Tag: Football

  • Brahim Hemdani nommé sélectionneur de l’Algérie

    Brahim Hemdani nommé sélectionneur de l’Algérie

    Il passe rapidement des jeunes aux grands. Nommé en juillet à la tête des moins de 21 ans algériens, Brahim Hemdani a été choisi par le bureau fédéral de la Fédération algérienne (FAF) pour prendre les rênes de l’équipe A, comme l’a rapporté la télévision d’État.

    À 48 ans, l’ancien milieu de terrain de l’OM succède au technicien bosnien Vladimir Petkovic, dont l’aventure à la dernière Coupe du monde s’est achevée en seizièmes de finale face à la Suisse, son ancienne sélection. Deux autres anciens internationaux algériens, Antar Yahia et Moussa Saïb, l’accompagneront comme adjoints dans cette nouvelle expérience.

  • L’OM au révélateur parisien

    L’OM au révélateur parisien

    Une maille à l’endroit, une maille à l’envers. Telle est l’entame marseillaise cette saison.

    Après deux matches, l’équipe de Bruno Genesio a déjà montré un double visage. Rayonnant et implacable face à Strasbourg, à l’occasion de l’inauguration du millésime 2026/2027 de la Ligue 1. Poussif et un peu dépassé par les événements, en clôture de l’acte II, à Monaco.

    Au moment d’accueillir une « des nouvelles bonnes équipes de notre championnat », Bruno Genesio a dû digérer les conséquences de la défaite en Principauté (0 – 2) et surtout la perte sur blessure de deux éléments, Geoffrey Kondogbia et Tochukwu Nnadi. Auxquels s’est ajouté le départ de Quinten Timber.

    L’entraîneur a dû revoir son milieu, privé de deux éléments importants, et même un troisième si l’on considère que Geoffrey Kondogbia est avant tout un milieu. Il a ainsi expliqué le travail effectué avec Ulisses Garcia, « que j’ai voulu voir au cœur du jeu, il en a les capacités ». Bruno Genesio estime, malgré un groupe réduit à son strict minimum, « avoir la chance de disposer de joueurs polyvalents. Ainsi, j’essaie des choses à l’entraînement. Dans ces conditions, je me dois d’être ingénieux afin de mettre tout le monde en confiance ». Une confiance qui habite encore son groupe, malgré la sortie de route monégasque. « Il y a eu du positif, malgré la défaite », souligne Jeffrey de Lange. Pour le Néerlandais, la réception du Paris FC « est l’occasion de montrer que Monaco n’est qu’un faux pas ».

    Celui qui est désormais le numéro 1 dans le but olympien a faim. Faim de jouer, après deux saisons passées dans l’ombre de Gerónimo Rulli. Faim de résultat, « pour montrer que nous sommes capables de faire mieux que l’an dernier ».

    Être désormais titulaire n’a rien changé à sa manière de préparer ses matches. « Je suis juste heureux et cela me booste pour être encore meilleur », confesse-t-il. Lui qui n’a jamais douté qu’il resterait à l’OM, « je me plais, ma compagne se plaît et nous vivons bien ici », a-t-il confié, conscient que le peuple olympien attend beaucoup dans une saison où son équipe se retrouve à la croisée des chemins.

    La belle prestation face à Strasbourg a éteint certains doutes. Celle ratée à Monaco en a réveillé quelques-uns. Face au Paris FC, qui se présente avec des ambitions supérieures à celles d’assurer le maintien la saison dernière, c’est le moment pour ces Olympiens, où les jeunes auront une carte à jouer, de montrer les crocs en passant au révélateur parisien.

    « L’occasion
    de montrer
    que Monaco
    n’est qu’un
    faux pas »

  • L’US Endoume fait peau neuve

    L’US Endoume fait peau neuve

    Entre les seniors qui retrouvent la Régionale 1 et les féminines qui se lancent dans le grand bain, la saison 2026-2027 s’annonce palpitante du côté d’Endoume.

    « Avec le retour en Régionale 1, nous pouvons à nouveau nourrir des ambitions, avec l’idée d’accéder au niveau national d’ici deux ou trois ans. Mais nous n’allons pas brûler les étapes. » Pour Mathias Pétricoul, qui a pris en main la présidence de l’US Endoume au moment de son centenaire, l’idée est simple : « Poursuivre notre croissance, avec humilité et ambitions ».

