Tag: Hautes-Alpes

  • Roger Didier reconduit à la tête de Gap d’une courte tête

    Roger Didier reconduit à la tête de Gap d’une courte tête

    « Il n’y aura pas rupture, pas de temps perdu, nous allons tout de suite nous remettre au travail. » Entouré de son équipe et de ses soutiens, le maire sortant de Gap, Roger Didier (divers droite) peut savourer, il est réélu à Gap pour la quatrième fois de suite. Savourer, et souffler également, car le scrutin aura bel et bien été aussi serré qu’annoncé. Le maire sortant l’emporte avec une centaine de voix d’avance sur l’alliance de gauche emmenée par Élie Cordier, d’après les estimations en début de soirée.

    Il y avait des motifs de croire à un retournement de situation malgré l’avance nette de Roger Didier au premier tour (40,58%). En effet, Elie Cordier (union de la gauche), arrivé deuxième avec 26,91% des votes avait fusionné dès lundi avec la liste de Charlotte Kuentz (gauche citoyenne) qui avait elle récolté 18,68% des voix. Mathématiquement, la gauche pouvait l’emporter. Mais il semble qu’une mobilisation plus prononcée des soutiens du maire sortant et une réorientation d’une partie des votes du candidat RN Raphaël Leroux, qui avait réalisé 10,94% des voix au premier tour et en récolterait environ cinq au second d’après les estimations, aient joué en sa faveur.

    Des scores plus faibles qu’en 2008 et 2014

    « Je tiens à remercier les plus de huit mille électeurs qui nous ont accordé leur confiance », a entamé Roger Didier avant d’avancer son bilan comme clé de sa réussite. « Nous avons su faire entendre notre voix, grâce au travail que nous avons accompli, à notre très, très bon bilan pour la ville. La ville de Gap a connu des progrès sur plusieurs aspects, un progrès démographique, un progrès de qualité de vie, la ville a été modifiée, embellie, elle est dynamique. » Cette action pour la ville, l’édile entend bien la poursuivre et au plus vite. « Nous sommes déjà en place pour commencer, dès demain, à réaliser les 100 propositions que nous avons présentées pendant la campagne », a-t-il annoncé.

    Plus contesté qu’au cours des deux précédents scrutins, avec un score au premier tour plus faible qu’en 2008 et 2014, Roger Didier a cependant, une nouvelle fois, su convaincre les Gapençais de lui accorder leur confiance. Lancé tard dans la campagne, voulant vivre son mandat de maire jusqu’au bout, le sortant, désormais réélu, se disait confiant dans son bilan pour la ville, qu’il estime partagé et reconnu de ses concitoyens. Dans les rangs la liste Agir ensemble pour Gap, fusion d’Union pour Gap et d’Ambition pour Gap, il y avait évidemment de la déception tant la victoire paraissait possible, et tant le sort du scrutin se sera joué à peu de voix.

    « Une union d’opposition intransigeante »

    Mais il y avait aussi le sentiment d’avoir construit quelque chose pour l’avenir. « C’était presque inespéré d’en arriver là même si l’on aurait aimé gagner, a réagi la tête de Liste Elie Cordier. Nous sommes partis de rien et nous sommes arrivés à cent voix de Roger Didier, nous avons réussi à créer une dynamique hors-norme, qui va se poursuivre. » Pour la nouvelle tête de liste, qui a tenu à remercier les électeurs qui ont fait confiance à sa candidature, « une nouvelle campagne démarre ». Il s’engage déjà à ce que « l’ union de citoyens humaine et cohérente », construite autour de sa candidature, devienne « une union d’opposition, intransigeante et constructive au conseil municipal ».

    Du pain sur la planche pour la liste d’union des partis de gauche d’Elie Cordier (PS, PCF, Écologistes) et le mouvement citoyen de Charlotte Kuentz.

  • [Entretien] Roger Didier : « Nous sommes droit dans nos bottes »

    [Entretien] Roger Didier : « Nous sommes droit dans nos bottes »

    La Marseillaise : Quel bilan faites-vous de cette campagne ?

