Tag: habitants

  • La cinémathèque repère ses futurs locaux phocéens

    La cinémathèque repère ses futurs locaux phocéens

    Il faut se projeter pour le moment entre les grues, les parpaings et les isolants. Mais c’est bien au 50 chemin de la Madrague-ville à Marseille (15e) que la cinémathèque française posera ses valises, en janvier 2027. Ce mercredi, le président du Centre national du cinéma (CNC), Gaëtan Bruel, le président de la cinémathèque française et réalisateur, Costa-Gavras, et le directeur général de l’institution, Frédéric Bonnaud, sont venus visiter ce qui deviendra une salle de projection, un auditorium et une salle d’exposition pour leur antenne marseillaise.

    C’est au sein du campus de 18 000 m2 de l’école d’informatique la Plateforme, fondée et dirigée par Cyril Zimmermann, que l’institution va prendre ses quartiers. Avec une salle de projection de 124 places, une salle d’exposition de 400 m2 et un pôle éducatif, l’institution du 7e art bénéficiera d’un espace de 1 500 m2 sur le campus. Un auditorium pouvant accueillir jusqu’à 550 personnes pourra également être utilisé par la cinémathèque, lors de grands événements.

    Pas de hasard

    « Le but est de faire de cet endroit un village apprenant, explique Cyril Zimmermann. Les projections et les expositions pourront attirer les étudiants, mais aussi les résidents du quartier et tous les habitants de Marseille. » Originalement prévue aux docks des suds, c’est finalement en plein centre du quartier des crottes que l’antenne prendra vie. Ironique pour le réalisateur et président de la cinémathèque, Costa-Gavras, qui aimait beaucoup travailler avec Yves Montand, né dans ce quartier. « J’étais souvent venu le visiter avec Yves Montand », se souvient le cinéaste âgé de 92 ans.

    Créée en 1936, avec comme mission de collecter, restaurer et diffuser le patrimoine cinématographique mondial, c’est la première fois de son histoire que cette institution se délocalise. Et Marseille n’a pas été choisie au hasard.

    « Il y avait un enjeu à reconnaître ce que l’on doit à Marseille dans le domaine du cinéma et de l’image animée, insiste Gaëtan Bruel, président du CNC. C’est une ville, un territoire, qui, de [Marcel] Pagnol à [Jean] Giono jusqu’à [Robert] Guédiguian et [Cédric] Jiménez, a donné à notre pays certains de ses plus grands talents. » Un domaine qui s’est d’ailleurs développé dans la cité phocéenne avec l’arrivée de la Cinéfabrique, une école d’audiovisuel gratuite, ou encore la base logistique créée il y a deux ans, CinéMabase, dans le cadre du plan Marseille en grand.

    Une richesse et un dynamisme que la cinémathèque tient à mettre en avant, en faisant de Marseille le sujet de la première exposition qui aura lieu au 50 chemin de la Madrague-ville. « Le but sera de montrer la ville elle-même à travers le 7e art et la télévision, explique le directeur général de l’institution, Frédéric Bonnaud. Et il y en aura des choses à montrer », s’enthousiasme-t-il.

    Ouverture prévue pour janvier 2027 pour les séances de cinéma, et au printemps de la même année pour la première exposition de l’antenne marseillaise de la Cinémathèque française.

  • De l’amiante dans le sol d’une école maternelle de Cuges-les-Pins

    De l’amiante dans le sol d’une école maternelle de Cuges-les-Pins

    « Le droit de retrait des deux collègues a finalement eu l’effet escompté… » Pour Charlotte Bourgougnon, cosecrétaire départementale de la FSU-SNUipp, la situation de l’école maternelle de Cuges-les-Pins est inquiétante : un rapport réalisé par le groupe Apave en date du 20 juin, mais « transmis seulement » le 2 octobre, pointe la présence d’amiante dans les dalles du sol des classes 2 et 3. Au niveau « AC2 », qui implique « que le matériau ou produit ne soit plus soumis à aucune agression ni dégradation ».

    Une enquête sanitaire ouverte

    L’amiante a été repéré « dès 2019, mais la mairie n’a rien fait », s’indigne la responsable syndicale, malgré les alertes répétées des enseignantes en conseil d’école, assure-t-elle. Après une nouvelle demande d’information de la commune, sans succès, ces dernières se sont repliées dans les autres salles, ce mardi 7 octobre. On ne sait pas ce qu’il en est « dans le reste de l’école et dans les autres bâtiments de la commune », ajoute Charlotte Bourgougnon se félicitant, néanmoins, que l’Éducation nationale ait pris le problème à bras-le-corps.

