Tag: incendie

  • À Marseille, la vente d’un taudis confisqué au « Campus 1 » interroge

    À Marseille, la vente d’un taudis confisqué au « Campus 1 » interroge

    L’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) met aux enchères en ligne, à partir du 16 décembre, un studio occupé et son box au sein de la résidence « Le Campus 1 », au 5 avenue du Merlan (14e), à Marseille. Cette copropriété dégradée de 276 lots d’habitation était à l’origine, en 1997, une résidence pour étudiants qui l’ont progressivement désertée comme pour Le Gyptis, rue Cristofol (3e). Les désordres, la paupérisation, l’insécurité, les mutations entre marchands de sommeil et autres investisseurs « CAFistes » ont alimenté la spirale de sa chute. Le squat massif de studios a ensuite plongé les comptes de la copropriété.

    Un administrateur judiciaire a fini par être nommé en juillet 2023, dans un contexte sécuritaire lourd. Caméras de surveillance et accès sécurisé par badge ont été installés en août 2024, avec un maître chien. Trois mois plus tard, le 14 novembre, la préfecture prêtait le concours de la force publique pour déloger des squatteurs retranchés dans 14 appartements. En juin dernier, un incendie a ravagé plusieurs appartements, entraînant l’évacuation d’une trentaine d’occupants.

    369 ventes en 5 ans

    Pour ne rien arranger, la copropriété est, depuis août, sous le coup d’un arrêté de mise en sécurité des équipements communs. Les propriétaires ne peuvent plus percevoir de loyer, réduisant à peau de chagrin des capacités déjà réduite de financement de travaux. C’est dans ce contexte périlleux que l’AGRASC met à prix, pour 8 864 euros, un studio de 18m2 avec son box. Si l’établissement public prend soin de rappeler que la perception de loyer (450 euros par mois) est interdite tant que la mainlevée du péril n’est pas intervenue, cette enchère interroge.

    Qui a les moyens d’acquérir dans une copropriété dégradée, au prix d’une voiture d’occasion, un logement qui, loin de générer du profit, va produire du déficit ? Le risque de captation par un marchand de sommeil à l’affût ou une société qui serait son faux-nez n’est pas négligeable. En bradant un taudis, le ministère de la Justice ne s’expose-t-il pas à nourrir le cycle de l’habitat indigne que sa décision de confiscation était censée fustiger ? Comment l’état peut se prêter à être le relais entre le portefeuille d’un délinquant et celui d’un autre prédateur de l’immobilier dégradé ? Car, pour l’heure, aucune collectivité ou acteur institutionnel n’est positionné pour préempter au Campus et lancer une maîtrise foncière publique qui semble pourtant nécessaire pour sortir l’ensemble immobilier du naufrage. Le turnover des ventes y est considérable. En 5 ans, Le Campus a fait l’objet de 369 mutations. Une adjudication a même atteint en janvier 2024 le prix dérisoire de 4 000 euros.

  • Arcelor : une unité et le haut fourneau à l’arrêt pour un mois

    Arcelor : une unité et le haut fourneau à l’arrêt pour un mois

    Après l’incendie, Arcelor-Mittal s’organise. Mercredi dernier, les bandes transporteuses de l’aciérie avaient pris feu aux alentours de 4 heures du matin. Après cinq heures de lutte, le sinistre était éteint sans blessé à déplorer mais non sans conséquence : une structure porteuse de ces bandes et une station électrique ont été touchées. La direction a donc annoncé un arrêt d’un mois de l’unité touchée, ainsi que du haut-fourneau.

    « Les autres installations de production continueront à opérer en continu ou alterneront entre phases de marche et d’arrêt, selon les besoins opérationnels et les interventions programmées », fait-elle savoir. Stéphane Martins de Araujo, secrétaire général CGT du site, nuance : « Les autres unités dépendent du stock qu’on a, qui devrait s’écouler en quelques jours, donc tous les travailleurs sont concernés », soit plus de 2 200 salariés.