    Roger Didier : Il faut tout d’abord remercier les 7 114 électeurs qui nous ont accordé leur confiance. Nous avons obtenu un score considérable avec 14 points d’avance sur la deuxième liste. Liste qui a fusionné avec la troisième, aboutissant à une liste de compromis et de compromission. Pour moi, c’est une alliance de la carpe et du lapin. Parmi leurs électeurs, il y a des personnes qui doivent se sentir trahies. Ils se sont opposés, et j’en suis témoin, pendant des années au conseil municipal, avec des démissions et des créations de groupes. Ce rassemblement de circonstances est-il sérieux et pérenne ? Dans l’équipe que j’ai l’honneur de présider, il n’y a jamais eu de démission. Mais ce rapprochement ne conduira pas une addition arithmétique. Aux élections, un plus un ne fait pas deux. Nous, nous sommes droits dans nos bottes et n’avons fait aucune compromission avec le RN, dont les électeurs doivent comprendre qu’en votant pour son candidat, ils permettent à la gauche de prendre les rênes de la ville.

    Pourquoi une entrée en campagne tardive ?

    R.D. : On me le reproche alors que j’ai été élu pour mon dernier mandat le 15 mars 2020, à la veille du premier confinement. En termes d’efficacité municipale, l’année 2020 a quasiment été gommée. Nous voulions donc vivre notre mandat de maire jusqu’au bout. Nous avons commencé notre campagne le jour de son ouverture officielle, le 1er mars. Aurait-on trouvé normal que je m’agite sur mon siège comme un candidat un an et demi à l’avance alors que j’ai un mandat de maire à mener ?

    Pensez-vous que votre bilan joue en votre faveur ?

    R.D. : On peut au moins reconnaître que nous avons transformé la ville, nous l’avons embellie, et avons apporté de la sécurité et du confort. Nous avons géré la ville comme une entreprise et je ne crois pas que ce soit une mauvaise chose. Quand je suis devenu maire en 2007, l’endettement de la commune représentait 18 années de désendettement. Cette durée a été ramenée à deux ans. En même temps, nous avons continué d’investir, à hauteur de 110 millions d’euros entre 2020 et 2025. Nous avons préservé la qualité du centre-ville. Il ne se paupérise pas et la délinquance ne s’y installe pas. C’est pourquoi j’appelle les Gapençaises et les Gapençais à se mobiliser pour ne pas perdre ce à quoi nous sommes attachés, cette qualité de vivre et ce dynamisme qui sont reconnus par tous.

  • Pour son ultime meeting, Agir ensemble pour Gap donne le tempo

    Pour son ultime meeting, Agir ensemble pour Gap donne le tempo

    « Demain je vous demande de nous retrouver, au moment où vous le pourrez, pour nous aider à faire la dernière chose, la plus précieuse… convaincre les dernières Gapençaises et Gapençais à aller voter. » Face aux quelque 400 personnes réunies ce jeudi soir dans la salle, Elie Cordier a sonné une ultime charge, peut-être la plus importante : utiliser la dernière journée de campagne pour mobiliser les abstentionnistes.

    La nouvelle liste Agir ensemble pour Gap, est une alliance de la liste d’union de la gauche d’Elie Cordier, arrivée deuxième au premier tour (26,91%) et de la liste citoyenne de gauche de Charlotte Kuentz (18,68%). Elles espèrent ainsi battre au second tour le maire sortant Roger Didier (DVD) en poste depuis 2007 et en tête au premier tour avec 40,58% des suffrages.

    Une partition à deux voix

    Le but était aussi de montrer concrètement les propositions qui émergent de la fusion des projets des deux listes. « On tenait à montrer qu’il y a une vraie synergie sur notre programme, explique Charlotte Kuentz. On sait que les Gapençais ont beaucoup d’attentes à ce niveau-là, ils veulent voir ce que l’on peut proposer ensemble. Nous avons un projet commun, nos deux équipes ont travaillé et étaient déjà prêtes à gérer la ville, donc ensemble on est d’autant plus préparés. »

    Plusieurs personnalités de la nouvelle liste sont venues dresser les grands objectifs pour la ville. Sophie Delfino a présenté les projets pour soutenir l’action sociale et aider les personnes vulnérables. Axel Berriaux a lui défini les ambitions de la liste pour que les jeunes puissent « étudier, travailler, sortir et vivre pleinement à Gap » et ne pas se sentir contraints de partir une fois adultes. Sylvie Servel a annoncé le projet d’une maison de santé et d’une future mutuelle communale. Charlotte Kuentz a elle dressé les contours d’un office municipal des solidarités destiné à mieux répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables, jeunes, personnes âgées, à mobilité réduite ou femmes victimes de violences. Loup-Maëlle Besançon a elle évoqué le tourisme, aspect vital pour l’économie gapençaise, en promettant le soutien à un tourisme plus durable concentré sur les quatre saisons, et une mise en valeur du patrimoine naturel qui profite aussi aux personnes vivant sur le territoire. Au total, ce sont onze futurs adjoints en cas de victoire qui ont défilé sur la scène.

