Tag: Hérault

  • À Montpellier, Le Grain des mots déménage : cap sur une nouvelle page

    À Montpellier, Le Grain des mots déménage : cap sur une nouvelle page

    C’est acté. La librairie indépendante et généraliste Le Grain des mots, située sur le Jeu de Paume, va déménager prochainement à quelques encablures de son adresse actuelle, dans les locaux de l’ancien cinéma Diagonal Saint-Denis (fermé depuis 2007), situé face de la brasserie Le Dôme.

    Un heureux dénouement pour Romain et Tristan Demante, les deux frères cogérants du lieu, confrontés en août 2022 à un sérieux dégât des eaux qui les avait contraints à quitter leurs locaux historiques du 13 boulevard du Jeu de Paume pour s’installer, de façon provisoire, à quelques pas de là, au numéro 15, dans un local appartenant à la Ville.

    Cette solution prévue pour être transitoire aura finalement duré plusieurs années… « Ça fera 4 ans cet été qu’on a été contraints de déménager dans ce local. C’était bien pour 6 mois, mais ça a été dur et pénible de tenir aussi longtemps ici. On a eu 7 dégâts des eaux, le carrelage s’est effondré, sans compter qu’on n’a pas de vitrine, si bien qu’on est très peu visible », confie Tristan Demante, qui ne cache pas son soulagement de pouvoir enfin tourner la page de ce trop long chapitre. Non pas, comme c’était prévu, en réintégrant le local historique du Jeu de Paume ravagé par le sinistre de 2022, mais en acquérant un lieu tout proche.

    « Un pari sur l’avenir »

    Jusqu’ici locataire, le Grain des mots devient donc propriétaire. « C’est un pari sur l’avenir, mais on est confiants. On a une super équipe, une clientèle fidèle, un super lieu. Cette fois ce sera la bonne, on n’a pas vocation à déménager tous les 4 ans ! », plaisante Tristan Demante. « On ne remerciera jamais assez nos clients, qui nous ont aidés à tenir dans ces conditions difficiles. C’est la raison pour laquelle on a eu envie de les associer à l’annonce de la bonne nouvelle », poursuit le libraire.

    Ce dimanche 12 avril à 15h, tous ceux qui le veulent sont donc invités à participer, munis d’un carton symbolique, à une chaîne humaine reliant l’adresse actuelle à la nouvelle. « L’idée est de montrer qu’on ne va pas loin. Car c’est la grosse inquiétude qui est formulée quand on dit qu’on va déménager », relate Tristan Demante. Un clip vidéo de cette chaîne humaine sera réalisé, « qui nous servira le moment venu pour communiquer sur la date d’ouverture ». Elle reste en effet inconnue pour l’instant, même si on peut l’espérer pour la rentrée de septembre. Avant cela, des travaux, qui devraient débuter rapidement, doivent avoir lieu dans ces nouveaux locaux de 270 m², dont l’aménagement sera confié à un architecte. « On va être plus praticable, plus visible et lisible dans les rayons. » Davantage d’ouvrages seront également proposés, la librairie gagnant 50 m² sur son espace actuel. L’esprit, lui, restera le même, promettent les frères Demante : « celui d’Aline » [Aline Huille, leur mère, qui a fondé Le Grain des mots en 2003, Ndlr].

  • Le plastique s’invite au Bar des sciences à Montpellier

    Le plastique s’invite au Bar des sciences à Montpellier

    Informer pour mieux lutter contre la propagation des microplastiques : c’est le principe de la prochaine conférence de l’Université de Montpellier proposée dans le cadre du Bar des sciences. Cet échange sera l’occasion de discuter avec les professionnels et de répondre aux questions sur les gestes du quotidien permettant de limiter leur diffusion. Ouverte à tous, la rencontre se veut accessible et pédagogique, afin de donner à chacun les clés pour mieux comprendre et agir face à cet enjeu majeur.

