Tag: Football

  • OM-Nice : un pénalty qui vient gâcher la soirée

    OM-Nice : un pénalty qui vient gâcher la soirée

    Son système devait permettre à l’OM de relever la tête. Avec un duo Vermeeren-Timber inédit pour épauler Pierre-Emerick Aubameyang qui envoyait Mason Greenwood sur le banc. Et la première titularisation de Tochukwu Nnadi dans le but de redynamiser un milieu devenu trop prévisible.

    Le jeu se concentrait aux abords de la surface azuréenne. Avec de très rares incursions visiteuses dans la moitié de terrain marseillaise. Malgré cela, les occasions de mettre en danger Yehvann Diouf demeuraient trop rares.

    Après l’heure de jeu, un coup d’accélérateur de Tochukwu Nnadi devait placer l’OM sur la voie de la victoire, grâce à la tête victorieuse de Pierre-Emile Höjbjerg. Les clignotants revenaient au vert. Pour quelques minutes seulement, puisque dans le money time, Jonathan Clauss obtenait un penalty, transformé par Elye Wahi, anéantissant les espoirs d’une rédemption marseillaise.

  • [Entretien] Pascal Rousseau : « Je me dis que je devais être quelqu’un de bien »

    [Entretien] Pascal Rousseau : « Je me dis que je devais être quelqu’un de bien »

    La Marseillaise : Pouvez-vous nous expliquer ce qui s’est passé en 2019 ?

    Pascal Rousseau : J’ai fait un malaise et à mon réveil, ma mémoire était vide. Tous mes souvenirs d’une vie de 57 ans avaient disparu. J’avais une mémoire immédiate, j’avais conservé mes capacités d’analyse. Mais, pour ce qui est du reste, c’était le grand vide !

    Savez-vous ce qu’il vous est arrivé ?

    P.R. : J’ai fait ce qui s’appelle une dissociation. Tous les événements gravés dans ma mémoire ont été effacés. Pour les retrouver, j’ai fait des recherches, sur Internet, j’ai retrouvé des articles de journaux, des amis, des inconnus qui me croisaient dans la rue et me reconnaissaient m’ont ainsi aidé à retrouver une partie de mon histoire personnelle. À ce sujet, Franck Lebœuf, un ancien coéquipier, a été incroyable.

    Ainsi, qu’avez-vous appris ?

    P.R. : Comme Franck Lebœuf me l’a dit, j’ai eu une carrière de footballeur professionnel. Avec plus de 600 matches quand même, dont je n’ai aucun souvenir ! J’ai ainsi appris que j’ai débuté au Paris FC, que j’ai joué à Lille, qu’avec Rennes, j’ai fait partie de l’équipe qui s’est ancrée en Ligue 1 à partir de 1994. Et que j’ai même été champion de France avec l’OM. Je trouvais cela incroyable. Mais que des supporters marseillais me téléphonent pour m’en parler, je trouve ça exceptionnel.

    Vous ne vous souvenez donc d’aucun moment de votre carrière, ni de votre vie avant vos 57 ans ?

    P.R. : J’ai tout oublié. Ce que je retrouve, c’est grâce aux témoignages de gens qui me racontent ce qu’ils ont partagé avec moi. Comme, par exemple, mon premier match au Vélodrome, c’était un OM-Bordeaux, le jour où Claude Bez est arrivé au stade en Cadillac. J’imagine que j’ai dû vivre quelque chose de dingue. À Rennes, j’ai retrouvé les capos du kop, qui m’ont rappelé que nous regardions ensemble les matches de Ligue des Champions, chez moi. Ainsi, de ce que j’entends dire sur moi, je me dis que je devais être quelqu’un de bien. Mais tout est effacé.

    Pour vous, ce livre est une autre forme de thérapie ?

