Tag: incendie

  • 50 à 100 nouveaux départs de feu dans le Gros Bessillon, espoir de fixer le feu vendredi ou samedi

    50 à 100 nouveaux départs de feu dans le Gros Bessillon, espoir de fixer le feu vendredi ou samedi

    Le scénario redouté mercredi s’est produit jeudi dans le massif du Gros Bessillon. Au cours d’une nuit plutôt calme, qui a permis de reposer une partie des troupes, 650 sapeurs-pompiers (contre 1 200 la veille) étaient mobilisés jusqu’en début d’après-midi pour éteindre les points chauds et noyer les lisières de l’incendie, qui avait alors parcouru 2 500 hectares. Mais à 13h, comme attendu, la reprise du mistral, conjuguée à des conditions hygrométriques défavorables (un taux d’humidité de 10 à 15 %), a provoqué « entre 50 et 100 départs de feu, de 13h à 18h, sur des périmètres déjà brûlés et en lisière de forêt », indique le préfet Simon Babre.

    En conséquence, l’ensemble des personnes qui avaient pu regagner leur domicile dans la matinée a de nouveau été évacué. On en comptait 500 jeudi soir. L’incendie a relativement peu progressé, de 2 500 à 2 700 hectares, mais approchait à nouveau les communes de Carcès, Montfort-sur-Argens et surtout Cotignac, qui était « réellement menacé », obligeant la mise en place d’« un maximum de moyens pour sa défense », précisait le préfet. Deux foyers s’y sont déclarés dans les quartiers ouest. Ils ont été maîtrisés et les habitants du village, ainsi que ceux de Pontevès, ont pu regagner leurs domiciles en début de soirée.

    Un espoir de fixer le feu vendredi ou samedi

    Une soixantaine de maisons ont été touchées, dont 25 détruites, mais aucune nouvelle ce jeudi. Cela, grâce à « des moyens conséquents qui ont permis d’éviter des dégâts », se félicitait éric Grohin, directeur du SDIS 83. Ceux-ci ont été répartis sur l’ensemble du département de manière préventive, dans une journée à haut risque durant laquelle deux départs de feux ont eu lieu du côté du Revest-les-Eaux (1 hectare brûlé après l’explosion d’une caravane), et cinq, considérés comme suspects, à Brignoles, occasionnant l’ouverture d’une enquête par le Parquet de Draguignan.

    550 sapeurs-pompiers étaient mobilisés du côté du Gros Bessillon, équipés de 120 véhicules feux de forêts, 4 canadairs, 2 DASH, 3 hélicoptères bombardiers d’eau dont un lourd, 60 militaires et autant de gendarmes nationaux appuyés par les policiers municipaux. Les effectifs ont été portés à 800, et 109 militaires pour la nuit, avec de meilleures conditions météo (brise marine apportant de l’humidité) permettant de passer « d’une stratégie de combat à une stratégie de sécurisation », détaillait le préfet. Des drones devaient aussi être envoyés pour repérer les points chauds.

    Avec l’espoir de fixer l’incendie vendredi ou samedi : « On devrait avoir un répit de vent d’ouest pendant trois ou quatre jours, qui va permettre de ne plus avoir à combattre point à point toutes les flammes, et de sécuriser avec du retardant et du déforestage », espérait Eric Grohin. La course contre la montre se poursuit.

  • Le fort signal d’alarme des combattants du feu

    Le fort signal d’alarme des combattants du feu

    Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez était attendu mercredi en Gironde pour rendre hommage aux deux soldats du feu qui ont péri en exerçant leur mission. la profession sonne l’alarme. Mardi, ces deux professionnels de 34 ans ont été piégés dans leur camion-citerne par un feu de pins « très virulent » aux abords de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, dans des circonstances qui restent à préciser.