    Pour animer le débat, Sylvain Catrouillet, Xavier Coussin et Laura Arsenie, chercheurs et experts en chimie et spécialistes des microplastiques, animeront la séance. Une tâche d’utilité publique comme l’explique Xavier Coussin, chercheur à l’Inrae et au laboratoire Marbec de Palavas-les-Flots : « Ce que l’on veut avant tout avec cette rencontre, c’est sensibiliser le grand public sur le sujet des microplastiques. Il s’agit de petits bouts de plastique de 5 millimètres ou moins. On en trouve partout et ils sont uniquement d’origine anthropique. »

    Un danger pour les êtres vivants

    Une prolifération liée aux activités humaines, qui représente un réel danger pour les êtres vivants et l’Homme, témoigne le chercheur : « Les microplastiques impactent tout le monde. On les retrouve dans la nature, chez les animaux, les poissons et même chez nous, les êtres humains. » Une présence dans les organismes qui a un coût, explique Xavier Coussin : « Dans la majorité des cas, les particules sont inhalées par les individus. Le principal risque avec cette exposition chez l’Homme va être la dérégulation de la flore intestinale. C’est un problème important car ça peut créer des troubles et des complications pour les personnes concernées. »

    Au-delà des risques sanitaires, les chercheurs insistent également sur les conséquences environnementales à long terme. Les microplastiques s’accumulent dans les sols et les océans, perturbant aussi durablement les écosystèmes. Les océans et la faune marine sont les plus touchés par ces contaminations. Selon les chiffres du ministère de la transition écologique, chaque année dans le monde près de 400 millions de tonnes de plastiques et microplastiques sont relâchées dans les océans. Si les milieux aquatiques semblent les plus touchés, les sols ne sont pas épargnés. En France toujours selon l’organisme gouvernemental, trois quarts d’entre eux seraient contaminés par la présence de microplastiques.

  • L’assurance chômage bientôt réduite après une rupture conventionnelle

    L’assurance chômage bientôt réduite après une rupture conventionnelle

    Chaque année amène avec elle sa nouvelle réforme de l’assurance chômage, signe que pour faire des économies, le gouvernement manque quelque peu d’imagination… ou de volonté ? Car réduire les droits des chômeurs n’entraîne jamais des millions de personnes dans la rue. L’Insee estime pourtant qu’entre 60 et 80% des actifs passeront par au moins une phase de chômage durant leur carrière.

    La proposition de loi adoptée par le Sénat le 1er avril, dont le sénateur Laurent Burgoa (LR) était devenu le rapporteur suite à un changement du calendrier législatif, s’attaque en effet à la durée maximale d’indemnisation après une rupture conventionnelle. Les nouvelles règles prévoient ainsi de réduire la durée de cotisation à 15 mois pour les personnes de moins de 55 ans (18 mois aujourd’hui), 20,5 mois pour les personnes de plus de 55 ans (22,5 mois pour les 55-57 ans et 27,5 mois pour les plus de 57 ans aujourd’hui).

    Selon les chiffres du gouvernement, cette réforme permettrait d’économiser entre 600 et 800 millions d’euros, mais aussi de permettre 12 000 à 15 000 retours à l’emploi supplémentaires. « Déjà à 200 millions d’euros près on ne sait pas compter… mais surtout je voudrais bien comprendre la mécanique qui nous expliquerait que quand tu réduis les droits des chômeurs, ça crée de l’emploi. C’est un argument fallacieux », fustige Serge Ragazzacci de la CGT 34.

    Cette réforme, débattue en commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale mercredi 8 avril, devrait être soumise au vote jeudi 16 avril. Elle fait suite à un accord trouvé le 25 février entre une partie des organisations syndicales (CFDT, FO, CFTC) et patronales (Medef, CPME, U2P).

