien franco-sénégalais. Sans Greenwood, la fin de saison de l’OM s’annonce épineuse.

  • Le peuple du Vélodrome de l’union à la colère

    Le peuple du Vélodrome de l’union à la colère

    De ces échanges est sorti le constat qu’une union sacrée était nécessaire pour aider l’OM à réussir sa fin de saison. Avec en ligne de mire terminer sur le podium pour une qualification en Ligue des Champions. Ce gentlemen agreement a trouvé son illustration au coup d’envoi de la rencontre.

    Finis le silence et la bouderie des sorties à Toulouse et contre Auxerre. Dès l’échauffement des joueurs, le peuple du Vélodrome a fait entendre sa voix, avec des soutiens qui sont allés crescendo. Même lorsque les Dogues ont sorti les crocs, ils étaient toujours aussi intenses. Et lorsqu’Igor Paixão a délivré l’offrande du but d’Ethan Nwaneri, on devinait que l’union sacrée était bien effective.

    Malheureusement, l’acte II n’était pas du même tonneau. L’OM retombait dans ses travers défensifs, offrant deux buts aux Dogues. Et si le stade aura poussé jusqu’au bout, au coup de sifflet final, la colère reprenait le dessus.

  • OM : l’inquiétante rechute

    OM : l’inquiétante rechute

    Cet OM est vraiment incorrigible, avec une nouvelle défaite au Vélodrome, alors que les circonstances étaient favorables.

    Le succès de Monaco, vainqueur à Lyon (2-1) un peu plus tôt dans l’après-midi, offrait une belle perspective aux Marseillais. Encore fallait-il venir à bout de Lille. Des Lillois qui, comme les Lyonnais, espéraient effacer la frustration d’une élimination en 8e de finale de Ligue Europa, jeudi.

    Le premier quart d’heure donnait l’impression que l’OM allait avoir une promenade de santé. Poussant les Dogues dans leurs derniers retranchements, les hommes de Habib Beye avaient pris les clés du camion. Mais un grain de sable devait tout gripper. à savoir la sortie de Mason Greenwood.

    Au quart d’heure de jeu, l’Anglais, blessé, devait dire stop. Une sortie qui amenait une inversion des tendances. Avec des Lillois plus incisifs. Et des Olympiens visiblement plus fébriles lorsque les Nordistes s’approchaient de la surface de Gerónimo Rulli.

    Le milieu marseillais se montrait moins efficace. Tandis que la défense, avec l’axe Balerdi – Medina, faisait souffler le chaud et le froid dans les dos des supporters. Jusqu’à ce coup d’accélérateur d’Igor Paixão qui offrait à Ethan Nwaneri le ballon qui libérait son équipe.

    Virant en tête au repos, les Olympiens semblaient avoir retrouvé leur allant. Mais c’était sans compter sur la propension phocéenne à se tirer une balle dans le pied. En concédant un but casquette, dès la reprise, ils réveillaient leurs vieux démons.

    Les bonnes intentions entre-aperçues jusque-là étaient alors définitivement restées au vestiaire. Gerónimo Rulli fera ce qu’il pourra pour éviter le pire. Mais, une nouvelle fois trahi par ses deux défenseurs centraux, il voyait Olivier Giroud claquer un ballon hors de sa portée.

    Lille a donc su mieux rebondir que Lyon, après sa déconvenue européenne. Tandis que l’OM, qui pouvait être le bénéficiaire de la soirée, voit sa position sur le podium à nouveau menacée. Avec les retours de Lille, qu’ils ont facilité, et Monaco, chez qui ils iront pour une reprise la peur au ventre.

    OM 1 (1)

    Lille 2 (0)

    27e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (59 865 spectateurs)

    Arbitre : B. Bastien.

    Buts : Nwaneri (43) pour l’OM, Meunier (49), Giroud (85) pour Lille.

    Avertissements : Greenwood (13) à l’OM, Ngoy (2), Haraldsson (13), Verdonk (13) à Lille.

    OM : Rulli – Weah, Balerdi, Medina, Emerson – Kondogbia (Gouiri, 64), Timber (Naédir, 90), Höjbjerg ( c ) – Greenwood (Nwaneri, 17, Traoré, 77), Aubameyang, Paixão.

    Entraîneur : H. Beye.

    Lille : Özer (Bodart, 45+7) – Meunier, Ngoy, Mandi ( c ), Verdonk (Perraud, 78) – Bentaleb, Bouaddi – Mukau, Haraldsson (Mbemba, 90), Correia (Giroud, 78) – Fernandez-Pardo.