    Une enquête F3FCT (Formation spécialisée en matière de Santé, de Sécurité et de Conditions de Travail), dont la syndicaliste est membre, a été ouverte avec une visite dans l’après-midi.

    De son côté, la Ville s’adresse aux habitants et aux parents sur les réseaux sociaux. « Oui certaines dalles de sol de l’école contiennent de l’amiante, comme cela avait été identifié dès le diagnostic réalisé en 2019. Ces deux matériaux avaient été placés en évaluation périodique, c’est-à-dire qu’ils étaient en bon état de conservation et ne présentaient aucun risque immédiat, tant qu’ils n’étaient ni dégradés ni altérés », affirme-t-elle. Précisant que « le nouveau rapport recommande une action corrective de niveau 2, ce qui implique la réalisation de mesures d’empoussièrement afin de vérifier la qualité de l’air », elle promet que « ces mesures seront effectuées dans les plus brefs délais par un laboratoire agréé ».

  • Jean-François, le père Noël des délogés, est décédé

    Jean-François, le père Noël des délogés, est décédé

    Il avait vécu plus de quinze ans à la rue et était devenu une figure aimée du quartier de Saint-Victor où les habitants lui glissaient la pièce, un mot sympa, un sandwich et une caresse à César, son fidèle chien placé dans un refuge durant son hospitalisation et dont il a été soulagé d’apprendre qu’une famille l’a adopté.

    Jean-François était né à Liège le 7 février 1955. Il avait été cuisinier à Monaco puis avait exercé comme gardien d’immeuble dans le quartier du boulevard National avant de tomber dans l’extrême précarité. Avant d’être frappé par plusieurs accidents vasculaires cérébraux, Jean-François avait été bénévole aux Restos du cœur. « Il m’avait dit : Je veux être enterré au carré des indigents avec mes amis SDF” », raconte Sandrine Rolengo qui l’accompagnait dans ses démarches administratives car il n’avait jamais su réclamer ses droits sociaux. Des anonymes aux revenus modestes lui payaient son complément de loyer quand un logement lui avait été trouvé, rampe Saint-Maurice.

  • Prévention des risques : la facture des travaux inquiète

    Prévention des risques : la facture des travaux inquiète

    Le Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) franchit « enfin » une nouvelle étape, saluée par le maire, Gaby Charroux (PCF). Mais les habitants ne sont pas encore au bout de leur peine. Prescrit en 2013 et approuvé le 15 mai 2023, Martigues-Lavéra « constitue l’un des PPRT les plus complexes de France, avec ses 4 500 phénomènes dangereux émanant de 10 sites Seveso », relève la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.

    Après plus de dix ans d’instruction, ce mardi 7 octobre, la salle des conférences de l’hôtel de ville accueillait une réunion publique visant à présenter le prestataire Urbanis, désigné par la Métropole pour accompagner les riverains dans la réalisation des travaux prescrits par le document de planification.

    Le cabinet de conseil est mandaté pour une durée de 4 ans. Sa mission : réaliser le diagnostic des quelque 1 000 logements concernés par le périmètre d’exposition aux risques. Ces derniers sont de trois natures : thermique, toxique et de surpression. Zaliata Ahamada-Chanfi, représentante de la Direction départementale des territoires et de la mer, précise : « Cet accompagnement est entièrement gratuit, donc n’hésitez pas, c’est important de savoir à quoi vous êtes confrontés individuellement. »

    Une avance qui ne passe pas

    À l’issue de l’expertise, « le technicien va établir un rapport et des préconisations de travaux », développe Édouard Exposito, chef de projet chez Urbanis. Un comité technique se chargera de valider le devis, la facture et le financement. C’est là que ça bloque, du côté des riverains.

    Car, si le montant des travaux est pris en charge jusqu’à 100 %, avec une part de subventions de 60 % (Métropole, exploitants, Région, Département) et 40 % de crédits d’impôts, il y a un plafond maximum de 20 000 euros. « Si vous venez avec un devis supérieur, il y a deux possibilités : soit vous prenez à charge le surcoût, soit vous décidez de ne pas le faire et on hiérarchise le programme de travaux en enlevant des postes de la prescription initiale pour rentrer dans l’enveloppe », détaille Mathieu Duroux, chef de projet chez Urbanis.

