Tag: incendie

  • Face au feu, les agents de l’ONF aux aguets dans les Hautes-Alpes

    Face au feu, les agents de l’ONF aux aguets dans les Hautes-Alpes

    Il est 11h30 à la base de Baratier, David Raimbault et Hervé Tabouret préparent leur patrouille quotidienne qui s’achève à 19h30. À bord de leur Pick-up jaune, ils embarquent une radio reliée aux pompiers, une tablette numérique pour transmettre les données collectées au centre de commandement de l’ONF, mais aussi une cuve de 700 litres et une motopompe pour intervenir sur un feu naissant. « L’avantage pour les pompiers, c’est qu’on est leurs yeux sur place, explique Hervé Tabouret. On va pouvoir leur dire si les accès sont possibles, si les pistes sont débroussaillées, s’il y a beaucoup de vent, des habitations… En arrivant en premier sur le site du sinistre, on va leur expliquer les conditions en temps réel, ce qui leur donne de l’avance. »

    Le binôme fait partie des deux patrouilles PSI (Prévention, surveillance, intervention), qui opèrent chaque jour durant l’été sur trois secteurs : l’Embrunais, la Haute-Durance et le Queyras. Depuis le 24 juillet, le département est en vigilance rouge, ce qui signifie que tout feu extérieur du type feu d’artifice, barbecue, feu de camp, brûlage de végétaux, cigarettes, ou travaux émettant des étincelles, est interdit à moins de 200m des forêts et espaces naturels. Après une visite au Centre d’incendie et de secours (CIS) d’Embrun, pour se concerter avec les sapeurs-pompiers, ils partent sur le terrain.

    Un public plus averti qu’auparavant

    En cette fin de matinée, ils arpentent la plage de Chanterenne à Crots, où ils s’attendent à trouver des restes de places à feux improvisées. Et ça ne loupe pas, à peine quelques minutes de marche, ils en trouvent deux, à 100m l’une de l’autre. « Une contravention pour un feu sauvage en période rouge, c’est 135 euros d’amende, rappelle Hervé Tabouret. On en constate une dizaine par jour, surtout sur les bords de plages très fréquentés en été et dans les fonds de vallée, en altitude, là où les gens se sentent un peu cachés. » Les deux agents enlèvent les pierres et mélangent les cendres à la terre. Autour du lac, la végétation est dense, et particulièrement sèche en cet été de canicule sévère. « Une place à feu reste dangereuse, même éteinte. Il y a des braises qui restent incandescentes. Le vent, la température, le taux d’humidité bas… Toutes les conditions sont réunies pour qu’une braise s’envole et déclenche un feu », explique Hervé Tabouret.

    Si, depuis le passage en période rouge, des affiches sont placardées sur les sites, tous les publics ne sont pas forcément au fait des interdictions, la PSI a un rôle primordial de prévention. « On voit que la patrouille a un impact dans la prévention, on trouve moins de place à feux sauvages que les années précédentes, constate Hervé. Le fait que cette année il y ait énormément d’incendies, que les médias en parlent beaucoup, fait que quand on échange avec les gens, on voit qu’ils sont beaucoup plus sensibilisés qu’avant. Il suffit qu’on nous voit démonter une place à feu pour qu’on vienne nous poser des questions. Et là, on joue notre rôle, c’est-à-dire expliquer, sensibiliser. »

  • Un incendie maîtrisé au col de Matacharre

    Un incendie maîtrisé au col de Matacharre

    Malgré la difficulté d’accès à un terrain accidenté, le feu a été rapidement maîtrisé. Ce dimanche après-midi, pendant un épisode orageux, des flammes sont apparues sous la barre rocheuse de Vente-Cul, sur les hauteurs qui dominent la commune de la Roche-Des-Arnauds. D’après le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis), le feu s’est propagé sur deux hectares. Une cinquantaine de sapeurs-pompiers ont été déployés au sol ainsi qu’une quinzaine de véhicules. Face la complexité d’agir par voie terrestre, deux canadairs ont été déployés le jour même. Lundi matin, une douzaine de pompiers étaient toujours mobilisés et le feu était déclaré fixé, seul un foyer restait encore actif.