    P.R. : Ce n’est pas mon idée. Mais des proches m’ont suggéré de l’écrire, pour en faire une thérapie et, surtout, faire connaître la dissociation. Certains ont encore du mal à croire ce que je vis. En témoignant, cela va permettre d’essayer de comprendre. Même si je sais, sept ans après, que seuls les témoignages m’ont aidé. Sans cela, ma mémoire serait repartie à mes 57 ans, le reste aurait totalement disparu.

    Avez-vous des projets ?

    P.R. : Grâce à Franck Lebœuf, je vais en faire un seul en scène, dans lequel je vais me raconter. J’aimerais le tester dans les salons des stades des clubs où j’ai joué.

    « Amnésique », avec Florence Bouté.
    City éditions, 256 pages

  • L’OM rate encore son final

    L’OM rate encore son final

    S’ils étaient toujours sixièmes au coup d’envoi, les résultats des matches précédents plaçaient les Olympiens face à un impératif.

    La victoire contre Nice constituait la seule possibilité de rester au contact de Lyon, Lille et Rennes, vainqueurs respectivement d’Auxerre, Paris et Nantes. Seul Monaco, tenu en échec à Toulouse, avait raté l’occasion de doubler provisoirement les Marseillais.

    Des Marseillais qui n’avaient pas d’autre choix que gagner le derby de toutes les angoisses, face à des Niçois revigorés par leur qualification en finale de la Coupe de France. Mais aussi par les mésaventures auxerroises à Lyon et nantaise à Rennes. Ce qui devait compliquer la mission d’un OM attendu au tournant par ses supporters.

    Un OM qui, pendant une grosse dizaine de minutes, donnait le sentiment d’avoir retrouvé un certain allant. Mais hormis une reprise de la tête d’Arthur Vermeeren, obligeant Yehvann Diouf à un arrêt réflexe, le seul fait marquant de la première période restera l’intrusion d’un supporter, venu du sud, et qui avait le temps de taper sur les épaules de Quinten Timber puis Pierre-Emerick Aubameyang avant d’être maîtrisé.

    C’était trop peu pour mettre le feu à un Vélodrome pourtant encore mobilisé. Un Vélodrome qui devait attendre l’heure de jeu pour, enfin, vibrer. Fallait-il y voir un rapport de cause à effet ? Toujours est-il que c’est quelques secondes après l’entrée de Mason Greenwood que l’attaque phocéenne faisait parler la poudre. L’Anglais n’y était pour rien, c’est le tandem Nnadi- Höjbjerg qui faisait voler en éclats la défense azuréenne.

    Même si son scénario avait été compliqué, la victoire était à portée de main. Et avec elle l’entretien de la flamme d’une qualification en Ligue des Champions. Malheureusement, Jonathan Clauss et Elye Wahi, anciens Phocéens, se ligaient pour arracher le pénalty de l’égalisation azuréenne.

    La malédiction du money time refaisant surface au plus mauvais moment, l’OM laissait filer deux nouveaux points sur sa pelouse.

    OM 1 (0) NICE 1 (0)

    31e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (60 021 spectateurs)

    Arbitre : W. Delajod

    Buts : Höjbjerg (66) pour l’OM, Wahi (88 sp) pour Nice.

    Avertissements : Emerson (29), Medina (44) à l’OM, Wahi (44) à Nice.

    OM : Rulli – Pavard, Balerdi, Medina – Weah, Höjbjerg ( c ), Nnadi (Kamissoko, 80), Emerson (Mmadi,63) – Timber (Abdelli, 80), Aubameyang – Vermeeren (Greenwood, 63).

    Entraîneur : H. Beye.

    NICE : Diouf – Clauss, Mendy, Bah, Oppong, Bard (Abdi, 80) – Abdul-Samed (Carlos, 80), Boudaoui – Cho (Boudache, 66), Wahi (Vanhoutte, 90), Sanson ( c, Diop, 46 ).

    Entraîneur : C. Puel.

    Le fait de match

    Messages interpellant joueurs et dirigeants, bâches renversées… Les Virages ont fait part de leur colère après les derniers résultats.

