Tag: Football

  • L’Orange Football Club autorisé à retourner sur le pré

    L’Orange Football Club autorisé à retourner sur le pré

    Au stade Clapier, les minots de l’Orange Football Club (OFC) peuvent depuis ce mercredi à nouveau taper dans le ballon, malgré les poteaux de rugby qui ornent les lignes d’en-but. Après un accord avec la nouvelle municipalité (RN), l’organisation a de nouveaux accès au stade Clapier en ce début de saison.

    Une bonne nouvelle pour la structure, qui l’a annoncé le jeudi 27 août sur ses réseaux sociaux. Une « petite reprise », concède Hamid Chouly, président de l’association sportive, avec pour l’heure une centaine de licenciés, contre 300 auparavant. Seul le foot animation sera concerné par la reprise, soit jusqu’à 13 ans. « C’est une année test pour prouver qu’on est capable de le faire et de montrer que tout se passe sans soucis. On pourra grandir et accueillir plus de monde », poursuit avec ambition Hamid Chouly.

    Une partie des jeunes sont partis au nouveau club de la Cité des Princes, l’Olympique Club Orangeois, créé l’an dernier. Mais aucune des deux structures n’a de catégories au-dessus des U 14. « On aimerait mettre cela en place dans les années à venir. Il vaut mieux que les enfants et ados soient sur le terrain que dans la rue. Beaucoup de jeunes viennent des quartiers populaires et n’ont pas les moyens d’aller dans les communes voisines, comme Camaret ou Courthézon, pour aller s’entraîner et jouer. Je l’ai dit au maire, qui est d’accord », poursuit le dirigeant. Avec la volonté de créer à terme des catégories allant jusqu’à 17 ans.

    Partage avec le rugby

    Comme le rappelle l’OFC, cette réouverture se tient après « une période particulièrement difficile ». En effet, cela fait depuis janvier 2025 que les soucis ont commencé lorsque la préfecture de Vaucluse a suspendu l’agrément à la structure suite à des violences lors de matches. Mais en mars de la même année, le tribunal administratif de Nîmes avait suspendu cette décision, ce qui avait permis aux licenciés de reprendre pour la fin de l’année. Pour la saison 2025-2026, le club avait alors décidé de repartir pas à pas avec des catégories de 6 à 13 ans. Ce qui était sans compter sur la municipalité d’extrême droite de Yann Bompard, qui avait décidé d’octroyer les installations au club de rugby de la Cité des Princes, d’où les poteaux. Les terrains sont pour l’heure toujours partagés entre les deux associations.

  • Le Six-Fours le Brusc FC dépose un nouveau recours devant le tribunal administratif

    Le Six-Fours le Brusc FC dépose un nouveau recours devant le tribunal administratif

    Il est, malgré lui, la principale cible du maire RN Frédéric Boccaletti depuis son arrivée à la mairie de Six-Fours. Le club de foot historique de la ville, le Six-Fours le Brusc FC, fondé en 1958, se trouve dans une situation incongrue. Pensionnaire de Régional 1, le club, qui n’avait « jamais eu le moindre problème sous la précédente mandature », affirme son avocat Me Arnaud Mazille, s’est d’abord vu retirer ses subventions. Une décision appuyée par les sanctions prononcées par la Commission régionale de contrôle des clubs (CRCC) de la Ligue Méditerranée de football, qui avait, en juillet, exclu le club des championnats régionaux, lui octroyant une amende de 350 euros pour mauvaise gestion. Une décision « sévère et parfaitement infondée » selon l’avocat du club, qu’a ensuite infirmée la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) de la Fédération française de football.

    La mairie sous astreinte

    Mais Frédéric Boccaletti n’en a cure. Entre-temps émerge un nouveau club, l’Olympique de Six-Fours le Brusc, « poussé par la mairie », soutient Me Mazille, à qui est octroyé l’ensemble des créneaux des terrains de football, ainsi qu’une subvention de 60 000 euros. « Pour une association qui a deux mois d’existence, c’est inédit », appuie l’avocat. En parallèle, l’édile demande à la DNCG d’annuler sa décision en faveur de l’honni Six-Fours le Brusc FC, et décide de ne donner aucun créneau au club.