    Deux stratégies syndicales distinctes

    Pour Franck Mary-Montlaur, secrétaire général de l’UD FO 34, cet accord vise surtout à éviter une nouvelle réforme de l’assurance chômage : « On ne voulait surtout pas revenir à une nouvelle négociation sur l’assurance chômage, comme le programmait le gouvernement. On nous a aussi fait comprendre que le patronat était favorable à taxer plus les contrats courts et nous pensons qu’il doit cotiser plus quand il fait appel à des contrats courts. Une brèche est ouverte. En 2008 [lors de la création des ruptures conventionnelles, Ndlr], on y était allé à reculons. C’est surtout le patronat qui a profité des ruptures conventionnelles. Nous avons toujours défendu l’assurance chômage, qui doit rester une protection pour les salariés qui se font licencier. »

    Une méthode contestée par la CGT qui n’a donc pas signé cet accord. « On refuse la politique du “moins pire”. On négocie toujours sur le reculoir. Ça continue d’exonérer le patronat de toute responsabilité mais aussi le gouvernement, qui concède des aides publiques et des exonérations de cotisations sociales via un certain nombre de mesures. Le syndicalisme va devoir se poser les bonnes questions parce que ce n’est pas au syndicat de négocier des reculs et d’ensuite les expliquer aux salariés », estime Serge Ragazzacci, qui regrette qu’une partie des syndicats se soit désolidarisée alors qu’une position commune avait initialement été établie.

    Le secrétaire général de l’Union départementale CGT de l’Hérault souhaite aussi rappeler pourquoi la CGT s’est toujours opposée aux ruptures conventionnelles, qui ont explosé un partout en France à l’image de l’Hérault, qui en dénombre entre 700 et 1 000 par mois : « C’est un énorme plan social qui ne dit jamais son nom. Ces procédures remettent en question la justice prud’homale. Elles permettent de supprimer de l’emploi rapidement sans pouvoir d’intervention des représentants du personnel. Et qui paie ? L’assurance chômage. Enfin, l’inspection du travail vérifie au mieux si la procédure de la rupture conventionnelle a été respectée, mais elle ne vérifie pas si le contenu respecte les droits du salarié. »

  • L’assurance chômage bientôt réduite après une rupture conventionnelle

    L’assurance chômage bientôt réduite après une rupture conventionnelle

    Chaque année amène avec elle sa nouvelle réforme de l’assurance chômage, signe que pour faire des économies, le gouvernement manque quelque peu d’imagination… ou de volonté ? Car réduire les droits des chômeurs n’entraîne jamais des millions de personnes dans la rue. L’Insee estime pourtant qu’entre 60 et 80% des actifs passeront par au moins une phase de chômage durant leur carrière.

    La proposition de loi adoptée par le Sénat le 1er avril, dont le sénateur Laurent Burgoa (LR) était devenu le rapporteur suite à un changement du calendrier législatif, s’attaque en effet à la durée maximale d’indemnisation après une rupture conventionnelle. Les nouvelles règles prévoient ainsi de réduire la durée de cotisation à 15 mois pour les personnes de moins de 55 ans (18 mois aujourd’hui), 20,5 mois pour les personnes de plus de 55 ans (22,5 mois pour les 55-57 ans et 27,5 mois pour les plus de 57 ans aujourd’hui).

    Selon les chiffres du gouvernement, cette réforme permettrait d’économiser entre 600 et 800 millions d’euros, mais aussi de permettre 12 000 à 15 000 retours à l’emploi supplémentaires. « Déjà à 200 millions d’euros près on ne sait pas compter… mais surtout je voudrais bien comprendre la mécanique qui nous expliquerait que quand tu réduis les droits des chômeurs, ça crée de l’emploi. C’est un argument fallacieux », fustige Serge Ragazzacci de la CGT 34.

    Cette réforme, débattue en commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale mercredi 8 avril, devrait être soumise au vote jeudi 16 avril. Elle fait suite à un accord trouvé le 25 février entre une partie des organisations syndicales (CFDT, FO, CFTC) et patronales (Medef, CPME, U2P).