    « Selon la situation des installations et le personnel nécessaire à leur remise en état, les managers informeront les salariés qui seront mobilisés sur les prochaines étapes, explique le sidérurgiste. En parallèle, ils positionneront ceux concernés par l’arrêt de leur installation, en formation, en repos ou en activité partielle de longue durée. » Pour la CGT, la sécurité des travailleurs doit être la priorité. « On veut que n’importe quelle tâche de remise en état de l’aciérie soit faite avec des règles d’accès au travail au niveau des détections et repérages d’amiante, que tous les salariés, qu’ils soient d’Arcelor ou des sous-traitants, puissent faire leur travail sans danger », assène Stéphane Martins de Araujo.

    La cause de l’incendie continue de faire l’objet d’investigations. « Les premiers éléments indiquent que le produit chargé sur les bandes transporteuses se serait enflammé », affirme la direction.

  • Le plan régional contre les incendies porte ses fruits

    Le plan régional contre les incendies porte ses fruits

    Prévenir, combattre et reconstruire. Voici les trois piliers du programme régional baptisé « Guerre du Feu ». Sept ans après son lancement, Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud, accompagné des acteurs du dispositif, en a présenté les résultats. « On a divisé par cinq les dommages entre 2017 et 2025 » se targue l’élu.

    C’est en 2017, après l’incendie ravageur de Bormes-les-Mimosas, que l’idée de ce programme a germé. « On s’est dit “plus jamais ça” », se souvient François de Canson, vice-président de la Région en charge de la prévention des risques majeurs. Quelques mois plus tard, en février 2018, la Région lance son plan « Guerre du feu ». L’objectif est clair : réduire les risques incendies, répondre plus efficacement aux départs de feu et permettre la reconstitution des forêts incendiées en coordonnant les différents acteurs et en apportant un financement.

    Depuis 2018, 40 millions d’euros ont été versés par la Région pour lutter contre les flammes. « Sur le territoire, nous avions les compétences humaines et techniques. Mais j’avais l’impression que chacun travaillait dans son coin », explique Renaud Muselier.

    L’une des premières actions a notamment été le déploiement de la garde régionale forestière. En 2025, 250 écogardes ont été mobilisés, entre juin et septembre, dans les massifs et parcs régionaux, pour sensibiliser aux risques et aux bons gestes. « De plus en plus de personnes sont au courant des gestes parce qu’ils croisent des écogardes », explique Manon Quezl-Ambrunaz, coordinatrice du Parc naturel régional du Mont Ventoux. Une prévention importante, puisque 9 incendies sur 10 sont d’origine humaine.

    Ce travail nécessaire en amont, pour limiter les départs de feu, est associé au développement de meilleurs moyens pour combattre les flammes. La Région a notamment soutenu certaines communes pour l’entretien des pistes de défense de la forêt contre les incendies (DFCI).

    Des rotations plus rapides

    La Région a également financé en partie la rénovation du pélicandrome, où les avions réservoirs peuvent venir se ravitailler en eau ou en produit retardant, à Hyères. Inauguré en juillet 2024, sa rénovation a permis d’améliorer la vitesse de remplissage, passant de 20 à 6 minutes. « Cela permet des rotations beaucoup plus rapides et de réduire les délais de réaction », insiste le lieutenant-colonel Michel Seitz, chef du groupement de conduite opérationnelle.

    Enfin, ce plan « Guerre du feu » a permis le déploiement du fonds de dotation Respir, dédié au financement du reboisement de territoires incendiés, notamment accompagné par l’office national des forêts, « pour retrouver rapidement une captation de carbone et le maintien du sol », explique Hervé Houin, directeur territorial Midi-Méditerranée de l’ONF. L’institution a aussi développé, avec la Région, des fiches réflexes à destination des maires pour gérer l’après-incendie.

    Un plan qui a porté ses fruits et « repris comme base de réflexion nationale », se félicite François de Canson.