    S’agissant du crédit d’impôt, les riverains auront à l’avancer pour se faire rembourser l’année suivante. « Nous, on est là, on subit, on ne va pas payer pour subir, s’insurge un habitant de Lavéra. C’est l’usine, la mairie qui est responsable, c’est eux qui payent ! » « C’est pollueur-payeur », approuve un autre. Dans l’assemblée, une demande remonte : pouvoir bénéficier d’un prêt à taux zéro garanti par la Ville ou la Métropole.

  • Le 4e village santé de la Ville s’installe à Gèze

    Le 4e village santé de la Ville s’installe à Gèze

    À la sortie du métro Gèze, à gauche du magasin Lidl, se tient ce mercredi et jeudi un drôle de village dans les locaux de l’association Banlieue Santé. Pendant deux jours les habitants du quartier peuvent se faire vacciner, faire faire leurs lunettes, prendre rendez-vous chez des professionnels de santé ou encore actualiser leurs droits.

    C’est le 4e événement de ce type que la ville de Marseille organise cette année. Après Air Bel, Belle de mai et les Rosiers, c’est donc à Gèze que se retrouvent service de la Ville, assistance publique et hôpitaux de Marseille (AP-HM), sécurité sociale et associations. « La genèse de ce projet, c’est l’ambition de lutter contre les inégalités d’accès à la santé, explique Michèle Rubirola, première adjointe (EELV) au maire chargée des questions de la promotion santé. Parce que dans ces quartiers il manque de tout : praticiens, services publics… ». à l’entrée du bâtiment, des « passeports santé » sont distribués à toutes les personnes qui arrivent pour qu’elles puissent y inscrire leurs informations. Dans la première salle, les stands sont plutôt dédiés aux questions d’accès aux droits. La sécurité sociale y tient par exemple un stand pour aider ceux qui en ont besoin à faire leurs démarches.

    Préventions, vaccins et lunettes

    à côté, la maison des femmes est là pour venir en aide aux femmes victimes de violence. Souad Falhi, bénévole et diplômée en prévention en santé est là pour bien orienter celles qui seraient intéressées. « On fait de la prévention sur la santé, notamment sexuelle et reproductive. Quand il y en a besoin on peut les rediriger vers la maison des femmes ».

    Dans la cour, à l’arrière, d’autres associations sont présentes pour faire de la prévention, vacciner ou s’équiper en lunettes. Jeunes, personnes âgées, parents avec enfants, ils sont nombreux à s’arrêter au stand du centre de vaccination international de Marseille. Certains sont de passage sur leur pause de travail et en profitent pour faire un bilan de prévention. Nadia, la cinquantaine, est tombée sur le village santé par hasard. « Je ne connaissais pas l’endroit, mais en faisant mes courses, on m’en a parlé, explique-t-elle. Comme j’ai beaucoup de maladies chroniques, je voulais voir si tout allait bien. » Un peu plus loin, sur le stand de « droit de regard », les visiteurs choisissent leurs lunettes. « On est un opticien classique mais on pratique le 0 reste à charge, donc les clients repartent en ayant rien à avancer », explique l’opticien derrière des centaines de montures exposées.

    « Aller vers » les habitants

    Un village santé organisé par la Ville en partenariat avec l’AP-HM. « Les hôpitaux ont toujours été très concentrés à l’intérieur de leurs murs, explique François Crémieux directeur de l’AP-HM. Notre but est de sortir de cela pour aider à l’accès au soin et à la prévention. » L’organisation de ces villages répond à un besoin « d’aller vers » des populations qui peuvent être éloignées du système de soin. Mais pour l’adjointe au maire chargée de la santé ce n’est pas suffisant : « on ne fait pas que des événements one shot. On a ouvert 3 centres de soin avec l’AP-HM aux Aygalades, aux Flamants et à André Roussin pour avoir une meilleure couverture de soins à l’année car la santé devrait être un bien commun. » Un dernier village santé est prévu à Littoral Sud du 15 au 17 octobre.

    « La santé devrait être un bien commun »

  • « On déplace le problème de la Rocade ailleurs »

    « On déplace le problème de la Rocade ailleurs »

    La Marseillaise : Qu’attendez-vous du comité de suivi de ce mercredi 17 septembre avec les représentants de la mairie mais aussi de la préfecture de Vaucluse ?

