Tag: Gauche

  • Pour Olivier Faure, « Avignon doit être un rempart à l’extrême droite »

    Pour Olivier Faure, « Avignon doit être un rempart à l’extrême droite »

    Si depuis septembre, David Fournier (PS) accumule les soutiens de différents partis de gauche – dont le PRG dernier en date, lire ci-contre – l’adjoint au maire sortant était en famille, ce jeudi soir, lors d’une réunion publique à la salle Saint-Jean. Sa maman et ex-députée Michèle Fournier-Armand était là, mais c’est surtout sa famille politique qui était à l’honneur. Olivier Faure, premier secrétaire national du PS, était là, tout comme le premier fédéral Lucien Stanzione, et Cécile Helle. Une première publique pour la maire socialiste depuis qu’elle a officialisé son soutien à David Fournier.

    « Cela n’a pas été simple, mais celui qui a insufflé la dynamique de rassemblement au sein de la majorité et au-delà, c’est David, redit-elle. Il a les qualités pour être un leader et animateur. » « Il ne sera pas un Jupiter local et vous consultera », loue Olivier Faure. Proximité, humanisme, autant de qualités louées envers David Fournier. Face notamment aux autres candidats qui ne seraient pas assez Avignonnais, comme Olivier Galzi « inscrit sur les listes électorales depuis septembre », pique le candidat. « Avignon ne peut pas être un lieu de one man show, on ne s’improvise jamais maire, il faut avoir cette capacité à ressentir les gens parce qu’il connaît votre quartier », analyse Olivier Faure. « David connaît Avignon comme sa poche, c’est une qualité essentielle que de vivre dans la ville dans laquelle on se présente et que l’on peut mesurer charnellement », embraye Cécile Helle.

    « Avignon mérite mieux que l’extrême droite et des aventuriers de la politique », poursuit David Fournier, qui a redécliné quelques axes de son programme, car « rien n’est gagné d’avance », prévient Lucien Stanzione. Dans une campagne, se prétendre le plus local ne fait pas un projet, Cécile Helle appelant à « être dans la continuité ». La maire souhaite entendre les prétendants sur « l’école, la jeunesse » et le devenir de ses mesures comme la gratuité du périscolaire, la baisse des tarifs de la cantine ou l’accès au sport et à la culture. « Nous sommes fiers d’avoir mené une politique de gauche qui n’a laissé personne au bord du chemin », défend-elle.

    Après avoir salué « l’élégance » de Cécile Helle qui « a fait le choix de transmettre plutôt que de mourir sur scène », Olivier Faure insiste aussi sur les différences entre gauche et droite, voire extrême droite. « Si Avignon bascule, ce serait un symbole délétère pour le reste du pays, vous êtes une ville de remparts, soyez un rempart face à l’extrême droite », implore le patron des socialistes, présent encore ce vendredi à Avignon.

    Le PRG en ultime soutien

    C’est « le dernier ralliement », annonce David Fournier (PS) ce jeudi : le parti radical de gauche (PRG) de son président vauclusien, Pierre Maurel, « qui sera adjoint », précise David Fournier. Il voit dans cet appui, « plus qu’un représentant d’un parti, une caution morale ». Un soutien en forme de pied de nez final aux adjoints sortants et ex-prétendants, Joël Peyre (PRG) et Paul-Roger Gontard (La Convention), qui se sont retirés de la course, sans intention de vote. « À partir du moment où Joël a abandonné, il fallait poursuivre le rassemblement, seule la gauche républicaine peut permettre d’éviter le RN et la droite dure », justifie Pierre Maurel. Qui écarte toutefois tout rapprochement avec LFI au second tour. « C’est une ligne rouge, mais d’abord pensons au 1er tour », enjoint Pierre Maurel, candidat aux municipales en 2008 et 2014 sur des listes Modem-centre droit. « Cessons de faire de la politique-fiction, on discutera de manière collégiale », martèle David Fournier.

  • Loïc Gachon renouvelle la moitié de son équipe à Vitrolles

    Loïc Gachon renouvelle la moitié de son équipe à Vitrolles

    Dans la permanence de Loïc Gachon (PS), à quelques mètres de l’hôtel de ville, des feuilles débordant de propositions jonchent la table. Quelques colistiers et membres de l’équipe de campagne du maire sortant de Vitrolles se réunissent pour y mettre de l’ordre et monter un document programmatique qui sera distribué fin février.

