Tag: Italie

  • Deuxième médaille à Milan-Cortina pour le Tropézien Arthur Bauchet

    Deuxième médaille à Milan-Cortina pour le Tropézien Arthur Bauchet

    Après la déception de sa chute sur le super-G lundi, qui a mis un terme à ses espoirs de Grand Chelem, Arthur Bauchet avait à cœur de prendre sa revanche. Le skieur français a décroché l’or sur le super combiné des Jeux paralympiques, mardi, glanant ainsi sa deuxième médaille sur les pistes de Milan-Cortina, après celle en argent remportée samedi lors de la descente. Champion paralympique de super combiné à Pékin en 2022, il conserve donc son titre, et offre un deuxième or à la délégation française à Milan-Cortina, suite à celle de Cécile Hernandez en snowboard cross dimanche. En plus de l’argent d’Aurélie Richard et le bronze de Benjamin Daviet, les Bleus cumulent ainsi huit médailles à la fin de la journée du mardi.

    Remontada inespérée

    Cinquième après le Super G, le Français est remonté à la première place en réalisant le meilleur temps en slalom, avec plus d’une seconde d’avance sur l’Italien Federico Pelizzari, et l’Autrichien Thomas Grochar, qui complètent le podium. Le Tropézien de 25 ans a bien été aidé par la chute du Russe Aleksei Bugaev, leader après la première manche.

    « C’est fou, honnêtement, au fond de moi, je savais que j’étais capable d’aller le chercher sur le slalom, mais il fallait un miracle. Et aujourd’hui j’ai clairement eu du bol, s’il n’était pas tombé, je n’aurais pas eu cette place-là. Mais ça fait partie du ski, hier c’est moi qui suis tombé, aujourd’hui c’est lui », a souligné le champion paralympique. « Après la première manche ce matin, j’étais dégoûté, les intentions n’étaient pas là, la chute d’hier m’a un peu perturbé. J’avais fait la croix dessus, et finalement, on va avoir cette Marseillaise sur le ski alpin et elle va être vraiment belle », a réagi Bauchet, en pleurs.

    Parmi les autres Français engagés, Oscar Burnham, troisième après la première manche, termine finalement au pied du podium. « Finir encore quatrième ça fait mal… J’aurais tellement voulu faire podium avec Arthur ! », a déploré le Savoyard. Et Jules Segers, septième, a enfourché sur le slalom et n’a pas terminé la course. Les Bleus du ski alpin auront une nouvelle chance de briller vendredi (9h), sur le slalom géant.

  • Deux nouvelles médailles pour le clan français en ski alpin

    Deux nouvelles médailles pour le clan français en ski alpin

    Malgré la déception d’Arthur Bauchet, victime d’une chute lors du Super-G, lundi à Cortina, les Bleus du paraski alpin ont à nouveau offert deux médailles au clan tricolore, dont l’argent d’Aurélie Richard, devancée par la Russe Varvara Voronchikhina.

    En ski debout, catégorie où concouraient quatre Français lundi matin (dont Bauchet, Oscar Burnham et Jordan Broisin), Jules Segers a obtenu sa première médaille, en bronze. Un premier podium qui vient récompenser une belle saison, durant laquelle il est monté à huit reprises sur la boîte, dont deux fois en Super-G en Autriche, en décembre dernier.

    « Je pensais en arrivant en bas qu’il m’en manquait un peu, a-t-il expliqué juste après le résultat final. Mais voilà, personne n’est passé devant, je ne sais pas quoi dire c’est incroyable. » Né en Haute-Savoie, sur les skis depuis son plus jeune âge, Jules Segers vit avec une hémiplégie du côté droit, dû à un AVC dans le ventre de sa mère. Il est par la suite entré en équipe de France en 2018.

