Tag: Football

  • L’OM prend un bon élan avant sa semaine capitale

    L’OM prend un bon élan avant sa semaine capitale

    Est-ce l’air du Koweit et d’avoir flirté avec un titre ?

    Toujours est-il que l’OM qui a fait voler en éclats la dalle angevine, samedi, était à des années-lumière de celui qui s’était éteint face à Nantes au Vélodrome, pour la reprise du championnat. « La première mi-temps est la meilleure depuis mon arrivée à l’OM, en termes de qualité de jeu. » Le propos de Roberto De Zerbi est clair.

    Dans la foulée de leur démonstration offensive en Coupe de France contre Bayeux (9-0), ses Olympiens ont assommé une formation angevine dépassée par les événements. Chaque accélération marseillaise amenait le danger sur le but de Henri Koffi qui, à quatre reprises, est allé chercher le ballon dans son filet.

    Toutefois, des bémols viennent tempérer la joie de l’entraîneur marseillais. Car sa défense a encore offert deux buts, dans le temps additionnel de chaque mi-temps. « Le but d’Angers en fin de période nous a plus énervés qu’inquiétés. Le deuxième but est différent du premier. O’Riley n’aurait pas dû mettre le ballon dans l’axe. J’insiste souvent sur le fait qu’une passe en plus peut tout changer. »

    Pourtant, le festival de samedi aurait pu ne pas avoir lieu. Car la délégation marseillaise a eu du mal à rejoindre le stade Raymond Kopa. « Comme les supporters, nous sommes arrivés deux heures avant le coup d’envoi », plaisante Roberto De Zerbi. La cause de ce retard ? Le brouillard dense qui a empêché l’avion des Olympiens d’atterrir sur l’aéroport d’Angers. Déroutés sur Rennes, c’est en bus qu’ils ont rejoint la cité du Roy René.

    L’entraîneur marseillais a reconnu que jusqu’au match, « nous avons vécu une journée de merde, oui. Nous avons gagné, ça aide à faire passer le reste. Le mauvais temps a perturbé notre voyage, on est arrivés deux heures avant le coup d’envoi, comme les supporters. Ça nous a permis de comprendre ce qu’ils vivent. Ça m’a rappelé ma jeunesse. »

    Dix à la suite

    Dans la foulée d’un trophée des champions qui a révélé le potentiel du groupe, avec une attaque qui vient de marquer quatorze buts en deux matches. Avec les retours en forme de Hamed Traoré et Amine Gouiri, buteurs samedi, Roberto De Zerbi peut envisager sereinement la semaine qui s’annonce.

    « Mon équipe est très forte. Mais elle doit être à tous les matches comme aujourd’hui. Nous devons toujours être l’équipe telle qu’elle a été ce soir pendant les 90 minutes et dans le championnat pendant les 38 matches d’une saison » a-t-il confié. Avant d’évoquer le prochain rendez-vous, mercredi en Ligue des Champions. « Nous pouvons très bien jouer contre Liverpool, mais si nous ne sommes pas dans le match, nous pouvons perdre contre n’importe qui. L’objectif, comme je l’ai dit aux joueurs à la mi-temps, c’est d’enchaîner dix matches de ce niveau avec moi sur le banc. C’est notre grand défi. »

    Liverpool n’arrive toujours pas à gagner

    Adversaire de l’OM, mercredi en Ligue des Champions, Liverpool stagne dans le championnat anglais.

    Samedi, les Red ont été une nouvelle fois tenus en échec. Burnley est venu prendre un point (1 – 1) à Anfield road, S’ils restent invaincus depuis leur défaite à domicile face au PSV (1 – 4) le 26 novembre en coupe d’Europe, les hommes d’Arne Slot restent sur une série de quatre nuls consécutifs.

    Le score final ne reflète pas la physionomie d’un match, largement dominé par les Liverpuldians. Dans lequel l’international français Hugo Ekitiké, recrue hivernale, a été particulièrement actif. Il a même inscrit un but, refusé, après l’égalisation de Burnley.

