Tag: Football

  • L’OM doit encore dégraisser pour recruter

    L’OM doit encore dégraisser pour recruter

    Lorsque la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) a prononcé un encadrement de la masse salariale et des indemnités de transfert, l’avertissement était clair.

    Le gendarme financier du football français indiquait, noir sur blanc, que le gaspillage financier des années Eyraud-Longoria devait cesser illico presto. Sous peine de voir le club connaître d’énormes problèmes. Il suffit de voir ce que Bordeaux traverse pour comprendre que la situation financière se devait d’être apurée.

    C’est en connaissant ces contraintes que le nouveau triumvirat à la tête du club a entamé la préparation de la nouvelle saison. Sachant que l’UEFA y est allé de son avertissement personnel, brandissant une exclusion des coupes d’Europe si les finances marseillaises n’étaient assainies en juin prochain.

    Ainsi, avant même de songer recruter de nouveaux éléments, Grégory Lorenzi et son président Stéphane Richard ont dû trouver des portes de sorties aux éléments ayant les salaires les plus élevés. Le plus facile a été de renvoyer les prêtés à leur club d’origine. Arthur Vermeeren, Ethan Nwaneri et Benjamin Pavard ont ainsi été les premiers à quitter le navire.

    Trois têtes de gondole

    Trop gourmand financièrement, Bilal Nadir, qui était en fin de contrat, a également changé d’air, du côté de Hambourg.

    Outre les économies sur les salaires, l’OM cherche également à faire rentrer de l’argent frais en transférant ses éléments les plus « bancables ». Nayef Aguerd est le dernier en date. Le Marocain a rejoint la Real Sociedad, quelques heures après que Facundo Medina puis Gerónimo Rulli ont officialisé leur engagement en faveur du Bayer Leverkusen et Manchester City.

    Avec les départs de ces dernières semaines, ce sont 68 millions d’euros qui sont entrés dans les caisses. Auxquels pourraient s’ajouter six millions de bonus (Facundo Medina, Mason Greenwood) et 8 millions en cas de levée d’option de prêt (Hamed Traoré). Ces rentrées vont se cumuler aux économies sur les salaires des joueurs partis.

    Malheureusement, cela ne suffit pas à débloquer la situation. Pour que l’OM soit autorisé à recruter, il lui faut encore vendre au moins une de ses têtes de gondoles. Trois sont ciblées, Timothy Weah, Pierre-Emile Højbjerg et Quinten Timber. On peut donc s’attendre à ce qu’au moins l’un de ces éléments ne soit plus Olympien dans les prochaines heures.

    L’OM qui réfléchit également à se séparer de Neal Maupay, ainsi que de Leo Balerdi, le plus ancien de l’effectif avec ses six saisons sous le maillot marseillais, et pourrait libérer Geoffrey Kondogbia de sa dernière année de contrat. Pour ce dernier, cela signifierait une économie de 5,4 millions d’euros en salaire.

    Lorsqu’il a accepté de s’installer sur le banc marseillais, Bruno Genesio savait ce qui l’attendait. Toutefois, il ne pensait pas que la situation serait aussi compliquée. Sachant qu’une fois réglée la question des dépenses, il faudra trouver des renforts acceptant les nouvelles conditions salariales, avec un plafonnement estimé à environ 100 000 euros mensuels.

    Ce qui risque de refroidir plus d’un candidat. Car, si aux dires des joueurs, l’amour du maillot ne se chiffre pas, il demeure toujours proportionnel au chiffre qui précède le nombre de zéros, qui doivent être au minimum de cinq.

  • Ligue Europa, les tours préliminaires vont révéler les clubs barragistes

    Ligue Europa, les tours préliminaires vont révéler les clubs barragistes

    Ibéria, club géorgien, est le premier à sortir des tours préliminaires.