    Ce dernier, dont les licenciés sont contraints de s’entraîner sur des parkings et des parcs, a déposé un recours devant le tribunal administratif, qui lui a donné raison, enjoignant la mairie de donner au club l’accès au stade Antoine-Baptiste et à des créneaux sur les terrains municipaux. « La commune avait jusqu’à dimanche mi-journée pour s’exécuter, évidemment elle ne l’a pas fait. Nous avons fait constater cela par huissier, depuis il y a une astreinte de 300 euros par jour de retard qui court », explique Me Mazille. Qui plus est, sur les « 22 heures et demie de créneaux donnés par la mairie, contre 50 heures auparavant, il n’y a que 12 heures qui sont vraiment exploitables. Le reste c’est en pleine journée, entre midi et deux, des moments où personne ne peut venir s’installer », peste ce dernier. Pour cette raison, le club a déposé un nouveau recours qui doit être étudié dans les prochaines semaines. En attendant, l’équipe fanion a pu compter sur le club de Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, qui lui a prêté son terrain pour la première journée de championnat, tandis que plusieurs équipes jeunes ont dû déclarer forfait pour leurs premières rencontres.

  • Bruno Genesio fait face à la gestion de la pénurie

    Bruno Genesio fait face à la gestion de la pénurie

    Au soir de la victoire contre Strasbourg, Bruno Genesio a eu raison de garder la tête froide. Certes, l’OM avait réussi une belle entrée en matière, avec un succès 4 à 0. Depuis, les Alsaciens ont enchaîné deux succès, notamment face à Lens, alors que les Marseillais ont été surclassés à Monaco. Avant d’être douchés par le Paris FC au Vélodrome.

    Au-delà de ces deux résultats négatifs, c’est le comportement collectif des Olympiens qui interpelle. À quelques exceptions près, les joueurs de Bruno Genesio ont montré une forme de résignation. Surtout, avec un Igor Paixão ou un Nayef Aguerd encore fragiles, c’est la pénurie de solutions qui pose question.

    La défense marseillaise a notamment concédé cinq buts en deux rencontres. De quoi semer le doute dans l’esprit de son entraîneur. « On ne peut pas espérer grand-chose quand on défend comme on a défendu. Il va falloir qu’on prenne conscience de ça », a-t-il admis dimanche, en commentant la prestation de son équipe.

    Adepte d’une défense à quatre, il va sans doute devoir réorganiser son dispositif. Car son arrière-garde demeure, encore et toujours, le maillon faible de son équipe. Dans le passé, Bruno Genesio a montré qu’il pouvait s’adapter. Passer à une défense à trois axiaux. Même si à Lille, la solution n’a pas toujours été efficace. Alors que se profile une première séquence de trois matches en dix jours, avec l’ouverture de la Ligue Europa à Istanbul dans une semaine, le technicien va-t-il remodeler son schéma tactique, afin de colmater les brèches qui plombent son équipe ?

    Deux jours de réflexion

    Pour pouvoir mettre en place un nouveau plan de jeu, Bruno Genesio aurait besoin de temps. Les deux mois de mise en route ne lui ont pas permis de travailler dans la sérénité, du fait des complications extra-sportives qui l’ont vu perdre la majorité de ses meilleurs éléments, sans voir arriver de renfort.

    S’il y a eu des succès dans les matches de préparation, chacun a montré que l’OM, en version austérité, avait du mal à rester efficace sur la durée totale d’un match. Cela s’est vu contre l’Atlético de Madrid. Cela a été plus flagrant dimanche, face à un Paris FC qui a su porter le fer dans les points faibles de la cuirasse phocéenne. Et ce dès le coup d’envoi.

    Bruno Genesio, qui a assumé ses choix, a encore deux jours pleins pour réfléchir à un éventuel changement. Il aura l’occasion de le tester à Rennes, dans un contexte particulier. Pour lui, qui est un ancien de la maison Rouge et Noir. Pour l’OM, car la dernière visite au Roazhon Park, en ouverture de la saison dernière, avait laissé des traces indélébiles dans les têtes marseillaises.

