Tag: Gauche

  • Gilles Collomb, candidat dans les pas du maire sortant de Belcodène

    Gilles Collomb, candidat dans les pas du maire sortant de Belcodène

    « Je suis du terroir », revendique Gilles Collomb. Ce retraité de fraîche date -il a fait valoir ses droits à la retraite pour carrière longue cet été-, marié, trois enfants d’une famille recomposée, né en 1964, indique avoir « a grandi entre Gréasque et Belcodène ».

    Du côté de son père, les Collomb sont Belcodénois depuis le XVIIe siècle. Une grande partie des consuls de la commune sous l’Ancien Régime, puis des maires après la Révolution française, portaient d’ailleurs ce nom. Quant à son grand-père maternel, il était « communiste, Résistant et mineur », campe celui qui dit avoir « de l’empathie pour le social ». Gilles Collomb est toujours trésorier départemental du syndicat Unsa Bouches-du-Rhône et conseiller prud’homal depuis 2018.

    Maire de cette commune d’environ 2 000 habitants depuis 1995 et auparavant conseiller municipal depuis 1989, Patrick Pin a choisi de ne pas briguer un nouveau mandat. Il explique : « J’ai 69 ans. C’était le bon moment pour que je passe la main et pour qu’il y ait une suite logique à la politique menée jusqu’à présent à Belcodène. » Dans une lettre envoyée en août aux habitants du village, il écrit : « Mon ami et conseiller municipal Gilles Collomb, dont je loue l’intégrité et les compétences, conduira cette liste pour laquelle je vous demande une nouvelle fois votre confiance. »

    Sous le slogan « Poursuivons l’élan pour Belcodène », Gilles Collomb, dans une commune « qui attire beaucoup de jeunes cadres avec enfants », veut poursuivre une politique en faveur de la jeunesse, de l’école et des équipements sportifs. Il continuera notamment à préempter des maisons du village pour y créer des logements sociaux destinés aux jeunes couples ou personnes âgées souhaitant rester à Belcodène.

    Il sait déjà qu’il affrontera, pour ce scrutin, la cheffe de l’opposition, Claudia Cuordifede, qui avait obtenu 40% des voix aux municipales de 2020, contre 59% pour Patrick Pin.

  • [Entretien] Éric Remen : « On veut créer une régie municipale de la forêt »

    [Entretien] Éric Remen : « On veut créer une régie municipale de la forêt »

    Cet homme de gauche âgé de de 62 ans, installé à Cuges-les-Pins, près de 6 000 habitants, sera en lice notamment face au maire Bernard Destrost (DVD), qui brigue un 3e mandat.

    La Marseillaise : Pourquoi êtes-vous candidat ?

    Éric Remen : On a monté une liste qui regroupe essentiellement des gens qui s’investissent déjà dans le village. Nos deux priorités étaient d’avoir des gens qui faisaient un peu abstraction de la notion de parti politique et qui avaient vraiment envie de changer les choses. On a désigné la tête de liste de façon démocratique. Moi, je suis plutôt, on va dire, un humaniste internationaliste.

    Quel bilan dressez-vous de l’action du maire de Cuges ?

    E.R. : Je ne veux pas trop entrer dans ce débat-là.

    Quels sont les grands axes
    de votre campagne?

    E.R. : Notre grande priorité, ce sera de développer ce que la nature nous a offert. Cuges-les-Pins est en grande partie couverte par de la forêt et des terrains non constructibles, grâce d’ailleurs à la préfecture, puisqu’on a une zone agricole protégée à laquelle on ne peut pas toucher. On veut développer l’agriculture et la sylviculture. On va proposer aux agriculteurs et aux propriétaires de forêts et de bois un véritable partenariat. Et c’est pour ça que, dans notre document, on parle de régie municipale ou de coopérative municipale. Sur un autre sujet, on veut également avoir un centre-ville qui ressemble à un centre-ville.

    C’est-à-dire ?