    Les joueurs de Tbilissi ont éliminé, en match retour avancé du 3e tour préliminaire, les Nord Irlandais de Larne. En barrage, ils affronteront le vainqueur du duel Bial’ystok -Rangers.

    Onze clubs, éliminés de la Ligue des Champions, ont déjà leur billet pour ces mêmes barrages. À savoir les Turcs de Trabzon, les Arméniens d’Ararat, les Tchèques de Plzen, les Serbes de l’Étoile Rouge, les Norvégiens de Lilleström, les Suédois de Mjällby, les Kazakhes d’Almaty, les Lituaniens de Kaunas, les Grecs de Heraklion et les Danois d’Aarhus.

    Une affiche des barrages est connue entre l’Étoile Rouge à Plzen. Les rencontres se joueront les 20 et 27 août.

    Pour ce qui est de la composition des quatre chapeaux du tirage du tour principal, Leverkusen (Allemagne), la Juventus et Milan (Italie), Alkmaar (Pays-Bas) et Olympmiakos (Grèce), sont dans le 1. L’OM devrait y être.

    3e tour préliminaire

    Larne (IRN) – Iberia (GEO) 0-0 – 1 – 2

    Lincoln (GIB) – Omonia Nicosie (CHY) 1 – 1

    KuPS (FIN) – Craiova (ROU) 1 – 1

    Shamrock (EIR) – Rrogozhinë (ALB) 3 – 1

    Poznan (POL) – Klaksvik (FER) 1 – 0

    Thun (SUI) – Viking Reykjavik (ISL) 3 – 0

    Hradec-Kràlové (RTC)-Besiktas (TUR) 0 – 1

    Bial’ystok (POL) – Rangers (ECO) 2 – 1

    PAOK (GRE) – Anderlecht (BEL) 0 – 1

    Salzbourg (AUT) – Paphos (CHY) 1 – 0

    Benfica (POR) – Heart (ECO) 6 – 1

    M. Tel Aviv (ISR) – CSKA Sofia (BUL) 0 – 3

    Ferencvàros (HON) – Zabrze (POL) 1 – 0

  • [Entretien] Ulisses Garcia : « Porter le maillot de l’OM, c’est une grande responsabilité »

    [Entretien] Ulisses Garcia : « Porter le maillot de l’OM, c’est une grande responsabilité »

    La Marseillaise : Comment vous sentez-vous aujourd’hui, après cette reprise et cette préparation ?

    Ulisses Garcia : Je suis content d’être de retour à Marseille, je me sens bien physiquement et mentalement. On a eu de bons matches. Le plus important, c’est de bien se préparer physiquement. On travaille très bien avec le coach et avec tout le monde.

    Vous avez déjà pu échanger
    avec Bruno Genesio sur la saison à venir. Que vous demande-t-il aujourd’hui
     ?

    U.G. : C’est difficile de se projeter. Ce que le coach attend de moi, c’est simplement que je me donne à 100% à l’entraînement et que je sois impliqué mentalement et physiquement à 100%. C’est ce qui compte en ce moment. Il a une méthode de travail assez tranquille. On travaille bien, tout le monde pousse et ça se passe bien avec lui.

    La saison passée, vous étiez prêté à Sassuolo. Quel bilan tirez-vous de cette expérience en Italie ?

    U.G. : Personnellement, j’ai très bien vécu mon prêt à Sassuolo. J’ai eu beaucoup de temps de jeu, j’ai fait de bons matches et c’était une belle expérience. En parallèle, c’était difficile de suivre Marseille avec les résultats et tout ce qui s’est passé. J’ai pu garder contact avec deux ou trois joueurs, mais ce n’était pas facile. L’équipe a toutefois réussi à se qualifier pour une compétition européenne. J’ai donc suivi tout ça de loin et j’ai aussi été touché par ce qui se passait avec mes potes.

    Quel regard portez-vous sur
    la Serie
     A ?

    U.G. : J’ai trouvé que c’était un très bon championnat, mais surtout un championnat très tactique. Il y a moins de transitions et le jeu est vraiment basé sur la tactique.