    Le voyage en Bretagne doit servir de planche d’appel. Il s’annonce déjà déterminant pour la suite de la saison. Car, si la crise n’est pas encore là, les ingrédients pour qu’elle se déclenche sont d’ores et déjà réunis. Bruno Genesio se doit de montrer sa capacité à gérer la pénurie. Une première pour lui.

    L’OM recherche l’auteur présumé d’une agression sexuelle

    C’est d’abord sur TikTok que la jeune femme a réagi. Dimanche dernier, lors d’OM-Paris FC, cette habituée du Virage Nord affirme avoir retrouvé des traces de sperme dans le dos de son tee-shirt et sur le haut de son pantalon. Après avoir reçu de nombreux témoignages de soutien, la jeune femme a été contactée par l’OM, comme l’indique un communiqué officiel du club, indiquant avoir « été informé des faits particulièrement graves rapportés » et apporter « tout son soutien à la supportrice concernée ».

    L’OM affirme qu’il « mettra à disposition tous les éléments en sa possession, collaborera pleinement avec les autorités compétentes et prendra toutes les mesures qui s’imposeront au regard des faits qui pourront être établis ». .

  • Keyliane Abdallah, le nouveau frisson de l’OM

    Keyliane Abdallah, le nouveau frisson de l’OM

    C’est la belle éclaircie du moment à l’OM. À seulement 20 ans, Keyliane Abdallah s’illustre depuis le début de la saison avec le groupe professionnel de l’Olympique de Marseille. À chacune de ses entrées, le jeune ailier apporte percussion, insouciance et énergie à l’animation offensive. Un potentiel repéré par son agent Cyril Astier lorsqu’il évoluait encore avec les U17 de l’OM.

    « Ce qui m’a directement plu chez lui, c’est qu’il est capable de jouer aux trois postes offensifs. C’est un joueur “frisson“. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose », raconte-t-il. Le Marseillais a rapidement rencontré la famille du jeune joueur, notamment son oncle Toifilou Maoulida, ancien attaquant de l’OM, qui lui apporte son expérience du monde professionnel.

    Le sacre en Gambardella, en 2024, a confirmé la polyvalence d’Abdallah. Principalement utilisé sur un côté, il dispute notamment la finale au poste d’avant-centre. « C’est un garçon qui s’adapte facilement et qui ne rechigne pas. Si demain Genesio lui demande de jouer latéral, il le fera », assure Astier.

    Reste alors à franchir le cap entre les promesses chez les jeunes et les exigences du haut niveau. Le club a fini par accélérer : trois mois après le sacre en Gambardella, Abdallah a signé son premier contrat marseillais. Titou Hasni, directeur du centre de formation, a joué un rôle important dans cette évolution. « Il a toujours fait partie des gens qui l’ont poussé auprès du club pour que les choses avancent pour lui », souligne Cyril Astier.

    L’OM, le rêve de sa vie

    Mais après une saison et demie passée avec la Pro 2 en National 3, Abdallah avait besoin d’un nouvel environnement pour poursuivre sa progression. « Par expérience, j’ai vu beaucoup de jeunes, aussi talentueux les uns que les autres, qui n’ont pas eu le déclic dans cette période de transition. Il n’y a pas un problème de formation à l’OM, il y a un axe de progression sur la post-formation. Le club est d’ailleurs en train d’y remédier », souligne-t-il.

    Malgré des offres de clubs de Ligue 3 française et de Ligue 2 scandinave, son agent lui a conseillé alors le Gimnàstic de Tarragone, en troisième division espagnole. Un choix guidé par l’adéquation entre son profil et le jeu espagnol, mais aussi par la garantie d’un temps de jeu. « C’est toujours mieux que d’être sparring-partner aux entraînements et qu’il ne se passe rien jusqu’à la fin de ton contrat », estime Astier. L’expérience lui a permis aussi de franchir un cap humain. Loin de Marseille, confronté à une nouvelle langue et à un nouvel environnement, Abdallah a appris à se débrouiller seul. « Il est devenu plus mature et responsable. Ce prêt est la meilleure chose qui lui soit arrivée », assure son agent. De retour à Marseille, le jeune homme originaire de Mayotte a rapidement su qu’il allait débuter la saison avec les professionnels.