    Néanmoins, la ferveur a repris le dessus chaque fois que Willy Delajod a donné le coup d’envoi d’une mi-temps. Avec, toutefois, une bronca de mécontentement face à la stérilité du jeu proposé sur le terrain.

  • Montpellier : quand rien ne va, les jeunes sont là

    Montpellier : quand rien ne va, les jeunes sont là

    Quand les « grands » accumulent les erreurs, les jeunes écopent. Après une faillite à tous les étages la saison passée, bouclée par une relégation, Montpellier se reconstruit autour de son centre de formation. Un vieux réflexe qui remonte à la genèse d’un outil bâti en 1981 sur la terre en jachère de la Paillade.

    Le centre de formation irrigue l’équipe de Zoumana Camara, en course pour le play-off de la Ligue 2 avec un déplacement vendredi 24 avril (20h) à Amiens. Et il affiche sa vitalité à travers la réussite des partenaires du néo-professionnel Lacine Megnan-Pavé qui disputent samedi 25 avril (15h) à Rennes la demi-finale de la Coupe Gambardella, vitrine des centres de formation.

    « Dans le contexte du football français, le centre de formation est un peu la bouée de sauvetage », explique le directeur du centre de formation Bertrand Reuzeau, qui s’apprête à prendre sa retraite au terme de la saison. « La formation a toujours été dans l’ADN de Montpellier », renchérit Michel Rodriguez, à la tête de l’équipe U18 promise à un sérieux test face aux Bretons.

    Au sein de l’équipe de Camara, Théo Chennahi, Yanis Issoufou, Axel Guéguin, Viktor Dzodic…, tous âgé de 20 ans, incarnent l’émergence d’une nouvelle génération appelée à la rescousse à l’heure du renouvellement de l’effectif et du transfert l’été dernier d’une pléiade d’éléments expérimentés (Khazri, Ferri, Lecomte…). Ils prennent peu à peu toute leur place.

    À l’étage inférieur, plusieurs gamins, âgés de 18 ans, veulent frapper un grand coup à l’occasion de la demi-finale de la Gambardella et tapent à la porte de l’équipe professionnelle à l’image de Noah Vidal-Cartoux ou Lacine Megnan-Pavé, plus jeune joueur (16 ans) à signer un contrat pro.

    Ils veulent s’inscrire dans le sillage de prestigieuses générations qui ont gagné la Gambardella ou pour la moins participer à la finale, qui se jouera en prélude à la finale de la Coupe de France le 22 mai au Stade de France.

    Un nouveau

    profil de joueurs

    Au lendemain de la première relégation en seconde division (1981), les pionniers de la jeunesse montpelliéraine n’étaient autres que Laurent Blanc, futur champion du monde, Pascal Baills, Kader Ferhaoui… Une décennie plus tard, après les excès de la folie des grandeurs de « Loulou » Nicollin, ancien président décédé en 2017, la seconde génération a permis l’éclosion de Carotti, Lefèvre, Bonnissel… suivis de Delaye, Rouvière…

    En 2009, dans la foulée de la remontée, une autre génération, emmenée par Belhanda, Cabella, Stambouli… remportera la seconde des trois victoires en Gambardella (1996, 2009, 2017), avant d’apporter leur talent à la bande de René Girard, sacrée champion de France pour la première fois dans l’histoire du club (2012).

    Ce renouveau se confond peut-être avec l’épopée actuelle même si Montpellier traverse une grande tempête née de la possible cession du club par la famille Nicollin à un investisseur étranger, probablement américain ou anglais. Cela crée une incertitude sur l’avenir du club et tout en premier lieu au centre de formation. Pour l’heure, cela gèle quelque peu la passation de pouvoir à sa tête. Bertrand Reuzeau devrait être remplacé par un duo formé de Fabien Lefèvre, de retour au MHSC, et de Bernard Maraval, en charge du recrutement des jeunes. Les deux techniciens partagent depuis longtemps une certaine complicité et une vision commune de la formation.