    Les priorités de la tête de liste sont déjà identifiées, au premier rang desquelles protéger au quotidien. « Le service public de proximité, municipal, est la première porte à laquelle on peut taper quand on est confrontés à une difficulté de la vie », affirme Loïc Gachon, qui souhaite aussi se projeter pour préparer l’avenir face au « changement climatique », anticiper les « questions d’éducation », de l’économie et de l’emploi pour « faire en sorte que Vitrolles reste une ville dynamique et attractive, se positionne sur les filières d’excellence et soutienne l’aéronautique ». Enfin, une grande place est dédiée au vivre ensemble. « Fédérer les habitants en développant ce qui nous rassemble », résume l’édile.

    Pour y parvenir, la liste doit arbitrer entre « ce qui était déjà prévu par l’équipe sortante » et les très nombreuses propositions émanant des ateliers participatifs du collectif « Réfléchissons Vitrolles ». Le tout en respectant une limite : un budget annuel d’investissement de 18 millions d’euros.

    Dix élus ne repartent pas

    Le programme détaillé sera dévoilé lors d’une réunion publique fin février. Une chose est en revanche déjà connue : les visages des colistières et colistiers de Loïc Gachon, qui espère repartir avec une liste pour moitié renouvelée, comprenant « 19 personnes qui n’ont jamais été élues ». Parmi elles : Thomas Robert, directeur de l’école Badinter récemment inaugurée dans le quartier des Pins ; Frédéric Izacard, responsable local des Écologistes ; Dominique Sow, ancien animateur de centre social à Vitrolles ; Florence Zemour, médecin en charge de la Maison de santé pluridisciplinaire Simone-Veil ; ou encore Joris Coppens, étudiant en médecine de 20 ans. « C’est une équipe solidaire, diversifiée, qui représente tous les quartiers de la commune et tous les secteurs d’activité
    professionnelle
     », assure Loïc Gachon.

    Soutenu par une large frange de la gauche, à l’exception de La France insoumise, qui ne s’est pas prononcée mais n’a pas non plus présenté de liste, le maire sortant détaille : « Il y a dix socialistes, cinq communistes, cinq MoDem, quatre Écologistes, deux Place publique et un Génération.s. »

    Dix élus ne repartent pas, dont Jean-Claude Mondoloni, premier adjoint en charge des finances, Philippe Gardiol, adjoint à la transition écologique, Jean-Pierre et Marie-Claude Michel ou encore Michel Renaudin. « Ça s’est passé sereinement, on a leur soutien », certifie Loïc Gachon, qui se concentre désormais sur la finalisation du programme.

    « Les projets seront présentés petit à petit lors des réunions publiques », annonce-t-il. Prochaine date : ce samedi 14 février, à 17h, au centre social le Bartas.

  • « Demain Salon » présente ses mesures écologiques et sociales

    « Demain Salon » présente ses mesures écologiques et sociales

    Elle a reçu le soutien de l’ancien maire Michel Tonon (PS). Ce mercredi 11 février, la liste d’union de la gauche « Demain Salon » a présenté ses visages et son programme, élaboré dans l’ombre « depuis six mois », indique le candidat, Patrick Chini (PS).

    En quatrième position sur la liste, Michèle Blanc-Pardigon, pédiatre, chevalier de la Légion d’honneur et ancienne élue à la santé publique, souhaite s’engager « pleinement (…) pour une santé globale associant le développement de l’agriculture nourricière bio, des activités physiques, sportives et culturelles, pour un contrat de santé et de santé mentale global, et pour l’accessibilité aux soins pour tous ».

    Logement digne

    « Demain Salon » propose notamment de mettre en place un Plan alimentaire communal et des fermes municipales pour tendre vers le 100% bio et local, mais aussi d’aider les nouveaux médecins à s’installer ou encore de créer un Ehpad public.

    Son colistier Nicolas Maury (PCF) insiste sur la problématique de l’habitat : « Nous sommes la liste qui défend le logement social (…). Nous voulons que les travailleurs et travailleuses puissent se loger dignement dans des logements salubres et accessibles. » Si l’équipe est élue, elle entend imposer au moins 50% de logements sociaux dans les nouvelles opérations, développer l’hébergement d’urgence, réhabiliter l’ancien et lutter contre la vacance.