    « Cela représente beaucoup, ce sont quatre années de travail avec des hauts et des bas. Dans ma catégorie de handicap (LW9-2), on m’a enlevé un bâton en novembre 2023, c’était compliqué à accepter après beaucoup de rééducation faite pour utiliser deux bâtons. Donc ça fait plaisir. »

    La frustration de Bauchet

    Le plaisir était bien moins présent chez son coéquipier Arthur Bauchet, frustré après une chute en début de course, synonyme de podium envolé pour l’un des favoris de la délégation tricolore.

    « C’est une faute débile, a-t-il regretté. Je ne suis pas quelqu’un qui sort beaucoup en course et il faut que ça arrive aux Jeux. On va vite se remobiliser pour demain », où il disputera cette fois le combiné. « C’est dur car il y a ta famille, une ambiance de dingue et tu te sens un peu privé de ça, mais tu te prives tout seul ».

    Au programme de la journée, ce mardi, une ribambelle de finales avec notamment les super-combiné en position debout et assise, mais aussi le sprint en ski de fond avec plusieurs Français en lice pour le podium.

  • Objectif top 4 affiché pour les Bleus aux Jeux Paralympiques

    Objectif top 4 affiché pour les Bleus aux Jeux Paralympiques

    Si la polémique autour de la réintégration de la Russie a pris le pas sur le sportif (notre édition de vendredi), l’équipe de France espère réaliser une belle campagne paralympique.

    Treize athlètes, accompagnés de quatre guides pour épauler les sportifs déficients visuels, représenteront les couleurs tricolores lors de ces Jeux à Milan Cortina. Les Bleus sont engagés dans quatre disciplines : le para ski alpin, le para snowboard, le para ski de fond et le para biathlon. « Nous avons une équipe de France resserrée, mais néanmoins très ambitieuse dans un contexte concurrentiel qui augmente, tant sur les Jeux d’été que les Jeux d’hiver », souligne Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF), persuadée que 100% des athlètes sélectionnés sont « médaillables ».

    « Un choix de la Fédération française de handisport », ajoute-t-elle. Parmi eux, Benjamin Daviet, quintuple médaillé d’or aux Paralympiques, sans oublier ses cinq autres médailles (quatre d’argent, une de bronze), visera une nouvelle moisson en paraski de fond et parabiathlon. D’autres représentants tricolores sont attendus sur les pistes italiennes, à l’image d’Aurélie Richard, paraskieuse de 20 ans aux quatorze podiums dont quatre victoires depuis décembre.

    Finir comme en 2022

    En 2022, les Bleus avaient terminé à la 4e place au tableau des médailles, avec 12 médailles, dont 7 en or. Même objectif pour cette nouvelle campagne paralympique. « L’ambition de cette équipe de France est de finir dans le top 4 », martèle avec conviction Marie-Amélie Le Fur.

  • Jeux paralympiques : une cérémonie d’ouverture rattrapée par les conflits

    Jeux paralympiques : une cérémonie d’ouverture rattrapée par les conflits

    Neuf nations ont dit non, et la France y sera sans représentant officiel. La cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques de Milan-Cortina est rattrapée par le contexte géopolitique. Principal problème, la réintégration des athlètes russes et biélorusses, qui pourront concourir sous leur drapeau respectif.

    Outre l’Ukraine, huit autres nations ne défileront pas dans l’amphithéâtre de Vérone, où aura lieu la cérémonie d’ouverture, en début de soirée. Cela concerne les équipes de République tchèque, Estonie, Lettonie, Lituanie, Finlande, Pologne, Pays-Bas et Allemagne.

    À ces pays, qui ont décidé de boycotter la cérémonie, mais dont les athlètes participeront aux épreuves, s’ajoute la décision de la France « de ne pas envoyer de représentation politique à la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques de Milan-Cortina », a indiqué Marina Ferrari. La ministre des Sports apporte des précisions : « Pour autant, je serai bien évidemment présente dès le lendemain en Italie. Car c’est important que je sois sur place aux côtés des parathlètes et de nos amis italiens qui organisent ces Jeux paralympiques. » Un entre-deux qu’elle qualifie de « décision mesurée et mûrement réfléchie ».

