Tag: hôpital

  • Briser le silence autour du don d’organes

    Briser le silence autour du don d’organes

    Dans le bassin aixois, on recense toujours 30% de refus de don d’organes. En France pourtant, « tout le monde est considéré comme donneur d’organe, souligne le docteur Laurent Lefebvre. Dans notre pays, on demande aux familles s’il y a eu une opposition du défunt au cours de sa vie. Si la famille ne reflète pas d’opposition, alors on part sur une procédure de don d’organe. »

    À l’hôpital d’Aix-en-Provence Pertuis (CHAPP),à l’occasion de la Journée nationale du don d’organes ce lundi, médecins et bénévoles d’associations ont tenu un stand pour lever les tabous et combattre les méconnaissances autour de cette démarche. L’établissement, déjà agréé pour les prélèvements d’organes, devient aussi « Ambassadeur du don d’organes » et concrétise ce label en cosignant une charte avec l’association Espoir 13. « Ce n’est pas un titre, mais l’engagement de faire vivre la culture du don », rappelle Maryse Blangero, cofondatrice d’Espoir 13.

    Du côté de la direction, le label permet de « relancer » les équipes, qui viennent de connaître des changements. Mais surtout « de nous motiver, d’être plus responsables, plus engagés dans le don d’organe », estime Francis Saint-Hubert, directeur de l’hôpital. Car le sujet reste crucial. « On a progressé depuis une dizaine d’années. Mais il en manque tout le temps [des dons]. Les listes d’attente dépassent le nombre de donneurs. On a chaque année des patients qui décèdent faute de greffe », pointe Malika Valenza, cadre de santé au sein de l’unité de réanimation. « Je ne pense pas que le don d’organe soit tabou, mais les gens ne parlent pas de la mort, donc n’évoquent pas cette possibilité-là. Il y a donc un manque de communication à ce sujet. Il faut en parler spontanément », encourage le docteur Annabelle Hamon, de la coordination du don d’organe.

  • Première pierre posée pour l’unité adolescents d’EPSY Var

    Première pierre posée pour l’unité adolescents d’EPSY Var

    Poser la première pierre… d’un bâtiment déjà construit. L’expression était peut-être mal choisie, mais qu’importe : vendredi, élus et membres de la direction de l’Établissement psychiatrique du Var (EPSY Var) ont inauguré les travaux de la future unité adolescents sur le site de Pierrefeu-du-Var, au cœur d’une bâtisse désaffectée qui va être entièrement rénovée. « C’est le symbole de notre projet d’établissement 2026-2030. Un projet ambitieux, entièrement tourné vers la couverture des besoins de santé », salue Nicolas Funel, directeur d’EPSY Var.

    Cette nouvelle unité va voir le jour grâce à un soutien de 2 millions d’euros de l’Agence Régionale de Santé (ARS), qui va permettre d’accueillir 14 adolescents de 12 à 17 ans (4 lits d’hospitalisation intensive en séjours de 2 semaines, 4 lits d’hospitalisation de semaine en séjours de 2 mois, et 6 places en hôpital de jour) d’ici avril 2027. « Cela s’est presque imposé à nous, dans un contexte de difficultés pour les publics adolescents, sur des situations de plus en plus lourdes, de plus en plus nombreuses, avec des réponses insuffisantes », appuie Sébastien Monié, directeur départemental de l’ARS PACA pour le Var, qui annonce que la psychiatrie adolescents sera l’une des priorités du projet territorial de santé mentale, « au niveau départemental et inter-départemental ».

    Les capacités de prise

    en charge regroupées

    « Depuis 2019, il y a eu une augmentation de 30% des tentatives de suicide médicamenteuse chez les adolescents de 12 à 18 ans », illustre Cécile Pinna, cheffe du pôle de pédopsychiatrie d’EPSY Var. Dans cette optique, la création de ce nouveau service « permettra des prises en charge adaptées pour les ados en crise, car pour l’instant on les accueille sur les unités de pédiatrie, qui ne le sont pas », précise Cécile Pinna.

