Tag: Football

  • Zidane couronné à la tête des Bleus

    Zidane couronné à la tête des Bleus

    Monument du football français, Zinédine Zidane a été officiellement nommé mardi sélectionneur de l’équipe de France. Une consécration attendue pour l’ancien numéro 10 des Bleus, dont la carrière d’entraîneur est déjà jalonnée de succès, mais qui devra désormais relever le défi immense de succéder à son ancien coéquipier Didier Deschamps. Depuis le siège de la Fédération française de football, où plus d’une centaine de supporters s’étaient rassemblés, certains vêtus du maillot bleu, le président de la FFF, Philippe Diallo, a officialisé ce qui apparaissait depuis longtemps comme une évidence.

    L’ancien meneur de jeu et capitaine des Bleus, dont la candidature s’était imposée naturellement, prend ainsi les rênes de la sélection nationale. À 54 ans, « Zizou » accède enfin à la fonction qu’il convoite depuis des années. Son prestige repose autant sur son parcours de joueur – champion du monde en 1998 et champion d’Europe en 2000 – que sur son exceptionnelle réussite sur le banc du Real Madrid, avec notamment trois Ligues des champions remportées consécutivement entre 2016 et 2018. « Dès février 2025, j’ai rencontré Zinédine Zidane pour lui proposer le poste », a révélé Philippe Diallo.

    Visiblement ému, Zidane a évoqué « une continuité » et « quelque part un rêve » avant d’adresser un hommage appuyé « aux pompiers, au monde agricole et à toutes les personnes mobilisées » face aux incendies qui touchent actuellement plusieurs régions françaises, notamment la Gironde. Sans club depuis la fin de son second passage au Real Madrid (2019-2021), le Marseillais succède à deux autres champions du monde 1998 devenus sélectionneurs : Laurent Blanc (2010-2012) puis Didier Deschamps (2012-2026).

    « Le sens de l’histoire »

    Dès le mois de mars, Philippe Diallo avait laissé entrevoir son choix dans les colonnes du Figaro, sans jamais citer directement Zidane. « Il n’y a pas énormément de profils capables de diriger l’une des plus grandes sélections du monde. Il faut quelqu’un qui coche beaucoup de cases et qui puisse susciter l’adhésion des Français », expliquait alors le dirigeant. Difficile, à travers ce portrait-robot, de ne pas reconnaître l’enfant de la Castellane, à Marseille, entré dans la légende du sport français le 12 juillet 1998 grâce à son doublé en finale de la Coupe du monde face au Brésil (3-0).

    Discret dans l’espace médiatique et peu enclin aux déclarations publiques, Zidane a conservé au fil des années une popularité intacte. Même son célèbre coup de tête sur Marco Materazzi lors de la finale du Mondial 2006, conclue par une défaite contre l’Italie après les tirs au but, n’a jamais réellement terni son aura auprès du public français. Son nom circule avec insistance depuis plusieurs années pour prendre la succession de Deschamps.

    Dès 2018, l’hypothèse apparaît. Elle prend de l’ampleur en 2022, alors que le contrat du sélectionneur arrive à échéance après la Coupe du monde au Qatar. À l’époque, le président de la FFF, Noël Le Graët, reconnaissait déjà que cette nomination irait « dans le sens de l’histoire ». « L’équipe de France, c’est la seule chose que je voulais faire », a-t-il confié. « J’ai reçu plusieurs propositions pour entraîner en club ces quatre ou cinq dernières années, mais je les ai toutes refusées pour l’équipe de France », a-t-il ajouté. Son contrat débutera officiellement le 1er août pour une durée de quatre ans. Le nouveau sélectionneur présentera son staff au début du mois de septembre. « Il est déjà quasiment constitué. C’est pratiquement celui qui m’a accompagné pendant toutes mes années au Real Madrid », a précisé Zidane.

    Selon L’Équipe, il devrait notamment retrouver son fidèle adjoint David Bettoni. Deux autres champions du monde 1998 pourraient également intégrer l’encadrement : l’ancien gardien Fabien Barthez, ainsi que Bernard Diomède.