    Entraîneur : B. Genesio.

    Double peine

    Mason Greenwood a été le héros malheureux du match. Sur un contre, il se fait découper par Camil Verdonk. Mais il se fait justice sur le milieu Indonésien. Ce qui lui vaut un avertissement, synonyme de suspension à Monaco.

    L’Anglais ne pourra malheureusement pas reprendre sa place, touché au mollet, il l’a cédée à Ethan Nwaneri.

  • Appel à l’union sacrée avant OM – Lille

    Appel à l’union sacrée avant OM – Lille

    D’un côté, Habib Beye, entouré de Medhi Benatia et Alban Juster. De l’autre, les représentants des groupes de supporters. Ce sont les acteurs de la rencontre qui s’est tenue à la Commanderie, samedi, en amont du match OM – Lille, comme indiqué par nos confrères de RMC Sport. Cette prise de contact était programmée avant la réception d’Auxerre, mais les clubs de supporters n’avaient pas souhaité y prendre part.

    Cette fois, l’entraîneur, le directeur du football et le président par intérim de l’OM ont pu donner leurs points de vue sur les besoins d’un soutien sans faille du peuple du Vélodrome, tandis que les portes paroles des supporters ont exprimé leurs inquiétudes et frustrations. Ces derniers attendent de connaître les intentions réelles de Frank McCourt, qui devrait rvenir à Marseille en fin de saison.

    Quant à Habib Beye, il a lancé un appel à l’union sacrée pour aider ses joueurs dans leur quête de qualification en Ligue des Champions.

    L’OM reçoit Lille, dimanche à 17h15, pour le compte de la 27e journée de Ligue 1

  • Un duo défensif pour stabiliser la défense de l’OM

    Un duo défensif pour stabiliser la défense de l’OM

    Benjamin Pavard et CJ Egan-Riley avaient une carte à jouer lors des deux derniers matches de l’OM.

    Le champion du Monde français et l’Anglais avaient disparu des écrans depuis quelques matches. Ils ont bénéficié de la blessure de longue durée de Nayef f Aguerd et de la rechute de Leo Balerdi pour retrouver une place dans le onze de départ. Avec des résultats différents.

    Benjamin Pavard a pris part aux deux derniers matches de son équipe. Au Stadium, sa prestation a été à la hauteur de ce que l’on attendait d’un joueur de son calibre lorsqu’il a débarqué à la Commanderie, prêté avec option d’achat par l’Inter.

    Néanmoins, le Ch’ti est un peu devenu le métronome de la santé collective phocéenne. Il a plongé en même temps que l’équipe. Douté et fait douter les plus fervents supporters.

    À tel point que celui qui était venu à Marseille dans l’optique de relancer sa carrière, et retrouver une place en équipe de France, s’est retrouvé à la croisée des chemins. Toutefois, l’arrivée de Habib Beye a semble-t-il eu un effet de catalyseur. Ayant retrouvé la confiance de l’entraîneur, il a lui même retrouvé la sienne.

    Cela s’est traduit par deux prestations de très bon niveau contre Toulouse et Auxerre. Avec à la clé deux clean shits. Ce que l’OM n’avait plus réussi depuis les 1e et 8 novembre, déjà contre Auxerre puis Brest. Benjamin Pavard était déjà titulaire lors de cette série. Comme il l’était à l’occasion des deux réalisées consécutivement contre Lorient et le PSG, en début de saison.

    Benjamin Pavard qui était aussi au cœur de la défense olympienne lors du succès à Metz, 3-0, également ponctuée d’une clean shit. Faut-il voir un lien de cause à effet ? Toujours est-il que sur les sept rencontres où l’OM n’a pas encaissé de but en Ligue 1 cette saison, l’ancien joueur du Bayern était titulaire.

    Egan-Riley à revoir

    L’autre retour en grâce, lors de la réception d’Auxerre, a connu une reprise plus contrastée. CJ Egan-Riley a bénéficié de la blessure de Leo Balerdi pour débuter la rencontre. L’Anglais n’avait plus joué depuis le 13 janvier, et la facile qualification en coupe de France contre Bayeux à Caen. Il était entré en début de seconde période, à la place de Facundo Medina. Et avait pris part au festival marseillais en inscrivant le septième but.

    Face aux Auxerrois, il n’est resté qu’une heure sur le terrain. Et a montré qu’il était dans le dur. Habib Beye a pris sa défense. « Il faut qu’on arrive à le faire monter sur l’aspect athlétique afin de pouvoir le faire jouer sur 90 minutes » a-t-il précisé à son sujet après la victoire contre les Bourguignons.