    Celle qui est en position de devenir première adjointe, Véronique Le Marchand, s’est engagée à « faire triompher l’écologie (…) populaire et joyeuse, qui ne confond pas les responsables et les victimes ». Parmi les mesures : tendre vers le 100% d’énergies renouvelables pour le patrimoine municipal en imposant une couverture photovoltaïque sur toute nouvelle construction, atteindre le 0 pesticide et végétaliser l’espace public, à commencer par les places Morgan et Charles-de-Gaulle.

    L’ancien maire Michel Tonon salue : « On voit bien les difficultés à faire aboutir les idées de gauche à travers les questions de justice sociale. Je crois que le combat politique qui peut se mener à l’échelle locale est un combat important. » Face à Nicolas Isnard, élu en 2020 avec près de 70% des suffrages, les chances de la liste semblent minces. Mais il affirme, évoquant la victoire de François Blanc en 2001 acquise dans un « trou de souris » après une « quadrangulaire » : « Les combats ne sont jamais perdus tant qu’on ne les a pas menés. »

  • Dans la cité de Molière, à Pézenas, la gauche en chef d’orchestre

    Dans la cité de Molière, à Pézenas, la gauche en chef d’orchestre

    Des cinq listes qui briguaient la mairie de Pézenas en 2020, il ne devrait en rester que deux, le 15 mars. Celle du maire PS sortant, Armand Rivière, qui a sonné il y a 6 ans le glas de l’hégémonie de la droite d’Alain Vogel-Singer. Condamné pour « prise illégale d’intérêt » en 2017, l’ancien maire de droite a finalement eu gain de cause en 2021 en cassation pour un vice de procédure. Si un retour n’est pas à exclure, il a depuis perdu en influence.

    La seconde liste connue à ce jour est celle du macroniste Philippe Huppé. L’ancien député (2017-2022) LREM puis Agir Ensemble est vu par la majorité de gauche comme un « parachuté ». La 5e circonscription de l’ancien maire d’Adissan n’étant pas celle de Pézenas (4e). Pour le reste, pas de liste LFI ni de RN à l’horizon.

    Formations diversifiées

    et création d’emplois

    Est-ce à dire que le maire sortant a convaincu en 6 ans ? « Compte tenu de la situation de la Ville à notre arrivée, du Covid et de la guerre en Ukraine, le bilan nous satisfait, même si on peut toujours faire mieux », positive Armand Rivière. La « cantine dès 1 euro avec tarifs progressifs » est une fierté. De même que la réfection de l’avenue de Verdun (11 ME), la remise en culture de la ferme de L’Auribelle sur 14ha ou encore la belle dynamique culturelle (400 ans de Molière, festival Boby Lapointe…).

    Sans être le fruit d’un accord de partis, sa liste ouverte à la société civile, qui compte des socialistes, écologistes ou communistes, défend des « valeurs de gauche ». Dans le bassin de vie d’Agde parmi les plus sinistrés de France, A. Rivière veut « redonner de la dignité ». Bonne nouvelle : le décret du ministère est imminent pour acter le dispositif « Territoire zéro chômeur » à Pézenas. Des embauches en CDI sont donc attendues dans « des secteurs non concurrentiels où des besoins sont non couverts » (utilité sociale, conciergerie de quartier, accompagnement à la mobilité…). A. Rivière veut coupler cet outil au développement de la formation, en lien avec les activités locales comme la « filière viande » (abattoirs) ou les « métiers d’art » (chanson, théâtre). Côté constructions, le quartier Saint-Christol (24ha) offrira 584 logements, dont certains aidés. Le centre aquatique et la piste d’athlétisme seront « rénovés ». Un « plan fraîcheur » va être engagé dans les écoles et dans la ville avec « un square ou un jardin rénové chaque année ». Le tout via des ateliers participatifs. « Je n’ai pas la science infuse, je suis à l’écoute », insiste le maire PS.