    Dix Russes et Biélorusses

    Pour ces Jeux paralympiques, dix athlètes représenteront la Russie et la Biélorussie. Depuis le début de la guerre en Ukraine, les sportifs de ces deux nations ont été exclus de toutes compétitions. Néanmoins, ils pouvaient participer, à titre individuel, en concourant sous bannière neutre.

    D’autres délégations pourraient être absentes du rendez-vous de Vérone. Car, en plus de la guerre en Ukraine, celle déclenchée par les États-Unis et Israël au Moyen-Orient a totalement paralysé le trafic aérien de la région, mais aussi de l’Asie et du sud de l’Europe. Cela concerne une cinquantaine de délégations prévues sur les diverses épreuves. Notamment celles d’Israël ou de l’Iran, qui devait envoyer un skieur de fond. Le président du Comité paralympique italien a montré son inquiétude. « La situation est vraiment préoccupante et regrettable. Les répercussions de cette guerre pourraient être multiples », a déclaré Marco Giunio De Sanctis.

    Ce dernier déplorant que l’escalade du conflit impliquant l’Iran puisse éclipser le message des Jeux. « C’est vraiment dommage, car aucun des athlètes ne mérite cela après avoir fait tant de sacrifices pour arriver jusqu’ici. »

    Du 6 au 15 mars.

  • La gauche briançonnaise en mission à Milan-Cortina

    La gauche briançonnaise en mission à Milan-Cortina

    « Nous voulions comprendre concrètement ce que ça veut dire d’avoir les JO sur son territoire », explique Johanna Jelensperger. Avec la tête de liste, Stéphane Regnier, ils se sont rendus à Cortina, Milan et dans la région alentour du 18 au 21 février. Habitants, commerçants, élus locaux, jeunes, chefs d’entreprise, chercheurs… Au total, ils ont collecté une quarantaine de témoignages.

    Leur rapport relève le positif, comme la « magie des Jeux » qui a bien opéré dans les rues de Cortina, en ébullition pendant la compétition. « Mais les travaux comme la tenue des Jeux ont globalement fait fuir les touristes et ont été négatifs pour les commerçants locaux », selon eux. Les habitants rencontrés regrettaient surtout des projets onéreux, sans rapport avec les besoins du territoire. « On nous a parlé d’une piste de bobsleigh à 120 millions d’euros à Cortina, alors qu’ils n’ont même pas de piscine publique, rapporte la délégation. Les habitants déploraient de ne pas avoir été informés ni consultés sur les Jeux, ils s’en sont sentis dépossédés », raconte Johanna Jelensperger.

    « On peut organiser des événements joyeux »

    Un manque de concertation qu’ils ne veulent pas reproduire à Briançon lors de la prochaine édition de 2030. « Il y a un vrai espoir de faire différemment, on sollicite la concertation mais la Solideo, [la société de livraison des ouvrages olympiques, Ndlr] et le Comité d’organisation des Jeux sont des mastodontes avec qui on ne dialogue pas facilement », prévient la tête de liste. Pour les deux colistiers, certains chantiers, comme la promesse d’améliorer le réseau de train entre Briançon et Marseille, peuvent être bénéfiques pour le territoire. « Mais les projets hors-sol, comme le village olympique au Fort des têtes, à très fort impact environnemental et au coût exorbitant pour les collectivités, sont en décalage par rapport aux besoins locaux », s’alarme Stéphane Régnier.

    Si elles ont pu voir les risques d’une arrivée des Jeux, les deux élus restent positifs. « On peut organiser des événements joyeux qui impliquent les habitants, comme c’est le cas avec le mondial d’escalade ou le Freeride World tour », rappelle Johanna Jelensperger. La liste de gauche promet de promouvoir et d’organiser la consultation sur le sujet avec les habitants.