  • Le Sénégal soulève la Coupe d’Afrique au terme d’une finale chaotique

    Le Sénégal soulève la Coupe d’Afrique au terme d’une finale chaotique

    Quelques minutes ont suffi pour gâcher la fête. La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026, entre le Sénégal et le Maroc, le pays organisateur, a totalement dérapé, dimanche soir, suite à des décisions arbitrales qui ont fini par interrompre la rencontre. Jean-Jacques Ngambo, l’arbitre congolais de cette rencontre qui s’est tenue au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, a refusé un but des Lions de la Terranga, avant d’accorder un pénalty très controversé, quelques minutes plus tard, aux Lions de l’Atlas, à la fin du temps réglementaire. Suite à cette décision, des supporters sénégalais ont envahi le terrain et des bagarres ont éclaté avec les agents de sécurité dans les tribunes.

    Longue interruption

    Pour protester face à la décision de M.Ngambo, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, a demandé à ses joueurs de rentrer aux vestiaires, ce qui a provoqué une longue interruption. Le match a repris son cours avec le pénalty raté du Marocain Brahim Diaz, qui aurait fait exprès de tirer « une panenka » au centre de la cage pour « réparer l’injustice ». En prolongations, l’ancien olympien Pape Gueye a permis aux Lions de la Terranga de prendre les devants au tableau d’affichage, et ainsi, permettre aux siens de soulever le trophée.

  • L’OM intraitable à Angers

    L’OM intraitable à Angers

    Le PSG et Lens s’étant respectivement imposés face à Lille (3 – 0) et Auxerre (1 – 0), l’OM n’avait pas d’autre choix que s’imposer à Angers pour rester dans le sillage du tandem de tête.

    C’est ce que les Olympiens ont effectué, avec la manière. Emmenés par le tandem Gouiri – Greenwood, les Marseillais n’ont eu besoin que d’un peu plus de vingt minutes pour casser la dalle angevine. Auteurs de cinq buts à Caen, lors de la qualification en Coupe de France mardi, le deux hommes ont chacun trouvé la faille, sur des coups d’accélérateurs qui ont mis à mal la défense adverse.

    Henri Koffi, qui avait réussi trois arrêts décisifs en début de match, ne pouvait que constater les dégâts. L’OM avait fait le nécessaire pour se faciliter la tâche. Il restait aux hommes de Roberto De Zerbi à prolonger leurs bonnes intentions. Et avant la pause, c’était au tour de Hamed Traoré d’y aller de son but, puis d’une passe décisive pour Timothy Weah, donnant au score une ampleur conséquente en faveur des Olympiens. Cela malgré la réduction du score angevine, dans le temps additionnel, qui venait ternir un premier acte presque parfait des Phocéens.

    Des Phocéens qui, au retour des vestiaires, semblaient s’être quelque peu relâchés. Ce qui suscitait des espoirs du côté du SCO. En changeant sa ligne d’attaque à l’heure de jeu, Roberto De Zerbi montrait sa volonté de ne pas se contenter du score. Toutefois, malgré encore quelques mouvements intéressants, la défense angevine était moins naïve qu’en première période. Et les offensives marseillaises moins tranchantes. Tandis que les Angevins étaient plus présents aux abords de la surface de Geronimo Rulli, sans être véritablement dangereux.

    Le mot de la fin était néanmoins marseillais. Après un but refusé, pour hors-jeu, à Pierre-Emerick Aubameyang (85), Igor Paixão était récompensé de ses efforts. Mais, comme en première période, Angers y allait de son but dans le temps additionnel.

    ANGERS – OM 2 – 5 (1 – 4)

    18è journée de Ligue 1.

    Stade Raymond Kopa.

    18 000 spectateurs environ.

    Arbitre : R. Buquet.

    Buts : Sbaï (45+2), Allevinah (90+2) pour Angers, Gouiri (19), Greenwood (24), Traoré (33), Weah (40), Paixão (88) pour l’OM.

    Avertissement : Belkébla (68) à Angers.

    ANGERS : Koffi – Arcus (Louër, 87), Camara, Lefort, Ekomié – Courcoul (Djibirin, 62), Belkébla ( c ), Belkhdim, Mouton (Capelle, 74), – Sbaï (Allevinah, 74), Peter (Sidiki, 62). Entraîneur : A. Dujeux.

    OM – Rulli – Murillo, Balerdi ( c ), Medina, Emerson (Vermeeren, 90) – Weah, Höjbjerg, Nadir (Gomes, 82) – Greenwood (O’Riley, 61), Gouiri (Aubameyang, 61), Traoré (Paixão, 61). Entraîneur : R. De Zerbi.