    Avant le drame, lundi sur France Inter, le ministre de l’Intérieur avait assuré que le pays avait « suffisamment de moyens » pour lutter contre les incendies. Mais pour les syndicats de la profession, « dire que tout va bien n’est pas une réalité ». Selon un document de la Sécurité civile consulté par l’AFP, 8 des 12 Canadairs de la flotte étaient disponibles mardi soir, tout comme 7 Dash sur 8, 2 Beechcraft sur 3 et 4 hélicoptères bombardiers d’eau sur 5. Au sol, au 1er juillet, 541 nouveaux moteurs de secours avaient été livrés dans les Service départementaux d’incendie et de secours (Sdis), dont 365 camions-citernes feux de forêt, dans le cadre du renouvellement de la flotte engagée depuis les brasiers de l’été 2022 dans le Sud-Ouest. Mais « la perte de 1 000 moteurs entre 2004 et 2020 n’est pas compensée par la commande de 2022 », estime Sébastien Delavoux (CGT).

    Pour Guillaume Millet (CFDT), ce sont surtout les moyens humains qui manquent. « Quand on envoie une colonne de renfort d’une cinquantaine d’hommes, il en faudrait 100 pour respecter les repos de sécurité. Mais aujourd’hui, on ne fait qu’avec 50, donc les gens sont épuisés. »

    Des agents « rincés »

    « La fatigue est un ennemi lors des feux de forêt, par l’intensité des missions et la durée des engagements », ajoute Sébastien Delavoux. Les agents, « rincés », peuvent connaître « des pertes de lucidité », avec des risques d’intoxication réels, insiste-t-il. David Saquet, président de l’Unsa Pompiers, explique aussi le « surengagement des personnels » par leur activité courante qui s’ajoute aux feux. Les récents épisodes caniculaires avaient déjà engendré une augmentation des interventions de secours. En France, le Secours et soins d’urgence aux personnes (Ssuap) représente 74 % à 80 % de l’activité opérationnelle totale des sapeurs-pompiers, soit plus de quatre millions de sorties dédiées aux détresses médicales et aux accidents de la vie quotidienne. « La ressource n’est pas intarissable et les corps sont mis à rude épreuve, il y a de la fatigue physique, mentale », souligne le syndicaliste. « On a des gardes de plusieurs jours, 24h sur 24, parce que les collègues sont en congés » et dans certains départements, des pompiers partis « en feu de forêt pendant plus d’une dizaine d’heures revenus pour être réinjectés dans ces gardes. C’est anormal », affirme-t-il. Même constat pour Bruno Ménard, porte-parole national du syndicat des pompiers volontaires, qui représentent 80 % des effectifs. Pour lui, « on arrive au bout d’un système qui va exploser ». « Certains sont lessivés, ils sont envoyés en renfort d’un département à l’autre, dormant sur des lits picots entre les camions dans un hangar. Voire, entre deux interventions, repartent travailler chez leur employeur », explique-t-il. Delphine Renaud, secrétaire générale CGT du Sdis de la Vienne, déplore un « manque d’anticipation » face à l’impact du changement climatique, alors que le risque de feu s’accumule par l’état de sécheresse de la végétation, conséquence des canicules répétées. Lors de la première quinzaine de juillet, 300 hectares ont brûlé dans le département voisin de la Haute-Vienne, où les pompiers sont intervenus à 115 reprises pour des incendies, du jamais-vu. « Ce qu’on vit, c’est juste le début de ce qui nous a été annoncé », s’inquiète le syndicaliste.

    Le 8 juillet, un sapeur-pompier volontaire de 22 ans avait déjà péri alors qu’il luttait contre un feu en Savoie. Selon la Fédération nationale des sapeurs-pompiers, toutes interventions confondues, six pompiers sont morts en 2025 et huit, à ce jour, en 2026.

    Plus de 42 000 hectares ont brûlé en France entre janvier et mi-juillet, dépassant le précédent record de 2022, selon les données satellites du système européen Effis. Dans le Var, les sapeurs-pompiers luttaient mercredi contre un incendie qui a déjà parcouru plus de 2 500 hectares.

    Canicule : 5 764 morts en 16 jours

    La vague de chaleur qui a frappé la France du 17 juin au 2 juillet a entraîné une surmortalité record depuis 2003 selon un bilan provisoire. Ainsi, 5 764 décès excédentaires ont été enregistrés lors de cet épisode de chaleurs extrêmes, pour moitié en trois jours du 25 au 27 juin, a indiqué mercredi l’agence Santé publique France. Ce bond de la mortalité « toutes causes » – qu’on ne peut pas encore imputer avec certitude à la chaleur – a été constaté pour « toutes les classes d’âge à partir de 15 ans », avec une « augmentation marquée dès 45 ans », ce que les experts jugent « inédit ». Les bilans de mortalité alimentent une âpre bataille politique, le gouvernement est accusé d’impréparation aux conséquences du réchauffement climatique.