    Les suites de l’incendie

    du Bois Noir

    Une frayeur passagère qui a de quoi rassurer après les ravages causés par l’incendie des Ecrins, entièrement éteint depuis le 13 août, soit près d’un mois après son déclenchement, le 15 juillet dernier. Entretemps, les flammes apparues sur le secteur du Bois Noir se sont étendues sur 510 hectares. Face aux multiples feux de l’été, le Premier ministre Sébastien Lecornu a lancé le 12 août une mission parlementaire pour travailler à de nouvelles mesures pour les endiguer. La députée socialiste des Hautes-Alpes Valérie Rossi a de son côté saisi cette occasion pour proposer d’auditionner les élus et acteurs concernés par l’incendie du Bois Noir. « L’objectif n’est pas de désigner des responsables mais de comprendre, objectiver et tirer tous les enseignements de cet événement, afin que demain nos territoires de montagne soient mieux préparés », a-t-elle avancé.

  • Un deuxième incendie dans l’imprimerie Rockson à Rognac

    Un deuxième incendie dans l’imprimerie Rockson à Rognac

    Série noire, pour l’imprimerie Rockson. Dans la nuit de vendredi à samedi, aux alentours de 2h, les pompiers ont été appelés pour un incendie qui s’est déclaré dans l’entreprise située à proximité de la RD113. La route a été fermée la durée de l’intervention par la cinquantaine de soldats du feu, qui ont rapidement maîtrisé les flammes, avant d’être rouverte vers 8h30.

    Le robot télé-opéré Colossus, conçu pour les environnements à haut risque, a été utilisé pour éviter tout redémarrage et assurer le noyage des braises grâce à son canon orientable.

    Au total, 2 000 m2 sont partis en fumée mais l’action rapide des sapeurs-pompiers a permis de préserver 4 500 m2 de locaux adjacents et de protéger la végétation environnante.

    Un premier feu avait déjà sinistré l’imprimerie Rockson dans la nuit du 31 juillet au 1er août. Une enquête est en cours pour déterminer l’origine des deux incendies.

  • À L’Estaque, les familles sinistrées de Château Bovis dans l’impasse

    À L’Estaque, les familles sinistrées de Château Bovis dans l’impasse

    Du petit immeuble à coursières construit en 1880 par le négociant en bois Pépin Bovis et classé à l’inventaire général du patrimoine culturel il ne reste plus grand-chose. Locataires depuis des lustres de ces logements à loyers sociaux, les familles sinistrées se sont relogées dans des mobil-homes sur un terrain en contrebas mis à disposition par la Ville.

    La solidarité a joué dans le quartier, puis les familles ont rapidement investi dans des mobil-homes et les ont aménagés, essuyant encore les inondations de septembre. En un an, la vie s’est réorganisée dans ce mini-village provisoire. Mais les traumatismes restent vifs et l’avenir incertain. « J’en rêve encore la nuit », explique Anne-Marie Lacroix, 64 ans. Pourtant, venue habiter Château Bovis « à l’âge de 10 ans », elle souhaite comme les autres locataires « retourner vivre là où on a fait notre vie ». Une ombre sérieuse se dresse encore devant l’espoir de ces familles. Anne-Marie déplie une assignation datée du 1er juin à comparaître devant le tribunal judiciaire de Marseille le 4 mai 2027. Une requête de la SCI en vue d’une expulsion du logement sinistré d’où elle a été évacuée. Chaque locataire a reçu la même notification.

    « Les locataires ont déjà un contentieux judiciaire avec ce propriétaire. Nous avons contesté des factures d’eau faramineuses » précise Jennifer, sa fille, également locataire. Propriétaire depuis 2018, via la SCI Terrasse Bourguignon, Bruno Junes évoque un passif hérité de l’ancienne gestion. Il se dit « touché par la situation des sinistrés ». Mais l’entrepreneur cannois déplore « 80 000 euros d’impayés de charges et loyers ».

    Restitution des clés

    Il n’a pas cherché à organiser leur relogement retranché derrière l’article 1722 du Code civil qui stipule « Si, pendant la durée du bail, la chose louée est détruite en totalité par cas fortuit, le bail est résilié de plein droit ». Et il réclame aujourd’hui à tous ses locataires « de restituer les clés ».