  • Rolland Courbis quitte le terrain…

    Rolland Courbis quitte le terrain…

    Même aux portes de la mort, Rolland Courbis garde le sourire, le goût de l’échange à travers le foot, passion de l’une de ses vies. Affaibli par la maladie, doublée d’une infection pulmonaire, cet homme à la fierté exacerbée n’a jamais affiché ses souffrances. Comble d’une grande gueule revendiquée qui gardait pour lui ses tourments et n’exposait que sa bonhomie contagieuse.

    Jusque-là, ce Marseillais, né dans les quartiers Nord d’un père policier, a mené mille et une vies, entre désir de reconnaissance et goût de la marge, notamment pour le milieu marseillais.

    Cet ancien joueur et entraîneur s’est entiché du ballon rond, comme pour se sortir d’un milieu modeste et a parallèlement entendu souvent siffler les balles perdues, comme lors de l’assassinat de l’ex-membre de la Brise de mer Dominique Rutily.

    Par-delà ses fréquentations controversées, entre ombres et lumières, l’homme avait l’art de dépasser les limites des règlements au risque de se brûler les ailes, de passer deux séjours en prison à la suite de la caisse noire de Toulon ou du procès des comptes de l’OM.

    Joueur invétéré, au casino où il était interdit depuis 1990, et adepte de coups de poker sur tous les terrains, Rolland Courbis aimait vivre sur un fil, bannissait la routine et se plaisait à donner son avis même quand on ne le lui demandait pas. Ainsi, en parallèle de sa carrière, il était un consultant écouté de la radio RMC.

    Le Marseillais n’a rien fait pour soustraire Marseille à ses clichés. Il aimait parler, avec un goût avéré pour les bons mots, sur une antenne radio, un plateau télé et bien évidemment dans un vestiaire. Ses causeries résonnent dans les mémoires des joueurs qu’il a dirigés à Toulon, Bordeaux, Marseille ou encore à Montpellier, à deux reprises (2007-09, 2013-15), où sa gouaille méditerranéenne faisait écho aux entrailles de la Paillade.

    « J’avais un petit magnétophone et j’enregistrais ses causeries. Le soir, on les écoutait avec ma femme, avec des amis. C’était exceptionnel. On en avait les larmes aux yeux, c’était du Marcel Pagnol à l’état pur », raconte sur France Info, Laurent Paganelli, consultant pour Canal Plus et ancien joueur de Toulon, au début de Courbis au poste d’entraîneur.

    Rolland Courbis s’est éteint lundi 12 janvier à l’âge de 72 ans au bout d’une vie entre vices et vertus. Sans rien cacher des uns, ni minimiser les autres. Dix-sept jours après Jean-Louis Gasset, emblème de la Paillade, cet homme attachant et sulfureux laisse le foot français orphelin d’un acteur majeur. « C’était la gouaille, le soleil avec tous ses excès, quelqu’un qui connaissait le foot et l’aimait profondément. Un homme très attachant, truculent », résume Michel Mézy, décisif pour sa venue à Montpellier.

    Missions périlleuses

    Homme des missions périlleuses, Rolland Courbis a épargné à Montpellier deux relégations. L’une en National (3e division) en 2007, l’autre en Ligue 2 en 2014. Au-delà de ses sauvetages, il a réussi le pari de ramener le club présidé par Louis Nicollin en Ligue 1 le 29 mai 2009.

    Un soir où le stade de la Mosson a vécu une secousse tellurique, réveillé l’histoire de la Paillade et propagé une émotion à travers une victoire face à Strasbourg (2-1), « finale pour la montée », pour remettre le ballon rond au centre de la vie et de la ville de Montpellier.

    Un soir de tous les excès, de toutes les folies au bout d’un cheminement plutôt habile. Pendant deux ans, Rolland Courbis mène de front son rôle de consultant radio à RMC, ses ennuis judiciaires dans l’affaire des comptes de l’OM et recompose l’effectif de Montpellier, par la confiance faite aux jeunes (Aït-Fana, Yanga-Mbiwa, Saïhi, Jourdren…) et un recrutement inspiré (Camara, Marveaux, Costa, Dzodic, Bocaly…). Il le ramène au sommet au bout d’une saison épuisante et se retire sans bruit « pour mieux régler ses ennuis judiciaires ».