  • L’incendie du Bois-Noir se répand, du répit attendu samedi

    L’incendie du Bois-Noir se répand, du répit attendu samedi

    Ils étaient 130 pompiers à nouveau engagés mercredi dans le secteur du Bois-Noir pour tenter de contenir les flammes de l’incendie déclenché ce week-end. Le feu continue à se répandre rapidement. Au total, l’incendie a parcouru, en cinq jours, une surface estimée entre 200 et 220 hectares, selon la préfecture des Hautes-Alpes. « Le feu a repris ce matin avec le lever du jour, on est très inquiets concernant son évolution », a regretté mercredi le maire de L’Argentière-la-Bessée, Rémi Roux, sur BFMTV, craignant de nouvelles chutes de blocs et des éboulements sur le hameau de 120 habitants situé juste en dessous des fumées.

    Renforcement des moyens au sol prévu ce jeudi

    Les pompiers travaillent dans des conditions très difficiles, sur un terrain de montagne escarpé et dangereux. Les opérations visent « à contenir le feu dans la zone boisée et empêcher sa propagation vers la vallée du Fournel », note la préfecture. Lundi, un bloc de deux tonnes a écrasé un véhicule sapeur-pompier, et une chute de pierre a blessé une sapeur-pompier, évacuée vers l’hôpital de Briançon. Les pompiers ont ensuite été retirés de cette zone pour éviter de nouveaux accidents. Plusieurs maires des Hautes-Alpes ont annoncé, mercredi, demander l’ouverture d’une commission d’enquête pour comprendre les délais d’intervention. « On a des gens qui ont failli brûler cette nuit sur ma commune parce que le feu les a encerclés », a affirmé mercredi à BFM DICI le maire de Freissinières, Cyrille Drujon d’Astros.

    Le feu de végétation a été provoqué par un impact de foudre, il y a six jours. Un renforcement des moyens au sol prévu pour jeudi. Les pompiers comptent sur l’arrivée de la pluie dans les prochains jours pour endiguer les flammes.

  • L’incendie de Pontevès n’a pu être fixé mercredi, journée critique en perspective

    L’incendie de Pontevès n’a pu être fixé mercredi, journée critique en perspective

    La lutte contre l’incendie, déclaré dans un champ à Pontevès mardi à la mi-journée et rapidement étendu au massif du Bessillon sous l’effet des vents chauds, se poursuit. La nuit de mardi à mercredi a été intense pour les 1 100 sapeurs-pompiers venus de nombreux départements (Alpes-de-Haute-Provence, Gard, marins-pompiers de Marseille, Bouches-du-Rhône, Alpes-Maritimes, Côte-d’Or, Meuse, Moselle, etc.). Leur objectif était de profiter de la baisse des températures et de l’accalmie du vent pour freiner autant que possible la progression du feu, qui avait ravagé 1 000 hectares entre 20h et 21h mardi soir, faisant passer la superficie touchée de 700 à 1 700 hectares.

    Ils y sont parvenus. Si l’on estimait que les flammes avaient parcouru 2 500 hectares au petit matin, leur progression a été largement ralentie au cours de la nuit, avant de s’interrompre en fin de matinée. Le village de Cotignac ainsi que les monastères Saint-Joseph et Notre-Dame-de-Grâces, sévèrement menacés la veille au soir, ont pu être préservés. Ces résultats ont été obtenus grâce à l’engagement de 350 engins au sol, au renfort de 100 soldats du feu supplémentaires et à la reprise des rotations aériennes assurées par deux Canadair, trois hélicoptères bombardiers d’eau et deux avions Dash. Ces appareils avaient effectué 300 largages mardi et une centaine supplémentaire ce mercredi.