    Deux stratégies syndicales distinctes

    Pour Franck Mary-Montlaur, secrétaire général de l’UD FO 34, cet accord vise surtout à éviter une nouvelle réforme de l’assurance chômage : « On ne voulait surtout pas revenir à une nouvelle négociation sur l’assurance chômage, comme le programmait le gouvernement. On nous a aussi fait comprendre que le patronat était favorable à taxer plus les contrats courts et nous pensons qu’il doit cotiser plus quand il fait appel à des contrats courts. Une brèche est ouverte. En 2008 [lors de la création des ruptures conventionnelles, Ndlr], on y était allé à reculons. C’est surtout le patronat qui a profité des ruptures conventionnelles. Nous avons toujours défendu l’assurance chômage, qui doit rester une protection pour les salariés qui se font licencier. »

    Une méthode contestée par la CGT qui n’a donc pas signé cet accord. « On refuse la politique du “moins pire”. On négocie toujours sur le reculoir. Ça continue d’exonérer le patronat de toute responsabilité mais aussi le gouvernement, qui concède des aides publiques et des exonérations de cotisations sociales via un certain nombre de mesures. Le syndicalisme va devoir se poser les bonnes questions parce que ce n’est pas au syndicat de négocier des reculs et d’ensuite les expliquer aux salariés », estime Serge Ragazzacci, qui regrette qu’une partie des syndicats se soit désolidarisée alors qu’une position commune avait initialement été établie.

    Le secrétaire général de l’Union départementale CGT de l’Hérault souhaite aussi rappeler pourquoi la CGT s’est toujours opposée aux ruptures conventionnelles, qui ont explosé un partout en France à l’image de l’Hérault, qui en dénombre entre 700 et 1 000 par mois : « C’est un énorme plan social qui ne dit jamais son nom. Ces procédures remettent en question la justice prud’homale. Elles permettent de supprimer de l’emploi rapidement sans pouvoir d’intervention des représentants du personnel. Et qui paie ? L’assurance chômage. Enfin, l’inspection du travail vérifie au mieux si la procédure de la rupture conventionnelle a été respectée, mais elle ne vérifie pas si le contenu respecte les droits du salarié. »

  • [Entretien] « On a besoin de renforcer le parti sur Béziers »

    [Entretien] « On a besoin de renforcer le parti sur Béziers »

    La Marseillaise : L’extrême droite est au plus haut à Béziers, c’est une déception pour le Printemps de Béziers ?

    Nicolas Cossange : Oui, c’est une déception qui pose des questions sur la façon de construire une opposition, le programme, la temporalité. Tout n’était pas simple, il y avait quand même quelques faiblesses au printemps de Béziers. Et dans une ville comme Béziers, ça se paye cash.

    Qu’a-t-il manqué ?

    N.C. : Il manquait de contenu programmatique, de mobilisation militante. Même si c’est paradoxal là-dessus, parce qu’en tant que communiste, je ne suis pas insatisfait de la mobilisation des camarades du parti, au contraire. On fait deux adhésions sur la campagne. Mais enfin on ne peut pas être douze partis et galérer jusqu’à la dernière semaine pour construire la liste. On avait les logos, mais on n’avait pas les bras derrière. Il manquait du travail de fond. C’est sur du contenu, c’est sur du programme qu’on emporte les gens. On ne peut pas emmener les gens sur un projet uniquement parce qu’on est ensemble. Le programme ne sort que deux, trois semaines avant le premier tour. Il n’est pas construit collectivement. On ne va pas se raconter d’histoire. Un programme qui tombe d’en haut, de notre tête de liste. Il y a eu un travail en commission réalisé mais qui a été assez superficiel. Et nous avons découvert des éléments forts de notre programme dont on n’était pas au courant, comme le projet Orbiana.

    Vous quittez donc le conseil municipal, tout comme le poste de secrétaire départemental du PCF en juin prochain ?

    N. C. : C’était prévu. Ça fait dix ans, il était temps de passer la main.

    Comment voyez-vous la suite de votre engagement politique ?