  • OM : le pragmatique Genesio court après du concret

    OM : le pragmatique Genesio court après du concret

    Sous le cagnard marseillais, Bruno Genesio est resté fidèle à lui-même : pragmatique. Le nouvel entraîneur de l’Olympique de Marseille a joué la carte de la transparence, mardi matin, avant la séance du jour, encore privée des internationaux. À ce stade, seul Quinten Timber a déjà réintégré le groupe phocéen.

    Amine Gouiri, Derek Cornelius et Timothy Weah retrouveront les terrains cette semaine, tandis que les finalistes de la Coupe du monde, Gerónimo Rulli et Facundo Medina, sont attendus le 12 août, quelques jours après le stage aux Pays-Bas.

    Le technicien phocéen de 59 ans doit néanmoins composer avec de nombreuses absences dans le secteur défensif. Leonardo Balerdi « est revenu » et « participera au match contre Nîmes », jeudi. De son côté, Nayef Aguerd est « sur le bon chemin au niveau de sa réathlétisation ». Bruno Genesio nourrit même « bon espoir » de le voir « reprendre l’entraînement avec le groupe lors du stage aux Pays-Bas », prévu du 3 au 8 août, dans la région d’Utrecht.

    Avec Facundo Medina, attendu à la mi-août, ces trois défenseurs figurent parmi les dix plus gros salaires de l’effectif marseillais. Une donnée qui pourrait en faire des candidats à un départ d’ici la fin du mercato estival, alors que l’OM cherche à réduire sa masse salariale pour donner davantage de latitude à son directeur sportif, Grégory Lorenzi, sur le marché des transferts.

    Priorité à un ailier droit

    Les besoins se concentrent notamment dans le secteur offensif, affaibli par les départs récents de Mason Greenwood, Pierre-Emerick Aubameyang et Hamed Junior Traoré.

    Bruno Genesio a ainsi affiché son souhait de conserver Amine Gouiri et Igor Paixão, tout en reconnaissant que ces dossiers restent conditionnés aux impératifs économiques du club.

    « Il est important de garder une stabilité au niveau sportif et de s’appuyer sur des joueurs qui connaissent le club, le contexte marseillais, la Ligue 1 et qui ont de l’expérience. On parle souvent de colonne vertébrale », explique l’ancien entraîneur de l’Olympique Lyonnais. Conscient que le poste d’ailier droit, laissé vacant par Mason Greenwood, constitue une priorité, Bruno Genesio n’écarte toutefois aucune piste. Il pourrait envisager de repositionner Timothy Weah plus haut sur le terrain et de se tourner vers le marché pour recruter un latéral, un profil plus accessible et moins coûteux.

    L’ancien milieu martégal maîtrise l’art de composer avec les moyens du bord. Il l’a démontré à Lyon, mais surtout à Lille, où les départs de plusieurs cadres – Jonathan David, Edon Zhegrova, Bafodé Diakité ou encore Lucas Chevalier – ne l’ont pas empêché de hisser son équipe sur le podium la saison dernière. « En cultivant des valeurs de solidarité, de cohésion, d’abnégation, et en réalisant aussi un mercato malin, on peut y arriver », estime celui qui s’est fixé pour objectif de permettre à Marseille d’être « européen » à l’issue de la saison.

    Les intérêts se multiplient pour les cadres olympiens

    Soucieuse de valoriser au mieux son effectif, en privilégiant des ventes au meilleur prix ou des départs permettant d’alléger sa masse salariale, la direction de l’OM continue de recevoir des marques d’intérêt pour plusieurs de ses cadres. Les discussions entre Facundo Medina et le Bayer Leverkusen se seraient intensifiées ces derniers jours. Pour laisser partir son défenseur, le club marseillais réclamerait une indemnité de transfert avoisinant les 20 millions d’euros. Par ailleurs, Pierre-Emile Højbjerg suscite également l’intérêt de plusieurs formations. En Italie, le Milan AC et l’Atalanta Bergame auraient pris des renseignements, tandis que des clubs turcs, dont le Besiktas, pourraient prochainement passer à l’offensive.

  • « Zizou », de la Castellane au banc de l’équipe de France

    « Zizou », de la Castellane au banc de l’équipe de France

    Attendu comme le successeur naturel de Didier Deschamps depuis plusieurs années, Zinédine Zidane va enfin réaliser le vœu d’une grande partie du peuple tricolore en prenant les commandes de l’équipe de France. Le président de la FFF, Philippe Diallo, présentera le nouveau sélectionneur de l’Équipe de France, ce mardi, lors d’une conférence de presse.