    Reuzeau, qui a dirigé durant onze saisons le centre de formation du Paris SG et ensuite celui de Monaco, a mis en place depuis 2022 et le remplacement de Francis de De Taddeo, une philosophie nouvelle. L’ancien champion d’Europe Espoir (1988) privilégie un nouveau profil de joueurs. Il met l’accent sur la technique, la vitesse, l’intelligence de jeu aux dépens du physique, préconisé dans de nombreux clubs. « Face à des adversaires, qui sont pour la plupart plus costauds sur le plan physique que nous, nos joueurs, qui s’appuient sur ces qualités de vitesse et technique, vont continuer à progresser au gré de leur maturité », synthétise Bertrand Reuzeau.

    Samedi à Rennes, voire un mois plus tard devant le Paris SG ou Nantes qui s’opposent dans l’autre demi-finale, Vidal-Cartoux, Megnan-Pave, Chambon, Mohamed, Thiland-Herard… tenteront de mettre en pratique les nouveaux principes de Montpellier. Pour être à la hauteur d’une jeunesse qui a souvent écopé par le passé. Et peut-être marqué de leur empreinte le début d’une ère.

  • OM, le derby de toutes les peurs

    OM, le derby de toutes les peurs

    En temps normal, le face-à-face OM-Nice est toujours à enjeu.

    Cette année, chaque protagoniste aura une raison différente pour aller chercher un succès. Car si la conquête d’une place européenne est souvent disputée entre les faux frères de la côte, cette fois, seul l’OM aura dans sa ligne de mire une qualification pour une nouvelle campagne continentale.

    Car les Aiglons, eux, sont dans une situation plus compliquée. Ils n’ont cessé de dégringoler dans la hiérarchie de la Ligue 1. Le retour de Claude Puel à leur chevet n’a pas stoppé leur descente aux enfers. Malgré la bouffée d’oxygène d’une qualification pour la finale de la Coupe de France, le « Gym » n’est toujours pas assuré de rester en Ligue 1 en juin.

    Certes, avec neuf points d’avance sur Nantes, ils sont quasiment assurés d’éviter une relégation directe. Mais ils sont sous la menace d’Auxerre, l’actuel barragiste, en embuscade au classement.

    Côté marseillais, le bail est prolongé en Ligue 1. Mais c’est une autre cible que visent les hommes de Habib Beye. Ils ont toujours en tête l’objectif d’aller chercher la troisième place du podium. Liée à une qualification directe pour la prochaine Ligue des Champions. Malheureusement, alors qu’ils étaient dans le coup après avoir surclassé Metz, l’humiliation vécue à Lorient a redistribué les cartes dans la course. Avec un OM renvoyé à la sixième place et à deux longueurs de Lyon.

    Pour se préparer à affronter la colère des supporters et la réaction niçoise, l’entraîneur marseillais a placé ses hoplites en conclave à la Commanderie. Avec une semaine mise à profit « pour faire redescendre la tension négative et travailler sur l’aspect psychologique », explique Habib Beye. Sans trop livrer de secrets, il a indiqué que « plein de choses ont été remises en cause et nous aurons un plan de jeu clair ».

    En tenant compte d’une liste impressionnante de joueurs qui se retrouvent à l’infirmerie et en faisant abstraction de ce qui a pu se dire tout au long de la semaine, après le fiasco de Lorient. « Je dis le minimum, en espérant le maximum sur le terrain dimanche », a concédé le stratège olympien.