    Le contexte économique et sportif de l’OM, ainsi que l’arrivée de Bruno Genesio, réputé pour faire confiance aux jeunes, ont favorisé l’émergence des pensionnaires du centre, notamment lors des matches amicaux. Ses prestations ont alors attiré des clubs de Ligue 2 française, néerlandaise et espagnole, « pratiquement tous les clubs de Ligue 3 espagnole », dont Tarragone, mais aussi des formations de première division slovaque, croate et ukrainienne, dans les dernières semaines du mercato. Certaines disposent même de projets « avec lesquels certains clubs de Ligue 1 ne peuvent pas rivaliser ». Mais « jouer à l’OM, c’est le rêve de sa vie ».

    Keyliane Abdallah a déjà disputé 70 minutes depuis le début du championnat, ce qui en fait le 5e joueur offensif le plus utilisé par Bruno Genesio. Il est même devenu l’option n°1 sur l’aile droite en remplacement d’Amine Harit. « Il y a eu une opportunité qui n’a jamais existé à l’OM, c’est de faire jouer les jeunes. Je ne sais pas si une saison comme celle-ci, avec un tel contexte, arrivera de nouveau », réalise Cyril Astier.

  • Keyliane Abdallah, le nouveau frisson de l’OM

    Keyliane Abdallah, le nouveau frisson de l’OM

    C’est la belle éclaircie du moment à l’OM. À seulement 20 ans, Keyliane Abdallah s’illustre depuis le début de la saison avec le groupe professionnel de l’Olympique de Marseille. À chacune de ses entrées, le jeune ailier apporte percussion, insouciance et énergie à l’animation offensive. Un potentiel repéré par son agent Cyril Astier lorsqu’il évoluait encore avec les U17 de l’OM.

    « Ce qui m’a directement plu chez lui, c’est qu’il est capable de jouer aux trois postes offensifs. C’est un joueur “frisson“. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose », raconte-t-il. Le Marseillais a rapidement rencontré la famille du jeune joueur, notamment son oncle Toifilou Maoulida, ancien attaquant de l’OM, qui lui apporte son expérience du monde professionnel.

    Le sacre en Gambardella, en 2024, a confirmé la polyvalence d’Abdallah. Principalement utilisé sur un côté, il dispute notamment la finale au poste d’avant-centre. « C’est un garçon qui s’adapte facilement et qui ne rechigne pas. Si demain Genesio lui demande de jouer latéral, il le fera », assure Astier.

    Reste alors à franchir le cap entre les promesses chez les jeunes et les exigences du haut niveau. Le club a fini par accélérer : trois mois après le sacre en Gambardella, Abdallah a signé son premier contrat marseillais. Titou Hasni, directeur du centre de formation, a joué un rôle important dans cette évolution. « Il a toujours fait partie des gens qui l’ont poussé auprès du club pour que les choses avancent pour lui », souligne Cyril Astier.

    L’OM, le rêve de sa vie

    Mais après une saison et demie passée avec la Pro 2 en National 3, Abdallah avait besoin d’un nouvel environnement pour poursuivre sa progression. « Par expérience, j’ai vu beaucoup de jeunes, aussi talentueux les uns que les autres, qui n’ont pas eu le déclic dans cette période de transition. Il n’y a pas un problème de formation à l’OM, il y a un axe de progression sur la post-formation. Le club est d’ailleurs en train d’y remédier », souligne-t-il.

    Malgré des offres de clubs de Ligue 3 française et de Ligue 2 scandinave, son agent lui a conseillé alors le Gimnàstic de Tarragone, en troisième division espagnole. Un choix guidé par l’adéquation entre son profil et le jeu espagnol, mais aussi par la garantie d’un temps de jeu. « C’est toujours mieux que d’être sparring-partner aux entraînements et qu’il ne se passe rien jusqu’à la fin de ton contrat », estime Astier. L’expérience lui a permis aussi de franchir un cap humain. Loin de Marseille, confronté à une nouvelle langue et à un nouvel environnement, Abdallah a appris à se débrouiller seul. « Il est devenu plus mature et responsable. Ce prêt est la meilleure chose qui lui soit arrivée », assure son agent. De retour à Marseille, le jeune homme originaire de Mayotte a rapidement su qu’il allait débuter la saison avec les professionnels.