    Avec la création d’une équipe féminine et les efforts pour développer l’école de football, le club du cœur de Marseille se lance de nouveaux défis. Que le maillot des 101 ans symbolise.

    Maillot iconique

    « Nous avons souhaité rendre hommage à la Bonne Mère, qui nous regarde et nous protège et qui est un peu ce que la Tour Eiffel est à Paris », explique Mathias Pétricoul. Elle figure en bonne place sur le blason du club, cousu côté cœur. « Et si vous regardez bien, sur les bandes rouges, il y a les évocations des céramiques de la basilique », détaille-t-il.

    Sportivement, « nous misons le premier tiers du classement chez les hommes et les femmes vont engranger de l’expérience ».

    Vendredi, anciens et joueurs actuels se sont retrouvés pour fêter la reprise du championnat. Une réception à laquelle a participé Franck Kodjabachian. Le président du district de Provence a salué le travail des dirigeants, « qui permettent à Endoume de retrouver petit à petit son lustre et sa place dans le paysage, en plein cœur de Marseille. Un club atypique qui sait fédérer autour d’un très beau projet sportif. Je leur souhaite une belle réussite ».

    Laurent Lardhit, député (PS) de la deuxième circonscription de Marseille, est venu saluer les joueurs et dirigeants. Tout comme Éric Méry, adjoint en charge de l’urbanisme et du patrimoine municipal.

    Endoume débute en Régionale 1, dimanche (15h), à Saint-Tropez.

  • Objectif Mondial pour Le Rouet

    Objectif Mondial pour Le Rouet

    En juin dernier, une bande de copains ont placé le Rouet sur la carte de l’Europe du football.

    Pour sa première année d’existence, la sélection nationale de football avait réussi l’exploit de se qualifier pour la phase finale de l’Euro CONIFA, le championnat d’Europe des micro-nations. En Italie, les Rouégasques ont fait mieux que se défendre. Ils ont terminé cinquième de la compétition.

    Cet Euro n’est pas une fin en soi. Elle a ouvert les appétits sur la Côte Bleue. Car à présent, c’est à la Coupe du Monde que songent les joueurs au maillot ciel et or.

    Ils vont disputer leur premier match des éliminatoires à la maison. Samedi, au stade Michel-Hidalgo de Sausset-lès-Pins, ils accueillent la sélection du Khalistan. Une formation qui vient d’Inde et représente la communauté sikh, dont les règles de vie sont particulières (port permanent du turban, interdiction de se couper les cheveux et la barbe, régime sans viande, poisson, ni œufs).

    Un adversaire qui s’annonce coriace. Lors de leur premier match, en Irlande, le Khalistan a nettement dominé la sélection gaëllique (6-0). Pour le Rouet, ce sera un sacré test de niveau.

    Le Rouet – Khalistan

    Qualification pour la Coupe du Monde CONIFA

    Stade Michel Hidalgo.

    Samedi 17h45.

    Entrée gratuite.

  • Aubagne à la recherche d’une nouvelle victoire en terres parisiennes

    Aubagne à la recherche d’une nouvelle victoire en terres parisiennes

    Les déconvenues se sont enchaînées avant qu’un rayon de soleil ne vienne éclaircir l’horizon. Aubagne – Air Bel a difficilement entamé sa première saison dans le nouveau championnat 100% professionnel qu’est la Ligue 3. Trois défaites de rang face à Thionville (0-3), Bastia (0-1) et Caen (0-1), zéro but marqué et seule équipe sur 18 sans le moindre point. Après les échecs des deux premiers matches à domicile, le SCAAB pensait obtenir son premier nul sur la pelouse caennaise, mais un but contre son camp dans le temps additionnel est venu doucher les efforts bucco-rhodaniens.

    Puis il y a eu la réaction. Face à un autre mal classé, Bourg-en-Bresse, les Aubagnais ont réalisé un début de rencontre canon pour mener 2-0 après 11 minutes. Jebryl Sahraoui et Mohamed Nehari ont sécurisé la première victoire des leurs, malgré une faible possession de balle (37%). Comme l’OM, dimanche soir face au Paris FC, le SCAAB va maintenant affronter un autre club de Paris intra-muros. Les hommes de Karim Masmoudi se déplacent, samedi à 14h45, au stade Pelé, situé en lisière du périphérique parisien.