    N.C. : On a besoin de faire vivre et de renforcer le parti sur Béziers. Parce que ces élections le montrent, il ne suffit pas d’accumuler les logos. Il faut faire des campagnes unitaires, faire des campagnes de rassemblement. Mais si on les fait sur des organisations politiques qui ne se renforcent pas, on n’y arrivera pas. Donc le travail, dans l’immédiat, c’est de continuer à faire vivre, à renforcer le Parti communiste français sur Béziers pour demain, sur des batailles électorales, mais pas uniquement, sur les batailles sociales, pouvoir peser plus.

    Propos recueillis par L. D.

  • Arlette ton cirque plante son chapiteau à la Mosson

    Arlette ton cirque plante son chapiteau à la Mosson

    Arlette ton cirque ! » fait son retour avec le printemps pour proposer, le 18 avril, une après-midi et une soirée de cirque et de son dans le parc Sophie-Desmarets*, quartier de la Mosson.

    Les « cabarets-jardin » impulsés en 2018 par une bande de copains sont devenus un rendez-vous attendu, qui accueille environ 2 000 personnes chaque année pour une journée festive. Entièrement gratuit et porté par une équipe bénévole, le festival a tissé des liens avec les acteurs associatifs du quartier où il est désormais implanté, lesquels participent à la manifestation à travers de nombreux stands de restauration ou d’animations.

    Nouveauté cette année, outre une scène extérieure en plein air sous les arbres, Arlette étrenne son nouveau chapiteau, acquis grâce au budget participatif de la Ville en 2024. C’est là, à partir de 14h, que débutera le traditionnel « Cab’arlette », cabaret-cirque où se succèdent des formats courts mêlant du clown, de la danse, des acrobaties et autres surprises, proposés par des artistes émergents ou amateurs rémunérés au chapeau.

    Se succéderont ensuite, le reste de l’après-midi, trois spectacles de cirque de compagnies professionnelles. De 16h à 16h40, la compagnie Das Arnak proposera, en extérieur, « Bakana », un spectacle de danse et mât chinois sur une musique bien rock n’roll ; entre 17h10 et 18h, la compagnie Shreu présentera sous le chapiteau « Imbroglio », porté par « une acrobate loufoque et bourrée de vie » ; enfin de 18h30 à 19h15, place à « Vilain chien », concert acrobatique et gesticulé de la Générale Posthume.

    Concerts et boum !

    À partir de 19h30, la musique prendra le relais pour une soirée en plein air, éclectique, festive et ouverte à toutes les générations. Au programme : un concert afrobeat d’Ina’timbô (19h30-20h45) ; un show case rap avec Taliano (21h-21h30), artiste d’origine italo-marocain « qui transforme les galères en lumière et les langues en passerelles » ; un concert afro-rock du quintet Saf Feh, soudé autour de la voix de sa chanteuse Sabrina (21h45-22h45) ; la soirée musicale se clora sur le DJ set de Marina Rabita (23h-00h), à la fois DJ, danseuse et chorégraphe.

    Les plus jeunes pourront eux aussi se déhancher sur la piste, avec, pour la première, une boum proposée à 18h. Tout au long de la journée, ils pourront également profiter des ateliers de découverte des arts du cirque (dès 3 ans) encadrés par des animateurs de l’école Balthazar (15h30-18h). Un atelier écologie « Au fil de l’eau de la Mosson » sera également proposé de 14h à 19h, sous une forme ludique. Sans oublier le concert participatif de la violoncelliste Sara Valero, à 16h40, accessible dès le plus jeune âge.

    * Tram ligne 1 direction Mosson, arrêt Halles de la Paillade

  • À Montpellier, la caisse alimentaire commune recrute !

    À Montpellier, la caisse alimentaire commune recrute !

    Un projet solidaire qui promeut une alimentation saine pour tous. C’est l’esprit de la Caisse alimentaire commune, lancée à Montpellier en 2022 par un collectif d’associations et d’organismes de recherche, rejoint par la Ville et la Métropole. Une expérimentation inspirée du projet politique de la Sécurité sociale alimentaire, dont les initiateurs tirent un premier bilan positif.