    L’entraîneur marseillais apprécie sa polyvalence, qui lui permet d’évoluer aussi bien à droite ou à gauche de l’axe. Ce qui pourrait lui offrir de nouvelles perspectives d’ici la fin de la saison. Sachant que le retour de Nayef Aguerd n’est pas certain. Et que Leo Balerdi reste fragile.

    Les choix de Habib Beye pour la réception de Lille, dimanche, seront un élément concernant les chances de CJ Egan-Riley.

    Un maillot symbolique dans le derby contre Nice

    Le week-end du 26 avril, l’OM recevra Nice au stade Vélodrome.

    À cette occasion, le club va effectuer une opération symbolique, qui rendra hommage à ses supporters les plus fervents. Placée dans le cadre de l’opération « Peuple Bleu&Blanc », la rencontre verra les Olympiens porter des maillots particuliers. Au lieu de porter leur nom dans le dos, ils arboreront celui d’un supporter, dont le patronyme aura été tiré au sort.

    Au-delà du marketing, le club met en avant la diversité et la passion de sa communauté, fidèle malgré les turbulences sportives récentes. Cette initiative vise à renforcer la proximité entre l’équipe et ses fans, en leur offrant une place symbolique.

  • Pas encore flamboyant, l’OM de Beye reste efficace

    Pas encore flamboyant, l’OM de Beye reste efficace

    Dans chaque tempête, il y a toujours une éclaircie. L’horizon s’est obscurci depuis le début de l’année calendaire à l’Olympique de Marseille. Les changements en interne ont été nombreux, sur le banc aussi un nouveau visage est apparu et le léger rayon de soleil transperçant les nuages est venu du terrain.

    Habib Beye s’est montré lucide et transparent depuis son arrivée dans les Bouches-du-Rhône : son équipe ne joue pas très bien, en tout cas sur une partie entière. « Le contexte n’était pas simple et nous n’avons pas réussi à mettre du rythme. Nous avons joué de manière très sécuritaire. La deuxième mi-temps, en revanche, nous a permis d’emballer un peu plus le match, notamment grâce au soutien des supporters », dira le coach en conférence de presse. Mais ses joueurs ramènent tout de même de bons points et les Olympiens ont enchaîné un troisième succès de suite en Ligue 1, ce week-end.

    Deux clean-sheet consécutifs -contre Toulouse et Auxerre-, ce n’était plus arrivé depuis début novembre pour l’OM. Brest et, déjà, Auxerre n’avaient pas réussi à inscrire un seul but dans leur affrontement respectif face aux Phocéens. C’est quelque chose que l’on retrouvait chez le Stade Rennais de Beye. Cette capacité à savoir gagner des matches, même quand le niveau de jeu n’atteint pas des sommets. Un point qui peut être positif, mais qui ne va pas satisfaire longtemps le public marseillais, toujours avide de beau football, que ce soit dans la victoire ou la défaite.

    Des adversaires directs encore moins réguliers

    Justement, dans un Vélodrome bien calme durant 45 minutes, vendredi soir, l’OM a été timoré, avant de reprendre pied avec une intensité plus importante et des changements tactiques efficaces. L’entrée d’Emerson et le passage dans une sorte de 4-2-2-2 ont donné un nouveau souffle. La différence s’est vue immédiatement, notamment grâce à l’impact offensif d’un duo que l’on est amené à revoir ensemble : Gouiri- Aubameyang. « Nous savions qu’Auxerre allait défendre bas et Amine, avec sa qualité technique, peut faire la différence face à une équipe fatiguée », justifiait Habib Beye. Un choix payant puisque l’international algérien était au bon endroit au bon moment lors de l’unique but de la rencontre. De quoi poursuivre une dynamique alors que les adversaires directs ne font que trébucher.

    Lyon semble déjà exténué et n’a pas gagné en Ligue 1 depuis quatre matches. Rennes a lâché des points après une bonne série, mais Monaco et Lille grattent des positions au classement. Le Losc est le prochain adversaire des Marseillais, ce dimanche (17h15), et une victoire des pensionnaires du Vélodrome serait un avantage important. Surtout avant deux semaines de trêve, qui doivent permettre de recharger les batteries et de poursuivre cette progression dans le jeu. « Il reste huit rencontres et nous devons rester devant », souligne simplement l’ex-défenseur sénégalais.