    Gros défi face

    au 4e de Ligue 3

    Paris 13 Atletico, anciennement Les Gobelins, est un adversaire de taille pour Aubagne. Les Verts et Noirs possèdent un bilan de deux victoires, un match nul et une défaite. Les succès ont été d’une courte tête, avant d’aller accrocher le surprenant promu, Thionville. Bref, les Parisiens sont 4es de Ligue 3, une position favorable avant de recevoir des Bucco-Rhodaniens sachant que le moindre point sera précieux dans la quête du maintien.

  • L’OM passif en Ligue 1, mais s’active chez les jeunes

    L’OM passif en Ligue 1, mais s’active chez les jeunes

    Comme les travaux d’Héraclès, ils sont au nombre de douze.

    Edson Mbengi, Kiyan Martin, Leny Hassoumi, Issa Sidibé et Rémy Séry ont tout juste 15 ans. Milan – Sandro Cheval, Adam el Boughlamy, Kelian Magnagu Ngando, Wesley Boli, Josua Karoka et Samuel-Eddine Allaoui 17 ans et Osmane Ndiaye 18. Ils arrivent de Caen, Istres, Malpassé, du Burel ou de région parisienne.

    Ne les cherchez pas dans la liste des joueurs susceptibles de donner un coup de main au groupe de Bruno Genesio. Cette classe biberon est venue renforcer les équipes du centre de formation de l’OM. Un OM qui semble enfin miser sur la formation pour produire ses forces vives. Mais il faudra attendre avant de les voir en Ligue 1.

    Un par classe d’âge

    Le palmarès de la coupe Gambardella, qui est chez les jeunes l’équivalent de la Coupe de France, en est un des exemples. En 70 éditions, le club olympien n’en a gagné que deux (1979, 2024), soit autant que Bordeaux, le PSG, Lens ou Strasbourg. Le FC Martigues, a même devancé l’OM au palmarès, avec son sacre en 1968, à ce jour le seul d’un club amateur. Loin derrière Auxerre et 7 victoires, Monaco (5) ou Rennes et Lyon (4).

    Régulièrement, la question des jeunes et de leur gestion revient depuis la bascule dans les années 2000. Didier Deschamps affirmait sa réticence à les intégrer. Néanmoins, quelques-uns ont pu percer. Là où Lyon, Rennes, Lens ou Montpellier n’hésitent pas à faire « monter » plusieurs éléments d’une classe d’âge en professionnel, du côté de la Commanderie, à l’exception des frères André et Jordan Ayew (209 et 147 matches), il n’y en a qu’un à réellement percer par génération. Cédric Carrasso (85), Mathieu Flamini (24), Samir Nasri (166), Rafidine Abdullah (23) Maxime Lopez (150), Bouba Kamara (170) sont ceux qui ont eu du temps de jeu.

    Mais la majorité se sont contentées de bribes et de quelques titularisations, avant d’aller chercher ailleurs le temps de jeu que ne leur offraient pas les entraîneurs successifs. À l’image de Laurent Abergel, Chris Gadi, et plus récemment Darryl Bakola ou Robinio Vaz.

    Avec un effectif réduit, avec la blessure de longue durée de Tochukwu Nnadi et l’incertitude concernant Geoffrey Kondogbia, Bruno Genesio pourrait être contraint d’ouvrir largement son groupe. Ceux dont il dispose doivent avoir en tête ses propos, avant le fiasco de Monaco. « Nos jeunes ont des compétences et des qualités qu’ils se doivent de montrer à l’entraînement et saisir les opportunités quand ils sont amenés à jouer. »

    Il insiste sur la nécessité « de garder un niveau d’exigence et savoir gérer le mental quand ils sont sur le terrain ». Pour lui, le succès vient d’un savant mélange de « patience et d’indulgence ». Selon ses critères, Tadjidine Mmadi et Keyliane Abdallah ont marqué des points. Il leur faut maintenant s’ancrer dans la durée pour espérer plus de temps de jeu.

    Le club des chômeurs attend de nouveaux contrats

    Tout au long de l’été, l’Union nationale des footballeurs professionnels a cherché avec eux des solutions.