    Il n’est plus nécessaire de présenter « Zizou ». Né en 1972 dans le quartier de La Castellane, à Marseille, le technicien hors pair a d’abord fait ses armes à l’AS Cannes, où son talent précoce n’a pas tardé à éclore. Révélé au plus haut niveau sous les couleurs des Girondins de Bordeaux, il s’est ensuite imposé comme une référence mondiale à la Juventus Turin, avant d’entrer définitivement dans la légende au Real Madrid, au sein de la mythique génération des Galactiques.

    Considéré comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football, le Ballon d’Or 1998 a marqué son époque par son élégance balle au pied, sa vision du jeu et son palmarès exceptionnel. Avec les Bleus, son aventure ne sera toutefois pas un long fleuve tranquille. À 22 ans, après un parcours mitigé avec les Espoirs, Zidane honore sa première sélection avec l’équipe de France en 1994 face à la République tchèque sous les ordres d’Aimé Jacquet. Le sélectionneur l’accompagnera jusqu’au titre suprême lors de la Coupe du monde 1998, remportée au Stade de France grâce, notamment, à son inoubliable doublé de la tête inscrit en finale face au Brésil. Deux ans plus tard, le Marseillais ajoute un titre de champion d’Europe à son immense palmarès avant de prendre sa retraite internationale à l’été 2004. Mais l’histoire entre Zidane et les Bleus n’était pas terminée.

    Rappelé en 2005 pour sortir une sélection française en perdition des qualifications pour la Coupe du monde 2006, « Zizou » offre au peuple français une dernière danse inoubliable. Étincelant tout au long du tournoi, notamment lors du quart de finale face à la Seleçao, il se rapproche d’un second sacre mondial. Le 9 juillet 2006, à Berlin, Zinédine Zidane écrit sans doute la page la plus romanesque de sa carrière. Une panenka audacieuse face à Gianluigi Buffon fait d’abord de lui un héros avant qu’un geste de sang-froid perdu ne le fasse basculer dans une autre dimension de sa légende. Son coup de tête sur Marco Materazzi lui vaut une expulsion à quelques minutes de la séance des tirs au but et précipite la défaite des Bleus face à l’Italie. Une fin de carrière paradoxale, mêlant génie et tragédie, restée gravée dans la mémoire collective des Français. Car malgré cette ultime image, Zidane demeure plus que jamais un héros national.

    Reconversion dorée

    Avec une telle intelligence du jeu et une vision hors-norme du football, le maestro ne pouvait que tenter une reconversion sur le banc. Si le passage de joueur à entraîneur s’avère souvent délicat – une immense carrière ne constituant jamais une garantie de réussite – celle de Zinédine Zidane se transforme vite en une véritable épopée. Après deux saisons passées à la tête de la Castilla, l’équipe réserve du Real Madrid, il est propulsé en janvier 2016 aux commandes de l’équipe première. En 263 rencontres toutes compétitions confondues, Zidane affiche un bilan exceptionnel de 172 victoires, soit près de 65% de succès. Un règne marqué par deux titres de champion d’Espagne, deux Supercoupes d’Espagne, deux Coupes du monde des clubs et surtout trois Ligues des champions consécutives. Avec un tel CV, « Zizou » est le candidat idéal pour diriger une équipe de France à l’avenir si prometteur.

  • [C’est l’été] Patrick Fustier, l’homme qui a refusé d’enterrer le Nîmes Olympique

    [C’est l’été] Patrick Fustier, l’homme qui a refusé d’enterrer le Nîmes Olympique

    Il y a un an, Patrick Fustier n’avait « pas le temps de stresser ». De la mi-juin à la mi-juillet 2025, le co-président du collectif « Sauvons le Nîmes olympique » enchaînait les réunions et les démarches pour empêcher le club gardois de sombrer. Menacé d’une rétrogradation jusqu’en Régionale 1, le NO avait finalement obtenu son maintien au quatrième échelon national devant la DNCG. « Franchement, nous y avons toujours cru. C’est l’ADN du collectif », assure-t-il aujourd’hui.

