Tag: Italie

  • Athletisme : Entresangle termine aux bords de la Méditerranée

    Athletisme : Entresangle termine aux bords de la Méditerranée

    Une dernière pour la route, pour boucler une saison ayant débuté à la fin de l’hiver. Clara Entresangle, 21 ans, a tenu son rang pour sa découverte des championnats d’Europe élites. À Birmingham, la jeune Vauclusienne arrivait avec le 5e chrono des engagées et a finalement pris la 6e place de la finale du 3 000 m steeple. Elle a pu faire la connaissance de nombreux athlètes de l’équipe de France. « Au début, c’était un peu impressionnant. J’ai rencontré toutes les personnes que je regardais encore à la télé l’année dernière. Mais entre les disciplines, tout le monde parle avec tout le monde et c’est assez sympa. »

    Un podium pour finir ?

    Également spécialiste du cross et de la route, l’athlète de Cavaillon court en compétition depuis le début de l’année. Ce 1er septembre, elle effectuera sa dernière course en 2026. Celle qui est entraînée par son père, Nicolas, sera au départ des Jeux Méditerranéens. Une compétition un peu spéciale, mettant souvent en avant la jeunesse. « Je pars du 27 août au 4 septembre. Pour cette année, ils voulaient mettre en avant les espoirs et essayer de sélectionner au moins un espoir pour chaque discipline. Et après, pareil, il y avait des minimas qu’il fallait réaliser pour pouvoir prétendre à cette sélection », détaille l’athlète.

    Et l’objectif pour ce rendez-vous italien, à Taranto ? « Je ne connais pas encore la start-list exactement, mais d’après ce que j’ai compris, j’ai le deuxième temps. Donc, aller chercher un podium, ça pourrait être l’objectif. » Ensuite, viendront les vacances, avant de reprendre le chemin de l’entraînement afin de se préparer pour une saison 2027 qui s’annonce semblable à celle de l’année en cours.

  • [C’est l’été] Festival street food italienne à La Ciotat

    [C’est l’été] Festival street food italienne à La Ciotat

    Du mercredi 26 au dimanche 30 août, le rendez-vous est donné place de l’Evariste Gras pour découvrir un mélange entre street food italienne et spécialités provençales. 14 food-trucks ainsi que des restaurateurs italiens et provençaux seront présents.

    Des ateliers de cuisine gratuits sont proposés sur inscription sur place, ainsi que des soirées musicales aux accents italiens. Le festival ouvre ses portes ce mercredi à 17h.

    G.C.

  • Italien et Français fêtent ensemble leur patrimoine médiéval à Embrun

    Italien et Français fêtent ensemble leur patrimoine médiéval à Embrun

    Avec le temps incertain, les gens se sont concentrés vers le centre-ville plutôt qu’en montagne, peut-être pour notre plus grand bonheur », suppose Chantal Eymeoud, maire d’Embrun. Alors que des nuages gris s’accolent aux montagnes, le public est au rendez-vous en cœur de ville pour la fête médiévale, ces jeudi et vendredi 20 et 21 août. Et cette année, les festivités prennent un accent italien. La ville d’Embrun, en coopération avec la Fondation Amleto Bertoni de Saluces (Saluzzo), commune du Piémont italien, a convié trois compagnies d’artistes de l’autre côté des Alpes pour animer la fête médiévale. Un projet baptisé « Pont » qui fait partie du programme plus large de coopération européenne « Alcotra », entre les Alpes françaises et italiennes, et qui se déroule à l’occasion des fêtes médiévales puis du festival du livre médiéval et antique en octobre à Saluces.

    Le projet Pont s’appuie sur deux rendez-vous culturels organisés de part et d’autre de la frontière : les fêtes médiévales d’Embrun et le festival du livre médiéval et antique en octobre à Saluces. Ainsi, parmi les artistes italiens invités pour les festivités embrunaises, le public découvre l’un des plus anciennes traditions festives italiennes : les « sbandieratori », (lanceurs de drapeaux), qui perpétuent un art hérité du Moyen-Âge, celui des porte-étendards des villes italiennes, qui, avec le temps, ont fait du port de drapeau une véritable chorégraphie virtuose. En parallèle, la compagnie « El Giullari Del Diavolo » propose un spectacle comique mêlant jonglage, acrobatie et performances avec le feu. Enfin, l’artiste Rose Zambezzi propose un numéro de haute volée de danse avec des sphères de cristal.