    D’une cinquantaine de personnes au départ, le dispositif s’est élargi à 500 foyers participants et ambitionne de franchir, d’ici la fin de l’année, le cap de 800 à 900 cotisants grâce à un appel à participation au long cours. Les volontaires peuvent d’ores et déjà candidater*. Des tirages au sort, établis à partir de critères destinés à maintenir la diversité des publics et les financements, auront lieu chaque mois (prochain tirage au sort le 20 avril, il faut avoir candidaté avant le 14) pour sélectionner les nouvelles recrues.

    Le système est le suivant : chacun cotise mensuellement en fonction de ses moyens et reçoit un budget alimentaire en fonction de la composition de son foyer. Le montant des cotisations n’est pas imposé, mais suggéré par un guide élaboré par le comité citoyen, instance démocratique qui gère la caisse. À titre d’exemple, pour une famille monoparentale avec deux enfants disposant de 1 800 euros de revenus – « une situation assez classique », selon la sociologue Pauline Scherer, cheville ouvrière du projet – la cotisation mensuelle suggérée est de 55 euros pour toucher 180 MonA (équivalent de 180 euros). Créée en partenariat avec la monnaie locale La Graine, cette monnaie alimentaire (MonA) est utilisable dans un réseau d’une soixantaine de points de vente conventionnés selon une diversité de critères, notamment la qualité des produits.

    50% des participants sous le seuil de pauvreté

    « J’étais dans une situation financière difficile. Non seulement ce soutien économique m’a aidée à dépasser la galère dans laquelle je vivais, mais désormais j’achète des produits qui sont bons pour ma santé et celle de mes enfants. Avant ce n’était pas possible », témoigne Samira, 53 ans, membre du comité citoyen et expérimentatrice de la première heure. « Pour les gens qui ont peu de moyens, la caisse peut vraiment changer la donne sur la vie quotidienne », confirme Pauline Scherer à partir des premiers résultats issus de l’étude qu’elle conduit sur le projet. La caisse alimentaire commune a d’ailleurs fait le choix de surreprésenter, parmi les participants, les personnes en situation de précarité. « 50% vivent sous le seuil de pauvreté, ce qui n’est pas représentatif de la population de Montpellier, autour de 19% », indique la sociologue. En revanche, 25% des foyers cotisent plus qu’ils ne reçoivent. Une proportion que les animateurs du projet aimeraient voir grandir, la caisse restant, aujourd’hui, financée à 50% par des subventions publiques (État, Ville, Métropole, Département, Région).

    * contact@caisse-alimentaire-commune.fr

  • « Les Montpelliérains » jouent les prolongations

    « Les Montpelliérains » jouent les prolongations

    L’occasion de découvrir, puisés parmi 34 ans d’archives, 330 clichés qui dessinent, à travers le temps, le portrait tendre et attachant d’une ville mouvante et diverse. Présentées deux par deux dans des juxtapositions qui font sourire ou interpellent, ces photos drôles, tendres, poétiques, décalées livrent une autre lecture de l’ordinaire, cultivent le pas de côté et offrent une visite guidée inédite, improbable et délicieuse, « de cette ville faite de toutes les autres, qui les vaut toutes et dans laquelle j’ai été tout simplement heureux », confie Jean-Michel Mart. Capturés dans un cadre professionnel ou non, ces instants, visages, rencontres, hasards, émotions écrivent « une lettre d’amour à cette ville devenue grande qu’est Montpellier, ses rues et leur lumière et surtout à ses habitants toujours plus nombreux et toujours plus divers, si divers qu’on ne se sent jamais rejeté par eux. Vous les reconnaîtrez peut-être, jeunes, vieux, riches, pauvres, sur deux ou quatre pattes, solitaires ou en foule (…). »

    Vous serez nombreux à dénicher un souvenir et à repartir le sourire au cœur de cette expo qui rend aussi un bel hommage au métier de photographe de presse « en train de disparaître, j’en ai peur »…

    A.G.

    * Du mardi au dimanche de 10h à 13h et de 14h à 18h, aux Echelles de la ville, 1 place Paul-Bec à Montpellier. Entrée libre.