    Ce 29 mai 2009, Rolland Courbis met fin à « l’anomalie de voir Montpellier en Ligue 2 », mais gagne aussi du temps sur ses beaux lendemains. Il remet le club héraultais en état de marche. De marche avant. Avec l’émergence impromptue de la génération Gambardella (Belhanda, Cabella, Stambouli…), Montpellier, avec René Girard comme successeur, va connaître une parenthèse enchantée. Et la plus faste période de son histoire. Avec une qualification européenne, une finale de la Coupe de la Ligue devant l’OM et surtout un titre de champion de France, suivi d’une aventure unique en Ligue des champions.

    Un peu plus de quatre plus tard, Rolland Courbis revient à Montpellier pour soigner les séquelles post-titre. Il succède à Jean Fernandez, éphémère technicien, pour restaurer un équilibre fragile et fragilisé par un départ ubuesque où il a beaucoup perdu. Peu avant la trêve hivernale, faute d’une garantie sur le renouvellement de son contrat, il est parti, prétextant une fatigue, avant de rebondir trois semaines plus tard à Rennes.

    Courbis a scellé le divorce avec Montpellier, et en particulier son président Louis Nicollin, dans un fracas incompréhensible. Les deux hommes avaient noué leur relation à la mi-temps d’un match de légende. Le 22 août 1998 au stade Vélodrome. À la sortie du vestiaire, Courbis, entraîneur d’un OM mené 0-4 par l’équipe de Gasset, croise Nicollin et prophétise une remontée. « Ça, c’est des couilles », rétorque Loulou. Avec un sourire partagé.

  • Aubagne glane un point dans le temps additionnel

    Aubagne glane un point dans le temps additionnel

    Un point qui doit faire le bonheur du club d’Aubagne Air Bel. Menés au score une bonne partie de leur rencontre face au Paris 13 Atletico, les Aubagnais ont égalisé dans les derniers instants par Mokrane Bentoumi. Un match nul obtenu au forceps.

    Les locaux ont d’abord tenté de prendre le match à leur compte dans le premier quart d’heure de jeu. Leur qualité technique était supérieure à leurs adversaires, ce qui a amené plusieurs occasions, dont une majeure. À la réception d’un centre flottant, Adem Tafni a placé sa tête mais le ballon a été poussé en corner par un défenseur (10e). Quinze minutes plus tard, Djamal Berrahba a fait en sorte de se placer face au but et a décoché une frappe à bout portant, bien sortie par le gardien burkinabé des hommes de la Capitale. Ensuite, la dynamique s’est légèrement inversée. Paris 13 a envoyé des longs ballons dans les trente mètres et s’est montré dangereux sur coups de pied arrêtés. Ottman Dadoune a fini par ouvrir le score peu avant la pause, d’un tir à l’entrée de la surface. Le SCAAB est rentré aux vestiaires en étant mené.

    Bentoumi héros du soir

    Les tuniques vert pomme ont été revigorées par cette ouverture du score dans un bon timing. De la pression posée sur Aubagne – Air Bel et plus de relâchement dans leurs offensives. En témoigne cette reprise de volée de plus de 25 mètres, boxée des deux poings par Jordan Gil (50e). Le manque d’efficacité des Aubagnais aurait pu être le symbole de cette rencontre. Entrer dans la surface survenait souvent, mais se mettre en position de marquer, c’est ce qui a pêché pour les hommes de Gabriel Santos.

    Devant les quelques centaines de spectateurs du stade de Lattre-de-Tassigny, Paris 13 Atletico a longtemps cru tenir sa victoire sur la plus petite des marges. L’entrée en jeu du feu follet Mokrane Bentoumi a changé les choses. Dangereux sur chaque touche de balle, l’ailier de 20 ans a fini par trouver une minuscule faille à la 92e minute. Scènes de liesse sur le banc local, le SCAAB a arraché un point, finalement presque inespéré. Ce match nul leur permet de rester 5e, à 2 points du barrage pour la montée.