    E.R. : Aujourd’hui, on n’a pas de réel centre-ville, ni de centre de vie d’ailleurs. Mais on a la chance d’avoir une ancienne école qui est plus ou moins désaffectée. Notre idée est d’y organiser le marché le samedi matin et d’en faire un moment festif. Il y aura un bar éphémère en collaboration avec les deux bars du village. On veut mettre à disposition un local pour les producteurs cugeois et que la mairie prenne en charge le loyer. L’idée serait aussi d’installer dans cette ex-école les associations. On voudrait créer un lieu pour les jeunes. Et un logement d’accueil temporaire pour les cas les plus compliqués. Aujourd’hui, il y a quand même des gens qui dorment dans leur voiture dans la plaine de Cuges. C’est inacceptable. Le logement est très cher dans le village. Et on a un manque réel de logement social.

    En construirez-vous ?

    E.R. : On n’a pas le choix, parce qu’aujourd’hui, la commune paye une amende de plus de 200 000 euros pour carence. Mais il faut commencer par les bases. La municipalité a créé du logement, pas seulement social, mais pas les infrastructures qui vont avec. Il y a aujourd’hui une carence en transports et en infrastructures sportives notamment.

  • Un sondage donne David Fournier en tête à gauche

    Un sondage donne David Fournier en tête à gauche

    Un sondage commandé par nos confrères de La Provence, publié ce samedi 20 décembre, place le candidat socialiste David Fournier en tête des listes de gauche. Avec 18% des intentions de vote, il se place à la troisième position derrière Olivier Galzi (DVD) avec 21% et Anne-Sophie Rigault (RN) avec 22%.

    Tandis que derrière se suivent l’insoumise Mathilde Louvain avec 14% et Stéphan Fiori (DVD) avec 10%. Puis, plus loin, se talonnent Joël Peyre (PRG) avec 5%, Paul Roger Gontard (Convention) avec 4,5%, Zinèbe Haddaoui (ex-PS), pourtant pas officiellement candidate, avec 3,5%, et Benoît Belvalette (Place publique) avec 2%.

    Rassemblement attendu

    Si ces chiffres, issus d’un échantillon d’un peu plus de 600 personnes, ne donnent qu’une photographie incomplète à plus de trois mois du scrutin, ils doivent cependant alimenter les discussions. Notamment à gauche, où tous les candidats appellent au rassemblement. Comme Joël Peyre, dont certains, lors de l’inauguration de son local de campagne ce mercredi 17 décembre, envisageaient une entente avec Avignon Collectif, le mouvement du PCF et de Génération.s, avec Zinèbe Haddaoui. Tandis que celui qui serait en tête à gauche, David Fournier, assure dans un communiqué émis ce lundi 21 décembre que sa liste, à laquelle se sont joints notamment EELV, l’Après ou encore le Parti animaliste, « apparaît comme la seule option crédible et la plus rassembleuse pour l’avenir de notre ville ».

    Avant d’insister que « face à la menace du Rassemblement national et à une droite libérale déconnectée de toute réalité avignonnaise, l’union est la seule option et la condition de la victoire ».

  • Le collectif Tous orangeois entre vraiment en campagne

    Le collectif Tous orangeois entre vraiment en campagne

    Ils tenaient à marquer le coup avant les fêtes. Créé l’hiver dernier avec l’ambition de bâtir une large liste citoyenne et républicaine pour les municipales afin de mettre fin aux 30 ans d’extrême droite, le collectif Tous orangeois a acté son entrée en campagne ce vendredi. « C’est une période grave et historique à Orange, nous voulons apporter un peu de joie et bonne nouvelle entre le procès Bompard et les Chorégies, et prouver ensemble qu’il est possible de faire triompher une liste citoyenne représentative de tous les Orangeois », expose Gilles Taillardas, libraire et l’une des figures de proue du collectif.

    Si un vote interne a acté qui sera la tête de liste, celle-ci ne sera dévoilée que début janvier. La liste prendra le nom de « Orange cœur citoyen ». Le collectif, qui ne souhaite aucun soutien officiel de partis politiques bien qu’être encarté ne soit pas interdit pour être sur la liste, regroupe majoritairement des novices en politique mais comptera trois élus, anciens ou actuels, de gauche, à l’instar de Patrick Savignan qui siège aujourd’hui dans l’opposition. Dans l’attente du verdict du procès Bompard le 26 janvier, Tous orangeois est la 3e liste déclarée après celle du RN Jean-Dominique Artaud et de la macroniste et élue d’opposition, Carole Normani. Un temps moteur du collectif, Gilles Laroyenne (UDI) l’a depuis quitté, l’estimant trop à gauche.