  • Incendie de l’Aude : Carole Delga en appelle à l’État

    Incendie de l’Aude : Carole Delga en appelle à l’État

    Nous n’y arriverons pas seuls. Nous avons besoin de la solidarité nationale parce que la sécheresse est durable et que nous sommes frappés par d’autres aléas climatiques. »

    Un mois après le gigantesque incendie des Corbières qui a parcouru en août 16 000 hectares de pinèdes et de vignes, détruit 36 habitations et causé la mort d’une habitante, Carole Delga (PS) et Hélène Sandragné (PS) en appellent à l’aide de l’État.

    Vendredi 12 septembre, les présidentes de Région et du Département de l’Aude ont demandé « la reconnaissance des incendies comme aléas climatiques au titre des indemnisations agricoles et viticoles ». Actuellement, en cas de pertes de récoltes, les agriculteurs ne peuvent obtenir des indemnisations de l’État qu’en cas de phénomènes météorologiques extrêmes (inondations, gel, grêle…).

    L’Occitanie étant la région française « la plus exposée aux aléas et catastrophes climatiques », Carole Delga a interpellé le président de la République sur « le besoin d’une prise en compte spécifique » de ce territoire. L’élue socialiste réclame un « plan national Occitanie résilience » qui serait soutenu par l’Union européenne avec des « outils réglementaires et financiers pour agir vite et fort ».

    La présidente de Région pense entre autres à des financements pour maintenir le pélicandrome de l’aéroport de Carcassonne, du matériel supplémentaire pour le Sdis audois ou à un élargissement du fonds d’indemnisation agricole (8 millions d’euros) au-delà des territoires brûlés. Enfin, Carole Delga demande un avenant au contrat de plan État/Région afin de « faire face au changement climatique ».

    En attendant une réponse, Carole Delga et Hélène Sandragné ont indiqué que la Région et le Département de l’Aude ont chacun débloqué une enveloppe exceptionnelle de 10 millions d’euros en solidarité aux sinistrés (viticulteurs, entreprises, associations…). Un premier geste qui sera suivi en novembre d’un plan de transformation du territoire.

  • « Les feux fréquents bloquent la régénération naturelle »

    « Les feux fréquents bloquent la régénération naturelle »

    La Marseillaise : Nous avons vu plusieurs feux de grande ampleur cet été, comme à Martigues et au nord de Marseille. Comment la nature reprend-elle ses droits après son passage ?

    Laurent Vélasco : Le feu fait partie de la vie des milieux naturels méditerranéens. La sécheresse et la météo ont conditionné les espèces végétales avant et après le feu. Certaines ont des mécanismes de résistance au feu, comme le chêne vert qui repart à la base car ces racines sont protégées. Un rejet de souche qu’on aide en coupant le tronc brûlé. D’autres espèces sont résilientes, comme le pin d’Alep qui a une écorce fine, qui résiste moins à la chaleur. Un coup de chaud et la plante s’assèche et dépérit même s’il reste du vert. En revanche son cône est sérotineux, il pègue en raison de la résine collante qui l’entoure, le protège du feu et les graines à l’intérieur restent vivantes. Le feu fait fondre la résine et fait du semis. Si les conditions sont favorables on obtient un arbre, comme on voit à Martigues et sur l’Arbois. Des espèces d’herbacées émergent rapidement après l’incendie, dès le printemps suivant on a des fleurs grâce aux graines ou aux parties souterraines, et des bourgeons sortent des rhizomes souterrains 8 à 10 jours après un incendie.

    On ne voit pourtant pas beaucoup d’arbres là où a sévi le feu par le passé.