    Pour conclure la soirée, la tête de liste Élie Cordier a tenu à avoir une pensée pour celles et ceux qui ont « fait le choix de se retirer pour permettre à la nouvelle alliance de voir le jour », des colistiers que la salle a applaudi. En marge du meeting, Elle a aussi loué le travail des équipes « qui ont réussi à mobiliser 400 personnes en 24 heures à peine puisque la soirée a été annoncée la veille ». Pour lui et son équipe, la balle est dans le camp des électeurs : « Maintenant, c’est à eux de se mobiliser, d’aller voter et de convaincre autour d’eux. »

    « Essayer autre chose »

    Dans le public, c’est la volonté de changement après quatre mandats de Roger Didier qui motivait en majorité le soutien à la nouvelle liste. « Je sais que Roger Didier aime sincèrement sa ville mais il est resté trop longtemps, il faut du changement maintenant, plus de social et plus d’écologie. Je connais bien les deux équipes qui ont fusionné, ils travaillent depuis des années sur ces sujets », affirme Michel, retraité venu assister au meeting. Pour Katia, enseignante en collège, c’est surtout le manque de perspective offerte à la jeunesse qui la pousse à vouloir une alternance. « Tous les jeunes de ma tranche d’âge ont quitté la ville et ne sont jamais revenus. Il n’y avait pas d’emploi pour eux une fois diplômés, regrette-t-elle. D’aussi loin que je puisse me souvenir, je n’ai connu que Roger Didier à la tête de la ville, il faut laisser la place à ceux qui veulent faire autrement, il est temps d’essayer autre chose. » Seules les urnes diront si la majorité des Gapençais partagent cet avis.

  • À Briançon, la liste de gauche croit en ses chances

    À Briançon, la liste de gauche croit en ses chances

    « On a espoir. Les électeurs ont montré qu’il y a une volonté de changement », affirme Luc Marchello, tête de liste de Briançon Territoire Vivant, aux côtés de Stéphane Régnier, Capucine Mounal et Vincent Virat. Il apparaît volontiers confiant pour dimanche. Selon lui, sa liste de gauche incarnée collectivement et constituée uniquement de citoyens peut l’emporter. Il voit dans les résultats du premier tout de sérieuses raisons d’espérer.

    Une autre gouvernance

    « Déjà, il y a eu beaucoup d’abstention, donc il reste des gens à convaincre. Et on appelle aussi les électeurs de Monsieur Nussbaum, s’ils veulent un changement à la mairie, à voter pour nous », explique Luc Marchello. Pour lui, le fait que deux listes d’opposition soient qualifiées au second tour constitue un signal clair : « À l’issue de ce résultat, il y a une direction donnée par les Briançonnais : 57% d’entre eux ne sont pas d’accord avec Monsieur Murgia. Il y a une demande pour une autre gouvernance. »

    Il évoque un mécontentement vis-à-vis de la gestion municipale actuelle, selon lui renforcé par l’organisation des JO d’hiver. « Les Jeux n’ont pas été expliqués aux Briançonnais, tout a été imposé », déplore Luc Marchello, qui pointe des décisions comme la construction du village olympique au Fort des Têtes : « Un projet qui pose beaucoup de problèmes environnementaux, qui va coûter très cher et permettre peu de réutilisations, alors qu’on a déjà une ville très endettée. »

    Si Luc Marchello estime avoir de bonnes raisons d’y croire, reste à savoir si les voix obtenues par Richard Nussbaum (22%) se reporteront sur sa liste, alors que ce dernier a confirmé se maintenir au second tour.