  • « Ce qui nous manque vraiment, c’est notre liberté »

    « Ce qui nous manque vraiment, c’est notre liberté »

    Il faut un talent hors du commun pour être italien. De la patience (à profusion), de la soumission, de la résilience et une bonne dose de résignation.
    Il y a deux jours, j’ai quitté Naples pour Rome. Il s’agit d’un trajet d’une heure en TGV, ce qui a un certain coût. Mon retour était prévu à 18h15. Malheureusement, les horaires de la gare Termini ont commencé à clignoter, annonçant des retards.

    On ne parle pas de minutes, mais d’heures. Et cela se produit régulièrement depuis que le vice-Premier ministre Matteo Salvini est devenu ministre des Transports. J’ai moi-même été victime de ces retards inexplicables à maintes reprises. Mais, comme l’autre jour, mon sentiment de droit acquis finit par l’emporter sur ce « talent » italien que le nouveau fascisme du gouvernement Meloni apprécie tant.

    Ça m’arrive. Je l’admets. Et je considère comme une insulte à l’intelligence d’expliquer les retards de train par des actes de sabotage, comme le prétend le ministre Salvini. Ainsi, nous avons des gares, et pas seulement celle de Rome, lourdement gardées par les forces de l’ordre, et des trains qui n’arrivent pas à destination. La propagande de l’état d’urgence, comparée par les responsables gouvernementaux aux années du terrorisme, est appliquée à la moindre perturbation. Dans les écoles, avec des détecteurs de métaux ; dans les lieux publics et dans les hôpitaux, avec une présence policière accrue pour intervenir au cas où un citoyen s’emporterait après une nouvelle violation de ses droits.

    Le décret de sécurité est clair. Toute personne manifestant s’expose à une détention policière et à des poursuites pour de nouveaux délits violant les droits constitutionnels. Dans ce contexte, un train en retard ne peut être qu’un sabotage, ou simplement… un clou, comme l’expliquait le vice-Premier ministre en octobre dernier, lorsque la paralysie du trafic ferroviaire dans la capitale s’expliquait ainsi : un employé d’une entreprise privée avait… planté un clou dans le mauvais câble.

    « Écoutez, expliquait Matteo Salvini à l’époque, je veux le nom, le prénom et le numéro d’identification fiscale de la personne qui a gâché la journée de milliers d’Italiens bloqués du nord au sud. Et comme on paie pour ses erreurs, je veux savoir s’il y a une responsabilité et qui est responsable. » Pendant quelques jours, l’ouvrier qui plantait des clous la nuit était ainsi devenu l’homme le plus recherché d’Italie.

    Vous pensez peut-être, chers lecteurs, que je plaisante. Pourtant, c’est la réalité. Environ 14 millions d’euros ont été investis dans la construction du pont reliant Messine, en Sicile, au continent. Ce projet inutile, à l’impact environnemental discutable, remplacera un ferry qui transportait traditionnellement les wagons de train directement vers le continent, un trajet de quinze minutes entre l’île et le continent. En Italie, la liberté est sacrifiée au profit de la sécurité, la propagande au profit d’une information exacte.

    Vous vous demandez peut-être à quelle heure je suis finalement rentrée rentré. 23h ! Épuisée par l’attente, incapable de protester en entraînant les autres voyageurs dont la patience, il faut bien le reconnaître était manifestement une vertu plus développée que la mienne. Et puis, manifester est risqué sous l’œil vigilant des forces de l’ordre, qui ont le droit de détenir les contrevenants jusqu’à douze heures.

    Et ceux d’entre nous qui, comme moi, croient en certaines valeurs, n’ont d’autre choix que la « résistance constitutionnelle ». En s’appuyant sur ce texte fondamental que nos gouvernants tentent de modifier par le biais du référendum sur les pouvoirs judiciaires, prévu en mars. Un référendum qui, au-delà de la question extrêmement sensible qu’il soulève, vise à saper l’état de droit. Un vote qui marquera une ligne de partage entre ceux qui veulent de cette extrême droite qui montre les muscles et les Italiens qui ne cèdent pas.