    Il pourra compter dans sa quête sur Quinten Timber. Le Néerlandais était absent à Lorient, pour cause de blessure. Il reconnaît que le conclave décrété cette semaine « a été une bonne chose pour que nous nous concentrions en vue du match de dimanche ». Et de promettre, « nous serons prêts pour gagner dimanche ! »

  • Les Marseillaises vaincues par Nantes à Martigues

    Les Marseillaises vaincues par Nantes à Martigues

    Les play-offs ou le maintien. Ce match de la 20e journée dessinait un double objectif. Pour Nantes, gagner emmènerait le club en phases finales pour aller affronter l’OL Lyonnes. Pour Marseille, gagner assurerait un maintien dans l’élite. La première option a finalement été validée par le FCN avec un succès autoritaire au stade Francis-Turcan (2-0). Il y a un mois, les Marseillaises subissaient le crève-cœur du Vélodrome devant 35 000 spectateurs. Ce mercredi soir, quelques centaines de personnes étaient présentes à Martigues pour assister à la défaite contre Nantes. Face à une équipe de haut de tableau, les joueuses de Corinne Diacre ont été un cran en dessous et l’espoir s’est rapidement évaporé. Nantes a tenu son rang.

    Il ne fallait clairement pas manquer les 10 premières minutes de la partie, tant les péripéties ont été nombreuses. Dès les premiers instants, l’OM aurait pu concéder un but, comme lors de cette rencontre au Vélodrome. Margaux Shore s’est interposée. Ensuite, les Nantaises ont cru obtenir un penalty. Mariam Toloba est accrochée au niveau de la cheville et s’est effondrée dans la surface de réparation. Audrey Gerbel, l’arbitre central, n’a rien signalé. « C’est un scandale ! », entend-on jaillir sur le banc du FCN. Dans la foulée, Jody Brown, absente depuis le mois de janvier, est proche d’ouvrir le score grâce à un centre envoyé parfaitement sur sa tête. La Jamaïcaine a vu la gardienne Emily Burns se sublimer pour sortir ce ballon.

    Un temps plus faible s’est alors installé, où aucune des deux équipes n’a réellement pris la main sur le match. C’est à ce moment que les tuniques jaunes ont frappé les premières. À la suite d’un centre mal dégagé par la défense marseillaise, Léa Khelifi n’a pas eu de pitié en décochant un tir sous la barre. Une ouverture du score plutôt méritée, car l’intensité mise par les visiteurs est bien plus importante. Pressing, contre-pressing, Nantes n’a pas laissé de temps aux Marseillaises jusqu’à la pause. Mathilde Bourdieu était trop seule pour peser sur la défense adverse, d’où l’avance du club 4e du championnat à la mi-temps.

    4 points sur la zone rouge

    Il fallait se révolter en seconde période pour espérer ramener un point et se rapprocher du maintien. Mais l’OM a pris une douche froide dès la reprise. Trouvée au cœur de la surface, Mariam Toloba a trompé Shore d’une frappe croisée pour faire le break et filer vers la victoire. Bourdieu et Le Mouël ont ensuite eu les opportunités pour au moins réduire l’écart, mais elles ont manqué le cadre. Le score n’a donc plus évolué, laissant les Marseillaises bloquées à 16 points à 2 journées de la fin.

    OM 0 (0) NANTES 2 (1)

    20e journée de Première Ligue

    Stade Francis-Turcan

    Arbitre : Audrey Gerbel

    Buts : Khelifi (21e), Toloba (48e)

    OM : Shore – Laplacette, Blanchard, Carro, Cyraniak – Elisor, Brown, Le Mouel, Perret, Léger – Bourdieu

    Entraîneur : Corinne Diacre

    NANTES : Burns – Khelifi, Pasquereau, Rodrigues – Cosme, Bethi, Fleury, Swierot, Machart-Rabanne – Van de Ven, Toloba

    Entraîneur : Nicolas Chabot

    Deux derniers matches pour assurer le maintien

    Il ne reste plus que deux matches de Première Ligue cette saison. En s’inclinant contre Nantes, les Marseillaises ne sont pas encore certaines d’évoluer dans l’élite la saison prochaine. Ce samedi, elles seront à Lens pour espérer valider ce maintien face à un adversaire direct.