    L.V. : Tout simplement car les feux répétés font qu’il n’y a plus assez d’arbres pour permettre cette régénération. Il faudra attendre beaucoup plus longtemps pour que les adultes au loin dispersent leurs graines et recolonisent les espaces vides. Mais si le feu passe plus d’une fois tous les 20 à 25 ans, la régénération est impossible, ça vaut pour toutes les espèces. Car le feu épuise les ressources naturelles et appauvrit le sol et la biodiversité. Sur le massif de la Nerthe, des zones ont brûlé plus de 5 fois en 60 ans. On observe beaucoup de roches affleurantes, la litière organique nécessaire aux plantes est très faible et la végétation est bloquée durablement au stade de garrigue, le cycle de régénération aussi, faute d’un réservoir de vie suffisant. C’est un cercle vicieux.

    Ne peut-on pas replanter en masse pour casser cette dynamique ?

    L.V. : Cela arrive ponctuellement sur un parc périurbain en interface avec les habitations, par exemple, avec les limites de coût et d’entretien induits. Car quand on plante il faut assurer l’arrosage derrière. Le dynamisme naturel est plus efficace que la main de l’homme, tant en nombre qu’en termes de survie bien meilleur au naturel tout en étant moins cher. Les plantations artificielles sont vouées à l’échec pour contrer ce cercle vicieux à plus grande échelle. La seule solution est le temps long par la reconstitution de l’humus, Ce qui prend plusieurs dizaines à milliers d’années. On ne sait pas le faire à échelle humaine, peu importent les perturbations, mécanique ou chimique. Le seul levier d’action est d’empêcher les feux, particulièrement dans le contexte de changement climatique où l’on s’attend à des saisons sèches et caniculaires à la fois plus fréquentes et longues. Dans cette perspective, on imagine bien que la sensibilité de la végétation au feu va également s’amplifier avec la sécheresse.

    Alors que peut-on faire pour lutter contre les incendies ?

    L.V. : À problème complexe réponse complexe. 90% des feux sont d’origine humaine, dont 60 à 70% sont involontaires, sachant que la pyromanie a régressé par rapport aux années 1980-1990. Du reste, cela signifie ne plus jeter son mégot et ne plus faire de disqueuse ou de barbecue quand on est proche du milieu naturel. C’est très simple, mais trop souvent la cause. Cela pose aussi la question de l’aménagement du territoire pour faciliter la circonscription d’un feu. Mieux vaut des lignes franches que des serpentins entre nature et habitations. L’accessibilité aussi, pour permettre aux pompiers d’avoir de l’eau et d’étouffer au plus vite le feu, car passé une certaine ampleur la lutte est beaucoup plus difficile. Le débroussaillement est primordial pour retarder la progression du feu et garantir la sécurité des pompiers. Les politiques publiques doivent communiquer sur la prévention et accompagner les populations, qui doivent aussi y mettre du leur. C’est une approche globale.

  • Troisième incendie en bord de plage à La Ciotat

    Troisième incendie en bord de plage à La Ciotat

    Ils ont laissé la caisse enregistreuse », fait remarquer un passant à sa compagne, ce samedi matin devant le restaurant aux vitres éclatées, toit et intérieur détruits, à la terrasse calcinée portant les stigmates de l’incendie survenu dans la nuit de jeudi à vendredi.

    La concomitance des incendies ne laisse guère de place au hasard. Le 1er août déjà, la devanture de ce même établissement était partie en fumée. Plus de peur que de mal, le restaurant situé en face de la grande plage Lumière avait pu rouvrir et poursuivre sa saison estivale. Le 28 août, c’était au tour du restaurant le Maïa, à quelques centaines de mètres de l’Indiana, de prendre feu dans la nuit et d’être entièrement détruit par le sinistre. L’incendie avait obligé à l’évacuation nocturne des clients de l’hôtel attenant tandis qu’une trentaine de sapeurs-pompiers s’attelaient à circonscrire le feu.