    Comment décrirez-vous votre style de jeu ?

    U.G. : Ce que j’aime, c’est être un latéral gauche dans une position offensive, dédoubler et pouvoir centrer. J’aime aussi lire le jeu et anticiper. Ce sont mes principales qualités.

    Arrivé en janvier 2024, vous êtes désormaisun des joueurs les plus anciens de l’effectif. Quel est votre avis sur le parcours de l’OM ?

    U.G. : C’est vrai que ça ne fait que deux ans que je suis à l’OM, mais j’ai déjà vu pas mal de choses. À l’OM, tout va un peu plus vite. C’est aussi difficile de pouvoir construire quelque chose avec autant de va-et-vient, mais c’est comme ça. On s’adapte et on essaye de donner le maximum. Pour l’instant, je prends beaucoup de plaisir à être ici à Marseille. C’est une très bonne expérience.

    Qu’est-ce qui est le plus difficile quand on porte le maillot de l’OM ?

    U.G. : Il y a une très grande pression. On sait ce que représente l’OM en France. C’est une grande pression, mais aussi un grand devoir et une grande responsabilité. Je pense que tous les joueurs aiment cette pression et veulent cette pression. Ce qui peut être difficile, ce sont les grandes attentes. Mais on est tous des joueurs qui veulent évoluer au plus haut niveau. Il faut donc relever les défis qu’il y a à l’OM.

    Quel est votre meilleur souvenir depuis votre arrivée à Marseille ?

    U.G. : C’est sûr que c’est le match à Lyon. La victoire, c’était un truc de fou ! À chaque fois que j’y pense, j’ai des frissons. On commence vraiment mal le match, avec beaucoup d’obstacles, mais on revient. Et quand je pense au dernier but de Johnny (Rowe), c’est vraiment un sentiment très, très fort. Je pense que toutes les personnes qui étaient là n’oublieront jamais ce qui s’est passé. Ce match restera vraiment une référence.

    Avec quels joueurs avez-vous le plus d’affinités ?

    U.G. : Je m’entends très bien avec Geoffrey Kondogbia, Amine Harit, Faris Moumbagna et Pierre-Emile Højbjerg. Mais je dirais que je m’entends bien avec tout le monde. C’est vrai qu’avec certains, on passe un peu plus de temps ensemble. Et là, j’ai aussi découvert Himad Abdelli, c’est une belle personne.

    Vous avez connu cinq entraîneurs différents à l’OM. Lequel vous
    a le plus marqué
     ?

    U.G. : Je pense que tous les coaches que j’ai eus m’ont laissé une bonne impression. J’ai notamment beaucoup apprécié Jean-Louis Gasset, sa façon d’être serein et calme. Mais vraiment, tous les coaches que j’ai eus à l’OM – Gattuso, De Zerbi, Gasset et aujourd’hui Genesio – je ne peux que dire du bien d’eux. Après, je ne sais pas toujours ce qui s’est passé, il y a eu des défis… C’est comme ça, c’est le football. Mais j’ai aimé travailler avec tous ces coaches.

    Vous parlez justement de « défis ». Il y en a un qui se présente à votre poste, avec la concurrence d’Emerson Palmieri et d’Alexis Koum. Comment l’abordez-vous ?

    U.G. : On est habitués, il y a de la concurrence partout. Avec Emerson, on est aussi de bons potes, donc c’est une concurrence saine. S’il joue, je suis content. C’est normal. Ça va bien.

    Vos deux parents sont nés
    au Cap-Vert, pays qui a fait sensation lors du Mondial.

    U.G. : Je suis vraiment impressionné par ce qu’ils ont fait, sur le terrain comme en dehors. Il y a eu une grande euphorie au pays par rapport à ce qu’ils ont réalisé. C’est quelque chose d’historique pour eux. Je suis vraiment fier de ce qu’ils ont fait.