    Eux, ce sont les 192 joueurs du plus grand club de France, celui des chômeurs. Parmi eux, figurent des joueurs ayant une solide expérience en Ligue 1 et dont les noms étaient régulièrement cités lors des divers mercato. Mais actuellement, Youssef en Arabi, Benjamin Stambouli, Arnaud Souquet, Tanguy Ndombélé, Yann M’Vila, Aïssa Mandi ou les anciens Olympiens Romain Cagnon, Julien Fabri, Kélian le Pironnec, Jérémie Porsan-Clemente, Stéphane Sparagna et Chancel Mbemba, Ils peuvent être engagés à tout moment par les clubs.

    M.Ga.

  • Avec l’OM, tout est toujours une question d’équilibre

    Avec l’OM, tout est toujours une question d’équilibre

    La bonne nouvelle : Paixão reste à Marseille

    Rares sont les situations où la passion du jeu l’emporte sur le pouvoir de l’argent dans le football moderne. Le trio Richard-Lorenzi-Genesio peut donc se féliciter d’avoir réussi à conserver Igor Paixão au sein du collectif marseillais. Après les départs de Mason Greenwood vers Fenerbahçe et de Pierre-Emerick Aubameyang à La Corogne, l’ailier brésilien reste la principale arme offensive de l’OM. Son transfert aurait constitué un coup dur pour le jeu olympien. Une première esquisse de ce que pourrait devenir l’attaque marseillaise sans lui a d’ailleurs été visible lors du dernier match à Monaco, où seul le jeune Keyliane Abdallah est véritablement parvenu à faire des différences.

    La saison passée, l’ancien pensionnaire du Feyenoord avait inscrit 12 buts et délivré six passes décisives en 42 matches toutes compétitions confondues. À lui désormais de franchir un cap et de porter davantage une équipe marseillaise qui aura besoin de son talent.

    Bilan comptable amélioré mais insuffisant

    Avec onze départs en plus des clauses à la revente de Jonathan Rowe et Iliman Ndiaye, l’OM a comptablement récupéré 40 millions d’euros (en profit) et a surtout économisé près de 30 millions d’euros de masse salariale. Une opération qui reste toutefois à relativiser puisque le club olympien compte encore dans ses rangs dix joueurs percevant plus de 250 000 euros brut par mois, soit tout de même six de moins que la saison passée. En tête de cette liste figurent Pierre-Emile Højbjerg, avec environ 500 000 euros mensuels, et Geoffrey Kondogbia, autour de 450 000 euros. Ce vaste dégraissage a néanmoins permis à l’OM de contenter une partie des exigences du gendarme financier.

    Le club marseillais n’est toutefois pas encore totalement sorti de cette contrainte économique et devra probablement réaliser de nouvelles ventes d’ici juin 2027, notamment lors du mercato hivernal.

    Manque de profondeur et de cohérence

    Un tel dégraissage, réalisé avant tout pour des raisons économiques, ne pouvait évidemment pas être sans conséquence sur le plan sportif. Si un onze de départ semble se dégager assez clairement, le groupe marseillais apparaît en revanche particulièrement limité en termes de profondeur de banc. Un problème d’autant plus préoccupant que l’OM devra mener de front la Ligue 1 et la Ligue Europa. L’effectif olympien semble également manquer de cohérence à certains postes. C’est notamment le cas en attaque, où le poste d’avant-centre apparaît particulièrement fourni avec Amine Gouiri, Neal Maupay et Faris Moumbagna.

    À l’inverse, l’entrejeu offre beaucoup moins d’alternatives crédibles. Geoffrey Kondogbia est davantage utilisé dans un rôle défensif depuis le début de la saison, tandis que Tochukwu Nnadi, touché au genou lors de la dernière journée à Monaco, pourrait manquer plusieurs semaines. Sa durée d’indisponibilité n’a, à ce stade, pas encore été communiquée par le club.

    Départs sur le tard

    Si le mercato s’est clôturé mardi soir en France, il reste encore ouvert dans plusieurs pays, notamment en Turquie, au Portugal, au Brésil et en Arabie saoudite. Une fenêtre dont l’OM pourrait encore profiter pour poursuivre son dégraissage. Derek Cornelius, Alexis Koum et Neal Maupay pourraient ainsi faire leurs valises vers l’une de ces destinations dans les prochains jours. De leur côté, Nayef Aguerd, Amine Harit et Pierre-Emile Højbjerg seraient disposés à entrer dans un projet de lissage salarial pour aider le club.