    Jean-Yves Astouin : On attend que le préfet tienne compte de nos doléances et qu’il fasse un audit plus précis, notamment avec les entreprises qui utilisent cet axe, ce que la mairie d’Avignon n’a pas fait. On demande qu’un tour de table complet soit organisé pour élaborer un véritable projet de contournement d’Avignon, car, pour moi, le projet de Liaison Est-Ouest n’est plus d’actualité. Et quelque chose d’autre que de devoir se rendre jusqu’à Orange et revenir pour aller en Courtines, où se trouve la plateforme rail-route permettant de charger des conteneurs par voie ferrée, alors qu’il n’y a que deux kilomètres à parcourir. Ce n’est pas par gaieté de cœur que l’on envoie nos chauffeurs sur la rocade. Mais depuis 2013 et l’arrêt de la LEO, rien n’a été fait pour améliorer la situation, ce qui a mené à celle d’aujourd’hui.

    Une première réunion s’est tenue le 8 décembre dernier. Les représentants de votre syndicat ainsi que d’autres organisations l’ont quitté. Pourquoi ?

    J.-Y.A. : En arrivant à cette réunion que l’on pensait être une réunion d’information, on a été accueillis par un personnel technique. Ce qui veut dire que le projet avait été validé sans que l’on soit au courant. Donc, lorsque l’on a compris que l’on ne tenait pas compte de nos informations et que la décision était prise, on a décidé de partir. Et certaines entreprises menacent aujourd’hui de s’installer ailleurs si cette décision se confirme.

    La municipalité explique avoir pris cette décision pour améliorer la qualité de vie des habitants de la Rocade. Comprenez-vous ces arguments ?

    J.-Y.A. : On estime que les véhicules de plus de 38 tonnes représentent plus ou moins 5% du trafic sur l’axe. Je fais souvent la comparaison avec un paquet de cigarettes : si l’on fume 18 cigarettes par jour au lieu de 20, on a quand même de grandes chances d’avoir un cancer. Et je pense également que l’on déplace le problème ailleurs. Car si des entreprises décident de ne plus utiliser la plateforme rail-route de Courtines à cause de cela, plus de camions passeront par la route. Ce mode de transport permet d’économiser 90 000 tonnes de CO2 par an. Des zones comme celle de Valence seront plus fréquentées et donc plus impactées par la pollution.

    Qu’attendez-vous désormais ?

    J.-Y.A. : Il faut trouver une solution à long terme, car pour nous, cela ne peut pas rester en l’état. Pourquoi ne pas envisager une déviation par le privé, comme autour de Marseille ? Je préfère payer 5 euros et arriver en 5 minutes à destination que mettre 45 minutes à cause des bouchons. Ou encore déplacer la gare dans un endroit moins enclavé qu’actuellement.

  • Une saison estivale bien maîtrisée selon la Municipalité marseillaise

    Une saison estivale bien maîtrisée selon la Municipalité marseillaise

    Avec la fin de la saison estivale vient l’heure du bilan. Ce vendredi, au centre nautique Florence-Arthaud, élus municipaux, policiers, sapeurs pompiers et médiateurs se sont réunis pour faire un premier point positif sur la gestion du littoral, durant l’été.

    « La saison estivale marseillaise, c’est toujours de nouveaux défis, affirme Yannick Ohanessian, adjoint (PS) au maire de Marseille chargé de la Tranquillité publique, de la prévention et de la sécurité. Il faut notamment maîtriser les flux de visiteurs ». Le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du bataillon de sapeur-pompier de Marseille, précise : « Il y a une augmentation de la fréquentation des plages, notamment en juin et début juillet. »

    Pour assurer la sécurité, la pacification et la propreté du littoral face à cette affluence, la mairie s’est appuyée sur un maillage d’acteurs : police municipale sur terre ou en mer, médiateurs, agents de nettoyage, sapeurs pompiers et agents du Parc national des calanques. Pour l’élu socialiste, « le bilan est plutôt positif. Travailler tous ensemble, c’est la clé du succès ».

    Avec 3 500 procès-verbaux électroniques et 400 actions de prévention, l’élu se félicite d’une meilleure couverture et d’une bonne réactivité de la police municipale et des médiateurs sociaux. Il reconnaît toutefois qu’il reste des efforts à faire contre les nuisances sonores et les excès de vitesse. L’application Safer Plage, qui permet de signaler tout harcèlement ou agression sexuelle sur les plages, a été téléchargée 645 fois durant l’été. Dix interpellations ont été réalisées grâce à ce dispositif.