    Depuis, le club a repris des couleurs. Derrière une nouvelle direction constituée autour d’entrepreneurs locaux, les Crocos ont joué la montée jusqu’au bout, échouant à seulement un point de la première place. Dans les tribunes, le public est également revenu : près de 5 000 spectateurs de moyenne, selon Fustier, et jusqu’à 7 000 ou 8 000 personnes lors des dernières rencontres à enjeu. « Le bilan est vraiment positif quand on se retourne sur le chemin parcouru », estime-t-il. Avec, tout de même, « un petit goût d’inachevé ». Car pour celui qui considère que la place du NO demeure dans le football professionnel, la renaissance ne sera complète qu’avec une remontée sportive.

    Le modèle local constitue néanmoins une première victoire. Face à un football français où les clubs passent sous pavillon étranger et se fondent dans des systèmes de multipropriété, Patrick Fustier défend un autre chemin. « Nîmes est un club populaire, dans une ville populaire. Il s’est toujours bâti sur un ancrage local. »

    De supporters à garde-fous

    Créé en 2023 dans l’urgence, Sauvons le Nîmes olympique n’a pas disparu avec le danger. L’association revendique désormais 2 100 adhérents, dont environ 750 socios ayant participé financièrement au sauvetage. Elle est également entrée au capital du club et dispose d’une voix au conseil d’administration. « Il y a Bastia, Sochaux et nous. Quand on y réfléchit à tête reposée, c’est quand même pas mal », sourit Patrick Fustier. La proximité avec la direction ne doit pourtant pas faire taire les critiques. Le collectif entend servir de « courroie de transmission » entre les tribunes et les dirigeants, mais aussi de « garde-fou » en cas de nouvelle dérive, une possibilité inenvisageable du temps de Rani Assaf.

    Sa mission est donc loin d’être achevée. « Le club est encore en quatrième division et joue dans un stade provisoire. On pourra peut-être souffler quand il sera revenu en Ligue 2 et dans un stade des Costières de nouveau en usage. » Sur ce dossier, Patrick Fustier affiche son optimisme. Après avoir interpellé tous les candidats aux municipales, le collectif peut désormais compter sur plusieurs relais à la mairie : son ancien co-président Dimitri Pialat, délégué aux équipements sportifs, l’adjoint Bruno Ferrier et le maire Vincent Bouget, tous des amoureux du club. La visite organisée aux Costières à la fin du mois de juin a conforté ses espoirs.

    Pour le retour du football, Patrick Fustier vise l’été 2028. « Si, dans deux ans, nous étions de retour aux Costières, ce serait super. En termes d’émotion, je pense que cela déborderait dans le stade. » Peu importeraient alors l’adversaire ou le niveau : « Les gens reviendraient simplement pour dire que nous sommes de retour dans le vrai stade. » Car les Antonins n’ont jamais remplacé les Costières dans son cœur. « Au gré de ma vie, j’ai fréquenté les quatre tribunes. Je me suis quelque part approprié ce stade, je m’y sens un peu chez moi. »

    Il se souvient des derbies, de la demi-finale de Coupe de France face à Montpellier et des soirées européennes contre Budapest ou Stockholm. Autant de souvenirs qui lui rappellent que le destin d’un club n’est jamais écrit. Après avoir maintenu la flamme lorsque le NO vacillait, les supporters rêvent désormais de la rallumer aux Costières. « Impossible n’est pas Nîmois. »

  • [Chroniques méditerranéennes] Regard sur l’Espagne : de la communion nationale à l’indignité régionale

    [Chroniques méditerranéennes] Regard sur l’Espagne : de la communion nationale à l’indignité régionale

    La victoire de l’Espagne remportant la Coupe du Monde de football avec une équipe de jeunes, au jeu rigoureux et collectif, représentative d’une Espagne métissée, diverse, fraternelle, solidaire et cette victoire fêtée par tout un peuple heureux de communier, de se rassembler, laissant au vestiaire les différences, les animosités, l’individualisme, et sur la touche le racisme, donne de l’espoir à ceux qui désespèrent de l’être humain et déplorent la dérive vers un monde guerrier et fascisant.