    Et de regrouper les capacités. Car jusqu’ici, les adolescents dépendant du secteur d’EPSY Var – qui s’étale du Verdon jusqu’à Hyères du nord au sud, et du Cannet-des-Maures à Belgentier d’est en ouest -, étaient régulièrement envoyés sur l’unité externe de la Villa Nova, à la Garde (qui s’occupe de l’hospitalisation en semaine et sera intégrée au site de Pierrefeu) et au Centre d’évaluation et d’orientation pour adolescents (CEOA) du Centre hospitalier de Toulon – la Seyne (CHITS). « Ce n’était pas évident parce qu’on n’avait pas la main sur ces lits. Ce n’était pas notre pôle, pas notre équipe, et ils avaient aussi leurs propres besoins. On va pouvoir continuer les prises en charge de semaine comme à la Villa Nova, mais de manière plus sécurisée parce que ce sera à l’intérieur de l’hôpital », valide Cécile Pinna.

  • Un accord sur l’organisation du travail entre FO et la direction du Centre hospitalier de Toulon – La Seyne

    Un accord sur l’organisation du travail entre FO et la direction du Centre hospitalier de Toulon – La Seyne

    « C’est comme ça qu’il faut faire ! Il faut parler à la direction quand on n’est pas d’accord ! » Jessica Michel, secrétaire générale FO CHITS, lève le poing, devant une foule d’environ 200 salariés massés devant l’hôpital Sainte-Musse, jeudi midi, après l’appel à la grève lancé par le syndicat. Raisons de la colère, « la démolition de l’hôpital public et le mépris des personnels », et « un dialogue social devenu une illusion », malgré des « lits fermés par manque d’effectifs, des services d’urgences saturés, le sous-effectif quotidien, l’épuisement généralisé des équipes et la perte de sens au travail ».

    Une mobilisation qui a porté ses fruits et provoqué un immense soulagement chez les soignants, dont les nombreuses embrassades à l’intention de leurs représentants syndicaux étaient à la hauteur de leur reconnaissance. « Je leur ai dit que c’était eux qu’il fallait remercier, car sans eux, la direction n’aurait pas répondu comme ça », salue Jessica Michel, qui loue aussi l’implication de Josée Massi, maire (SE) de Toulon et présidente du conseil de surveillance de l’hôpital : « Elle nous a entendus et écoutés. Elle connaissait le dossier, la vie des agents lui tient à cœur. »

    Un cycle de négociations va débuter

    Trois des revendications émises par les travailleurs ont été entendues. Tout d’abord, la prise en compte de la pause méridienne dans le temps de travail. Deuxièmement, le passage de 35 à 37h30 de travail hebdomadaires, alors que de nombreuses heures supplémentaires n’étaient ni récupérées, ni payées. « Le passage aux 35 heures au sein de l’hôpital en 2002 s’est fait sans moyen », évoque Gilles Manchon, secrétaire régional Paca-Corse FO Santé. « Les agents hospitaliers ont absorbé la surcharge de travail depuis maintenant 24 ans. Ils doivent avoir leur repos compensateur par rapport à la surcharge de travail qu’ils ont. »

    Un point sur lequel FO CHITS restera particulièrement vigilant, certains agents cumulant « plus de 300 heures non payées, ni récupérées », ajoute Gilles Manchon. Cela, grâce à la troisième avancée obtenue, à savoir l’implication des salariés dans la construction des cycles de travail (gestion des horaires, des temps de repos).

    Mais le secrétaire régional FO Santé tempère : « On a gagné un match contre la direction, mais le championnat est long et d’autres matches s’annoncent. » Car, désormais, place à un cycle de négociations entre les deux parties, qui concernera les cycles de travail, donc, et les moyens matériels et humains accordés aux services.

    Yann le Bras, directeur du CHITS, se place lui aussi dans une logique d’ouverture : « Il faut une méthode pour porter un dialogue social constructif, qui prenne en compte le vécu des agents, mais aussi les réalités de l’établissement. » Dans cette perspective, la question du temps de travail fera l’objet d’une attention particulière : « Il y a parfois des sujets à modifier, notamment quand le rapport à la loi est en jeu, et c’est un des sujets qui est sur la table », promet-il aux 4 000 agents hospitaliers de l’établissement.

  • L’essor de l’hospitalisation à domicile au cœur des débats à Marseille

    L’essor de l’hospitalisation à domicile au cœur des débats à Marseille

    Professionnels de santé, responsables d’établissements et représentants institutionnels se retrouvent au Parc Chanot, les jeudi 18 et vendredi 19 juin à Marseille, pour échanger sur les enjeux de l’hospitalisation à domicile (HAD), à l’occasion des Universités d’été de la FNEHAD.