    Le contexte économique et sportif de l’OM, ainsi que l’arrivée de Bruno Genesio, réputé pour faire confiance aux jeunes, ont favorisé l’émergence des pensionnaires du centre, notamment lors des matches amicaux. Ses prestations ont alors attiré des clubs de Ligue 2 française, néerlandaise et espagnole, « pratiquement tous les clubs de Ligue 3 espagnole », dont Tarragone, mais aussi des formations de première division slovaque, croate et ukrainienne, dans les dernières semaines du mercato. Certaines disposent même de projets « avec lesquels certains clubs de Ligue 1 ne peuvent pas rivaliser ». Mais « jouer à l’OM, c’est le rêve de sa vie ».

    Keyliane Abdallah a déjà disputé 70 minutes depuis le début du championnat, ce qui en fait le 5e joueur offensif le plus utilisé par Bruno Genesio. Il est même devenu l’option n°1 sur l’aile droite en remplacement d’Amine Harit. « Il y a eu une opportunité qui n’a jamais existé à l’OM, c’est de faire jouer les jeunes. Je ne sais pas si une saison comme celle-ci, avec un tel contexte, arrivera de nouveau », réalise Cyril Astier.

  • Amine Gouiri, détonateur offensif des Marseillais

    Amine Gouiri, détonateur offensif des Marseillais

    Mine déconfite, voix basse, Amine Gouiri s’est présenté devant la presse moins de 30 minutes après le coup de sifflet final de Clément Turpin, dimanche soir. Ses deux buts auraient pu être une raison de sourire, mais inscrire un doublé n’a pas été suffisant pour vaincre le Paris FC (2-3). Pendant une poignée de minutes, l’attaquant international algérien a parlé au nom de son équipe, refusant de placer son rendement individuel au-dessus. « Je pense qu’on s’est battus, mais il nous a manqué beaucoup de choses pour remporter ce match. Certains n’avaient pas joué depuis longtemps et tout le monde n’est pas au même point physiquement, mais on va continuer à travailler. Je pense qu’il y a de belles choses avec le ballon et sans le ballon. »

    En effet, les mouvements avec ballon ont pu être satisfaisants par moments. Certes, pas suffisant face à un milieu parisien dense, très actif et de toute évidence plus créatif que le trio Højbjerg-Gomes-Abdelli. Amine Gouiri est un buteur appréciant décrocher pour toucher plus de ballons et libérer potentiellement des espaces. Là aussi une amélioration devra arriver, car le joueur formé à Lyon redescend parfois et personne ne prend sa position. « C’est à nous d’être intelligents sur le terrain. Si je décroche, forcément, quelqu’un doit prendre ma place. C’est quelque chose que l’on travaille aussi à l’entraînement. Quel que soit le joueur qui se retrouve dans une position, on doit réussir à occuper tous les espaces. »

    Bruno Genesio ne voyait pas forcément les choses de la même manière, avec des courses dangereuses mettant à mal l’équilibre du PFC. « Je trouve au contraire que dans notre animation offensive, on a posé des problèmes à cette équipe grâce à des permutations, grâce à des dédoublements. Le rôle d’Amine est important parce qu’il participe beaucoup à notre jeu, ce qui ne l’empêche pas d’être à la conclusion de nos actions », justifiait Genesio.