    Les réactions

    Dans la nuit de jeudi à vendredi, enfin, l’Indiana était à nouveau la proie des flammes. Lors des deux derniers événements, un ou plusieurs individus ont été vus, soit par des témoins, soit par des caméras de vidéosurveillance à proximité immédiate des établissements…

    Le conseiller municipal centriste Lionel Giusti, fondateur du mouvement Les Ciotadens, apporte son soutien « aux riverains qui ont vécu une nouvelle nuit d’angoisse en bord de mer, contraints d’évacuer en urgence après qu’un nouvel incendie a de nouveau frappé un restaurant… » Celui-ci s’était déjà ouvertement indigné de la répétition des faits, lors de l’incendie du Maia, fin août, « le deuxième restaurant victime des mêmes faits (…) dans le même secteur »…

    De son côté, Karim Ghendouf, le conseiller municipal communiste du groupe La Ciotat nous rassemble, a aussitôt réagi : « C’est avec une grande colère [que j’ai appris] qu’un nouvel incendie détruisant un restaurant s’est produit. (…) Tout d’abord je tiens à condamner avec la plus grande fermeté ces actes malveillants et graves », lance-t-il. « J’apporte tout mon soutien aux commerçants victimes de ces agissements ainsi qu’à l’ensemble des employé.e.s affecté.e.s par ces actes graves. Des familles entières voient le fruit de leur travail ruiné en une nuit, des employé.e.s se retrouvant sans travail. C’est douloureux. En espérant que les moyens de police et de justice puissent être mobilisés pour mettre un terme à ces agissements », déclare l’élu. Silence radio du côté des enquêteurs, les investigations suivent leur cours.

    « En espérant
    que les moyens de police et de justice puissent être mobilisés pour mettre
    un terme à ces agissements »

  • La Ville lance un appel à projets pour réhabiliter le Comptoir de la Victorine

    La Ville lance un appel à projets pour réhabiliter le Comptoir de la Victorine

    Il était temps. Inscrit depuis le printemps 2022 dans le plan de rénovation urbaine conclu entre la Ville de Marseille et l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru), le Comptoir de la Victorine (3e) passe une nouvelle étape dans son chemin vers la réhabilitation avec l’ouverture d’un appel à projets par la mairie.

    Racheté par la Ville en 2008 puis abandonné par la municipalité Gaudin, le site attend une rénovation de grande ampleur depuis 2018 au moins, année où il est gravement endommagé par un incendie. Si 1 500 mètres carrés sont déjà investis par le tissu associatif, 6 000, répartis sur trois bâtiments, restent à aménager. « Notre ambition est d’exploiter au mieux cet espace pour que les locaux puissent pleinement en profiter, détaille Audrey Gatian, adjointe (PS) au maire en charge de la politique de la ville. Le programmiste devra appuyer cette réflexion, sur l’optimisation des mètres carrés en fonction de toutes les envies et besoins du territoire, avec la volonté par exemple de créer un lieu d’accueil et d’insertion par l’emploi pour les jeunes. »

    Un site déjà partiellement exploité

    Cofinancée par l’Anru – qui conditionne sa contribution à la création de « services aux habitants » – la réhabilitation comprend plusieurs phases, intégrant des missions de programmation, de faisabilité, puis d’assistance à la consultation de maîtrise d’œuvre. C’est pour accomplir ses tâches que la Ville lance cet appel d’offres.

    Ancienne usine d’allumettes, le Comptoir de la Victorine abrite dès le début des années 2000 des activités socioculturelles. Racheté par la Ville en 2008 après avoir souffert d’un déficit d’entretien, le site continue aujourd’hui son activité associative et accueille plusieurs structures sociales, artistiques et culturelles – les Têtes d’ails, centrée sur la culture et l’éducation populaire, l’Art de vivre, qui propose des spectacles vivants, et de la création sonore, Appel d’aire, porteuse d’une formation aux métiers du bois et du métal pour les jeunes déscolarisés et Boulègue, un média participatif – toutes regroupées au sein de l’association du Grand Comptoir. Le lieu, animé par ses résidents, est reconnu comme un centre d’éducation populaire, de création participative et d’insertion. Lancé la semaine dernière, l’appel à projets se clôture à la fin du mois.