    Le mercato bat aussi son plein. Votre agent a-t-il reçu
    des sollicitations
     ?

    U.G. : Mon agent est en contact avec des clubs. Il y a toujours des demandes et des questions. Mais pour l’instant, je me concentre vraiment sur cette préparation. On verra comment ça va se passer ensuite. On sait que c’est le mercato, c’est pareil pour tous les clubs. Il y a des départs, des arrivées. Comme je l’ai dit, nous, on est tous concentrés ici et maintenant : qu’est-ce qu’on peut faire pour l’OM ? Et on verra la suite.

    Que ressentez-vous quand vous voyez un Vélodrome en fusion ?

    U.G. : À Marseille, on est tous conscients de la chance qu’on a d’avoir un stade comme le Vélodrome et des supporters comme les nôtres. La seule chose que j’ai à dire, c’est qu’on est fiers de porter le maillot de l’OM. On sait ce que ça représente et quel prestige c’est. Tous les joueurs sont conscients de ce que signifie porter le maillot de l’OM, ça, c’est sûr.

    Comment fait-on pour gérer la pression ici ?

    U.G. : C’est vrai qu’il y a une certaine pression. Mais je pense que dans les autres clubs aussi, il y a une pression, simplement différente. Elle ne vient pas forcément des supporters, elle peut venir d’autres choses. Chacun doit pouvoir gérer sa pression et se concentrer pleinement sur son travail, sur le terrain. Tout ce qui est autour vient après. Je pense qu’il faut vraiment se concentrer sur ce qu’on peut faire sur le terrain.

    Est-ce qu’il faut justement réussir à créer sa propre bulle pour
    se détacher du football ?

    U.G. : Personnellement, ma façon de me détacher, c’est de passer du temps avec ma famille, avec mes enfants et avec ma femme. C’est ce qui me permet de penser à autre chose qu’au football. C’est vrai que Pierre-Emile (Højbjerg) a raison : après les matches, l’adrénaline est encore haute et on pense encore beaucoup au match. Pour moi, ma façon de me détacher, c’est ma femme et mes enfants. Créer cette bulle est très important pour l’équilibre d’un footballeur. Pour moi, c’est ce qui me permet de souffler.

  • Geronimo Rulli a signé avec Manchester City

    Geronimo Rulli a signé avec Manchester City

    Après deux saisons passés à l’OM, Geronimo Rulli change d’air. Le club olympien avait trouvé un accord avec Manchester City, le 6 août dernier. Il restait quelques détails à peaufiner, comme le passage de la visite médicale. C’est chose faite. L’OM va toucher 3,5 millions d’euros d’indemnité de transfert.

  • Gianni Infantino toujours fragilisé à la tête de la FIFA

    Gianni Infantino toujours fragilisé à la tête de la FIFA

    Début de la fin ou simples secousses pour Gianni Infantino ? Depuis son idée, au mieux atypique, de vendre la Coupe du monde au plus offrant, le président de la FIFA subit la fronde de plusieurs fédérations continentales. L’UEFA (Europe), l’AFC (Asie) et la Concacaf (Amérique centrale et du Nord) ont publié une lettre ouverte, ce lundi matin, pour s’opposer au big boss du football mondial. Le boycott de la prochaine Coupe du monde est toujours sur la table et les trois confédérations se battent pour que l’homme de 56 ans retire sa candidature pour un nouveau mandat à la tête de l’entité. L’élection aura lieu en mars prochain et le Suisse est, à l’heure actuelle, le seul candidat.