  • Quels leviers pour protéger le porte-monnaie des Français ?

    Quels leviers pour protéger le porte-monnaie des Français ?

    « Le diesel a augmenté en moyenne de plus de 45 cts au litre depuis le début de l’année et dépassé les 2 euros le litre ; idem pour l’essence, qui a augmenté de plus de 25 cts et a également parfois dépassé les 2 euros le litre ; le fioul, lui, a augmenté de 50% depuis le début du conflit ; quant au gaz, il a déjà augmenté de 35% et la répercussion sur son prix chez le consommateur va se faire sentir plus ou moins rapidement suivant la nature des contrats souscrits », liste Claude Gaubert, de l’UFC Que Choisir Montpellier. En faisant grimper les prix de l’énergie, la guerre au Moyen-Orient éprouve méchamment le porte-monnaie des Français, dont le pays paie sa trop grande dépendance aux énergies fossiles. L’État engrangeant, de son côté, des recettes fiscales supplémentaires grâce à la TVA (270 millions d’euros au mois de mars).

    Face à ce constat, l’association de consommateurs appelle de ses vœux des mesures qui permettraient de contenir l’impact de cette flambée sur le quotidien des ménages. « Dans votre facture d’électricité, de gaz ou quand vous allez à la pompe, une taxe est pratiquée sur la consommation de produits énergétiques, taxe sur laquelle vous payez, en plus, la TVA… Nous réclamons depuis toujours la suppression de cette taxe sur la taxe (5 à 6 milliards d’euros par an), qui permettrait de rendre une part non négligeable de pouvoir d’achat aux consommateurs », estime Claude Gaubert.

    Sortir de la dépendance aux énergies fossiles

    De façon plus ponctuelle, l’UFC Que Choisir plaide en faveur d’« aides ciblées », comme l’augmentation du nombre de bénéficiaires et du montant du chèque énergie. « Un dispositif équivalent » pourrait également, estime Claude Gaubert, être mis en place à destination « des professionnels particulièrement impactés par l’augmentation, notamment, du prix de l’essence (transports routiers, agriculteurs, taxis…) ».

    Enfin l’association de consommateurs n’oublie pas « les raffineurs, transporteurs et distributeurs, qui profitent de l’opportunité pour gonfler leurs marges. On peut imaginer que ces entreprises qui vont automatiquement profiter de l’envolée des prix soient mises à contribution par l’État via une taxe spéciale, en vue d’une redistribution de ces bénéfices aux consommateurs, en premier lieu les publics les plus impactés », suggère Claude Gaubert.

    Au-delà de ces mesures conjoncturelles, le représentant montpelliérain de l’UFC pointe un problème de fond sur lequel, estime-t-il, l’État doit agir : la trop grande dépendance de la France aux énergies fossiles. « On l’a vu avec la guerre en Ukraine, on le voit aujourd’hui avec le conflit au Moyen-Orient : il faut sortir au maximum de cette dépendance. Cela permettrait à la fois d’accroître notre autonomie énergétique et de réduire les émissions de gaz à effet de serre », souligne Claude Gaubert. « Ça veut dire renforcer tout ce qui est électrification des usages : aides pour l’achat d’une voiture électrique, renforcer la rénovation énergétique, l’isolation des bâtiments, encourager l’utilisation des pompes à chaleur… En somme inciter les gens à abandonner le gaz et le fioul au profit de l’électricité. Cela relève d’abord de politiques publiques mais aussi de choix individuels. »

  • Michaël Delafosse donne les grandes lignes du budget 2026 de la Ville

    Michaël Delafosse donne les grandes lignes du budget 2026 de la Ville

    Un conseil municipal pour le moins particulier. Pour nombre d’élus, il faisait office de baptême du feu, à l’instar de la conseillère de la majorité, Delphine Esselin ou encore de l’opposante Livia Jampy, qui intervenaient pour la première fois dans l’enceinte montpelliéraine au sujet du rapport annuel sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Mais surtout, c’est le débat d’orientation budgétaire (DOB) qui a été au centre des discussions de la nouvelle assemblée.