    Aubagne 1 (0)

    Paris 13 1 (1)

    17e journée de National

    Stade de Lattre-de-Tassigny

    Arbitre : Maxime Jamet

    Buts : Dadoune (39e) ; Bentoumi (90+2)

    Aubagne : Gil – Abdallah, M’Dahoma, Mimb Baheng, Chibani – Rocchia, Chaban, Hamek – Tafni, El Kaddouri, Berrabha

    Entraîneur : Gabriel Santos

    Paris 13 : Sanou – Temanfo, Diarra, Ecuele Manga, Poha, Traore – Castro, Cisse, Donat – Fage, Dadoune

    Entraîneur : Arlesio Coehlo

  • Gare à la douceur angevine pour l’OM

    Gare à la douceur angevine pour l’OM

    Après avoir commencé l’année 2026 par une désillusion contre Nantes et une défaite aux tirs au but face au PSG lors du Trophée des Champions, l’Olympique de Marseille a enfin retrouvé le sourire, mardi, lors du 16e de finale de la Coupe de France, avec une victoire écrasante face au petit Poucet Bayeux. « C’était important de gagner ce match », martèle Emerson Palmieri, le défenseur latéral gauche olympien. « C’était notre devoir de bien jouer, de marquer. Après, on est habitué à préparer des matches différents. On a joué mardi et à partir de mercredi on était concentrés sur le match de samedi. On est bien, on est confiants. On veut faire un bon match », poursuit l’international italien, conscient que cette 18e journée de Ligue 1, face au SCO d’Angers, peut être un piège.

    « Le championnat a un gros niveau cette saison, ça se voit au classement. Lens aussi fait une grosse saison. Bien sûr qu’on aurait aimé ne pas perdre de point contre Nantes à domicile. La seconde partie de saison commence, la plus importante parce qu’on peut vraiment changer les choses. On verra qui lutte pour le titre, pour la Ligue des champions. On veut bien commencer avec une victoire ce samedi », ajoute Emerson, quatrième joueur le plus utilisé par Roberto De Zerbi depuis le début de la saison avec 1 118 minutes de jeu, toutes compétitions confondues. « Je me sens bien. La saison dernière, j’ai joué, mais pas autant ou de la même manière que cette saison avec moins de matches. Je pense pouvoir en faire plus pour aider l’équipe », glisse-t-il avant d’affronter Angers, « l’équipe qui pratique le plus beau jeu de Ligue 1 », selon l’entraîneur marseillais, en décembre dernier. « C’est ce que je pensais et ce que je voyais. Un peu avant de les affronter, c’était une équipe qui jouait bien, bien organisée. Il y a des joueurs que j’aime beaucoup et j’aimais la patte de l’entraîneur. Je confirme ce que j’ai dit à l’époque », affirme De Zerbi.

    Ce dernier aura forcément un œil attentif sur le milieu international algérien Himad Abdelli, qui a reçu une première offre de l’OM, jeudi après-midi. « C’est un joueur fort comme d’autres à Angers. Je ne sais pas s’il jouera », lance le technicien italien, souvent critiqué dans les médias, malgré un bilan positif depuis son arrivée dans la cité phocéenne. « Les critiques passées et futures ne me font pas changer ma manière de travailler ou mon envie de rester dans ce club. Ça ne changera rien de ce que je pense moi de Marseille et de l’OM. Les critiques ne me feront pas fuir, au contraire, ça serait l’inverse. » Les sceptiques sont prévenus.

    Rassemblement populaire pour Rolland Courbis

    En hommage à Rolland Courbis, ancien joueur et entraîneur du club, du SC Toulon et d’Ajaccio notamment, décédé lundi 12 janvier, les six groupes de supporters de l’OM, comme les South Winners ou les MTP (Marseille Trop Puissant), organisent un regroupement populaire ce samedi 17 janvier sur la Canebière, dès 14h45, pour accompagner le cercueil de l’ancien entraîneur et joueur de l’OM jusqu’aux Réformés, où une messe est prévue à l’église, à 16h. « Tous les Marseillais sont conviés à accompagner l’un des nôtres pour lui rendre un dernier hommage et apporter notre soutien à la famille », écrivent les supporters dans un communiqué commun.