    Journaliste et romancière, Stefania Nardini vit entre Naples et Rome

  • JO : Éric Perrot décroche une médaille d’argent sur l’individuel

    JO : Éric Perrot décroche une médaille d’argent sur l’individuel

    Le Français Éric Perrot est devenu vice-champion olympique de biathlon sur le format de l’individuel (20 km), mardi aux JO 2026 de Milan-Cortina, échouant à une quinzaine de secondes du Norvégien Johan-Olav Botn, sacré champion olympique pour la première fois. Auteur d’une seule faute (19/20) sur son premier tir de debout, Éric Perrot a skié plus vite que Johan-Olav Botn. Mais le Norvégien a blanchi ses vingt cibles, pour conserver 15 secondes d’avance sur le Français sur la ligne d’arrivée. Le podium est complété par un autre Norvégien Sturla Laegreid (19/20), qui termine à 48 secondes.

    Il s’agit de la deuxième médaille du biathlon français sur le site en altitude d’Anterselva (1 600 m) dans le nord de l’Italie, après l’or sur le relais mixte dimanche. C’est la troisième médaille de la délégation française en y ajoutant l’argent de Mathis Desloges en skiathlon. Extrêmement rapide sur les skis, Perrot a été le premier des favoris à s’élancer sur la boucle de 4 kilomètres effectuée à cinq reprises. Champion du monde en titre de la spécialité, il n’a fait qu’une seule erreur qui lui a été fatale dans sa quête d’or, car Botn s’est montré très solide derrière la carabine.

    « C’est un mixte d’émotions entre une joie unique d’être sur ce podium olympique, c’est quand même magique. C’est dur de savourer tout de suite, parce que j’ai aussi la frustration, j’ai envie de gagner ces courses », a réagi Perrot au micro de France Télévisions après la course. C’est sa première médaille individuelle aux Jeux olympiques, lui qui ambitionne de chercher l’or en solo, à seulement 24 ans, sur le site d’Anterselva. Il aura deux autres occasions dès ce week-end, avec le sprint vendredi et la poursuite dimanche, avant une dernière possibilité en fin de quinzaine olympique lors de la mass start.

    Après avoir blanchi sa 20e cible (accompagné d’un cri de joie dans le centre de presse de la légende du biathlon Ole Einar Bjoerndalen, octuple champion olympique et consultant pour la télévision publique norvégienne), Botn a été renseigné de son avance à la sortie du pas de tir, qui a oscillé entre 11 et 15 secondes sur la piste. Auteur d’un début de saison tonitruant, Botn a vécu le drame Sivert Bakken de près, puisque c’est lui qui a découvert le corps inanimé de son coéquipier, lors d’un stage juste avant Noël en Italie. Malade en janvier, il avait eu du mal sur la dernière étape de Coupe du monde à Nove Mesto.

    Classement de l’individuel :

    1. Johan-Olav Botn (NOR) 51:31.5 (0 tour de pénalité)

    2. Éric Perrot (FRA) à 14.8 (1)

    3. Sturla Holm Laegreid (NOR) 48.3 (1)

    4. Olli Hiidensalo (FIN) 1:29.7 (0)

    5. Philipp Nawrath (GER) 1:31.5 (1)

    6. Tommaso Giacomel (ITA) 2:27.5 (3)

    7. Sebastian Samuelsson (SWE) 2:29.3 (2)

    8. Quentin Fillon Maillet (FRA) 2:49.4 (4)

    Jeanmonnot veut briser le plafond de verre

    Biathlète la plus régulière ces trois dernières saisons, la Française Lou Jeanmonnot débute son aventure olympique en solo, ce mercredi, dans le format de l’individuel (15 km) en quête d’une médaille d’or, ce métal qui lui a échappé jusqu’à présent dans les grands rendez-vous. « J’ai envie de me montrer en premier que je suis capable de performer sur la course d’un jour. C’est en ça que ce sera grandiose. C’est juste mes rêves qui ont évolué et mes ambitions avec », a-t-elle expliqué avant le début des Jeux.