    Au niveau de la population, 500 personnes évacuées ont passé la nuit de mardi à mercredi dans les centres de regroupement mis en place par les communes ou chez des proches. Seuls les habitants de Sillans-la-Cascade ont pu rejoindre leurs maisons. Cette nuit, 400 n’ont pas pu regagner leur domicile, dont des dizaines évacuées dans la journée. Certaines ont encore été accueillies dans des salles communales à Carcès, Correns et Montfort-sur-Argens. Un bilan provisoire fait état d’une soixantaine de maisons impactées et de dix détruites, alors que plus de 200 foyers étaient encore privés d’électricité en début de soirée. Il était enfin demandé aux habitants des communes concernées de préserver la ressource en eau et de ne s’en servir qu’à des fins alimentaires.

    De nombreux départs

    de feu dans l’après-midi

    Les moyens aériens, essentiels compte tenu de la difficulté d’accès au terrain malgré l’ouverture d’une piste à l’aide d’un engin chenillé mardi, étaient engagés dans une véritable course contre la montre. Il convenait d’abord d’éteindre et de contenir un maximum de points chauds durant la matinée, à l’aide d’eau et de retardant, « avant la reprise du mistral prévue dans l’après-midi », expliquait le préfet du Var, Simon Babre. Il fallait ensuite tout faire pour fixer l’incendie avant la journée de ce jeudi, que le colonel Philippe Raison, chef adjoint du Sdis 83, annonce « critique », en raison de conditions météorologiques beaucoup plus défavorables attendues, avec des températures avoisinant les 40°C et un vent soutenu.

    De nombreux départs de feu ont toutefois été signalés dans la plaine de Pontevès au cours de l’après-midi. Ils ont été maîtrisés et n’ont pas augmenté la surface brûlée, mais ils ont empêché les pompiers d’atteindre leur objectif de fixation du sinistre.

    La lutte au sol promettait de ne pas s’arrêter cette nuit, afin de réduire les foyers tant que possible, avec des conditions plus favorables (air humide et baisse du vent). « On est persévérant et on compte bien arriver à bout de ce sinistre même s’il est très compliqué », assure le colonel Philippe Raison. Pour faciliter les accès, les équipes du 7e Régiment d’instruction et d’intervention de la Sécurité civile (7e RIISC) de Brignoles et du conseil départemental ont ouvert de nouvelles pistes dans la forêt. Enfin, pour faciliter l’accès des secours et par sécurité, plusieurs axes routiers (RD560, RD60, RD13, RD22, RD222, EV8, RD32 et RD45) ont été fermés à la circulation.

  • Dans les Alpes, le secteur du Bois noir en feu

    Dans les Alpes, le secteur du Bois noir en feu

    « Le feu s’est déclaré dans une zone de montagne particulièrement escarpée, au pied et sur une barre rocheuse, rendant son accès impossible aux véhicules des sapeurs-pompiers. Les conditions d’intervention de moyens terrestres et aériens sont rendues particulièrement complexes par la topographie des lieux et le vent dominant de secteur sud-est, qui favorise la progression du feu vers la crête », précise la préfecture des Hautes-Alpes.

    96 sapeurs-pompiers mobilisés

    L’incendie s’est poursuivi durant la nuit de lundi à mardi. Il a déjà ravagé quelque 150 hectares. D’importants moyens sont mobilisés : 96 sapeurs-pompiers. Sur BFM, le préfet des Hautes-Alpes, Philippe Bailbé a annoncé que le « répit » est attendu samedi, avec des orages attendus. Le feu « est alimenté de la fin de matinée jusqu’à la fin de journée par un vent thermique qui le relance après qu’il s’est apaisé dans le courant de la nuit », a-t-il précisé lors d’un point presse, mardi après-midi. La situation météo restera la même jusqu’à la fin de semaine. « Nous sommes dans des conditions qui sont très propices au feu », à savoir des températures élevées, une faible humidité et des rafales de vent. « L’enjeu, pendant ces trois jours qui nous séparent de samedi, va être de contenir le feu sur les flancs et sur le plateau. Nous devrions avoir du répit samedi et c’est à ce moment-là que l’on pourra envisager de concentrer des moyens supplémentaires contre le feu sur le plateau. »