    15 470 patients l’an passé

    L’HAD est une hospitalisation à part entière permettant à des patients de recevoir, à leur domicile, des soins médicaux et paramédicaux complexes qui auraient autrement nécessité un séjour dans un établissement de santé. Chimiothérapies, soins palliatifs, pansements complexes, assistance respiratoire ou encore rééducation peuvent ainsi être réalisés sur le lieu de vie du patient, grâce à une coordination entre médecins, infirmiers et autres professionnels de santé.

    La région Sud figure parmi les territoires où cette activité progresse le plus rapidement. En 2025, les 22 établissements d’hospitalisation à domicile de la région ont réalisé 740 016 journées d’hospitalisation, soit une hausse de 9,2% en un an, au bénéfice de 15 470 patients (+14,7%).

    Porté par le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques et la nécessité de désengorger les hôpitaux, ce développement s’accompagne de besoins croissants en personnel.

    Les structures d’HAD emploient notamment des infirmiers, aides-soignants, médecins coordonnateurs, cadres de santé, psychologues, assistants sociaux et logisticiens. Elles travaillent également avec de nombreux professionnels libéraux.

  • Un nouveau lieu d’accompagnement et de vie au cœur de l’hôpital de Hyères

    Un nouveau lieu d’accompagnement et de vie au cœur de l’hôpital de Hyères

    L’hôpital de Hyères compte aujourd’hui un nouvel espace de soins et d’accompagnement de 100 m2, spécifiquement dédié à la santé des femmes, au suivi de la grossesse et à la préparation à la parentalité. Conçue pour favoriser l’écoute et la confiance, la Villa Alma regroupe, dans un environnement apaisant, trois salles de consultation et un espace de prévention autour de la maternité.

    Elle propose des consultations en gynécologie-obstétrique ainsi que toute la gamme d’examens associés, mais aussi des entretiens prénataux et des cours de préparation à la naissance.

    « C’est un message fort qui est porté par les équipes et par l’hôpital, un engagement bien sûr en faveur des femmes, en faveur des familles et en faveur de l’avenir de notre maternité à laquelle nous tenons beaucoup », a déclaré le directeur, Yann Le Bras. L’occasion de préciser qu’il n’était pas anodin d’investir dans ce type de lieu en ce moment, alors que de nombreuses maternités connaissent des difficultés à l’échelle nationale.

    « Ce nouvel espace témoigne de l’attention que vous portez à la santé des femmes, à l’accompagnement des futures mères et au soutien des familles de notre territoire », souligne la maire de Hyères, Véronique Bernardini (SE). La première magistrate insiste sur le fait que l’on pourra toujours compter sur elle pour défendre l’offre de soins du territoire, comme la maternité de Hyères, qui enregistre 700 naissances par an.

  • À Martigues, le nouveau mammographe facilite la vie des patientes

    À Martigues, le nouveau mammographe facilite la vie des patientes

    Il s’appelle Siemens Mammomat B.brilliant, il trône en vedette de la salle d’examen, et s’apprête à changer la vie des patientes. C’est en tout cas l’ambition affichée par l’Hôpital de Martigues et le maire (PCF) Gaby Charroux lors de l’inauguration de ce mammographe mardi soir.

    Ce matériel permet de nouvelles possibilités d’imagerie moderne. Notamment la tomosynthèse, « une mammographie en trois dimensions qui permet une meilleure caractérisation des cancers » détaille la Dr. Hanifa Dorbani, radiologue. Mais aussi la macrobiopsie, soit « un prélèvement d’une microcalcification pas toujours visible à l’échographie » précise la radiologue. Et en cas de contre-indication à l’IRM, cet appareil permet une « angiomammographie avec injection de produit de contraste pour analyse fonctionnelle des lésions », d’après la médecin.

    Ces examens sont maintenant accessibles à tous, y compris aux personnes handicapées, notamment en fauteuil, comme le démontrent les manipulatrices radio en variant la hauteur de l’appareil. De plus, « la technologie plus récente permet de faire moins mal aux patientes grâce à une compression adaptée » des seins, avance l’une d’entre elles. Sa collègue renchérit : « Le but est que les dames soient moins traumatisées, qu’elles reviennent plus volontiers. » Les fleurs de cerisiers et papillons ajoutés aux murs par les agentes en attestent.

    La Dr Hanifa Dorbani explique que dorénavant, ce nouveau matériel permet « une sémiologie de proximité et une prise en charge totale pour les patientes ». C’est-à-dire qu’« à Martigues, les gens sont pris en charge du jour où on apprend le cancer au jour où on est en rémission », précise le président de la Ligue contre le cancer 13, Pierre Garosi.