    Ce pacte est d’autant plus inquiétant pour Infantino que ces trois fédérations pèsent lourd au niveau mondial. Même s’il y a quelques frondeurs (Qatar et Mexique en tête), UEFA, AFC et Concacaf rassemblent 136 fédés sur les 211 affiliées à la FIFA. Suffisant pour faire tomber le président, élu 10 ans en arrière, à la fin de l’hiver. Dans cette lettre conjointement publiée, les associations fustigent : « Il ne s’agit pas davantage de revenir sur l’élargissement des compétitions, l’attribution des Coupes du monde ou toute autre décision prise collectivement. Ces décisions doivent être maintenues. Il s’agit de quelque chose de bien plus fondamental : l’intégrité du football et l’intégrité de ceux qui ont été élus pour le diriger, appuient les présidents Ceferin, Montagliani et le cheikh Salman. La direction du football n’est pas une possession. Lorsque cette confiance est brisée par la tromperie, lorsqu’un individu se place au-dessus du collectif qui lui a confié son autorité, ce devoir a été abandonné ».

    Fragilisé, l’ancien secrétaire général de l’UEFA affiche toujours sa sérénité en public. Mais jusqu’à quand ?

  • Tadjidine Mmadi continue de gratter du temps de jeu

    Tadjidine Mmadi continue de gratter du temps de jeu

    Visage souriant, détendu dans son survêtement de l’OM, Tadjidine Mmadi est le joueur apparu en zone mixte à l’issue de la rencontre remportée, ce dimanche, face à l’Athletic Bilbao (3-1). Le jeune homme de 19 ans a réalisé une sortie de banc de belle facture face aux Basques, allant même assurer le succès des siens suite à un mouvement en solo. Un but bon pour la confiance – « franchement, c’est le même qu’en Coupe de France » [contre Bourg-en-Bresse, en décembre 2025, ndlr] -, surtout dans cette période incertaine pour n’importe quel joueur au club. Le mot-clé sorti à moult reprises par le gamin de Malpassé : « bosser ». Le travail et l’état d’esprit pourraient lui permettre d’engranger les minutes. « Les jeunes, on travaille beaucoup, on est là à l’entraînement. Après, le coach fera ses choix. Si on mérite, on va jouer, je pense. C’est à nous de tout donner. »

    Justement, l’ailier gauche brillant en Youth League la saison dernière, est entré en lieu et place d’Igor Paixao, face à Bilbao. Remuant et lui aussi buteur, le Brésilien aux dents blanches a montré l’exemple à son jeune coéquipier. « Oui, c’est un ailier comme moi. C’est quelqu’un qui a un gros potentiel. C’est quelqu’un qui est mature, qui a beaucoup de minutes en professionnel. À l’entraînement, il me donne des conseils. Maintenant, c’est à moi de les mettre en place », commente simplement le principal intéressé.

    Bruno Genesio a lui aussi fait un passage devant les journalistes, dimanche. Après une demi-douzaine de minutes à évoquer son équipe, le nouveau coach a également lâché un mot sur ces jeunes, qu’il voit au quotidien depuis son arrivée à la Commanderie. « Ils sont depuis le début de la préparation avec nous, ils travaillent bien. Forcément, ils ont des choses à améliorer, mais ils ont un bon esprit. Ça s’est vu ce soir parce que Tadj’ a marqué, il a été décisif. Keyliane aurait pu aussi scorer. Ce sont des garçons en apprentissage qui ont des qualités et qui doivent encore beaucoup travailler. Mais ça montre qu’on peut certainement compter sur certains d’entre eux au cours de cette saison », a décrit l’entraîneur.

    Être dans l’intensité

    du plus haut niveau

    Tadjidine Mmadi découvre encore le plus haut niveau et il s’est fixé un axe de progression pour les semaines et mois à venir : « La bascule entre la réserve et le monde professionnel, c’est surtout sur l’intensité. Il y a beaucoup plus d’intensité, ça va plus vite, c’est plus technique. Il faut être concentré constamment pendant les 90 minutes. Je pense que je dois bosser sur ça ». Retour au travail en ce début de semaine car une autre échéance arrive rapidement : l’Atletico Madrid (voir ci-contre). Quand on lui demande s’il va jouer contre cette grande équipe, l’attaquant répond : « Qui sait ? » En attendant vendredi, Tadj’ a marqué des points dans l’esprit de son coach. De quoi conserver sa décontraction et se pencher sur l’avenir avec sérénité.