    Les familles craignent que le propriétaire tire du sinistre un effet d’aubaine pour « se débarrasser de nous », lâche un des sinistrés. La tension est montée entre « certaines familles » et Bruno Junes, qui a déposé une plainte « pour menaces verbales et physiques ». Quant à l’avenir du bâti sur ce terrain à la vue splendide, « je n’ai aucune visibilité », explique-t-il, déplorant « la lenteur abjecte des assureurs et de l’administration ». Dans l’attente d’une solution pérenne, la Ville doit prolonger la convention d’occupation. « Pas question de les laisser tomber » assure Jean-Marc Coppola, maire PCF du secteur.

  • Plusieurs départs de feu maîtrisés durant le week-end en region Sud Paca

    Plusieurs départs de feu maîtrisés durant le week-end en region Sud Paca

    Les sapeurs-pompiers ont dû intervenir par trois fois sur des incendies menaçants dans Bouches-du-Rhône. La première fois à Salon-de-Provence, samedi après-midi pour un feu qui a parcouru 4 000m2 de végétation mais qui a rapidement été contenu grâce à l’action de 47 pompiers et un hélicoptère bombardier d’eau. Deuxième coup de chaud, dimanche cette fois, avec un incendie plus inquiétant à Fontvieille, dans le massif des Alpilles qui s’est déclaré aux alentours des 16 heures. Si 90 sapeurs-pompiers sont d’abord déployés, leur nombre passe rapidement à 200, appuyés par un hélicoptère et 3 Canadair en renfort. Le feu était « fixé » en début de soirée, selon le Sdis 13, après avoir parcouru une dizaine d’hectares. Enfin à Fuveau, l’incendie d’une voiture s’est propagé dimanche à la végétation et a nécessité, là encore, l’intervention d’une soixante de pompiers appuyés par des moyens aériens. Incendie en bonne voie d’extinction dès le début de soirée.

    Dans le Var, Si l’incendie d’ampleur de Gros Bessillon, a été déclaré fixé vendredi, de nombreux pompiers restaient sur le pont. Même principe pour l’incendie à Bayons, annoncé comme « contenu » vendredi, dans les Alpes-de-Haute-Provence où s’est rendue la préfète, Isabelle Tomatis, ce samedi. À Rousset-Serre-Ponçon, non loin du barrage dans les Hautes-Alpes, un feu d’espace naturel s’est déclaré samedi dans l’après-midi. S’il a été « rapidement fixé » il a tout de même parcouru 2 000m2. Schéma similaire à Peyruis, dans les Alpes-de-Haute-Provence où les pompiers sont intervenus, samedi pour un feu de broussailles. Finalement, 4 300m2 sont partis en fumée mais les habitations adjacentes ont été protégées.

  • Le feu de Bayons contenu, le risque incendie reste très élevé

    Le feu de Bayons contenu, le risque incendie reste très élevé

    « Après 18 jours, le feu du Gros Bessillon est déclaré officiellement fixé », a indiqué vendredi soir la préfecture du Var. « Pour autant, le travail des sapeurs-pompiers se poursuit et une extrême vigilance reste de mise car ce feu inédit par sa durée et ses trois départs consécutifs (les 21, 24 et 31 juillet) qui interrogent les spécialistes comme les enquêteurs, couve encore », écrit-elle dans un communiqué. « Il faudra encore plusieurs jours avant de le maîtriser et l’éteindre définitivement ; il faudra de nombreux mois pour reconstruire (70 maisons ont été impactées et 41 détruites) et oublier le traumatisme des flammes pour les 6 000 personnes évacuées », rappelle-t-elle. Le feu a parcouru 6 300 hectares. 450 pompiers restent mobilisés. L.M.

    Le feu de Bayons n’évolue plus, mais il est loin d’être terminé. Une semaine après son départ et 95 hectares parcourus, les pompiers restent mobilisés. « On ne peut pas dire qu’il est fixé, même s’il évolue peu. Il est contenu dans une enveloppe d’une centaine d’hectares », précise, ce vendredi matin, Sylvain Besson, directeur départemental des services d’incendie et de secours (Sdis 04).

    Malgré d’importants renforts, quatre Canadair et un avion Dash, les pompiers estiment devoir maintenir une présence « au minimum pendant une semaine » avant de pouvoir annoncer un feu éteint. 60 sapeurs-pompiers restent sur le terrain aux côtés de l’Office national des forêts (ONF).

