Tag: Gauche

  • Les Écologistes soutiendront Pascal Cabras et la liste Six-Fours à Gauche

    Les Écologistes soutiendront Pascal Cabras et la liste Six-Fours à Gauche

    La liste « Six-Fours à Gauche, Écologiste, Régionaliste et Citoyenne » a réuni une partie de ses soutiens, mercredi, pour une conférence de presse destinée à présenter les grandes lignes de son projet municipal. Cette liste rassemble de nombreuses forces progressistes (PC, PS, GRS, Parti occitan, Génération.s, Régions et Peuples Solidaires et l’Après).

    Elle a récemment été rejointe par les Écologistes, qui apportent leur soutien, sans y compter, pour l’instant, de colistiers. « Ça a pris du temps, car on voulait voir si le programme était vraiment écologiste. On a été rassuré », explique Claudie Cartereau, tête de liste de l’union des gauches à Ollioules.

    Le programme sera présenté prochainement. Il reposera sur plusieurs axes forts : respect des 25% de logements sociaux de la loi SRU, transports gratuits, création d’un tramway et d’un centre de santé, souveraineté alimentaire, police de proximité…

    Autre priorité : la lutte face à la droite et au maire (LR) Jean-Sébastien Vialatte, qui « se dilue dans l’extrême droite », soutient la tête de liste Pascal Cabras, citant notamment « le partenariat conclu entre la mairie et la maison d’édition Fayard » détenue par le milliardaire Vincent Bolloré. « C’est un acte militant de la part de M. Vialatte », dénonce-t-il. Le RN aura de son côté pour candidat, pour la quatrième fois, le député Frédéric Boccaletti, « une personne sulfureuse. Un repris de justice, condamné pour violences en réunion il y a des années », rappelle Laurent Gilbert, de l’Après 83. Alors, pour vaincre « ces deux menhirs, notre potion magique, c’est l’union », martèle Pascal Cabras.

  • [Entretien] « Agir en commun », la règle d’or de Sylvain André, maire de Cendras

    [Entretien] « Agir en commun », la règle d’or de Sylvain André, maire de Cendras

    La Marseillaise : Vous êtes maire de Cendras depuis 2017. Quel regard portez-vous sur ces neuf ans ?

    Sylvain André : Pour moi, le maire a un rôle d’animateur du vivre ensemble. C’est fondamental pour faire société ; surtout dans une période où le repli identitaire s’accentue. Si je devais donner quatre marqueurs de l’ADN de l’équipe municipale, je dirais la solidarité, la culture, la transition écologique et l’éducation. Nous avons rénové le cœur du village, et c’était le plus gros projet du mandat. Nous avons aussi désimperméabilisé certaines zones, finalisé un projet d’habitat inclusif pour permettre à nos anciens de rester au cœur du village, et proposé un programme culturel dense…

    Vous vous êtes aussi engagé pour le pour des causes qui dépassent les compétences d’un maire…

    S.A. : Plus la situation internationale s’est complexifiée, plus nous avons voulu affirmer nos ambitions de paix. On soutient SOS Méditerranée, parce que je trouve que c’est l’honneur de l’humanité. On ne paie pas un bateau, on apporte 500 euros… Mais c’est un marqueur. On participe aussi à une opération de subvention qui vise à financer 1 000 fontaines pour Mayotte où l’eau est un enjeu majeur… Ce sont des petites pierres, mais elles participent à la construction de la solidarité internationale.

    En septembre, vous avez été attaqué par le député UDR Allegret-Pilot, qui est venu décrocher votre drapeau palestinien. Comment avez-vous vécu cet épisode ?

    S.A. : C’est la première fois que j’ai un peu souffert de ce genre de polémique, parce que ça a été virulent. Je venais de prononcer un discours de paix devant 70 personnes en expliquant que si Israël vivait la même chose, j’aurais mis son drapeau à la place, et j’ai à nouveau condamné les attaques du 7 octobre… Mais avec sa mise en scène, il a lancé toute la fachosphère sur mon dos. J’ai passé 15 jours à effacer des messages de haine sur mes messageries personnelles. Des messages anti-communiste, des menaces, des insultes liées à mon handicap… Ce député vit par le buzz et la « trumpisation » de la société. Ça plaît parfois aux gens, mais ce n’est pas la politique que j’aime.

    Vous allez présenter votre liste le 10 février. À quoi ressemblera-t-elle ?