    Actes de secourisme

    en baisse

    Dans l’eau, les 120 sauveteurs nageurs ont vu une baisse de 50% de leurs actes de secourisme, par rapport à l’an passé. « Ce qui montre probablement une évolution dans les comportements et peut-être une saison plus apaisée », note le vice-amiral. Le nombre de noyades n’a que peu baissé et a été la cause d’un décès, comme l’année passée.

    Christine Juste, adjointe (EELV) au maire chargée de l’Environnement et de la lutte contre les pollutions, a remercié les agents de nettoyages sur le littoral pour leur travail. « Cette année, c’est la première fois qu’il y avait une brigade rochers et 1er mètre dans l’eau, pour ramasser les déchets », ajoute l’élue. Des initiatives saluées par les riverains présents, « mais la brigade rochers ne passe qu’une fois par semaine et il y a aussi beaucoup de déchets dans l’eau », se désole l’un des habitants.

    Un bilan plutôt positif sur lequel va s’appuyer, dès le mois prochain, l’équipe en charge de préparer la saison prochaine.

  • L’éveil culturel et sportif en mixité au centre social Pistoun

    L’éveil culturel et sportif en mixité au centre social Pistoun

    Ce mardi matin, c’est une deuxième rentrée pour les enfants des quartiers de Canto-Perdrix, des Quatre Vents, de Barboussade et de l’Escaillon. Dès 9h, les habitants se présentent pour inscrire les enfants aux activités proposées par le centre social Jeanne-Pistoun, qui revendique près de 700 adhérents pour la dernière saison. Café en prime.

    C’est le cas de Floriane Elena, venue inscrire sa fille de 4 ans à l’éveil corporel et musical « pour qu’elle fasse du sport » le mardi soir. « C’est important, car à l’école, ils sont cadrés, ils doivent rester assis et quand je la récupère, elle court, elle a besoin de se dépenser », développe la mère de famille, qui remarque que les enfants « sont différents sans leurs parents » quand approche l’heure de se dépenser.

    Astrid Rousseau, professeure des écoles, de métier, également venue inscrire sa fille de 4 ans à la même activité, complète en expliquant que cet éveil « est extrêmement important pour le développement des enfants de 0 a 6 ans, car ils apprennent par le geste, le son et tout ce qui est sensoriel ». Elle souligne également que « c’est une grande chance que ce soit gratuit à Martigues ».

    Un projet social

    Éveil corporel et musical, accompagnement éducatif, découverte musicale ou encore hip-hop : toutes ces activités sont gratuites pour les enfants, à condition d’adhérer à l’Association pour l’animation des centres sociaux (AACS), au tarif de 3 euros par an pour les Martégaux. L’éveil et la découverte corporelle comme musicale « sont des activités déconcentrées du conservatoire Pablo Picasso et qui font partie du projet du centre social », détaille Sandrine Faure, directrice. « Nos adhérents viennent surtout des quartiers de notre zone, mais aussi du reste de la Ville. Cela crée une forte mixité sociale », ajoute-t-elle.

    Notamment au regard des activités proposées en dehors de celles dédiées aux petits. Club des jeunes, tricot, jardin partagé ou encore le café poussette figurent au programme. De nombreuses permanences sont aussi proposées : aide administrative, mission locale, médiation scolaire, ou encore accompagnement par le Centre intercommunal d’action sociale (Cias).

    Cette pluralité de services est due au « lien étroit que nous avons avec la Ville, qui va bien au-delà de la subvention. Le fait que nous ayons une médiathèque dans le centre social et toutes ces activités est une volonté martégale », insiste Sandrine Faure, pour qui « le soutien des services techniques et développement des quartiers, ainsi que la proximité et l’accessibilité des élus, sont un plus ».

    Le projet phare de l’année sera la Semaine de la solidarité, prévue en décembre. « Un projet porté par l’État et CDC habitat, où l’on abordera toutes les formes de solidarité, qu’elles soient environnementales ou alimentaires », conclut Sandrine Faure.

  • Dernier jour pour participer au concours photo sur la paix

    Dernier jour pour participer au concours photo sur la paix

    « Nique la guerre, faites l’amour » est une des façons d’exprimer son pacifisme. En tout cas celle choisie par Kider, l’auteur de l’un des graffitis visibles au Cratère, dans le quartier Paradis Saint-Roch.