    Des liens renforcés

    avec Amine Harit

    En avant-match, le coach olympien évoquait déjà les axes de progression de son attaquant et ce qu’il a déjà pu réaliser pour s’améliorer. Un développement en cours, qui se travaille chaque jour à l’entraînement. « C’est un buteur, capable de marquer et de faire marquer. Je trouve qu’il a déjà progressé dans la continuité de ses matchs ou de ses séries de matchs. L’objectif que je lui ai fixé est justement d’être plus constant sur l’ensemble d’une saison. »

    L’un des rares motifs d’espérance dans cet OM trop juste à tous les niveaux vient également de la connexion entre les deux Amine, Gouiri et Harit. Encore dimanche, ils se sont trouvés avec fluidité, les actions de l’un étant bénéfiques pour l’autre. Leur jeu en première intention a permis de déstabiliser l’arrière-garde parisienne, là aussi un lien bossé longuement à l’entraînement. « On parle beaucoup de football et c’est aussi le coach qui nous demande de créer ce genre de connexions dans les 30 derniers mètres, dans ces espaces, de faire des une-deux, de mettre le feu. » Un feu dont les Phocéens auront bien besoin afin de terminer au mieux ce premier bloc de compétition.

    Jusqu’à la trêve, un calendrier sans pitié

    Déjà mal en point en Ligue 1 avec une victoire pour deux défaites, l’OM a droit à un calendrier costaud jusqu’à la première trêve internationale.

    Vendredi, ils seront à Rennes, là où tout avait mal débuté, il y a un an.

    Ensuite, ils entreront dans le bain européen, avec un bouillant déplacement à Besiktas (jeudi 17, à 21h), tombeur de Fenerbahçe, ce week-end, en championnat (2-1).

    Pour terminer, le Classique revient au Vélodrome. Également un an après leur victoire 1-0, les Olympiens accueilleront le PSG, le dimanche 20. Alors que Paris a encore plus mal débuté la saison que les Marseillais.

    P.G.

  • OM : Jul, le retour

    OM : Jul, le retour

    Le D et le P enlacés du label de Jul ont changé de place. Il se retrouve désormais dans le dos des maillots, juste au-dessus du nom des joueurs. C’est là une nouvelle manière d’affirmer que Jul, et son label, D’or et de platine, sont toujours derrière l’Olympique de Marseille, au sens propre comme au figuré.

  • [Football] La sélection du Rouet cueillie à froid par le réalisme sikh

    [Football] La sélection du Rouet cueillie à froid par le réalisme sikh

    C’est un événement dont le cadre a été le stade Michel-Hidalgo. Pour la première fois de son histoire, la sélection du Khalistan a disputé une rencontre officielle hors de ses bases. Et c’est donc à Sausset-les-Pins que les représentants de la diaspora sikh en Europe ont joué à l’extérieur, loin de Londres, qui est leur fief.

    « Notre peuple est originaire du Pendjab, région de l’Inde. Les joueurs qui composent notre sélection vivent essentiellement en Grande Bretagne, ils évoluent dans des clubs de différents niveaux. Et pour eux, c’est une fierté d’être les porte-drapeau du peuple sikh », explique Camen Bhandal.

    La sélection est toute jeune, moins d’un an d’existence. Et le duel de samedi face au Rouet était seulement son second match officiel, après une victoire contre les Gaéliques irlandais (6-0). Rencontre à laquelle avait pris part Mao Benings, « qui est notre joueur emblématique, avec plus de 500 matches professionnels en Ligue 1 anglaise [équivalente de la Ligue 3 française, Ndlr] », indique le meneur de jeu.

    Culture et amitié

    S’ils évoluent en Europe, les joueurs du Khalistan sont affiliés à la Conifa Asie-Océanie. « Nos sélections évoluent généralement en Europe, car leurs joueurs sont le plus souvent issus des diasporas plus ou moins volontaires et des gens contraints à l’exil. Il n’y a aucune revendication politique. Juste l’idée de promouvoir des échanges culturels et amicaux », insiste Ruby-Ann Kagaoan, représentante de cette branche de l’institution. Le Khalistan, validé pour mettre en avant la culture sikh, les Ouïgours ou les Kurdes, qui ont leur sélection évoluant en Europe, mais sous bannière asiatique.

    Pour l’équipe du Rouet, ce premier match post-phase finale de la Coupe d’Europe était l’occasion d’enclencher une nouvelle dynamique. « Tout en conservant l’ossature du groupe, nous avons lancé un processus de rajeunissement de l’équipe, car nous avons vu que nos adversaires sont de plus en plus jeunes », constate Lucien Janselme. Si, au tout début, cela a pu être difficile de constituer une équipe, « aujourd’hui, nos résultats et le bouche à oreille font qu’il y a de plus en plus de candidats », poursuit le sélectionneur national.