  • À La Ciotat, Antoine Vichy (LFI) veut bifurquer à gauche

    À La Ciotat, Antoine Vichy (LFI) veut bifurquer à gauche

    « Notre liste est une liste de contre-pouvoir », amorce Antoine Vichy. Estampillée La France insoumise (LFI), « Bifurquons à gauche rassemble aussi des gens non encartés », précise le candidat, enseignant en BTS informatique au lycée Victor-Hugo à Marseille, et installé à La Ciotat depuis 2011.

    Interrogé sur ce qu’il pense du bilan du maire sortant (DVD) Alexandre Doriol, le quadragénaire répond : « Il n’est pas là depuis très longtemps. Ce qu’il faut retenir, c’est que ça fait vingt-cinq ans que la droite dirige la ville et on arrive à bout de souffle. »

    Pour « la transparence »

    La liste « Bifurquons à gauche » porte trois grandes exigences. D’abord, la concertation. « L’idée de notre liste, c’est que les habitants savent ce dont ils ont besoin. Il faut échanger avec eux, pose Antoine Vichy. On refuse d’être des spectateurs alors que des décisions majeures sont prises sans les Ciotadens ». Il prend comme exemple « le marché des illuminations » qui, avance-t-il, « coûtent 3 millions d’euros par an, soit 83 euros par habitant et par an, contre 2,20 par an et par habitant pour Strasbourg… ». Avec « Bifurquons à gauche », « nous voudrions instaurer un référent de quartier, avec une association de quartier qu’on consulte pour savoir vers quoi orienter les budgets ».

    Autres axes évoqués, « le contrôle et la transparence ». « Les Ciotadens devraient pouvoir suivre les dépenses de la mairie à l’euro près », note Antoine Vichy, qui prend comme exemple « l’ombrière qui a coûté 460 000 euros, alors qu’on a trouvé des tarifs dix fois moins cher. On ne dit pas que les choix ne sont pas bons, mais que les habitants n’ont pas pris la décision ».

    La liste veut également renforcer le social dans la ville, « pour que les Ciotadens puissent obtenir les aides auxquelles ils ont droit. Or, ce n’est pas le cas, car il manque du personnel au Centre communal d’action sociale ».

  • Rémi Esnault présente liste et programme à Fos-sur-Mer

    Rémi Esnault présente liste et programme à Fos-sur-Mer

    C’est faire d’une pierre deux coups. Mardi soir, le théâtre Jean-Hetsch de Fos-sur-Mer s’est rempli pour l’annonce du programme et de la liste de Rémi Esnault (DVG), candidat présenté comme le successeur du maire René Raimondi. Près de 80 mesures en 12 points sont avancées par le chef de file de la liste « Notre Fos », accompagné de 34 colistiers, avec un fort renouvellement par rapport à 2020.

    De nouveaux visages à l’image de Romain Trolliet, connu pour son engagement à la CGT sur le golfe de Fos. « Le renouveau de l’équipe donne un nouvel élan, avec des jeunes comme moi au sens politique », estime le candidat, soulignant tout de même qu’« on ne pourrait pas avancer sans le socle solide laissé par les élus d’avant, qui savent comment gérer la ville et honorer nos engagements ».

    Les engagements seront nombreux. Les trois priorités de Rémi Esnault sont la sécurité, la santé et le pouvoir d’achat. « Nous avons un policier pour 380 habitants, mais il nous faut une police municipale plus forte. Nous créerons un nouveau central de police municipale et un poste mobile sur les événements et les plages pour assurer la sécurité au plus près », annonce le candidat.

    Un complexe médical

    « Il n’y a pas une ville où on n’en parle pas, mais nous, on peut le faire », assure Rémi Esnault au sujet de son projet de complexe médial pluridisciplinaire aux Vallins. Le projet serait même « déjà entamé ». Dans la même thématique, Monique Potin, cheffe d’entreprise, défend la création d’une plateforme de répit pour les aidants : « Pour les patients d’Alzheimer ou de maladies chroniques qui veulent rester chez eux, la plateforme permet de donner du répit à l’aidant. On prend en charge le malade la journée pour que l’aidant puissent avoir des loisirs. »