    Point de rupture évoqué par le président

    Alors que l’OM a connu un mercato estival compliqué par de nombreuses contraintes financières, le président Stéphane Richard a confié dans « Rothen s’enflamme » sur RMC, mercredi soir, que Bruno Genesio avait été proche du point de rupture. « Dans nos échanges au quotidien durant le mercato, j’ai quand même senti qu’on approchait d’un point qui pouvait être difficile », a déclaré le dirigeant marseillais, en assurant que l’entraîneur olympien « n’a jamais directement menacé de quitter l’OM ». Le président Richard en a également profité pour annoncer que le recrutement de joueurs libres « serait compliqué dans l’immédiat » et qu’il prépare le prochain rendez-vous devant la DNCG en fin novembre-début décembre.

  • Le FC Septèmes fête ses 45 ans d’existence

    Le FC Septèmes fête ses 45 ans d’existence

    Des maillots, shorts et chaussettes ont été gracieusement offerts par le FC Septèmes à l’ensemble des participants. Une attention qui illustre parfaitement l’esprit dans lequel cette rencontre a été imaginée : faire plaisir, rassembler et entretenir les liens qui se sont construits au fil des années autour du football.

  • Un marché d’été sans recrue pour un OM diminué

    Un marché d’été sans recrue pour un OM diminué

    Les dirigeants olympiens ont toujours été actifs le dernier jour du mercato. Que ce soit le 31 août ou le 1er septembre, les heures avant la clôture n’ont jamais été de tout repos pour les fans marseillais. Chacun était scotché devant son écran, attendant les infos sur une nouvelle arrivée. Il y a 9 ans, ils étaient tous si bien ensemble que l’annonce du « grantatakan », Kostas Mitroglou, avait été faite après minuit, alors horaire de fermeture du marché des transferts. Pas plus tard qu’en 2025, Benjamin Pavard, Matt O’Riley et Arthur Vermeeren ont eu la permission de débarquer à Marignane ce fameux dernier jour.

    Le contexte est différent en cette fin d’été 2026. L’OM avait jusqu’à 19h59, ce mardi, pour enregistrer une recrue, mais sans surprise : le néant. Les départs n’ont pas été assez conséquents et Frank McCourt n’a pas pu mettre la main à la poche, la DNCG bloquant toute transaction. Les Phocéens peuvent encore ajouter un ou plusieurs joueurs à leur effectif grâce aux transferts nationaux libres, mais pas plus. Karl Toko Ekambi est le nom sortant du chapeau, l’ex-Lyonnais pourrait arriver libre dans les prochains jours. L’occasion de renforcer une attaque peu dense, comptant les titulaires Gouiri, Harit et Paixão, plus les jeunes Mmadi et Abdallah.

    Ce dernier jour du marché des transferts pouvait accoucher de départs. Plusieurs éléments à forte valeur marchande et/ou salaires élevés auraient pu quitter le navire : Højbjerg, Paixão, Emerson, Kondogbia. à noter qu’un départ de Quinten Timber semblait à l’étude, mardi soir, avec la piste Crystal Palace, revenu à la charge pour enrôler le milieu de 25 ans, le marché anglais se concluant à minuit (après notre bouclage). Deux visions se sont opposées : celle du propriétaire Frank McCourt, désireux de générer un maximum de rentrées d’argent, et celle du secteur sportif, avec Genesio et Lorenzi en tête, qui souhaitaient conserver un effectif compétitif avant les échéances importantes de l’automne.

    Que des départs

    Les hommes de terrain ont donc fait pencher la balance de leur côté, avec Igor Paixão qui n’a pas rejoint l’Angleterre, alors que Pierre-Emile Højbjerg n’est pas parti en Angleterre ou en Italie. Attention, des départs sont toujours possibles puisque certains marchés restent ouverts cette semaine [voir ci-contre]. Le bilan est simple : aucun joueur n’a signé à l’OM durant l’été, une situation inédite pour un club français engagé dans une compétition européenne. Ils ont tout de même été nombreux à quitter les Bouches-du-Rhône depuis le mois de juin. Dix au total, en comptant les fins de prêts de Nwaneri, Pavard et Vermeeren et le départ libre de Bilal Nadir vers Hambourg.

    Officiellement, trois joueurs ont été définitivement achetés avec le capitaine Timothy Weah, Facundo Medina et Hamed Junior Traoré, mais les deux derniers cités sont déjà repartis sous d’autres cieux. C’est aussi le cas pour Pierre-Emerick Aubameyang (La Corogne), Gerónimo Rulli (Manchester City), Leonardo Balerdi (AS Roma) et bien sûr Mason Greenwood (Fenerbahçe), dont l’OM ne verra que 60% des 39 millions d’euros récoltés. Un amincissement forcé, et le serrage de ceinture est toujours de mise.