    S.A. : Elle est renouvelée à 50%. Tout le monde n’est pas encarté, mais ils ont tous une sensibilité de gauche. Je suis allé voir chaque membre de la liste, j’ai expliqué qu’on allait parfois dépasser le cadre municipal, et surtout je me suis assuré qu’il n’y aurait jamais aucun propos raciste. Si nous sommes élus, nous allons nous voir quasiment tous les lundis de l’année pendant six ans. Il vaut mieux partager un socle de valeurs communes, j’y tiens.

    Quels seront les axes de ce mandat ?

    S.A. : J’aimerais faire passer tous les toits de la commune en solaire, et mettre en place une boucle d’autoconsommation solidaire qui permettra aux Cendrasiens d’acheter l’énergie produite… On souhaite aussi créer une boulangerie dans le hameau de La Blaquière, créer un accueil parent-enfant au centre socioculturel, donner une dimension plus importante au CCAS, et peut-être créer un conseil municipal pour la jeunesse… Nous sommes en train d’y travailler.

    Vous êtes aussi le président des maires ruraux du Gard. Pourquoi ?

    S.A. : On me l’avait proposé, et j’ai fini par dire oui. Je ne me retrouvais pas complètement dans l’Association des Maires de France ; j’avais besoin d’une association un peu plus piquante, pugnace, un réseau plus convivial… Ensemble, nous arrivons à nous fédérer de manière trans-partisane sur des questions locales et de proximité. On est vraiment dans l’entraide.

    Quels seront les grands combats pour les maires ruraux du Gard ?

    S.A. : Nous allons devoir défendre la commune, qui est régulièrement attaquée. L’intercommunalité peut être un atout, mais il faut que cela se fasse dans la coopération.

    Nous travaillons aussi sur le PAC (porter-à-connaissance) feux de forêts, qui ralentit le développement des territoires ruraux. On comprend qu’il faille prendre des précautions avec les feux de forêts, mais il faut trouver un équilibre… Avec l’université de Nîmes, nous participons enfin à la création d’un Diplôme Universitaire destiné aux élus. Il pourrait démarrer dès septembre. Je n’attends pas le grand soir pour agir ! On arrache tout ce qu’on peut. Et ça implique de parler avec tout le monde.

  • [Municipales] La gauche veut réguler les milliers de locations de tourisme à Arles

    [Municipales] La gauche veut réguler les milliers de locations de tourisme à Arles

    Imaginons vouloir partir une semaine à Arles pour la première semaine d’août, du samedi 1er au 8 du mois. Ce sont 380 logements qui sont proposés par la plateforme pour un voyageur, dans tout l’espace compris entre la rue Gambetta, le Rhône et les boulevards des Lices et Émile-Combe.

    Sur l’ensemble de la ville, le moteur de recherche indique même « plus de 1 000 logements » disponibles à la réservation, juste pour soi, sans partage avec l’hôte, à des tarifs variant entre 450 euros pour un « studio cosy au pied des Arènes » et jusqu’à 1 300 euros pour ce deux-pièces avec terrasse offrant la vue sur l’hôtel de ville. Toujours pour la première semaine d’août, sont aussi disponibles ce « penthouse à vue imprenable » affiché à 2 300 euros ou ce « havre de paix avec piscine » pour plus de 8 000 euros, dans le registre de l’exclusif.

    Face à ce « phénomène Airbnb », Nicolas Koukas, tête de liste (PCF) de l’Union pour Arles aux municipales, assure être « à l’offensive sur le logement » depuis sa déclaration de candidature, en décembre. « Nous sommes fatigués de ne plus pouvoir nous loger dans le centre-ville », affirme-t-il, rappelant que l’opposition « demande depuis 6 ans de réguler strictement les locations touristiques » de ce type, « comme les villes de La Rochelle et d’Annecy ont pu le faire », précise le candidat.

    « Des quotas par quartier »

    Il y aurait 2 100 meublés de tourisme recensés par la Ville, 3 800 selon l’opposition. Dans le cadre du programme de l’Union pour Arles, Nicolas Koukas propose une politique municipale sur deux jambes. « En premier, réguler Airbnb en imposant un quota de locations touristiques par quartier et en limitant le nombre de nuitées », complété par « une police du logement contre l’insalubrité de certaines locations ». D’autre part, le candidat veut s’appuyer sur une société coopérative foncière municipale dédiée à « préempter dans les secteurs stratégiques » pour reprendre le contrôle sur le marché.