    Au cas où le ticket pour 2026-2027 ne serait pas composté, il y aura une dernière chance pour les joueuses de Corinne Diacre. Ce sera à Martigues, face à Dijon, le 6 mai.

    À l’heure actuelle, l’OM compte quatre longueurs d’avance sur le premier relégable, Saint-Etienne. En cas de défaite de l’ASSE et de Montpellier ce week-end, le maintien serait également assuré.

  • Les Marseillaises face au défi nantais en Première Ligue

    Les Marseillaises face au défi nantais en Première Ligue

    Un challenge important à quelques encablures de la fin de saison. Les Marseillaises accueillent, ce mercredi à 18h45, le FC Nantes lors de la pénultième journée de Première Ligue.

    Un avant-dernier match à domicile, au stade Francis-Turcan de Martigues, alors que le maintien n’est pas encore validé par les joueuses de Corinne Diacre. Suite à la trêve internationale, l’OM n’a pas joué depuis ce fameux 28 mars où l’équipe avait découvert le Vélodrome en configuration match. Une défaite crève-cœur face à Montpellier, qui a relancé le MHSC, menacé de relégation depuis les premiers moments de la saison.

    Se relancer, après quatre rencontres sans victoire, ne sera pas une mince affaire face à un adversaire tel que le FC Nantes. Si son équipe masculine flanche et entrevoit la Ligue 2, les féminines sont au sommet. 4e du classement, elles ont la quasi-certitude de se qualifier pour les phases finales de Première Ligue. Un exercice 2025-2026 hors normes où les Jaunes talonnent les deux clubs parisiens que sont le PSG et le PFC.

    Éviter une défaite dans

    la course au maintien

    Pour rappel, le match aller entre Nantaises et Marseillaises avait été à sens unique. Disputé à la Beaujoire devant 17 000 personnes, il avait vu une victoire 3-0 des locales suite à 10 minutes de folie en première période.

    à Martigues, il sera intéressant de pousser cette défense qui a tout de même encaissé 30 buts en 19 journées. Rien qu’un match nul placerait les Provençales dans une position confortable en vue du maintien.

  • L’OM toujours piégé dans un tourbillon destructeur

    L’OM toujours piégé dans un tourbillon destructeur

    Quelles solutions ? Quels espoirs ? Habib Beye doit se gratter la barbe et se creuser les méninges pour savoir comment se sortir de ce bourbier. Arrivé il y a deux mois et quelques jours à la Commanderie, le Sénégalais vit des heures plus que compliquées depuis sa prise de fonction dans les Bouches-du-Rhône. Une situation délicate alors que le podium s’échappe et la Coupe de France n’est plus qu’un lointain souvenir. Samedi, après la débâcle à Lorient (0-2), sa colère était beaucoup plus froide que celle de Medhi Benatia. Il n’a tout de même pas manqué l’occasion de se montrer déçu du caractère affiché par ses joueurs : « On a des leaders qui doivent être des leaders positifs et constants. Ce qu’on n’a pas vu. »

    Le coach a également affirmé qu’il ne bouleverserait pas son équipe lors des quatre dernières journées de Ligue 1. Outre le jeu de sa formation, un autre point négatif vient s’ajouter : le sujet des blessures. Certains joueurs sont sur la corde raide physiquement après une saison éreintante, dans les jambes et dans les têtes. Nayef Aguerd ne devrait plus jouer, Kondogbia et Egan-Riley sont de nouveau hors-jeu, Tochukwu Nnadi est touché à un genou. Par ailleurs, Quinten Timber et Igor Paixao sont très incertains pour la réception de Nice, dimanche (20h45). Amine Gouiri n’est pas non plus sûr de figurer sur la feuille de match. Des éléments clés de l’effectif donc, alors que Mason Greenwood n’est pas encore revenu à 100% après la béquille reçue face à Lille, un mois auparavant. Seule bonne nouvelle : Facundo Medina revient de suspension et sera apte pour ce derby méditerranéen contre l’OGCN.