    « Nous prônons la liberté idéologique, la coconstruction et l’intelligence collective », défend Gilles Taillardas. Rétablir de « la vie démocratique » est un mantra du collectif. « Il faut une politique apaisée, à l’écoute de tous », fait savoir Hinda Aït-Lalamma, souffrante vendredi mais très active dans la campagne. « Nous voulons gagner pour instaurer une action publique plus humaine, rendre Orange plus désirable et rétablir une sérénité politique », avance Antoine Boudet, ostéopathe, investi aussi dans la vie associative sportive. Difficile pour les futurs colistiers de ressortir une mesure prioritaire ou d’urgence. Valérie Féral, assistante dentaire, cible « la jeunesse mais aussi l’accès aux soins et la sécurité ». Plusieurs réunions thématiques sont prévues à partir de janvier, afin de dévoiler le programme issu d’enquêtes de terrain menées depuis 10 mois par le collectif.

  • Aubagne en commun veut revitaliser le centre-ville

    Aubagne en commun veut revitaliser le centre-ville

    « Si nous arrivons à être aux manettes, amorce la tête de liste Jean-Pierre Squillari, nous espérons inverser la tendance, que les commerces rouvrent et que les gens vivent bien à Aubagne. » Il est entouré par 8 personnes de son équipe (gauche et citoyens, sans LFI). Le « dépérissement d’Aubagne n’est pas une fatalité. Le centre-ville ne manque ni de potentiel, ni d’atouts. Il manque une direction claire », estime la tête de liste. David Chiousse, directeur de campagne, observe : « Les commerces ne ferment pas s’il y a de la fréquentation. Un des enjeux est de redonner de l’attractivité au centre-ville. »

    « Ce sera financé »

    Parmi les leviers envisagés, la création d’une halle, « avec producteurs locaux, artisans, concerts (…) ». Elle pourrait être implantée cours Voltaire, là où reviendrait le marché, et où serait abandonnée la construction de l’Office de tourisme, dans le secteur Grimaud ou sur la friche du Palace. Pour Jean-Pierre Squillari, la halle, « locomotive économique et culturelle », sera un des moteurs pour l’attractivité du centre-ville. De même que le « parc urbain », qu’Aubagne en commun veut réaliser au Bras d’Or. Dans ce « poumon vert », l’équipe veut « reconstruire la piscine ». Elle serait non couverte, mais pourrait être chauffée. Pour Jean-Pierre Squillari, l’actuelle piscine Alain-Bernard, très utilisée par les écoles, offre peu de créneaux au grand public. L’équipe veut aussi une ville plus fraîche l’été, avec de l’ombre et de l’eau dans les fontaines. « Ce n’est pas un catalogue de promesses, ce sera financé », assure Jean-Pierre Squillari. Aubagne en commun propose en effet de renégocier la concession d’aménagement du centre-ville d’Aubagne par la Soleam (société publique locale d’équipement), pour laquelle « 10 millions d’euros ont déjà été versés ».

  • La majorité fait adopter un budget très controversé à Aubagne

    La majorité fait adopter un budget très controversé à Aubagne

    « La Chambre régionale des comptes a confirmé que notre collectivité est exemplaire. Nos choix de gestion ont été reconnus. Il aura fallu deux mandatures pour relever Aubagne. Nous l’avons faite entrer dans le XXIe siècle. Les Aubagnais sont fiers de leur ville », se félicite l’adjointe aux finance,s Danielle Menet jeudi soir, salle du Bras d’Or.

    Elle vient de détailler le budget primitif 2026. Fixé à plus de 112 millions d’euros, il se compose de plus de 86 millions en fonctionnement (dont les dépenses de personnel, avec 47 M, représentent 61%) et plus de 26 M d’investissement. Ce budget, indique-t-elle, s’appuie « sur la stabilité des taux d’imposition, inchangés pour la 12e année consécutive », « et un niveau d’investissement élevé ». L’adjointe précise « qu’une part importante » de ce dernier – soit plus de 7 millions d’euros – seront consacrés au pôle éducatif des Passons. Sa construction, qui a débuté fin 2024, doit être achevée à la fin de l’été 2026, pour une ouverture prévue pour la rentrée scolaire, en septembre. « La création de la nouvelle voie desservant le parvis de l’équipement sera programmée au printemps 2026 », a-t-elle déclaré. Dans les écoles, la Ville programme, pour l’an prochain, l’installation de brasseurs d’air ou climatiseurs. Engagée depuis 2016 dans la rénovation énergétique de son réseau d’éclairage public afin d’économiser 75% de consommation annuelle, la Ville traitera « 8 000 nouveaux points lumineux en 2026 ».