  • À Gap, la gauche unie se lance pleinement dans la bataille

    À Gap, la gauche unie se lance pleinement dans la bataille

    Numériquement, la victoire est à la portée de cette nouvelle équipe. L’Union pour Gap d’Élie Cordier a récolté 26,9% des voix au premier tour, dimanche, et Ambitions pour Gap 2026, le mouvement citoyen emmené par Charlotte Kuentz, 18,6% des suffrages. Ensemble, ils atteignent donc un niveau très proche de celui du maire sortant, Roger Didier (DVD), crédité de 40,5% des suffrages.

    Deux équipes ancrées sur le terrain

    Ils peuvent même le devancer légèrement, à condition toutefois de réussir à rassembler à nouveau les électeurs qui les ont soutenus au premier tour, auxquels pourraient s’ajouter les 2,9% recueillis par Jacques Patron (LFI). « On appelle à une mobilisation massive pour ce dimanche, scandait Élie Cordier, lundi, devant la préfecture. On invite toutes celles et ceux qui veulent un nouveau souffle pour la ville à se mobiliser électoralement. »

    Le scrutin s’annonce serré et chaque voix comptera. La nouvelle liste a déjà annoncé une réunion publique jeudi à 18h30 au Tempo, à Gap, en présence des deux équipes. Ce mardi, elles étaient réunies au local de campagne d’Élie Cordier pour identifier les zones d’abstention et définir les principaux axes de travail pour les quelques jours restant avant le second tour. Le but est de mobiliser tous les électeurs de gauche et, au-delà, tous ceux qui souhaitent une alternance. Porte-à-porte et tractage sont déjà prévus tout au long de la semaine. Un travail conforté par une certaine proximité d’idées pour la ville, même si les deux listes proviennent de structures différentes. « Il y a beaucoup de points de convergence entre nos deux projets, insistait Élie Cordier, lundi. Ce n’est pas un accord entre deux personnes, mais une dynamique collective entre deux équipes. »

    Le défi de l’alliance sera donc de mener la campagne ensemble, chacun conservant son mode de fonctionnement propre. L’avantage est que les deux groupes travaillent depuis plusieurs années sur le territoire. L’équipe d’Élie Cordier peut s’appuyer sur la force vive des trois partis unis de gauche qu’il représente (Parti communiste, Parti socialiste et Écologistes), et qui a lancé sa campagne il y a un an et demi. Le mouvement Ambition pour Gap 2026 est, quant à lui, solidement implanté localement et suit déjà de nombreux dossiers au conseil municipal, où il est présent comme groupe d’opposition depuis 2020. Ce second tour verra donc une triangulaire, avec le maintien de Raphaël Leroux (RN), qui a récolté 10,9% des voix au premier tour.

  • Un dernier moment avec les Gapençais pour Elie Cordier

    Un dernier moment avec les Gapençais pour Elie Cordier

    Il y avait tout un petit monde au 41 boulevard de la Libération ce jeudi en fin d’après-midi. Des membres de l’équipe et des militants, mais aussi des citoyens venus rencontrer la tête de liste, Elie Cordier. « Je lui ai posé des questions précises sur le manque de transports scolaires », explique Éric, 54 ans, venu avec sa fille de 12 ans, Adèle. S’il n’est pas un sympathisant déclaré, la candidature d’Union pour Gap a sa préférence. « Je lui ai dit qu’il faudrait limiter le nombre de mandat municipal à deux. Quand les gens restent en place trop longtemps, ils accumulent trop de pouvoir », déplore-t-il.

    « Il faut laisser la place aux jeunes ! »

    Cette volonté de renouvellement à la tête de Gap est le premier facteur de ralliement évoqué parmi les sympathisants présents. « On a des lois sur la parité hommes-femmes, eh bien il en faudrait aussi sur l’âge ! Au bout d’un moment il faut laisser la place aux jeunes qui apportent un nouveau souffle, affirme Gilles, fonctionnaire municipal à la retraite qui a rallié la campagne d’Union pour Gap. Roger Didier ne peut pas être chef d’orchestre, compositeur, vedette et imprésario à la fois. » Parmi les reproches évoqués, beaucoup pointent un dirigisme excessif du maire actuel, Roger Didier. « Notre première action sera de changer de méthode, pose Elie Cordier. Il faut beaucoup plus de dialogue, on veut rompre avec la verticalité de l’équipe actuelle. »