    Objectif Coupe d’Europe

    La satisfaction vient de l’intégration des jeunes. Ugo Lamare El-Kadmiri est entré en jeu à Lorient alors que Ange Lago, Hilan Hamzaoui et Nouhoum Kamissoko figuraient dans le groupe. Antoine Valero a aussi sa carte à jouer sur le mois à venir, tant l’attaquant a convaincu en U19 Nationaux, en Youth League ou avec la Pro 2. Justement, les U19 Nationaux de Grégory Auger pointent au 2e rang de la poule D, juste derrière l’AS Monaco. Une saison pleine, où de nombreux joueurs ont pu se mettre en avant comme Milan Leccese ou encore Said Remadnia. Certains de ces noms pourraient à nouveau apercevoir l’équipe première d’ici la dernière journée contre Rennes.

    Mais, pour Habib Beye, il faudra au moins sécuriser une place en Coupe d’Europe pour éviter la catastrophe industrielle. L’objectif fixé par le propriétaire Franck McCourt était un podium et la victoire en Coupe de France. Les deux buts sont en train d’échapper aux Olympiens, mais sauver une nouvelle aventure européenne serait déjà un moindre mal. Attention à ne pas se faire avoir non plus, car Strasbourg possède encore deux chances de jouer l’Europa League la saison prochaine, malgré sa 8e place en Ligue 1. Coupe de France ou Conference League, gagner l’une des compétitions assurerait aux Alsaciens la C3. L’OM se doit de finir le plus haut possible pour éviter un nouveau scénario improbable. Pour cela, il faudra être à la hauteur contre Nice, Nantes, Le Havre et Rennes.

    Une programmation de fin de saison chamboulée

    La fin de la saison 2025-2026 a subi quelques changements récemment. Dernièrement, la Ligue de football professionnel a décalé d’une journée le match entre Nantes et l’OM. Il passe du 1er au 2 mai, à 15 heures. La LFP a justifié cette modification par les nombreux rassemblements pour le 1er-Mai dans la ville de Nantes. Auparavant, les multiplex des 33e et 34e journées avaient aussi été décalés d’une journée, passant du samedi au dimanche soir.

    Par ailleurs, ce dimanche, la rencontre OM-Nice permettra une nouvelle fois d’entendre les discussions entre l’arbitre central et la VAR. Un test en place depuis deux journées sur différentes pelouses de Ligue 1.

  • OM : Habib Beye serre la vis et songe à appeler les jeunes

    OM : Habib Beye serre la vis et songe à appeler les jeunes

    Ce que redoutait Habib Beye quelques minutes après l’humiliation de Lorient s’est produit.

    À quatre journées de la fin, alors que son équipe aurait pu se retrouver en position de force, l’OM a rétrogradé à la sixième place. Et s’ils restent à deux longueurs du podium, dont la dernière marche est désormais occupée par Lyon, les Olympiens ont perdu le contrôle de la situation.

    Alors qu’il pensait que la semaine à Marbella aurait eu à Lorient la même conclusion que face à Lyon, l’apathie marseillaise et une visible résignation après la claque ont poussé le staff à réagir de manière cinglante.

    Il y a eu les propos de Medhi Benatia (voir sur www.lamarseillaise.fr), évoquant les prochains entraînements. « Je leur ai dit [aux joueurs] de rien prévoir pour les quatre prochaines semaines. Nous allons passer un peu plus de temps ensemble, à la Commanderie pour bosser. »

    Hôtel 5 étoiles

    Les mots sont devenus des actes. Au retour de Lorient, les joueurs devaient avoir un jour de repos, lundi. Cela s’est transformé en entraînement à la Commanderie. Une Commanderie où ils vont passer plus de temps que ces dernières semaines. Habib Beye a prévu une double dose de travail, jusqu’à jeudi. Celle-ci sera suivie d’une mise au vert, également à la Commanderie, où les joueurs vont vivre en conclave jusqu’à la réception de Nice, dimanche.