    Concernant le pouvoir d’achat, le candidat Cédric Carian, commerçant, revient sur les chèques proposés par la Ville : « Pour aider le porte-monnaie des familles et dynamiser le commerce local, on veut aller plus loin avec deux nouveaux chèques de 100 euros, un pour le sport car les clubs coûtent vite cher, et un pour la culture, le cinéma ou le théâtre. » Rémi Esnault complète ce volet en mentionnant une autre mesure phare : « Notre cantine de qualité, déjà accompagnée par le pass restauration, passera à 0,50 euro pour tous les enfants, quels que soient les revenus des parents, et le prix du temps périscolaire sera réduit de moitié. »

    Sur le terrain social, Rachel Tarantino annonce l’implantation d’une ressourcerie à la Mériquette. « Un lieu de rencontre et d’échanges qui permet de donner », afin de favoriser « une économie circulaire et la réinsertion de personnes éloignées de l’emploi depuis longtemps », complète-t-elle.

    Parmi les autres annonces figurent un complexe aqualudique, un lycée industriel, trois nouvelles plages, un festival de musique et de nouveaux loisirs à Parsemain. Un programme « budgétisé et planifié », affirme le candidat au fauteuil de maire.

  • À Avignon, Paul-Roger Gontard passe son tour et clarifie à gauche

    À Avignon, Paul-Roger Gontard passe son tour et clarifie à gauche

    La maman, Christiane Benoît-Gontard, fut 2e adjointe sous Marie-Josée Roig (UMP). Le papa, Michel Gontard, fut 1er adjoint de Cécile Helle (PS) lors de son premier mandat. Leur fils, Paul-Roger Gontard, ne progressera pas -encore?- dans l’échelon municipal en devenant maire d’Avignon. Ce mardi, l’actuel adjoint (La Convention) à l’urbanisme a en effet renoncé à concourir. « Par responsabilité et par cohérence avec mes convictions, j’ai fait le choix de ne pas conduire de liste à cette élection municipale, un choix difficile, mais assumé pour ne pas affaiblir par la division le camp républicain », annonce-t-il dans un communiqué.

    Une issue quasi inéluctable tant son champ politique s’était réduit depuis le renoncement, début janvier de Joël Peyre (PRG), depuis le ralliement de Benoît Belvalette (Place publique) à David Fournier (PS) ou le soutien de Cécile Helle à ce dernier. Depuis un mois, Paul-Roger Gontard menait des discussions avec son homologue adjoint à l’administration municipale mais qui n’ont jamais pu aboutir, malgré encore des échanges ce week-end. « Un point sera fait très prochainement », nous confiait, vendredi, Paul-Roger Gontard au sujet de sa candidature. Voilà qui est fait, lui qui martelait que « personne ne peut gagner seul ». Il y a un peu plus de deux semaines, il se présentait pourtant comme la seule offre « claire » à gauche se disant prêt « à aller jusqu’au bout ».

    Une gauche moins éclatée que la droite

    Au sujet de la vaine alliance avec David Fournier, Paul-Roger Gontard résume : « Si ces échanges ont été animés par la volonté partagée de dépasser les différences et de construire plutôt que d’opposer, nous n’avons pas réussi à trouver un point d’accord politique et programmatique qui respecte les fondamentaux de chacun ». Il évoque « des divergences importantes ». Comme, sans clairement la nommer, l’incompatibilité d’un éventuel rapprochement avec la France insoumise au soir du 1er tour. « Nous ne pouvons laisser ouverte la possibilité d’une alliance avec une force d’extrême gauche selon les circonstances », estime le désormais ex-candidat. L’adjoint évoque aussi « la répartition des rôles au sein d’une éventuelle majorité, le renforcement du contrôle citoyen et éthique de l’action publique, la garantie d’une stabilité des impôts locaux » comme pierres d’achoppement. Paul-Roger Gontard ne précise pas son intention de vote et assure qu’il faudra compter avec lui pour l’avenir : « Je resterai un acteur attentif et exigeant du débat démocratique local. D’autres combats seront à mener pour y parvenir, je prendrai toute ma part pour y contribuer ». Dans l’immédiat, David Fournier, qui salue « une décision courageuse », « invite les amis et soutiens de Paul-Roger Gontard à rejoindre notre dynamique de rassemblement ». À un mois du 1er tour et un an après le renoncement de Cécile Helle, « je suis heureux de constater que nous ne nous présenterons pas divisés », analyse David Fournier.