    Typiquement le genre de sujet que peut traiter tout participant au concours photo « La paix dans ma ville », organisé par le service jeunesse de la Ville de Martigues. Le principe ? « Capturer à travers l’objectif ce qui représente la paix dans Martigues. Un moment de vie, une ambiance, un lieu, une rencontre… » indique la Ville, à l’occasion de la Journée internationale de la paix.

    À travers ce concours, le service jeunesse souhaite « donner la parole aux habitants et mettre en lumière la richesse des regards portés sur la ville. Un moment de partage et de créativité, pour rappeler que la paix se construit aussi au quotidien, dans nos espaces communs et nos relations ».

    La Ville se mobilise chaque année autour de la Journée internationale de la paix qui tombe, cette année, le 21 septembre. En 2010, la municipalité a d’ailleurs adhéré à l’association française des collectivités pour la paix et dédié une partie de son action dans « l’éveil d’une conscience et de la culture de paix » sur son territoire.

    Pour participer, au concours, il suffit d’envoyer une photo accompagnée de son nom, prénom et numéro de téléphone par email à jeunesse@ville-martigues.fr ou via WhatsApp au 07. 63. 14. 41. 65. Les résultats et la remise des récompenses auront lieu le mercredi 17 septembre à 18h, au jardin de Ferrières, dans le cadre de la Journée de la Paix.

    Participation jusqu’à 17h ce mercredi.

  • La rentrée de la MJC bat son plein entre théâtre et musique

    La rentrée de la MJC bat son plein entre théâtre et musique

    Je l’inscris à la MJC car il baigne dedans depuis qu’il est petit », confesse Marilyne Pellegrino aux inscriptions de rentrée de la Maison des jeunes et de la culture (MJC) de Martigues mardi dernier. Son fils Hugo vient y découvrir le théâtre, « car je veux devenir Youtubeur et tourner dans un film » argue le jeune garçon en CM2 à La Couronne.

    Un rêve Parmi d’autres, au milieu des dizaines de parents, enfants et autres intéressés par les activités de la MJC. Avec comme nouveauté cette année l’atelier musical des minots, Qui permet à des enfants n’ayant jamais fait de musique de découvrir plusieurs instruments. « On a eu besoin de trouver un moyen pour désengorger les cours de musique qui sont pleins chaque année » indique Elsa Ferrier, chargée de la communication de la MJC. Une nouveauté complétée par un atelier de percussion africaines et de rythmes du monde par Jean-Christophe Herrmann.

    Avec plus de 990 adhérents l’année dernière, la MJC se donne pour « objectif d’atteindre le même nombre cette année » projette Elsa Ferrier, alors qu’ « entre 250 et 300 personnes étaient déjà réinscrites en fin de saison dernière » et que « le temps fort de l’inscription dure jusqu’à la Toussaint ».

    Un ancrage local

    Cette affluence à l’inscription s’explique entre autres par la présence et l’historique de la MJC de Martigues. « On vient voir des pièces de théâtre depuis très longtemps » reprend Marilyne Pellegrino. « Je suis déjà venu voir des spectacles de ma grand-mère » abonde son fils Hugo. Le large éventail d’activités permet d’ailleurs de s’y retrouver à tous ces âges. Comme le dit la mère de Nils Fruit, « il faisait du saxophone avant. Je voulais qu’il fasse une autre activité culturelle alors je l’ai inscrit au théâtre car j’en ai moi-même fait avant ». « Car c’est un sacré comédien » complète-t-elle sur le ton de l’humour.

    Et ces activités ne sont pas que pour remplir le mercredi. « il voulait continuer le saxo mais son ancien professeur arrêtait, alors on est venu ici » conclut la mère de Nils Fruit. On retrouve cette « connaissance intergénérationnelle des habitants », souligne le directeur Isidore Gomis, qui insiste sur « le renouvellement du package, issu chaque année des discussions avec les adhérents sur ce qu’ils ont envie de faire ». Cette liberté est rendue possible par « l’engagement constant de la Ville sans laquelle on fermerait nos portes » indique le directeur, qui revendique l’« équipement le mieux doté dans les Bouches-du-Rhône. Quand je discute avec d’autres collègues je vois qu’ils ne sont pas soutenus comme nous » en comparaison avec les autres structures analogues.

    À noter, le prochain temps fort qu’est la soirée Kanaky le 4 octobre.