  • JO 2026 : Allègre et Noël frustrés, Von Allmen doublement doré

    JO 2026 : Allègre et Noël frustrés, Von Allmen doublement doré

    Les Suisses Franjo von Allmen, déjà champions olympiques de la descente, et Tanguy Nef ont décroché la médaille d’or du combiné par équipes, nouvelle discipline de ski alpin aux Jeux olympiques, lundi à Bormio. Von Allmen, solide en descente, et Nef, auteur d’une superbe manche de slalom, ont devancé de 99 centièmes leurs compatriotes Marco Odermatt et Loïc Meillard ainsi que les Autrichiens Vincent Kriechmayr et Manuel Feller.

    Dans le même temps, les deux paires se partagent la médaille d’argent, alors que les Français Nils Allègre et Clément Noël terminent cinquièmes à 13 centièmes du podium. Avec ce deuxième sacre olympique en trois jours, Von Allmen, 24 ans, vole pour l’instant la vedette à son coéquipier et numéro 1 mondial Marco Odermatt, même si celui-ci a décroché sa première médaille après sa déception en descente (4e).

    Mais si Von Allmen a une nouvelle fois triomphé lundi sur la Stelvio, le colosse au visage d’enfant, quatrième temps de la descente dans la matinée, a eu besoin d’un Tanguy Nef stratosphérique en slalom pour y arriver. Survolté, Nef a écrasé la concurrence en début d’après-midi entre les piquets serrés, dont l’Italien Alex Vinatzer qui fermait le portillon grâce au meilleur chrono en descente établi par son coéquipier Giovanni Franzoni.

    13 centièmes de malheur pour les Bleus

    Von Allmen était déjà devenu champion du monde du combiné l’an dernier aux Championnats du monde à Saalbach, en Autriche, associé alors à Loïc Meillard. Nils Allègre, 8e de la descente, et Noël, seulement 10e du slalom, ont terminé cinquièmes à 1’’12 des vainqueurs mais à seulement 13 centièmes du podium.

    « On est tous les deux déçus. 13 centièmes on n’arrive même pas à y mesurer, ça se joue à rien », a déploré Allègre au micro d’Eurosport. Surtout que ce dernier se montrait plutôt confiant après sa descente, espérant accrocher un podium inédit pour l’équipe de France. Et déclencher le compteur des Bleus du ski alpin.

    Deux autres paires françaises étaient au départ de ce premier combiné par équipes aux Jeux Olympiques. Maxence Muzaton et Paco Rassat ont pris la 15e place finale, avec une excellente manche de slalom de la part du second cité (4e). Les deux fils d’anciens champions, Nils Alphand et Steven Amiez, suivent leurs coéquipiers au classement avec une 16e position sur 21 binômes engagés. Dernière chance mercredi pour Alphand, Muzaton et Allègre avec le super-G (11h30). Lundi prochain, Clément Noël, Steven Amiez et Paco Rassat seront engagés lors du slalom (1ère manche à 10h, la seconde à 13h30).

    Le combiné par équipes femmes à suivre ce mardi, à 10h30
    et 14
     heures. Trois duos français alignés, la Marseillaise
    Camille Cerutti au départ.

    Grémaud titrée lors du slopestyle

    Un minuscule écart pour un nouveau titre olympique. Lors du ski slopestyle, la Suissesse Mathilde Grémaud a conservé sa médaille d’or obtenue il y a 4 ans à Pékin. La francophone a battu la superstar chinoise Eileen Gu grâce à un score de 86.96, contre 86.58 pour son adversaire.