    Le mercato encore ouvert dans certains pays

    Dans les cinq grands championnats, le marché des transferts s’est clos ce mardi 1er septembre. C’était à 19h59 pour la France, 20h pour l’Italie et l’Allemagne, minuit pour l’Espagne et l’Angleterre. D’autres pays ont choisi d’étirer ce mercato pour quelques jours supplémentaires.

    C’est le cas pour les Pays-Bas et les États-Unis (mercredi soir), la Belgique et le Qatar (jeudi soir) et le Portugal et la Turquie (vendredi 23h59).

    Les départs vers l’Arabie Saoudite sont encore possibles pour une longue période. Les Saoudiens ne fermeront le marché pas avant le 12 octobre prochain. En Europe, ce dernier ouvrira à nouveau le 1er janvier 2027.

  • Les Olympiens ont peut-être déjà atteint leurs limites

    Les Olympiens ont peut-être déjà atteint leurs limites

    C’est un Bruno Genesio résigné qui s’est présenté face à la presse, dans les entrailles d’un stade Louis II à l’image de son OM, en chantier.

    Avec une grosse différence. Car la date de rénovation de l’enceinte monégasque est connue. Alors que les travaux entrepris pour construire un groupe marseillais cohérent et compétitif sont à l’image de l’arrivée du nouveau métro de Marseille : hypothétiques.

    Après le feu d’artifice d’ouverture contre Strasbourg au Vélodrome, l’OM devait montrer sa capacité à enchaîner. En passant un test de niveau chez un adversaire a priori plus solide que les Alsaciens.

    « Même si le score est en notre défaveur et que nous sommes très déçus, il faut savoir prendre un peu de hauteur et regarder ce qui s’est passé dans le match ». Bruno Genesio a cherché le positif, dans une soirée où rien n’a semblé tourner en faveur de ses hommes. Il voit même « un match plutôt équilibré, quand on regarde bien au niveau statistique. La différence, c’est que Monaco a concrétisé ses temps forts, ce que nous n’avons pas réussi à faire ».

    Genesio assume

    Lors de l’ouverture, c’est après le repos que l’OM a trouvé les ouvertures, après avoir tenté de forcer le verrou alsacien. À Louis II dimanche, « où nous avons eu dix premières minutes encourageantes », estime l’entraîneur phocéen, rien n’est allé dans le sens des Marseillais.

    À commencer par le but encaissé sur la première occasion monégasque du match. « Il est un peu casquette ! » peste Bruno Genesio. Or, au-delà de semer le doute dans les esprits olympiens, la réussite de Paris Brunner a mis en lumière les limites actuelles du groupe marseillais.

    Avec un collectif qui a trop rapidement lâché prise. Certains joueurs ont donné le sentiment de renoncer à se battre, avant même la fin de la première période. À l’image de Geoffrey Kondogbia, maintenu en défense centrale et qui a raté sa soirée, ou Quinten Timber, fantomatique et remplacé à la pause par Keyliane Abdallah. « Peut-être ne l’ai-je pas placé dans les meilleures conditions ? » s’excuse Bruno Genesio, admettant surtout « qu’il faut assumer ses choix, quand ils sont bons, mais aussi mauvais ! »

    Le Néerlandais était peut-être taraudé par sa situation personnelle. Ne sachant pas s’il va rester, il est possible qu’il ait déjà eu la tête ailleurs.

    À Monaco, il y a donc eu la défaite. Mais aussi les sorties sur blessure de Geoffrey Kondogbia et Tochukwu Nnadi. Le premier souffre d’une blessure musculaire et le second a été touché au genou. La durée de leur absence n’est pas encore connue, mais Bruno Genesio devra visiblement faire sans eux, au moins pour la réception du Paris FC, dimanche en clôture de la troisième journée.

    Avec la perspective d’autres départs à venir, et la probabilité qu’il n’y aura aucun renfort, il se montre fataliste. « Je devrais m’adapter à cet effectif et être capable d’en tirer le maximum. » Avant de soupirer, « je suis bien content que cela se termine », au sujet d’un marché des transferts atypique pour l’OM cette saison.