    Un matériel à 287 000 €

    La Ligue a financé 200 000 euros, complétés par les 87 000 euros restants de l’Agence régionale de santé (ARS). « L’ambition est d’améliorer les chiffres de dépistage du cancer du sein » selon Delphine Hauptmann, directrice de l’ARS au niveau départemental, avançant qu’« une femme sur 4 participe au dépistage dans le département, la moyenne nationale étant d’1 sur 2 ».

    Le directeur de l’Hôpital de Martigues Loïc Mondoloni, l’assure : « Sans la Ligue et l’ARS, on n’en serait pas là. » « Ce saut technologique est important pour le territoire », poursuit-il, « il est de notre rôle d’avoir cette proximité », notamment « pour éviter les kilomètres et les embouteillages » pour aller à Marseille, surtout si on vient de Port-Saint-Louis.

    Le maire de Martigues Gaby Charroux ne cache pas son enthousiasme. « On veut le meilleur pour notre hôpital et on lutte pour la technologie, le personnel et les moyens financiers. » L’engagement de la Ville pour cet appareil a pu être redirigé vers un autre matériel grâce à un rajout des financeurs.

  • [Entretien] « L’avancée du nouvel hôpital d’Aubagne dépend du préfet »

    [Entretien] « L’avancée du nouvel hôpital d’Aubagne dépend du préfet »

    La Marseillaise : Vous attendiez-vous à cette nomination en tant que délégué spécial ?

    Mohammed Salem : Oui, complètement. Je discute avec le maire actuel depuis deux ans et nous avons de bonnes relations, malgré le fait que je me sois présenté aux élections municipales [d’Aubgane, Ndlr.]. On est en phase sur ce projet qui est plus que nécessaire pour Aubagne et pour le territoire dans sa globalité. Je discute avec tous les maires du territoire, au-delà des étiquettes partisanes. Aujourd’hui, c’est une nécessité d’avoir un hôpital qui répond aux normes modernes et qui s’inscrit dans l’évolution de la médecine publique.

    Concrètement, quel est votre rôle ?

    M.S. : Ce projet a 7 ans et nous n’avons toujours pas réussi à en sortir quelque chose de complet et cohérent. Il s’agit d’un dossier avec beaucoup de protagonistes : l’ARS [Agence régionale de santé, Ndlr.] Paca, l’État, l’hôpital qui porte le projet, mais aussi la Ville d’Aubagne, la Métropole, pour l’aménagement et la mobilité, puis la Région et le Département. Tout cela nécessite beaucoup de travail de coordination. Aujourd’hui, une version du projet, retravaillée par les équipes de l’hôpital après avoir été retoquée par l’ARS, a été approuvée par le cabinet du Premier ministre, même si plusieurs recommandations ont été faites.

    Quelle est la prochaine étape ?

    M.S. : La question du foncier pose aujourd’hui quelques problèmes. Le terrain où est envisagée la construction, celui des Gargues, n’appartient pas à Aubagne, mais à des propriétaires privés. Nous avons donc fait une demande de DUP [Déclaration d’utilité publique, procédure administrative permettant de réaliser une opération d’aménagement sur des terrains privés en les expropriant, précisément pour cause d’utilité publique, Ndlr.]. Elle a été validée par le commissaire-enquêteur et attend aujourd’hui la signature du préfet. Une fois cette signature obtenue, tout le reste devrait découler. C’est une priorité. Même si, bien sûr, nous comptons aussi sur le bon sens des propriétaires et ne souhaitons pas forcément passer par une procédure d’expropriation.

    Ensuite, un comité de pilotage avec toutes les parties prenantes est prévu le 26 juin. C’est l’occasion de commencer à piloter ce projet qui nécessite vraiment d’être centralisé. Je pense qu’il faut vraiment que nous parlions d’une seule voix avec toutes les communes concernées [le conseil municipal d’Aubagne a appelé, vendredi 5 juin, à la création d’un « front commun territorial » avec les 19 communes directement touchées par l’arrivée du nouvel hôpital, Ndlr.].

    Un plan d’efficience, impliquant une potentielle réduction de la masse salariale de l’hôpital pour réduire son déficit, a été évoqué par l’ARS. Quelle est votre position ?