    Si « la situation n’est plus évolutive », la chaleur, la faible humidité et le vent maintiennent un risque incendie élevé. Les opérations sont compliquées par le relief. « On est en moyenne montagne donc ce n’est pas accessible facilement et c’est dangereux », rappelle Sylvain Besson, évoquant de nombreuses chutes de blocs.

    Aucun blessé ni aucune habitation touchée ne sont à déplorer. L’incendie laisse néanmoins des traces sur le milieu naturel. L’ONF évoque un secteur présentant « une vraie richesse en biodiversité », avec notamment des espèces protégées. Une étude environnementale sera engagée pour mesurer les conséquences de l’incendie.

    Risque incendie très sévère dans le département

    Les pompiers insistent aussi sur le coût considérable d’un feu qui serait d’origine humaine. « Ça aura été minimum deux semaines de travail. Tout ça à cause, semble-t-il, d’une négligence », pointe Sylvain Besson. Un chauffeur-livreur dignois, suspecté d’avoir provoqué l’incendie, a été placé en garde à vue le 1er août, tandis que le parquet des Alpes-de-Haute-Provence a ouvert une enquête.

    Dans le reste du département, le feu de Thorame-Basse est éteint après trois jours d’intervention et 21 hectares parcourus. Dans ce contexte, la préfète a placé, l’ensemble des massifs du département en risque modéré à l’exception du massif du Luberon et du plateau de Valensole classé en risque incendie « élevé ».

  • Après la terreur, Cotignac tente de reprendre vie

    Après la terreur, Cotignac tente de reprendre vie

    Labellisé « Plus beaux villages de France » depuis 2022, ce n’est malheureusement pas pour la beauté de ses ruelles et de son rocher que Cotignac a fait parler de lui ces dernières semaines, mais pour l’incendie du Gros Bessillon, qui l’a menacé plusieurs jours durant. « J’ai eu peur, surtout le 23 juillet, avec le feu qui arrivait dans la ville », avoue Jean-Pierre Véran, maire de la commune depuis 36 ans, qui n’avait « jamais connu rien de tel. En 1999, l’incendie était sur le flan est de la commune, et cela ne nous avait pas menacé. Là, les flammes montaient à 10-15 mètres. Le préfet était prêt à évacuer entièrement ». Trop compliqué au vu des difficultés d’accès de certains secteurs, et de la panique que cela aurait produit. Décision fut prise de confiner, et elle a porté ses fruits.

    Aujourd’hui, l’heure est à la renaissance, même si la prudence est de mise « jusqu’à ce que le feu soit complètement circonscrit. Mais les festivités à venir sont maintenues, il faut profiter, vivre. Les gens reviennent au village, les commerces retrouvent des clients, c’est important », clame Jean-Pierre Véran.

    Certains revivent,

    d’autres ont tout perdu

    Jeudi, au restaurant « Le Temps de pose », sur la place de la mairie, Sophie, qui commence son service du midi, a en effet pu le constater : « Il y a eu une forte baisse de fréquentation dans le village. Beaucoup de personnes sont parties, des locations annulées. L’ambiance était angoissante et l’air irrespirable. Là, c’est revenu et ça nous fait extrêmement plaisir », souffle-t-elle. Car l’activité touristique est un moteur à Cotignac. D’autant qu’avec « la canicule, on a eu beaucoup moins de monde. On était très inquiet pour la saison après les feux ».

    À table, on retrouve Ben, Sybelle et leur bébé. Ces touristes venus du sud de Londres n’ont pas renoncé à leur séjour malgré la situation : « Nous venons souvent, l’endroit est très beau et les gens vraiment gentils. Cela n’a pas affecté nos vacances, il est juste plus dur de trouver du pain et des légumes car les agriculteurs ont malheureusement perdu leurs récoltes. On espère que cette triste situation va vite se résoudre ».