    Quant au match en lui-même, il s’est soldé par un succès du Khalistan (1-0), après une ouverture du score dès la 3e minute. Les Rouégasques ont couru après ce handicap, sans trouver la faille. Ils se préparent pour d’autres rendez-vous. Alors que le Khalistan va organiser la coupe du monde féminine, à Vauxhall en 2027.

  • La défense olympienne encore à la faute

    La défense olympienne encore à la faute

    Si le match contre Strasbourg avait rassuré, celui contre le Paris FC a fait revenir les doutes sur la capacité de l’OM à tenir son rang cette saison.

    À Monaco, déjà, le groupe avait affiché ses faiblesses. Pour le retour au Vélodrome, l’occasion était belle de balayer toutes les idées noires. Malheureusement, comme en Principauté, la défense marseillaise a de nouveau été le maillon faible. En offrant les deux premiers buts aux visiteurs, dans une entame de match qui a rappelé un certain France – Angleterre, au stade San Mamès de Bilbao, lors de la Coupe du Monde 1982.

    Comme les Bleus de Michel Hidalgo, les hoplites de Bruno Genesio avaient donné le sentiment de pouvoir revenir et même renverser trois fois un adversaire qui a connu quelques faiblesses. Mais qui a su les surmonter. Contrairement aux Marseillais, qui dans les derniers instants ont donné une troisième fois le bâton pour se faire battre. Avec un penalty qui scellait leur destin. Et laissait les doutes faire leur nid dans les têtes.

    Avec au final une première défaite concédée au Vélodrome qui risque de faire mal.

  • L’OM baisse pavillon

    L’OM baisse pavillon

    Ce duel entre l’OM et le PFC, en clôture de la troisième journée de Ligue 1, a d’abord été une histoire de duels.

    Duel à distance entre les deux gardiens. Avec côté marseillais, un Jeffrey de Lange trahi par ses défenseurs. Pour se retrouver deux fois dans l’impossibilité d’empêcher un but parisien. Alors que dans l’autre cage, Kevin Trapp se rappelait aux (mauvais) souvenirs du Vélodrome, donnant le sentiment que rien ne pouvait briser la muraille qu’il avait construite. Cela malgré une première égalisation opportuniste d’Amine Gouiri.

    Duel de buteurs surtout, avec d’un côté l’international Algérien de l’OM qui, à deux reprises, répondait à la vista de Lassine Sinayoko, dont la réussite avait planté la graine du doute dans les têtes marseillaises.

    Après que l’homme fort de l’attaque parisienne ait donné pour la deuxième fois l’avantage au PFC, on a senti un OM proche de l’abdication. Et même de concéder un troisième but qui aurait sans doute enterré les espoirs de retour. La pause aura été la bienvenue pour permettre à Bruno Genesio de remettre son équipe en ordre de bataille.

    Galvanisés par un Vélodrome qui, sans être à guichets fermés, n’avait pas perdu espoir, les Phocéens, après quelques hésitations, retrouvaient leurs esprits. Et Amine Gouiri le chemin du but, pour son second doublé, après l’initial face à Strasbourg.

    L’OM semblait être sur le bon chemin. Malheureusement, les mauvais génies sont revenus hanter la défense au plus mauvais moment. En obtenant un pénalty, après intervention de l’assistance vidéo à l’arbitrage, le Paris FC se voyait offrir la victoire sur un plateau. Et Lassine Sinayoko l’occasion de réussir un triplé.

    Autre Parisien qui aura marqué la soirée, Kevin Trapp a confirmé qu’il était bien la bête noire des Phocéens. Après quatre victoires avec le PSG, quatre autres sous le maillot de Francfort et un nul la saison dernière à Paris, le gardien Allemand s’est offert un dixième match sans défaite, dont neuf victoires. Prolongeant son invincibilité. Et provoquant un nouveau malaise dans le camp olympien.