    18 millions à rembourser

    Danielle Menet a assuré tenir bien serrés les cordons de la bourse, avec « la maîtrise des dépenses de fonctionnement », et « la poursuite de la trajectoire de désendettement engagée en 2024 », même si l’annuité (capital et intérêts) de la dette s’élèvera à 18 M en 2026. « Il ne s’agit pas d’une dette, mais d’un surendettement », a rugi Joëlle Mélin (RN). « Nous découvrirons les chiffres quand nous serons à la mairie le 22 mars », a-t-elle rêvé tout haut…

    Juste avant, après avoir estimé ce budget « fictionnel, car la Ville ne connaît pas l’impact réel du budget de l’État sur les collectivités locales », Jean-Pierre Squillari, conseiller municipal (RGE) et tête de liste de Aubagne en commun a lancé : « le 29 mars prochain, quel que soit le verdict des urnes, le travail sera à reprendre de fond en comble ». Ce à quoi a réagi le maire (LR) Gérard Gazay : « Il va y avoir embouteillage, le 22 mars… » En ce dernier conseil municipal de la mandature, chacun était bien déjà en campagne. Jean-Pierre Squillari a profité de son intervention sur le budget pour évoquer largement son programme. Candidat à sa réélection, Gérard Gazay a rétorqué : « C’est facile de dénigrer comme vous le faites. Vous ne rentrez pas dans le budget, cela montre votre incompétence. Vous faites de la mauvaise littérature. Les Aubagnais sauront apprécier le travail qui a été fait. »

  • Bouches-du-Rhône : un accord historique à gauche pour les municipales

    Bouches-du-Rhône : un accord historique à gauche pour les municipales

    D’emblée, le sénateur PCF des Bouches-du-Rhône Jérémy Bacchi l’annonce : « C’est un accord historique par son ampleur. » Ce vendredi midi sur le cours d’Estienne-d’Orves, les représentants des différentes forces politiques de la gauche et des écologistes avaient convié la presse, afin de présenter l’union scellée entre ses composantes pour les prochaines municipales dans les Bouches-du-Rhône. « Nous serons présents de manière unie dans plus de soixante communes des Bouches-du-Rhône », officialise le secrétaire départemental du Parti communiste.

    Refus des insoumis

    « C’est neuf mois de travail pour aboutir à cette union la plus large possible », souligne de son côté le premier fédéral du Parti socialiste, Yannick Ohanessian. Qui souligne lui aussi : « Pour nous, c’est un accord historique à bien des égards. » À commencer par le nombre de communes concernées, trois fois plus que lors du dernier scrutin. « C’était une vingtaine en 2020, et nous comptons aller plus loin dans les prochaines semaines », annonce l’adjoint marseillais. « Pour la première fois, nous sommes allés dans un travail d’union au-delà des communes de plus de 20 000 habitants, détaille-t-il. Nous sommes allés dans les communes de plus de 9 000 habitants, parce que des hommes et des femmes ont tenu à s’impliquer avec les forces locales, en appelant aussi les forces politiques. » Ainsi, ce sont les trois quarts des habitants du département qui sont concernés, soit 1,7 million de personnes. « En 2020, la gauche était absente des trois quarts des communes, de la plus petite jusqu’à Tarascon », rappelle Jérémy Bacchi. Et dans les communes où il n’y a pas encore d’accord, « nous n’aurons pas de listes les uns contre les autres. Je ne connais pas de rassemblement aussi large dans les autres départements ! ».