    Ça, c’était en début de semaine. Mercredi, à peine trois jours plus tard, les tenants de la haine, les disciples de Trump, les propagateurs d’une idéologie nauséabonde, les champions de l’exclusion et du racisme qui jouent dans la même équipe que Marine le Pen et Jordan Bardella, se sont illustrés au parlement de la communauté autonome de Valencia en faisant voter, une première en Espagne depuis Franco, une loi régionale, indigne, de « Priorité nationale ».

    La droite (Parti Populaire) et l’extrême droite (Vox) votent donc la « priorité nationale » et les budgets qui vont avec dans cette communauté de 5,4 millions d’habitants. L’extrême droite dans toutes les régions où elle participe à l’exécutif essaye de faire adopter cette loi, alors qu’elle n’y parvient pas au niveau national. C’est donc par le biais des régions, que ce parti pro franquiste instille son poison raciste, et donc la communauté valencienne aura le triste privilège de mettre en place cette politique d’exclusion d’une partie de la population. Une région qui devient première au classement des champions de l’indignité régionale. Cette loi de « priorité nationale » défendue par Vox concerne notamment l’accès au logement et les aides sociales. Avec ces budgets votés ce mercredi c’est la troisième fois que votent ensemble la majorité constituée par le Parti Populaire et Vox depuis 2023. Voilà qui, après l’euphorie de cette belle fête autour de cette jeune et belle équipe d’Espagne, a de quoi rappeler la réalité politique du pays. D’une part une Espagne exemplaire en Europe, parce que progressiste et le démontrant en portant une politique volontariste, en faveur des migrants et des Palestiniens, une politique sociale dans le pays avec des avancées certes insuffisantes mais qui n’ont jamais été aussi loin, une Espagne qui refuse à Trump l’usage de ses bases pour bombarder les populations civiles en Iran, et d’autre part une droite et extrême droite qui mine le terrain de la démocratie, un PP qui jure qu’il ne s’alliera pas avec Vox pour gouverner au plan national, mais qui use de l’autonomie des régions pour expérimenter une alliance droite extrême droite déjà en place. Alors pour revenir à cet événement sportif, cette victoire, qui a enthousiasmé toute l’Espagne et bien au-delà, on se prend à rêver d’un monde sans guerres, humain et solidaire, je partage ce commentaire que j’ai relevé sur les réseaux sociaux après le match de la finale : « Ce soir, beaucoup de citoyens à travers le monde n’ont pas seulement vu onze joueurs en maillot rouge soulever une coupe : ils ont vu un symbole, une revanche, un petit moment où le récit du monde semblait pencher du côté des justes. » Mais aussi on a pu voir un grossier personnage, président des États-Unis déçu de la défaite de l’Argentine qui a voulu s’imposer sur la photo de l’équipe espagnole triomphante. Insupportable pour ce va-t’en guerre, obligé de remettre des médailles aux joueurs de l’équipe d’un pays qu’il ne supporte pas.

    Finalement, Trump fut « exfiltré » du champ des caméras, la fête a pu continuer pour les champions heureusement débarrassés de l’intrus. Encore une belle image porteuse d’espérance.

  • L’OM poursuit sa mise en route et cherche ses hoplites

    L’OM poursuit sa mise en route et cherche ses hoplites

    Lorsqu’ils ont accepté leur contrat avec l’OM, Gregory Lorenzi et Bruno Genesio savaient à quoi s’en tenir. Les nouveaux directeur sportif et entraîneur allaient avoir à composer une équipe en tenant compte de contraintes financières draconiennes, avec une épée de Damoclès placée sur la tête de l’institution par l’UEFA, à savoir une exclusion des compétitions européennes pour non-respect des engagements vis-à-vis du fair-play financier.

    Ainsi, avant de songer à faire venir de nouveaux éléments, la priorité est de réduire la masse salariale actuelle, en vendant certains joueurs à fort potentiel, et proposer à ceux qui resteraient dans la galère phocéenne de renégocier certains termes de leur contrat. Notamment celui ayant trait au salaire.

    Car l’OM doit faire des économies. Les départs de Mason Greenwood, Pierre-Emerick Aubameyang, Hamed Traoré et, dans une moindre mesure Bilal Nadir, qui est officiellement hambourgeois, ont permis de faire une première coupe de 15 millions d’euros. Néanmoins, cela n’est pas suffisant car, avec encore 100 millions d’euros (il s’agit d’une estimation), le club dépense toujours trop en salaires de joueurs.