  • Aux Arcs, un soulagement mesuré après la fixation de l’incendie

    Aux Arcs, un soulagement mesuré après la fixation de l’incendie

    Mardi matin, c’est un sentiment « d’apaisement » qui animait le maire (DVC) des Arcs-sur-Argens, Marcel Florent, après la fixation, lundi soir, de l’incendie qui a parcouru 200 hectares sur sa commune et celle de Taradeau. Pendant près de 48h, il a, avec son équipe, participé à l’appui du Sdis 83 (fourniture de repas, mise à disposition de douches, aide aux évacuations…) tout en se mobilisant pour ses administrés. Ex-sapeur-pompier, il est rompu à ces moments où chaque minute compte, comme ce fut déjà le cas aux Arcs, en 2003, lorsqu’un feu s’était déclaré « déjà sur la colline de Taradeau, suivant le même chemin que dimanche, à part qu’il n’avait pas touché les maisons », se remémore-t-il.

    Des habitations depuis lesquelles il a assisté, alors qu’il participait aux évacuations des habitants dimanche, au passage « d’une boule de feu », décrit-il, qui « a transpercé sur 200 à 300 mètres les villas des quartiers résidentiels de la partie haute de la ville », avant de mettre feu à des végétaux dans la forêt environnante. Le bilan reste limité : onze habitations endommagées, quatre détruites, et onze familles relogées. Les habitants sont appelés à se signaler pour recenser les dégâts, alors qu’un assureur va épauler la municipalité pour la prise en charge des sinistres. Une demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle a par ailleurs été adressée à la préfecture. « Les pompiers ont sauvé une centaine de maisons. Ils ont mis le paquet dès le départ et ont été d’une grande efficacité », salue Marcel Florent.

    Le vent ne va pas s’arrêter

    Toute la nuit durant, ces derniers ont réalisé « un travail de fourmis afin d’aller sur chaque point chaud, chaque lisière pour qu’on ait très peu ou pas de risque de reprise de feu en limite de celles-ci », décrit le lieutenant-colonel François Barretti. Car les conditions annoncées ce mardi, entre vent chaud et hygrométrie (humidité de l’air) très faible, autour de 15% contre 40 à 60% en temps normal, étaient particulièrement défavorables. Les opérations de noyage se sont ainsi poursuivies durant la matinée grâce à 220 sapeurs-pompiers, mais ont été largement ralenties suite au départ de feu déploré à Pontévès à la mi-journée.

    Il convient désormais, dans une saison record (42 000 hectares brûlés en France depuis début 2026), et alors que le vent va continuer de souffler en fin de semaine, d’améliorer, à court terme, ce qui peut l’être, en attendant des politiques plus engageantes vis-à-vis du changement climatique. « Il faut prendre toutes les précautions : améliorer le débroussaillement notamment sur les haies de résineux, élaguer les branches qui passent au-dessus des habitations, et à moyen terme, mettre des sens uniques dans des chemins très étroits pour favoriser l’accès des pompiers », soumet le président (LR) du conseil départemental, Jean-Louis Masson.

  • Les ports de Beyrouth et Marseille partenaires

    Les ports de Beyrouth et Marseille partenaires

    « Ici, l’identité méditerranéenne est une réalité », vante Christophe Castaner, président du Conseil de surveillance du Grand port maritime de Marseille (GPMM). Il accueillait, ce mardi 21 juillet, le ministre libanais des Transports, Fayez Rasamny, et son homologue français, Philippe Tabarot, venus signer le renouvellement d’une étroite coopération entre le port de Marseille et celui de Beyrouth, déjà engagée en 2022.

    Sous les pieds de la délégation, une photographie des installations portuaires des bassins Est et Ouest aide les visiteurs à se repérer. Pas moins de 75 millions de tonnes de trafic de marchandises en 2025, développement de l’activité croisière avec 2,5 millions de visiteurs, investissement dans des projets de décarbonation, hub logistique… La direction du port trace à grands traits l’état des lieux à un ministre libanais très attentif. Nommé en janvier 2025 sur proposition du Parti socialiste progressiste, ce dernier est aussi un homme d’affaires, PDG de Rymco, une entreprise leader dans le secteur automobile au Liban.