    Des affiches posées dans la rue, l’été dernier, permettent de mesurer cette attente. « Touriste, ton Airbnb augmente mon loyer », « Afin de préserver la santé mentale des riverains, merci de soulever vos valises à roulettes », « Airbnb tue nos quartiers, loyers Arles centre jusqu’à +50% en cinq ans, qui peut encore vivre ici ? », pouvait-on lire.

    Dans l’équipe du maire sortant Patrick de Carolis (HOR), Sébastien Abonneau répondait à la radio Ici, en août, qu’il ne fallait pas être « dupe des arguments de l’opposition » à l’approche des élections. Sollicitée l’été dernier pour dresser un bilan estival, la plateforme Airbnb assumait de « ne pas communiquer sur ses données car cotée en bourse américaine et que ce sont des indicateurs de bonne santé de l’entreprise ».

    Les nombreuses boîtes à clés installées au Monoprix de la place Lamartine parlent d’elles-mêmes.

  • Gard : Cendras, la culture du vivre ensemble…

    Gard : Cendras, la culture du vivre ensemble…

    À deux mois des municipales, Cendras semble à mille lieues des luttes politiciennes qui fracturent le pays. Niché au beau milieu d’un territoire composé de forêts à 85%, et situé à 10 minutes à peine de la ville d’Alès, il y règne une tranquillité singulière.

    Du haut de ses 1 600 habitants, ses multiples quartiers et hameaux, affichent aussi un dynamisme étonnant et une fibre sociale assumée. « Pour moi, un maire doit être l’animateur du vivre ensemble. On pourrait vite devenir une cité-dortoir parce qu’on n’est pas loin de la ville. Mais on cultive une vraie vie de village », résume Sylvain André, en poste depuis la démission de son prédécesseur Yannick Louche (en 2017). Ici, le jeune quadra n’a pas encore de concurrent déclaré. Acquise à la gauche depuis plus de 60 ans, la commune fait donc figure d’exception à l’échelle du Gard. Voire même de laboratoire…

    Dans les cuisines de la cantine municipale, située au beau milieu du centre socioculturel Lucie-Aubrac, Myriam s’affaire derrière une énorme marmite d’eau frémissante. « Le centre socioculturel, c’est le bijou de Cendras », confie le maire. Alors quand la structure a failli plier, asphyxiée par la baisse drastique des subventions de l’État, l’élu a mis toute son énergie de militant cégétiste au service de ce cœur battant. En décembre 2024, il a fléché 72 000 euros d’aides directes et presque autant en charges supplétives. « La mairie était un gros partenaire, elle nous a sauvés », explique Farida Ihamouchène, la présidente des lieux. Ici, 14 salariés et 54 bénévoles continuent donc de tisser du lien social à tour de bras, à l’occasion d’ateliers cuisine, de sorties, d’atelier couture, de séance de jardinage partagé, et de papotage à la friperie solidaire qu’ils chapeautent…

    Le long des ruelles proprettes du centre-ville, rénové à hauteur de 580 000 euros au fil du dernier mandat, l’ambiance est familiale. Une atmosphère que la charismatique Karine Tell, la gérante de l’épicerie-boucherie, ne quitterait pour rien au monde. « Cendras, c’est ma vie », souffle la native du cru qui accueille ses clientes comme elle accueillerait des amies dans son salon. Dernièrement, elle n’a pas hésité à interpeller le maire pour protester contre la mise en place d’une navette destinée à conduire les personnes âgées dans les hypermarchés de périphérie. Mais dans le fond, elle comprend la démarche. « Les gens ont moins d’argent. C’est compliqué pour tout le monde », concède la commerçante, qui n’a de cesse de s’inquiéter pour ses mamies, dont les conversations s’éternisent souvent dans les allées du magasin. « Ici on n’est pas là pour faire du cash, on fait un boulot humain », confirme le gérant du bar-tabac à quelques mètres de là.