    Les groupes de supporters marseillais veulent ainsi rendre hommage à cette « figure majeure du football français et représentant éternel de la ville de Marseille », qui « a toujours prôné un football populaire ». « Nous n’oublierons jamais ces trois saisons où il a mené le club à une place de vice-champion de France et une finale européenne perdue contre Parme. »

  • Tlili, le joker capable de faire monter Aubagne en Ligue 2

    Tlili, le joker capable de faire monter Aubagne en Ligue 2

    Après avoir été le fer de lance des grandes années du FC Martigues, notamment lors de la montée en Ligue 2 en 2024, puis un bref passage au FC Versailles en première partie de saison, le Vauclusien Karim Tlili a préféré revenir dans sa région natale en signant avec Aubagne au début du mois de janvier. « On s’est raté de peu l’été dernier », souligne l’attaquant originaire d’Avignon, qui avait reçu plusieurs propositions à la fin de l’aventure martégale. Il avait finalement choisi de rejoindre la région parisienne. Une expérience qui ne lui a pas pleinement enthousiasmé. « La mentalité du nord n’est pas la même que celle du sud », poursuit celui qui n’a disputé que huit rencontres sous les ordres de Jordan Gonzalez. « Ca ne me correspondait pas sur l’aspect mental, sur ce que représente le football pour moi. Dans le sud, on a une culture de la gagne. On est compétiteurs, on est râleurs, mais on n’est pas méchants. Mais si on doit se dire les choses pour gagner, on va se les dire », ajoute-t-il. Âgé de 35 ans, Tlili va désormais apporter toute son expérience à cette jeune équipe aubagnaise, actuellement cinquième de National, à seulement deux points du podium.

    Toujours ambitieux

    « Je suis là pour les aider à passer ce cap, apporter ma plus-value et ce que je sais faire », prévient l’ancien capitaine des Sang et Or, qui aurait pu signer dans des clubs de divisions inférieurs avec de meilleures opportunités financières. Et même si des clubs de Ligue 2 se sont intéressés à lui, il a préféré se rapprocher de sa famille. « Aubagne était le parfait compromis », martèle le numéro 9, toujours animé par la compétition. « Pour moi, ce qui fait la différence à ce niveau là, c’est le groupe. Tout le monde doit être concerné par le projet. Au-delà de ça, il faut que les gens soient solidaires les uns envers les autres », estime celui pour qui « monter est une aventure humaine ». Après deux semaines d’entraînement seulement avec les Jaune et Bleu, Karim Tlili s’est déjà parfaitement adapté à ses nouveaux coéquipiers. Il a notamment connu Mohamed Hamek, le meilleur buteur aubagnais, lorsque ce dernier évoluait à Sedan, et a surtout joué aux côtés du capitaine Nehari sous les couleurs du Pontet (N2) en 2016. « Les mecs m’ont super bien accueillis. On sent que c’est une atmosphère saine, que tous les joueurs sont solidaires les uns envers les autres. De toute façon, ça se reflète sur les six premiers mois qu’ils ont fait », note l’Avignonnais, persuadé qu’il a « énormément de similitudes avec Martigues ».

    Retrouver le sourire à la maison

    Les Aubagnais reçoivent Paris 13 Atletico, onzième de National, ce vendredi (à 19h30) au stade De Lattre-de-Tassigny, pour le compte de la 17e journée de championnat. Les Jaune et Bleu n’ont remporté qu’un seul match à domicile depuis le début de la saison, après cinq matches nuls et une défaite. C.K.

    Groupe Aubagne : Gil, Nouichi – M’Dahoma, Mimb Baheng, Chibani, Abdallah, Rocchia – Ali Hamidou, Oudjani, Bentoumi, Hamek – El Kaddouri, Chaban, Tlili, Mayilla, A.Tafni, Berrabha.

  • Football : les Marseillaises ratent le coche face à Saint-Étienne

    Football : les Marseillaises ratent le coche face à Saint-Étienne

    Mais, après ces deux succès obtenus en déplacement, le retour à la maison, à Martigues, a été brutal pour les Marseillaises.

    Face à Saint-Étienne, la lanterne rouge, elles ont raté une occasion en or de creuser l’écart sur leurs rivales dans la course au maintien. C’est en début de seconde période que les Stéphanoises ont inscrit le but de la victoire, par Sofie Horneman, pour un succès 1 à 0.

  • Roberto De Zerbi veut plus de constance olympienne

    Roberto De Zerbi veut plus de constance olympienne

    En dominant Bayeux (9-0), l’OM a fait le job face au petit Poucet. Les Marseillais poursuivent leur épopée en Coupe de France. Un trophée qui s’est sensiblement ouvert avec l’élimination surprise du PSG. De là à penser que les Olympiens vont s’engouffrer dans la brèche et aller chercher un onzième trophée Charles-Simon, il y a un fossé que ne veut surtout pas franchir Roberto De Zerbi.