    M.S. : Moi, j’ai l’intention de mener ce projet sans toucher, bien sûr, à la masse salariale de l’hôpital. Le service pédiatrie d’Aubagne est le seul à l’est de Marseille jusqu’à Toulon. Il est très reconnu au niveau de la région. Nous avons également un service d’urgences ultra-performant. L’été, on donne souvent un coup de main à l’hôpital d’Aix-en-Provence ou de La Ciotat. Il y a le déficit, d’accord, mais il y a aussi tout cela à mettre sur la balance. Si on s’engage à faire un projet de nouvel hôpital avec moins de personnel, ce n’est même pas la peine.

  • Forte mobilisation contre le « plan d’efficience » à l’hôpital d’Aubagne

    Forte mobilisation contre le « plan d’efficience » à l’hôpital d’Aubagne

    Ou plutôt un énième plan d’austérité avec « la suppression de 50 équivalents temps pleins », s’insurgent-ils. En un mot : « inacceptable ».

  • La mairie d’Aubagne veut fédérer pour le nouvel hôpital

    La mairie d’Aubagne veut fédérer pour le nouvel hôpital

    Lancé au lendemain de la crise du Covid, dans le cadre d’un plan d’investissements prévu par le gouvernement à la suite du Ségur de la Santé, le projet de construction d’un nouvel hôpital à Aubagne n’avance pas assez vite d’après la nouvelle municipalité. Censé s’implanter dans la zone des Gargues, dont le foncier n’a toujours pas été acquis, l’établissement doit, en théorie, être livré en 2032. De quoi pousser la mairie à réclamer un coup d’accélérateur.

    Vendredi, à l’occasion du conseil municipal, les élus se sont donc prononcés à la faveur d’un vœu en quatre points. À commencer par la création d’un « front territorial commun », aux côtés des 19 communes directement impactées par la construction de l’hôpital. L’objectif : faire bloc, « au-delà des étiquettes partisanes », pour « exiger le maintien des enveloppes budgétaires » auprès des collectivités territoriales impliquées dans le financement du projet. La Ville invite également lesdites communes à envisager une participation financière à l’achat du foncier, pour l’instant prévu à l’unique charge d’Aubagne.

    La Région Sud, la Métropole Aix-Marseille et le Département des Bouches-du-Rhône sont également interpellés et invités à « confirm[er] et accélér[er] leurs engagements financiers respectifs afin de sécuriser l’enveloppe globale du projet ». Leur mobilisation est aussi nécessaire à la réalisation des infrastructures de transport (Val’Tram, BHNS) et de voirie, « indispensables à la desserte et à la sécurité du site des Gargues ». « La faisabilité et le succès de cet hôpital dépendent de son accessibilité », a en ce sens souligné Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne.

    Dans l’attente du préfet

    Le vœu appelle également à la signature « dans les meilleurs délais » de la Déclaration d’utilité publique (DUP) par le préfet des Bouches-du-Rhône, une procédure administrative permettant de réaliser une opération d’aménagement sur des terrains privés en les expropriant, précisément pour cause d’utilité publique. Un document ici nécessaire pour entamer les négociations avec les actuels propriétaires. « Il faut qu’on ait suffisamment avancé au deuxième semestre de l’année sur les acquisitions foncières pour que l’État accepte, dans la foulée, de lancer les concours d’architectes, détaille une source proche de la municipalité. Et ces concours d’architectes, si on veut que l’hôpital soit livré en 2032, il faut les lancer en 2027. » Pour coordonner efficacement toutes ces instances, Mohammed Salem, ancien président de la commission médicale de l’hôpital d’Aubagne, a été nommé délégué spécial auprès du maire. Une nomination fortement critiquée, au passage, par Gérard Gazay, l’ancien maire (LR) d’Aubagne. D’ailleurs, son groupe n’a pas pris part au vote de ce vœu.

    Un comité de pilotage, en présence de toutes les institutions impliquées, doit avoir lieu le 26 juin.

  • À Avignon, des baptêmes de l’air pour des enfants hospitalisés

    À Avignon, des baptêmes de l’air pour des enfants hospitalisés

    Une initiative rendue possible grâce au Lions Club Ponts d’Avignon-Villeneuve-Les Angles, mais aussi l’aéroport, qui ont affrété deux aéronefs. Souffrant de maladies chroniques, pour la plupart atteints de diabète, et fréquemment hospitalisés dans les services de pédiatrie du centre hospitalier d’Avignon, « tous les enfants sont revenus enchantés, des étoiles plein les yeux », se réjouit l’hôpital.