    Explorer de nouveaux corridors d’échange

    Il est venu chercher des savoir-faire et des débouchés économiques pour un site en pleine reconstruction, six ans après l’explosion qui a ravagé une partie de la capitale libanaise le 4 août 2020 et fait plus de 220 morts et 7 000 blessés. En cause, un incendie dans un entrepôt stockant 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium. Le tout dans un pays touché de plein fouet par la guerre au Moyen-Orient. Interrogé sur l’état des infrastructures portuaires, Fayez Rasamny assure : « On a fait beaucoup de changements », insistant sur l’embauche de gens compétents quand l’accident est imputé à « des erreurs humaines et plusieurs autres choses ». « La signature de cette convention marque une nouvelle étape. Au-delà d’un simple accord, elle exprime une ambition commune : bâtir un partenariat concret, durable et tourné vers l’avenir », pose le ministre libanais.

    Et de rappeler l’objectif : « Faire du port de Beyrouth un port plus moderne, plus performant, plus transparent et pleinement intégré aux grands réseaux et au commerce international. » Il insiste sur son souhait de « développer des échanges commerciaux » et « explorer les opportunités offertes par les nouveaux corridors économiques reliant le Moyen-Orient, la Méditerranée et l’Europe, notamment dans le cadre des initiatives comme l’IMEC [Corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe, Ndlr.] ». Bref, « être prêt pour le futur ».

    Ce partenariat avec Marseille reste aussi diplomatique. « Personne ne doute que le sujet n’est pas seulement celui de la stabilité libanaise, parce qu’il n’y a pas d’instabilité au Liban sans une instabilité beaucoup plus large de l’ensemble de la Méditerranée orientale », estime Christophe Castaner. Le ministre des transports français enfonce le clou. « Depuis le début du conflit au Proche et au Moyen-Orient, la France se tient une nouvelle fois aux côtés du gouvernement libanais pour soutenir les forces armées libanaises, avec notamment l’envoi de véhicules de transports blindés pour répondre aux besoins de populations déplacées », a précisé Philippe Tabarot. Et de porter le message d’Emmanuel Macron, qui a assuré que « la France continuera à apporter son soutien aux efforts déterminés des autorités libanaises pour garantir la souveraineté de l’État, le seul à même d’assurer la stabilité, l’intégrité territoriale du Liban et de répondre aux besoins des populations ». Un cessez-le-feu « robuste et durable » étant « à ce titre indispensable ».

  • À Pontevès, 1 700 hectares brûlés, triste record de l’année en Provence

    À Pontevès, 1 700 hectares brûlés, triste record de l’année en Provence

    L’incendie qui s’était déclaré dimanche après-midi, ravageant 200 hectares de forêt sur les communes des Arcs-sur-Argens et de Taradeau, tout juste fixé lundi en début de soirée, un nouveau feu a embrasé un champ à Ponetvès, village situé à 20 km au nord de Brignoles, mardi vers 12h30. Pour éviter que les flammes ne se propagent, eu égard aux vents chauds qui étaient redoutés ce jour, 111 sapeurs-pompiers, 15 véhicules feux de forêts, 4 véhicules de commandement et 2 hélicoptères bombardiers d’eau ont rapidement été dépêchés sur place. Cela n’a toutefois pas suffi à endiguer l’incendie, qui s’est largement étendu aux vignes environnantes ainsi qu’au massif du Bessillon.

    1 000 ha brûlés en 1 heure

    Le dispositif a, en conséquence, été largement renforcé tout au long de l’après-midi : 800 sapeurs-pompiers, 60 gendarmes nationaux et policiers municipaux, 200 véhicules feux de forêt, cinq canadairs, quatre hélicoptères bombardiers d’eau, dont un hélicoptère lourd Super Puma, et 2 avions DASH étaient à pied d’œuvre pour circonscrire le feu. Quatre militaires avec un engin chenillé pour l’ouverture de pistes, ont ensuite été appelés en renfort.

    Les moyens aériens ont constitué le principal mode d’attaque jusqu’à la tombée de la nuit, permettant aux hélicoptères et aux Canadair d’intervenir efficacement. En fin d’après-midi, les vents se sont toutefois renforcés, comme l’annonçait le préfet du Var, Simon Babre : « Plus de 100 largages d’eau ont été réalisés, les DASH ont appliqué du retardant. Il est impératif de continuer l’action aérienne, sur une surface très étendue avec des parties du Gros Bessillon peu accessibles par véhicules terrestres. L’autre stratégie consiste à mettre du retardant sur les flancs de l’incendie, qui progresse de l’ouest vers l’est, pour qu’il ne s’élargisse pas. » Mais le feu s’est tout de même propagé à une vitesse monumentale, en direction de Cotignac. Alors que 700 hectares avaient brûlé à 20h, le préfet en déplorait 1 700 à 21h, soit 1 000 hectares de plus en une heure. La lutte s’est ainsi poursuivie pendant la nuit.