    Reste à savoir si cette volonté de renouvellement est suffisamment partagée à Gap pour créer la surprise. « On sent qu’il se passe quelque chose, il y a un espoir, ça ne paraît pas aussi impossible qu’avant », affirme Calogero, sympathisant qui n’avait jamais milité de sa vie, et qui, emmené par un ami, a rejoint plusieurs groupes de travail de la campagne. Si la prudence reste de mise, ce sentiment est partagé au sein de l’équipe. « Au début, on nous disait qu’on avait aucune chance, que le maire était indéboulonnable. On l’entend beaucoup moins maintenant, confie Sandrine Bricout, assistante maternelle, colistière d’Elie Cordier. Les gens ont senti qu’on n’est pas sortis les voir 15 jours avant le vote. »

    Pour Elie Cordier, cette méthode de campagne peut faire la différence : « On est sur le terrain depuis un an et demi, on est l’équipe qui a le plus travaillé la proximité, sans jamais dénigrer nos concurrents. » S’il assume rester le challenger face à Roger Didier, il l’affirme : « Il y a aujourd’hui une population à Gap qui est prête pour un vrai renouvellement. »

  • Mettre en lumière les richesses méconnues du lac de Serre-Ponçon

    Mettre en lumière les richesses méconnues du lac de Serre-Ponçon

    En 2022, un épisode de sécheresse alarmant a conduit les collectivités locales au lancement du plan de résilience pour le lac de Serre-Ponçon. État, Région, entreprises et collectivités locales ont convenu d’investissements à hauteur de 18 millions d’euros, étalés sur les années à venir pour adapter le lac aux défis du changement climatique. L’objectif à long terme est donc de diversifier l’offre touristique, afin de ne pas reposer uniquement sur les activités nautiques. Pour cela, l’année a été placée sous le signe de la valorisation du patrimoine, naturel comme historique.

    L’idée est d’abord de mettre en valeur l’ancien village d’Ubaye, englouti dans les années 1960 à la création du lac de Serre-Ponçon. Le Smadesep a annoncé la création d’un parcours pédestre (en bateau l’été), jalonné d’œuvres artistiques immergées et de panneaux d’interprétation rappelant l’histoire du village disparu. Les abords de la chapelle du lac, ultime vestige de l’ancien Ubaye et joyau du site, seront également aménagés pour accueillir des espaces de pique-nique et être accessibles aux personnes à mobilité réduite. L’ancien village recouvert par les eaux pourra être découvert au travers d’une modélisation virtuelle en réalité augmentée.

    Découvrir la faune locale

    Dans un second temps, c’est le patrimoine naturel que le syndicat d’aménagement veut mettre à l’honneur. À Savines-le-Lac, il prévoit d’aménager un espace d’interprétation pédagogique pour mieux connaître le paysage et la faune locale, en particulier les oiseaux. Un chemin dédié et une passerelle sur l’eau conduiront à un poste d’observation faisant face au village. À Embrun, le Smadesep annonce « l’aménagement d’une zone ludo-environnementale intégrant des espaces de loisirs et des équipements légers » et la création d’« un poste d’observation de l’avifaune en zone immergeable ».

  • Un ultime temps fort pour la liste de gauche « Union pour Gap »

    Un ultime temps fort pour la liste de gauche « Union pour Gap »

    « S’il vous reste des dernières questions, venez échanger avec nous autour d’un apéritif, de 16h à 21h », annonce Elie Cordier. La tête de liste d’union de la gauche et ses colistiers convient les Gapençaises et Gapençais ce jeudi dans leur permanence, pour un temps d’échanges et de discussion ouvert au public. Avec la tenue du premier tour du scrutin ce dimanche, ce sera le dernier grand temps fort de l’équipe d‘« Union pour Gap ». Une campagne qui aura vu son point culminant avec le meeting du 26 février au Quattro, qui a rassemblé 900 personnes.