    Il a tenu à rappeler certaines choses, après la qualification de son équipe à Caen : « Nous avons fait un beau match, un match sérieux en respectant tout le monde, en premier lieu le football. » Puis il a noté quelques petits détails qui viennent ternir le tableau : « Il y a cette blessure d’Angel Gomes. » Avant de reconnaître que la chute du tenant ouvrait des perspectives. « C’est vrai que le PSG a été éliminé, mais nous, nous avons perdu contre Nantes [0-2, au Vélodrome, Ndlr], qui était avant-dernier de Ligue 1. Le foot, ce n’est pas que les grosses affiches. »

    Il savait que son OM avait tout à perdre face à Bayeux. Quelques jours après avoir laissé filer le trophée des champions à Koweit city, il attendait de ses hommes qu’ils sortent le grand jeu. Comme s’ils avaient face à eux un adversaire du calibre du PSG, et non évoluant en Régional 1. « Pour nous, je peux dire que ce genre de match avait tout du piège. Le défi est d’aborder tous les matches de la même manière. Ça passe par la préparation. » Il a ainsi reconnu avoir « insisté pour que ce match soit pris comme un match important. Pour moi, il n’y a pas de Trophée des champions, ou de Coupe de France ou autre… Tous les matches sont importants ».

    Rendez-vous le 3 février

    À Caen, l’Italien avait laissé quelques cadres au repos. Il en a profité pour relancer Angel Gomes. « Il a fait un bon match, mais il peut encore mieux faire », a-t-il admis. L’Anglais a certes ouvert le score, « mais il a encore perdu beaucoup trop de ballons ».

    C.J. Egan-Riley et Neal Maupay, entrés en seconde période, ont gagné en confiance. Chacun y est allé de son but. Et pour le second, le départ de Robinio Vaz à la Roma pourrait lui permettre de vivre une fin de saison plus sereine. À moins que lui aussi ne prenne le chemin de l’Italie.

    L’OM a donc gagné le droit de continuer à rêver. Rêver de conquérir enfin un titre. Sa prestation à Koweit city a montré que ce groupe en avait la capacité. Néanmoins, pour la Coupe de France, il faudra d’abord effacer Rennes.

    Les Bretons seront opposés aux Phocéens, en huitièmes de finale. Le duel aura lieu au Vélodrome, le mardi 3 février à 21h10. D’ici là, les Olympiens seront fixés sur leur sort en Ligue des Champions.

    Ils auront aussi disputé quatre matches de Ligue 1, où ils seront attendus au tournant par Roberto De Zerbi. Ce dernier qui veut que ses hoplites soient capables de produire la même qualité de jeu, que ce soit face au PSG, qu’ils retrouveront le 8 février, ou Lens, qui viendra au Vélodrome le 24 janvier, que face à Angers, chez qui ils iront ce samedi.

    La finale de la Coupe de France cherche son stade

    La Coupe de France 2026 entre dans sa phase finale, avec les huitièmes de finale à venir début février.

    Mais c’est l’échéance du 23 mai, date annoncée de la finale de l’épreuve, qui reste en suspense. En théorie, elle doit se disputer au Stade de France, navire amiral des enceintes sportives de l’Hexagone. Or, comme en 2024, l’enceinte dionysienne pourrait ne pas être disponible.

    Il y a deux ans, elle était monopolisée pour les Jeux Olympiques de Paris. Cette année, d’importants travaux structurels sont programmés dans ses abords proches. Ce qui compliquerait l’organisation de la finale. La Fédération cherche donc un éventuel stade de replis.

  • L’OM passe sans trembler

    L’OM passe sans trembler

    Après la seule grosse surprise de ces seizièmes de finale, l’OM se devait de faire le job.

    Car, si le PSG n’avait pas à rougir d’une élimination par le Paris FC (0-1) qui évolue en Ligue 1, les Olympiens savaient que, face à Bayeux, pensionnaire de Régional 1, ne pas poursuivre l’aventure en Coupe de France aurait été encore plus humiliant qu’une sortie de route face Carquefou, Quevilly ou Andrézieux, clubs de National 2 qui, dans un passé plus ou moins récent, ont joué un bien mauvais tour aux Marseillais.