    L’Atletico Madrid au menu de la fin de semaine

    Après l’Athletic, l’Atletico. Vendredi à 17h30, ce sont les joueurs de Diego Simeone qui débarquent au stade Vélodrome pour un match de gala. Une dernière échéance amicale à 7 jours de la reprise du championnat contre Strasbourg. « Je pense qu’on va encore affronter l’une des meilleures équipes européennes, avec un entraîneur qui est là-bas depuis très, très longtemps. Pour moi, il y a une dizaine de top coachs dans le monde et il en fait partie. Avec son équipe, ce sera encore une fois un bon test et une bonne manière de nous évaluer », décrivait Bruno Génésio, dimanche, après Bilbao.

    Un test grandeur nature avant un début de Ligue 1 XXL avec Strasbourg, Monaco, le Paris FC, Rennes et le PSG.

  • L’OM plus athlétique que Bilbao

    L’OM plus athlétique que Bilbao

    Bruno Genesio était serein, lorsqu’il s’est présenté en zone mixte.

    Son équipe venait de lui offrir une victoire nette et presque sans bavure, pour sa première au Vélodrome, « du bon côté, c’est encore plus plaisant » a-t-il même plaisanté. Même si le jardin des Phocéens n’était pas à sa jauge maximale, ils étaient néanmoins environ 45 000 à être venus, par curiosité sans doute, assister à ce qui s’est transformé en démonstration marseillaise.

    « Nous avons affronté un adversaire supérieur à ceux que nous avons croisés jusque-là. Et j’ai pu voir que les joueurs ont enregistré ce que j’attends d’eux », a confessé le nouvel entraîneur olympien. Grâce à Angel Gomes, l’OM a rapidement concrétisé sa bonne entame, et aurait même pu virer avec un avantage plus important, sans la main ferme d’Alex Padilla. La doublure du champion du Monde Unaï Simon a retardé l’échéance d’un succès marseillais qui se dessinait.

    Et que des buts signés Igor Paixão avant la pause, et Tajidine Mmadi en fin de match, ont permis de matérialiser. « J’ai apprécié l’état d’esprit des joueurs qui ont débuté, et le fait que ceux qui sont entrés en jeu ont su conserver le niveau vu en première période », souligne Bruno Genesio.

    Son onze de départ, malgré la cascade de départs déjà actés et ceux à venir, avaient de quoi séduire. Avec Amine Harit positionné dans le couloir droit de l’attaque, et un axe défensif Balerdi – Cornélius plutôt bien inspiré. Toutefois, malgré ses airs d’équipe type, il n’est pas certain que ce soit celui que le stratège olympien alignera le 21 août contre Strasbourg.

    « Je ne vais pas monter

    au plafond »

    « J’ai pu mettre certaines choses en place. Et je compterai sur tous ceux qui seront encore là le 1er septembre. » Ceux qu’il avait choisis pour débuter face à l’Athletic Bilbao ont en tout cas joué le jeu à fond. Ils ont mordu dans le match et n’ont pas fait de cadeau à une formation basque qui n’a existé que par intermittence.

    « Cette victoire valide nos cinq semaines de travail », admet Bruno Genesio. En reconnaissant « avoir vu sur le terrain ce qui a été travaillé à l’entraînement ». Reconnaissance toutefois qu’il n’allait « pas monter au plafond, car il y a encore du travail ». Et qu’en fonction des départs qui risquent encore de venir, il sait qu’il devra reprendre certains fondamentaux travaillés notamment aux Pays-Bas. Surtout lorsque d’éventuelles recrues vont arriver.