    Il reconnaît certes qu’il reste encore « peut-être deux ou trois arrangements à la marge ». « Il y a des communes qui ne sont pas encore dans cette entente-là, mais nous y travaillons encore », promet ainsi le sénateur écologiste Guy Benarroche, précisant qu’il ne s’agit pas d’un accord entre des appareils politiques, mais bien réalisés dans chaque commune. « À Martigues, les écologistes sont toujours en discussion », glisse-t-il. « Nous n’avons pas encore abouti sur Fos, ou à La Ciotat, indique pour sa part Yannick Ohanessian. Mais nous sommes quasi sûrs que nous allons aboutir. »

    L’accord se distingue aussi par le nombre d’organisations impliquées : le PCF, le PS, EELV, Génération écologie, Debout!, le Mouvement des progressistes, la Gauche républicaine et sociale. Génération.s et Place publique, de leur côté, sont toujours en discussion au sein de leurs instances. « Ce rassemblement va beaucoup plus loin que le simple rassemblement politique, il s’élargit à la société civile », ajoute l’élue des 11-12 Cécile Vignes (Génération écologie). Jusqu’à des têtes de liste, comme à Aubagne.

    Mais il se fait sans la France insoumise. « J’ai rencontré il y a un peu plus d’un an les responsables locaux et nationaux, qui nous ont indiqué au préalable qu’ils ne souhaitaient pas d’accord départemental, mais à la carte. À Marseille et à Aix, la stratégie a été une stratégie de clivage, c’est un choix politique qu’ils ont fait », témoigne Jérémy Bacchi. « Nous n’avons jamais été fermés avec un accord avec qui que ce soit, dès le départ nous avons dit que nous souhaitions l’alliance la plus large possible », déplore Guy Benarroche. « À partir du moment où une organisation passe les cinq dernières années à taper sur la ville centre de la région, il me paraît difficile de construire les conditions d’une union », reproche Yannick Ohanessian.

    Face à l’extrême droite

    Pourtant, la menace du RN est bien réelle. « Cette union, c’est aussi un acte de résistance claire face à la montée de l’extrême droite, défend Hervé Street (Debout!). Leur arrivée au pouvoir signifierait le recul des solidarités, l’abandon de l’intérêt général. » « Nous sommes dans un des départements où le danger est le plus important », s’alarme aussi Guy Benarroche. Avec la promesse de défendre des programmes « qui correspondent à ce que nous portons ».

    Rendez-vous est donné en janvier pour de nouvelles annonces.

  • La seconde réunion publique de l’union à gauche réunit 130 personnes

    La seconde réunion publique de l’union à gauche réunit 130 personnes

    Ensemble, changeons de cap pour Gardanne-Biver », pouvait-on lire sur le tract invitant à la réunion publique. Après Biver en novembre, la liste d’union de la gauche, menée par Jean-Marc La Piana (SE) pour conquérir la mairie de Gardanne, organisait, mardi, une seconde rencontre entre habitants et colistiers. Alors que 80 à 100 personnes avaient participé à la première rencontre, entre 130 et 150 auraient répondu présent cette fois-ci. « En termes de capacité, on n’avait pas le droit d’accueillir plus, mais il y avait du monde », rapporte le candidat, élu d’opposition.

    « L’objet était de présenter les réflexions des groupes de travail thématiques qui se réunissent depuis plusieurs semaines, rapporte un communiqué de presse, paru dans la foulée. Tous les sujets n’ont pas pu être abordés, mais trois binômes ont présenté les thèmes suivants : culture, attractivité du centre-ville et des commerces, éducation. »

    « Ce n’est pas parce qu’on a des priorités qu’on laissera des thématiques de côté », indique Jean-Marc La Piana. Objectif de ces rencontres : travailler à un programme. L’occasion, aussi, d’annoncer une cérémonie de vœux, le 10 janvier, deux jours après le conseil municipal. « Le programme et la liste ne seront pas encore annoncés, mais on dira des choses sur l’avenir. Le 10 janvier, on amorcera déjà des propositions », poursuit le candidat.

    Les réunions devraient se poursuivre. « Mais on ne peut confirmer les dates, la mairie ne nous donne pas les réponses pour l’utilisation des salles », confie Jean-Marc La Piana.