    Néanmoins, Gregory Lorenzi travaille d’arrache-pied pour trouver des solutions. Des discussions ont été lancées avec les plus gros salaires afin que ces derniers, si d’aventure ils ne trouvaient pas de porte de sortie, acceptent de toucher moins. L’échec sportif de la saison dernière peut être un argument à mettre en balance pour y parvenir. Reste à savoir si les intéressés seront d’accord avec ce principe.

    Double impératif

    Côté renforts, les premiers ont été enregistrés. Mais il s’agit avant tout de jeunes éléments, venus pour étoffer le centre de formation. Même si certains peuvent prétendre à intégrer le groupe de Bruno Genesio, il n’est pas certains qu’ils fassent la maille sur le long terme, pour un OM dont l’impératif sera de retourner en Ligue des Champions en 2027 et d’être dans les clous financiers.

    Un OM qui se rend compte également que sa situation ne va pas faciliter la tâche. Le cas de Mason Greenwood en est l’illustration. Pour trouver preneur, il a fallu baisser le prix de vente de l’Anglais, pour lequel le club n’a d’ailleurs pas eu énormément de demande.

    D’autres éléments à salaire conséquent, au-delà des 300 000 euros mensuels, ne seront pas retenus en cas d’offre. Mais encore en faudrait-il. Pierre-Emile Højbjerg, Facundo Medina ou encore Geoffrey Kondogbia ont le profil.

    Une chose est sûre, l’OM ne pourra recruter qu’une fois terminées ses ventes. Dans ce contexte, Gregory Lorenzi s’est lancé dans une prospection tous azimuts, ciblant des joueurs libres, ou évoluant en Ligue 2. Mais avec l’étiquette OM, il sait que personne n’est prêt à faire de cadeau. Car nombreux sont les clubs, comme Marseille, en quête de liquidités.

    OM-Nice, ce samedi à huis clos à la Commanderie

    Après un premier galop d’essai en Côte d’Ivoire face à Yamoussoukro, gagné 3-0, l’OM va enchaîner sur son deuxième match de préparation.

    Samedi, c’est face à Nice que les hommes de Bruno Genesio vont se tester. Une rencontre qui se jouera à la Commanderie, à huis clos. Mais que les abonnés de Ligue 1+, diffuseur du football en France, pourront suivre à partir de 18h.

    Trois autres matches vont suivre. Le 30 juillet contre Nîmes, également à la Commanderie et à huis clos (18h). Puis deux rendez-vous de gala face à l’Athletic Bilbao, le 9 août (17h45), puis l’Atlético de Madrid, le 14 août, cette fois au Vélodrome (17h30).

  • OM : Bilal Nadir file à Hambourg

    OM : Bilal Nadir file à Hambourg

    Après Hamed Traoré, Mason Greenwood et Pierre-Emerick Aubameyang, c’est au tour de Bilal Nadir de quitter l’OM. Le milieu de terrain, qui était en fin de contrat, Le Franco-Marocain est attendu dans la journée pour passer sa visite médicale et signer un contrat de trois ans en faveur de Hambourg, qui s’est maintenu en Bundesliga, après avoir retrouvé l’élite allemande en 2025.

  • [Coupe du Monde] Le jeu collectif de la Roja a triomphé de l’Argentine

    [Coupe du Monde] Le jeu collectif de la Roja a triomphé de l’Argentine

    Le beau jeu a triomphé. En réalisant un parcours exceptionnel jusqu’au sacre, l’Espagne s’est imposée comme la grande référence de ce Mondial 2026. Dotée de l’un des effectifs les plus talentueux de la planète, la Roja a séduit par la qualité de son collectif et sa maîtrise technique, mettant en difficulté chacun de ses adversaires. Si elle a parfois manqué d’efficacité dans le dernier geste, l’équipe de Luis de la Fuente a compensé par une défense imperméable et un milieu de terrain souverain, capable d’étouffer n’importe quelle opposition. En finale, les Espagnols ont confirmé leur supériorité en dominant l’Argentine (1-0), une sélection dont l’attitude très agressive, marquée par plusieurs contacts rugueux et des échanges tendus à l’issue du match, a suscité de nombreuses critiques pendant et après la rencontre.