    Trois listes de gauche

    Reste à tirer son épingle du jeu, car à Gap, cinq listes se présentent. Et trois d’entre elles sont marquées à gauche, avec « Gap en commun » emmenée par Jacques Patron et la liste citoyenne de Charlotte Kuentz « Ambitions pour Gap ». La liste Union pour Gap, soutenue par les écologistes, le Parti socialiste et le Parti communiste, veut donc apparaître comme la principale alternative de gauche à Roger Didier, maire de droite sans étiquette, en poste depuis 2007 et candidat à sa succession. Pour cela, reste à créer un élan, un engouement. Un objectif réussi selon Elie Cordier, notamment après le meeting du 26 février : « Je suis très satisfait et personnellement très fier d’être à la tête d’une équipe qui a été capable de rassembler 900 personnes pour notre dernière réunion publique où l’on a pu recueillir les propositions des habitants et créer une dynamique forte. »

    La réunion publique du Quattro avait été l’occasion pour la liste de proposer trois projets phares : la création d’un centre municipal de santé, d’une ferme communale pour aider les agriculteurs à s’établir dans la région, et l’aménagement de la gratuité du stationnement en ville. Ce nouveau temps d’échanges, jeudi, permettra donc de venir questionner l’équipe d’Union pour Gap sur son programme, ou, pour ceux déjà convaincus, de l’encourager.

    Rencontre ce jeudi 12 mars de 16h à 21 1h au 41 bd de la Libération à Gap.

  • Pas moins de trois candidats pour les Argentiérois

    Pas moins de trois candidats pour les Argentiérois

    Je pars avec cinq adjoints et deux conseillères de l’ancienne équipe, qui ont déjà l’expérience et la connaissance des dossiers de la commune », met en avant Alain Sanchez. Maire sortant, il a succédé à Patrick Vigne en 2021, dans un contexte difficile, suite au décès de ce dernier. L’édile met en avant une liste où se trouvent « cinq adjoints et deux conseillères de l’ancienne équipe, qui connaissent les dossiers et ont l’expérience de la gestion d’une commune. » Il entend s’appuyer sur son bilan en matière de redressement de l’endettement de la commune, une « rigueur budgétaire retrouvée » même si le chantier est loin d’être terminé selon lui.

    De son côté, Rémy Roux, conseiller municipal depuis 12 ans, et départemental depuis cinq ans, mène la liste « L’avenir au cœur de l’Argentière-La-Bessée », composée « d’une diversité qui représente les Argentiérois, des entrepreneurs, des membres du monde associatif, de la fonction publique… Tous et toutes compétents dans leur domaine. » Conseiller municipal pendant plus de trente ans et déjà présent en second dans l’équipe d’Alice Prudhomme en 2020, cette fois Jean-Pierre Rippert, conduira la liste « Quoi de neuf pour l’Argentière ? »

    Rénover le foncier municipal

    Parmi les préoccupations de campagnes, la question de l’aménagement de la friche industrielle des FAP occupe une place majeure pour les trois candidats. Autre problématique structurant à l’Argentière, tous trois ont fait de la question du logement et de la rénovation des logements municipaux une priorité. La commune manque d’offre locative, à la fois pour retenir et installer ses jeunes et pour offrir un habitat adapté à ses aînés.

  • À Gap, la liste citoyenne de Charlotte Kuentz met en avant sa différence

    À Gap, la liste citoyenne de Charlotte Kuentz met en avant sa différence

    « Notre mouvement citoyen n’a pas d’autre ambition que le territoire et la ville de Gap, affirme Charlotte Kuentz. Historiquement, nous sommes ancrés à Gap, forts d’un score de 33% aux dernières municipales. » Selon elle, la non-affiliation partisane de sa liste lui permet de ne pas dépendre d’injonction et de stratégies nationales. « Nous mettons toute notre énergie sur des dossiers municipaux sur lesquels on travaille depuis des années, auprès des habitants. »

    Parmi ses axes de campagne, Charlotte Kuentz entend rééquilibrer un budget municipal qu’elle estime presque entièrement dédié à l’investissement au détriment du fonctionnement. Sa liste promet aussi la rénovation du stade nautique et la création d’une maison des jeunes pour accueillir les activités créatives, ce que la médiathèque actuelle, trop vétuste, ne permet pas.

    Créer une mutuelle municipale

    Autre proposition phare, elle promet la création d’une mutuelle municipale. « Elle sera accessible à tous mais que les étudiants, jeunes travailleurs ou retraités ont plus de mal à accéder à une mutuelle », détaille la tête de liste. Enfin, Ambitions pour Gap veut aménager des « rues d’enfants », c’est-à-dire végétaliser, et rendre plus conviviaux les espaces autour des écoles. « Des lieux où la socialisation se fait en priorité lorsqu’on est jeunes parents », explique Charlotte Kuentz. La liste tiendra sa dernière réunion publique le 10 mars au Tempo.