    40% de logements sociaux

    Cité de mineurs par excellence, Cendras dispose de 40% de logements sociaux et a pris les problèmes de sécurité du quartier des Fonzeaux à bras-le-corps ces dernières années. Régulièrement, la commune accueille aussi des réfugiés ; syriens puis ukrainiens, victimes notamment des guerres. « Ça a pu faire débat, mais dès qu’on a des noms et des visages, cela ne pose plus de problème à qui que ce soit », raconte le maire. Des familles en exil dont les bambins se retrouvent aussi sur les pelouses du club de foot de l’AS Cendras, qui fait jouer ses 175 licenciés sans distinction de niveau de jeu, d’origine ou de classe. « Notre devise, c’est : si tu veux faire du foot, tu viens ! », résume son président Sébastien Fabre, qui bénéficie d’une enveloppe annuelle de 3 100 euros pour faire tourner ses équipes. « Toutes les associations n’ont pas autant… Nous avons décidé de privilégier le foot et le tennis, parce que ce sont les deux clubs qui accueillent les enfants », précise le maire, lui-même entraîneur à ses heures par le passé.

    Oxygénée par la vallée du Galeizon -classée Natura 2000- la commune a fait de la transition écologique une autre de ses priorités. Ici, on mise sur la filière bois, dont les essences locales ornent le pôle de santé créé en 2016. C’est aussi par ce biais que la municipalité chauffe toutes ses structures. « Je me considère comme rouge et vert », résume le maire, qui a aussi activement favorisé l’installation et la diversification de deux agriculteurs sur le secteur. Pour l’heure, pour lui l’avenir semble assez clair. Ici, pas l’ombre d’une droite, ni d’un RN… Ciel dégagé à l’horizon.

  • Amine Kessaci candidat aux côtés de Benoît Payan pour les municipales à Marseille

    Amine Kessaci candidat aux côtés de Benoît Payan pour les municipales à Marseille

    Après avoir perdu son petit frère Mehdi, assassiné par un commando le 13 novembre dernier, alors que son aîné avait été retrouvé en 2020 carbonisé dans le coffre d’une voiture, Amine Kessaci, fondateur de l’association Conscience à Marseille, ne lâche pas son combat contre le narcotrafic.

    « Oui à une vie meilleure, c’est ce que l’équipe du Printemps marseillais a porté. Il y a une volonté de dire que notre ville est généreuse et unie. Il était évident pour moi de dire que Marseille doit être vitrine de la lutte contre le narcotrafic. On portera cet accompagnement des familles de victimes. Je dis : Debout ! Et on y arrivera », a déclaré Amine Kessaci devant les nombreuses caméras venues à l’Après M, dans les quartiers nord de la ville.

    Après avoir apporté son soutien au maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, puis à Magali Brunel (PS), candidate de la gauche et des écologistes à Toulon, il s’engage encore plus fermement ce lundi 26 janvier dans sa propre ville, en se portant candidat aux côtés du maire DVG sortant, Benoît Payan. Ce dernier, par ces mots, confirme : « C’est avec beaucoup de respect que nous avons décidé d’engager ce chemin ensemble.»

    Pour mémoire, Amine Kessaci s’est présenté pour la première fois à l’âge de 20 ans comme candidat EELV à l’occasion des élections européennes de 2024, puis aux législatives sous la bannière du Front populaire, dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône, couvrant actuellement le 13e arrondissement, dont il est originaire, une partie du 12e et du 14e. Il avait alors perdu de 835 voix son duel au second tour contre Gisèle Lelouis, la candidate d’extrême droite.

  • Soutien du centre-gauche à Benoît Payan

    Soutien du centre-gauche à Benoît Payan

    « La liste de droite de Martine Vassal n’a pas le monopole du centre. Son rapprochement avec les valeurs du Rassemblement national est incompatible avec un centre républicain et social, capable de rassembler et de gouverner », déclare-t-il dans un communiqué.

    Fondateur de l’association culturelle Pour que Marseille Vive, Hugo Roche-Poggi, est né à Marseille en 1997. Créée en 2020, son association a accompagné des centaines d’artistes, créateurs et acteurs du renouveau marseillais. Parallèlement, il exerce des responsabilités politiques en tant que fondateur du collectif Le Forum Marseillais, ainsi que représentant du Parti Radical de Gauche et de la Convention de Bernard Cazeneuve.