    Parmi eux, il y a Eva. Elle vend ce qu’il reste de ses plantes aromatiques et médicinales dans une boutique collaborative de la Grand Rue. Le 21 juillet, le feu a embrasé son terrain. Les sapeurs-pompiers ont pu sauver sa maison, mais pas ses 3 000 m2 de plantations. « Ça représente un an de récolte et de travail perdu, et des années perdues pour replanter, récolter à nouveau… Mon atelier a aussi brûlé, donc je n’ai plus rien pour transformer ce qu’il reste », se désole-t-elle, la gorge serrée. Cette perte n’est pas uniquement économique, car ces terres sont un héritage familial, sur lesquelles « chacun avait planté ses graines depuis des années ». Et au-delà de son cas personnel, la situation demeure difficile à accepter : « Les pompiers ont trop peu de moyens, tout ce que nos anciens ont fait, on l’a balayé pour des choses qui n’ont pas de sens, comme la loi Duplomb et les orientations politiques qui vont contre nos intérêts. On a besoin de sécurité, de ressources de biens communs préservés qui ne servent pas le profit », s’insurge-t-elle. Abasourdie, elle ne sait pas encore de quoi les prochains mois seront faits. Une amie a ouvert une cagnotte pour l’aider, tandis que des structures comme la Fédération familles rurales du Var et l’association Partageance, octroient des aides aux sinistrés, pour compléter l’action, bien minime, des assurances.

    Le feu n’a pas progressé jeudi

    Dans une journée annoncée risquée, avec un vent chaud et sec qui s’est levé en fin de matinée, et des rafales dépassant les 55 km/h, les 850 sapeurs-pompiers mobilisés et appuyés par des hélicoptères bombardiers d’eau jeudi dans le Gros Bessillon sont parvenus à contenir l’incendie. Ils ont poursuivi leur travail sur les lisières, alors que des moyens de lutte avaient été positionnés sur des points sensibles pour contrer les reprises de feu. Plus d’une dizaine se sont produites, et ont été rapidement maîtrisées. Vendredi, une journée similaire s’annonce, avec un vent et une chaleur soutenus. Les moyens pourront monter en puissance si besoin, avec notamment deux canadairs posés à Hyères, et l’avion Dash, en plus des hélicoptères bombardiers d’eau.

  • Les pompiers occitans sur tous les fronts

    Les pompiers occitans sur tous les fronts

    Si l’inquiétude est bien présente chez les services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) du Gard et de l’Hérault, la situation reste pour l’heure calme dans les deux départements. Tous les départs de feux ont été rapidement traités évitant ainsi à la situation de dégénérer comme dans le Var ou la Gironde. Les pompiers gardois sont par exemple intervenus sur 508 feux dans le département qui ont parcouru 836 hectares, dont 450 hectares pour le seul feu de Lédenon début juillet. Depuis la première quinzaine de juillet, aucun feu important n’a ainsi été signalé.

    Après les averses du dernier week-end de juillet et un vent qui s’est calmé, le risque incendie a été revu à la baisse dans les deux départements. Plus aucune zone n’est en « risque très sévère » même si les pompiers demandent toujours la plus grande vigilance. Trois régions de l’Hérault (Escandorgue et Larzac, Gangeois et Collines du Centre Hérault) et l’ensemble du département du Gard (à l’exception du territoire de Costières Petite Camargue) sont cependant toujours placés en « risque élevé ».

    Fin juillet, ce sont aussi d’importantes fumées qui ont touché nos départements. Après vérification, les Sdis ont indiqué que ces fumées avaient été produites par le feu de Gironde à cause « des conditions climatiques (nuages bas) ». « En raison des incendies en cours en Gironde, le département est exposé à une hausse des concentrations en particules en suspension, et particules fines », ont par la suite indiqué les préfectures qui ont mis en place « des mesures d’urgence » comme la « suspension d’utilisation d’appareils de combustion de biomasse non performants et des groupes électrogènes, de l’écobuage ainsi que le brûlage des sous-produits agricoles à l’air libre ».

    Des pompiers gardois

    en Sardaigne

    Tout en poursuivant leur mission dans leur département, les Sdis 30 et 34 sont parvenus à déployer une partie de leurs moyens vers les incendies les plus inquiétants. Pour le feu de Pontevès dans le Var (aujourd’hui fixé après 750 hectares brûlés), 20 sapeurs-pompiers et 5 véhicules sont venus en renfort du Gard ainsi que 72 sapeurs-pompiers et 19 véhicules de l’Hérault.

    En Gironde et dans les Landes où le feu n’était pas fixé à l’heure où nous écrivons ces lignes, après avoir ravagé plus de 42 000 hectares, une colonne de renfort est partie de l’Hérault ainsi que 36 sapeurs-pompiers et une équipe de feux tactiques du Gard. Le Sdis 30 a également engagé deux cadres feux tactiques en Corse (où plus de 1 000 hectares sont partis en fumée près de Corte, le feu de Biguglia est maîtrisé et celui d’Albertacce est fixé) depuis le 15 juillet, rejoints depuis par 18 sapeurs-pompiers.