    De fait, alors que certains commentateurs redoutaient ou moquaient une gauche morcelée, en fin de compte, seules deux listes sont en lice, chacune revendiquant plusieurs soutiens : Mathilde Louvain (LFI, appuyée notamment par le PCF et Génération.s) et donc David Fournier (PS, soutenu par les Ecologistes, Place publique ou l’Après). Rappelons qu’en 2020, LFI et EELV étaient candidats face à Cécile Helle. Sauf énorme surprise, il devrait donc y avoir cinq candidats [contre 8 en 2020], dont 3 à droite ou à son extrême, Olivier Galzi (DVD), Stéphan Fiori (DVD) et Anne-Sophie Rigault (RN) complétant le casting.

  • À Hyères, la gauche unie pratique la méthode des « 3 C »

    À Hyères, la gauche unie pratique la méthode des « 3 C »

    Le principe de ces réunions publiques est, bien sûr, de présenter le programme, mais aussi de questionner chaque proposition, d’échanger et de construire ensemble. Pour cela, l’équipe a mis en place « l’outil des 3C », qui permet à chacun
    de s’exprimer sur les choix politiques à continuer,
    cesser ou créer pour Hyères.

    La première réunion de ce type s’est tenue vendredi dernier à l’école des Îles d’Or et a réuni une quarantaine de personnes.

    18h30. 33, rue Saint-Exupéry

  • [Entretien] Yves Léonard : « Au Portugal, la digue n’a pas cédé »

    [Entretien] Yves Léonard : « Au Portugal, la digue n’a pas cédé »

    Le socialiste Antonio José Seguro a été élu ce dimanche président du Portugal avec 66,8% des voix, ralliant gauche radicale et droite modérée, il a promis de défendre la « stabilité politique ». Face à lui, le candidat d’extrême droite André Ventura, 43 ans, savoure sa défaite, se targuant d’avoir offert à son parti Chega « le meilleur résultat de son histoire », comme il l’a dit lui-même, en obtenant 32,2% des suffrages avec 1,7 million de voix. Ce score représente une nouvelle progression par rapport aux législatives de l’an dernier, à l’issue desquelles Chega est devenu le premier parti d’opposition en recueillant 22,8% des suffrages et 1,4 million de voix, réussissant à propager son discours raciste.

    La Marseillaise : Les Portugais ont fait le choix de la stabilité ?

    Yves Léonard : À la fois de la stabilité, de l’inscription du respect aux institutions nées en 1976, de la Constitution, des règles habituelles du jeu démocratique qui est en vigueur depuis 50 ans et la Révolution des Œillets. Antonio José Seguro n’a pas seulement été choisi par défaut. Il est parti d’assez loin au début de la campagne, n’étant même pas donné en position d’être au second tour. Et puis au fil des semaines, des mois, il a suivi une ligne pondérée, celle d’un homme qui aime le débat raisonné. Dans la période un peu tendue, animée, incertaine qu’on connaît ici et là, ça a joué. Il a capté cet électorat qui ne voulait pas entendre d’un discours clivant qui a été celui de son opposant du second tour.

    Assiste-t-on à une banalisation des idées d’extrême droite dont le candidat a atteint, pour la première fois, le second tour ?

    Y.L. : On assiste à une forme de normalisation depuis 3-4 ans et pas simplement au Portugal, c’est transnational. C’est la consécration de cette montée en puissance de l’extrême droite. André Ventura a atteint ses objectifs : être au second tour et faire un score qui se rapproche de celui de l’Alliance démocratique (centre droit) – au gouvernement actuellement – lors des législatives de l’an dernier [32,1%, Ndlr.]. Il se pose en candidat à la réorientation de la droite sous sa direction. C’est véritablement ce qu’il souhaitait. Il a formellement gagné 10 points par rapport au premier tour mais surtout une crédibilité supplémentaire pour apparaître comme un recours et donc de concurrencer les formations de droite. Celle-ci est très fragmentée au Portugal, on l’a vu au premier tour avec trois candidats qui se sont retrouvés hors du jeu par division.