  • Les plans de la gauche pour sortir Lunel de la précarité

    Les plans de la gauche pour sortir Lunel de la précarité

    Contrairement aux candidats se réclamant du courant socialiste dispersés sur les listes de la maire candidate Paulette Gougeon, de Stéphane Dalle, l’ex-adjoint de l’édile Pierre Soujol décédé en juin 2025 ou de Stéphane Muscat, ex-directeur de cabinet de l’ancien maire Claude Arnaud (divers droite), écologistes, insoumis et communistes ne se réclament pas de la majorité sortante. « Ça ressemble à l’après De Gaulle. Tous se revendiquent héritiers de Pierre Soujol et se tapent dessus », s’amuse l’écologiste Lise Florès. « À droite, c’est le bal des hypocrites, ils se trahissent les uns les autres », confirme l’Insoumis Bruno Gagne qui se méfie aussi de l’extrême droite qui pourrait être incarnée par Antony Belin ou Julia Plane et Thierry Razigade.

    Pour l’heure les têtes de listes de « Lunel collectif » (Lise Florès) et de « l’Union populaire Lunel, fière et solidaire » (Bruno Gagne) tracent chacun leur route. Mais un rapprochement est à l’étude, au moins dans l’entre deux-tours. « Nos portes sont grandes ouvertes. Les écologistes ne sont pas nos adversaires, faisons chacun le maximum », pose le cégétiste. « Une union est envisageable pour nous, y compris avant le 1er tour », confirme la fonctionnaire cadre territorial.

    D’ici là, chacun avance ses propositions pour redonner un élan à la 5e ville de l’Hérault (26 600 habitants) située au cœur de la vallée du Vidourle, aux portes de la petite Camargue. Une ville forte de ses traditions (bouvine) et riche de son histoire romaine mais aujourd’hui pauvre, abîmée et prise en étau entre Nîmes et Montpellier.

    Le PCF a fait le choix de rejoindre LFI qui « assume son étiquette de gauche et veut transformer les choses », insiste François Got. Le communiste veut profiter de l’immobilier libéré par le projet de nouvelle caserne au mas de Fourques et du déplacement de l’accueil 3e âge vers la clinique pour imaginer de « nouveaux logements et des crèches ». Il souhaite aussi « s’attaquer aux marchands de sommeil » et construire des logements sociaux (1 430 familles en attente). Bruno Gagne ajoute le besoin « d’attributions transparentes, d’encadrement des loyers et de contrôles sur la salubrité des logements en location ».

    Du côté de la liste d’union citoyenne de la gauche et des écologistes, Lise Florès veut privilégier la « densification ». « L’étalement urbain pour faire venir des entreprises, c’est comme la stratégie du ruissellement, ça ne marche pas. » Pour créer de l’emploi, l’écologiste préfère « partir des besoins » et cibler « les métiers en tension » (agriculture, services à la personne, rénovation énergétique…). Comme Bruno Gagne qui vise « les circuits courts, les produits locaux », veut des « cuisines centrales municipales » et « les premiers m3 d’eau gratuits », Lise Florès souhaite créer des « régies publiques » dans des fermes (insertion, bio), pour le service à la personne, pour la culture (école de musique) ou le social.

    Persuadée que « le tout sécuritaire est voué à l’échec », l’écolo prône la prévention via des « médiateurs » de quartiers. Bruno Gagne insiste aussi sur la nécessité de « redonner le pouvoir aux habitants ». L’Insoumis promet des conseils de quartiers dès 16 ans, un budget participatif et des votations citoyennes (RIC) sur les sujets majeurs comme la déviation Sud de la route nationale (RN) 113. « Il y a trop de bouchons, de bruit, de pollution. Nous allons réétudier toutes les options ». Pour « protéger les terres agricoles », Lise Florès est plus catégorique. « La déviation est un faux nez qui ne réglera pas le problème. Il faut des mini-bus inter-quartiers, des pistes cyclables et des espaces piétons. » Une manière de dire que la grande rénovation entreprise au centre-ville de Lunel n’est pas suffisante.

  • Les six priorités de la liste Nîmes en Commun

    Les six priorités de la liste Nîmes en Commun

    Dans l’auditorium de Pablo Neruda, la gauche nîmoise a choisi le décor et le message : l’heure n’est plus aux intentions générales, mais au « grand oral ». Autour de Vincent Bouget, l’équipe de Nîmes en commun (union de la gauche hors LFI) a présenté ce 19 janvier ce qu’elle appelle un « projet » faisant office de programme, et insiste : « ce n’est pas un catalogue de promesses  ». Avant tout, la campagne se veut être une rupture après les 25 ans de mandat de Jean-Paul Fournier : la gauche souhaite surtout mettre un cap lisible sur la table. Avec une idée simple, martelée : la mairie ne peut pas se contenter de gérer des chantiers et des façades. Elle doit réparer le quotidien – logement, écoles, santé, transports, sécurité – et retisser du commun.