    Cela peut sembler brutal comme réaction. Mais vu la prestation collective au Moustoir, alors que les joueurs avaient bénéficié de conditions de préparation plutôt enviables dans le cocon de Marbella, se retrouver à la Commanderie n’est pas non plus un enfer.

    Le lieu de vie est conçu sur la base d’un hôtel cinq étoiles. Certes, les joueurs ne seront pas en chambre individuelle, mais c’est largement mieux qu’un hostel pour routard. Et la cantine y est bien meilleure que dans certains restaurants d’hôtel.

    Habib Beye et son staff vont donc tenter de remettre de l’ordre dans la maison. Certains joueurs pourront même réfléchir aux propos de leur entraîneur après la sortie à Lorient, où il a tenté un coup tactique, dicté par les forfaits de dernière minute de Quinten Timber et Tochukwu Nnadi. « Certains n’ont pas saisi l’occasion de marquer les esprits. Je ne veux plus voir ce que j’ai vu et j’espère que les joueurs auront conscience de leurs fautes. »

    Il a également placé une phrase qui en dit long. « S’il le faut, je ferai jouer les jeunes. » À Lorient, il a fait appel à Hilan Hamzaoui, Emmanuel Lago, Nouhoum Kamissoko et Ugo Lamare. Ce dernier est même entré en jeu à la place de Pierre-Emerick Aubameyang pour le dernier quart d’heure.

    La semaine en cours, avec la perspective de recevoir une équipe de Nice qui lutte pour éviter les barrages, doit être celle d’une prise de conscience collective.

    Vers un OM sans défense à Nantes, le match décalé

    Même s’ils ont été assez inefficaces à Lorient, samedi, deux défenseurs olympiens ont reçu un carton jaune. Il s’agit de Benjamin Pavard et Timothy Weah. Tous deux étaient sous la menace d’une suspension, pour accumulation de cinq cartons jaunes. Celui du Moustoir était le cinquième. Ils vont donc purger un match de suspension automatique. Cette sanction va concerner le déplacement à Nantes, prévu le vendredi 1er mai, mais finalement fixé au samedi 2 mai à 15h, à la demande de la préfecture. Ces deux absences vont provoquer un déficit dans ce secteur, car CJ Egan-Riley et Nayef Aguerd sont toujours aux soins pour blessure. Et il n’est pas certain qu’ils soient aptes d’ici le déplacement en Bretagne.

  • Calendrier retouché, le oui mais de Habib Beye

    Calendrier retouché, le oui mais de Habib Beye

    Avec deux équipes, le PSG et Strasbourg, qualifiées en demi-finale de coupes européennes, la LFP a estimé nécessaire de retoucher les dernières journées de la saison.

    Du côté de l’OM, Habib Beye a réagi sur ce sujet. S’il estime logique « de soutenir les clubs français, du moment que cela ne change pas notre préparation », il apporte toutefois un bémol à cette position. « J’aimerais qu’il y ait une règle et que cette règle ne soit pas au cas par cas sinon il y a toujours un club lésé ».

    Son équipe va devoir disputer ses deux derniers matches, au Havre, puis au Vélodrome contre Rennes, les dimanches 10 et 17 mai, au lieu des samedis 9 et 16 mai. Mais pour d’autres équipes impliquées dans la course pour le maintien, comme Nantes ou Nice, il y a un risque. Avec notamment les Bretons, qui ont un match en retard, face au PSG. Le PSG qui doit aussi disputer une autre rencontre décalée, face à Lens, qui pourrait être cruciale pour l’attribution du titre. L’entraîneur de l’OM demande à ce « qu’un équilibre soit trouvé entre les divers intérêts, avec une réflexion autour d’un cadre applicable à toutes les équipes ».