    Trois compagnies italiennes invitées

    « L’objectif est bien sûr de favoriser la rencontre entre la population et les artistes des deux côtés des Alpes, de valoriser notre histoire médiévale commune et de promouvoir une culture accessible à tous », résume Chantal Eymeoud. En plus de l’accueil de plusieurs compagnies italiennes lors de la fête médiévale, le projet comprend aussi la création d’expositions et de conférences historiques bilingues consacrées au Moyen-Âge, des visites guidées en italien et des ateliers interactifs.

  • Romane Moulai ambitieuse aux Jeux méditerranéens

    Romane Moulai ambitieuse aux Jeux méditerranéens

    Tarente va accueillir les XXe Jeux méditerranéens, du 21 août au 3 septembre.

    Parmi les 26 pays engagés, la délégation française va nourrir des ambitions. Notamment en boxe, avec la Marseillaise Romane Moulai. La jeune femme a terminé sa préparation à l’INSEP. Et il lui tarde désormais d’être dans le vif du sujet.

    « Je suis à 100%, le moral gonflé à bloc. Maintenant, il n’y a plus qu’à ! », confiait-elle avant de s’envoler pour les Pouilles. La jeune femme a fait en sorte de regrouper plusieurs atouts majeurs dans son jeu. « J’ai fait une grosse préparation en Sierra Nevada, suivi un entraînement intense en Irlande et participé à deux coupes du Monde, au Brésil et en Chine. Il ne me reste plus qu’à me concentrer sur l’objectif et faire le taf ! »

    « Je ne me cache pas »

    Le taf, comme elle le dit, c’est tout simplement ramener la médaille d’or. En 2022, pour ses premiers Jeux à Oran, elle avait atteint la finale. « Mais maintenant, je ne me cache pas. J’ai mûri depuis cette première participation. Et si je ne reviens pas avec l’or, ce sera une contre-performance. »

    Avec ses entraîneurs Kamel Hasni et Abadila Alallab, elle a travaillé d’arrache pied. Pendant que ses amis profitaient de l’été, elle s’est donné à fond dans les salles. « Je passerai de bonnes vacances après les compétitions. J’ai consenti d’énormes sacrifices, quitté ma ville, mes amis. C’est le prix à payer. Mais quand tu es sur le podium, avec la médaille d’or autour du cou, le bonheur que cela procure efface tout », confesse-t-elle.

    Dans sa progression, les Jeux méditerranéens, qui sont des Jeux olympiques en miniature, avec 26 nations représentées et 36 disciplines au programme, représentent une étape. Romane Moulai, qui vient de fêter son 27e anniversaire, peut prétendre à participer au Graal de la boxe amateur : les Jeux olympiques.

    Ceux de 2028 à Los Angeles sont à portée de gants. Mais elle ne se focalise pas encore sur cette échéance. Mais depuis son titre de championne d’Europe, en 2022, elle sait qu’elle a le niveau pour y aller.

    D’ici là, il y a ce rendez-vous à Tarente. Elle connaîtra vendredi son adversaire, et avec elle le tableau vers une potentielle finale que sa boxe imprévisible lui permet d’envisager sérieusement. Elle s’imagine déjà dans le défilé des athlètes, qui ouvrira le ban. « Chacun le vit à sa manière. Pour moi, je ressens avant tout de la fierté car je réalise un rêve de petite fille en portant le maillot de l’équipe de France. Je suis aussi la représentante de Marseille et ces mini JO sont hyper-excitants à vivre. »

    La Marseillaise qui aime également découvrir d’autres disciplines, croiser d’autres athlètes et s’ouvrir des horizons inattendus. Mais, elle regrette une chose. « Je serai une fois encore dans une région que je n’aurai pas le temps de découvrir. C’est la frustration du sport où tu passes tout ton temps à te préparer. Maintenant, j’avoue que je me suis habituée. »

    Les Jeux méditerranéens se dérouleront du 21 août au 3 septembre à Tarente.