    Une méthode : « Rendre le pouvoir aux Nîmois »

    Le collectif met d’abord en avant sa manière de faire. Film participatif, dizaines de réunions publiques, 3 000 contributions : le projet se revendique issu du terrain. « Aucune décision importante ne doit être prise sans les habitants », insiste Vincent Bouget, qui promet des conseils de quartier renforcés, des débats municipaux transparents et des outils concrets de participation. Sur des dossiers sensibles comme les Halles, la gauche veut tourner la page des décisions descendantes et « repartir sur une large concertation ».

    En finir avec « Nîmes
    à deux vitesses »

    Le diagnostic est partagé par toute l’équipe : Nîmes est aujourd’hui une ville fragmentée. La campagne se construit donc autour d’un fil rouge, celui de l’unité. « Les Places communes » en deviendront le symbole : des lieux ouverts dans les quartiers pour se retrouver, monter des projets, recréer du lien. « On a besoin de se parler, de se retrouver ensemble », répète Bouget. Une dizaine de sites sont évoqués à l’échelle du mandat. Derrière cette idée, une exigence simple : que chaque quartier bénéficie du même soin, de la même attention, de la même présence des services publics.

    Remettre de la dignité

    Sur le logement, le candidat attaque frontalement : « Nous voulons loger tous les Nîmois. » Observatoire du logement, lutte contre les logements vacants, développement du logement social, guichet unique : la gauche assume un virage social face à une ville qu’elle juge excluante. Sur la santé, la médecin Catherine Fenech pose un constat simple : « Il y a 70 médecins pour 100 000 habitants dans cette ville, dont la moitié partiront à la retraite en 2030. » D’où la proposition d’un centre de santé municipal pluriprofessionnel et universitaire, d’une mutuelle communale et d’une approche globale liant santé, environnement et conditions de vie.

    Sécurité : la proximité

    Sur un thème souvent confisqué par la droite et l’extrême droite, la liste avance une ligne sans ambiguïté. La police municipale resterait armée, mais davantage tournée vers la proximité, avec des horaires élargis, des postes mobiles et un maillage plus équilibré dans la ville. Le commissariat de plein exercice à Pissevin est présenté comme une priorité, tout comme le renforcement des médiateurs, dont le rôle est jugé essentiel pour apaiser les tensions. Et pour couper court aux caricatures : « Le RN ment. Nous ne voulons pas désarmer la police municipale. »

    Jeunesse : « Une ville
    à hauteur d’enfant »

    La jeunesse traverse tout le projet. Vincent Bouget parle d’une ville pensée à hauteur d’enfant, où on lutte contre le décrochage, où on accompagne chaque parcours. Cela passe par un réseau de réussite, la gratuité des transports pour les scolaires et une mesure qui marque les esprits : « 1 000 enfants partiront en vacances chaque année. » Marianne Bernède prolonge cette vision dans l’espace public : abords d’écoles piétonnisés, cours végétalisées, rues sans voiture expérimentées. Elle y associe un combat plus large pour l’égalité. « Nous voulons faire de Nîmes une ville féministe », dit-elle en évoquant notamment des transports nocturnes adaptés pour permettre aux femmes de circuler sans crainte.

    Économie et finances : reprendre la main

    Sur le développement économique, Pierre Jaumain (PS) décrit un territoire trop cloisonné. Il plaide pour une agence locale capable de fédérer les acteurs, d’accompagner les entreprises et de redonner une dynamique à la ville. La gauche entend aussi rouvrir plusieurs dossiers emblématiques : gestion publique des monuments romains, avenir des Halles, défense du site universitaire des Carmes. Enfin, la question budgétaire est abordée sans détour. Gilles Guillaud dresse un constat sévère – 758 M€ de dette cumulée entre la Ville et l’Agglo – et assume une ligne de rigueur sélective : pas d’augmentation d’impôts, mais un recentrage des dépenses pour retrouver des marges d’investissement. En conclusion, il résume l’enjeu du mandat à venir d’une formule limpide : « Ce sont des choix politiques. »