    Le camping municipal de Cotignac a été évacué, en plus des 400 personnes qui l’ont été sur la commune ainsi qu’à Pontévès, Correns, Sillans-la-Cascade puis Montfort-sur-Argens. Quatre habitants de Pontévès et deux sapeurs-pompiers ont été légèrement intoxiqués par les fumées, et un véhicule feu de forêts a été détruit. La zone de baignade de Sainte-Croix a également été évacuée, et plusieurs axes routiers (RD22, RD 554, RD 560 et RD13) fermés. Deux stations-service, à Barjols et Cotignac, ont par ailleurs été réquisitionnées.

    ET AUSSI

    Bouches-du-Rhône : accès interdit dans 23 massifs

    Face à un risque d’incendie de forêt jugé « très sévère », la préfecture des Bouches-du-Rhône interdit, ce mercredi 22 juillet, l’accès, la présence, la circulation et la réalisation de travaux dans 23 des 25 massifs forestiers du département. Sont notamment concernés les Alpilles, la Sainte-Victoire, le Garlaban, la Sainte-Baume, les Calanques, la Côte Bleue et le Cap Canaille.

    Seuls les massifs de Concors et de Trévaresse bénéficient d’un régime assoupli : les travaux y seront autorisés uniquement de 5h à 13h, sous réserve de mesures de prévention.

    Toute personne témoin d’un départ de feu doit contacter immédiatement le 18 ou le 112.

    Var : trois massifs interdits

    La préfecture du Var annonce, pour ce mercredi 22 juillet, la fermeture des massifs de la Sainte-Baume, des Monts Toulonnais et du Haut-Var en raison d’un risque d’incendie très sévère. L’accès, la circulation, les promenades et les travaux y sont interdits.

    Le risque est classé sévère dans six autres massifs : la Corniche des Maures, l’Estérel, le plateau de Canjuers, les Maures, le Centre-Var et les îles d’Hyères.

    Dans ces secteurs, l’accès est déconseillé et les travaux restent autorisés uniquement entre 5h et 13h, avant une interdiction l’après-midi.

    Vaucluse : cinq massifs fermés

    La préfecture de Vaucluse annonce la fermeture de cinq massifs forestiers, ce mercredi 22 juillet, en raison d’un risque d’incendie très sévère. L’accès est interdit toute la journée dans l’Enclave des Papes, le secteur Bollène-Uchaux, la Vallée du Rhône, le Petit Luberon et les Monts de Vaucluse. Les autres massifs du département demeurent accessibles, mais les autorités appellent à la plus grande vigilance.

  • La garde régionale forestière, un nouvel outil de prévention contre les incendies

    La garde régionale forestière, un nouvel outil de prévention contre les incendies

    Chaque jour, Savine et Naoa parcourent plus d’une vingtaine de kilomètres à travers les zones forestières de la presqu’île de Giens. Pas pour faire du tourisme, ni du sport, mais pour prévenir les risques d’incendie qui menacent les massifs varois, sur un territoire qui accueille 900 000 personnes chaque année, jusqu’à 45 000 par jour en été. Ils font en effet partie des 250 gardes régionaux forestiers, une brigade créée par la Région Sud dans le cadre du plan de lutte contre les incendies « Guerre du feu », institué en 2018. Ce dispositif vise à soutenir les forêts, les collectivités et les acteurs de la prévention et de la lutte contre les incendies grâce à des moyens humains et matériels renforcés.