    Les porte-drapeaux de délégation française l’escrimeuse Eloïse Vanryssel et le taekwondiste Souleimane Alaphilippe.

    La France a qualifié 330 athlètes, 152 femmes et 178 hommes.

  • [C’est l’été] Une Sardi’night au menu, après la soirée pizza moit-moit

    [C’est l’été] Une Sardi’night au menu, après la soirée pizza moit-moit

    « Fromage ou anchois ! », lance le pizzaïolo d’un camion à pizzas, stationné sur l’esplanade de La Major. Une dizaine de camions sont réunis, ce mercredi soir, pour la soirée moit-moit. Organisée par la Ville dans le cadre de l’Été Marseillais, elle célèbre un héritage culinaire phocéen : la pizza « moit-moit ».

    Une pizza moitié fromage, moitié anchois, créée à Marseille, selon la légende. Devant la cathédrale, deux Marseillais, Chloé et Bruno, venus avec leur fils de trois ans, dégustent leur part de pizza. « On a pris deux fromages et une anchois », s’enthousiasme Chloé. « Gustave hésite encore sur sa moitié préférée. Pour le moment, il aime les deux moit. Il mange des anchois à la maison, il a le palais fin ! », plaisantent ses parents. « La pizza moit-moit n’est pas celle que je vais prendre obligatoirement à la pizzeria, mais dans ma rotation, elle y est de temps en temps », reconnaît Bruno. Selon l’histoire marseillaise, la première pizza moit-moit aurait vu le jour au restaurant Chez Sauveur, dans le quartier de Noailles, qui existe toujours.

    Une histoire d’amour

    Le camion à pizzas est aussi né à Marseille. En 1962, Jean Méritan, steward sur les bateaux en Méditerranée, à l’idée d’installer une pizzeria dans un camion. Il crée ainsi le premier camion à pizzas. Cette invention s’est depuis exportée en France et dans le monde entier. « C’est une institution à Marseille. On en voit partout. C’est fou comme ça s’est développé mondialement. C’est incroyable », s’émerveille Lilou, 27 ans, habitante de Marseille. Si elle connaît l’histoire du camion à pizza, ce n’est pas le cas de tous. « J’ai appris dans la soirée que le premier camion à pizza était marseillais », raconte Bruno, 51 ans, habitant de l’Estaque. « D’où l’amour de la pizza à Marseille ! », glisse son amie Émilie. « J’en mange plein dans l’année, lors des soirs de match », sourit Bruno.

    La Ville organise ce soir la Sardi’night, une sardinade festive, sur la place Bargemon. L’évènement est complet mais il est possible de s’y rendre sans inscription dès 19h30. Une occasion de savourer des sardines grillées et de célébrer, encore une fois, le patrimoine culinaire méditerranéen.

  • [C’est l’été] Une soirée pizza dédiée à l’emblématique moit-moit

    [C’est l’été] Une soirée pizza dédiée à l’emblématique moit-moit

    C’est sous les rayons d’un coucher de soleil estival que la Ville de Marseille dans le cadre de sa programmation de l’été, organise une soirée unique où l’histoire rime avec la fête. L’occasion aussi de célébrer le patrimoine culinaire et culturel de cette ville de Méditerranée. Sur l’esplanade de la Major petits et grands se rassembleront pour un moment de partage, de plaisir et de gourmandise. Bien que l’ensemble des trois créneaux proposés pour participer à ce moment festif soit complet, rien ne vous empêche d’aller y faire un tour et de découvrir ou redécouvrir l’histoire de la naissance de cette pizza devenue aussi culte que mythique et qui suscite toutes les convoitises.

    Entre Naples et Marseille

    Bien que cette spécialité gastronomique ait été introduite par les familles napolitaines venues à Marseille pour fuir la paupérisation de l’Italie à la fin du XVIIIe siècle, c’est dans la cité phocéenne en 1962 que Jean Méritan, steward sur les bateaux en Méditerranée, a eu l’idée de transformer un camion en temple de la pizza. Aujourd’hui, cette innovation répandue en France et dans le monde entier fait côtoyer ambiance festive et régal pour les papilles.

    Pâte fine, ingrédients frais et art de vivre méditerranéen seront donc à l’honneur lors de cet événement accompagné de musique pour vous déhancher jusqu’au bout de la nuit.