    De ces mauvais souvenirs, c’est celui face à Quevilly qui reste le plus douloureux. Car concédé au stade Michel d’Ornano, en quart de finale de la Coupe 2012. Alors, pour les Olympiens, l’occasion était venue d’exorciser ce passage peu glorieux de leur histoire. Bayeux, petit Poucet de la compétition, en a fait les frais.

    Même si certains cadres offensifs étaient restés à la maison, le onze choisi par Roberto De Zerbi n’en conservait pas moins une force de frappe qui devait rapidement éteindre l’enthousiasme normand. Et si Oscar Lecanu gagnait ses deux premiers duels de la soirée, le gardien du BFC ne pouvait rien sur les quatre buts phocéens de la première période.

    Il était tout aussi dépassé par la vitesse d’exécution marseillaise lorsque, en cinq minutes, Mason Greenwood puis Amine Gouiri corsaient l’addition, au retour des vestiaires. L’OM allait même faire mieux qu’à Bourg-en-Bresse, avec neuf buts à son compteur. Face à un adversaire toujours aussi courageux, mais dont les forces s’amenuisaient au fil des minutes.

    Après leur non-match de reprise contre Nantes au Vélodrome, après la frustration d’avoir vu le trophée des champions leur filer entre les doigts à Koweït City, les Marseillais ont su trouver les ressources pour rester dans la course en Coupe de France. Ils ont su éviter le piège de Bayeux pour s’inviter en huitième de finale. Avec un duel face à Rennes, au Vélodrome, qui sera l’occasion d’effacer la frustration d’une ouverture ratée.

    Bayeux 0 (0)

    OM 9 (4)

    16e de finale Coupe de France

    Stade Michel d’Ornano. (20 000 spectateurs)

    Arbitre : G. Angoula.

    Buts : Gomes (13), Traoré (19), Greenwood (26, 50, 90), Gouiri (32, 55), Egan-Riley (80), Maupay (86).

    Avertissements : Gomes (22) à l’OM.

    BAYEUX : Lecanu – Jouan, Delain, Lefèvre (le Calvé, 60), Mayette – Cathrine (Connan, 46), Marazzi (Nambot, 75), Lemasson (Péan, 60) – Aubel – Guillotte (Anquetil, 75), Renaux.

    Entraîneur : E. Fouda.

    OM : de Lange – Murillo, Pavard, Medina ( c, Egan-Riley, 46 ), Emerson (Weah, 46) – O’Riley, Gomes (Bakola, 68), Nadir – Greenwood, Gouiri (Mmadi, 64), Traoré (Maupay, 64).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    Les Olympiens ont bien récité leur leçon

    Angel Gomes titulaire, c’était, avec Facundo Medina capitaine, la principale innovation de Roberto De Zerbi pour ce seizième de finale de Coupe de France.

    Laissé en tribunes face à Nantes et resté à Marseille pour le trophée des champions, l’international anglais se voyait offrir une opportunité. Engranger de la confiance, alors que son départ semble se dessiner. À l’image de Robinio Vaz, qui était à Rome pour discuter de son départ pour la Roma, au moment où ses futurs ex-coéquipiers débutaient leur match face à Bayeux.

    Une entame qui a vu l’OM mordre dans le ballon et imposer le jeu dans la moitié de terrain bayeusaine. Avec deux tirs cadrés de Murillo et Emerson avant la 5e minute, les Marseillais donnaient le ton. Suivaient deux buts d’Angel Gomes et Hamed Traoré pour faire le break avant la 20e minute.

    Pour Bayeux, le rêve virait alors au cauchemar. Avec une lourde défaite qui se dessinait pour le petit Poucet, qui a eu le mérite de ne rien lâcher jusqu’au bout. Alors que, comme à Bourg-en-Bresse lors du tour précédant, les Marseillais ont fait ce qu’il fallait pour poursuivre l’aventure.

    Les 8e de finale

    Avant le coup d’envoi du dernier seizième de finale, le tirage au sort des huitièmes de finale de la Coupe de France a été effectué en direct, sur beIN Sports. Les rencontres auront lieu le 4 février.

    – Toulouse – Amiens (L2)

    – Strasbourg – Monaco

    – Reims (L2) – Le Mans (L2)

    – Nice – Montpellier (L2)

    – Lyon – Laval (L2)

    – Lorient – Paris FC

    – Troyes (L2) – Lens

    – OM – Rennes