    La victoire face à Bilbao est en tout cas une bonne opération, dans une préparation où l’OM monte en régime. Dès vendredi, un autre adversaire, l’Atlético de Madrid, d’un niveau nettement supérieur, va se présenter aux Olympiens pour ce qui sera sans doute la répétition générale avant la réception de Strasbourg, pour lancer la Ligue 1, le 21 août.

    D’ici là, Bruno Genesio va poursuivre son travail, dans des conditions qui ne sont pas idéales. « Je le savais, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit à ce point-là », soupire-t-il. Conscient que, dans l’attente de nouvelles têtes, « je vais devoir tirer 100% du groupe qui sera à ma disposition ». Notamment les jeunes, dont il reconnaît « qu’ils travaillent bien et ont un bon esprit ».

    Keyliann Bézahaf est celui qui a bénéficié du plus long temps de jeu, dimanche. Il s’est bien intégré dans une défense finalement moins mise sous pression, mais qui a néanmoins dû se montrer vigilante sur les rares coups d’accélérateur basque.

    Alexi Koum, Keyliane Abdallah, Mohamed Baradji ont aussi montré de belles choses durant leur présence. Mais le minot qui a eu la plus belle des récompenses est Tajidine Mmadi. Rentré au poste d’Igor Paixão, auteur du deuxième but marseillais, il s’est montré efficace et appliqué. Pour finalement inscrire le but qui a assis définitivement le succès marseillais.

    Du côté du Vélodrome, vacances obligent, c’est une petite chambrée qui a accompagné les Olympiens. Néanmoins, s’il n’y a pas eu l’ambiance habituelle, les présents ont poussé avec leur équipe et apprécié le jeu développé.

    OM 3 (2)

    ATHLETIC BILBAO 1 (1)

    Match amical

    Stade Vélodrome (43 000 spectateurs environ)

    Arbitre : M. Bollengier.

    Buts : Gomes (10), Paixão (40), Mmadi, 86) pour l’OM, Sancet (38) pour Bilbao.

    Avertissements : Weah (39) à l’OM, Guruzeta (17), Paredes (43), Berchiche (55) à Bilbao.

    OM : de Lange – Weah (Timber, 64), Balerdi (Bézahaf, 64), Cornélius (Kondogbia, 46), Emerson (Koum, 70) – Abdelli (Nnadi, 46), Höjbjerg (Baradji, 82), Gomes (Garcia, 70) – Harit (Abdallah,70), Gouiri (Maupay, 46), Paixão (MMadi, 70).

    Entraîneur : B. Genesio.

    BILBAO : Padilla -Rincon, Yeray, Paredes, Berchiche – Jaurezizar, Canales, Sancet – Williams, Navarro, Guruzeta. Sont entrés en jeu : de la Galarereta, Areso, Santos, Maroan, Berenguer, Johaneko, Rego, Selton, Gere.

    Entraîneur : E. Terzic.

  • Les départs s’enchaînent à l’OM, mais pas les arrivées

    Les départs s’enchaînent à l’OM, mais pas les arrivées

    Depuis l’ouverture du mercato, l’OM s’est contenté de laisser partir les gros salaires.

    La liste des départs n’a cessé de se gonfler, ressemblant à un véritable inventaire à la Jacques Prévert. Une liste qui, après les officialisations et les accords de principe, continue d’accueillir de nouveaux noms. Le dernier en date étant celui d’Amine Gouiri.

    L’international Algérien est, avec Igor Paixão, le dernier rescapé d’une ligne d’attaque qui a permis à l’équipe marseillaise d’être une des plus efficaces d’Europe. Néanmoins, alors qu’il se réjouissait de retrouver Bruno Genesio, qui l’a lancé en Ligue 1 à Lyon et lui a permis de changer de dimension à Rennes, la tournure du mercato olympien l’inquiète. Et il semble, à son tour, tenté d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte.