    Quant à la pizza moitié-moitié ou moit-moit aussi appelée mezzo mezzo elle a aussi vu le jour à Marseille et se compose d’une moitié de la pizza aux anchois et l’autre moitié au fromage, traditionnellement de l’emmental à Marseille, sur une base de sauce tomate.

    La légende marseillaise

    Née de la forte influence de la culture napolitaine et populaire marseillaise, cette pizza regroupe les deux ingrédients les plus appréciés et les plus populaires à l’époque.

    La légende qui circule dans les rues de Marseille raconte que c’est Chez Sauveur, pizzeria qui existe toujours dans le quartier de Noailles. Deux seuls choix de pizzas existaient dans le temps et pour commander il fallait appuyer sur un bouton mais un client se serait trompé en appuyant sur les deux boutons en même temps créant la moit-moit…

  • [C’est l’été] Ernest Pignon-Ernest – Ombres de Naples à Carpentras

    [C’est l’été] Ernest Pignon-Ernest – Ombres de Naples à Carpentras

    L’exposition en cours présente les créations napolitaines sur la culture méditerranéenne et latine de l’artiste Ernest Pignon-Ernest qui dialoguent avec une sélection d’œuvres de la bibliothèque-musée, en écho à cette terre comtadine liée historiquement à l’Italie.

    De 12h30 à 17h30.

    3 euros en plus du billet d’entrée et gratuit – 12 ans.

  • [C’est l’été] Lecture : « Pour l’amour d’un chien », de Susanna Tamaro

    [C’est l’été] Lecture : « Pour l’amour d’un chien », de Susanna Tamaro

    Animaux, choisis dans des refuges, qui vont enrichir sa vie, en lui offrant leur compagnie, leur amour inconditionnel, leur fidélité et leur gratitude. Traduit de l’italien par Marianne Faurobert, ce touchant récit nous remet en mémoire la citation de Victor Hugo : « Regarde ton chien dans les yeux et tu ne pourras pas dire qu’il n’a pas d’âme. » Que ce livre fasse que vous en adoptiez un !

    Éditions Albin Michel, 19,90 euros

  • [C’est lété] « Ciao Moka », une vague culturelle italienne à Marseille

    [C’est lété] « Ciao Moka », une vague culturelle italienne à Marseille

    Une vague aux couleurs criardes sort de la moka, cette cafetière italienne emblématique, pour répandre ses notes, couleurs et la culture de la Botte sur Marseille. Symbolisé sur l’affiche de sa 6e édition, l’ADN de Ciao Moka, ce festival qui, « comme une marée montante, apporte les saveurs, rythmes et histoires d’une Italie vivante, généreuse et toujours en mouvement ». Selon Sonia Nisi, sa fondatrice et directrice, une édition « encore plus pluridisciplinaire » lancée à l’Alcazar jeudi 16 juillet à 17h30 par une rencontre avec Arianna Cecconi, « anthropologue, enseignante à l’Université d’Aix-Marseille et chercheuse dans le domaine des rêves et du sommeil qui viendra présenter son deuxième roman La ronde des insomniaques ».

    Le lendemain, place aux arts vivants pour Ciao Moka, qui investira le Parc Longchamp dès 19h avec Yaraka. Originaire des Pouilles, un groupe qui « chante dans le dialecte de Tarento, tout en fusionnant les rythmes du sud de l’Italie et de la Méditerranée en général. Ils explorent aussi les musiques africaines et amazoniennes dans une idée de transe », décrit la directrice de ce festival qui poursuivra la soirée pour les amateurs de danse avec des ateliers de pizzica, tarentelle venue du sud de l’Italie, mais aussi de cinéma. Dans le cadre de l’été marseillais et du Ciné plein air, Nous nous sommes tant aimés sera projeté. Un chef-d’œuvre d’Ettore Scola (1974) qui « retrace 30 ans d’histoire italienne après-guerre et les changements de la société. Avec des acteurs phares du cinéma italien (Vittorio Gassman, Stefania Sandrelli, ndlr). Et c’est aussi un hommage au cinéma italien, on voit même Federico Fellini dans le film en train de jouer son propre rôle et de tourner La dolce Vita », développe avec plaisir Sonia Nisi.