  • Le maire Gérard Gazay porte plainte pour diffamation

    Le maire Gérard Gazay porte plainte pour diffamation

    Dans un communiqué daté du 17 décembre, la Ville d’Aubagne indique avoir « déposé plainte contre M. Squillari, qui a accusé le maire et les services de la Ville d’utiliser les moyens de la collectivité pour faire campagne, ce qui est entièrement faux. (…) Cette allégation nuit à l’intégrité, à la crédibilité du maire et à la neutralité des services de la Ville. Depuis le 1er septembre dernier en effet, la Ville a pris les mesures nécessaires pour respecter scrupuleusement la législation en la matière en période électorale. » Le 24 octobre dernier, les directeurs de campagne des candidats Jean-Pierre Squillari (Aubagne en commun) et Giovanni Schipani ont annoncé avoir saisi la Commission nationale des comptes de campagne et de financements politiques.

    « Procédure bâillon »

    « On est très sereins », assure David Chiousse, le directeur de campagne de Jean-Pierre Squillari. « Parce que saisir une commission de contrôle, ce n’est pas une diffamation, c’est juste vouloir s’assurer que les actions du candidat Gérard Gazay sont légales, ou qu’elles ne le sont pas. Si on a saisi la commission, c’est bien parce qu’on pense qu’il y a des irrégularités. » Notamment, évoque-t-il, « l’utilisation par Gérard Gazay de son compte Facebook de maire, avec 10 000 abonnés, contre 1 000 sur son compte de campagne. » Il analyse : « Il faut bien comprendre que c’est une manœuvre du candidat Gérard Gazay pour judiciariser la campagne électorale. La droite souvent fait ça, et puis c’est une tendance aussi des grandes entreprises. C’est ce qu’on appelle les procédures bâillon, c’est-à-dire essayer par une action judiciaire de faire taire ceux qui s’opposent et d’empêcher le débat démocratique. Beaucoup de personnes en ont été victimes à gauche. » Il corrige : « Et puis c’est pas la Ville d’Aubagne qui porte plainte, c’est Gérard Gazay, son maire, c’est pas tout à fait la même chose. » Jean-Pierre Squillari renchérit : « Gérard Gazay dit que c’est sa fonction de maire qui a été outragée. Mais je constate quand même que c’est lui, Gérard Gazay, qui me demande 13 000 euros de dommages et intérêts. » David Chiousse observe : « Le maire aurait pu prendre un avocat, ou même le faire payer par sa campagne électorale pour attaquer. Mais non, il demande la protection fonctionnelle, c’est-à-dire que ce sont les Aubagnaises et les Aubagnais qui vont payer… ». « La justice tranchera », réagit Jean-Pierre Squillari.

  • Frédéric Grimaud tête de liste du Collectif martégal

    Frédéric Grimaud tête de liste du Collectif martégal

    « Il n’y a pas de faux suspense », lance Frédéric Grimaud (LFI) aux quelque 70 participants à l’agora du Collectif citoyen martégal de mardi soir, salle Dufy, quelques instants avant d’être désigné à la tête d’un « quatuor tête de liste » avec Barbara Brouchos (SE), professeure agrégée de SES au lycée Lurçat en deuxième place.

    « C’est une double tête de liste pour deux campagnes, l’une municipale et l’autre métropolitaine », avance l’enseignant « candidat pour être maire ». Barbara Brouchos indique « expérimenter » la politique et pense que « la Métropole est sous estimée par le maire actuel, qui la présente en opposition comme une excuse ». « Il faut se battre au sein de la Métropole pour améliorer le ramassage des déchets et l’adaptation au changement climatique qui se fera avec » et pas sans, selon la candidate.

    Quatuor de tête

    En plus du binôme de tête, le Collectif a désigné Jérôme Druilhe (EELV) et Ada Benouri (SE) comme troisième et quatrième de liste. Et revendique une indépendance vis-à-vis des partis. Frédéric Grimaud affirme que « les candidats défendent le collectif et pas un parti », « LFI et EELV prendront leur décision » pour un soutien ou non. « Nous sommes une alternative à gauche pour les déçus de l’équipe en place », assume le candidat, « car nous craignons la montée du RN depuis la défaite de Pierre Dharréville » aux législatives de 2024. Barbara Brouchos confirme : « Nous n’étions pas là aux législatives et on a perdu sans nous. »

    Ambivalence.