    La Roja achève son tournoi sans jamais avoir été menée au score et avec un seul but encaissé sur l’ensemble de la compétition, une performance jamais réalisée par un champion du monde. Symbole de cette maîtrise, Rodri a été élu meilleur joueur de la compétition. Véritable patron du milieu espagnol, le joueur de Manchester City a impressionné par son calme et son intelligence de jeu. À ses côtés, Lamine Yamal a confirmé son immense potentiel. À seulement 19 ans, le prodige du FC Barcelone a prouvé qu’il appartenait déjà au cercle des meilleurs joueurs du monde et s’annonce comme un sérieux prétendant au Ballon d’Or.

  • Sept Olympiens, deux finalistes et un chèque

    Sept Olympiens, deux finalistes et un chèque

    Alors que la préparation de la nouvelle saison a déjà débuté, sept joueurs de l’Olympique de Marseille n’ont pas encore retrouvé le groupe de Bruno Genesio. Derek Cornelius (Canada), Nayef Aguerd (Maroc), Amine Gouiri (Algérie), Timothy Weah (États-Unis), Quinten Timber (Pays-Bas), Facundo Medina (Argentine) et Gerónimo Rulli (Argentine) étaient engagés avec leur sélection lors de la Coupe du monde 2026. Leonardo Balerdi devait lui aussi faire partie de l’aventure avec l’Albiceleste, mais une blessure à la jambe l’a contraint à déclarer forfait avant le début de la compétition.

    Les sept Olympiens ont tous franchi la phase de groupes. Seuls Quinten Timber et Amine Gouiri, auteur d’un but face à la Jordanie lors du troisième match de poule, ont été éliminés dès les seizièmes de finale. Derek Cornelius et Timothy Weah ont, eux, vu leur parcours s’arrêter en quarts de finale, tandis que Nayef Aguerd et le Maroc ont été battus par l’équipe de France aux portes du dernier carré.

    En finale, Facundo Medina et Gerónimo Rulli étaient les deux derniers représentants marseillais encore en lice. Si le gardien argentin n’a pas disputé la moindre minute du tournoi, son compatriote, arrivé l’été dernier en provenance de Lens, a été titularisé à trois reprises avant de perdre sa place à partir des huitièmes de finale. Il est tout de même entré en jeu à la 70e minute et a donc pu profiter d’un temps de jeu conséquent lors de la finale.

    Plus de 400 000 euros

    grâce à Médina et Rulli

    Grâce à un dispositif de la FIFA qui prévoit le versement d’environ 5 000 dollars par joueur et par jour aux clubs employeurs, sur la période allant du 1er juin au lendemain du dernier match disputé par leur sélection, l’OM devrait ainsi percevoir environ 500 000 dollars, soit près de 437 000 euros, par l’intermédiaire de Facundo Médina et Geronimo Rulli. Toujours bon à prendre.

  • Les Bleus quittent la scène mondiale sur une note amère

    Les Bleus quittent la scène mondiale sur une note amère

    La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Surtout lorsque le courant s’accélère à l’approche de l’arrivée, comme l’a appris à ses dépens l’équipe de France. Impériaux depuis le début de la compétition, les hommes de Didier Deschamps, qui disputait son dernier tournoi à la tête des Bleus, ont vu leur élan se briser en demi-finale face à l’Espagne. Dépassés par la maîtrise collective, la fluidité et l’efficacité de la Roja, les Tricolores ont logiquement cédé aux portes de la finale.

    Récompense personnelle

    Une immense désillusion pour une équipe qui rêvait de retrouver l’Argentine afin de prendre sa revanche, quatre ans après la cruelle défaite aux tirs au but face à l’Albiceleste. Déçus par leur élimination, les Bleus n’ont jamais vraiment caché leur manque d’enthousiasme à l’idée de disputer la petite finale face à l’Angleterre. Les Three Lions, eux non plus, n’abordaient pas ce rendez-vous avec un immense appétit, mais ils ont finalement su faire la différence au terme d’un match complètement fou, où après avoir pris quatre buts d’avance avant la pause, les Anglais ont vu les Français revenir dans la partie, notamment grâce à un doublé de Mbappé. Didier Deschamps a révélé qu’il avait choisi de quitter son poste de sélectionneur « pour le bien de l’équipe de France », à cause d’un « environnement » devenu « irrespirable » à son égard.