    Le Premier ministre de droite n’a d’ailleurs pas donné de consigne de vote entre les deux tours…

    Y.L. : Vous avez un homme qui dirige le principal parti au pouvoir, est Premier ministre et n’a pas donné de consigne de vote très claire. Cela traduit plusieurs choses. D’abord, une interrogation forte qui parcourt la droite de gouvernement, de plus en plus fragilisée. Ce gouvernement minoritaire a pu faire adopter le budget avec l’abstention des socialistes. Et sur les votes auxquels il tenait comme la loi sur l’immigration ou la réforme du droit du travail, il ne les a obtenus que grâce au soutien du parti d’extrême droite. Cette configuration explique sa position. Dimanche soir, il a déclaré que l’élection ne changeait rien et dit compter sur le président pour garantir la stabilité des institutions. Mais cela ne sera évidemment pas évident à négocier pour lui, il a une marge de manœuvre très étroite. Avec, d’une part, une extrême droite qui va être extrêmement entreprenante, va vouloir prendre le pas sur les autres formations et s’imposer à droite. Et de l’autre, un chef de l’État qui, il l’a dit, sera le président de tous les Portugais, tout en restant exigeant. Le Premier ministre est le plus fragilisé dans cette affaire.

    Le cordon sanitaire contre l’extrême droite a tenu ?

    Y.L. : Il y a quand même eu une mobilisation au second tour. La digue n’a pas cédé. L’idée de vote républicain est assez opérante. Néanmoins, on a le sentiment qu’à chaque fois, un cran supplémentaire est franchi. Cette fois, c’est le candidat d’extrême droite qui a atteint le second tour tout en gagnant des points. Et ce, grâce à un électorat prioritairement de droite, en clamant « le socialisme c’est fini ».

    En France, moins de 4% des inscrits ont voté et à 64% pour Ventura. Comment l’expliquer ?

    Y.L. : L’essentiel à noter est que le premier parti des Portugais de l’étranger, c’est l’abstention. Quant aux 60% qui votent Chega, c’est un syndrome qu’on observe aux États-Unis, avec une partie du vote latino ou des Mexicains qui s’est portée sur Trump. C’est un peu la même tonalité en France, encore plus prononcée en Suisse. Cette notion de frontière, une fois qu’on l’a franchie et qu’on s’est installé, on ne veut pas que d’autres la franchissent, comme vous l’avez fait, 20 ou 30 ans en arrière.

  • Hélène Spinelli (DVG) veut « unir » à Roquevaire

    Hélène Spinelli (DVG) veut « unir » à Roquevaire

    « Le 15 mars 2026, je vous demande humblement de nous faire confiance. Dans ce monde incertain et chaotique, choisissez la continuité, la stabilité, l’honnêteté et les compétences. Notre force : la proximité, la connaissance du terrain et l’expérience. » C’est ainsi qu’Hélène Spinelli, 61 ans, professeure d’histoire-géographie, clôt son discours prononcé, samedi, devant 500 soutiens réunis dans un salle Raymond-Reynaud comble. Aux côtés du maire (DVG) sortant, Yves Mesnard, la candidate a rendu hommage à l’édile : « C’est avec une profonde émotion et un immense honneur que j’accepte le flambeau que tu me tends en vue de poursuivre l’immense travail que tu as réalisé pour Roquevaire. »

    « Un projet concret »

    Après avoir dressé un bilan positif des dix-huit ans d’Yves Mesnard comme maire, avec 60 millions d’euros investis pour équiper la commune, la candidate a évoqué, d’abord, la philosophie de son programme : « Il est concret, soutenable financièrement, construit avec vous, pour vous, pour notre Roquevaire, et il place l’humain au cœur de notre ambition, il innove sans oublier nos traditions, et il unit plutôt qu’il ne divise. »

    Une vision qu’elle oppose « aux attaques répétées de nos opposants », visant notamment « un programme de logements, une pension de famille, un centre médical, une nouvelle école (…) ». « D’autant que les tribunaux nous ont toujours donné raison », a-t-elle rappelé. Parmi les projets de la liste « Roquevaire, une ambition renouvelée », elle a listé : « La nouvelle école Joseph-Martinat, la lutte contre les incivilités, le renfort de la sécurité, le stationnement qui restera gratuit, l’accélération des projets de rénovation énergétique, la métamorphose du cours Négrel-Féraud (…) ». Le programme est en cours de distribution dans les boîtes aux lettres.