    Les sapeurs-pompiers gardois participent aussi à la solidarité européenne. Ainsi, une équipe de cadres feux tactiques et une équipe de soutien sanitaire ont intégré un module de sécurité civile français en Sardaigne depuis le 12 juillet, l’île italienne étant touchée par plusieurs feux depuis le début de l’été.

  • La police municipale en action aux Aygalades

    La police municipale en action aux Aygalades

    À leur arrivée sur les lieux, les agents, confrontés à une épaisse fumée envahissant les parties communes, ont effectué les premières reconnaissances et relevé que plusieurs habitants étaient toujours à l’intérieur, certains bloqués par la fumée et la progression des flammes. Après avoir extrait huit personnes, ils évacueront également plusieurs animaux domestiques avant d’établir un périmètre de sécurité pour faciliter le travail des marins-pompiers. Un engagement salué par les riverains. Aucune victime n’était à déplorer ont indiqué les marins-pompiers, deux appartements étant touchés par le feu maîtrisé après la mobilisation de 27 marins et 8 engins.

  • Journée à risque en prévision pour le feu du Gros Bessillon ce jeudi

    Journée à risque en prévision pour le feu du Gros Bessillon ce jeudi

    Comme annoncé depuis plusieurs jours, la journée de jeudi est particulièrement redoutée dans le cadre de la lutte face à l’incendie du Gros Bessillon, qui a parcouru 6 350 hectares depuis son déclenchement le 21 juillet dernier (et 1 850 hectares depuis sa reprise au sud-est de Correns vendredi dernier). Mercredi, après une nuit durant laquelle une seule reprise, rapidement traitée, a été détectée dans le secteur de Correns, 800 hommes et femmes, accompagnés de 250 engins et plusieurs hélicoptères bombardiers d’eau se sont attelés au traitement des lisières et des points chauds et à l’ouverture de pistes pour faciliter le travail au sol.

    L’objectif reste le même : sécuriser et installer des verrous pour combattre les reprises qui pourraient se produire sur le front sud / sud-est du feu, attisées par un vent d’ouest qui se renforcera l’après-midi de jeudi, avec des rafales jusqu’à 50 km/h et des températures pouvant approcher les 40°C.

    Un départ de feu

    à Camps-la-Source

    Les autorités appellent également la population à continuer à faire preuve de la plus grande vigilance (pas de jets de mégots, barbecues, travaux sources d’étincelles…). Un rappel motivé par le déclenchement d’un feu d’espace naturel, provoqué par l’éclatement d’un pneu d’un poids lourd, en fin d’après-midi, au niveau de la RD43 à Camps-la-Source. L’intervention rapide de 150 sapeurs-pompiers appuyés par des moyens aériens (hélicoptères bombardiers d’eau et avion Dash) a permis de fixer rapidement le feu, qui a parcouru 5 hectares. Dans la même optique, huit des neuf massifs forestiers varois seront fermés (exception faite du plateau de Canjuers), tandis que plusieurs communes ont décidé d’annuler des feux d’artifices prévus dans les prochains jours.

    Cellule de soutien psychologique pour les sinistrés

    À la demande des autorités, la Cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) du Samu a mis en place une permanence d’écoute et de soutien psychologique pour les habitants des communes touchées par le feu du Gros Bessillon. Pour en bénéficier, il suffit de laisser ses coordonnées au 04.94.33.18.00 pour être rappelé.

    En complément, des séances sont aussi proposées dans les communes et aux dates suivantes : Correns : vendredi 7/08 de 9h30 à 12h30 – Salle des pénitents ; Le Val : Mardi 11/08 de 10h à 14h – Foyer municipal, place Louis Fournier ; Montfort-sur-Argens : Mercredi 12/08 de 10h à 14h – Espace André Paul, Grand rue ; Barjols : Jeudi 13/08 de 10h à 14h – Salle du Centre Ellias, boulevard Grisol ; Cotignac : Vendredi 14/08 de 10h à 14h – salle des fêtes du Grainage, 1er étage.

    Ces séances sont ouvertes à tous les habitants de la zone touchée par l’incendie, aucun rendez-vous préalable n’est nécessaire.