  • L’Union pour Arles veut dérouler le tapis rouge de la Ville aux médecins

    L’Union pour Arles veut dérouler le tapis rouge de la Ville aux médecins

    À Salin-de-Giraud, on a un médecin présent 2 jours par semaine pour 2 200 habitants », déplore Charlie Scandagliari, ancien directeur du CCAS, lors d’un rendez-vous de presse de l’Union pour Arles vendredi matin. Situation semblable à Mas Thibert pour Serge Meyssonnier, plus de 70 ans et médecin généraliste depuis 1984, qui « continue, car si je m’arrête il n’y a pas de succession ». Le docteur, ancien adjoint de Patrick de Carolis, alerte : « Il est urgent de faire venir des généralistes à Arles car beaucoup ont plus de 70 ans et ne sont pas éternels. »

    Alors, Nicolas Koukas (PCF) et son équipe ont pris le sujet à bras-le-corps, développant 7 propositions dont la première est de « dérouler le tapis rouge » aux médecins pour faciliter leur installation. « Des locaux municipaux il y en a, on veut les mettre à disposition des médecins pour y établir leur cabinet en priorisant l’exercice regroupé, plus attrayant », détaille le candidat, rappelant qu’il y avait « 53 médecins en 2018 à Arles contre 35 en 2025 ».

    Défendre l’hôpital

    L’hôpital est également dans le viseur de l’Union pour Arles. « Les agents s’inquiètent de la fermeture de lits suite à la fusion des services de gastro et cardiologie », indique Nicolas Koukas. De la même manière que « tout sera fait pour maintenir la maternité d’Arles », également source d’inquiétudes.

    Pour ce faire, le candidat compte composer la liste de l’Union pour Arles avec « au moins 10 personnes qui travaillent dans le domaine de la santé réparties en plusieurs endroits du territoire ». Cette composition devrait être révélée en février.

  • À La Ciotat, Karim Ghendouf candidat aux municipales

    À La Ciotat, Karim Ghendouf candidat aux municipales

    À moins de soixante jours du scrutin, j’ai décidé de prendre mes responsabilités et d’être candidat aux prochaines élections municipales », a déclaré, devant plus de 150 personnes, salle St-Marceaux, le communiste Karim Ghendouf.

    Quelques minutes plus tard, il a lancé : « L’histoire de La Ciotat le montre : la gauche gagne lorsqu’elle est unie. » D’accord. Et c’est pour cela que Karim Ghendouf se présente sous les seules couleurs de La Ciotat nous rassemble ? Après les discours, l’homme a accepté de faire une – bien utile – explication de texte. « Cela fait de nombreux mois qu’on discute avec le PS, LFI, le collectif Nouveau front populaire, EELV. Mais les discussions pour l’union de la gauche aux municipales n’aboutissent pas. J’ai donc pris mes responsabilités, et je les assume. Cela suffit, les palabres. La loi impose de déposer les listes entre le 9 et le 26 février. Si ça peut provoquer un électrochoc… On a un bilan, une expérience, et en même temps on dit qu’on n’est pas fermé », explicite Karim Ghendouf. Le PS de Toni Delogu voulait, lui, placer Martine Cuccaroni en tête de liste de l’union de la gauche ciotadenne.

    2 000 logements sociaux de plus

    À l’exact opposé du « clinquant, du show perpétuel de la municipalité actuelle », a épinglé Albert-Jean Morazzini ; « nous devons faire du commun », a plaidé Karim Ghendouf. « Le mandat de la majorité de droite [Alexandre Doriol, DVD, est maire depuis 2023, Ndlr.] s’achève avec une commune dont les impôts, le prix du mètre carré du foncier et le coût du logement sont les plus élevés du département, creusant les inégalités et empêchant, contrairement à ce qu’ils disent, une ville équilibrée et solidaire », a mis en exergue le communiste. « L’école est la priorité de La Ciotat nous rassemble », a posé Sylvie Demoulin. Le programme promet « la gratuité des fournitures scolaires, de l’accès à la culture, des temps périscolaires ». Mais surtout, LCNR veut agir pour le logement, « alors que les jeunes ménages quittent la ville », faute de pouvoir se loger. Aujourd’hui, le taux de logements sociaux est de 21%. LCNR veut le porter à 30%, selon son estimation des besoins, soit « au minimum 2 000 logements sociaux de plus », a exposé Hervé Watteau.