    Un air de déjà-vu

    Quant à Bruno Genesio, qui va perdre la majorité de sa défense, il va devoir repartir de zéro dans les derniers jours de préparation, alors que la venue de Strasbourg est déjà dans la ligne de mire, le 21 août. Le nouvel entraîneur olympien sera dans une situation toute aussi inconfortable que Roberto De Zerbi.

    La saison dernière, l’Italien avait dû tout reconstruire après les deux premières journées, et les recrutements en urgence pour pallier les départs de Jonathan Rowe et Adrien Rabiot.

    Cette fois, c’est avant même le premier match que la situation est tendue. S’il a une sœur, elle pourrait s’appeler Anne et faire comme la princesse de Barbe bleue, lancer un « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? ». Au lendemain du duel face à l’Athletic, la réponse revient, de manière lancinante. « Je ne vois que le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie. »

    En attendant, Facundo Medina est attendu à Leverkusen ce lundi, où il passera la visite médicale avant de signer au Bayer. Tandis que Geronimo Rulli va étrenner son nouveau maillot aux couleurs de Manchester City. Alors que pour la somme de 4 millions d’euros, Nayef Aguerd est prêté, avec option d’achat, à la Réal Sociedad.

  • L’OM va prêter Nayef Aguerd

    L’OM va prêter Nayef Aguerd

    Alors que les départs de Geronimo Rulli à Manchester City et Facundo Medina au Bayer Leverkusen sont en cours de concrétisation, l’OM est en passe de trouver une porte de sortie pour un autre gros salaire, Nayef Aguerd.

    Un accord de principe a été trouvé avec la Réal Sociedad, que le club phocéen pourrait croiser en Ligue Europa, sur la base d’un prêt avec option d’achat.

  • [Kallisté] Et des enfers surgirent les Diables rouges (1/3)

    [Kallisté] Et des enfers surgirent les Diables rouges (1/3)

    Revenir à Ajaccio a toujours eu une saveur unique. Il y a d’abord cette lumière, si particulière, qui semble accrocher les façades colorées des immeubles et faire ressortir sur leurs murs des teintes qu’on avait presque oubliées. Puis il y a la mer, immense et familière, comme un repère immobile dans une ville qui change sans jamais vraiment changer.

    Quand on vit sur le continent, on finit par mesurer différemment le poids des retours. On redécouvre ce que l’habitude avait rendu invisible. En revenant cet été, j’ai retrouvé des amis d’enfance. Ensemble, on reprend les discussions là où on les avait laissées, comme si le temps n’avait été qu’une parenthèse. On parle du travail, de ceux qui sont partis, de ceux qui sont restés, des familles qui s’agrandissent, des visages qui changent. Et puis, inévitablement, on parle football. Parce qu’ici, le football est partout. Il se raconte avec passion dans les histoires familiales, dans les cafés et les discussions de comptoir. Cette année, pourtant, le sujet a changé de ton. La chute de l’AC Ajaccio a profondément marqué la ville.

    Proximité rare

    Voir vaciller un club installé depuis tant d’années dans le paysage professionnel a quelque chose de brutal, presque irréel.

    Mais, en parallèle, une autre histoire continuait de s’écrire, plus discrète, presque à l’abri du bruit : celle du Gazélec Football Club Ajaccio. À la terrasse d’un café, Jean-Philippe me raconte ce lien qui l’unit au club. Son père l’avait emmené partout : au Sporting, à l’ACA, au Gaz. Mais très vite, il a senti qu’ici il se passait quelque chose de différent. Pas forcément dans le jeu mais dans ce qu’il y avait autour, dans l’atmosphère, dans les gens, dans cette proximité rare entre le club et ceux qui le vivent. Il me parle du stade, de ses premiers souvenirs, de matchs de Coupe de France qui l’ont marqué enfant, de soirées d’hiver dans les divisions inférieures où, malgré le niveau, l’émotion restait intacte. En l’écoutant, je comprends vite que le Gaz ne s’explique pas vraiment par ses résultats. Il s’explique par ce qu’il provoque.

    À suivre…