    Italo-disco au sommet

    Ciao Moka fera son retour à l’Alcazar le samedi 18 juillet à 16h, où le maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université d’Aix-Marseille Stéphane Mourlan « va raconter l’histoire de l’immigration italienne à Marseille aux XIXe et XXe siècles », avant une visite guidée sur les traces qu’elle a laissées dans la ville. Cap ensuite, dès 19h30, sur le toit-terrasse de la Friche Belle de Mai avec une triple performance : la danseuse et DJ de house italienne Betty Wesh, la rappeuse et chorégraphe originaire de Vénétie Adriana et le groupe de Valentino Vivace, « nouvelle figure montante de l’italo-disco ». Clap de fin de cette 6e édition de Ciao Moka, dimanche à 17h30 avec une visite guidée de la Belle de Mai autour de l’histoire de ce quartier ouvrier irrigué par l’immigration italienne au siècle dernier. à 19h, la Friche accueillera Niente panico, spectacle de cascades et jonglages imaginé par le circassien florentin Giuliano Garufi, avant un karaoké géant basé sur le répertoire des chansons populaires transalpines.

  • Des navettes franco-italiennes inaugurées dans les Hautes-Alpes

    Des navettes franco-italiennes inaugurées dans les Hautes-Alpes

    « Une date importante dans l’histoire de nos deux communautés » : c’est ainsi que Michel Mouront, président de la Communauté de communes du Guillestrois-Queyras, a qualifié ce lundi 13 juillet, jour de l’inauguration des navettes reliant les vallées du Queyras et du Val Varaita. Les élus des deux territoires se sont donné rendez-vous au col Agnel, à 2 744 mètres d’altitude, là où les minibus franchissent la frontière. Sur la route, l’ascension peut s’avérer impressionnante. Mais, une fois au sommet, le panorama spectaculaire à 360 degrés sur les vallées françaises et italiennes révèle le col non pas comme un obstacle, mais comme un lieu de passage.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme Alcotra, un projet européen de coopération transfrontalière entre les Alpes françaises et italiennes. Du 5 juillet au 30 août, une à deux navettes quotidiennes assureront un aller-retour entre Ville-Vieille, dans le Queyras, et Sampeyre, en Italie, en passant par Molines-en-Queyras, Chianale, Pontechianale et Casteldelfino. Du côté français, les départs sont prévus les mardis, jeudis, vendredis et dimanches à 8h et 13h30, ainsi que le samedi à 9h30. Depuis Sampeyre, les navettes partiront les mercredis, jeudis, vendredis et dimanches à 10h30 et 16h40, et le samedi à 15h40. Le trajet simple coûte 4 euros. « Nous pensons qu’il y aura des voyageurs, des gens qui vont faire les marchés en Italie et des randonneurs, détaille Michel Mouront. Or, on voit très bien que le col Agnel, notamment la descente italienne, est impressionnant et certains hésitent à s’y engager. Notre but est aussi d’apporter une offre touristique supplémentaire. »

    Le projet vise à renforcer l’attractivité touristique du territoire, mais aussi les liens entre les deux vallées. « On y travaille depuis longtemps, on pense que c’est vraiment important, car ça permet de faire passer les gens de chaque côté, de les faire se rencontrer, a souligné Silvano Dovetta, président de l’Union de montagne Val Varaita, en Italie. Il y a la coopération politique et aussi un rapprochement humain, des rencontres, du travail ensemble, des maires qui sont devenus des amis. »

    Un lieu symbolique

    Le budget total de l’opération est de 68 000 euros pour la communauté de communes du Guillestrois-Queyras et 30 000 euros pour le Val Varaita, pris à charge à 80 % par l’Union européenne. « Les habitants de nos différentes vallées vont se rendre compte que les projets européens ont des effets concrets et leur permettent de se déplacer facilement entre vallées », espère Michel Mouron. Pour l’élu, faire de ce lieu un point de concorde revêt aussi une portée symbolique : « Le but est de nous rapprocher et de construire à notre niveau une Europe pacifiée, sereine, où nous nous comprenons. Il ne faut pas oublier qu’ici même dans les Alpes, en 1940, les armées françaises et italiennes se sont affrontées. »