    C’est la quatrième médaille olympique pour la freestyleuse de La Berra, 26 ans depuis dimanche. En 2018, elle s’était parée d’argent lors du slopestyle et avait pris le bronze du big air, quatre années plus tard, derrière la Française Tess Ledeux. Aucune Tricolore n’était au rendez-vous de la finale, ce lundi. Kim Dumont Zanella n’avait pas passé le cap de la qualification.

  • Jeux Olympiques d’hiver : les biathlètes français au rendez-vous

    Jeux Olympiques d’hiver : les biathlètes français au rendez-vous

    Ils étaient attendus au tournant, et ils ont réussi leur mission.

    Les quatre fantastiques du biathlon tricolore ont offert à la France sa première médaille aux Jeux Olympiques d’hiver, et elle est en or.

    Le biathlon, qui espère réaliser une razzia dans le nord de l’Italie, lance de la meilleure des manières sa quinzaine. La discipline apporte le premier titre olympique à la délégation française aux JO-2026 de Milan Cortina, la deuxième médaille après l’argent de Mathis Desloges en ski de fond.

    Julia Simon, dernière relayeuse, a franchi la ligne d’arrivée avec une marge sur l’Italie et Lisa Vittozzi. L’Allemagne avec Franziska Preuss complète le podium de la première épreuve de biathlon au programme des Jeux.

    Quentin Fillon Maillet, avec trois pioches sur le tir couché et deux sur le debout, a passé le relais à Lou Jeanmonnot à une vingtaine de secondes de la tête. Puis la leader de la Coupe du monde a fait la différence sur les skis et grâce à sa maîtrise sur le pas de tir. Elle a d’abord recollé sur la tête après le tir couché, puis a creusé un écart d’une vingtaine de secondes sur ses poursuivantes, tout aussi performantes au tir.

    Julia Simon a réussi à conserver cette vingtaine de secondes tout au long de ses 6 kilomètres d’effort, avec un tir parfait et supersonique (19 secondes sur le tir couché, 18 secondes sur le tir debout).

    C’est le troisième titre olympique dans la carrière de Quentin Fillon Maillet, l’homme des Jeux de Pékin avec cinq médailles dont deux en or (individuel et poursuite). Pour Simon, Jeanmonnot et Perrot, c’est la première médaille d’or.

  • Quatre années pour se projeter

    Quatre années pour se projeter

    Alors que l’Italie inaugure les Jeux de Milan-Cortina, l’Hexagone se tourne déjà vers une échéance majeure : les Jeux olympiques d’hiver 2030, confiés aux Alpes françaises par le Comité international olympique (CIO) en juillet 2024. Cette échéance, la quatrième organisation française après Chamonix (1924), Grenoble (1968) et Albertville (1992), dépasse la seule ambition sportive : elle interroge le devenir de nos montagnes à l’heure du changement climatique et de la redéfinition des modèles touristiques.

    Vision d’avenir

    Les défis sont nombreux. D’abord, tenir le cap de la préparation. La loi olympique a été adoptée, ce jeudi. Une « boîte à outils » présentée comme essentielle, accordant des dérogations en matière d’urbanisme, de sécurité ou de logement. Reste que les débats sur l’environnement, l’artificialisation des sols ou la gouvernance demeurent vifs.

    Le projet Alpes 2030 pâtit d’une crise ouverte au sein de son comité d’organisation (Cojop), après les démissions, en deux mois, de sa directrice des opérations, de son directeur de la communication et du président du comité des rémunérations.

    Avec un budget de 3,4 milliards d’euros, la France espère démontrer que des Jeux d’hiver peuvent être maîtrisés et adaptés aux enjeux d’aménagement contemporains. En misant sur des infrastructures existantes et une organisation répartie sur divers sites. Un nouvel esprit olympique doit s’inventer dans les Alpes françaises : celui d’un événement qui conjugue spectacle, responsabilité et vision d’avenir. Il reste quatre ans pour se projeter. D’ici-là, laissons les athlètes briller.