    Porté par Serge Guiseppin, transfuge du milliardaire et élu d’opposition – néanmoins absent – Mohed Altrad, qui a pris la délégation des finances et des ressources humaines, le document présenté met en avant le maintien des taux de fiscalité et le fort niveau d’investissement. « 157 millions d’euros d’investissement sont programmés en 2026. Ce n’est pas un chiffre mais un choix politique fort. Il va renforcer nos infrastructures et, dans un contexte économique tendu, jouer un rôle d’amortisseur social, en préservant l’activité et en soutenant l’emploi », souligne Serge Guiseppin. Et de citer les grands projets portés par la mairie socialiste cette année : groupes scolaires de la Mosson, construction de la cité de l’alimentation, de l’hôtel des sécurités ou encore le projet du parc Lunaret-Lavelette-Montmaur. La taxe foncière est maintenue à 52,63%. Des résultats permis grâce à la maîtrise de la dette et à la progression de l’épargne brute. « La dette est plutôt maîtrisée. En fin 2024, nous étions à 6,7 années d’endettement. L’en-cours était lui à 1 338 euros par habitant. Dans nos comptes anticipés 2025, les épargnes brutes et nettes s’améliorent. Notre capacité de désendettement sera réduite à 6,2 ans tout en maintenant les dépenses d’équipement à 168 millions d’euros [contre 173 millions en 2024, Ndlr] », détaille Serge Guiseppin. Le tout dans un contexte national tendu – un effort de cinq milliards d’euros a été demandé par le gouvernement Lecornu aux collectivités locales, dont 3,1 millions d’euros pour Montpellier – et des turbulences internationales marquées par la guerre menée par Donald Trump.

    « On nous annonce rien »

    Des orientations qui n’ont pas manqué de faire réagir les oppositions. À gauche notamment, les critiques sont venues du groupe insoumis. « Au prétexte des coupes budgétaires gouvernementales, on ne nous annonce rien. Pas d’investissement pour le social, pas d’investissement pour l’écologie, pas d’investissement pour des budgets participatifs qui permettent aux citoyennes et aux citoyens de s’impliquer dans la vie politique de leur commune », fait valoir Nathalie Oziol, regrettant qu’il n’y ait aucune réponse apportée à la crise du logement que connaît la septième ville de France et à la planification écologique. Un constat partagé par son collègue Antoine Bertrand. Dénonçant « un budget à l’équilibre sur le papier mais en profond déséquilibre face à la réalité sociale que vivent les Montpelliérains », l’élu insoumis pointe « la seule véritable ambition qui est assumée, c’est celle de ne pas augmenter la taxe foncière. Mais posons les choses simplement : combien de personnes à Montpellier paient la taxe foncière ? Alors oui, vous protégez les propriétaires certes, mais qui protège les 70% de Montpelliéraines et de Montpelliérains qui ne le sont pas ? »

    C’est également sur ces mêmes propriétaires que la droite s’est inquiétée. « On parle de taxer les propriétaires. Mais ils tiennent la ville, ils payent des impôts, ce sont les premiers à contribuer et à porter la solidarité. Comptez-vous stabiliser le taux de fiscalité sur l’ensemble du mandat ou sur ce budget-là ? », interroge Salim Jawhari, bras droit de Mohed Altrad. La réponse de la majorité municipale ne s’est pas fait attendre : « Nous ne répondrons pas favorablement à une augmentation du taux de la fiscalité communale, c’est un engagement de stabilité. L’augmenter aurait un impact très lourd sur les ménages », précise le maire PS Michaël Delafosse. Et de continuer : « 157 millions d’euros d’investissement, c’est conséquent. Annoncer un tel niveau d’investissement marque un volontarisme. Pour l’éducation, pour la cité de l’alimentation, pour coordonner nos efforts en termes de protection avec l’hôtel de sécurité. » Avec 8 voix contre du groupe LFI, le DOB a tout de même été voté, laissant présager le même scénario pour les conseils à venir.