    Prévention et observation

    Employés saisonniers, de mi-juin à fin août, ils sont une centaine pour le seul département du Var, dont 14, depuis cette année, dans le territoire de la métropole TPM, parmi lesquels deux sont déployés à Giens. Deux autres dépendent du Parc national de Port-Cros. Ils travaillent en étroite collaboration avec les autres équipes de surveillance de la zone, à savoir deux éco-gardes permanents, ainsi que des personnels de l’Office national des forêts (ONF), du Parc national de Port-Cros et du Conservatoire du littoral, dotés, contrairement à eux, d’un pouvoir de police. Car leur mission principale est d’être « le premier rempart, de prévenir avant qu’il y ait un drame, explique Naoa. On a à cœur de protéger notre magnifique territoire et de tout faire pour qu’il prospère ».

    Cela passe aussi par « l’observation de la nature », explique Savine, ornithologue de formation. « On a des espèces rares ici, et c’est important de les protéger. Notre rôle, c’est aussi de les suivre, notamment sur le plan de leur reproduction. » Avant d’entrer en fonction, les gardes régionaux forestiers, qui travaillent systématiquement en binômes, bénéficient ainsi de trois jours de formation, notamment sur le volet de la biodiversité et du contact avec les personnes. « Souvent, quand on arrive avec un sourire, ça désamorce le conflit et permet de mettre en confiance », note Savine. Ce qui réussit plutôt bien au binôme, qui n’a eu aucun incident à déplorer en un mois de patrouille.

  • Optimisme mais prudence quant à la fixation de l’incendie à Taradeau et aux Arcs-sur-Argens

    Optimisme mais prudence quant à la fixation de l’incendie à Taradeau et aux Arcs-sur-Argens

    La situation est maîtrisée, mais demeure précaire. Le violent incendie déclaré dimanche vers 15h30 à Taradeau, et qui a gagné la commune voisine des Arcs-sur-Argens, pour près de 200 hectares de forêt partis en fumée, n’a pas progressé ce lundi. Cela grâce au travail des 360 pompiers du Sdis 83, qui se sont employés toute la nuit durant à noyer le feu pour éviter toute reprise et éliminer les foyers résiduels qui menaçaient d’empirer la situation.

    Les autorités ont indiqué que le feu avait été fixé, lundi soir. Cela n’avait pas été possible plus tôt dans la journée « à cause de la reprise du mistral et de l’effet de fœhn [vents d’ouest chauds et secs, Ndlr.], qui a provoqué deux reprises de feu sur des secteurs déjà calcinés, à Taradeau et aux Arcs », explique le préfet du Var, Simon Babre. « Ces départs ont été repris par les pompiers, à l’aide de trois canadairs, deux bombardiers d’eau et un avion DASH, mais ils prouvent la fragilité de la situation pour les pompiers, avec de la matière inflammable et des troncs calcinés qui peuvent reprendre feu avec le vent. »

    Les secteurs d’habitations sécurisés

    Pour limiter encore les risques de reprise, une voie forestière a été ouverte aux Arcs par le 1erRégiment d’instruction et d’intervention de la sécurité civile (1er RIISC) de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), prépositionné en renfort, pour avoir « un point d’appui au sol », précise le préfet et afin de répandre « du produit retardant, par DASH et par camion, pour créer une barrière qui permettra de juguler les flammes si elles reprennent ».

    L’espoir était donc permis quant à une fixation du feu dans la soirée, « au bénéfice d’une brise marine qui [était] en train de se former et d’atteindre les flammes aux Arcs, provoquant une hausse du taux d’humidité, mais on restera très vigilent car des rafales de vent chaud sont prévues mardi, et à aucun moment il ne faudra considérer que la partie est gagnée », note Simon Babre.

    Le bilan matériel et humain reste quasi similaire à celui annoncé dimanche : un pompier légèrement blessé, quatre maisons détruites, 11 impactées et 15 véhicules brûlés. Tous les secteurs d’habitation sont sécurisés et à l’abri des flammes.

    Le préfet a par ailleurs tenu à saluer « les sapeurs-pompiers qui luttent depuis 48h avec des renforts de Moselle, de la Meuse, des Ardennes, des Alpes-Maritimes et des Hautes-Alpes, ainsi que le préfet de zone pour les moyens aériens qu’on a eu à titre préventif, ce week-end, et qui étaient déjà en survol quand le feu a été détecté, avec deux canadairs prépositionnés, et les avions DASH qui effectuaient des rondes dans le cadre du passage en alerte maximale feux de forêts, samedi ».