Tag: Football

  • Rolland Courbis au chevet de l’Olympique Novais

    Rolland Courbis au chevet de l’Olympique Novais

    Il y a eu une première saison en Île-de-France avec Pascal Dupraz.

    Ayant connu un beau succès, les Héros du gazon vont donc revenir. Cette fois, c’est dans les Bouches-du-Rhône, du côté de Noves, entre Alpilles et Durance, que le programme a posé ses caméras. Avec, comme entraîneur pour rebooster l’équipe locale, un certain Rolland Courbis.

    « Lorsque France Télévisions m’a contacté, j’ai regardé une partie du programme. Et d’avoir vu Pascal Dupraz, que j’ai eu comme joueur à Toulon, m’a donné envie de suivre ses pas. De plus, c’était à Noves, pour moi, j’étais un peu comme dans ma maison », explique l’ancien joueur et entraîneur de l’OM.

    Lorsqu’il a accepté le challenge, au début du printemps, l’Olympique Novais était dernier de son groupe de championnat Départemental 4 et affichait zéro victoire à son compteur. L’objectif était de leur en faire gagner au moins un, avant la fin de la saison.

    S’amuser sur le terrain

    Avant d’accepter le challenge qui lui a été proposé par Puzzle Media et son producteur Jonathan Politur, le stratège a pris le temps d’observer l’ON sur le terrain en allant voir un match. « C’était un plaisir de me retrouver sur le terrain. J’ai dû adapter mon emploi du temps, me lever à 5h le matin pour prendre le premier train vers le Sud. Mais une fois sur place, je n’ai pas regretté d’avoir accepté le challenge » reconnaît-il, saluant au passage le producteur et Anne-Sophie Maxime, déléguée antenne et contenu de France 3 Paca pour leur implication.

    Rolland Courbis a ainsi effectué une quinzaine de va-et-vient. Pris le temps de faire la connaissance avec Kiwi, Djoul, Pépito ou encore Shrek, qui allaient devenir ses joueurs le temps d’une mission bien particulière.

    « Quand tu parles football avec un joueur, qu’il soit professionnel ou non, le discours est sensiblement le même. Il faut juste l’adapter à des gars qui n’ont pas réussi à faire de leur passion leur profession », souligne-t-il. Pour lui, « la base est commune : ce sont des gens qui jouent au football. Ce que j’ai essayé de faire, c’est qu’ils comprennent qu’avant tout, il faut s’amuser sur un terrain, prendre du plaisir ».

    Une fois sur le bord de la pelouse, Rolland Courbis s’est totalement lâché. Il a retrouvé ses sensations d’entraîneur, comme au temps où il était à Bordeaux, Toulouse ou Montpellier. « Je me suis donné à 120% et j’ai pris énormément de plaisir à coacher ces joueurs. Leur expliquer les choses. »

    Devant les caméras de France Télévisions, les Novais ont vu leur progression. Que les téléspectateurs de France 3 Paca découvriront à partir du 26 octobre et ceux de la plateforme France.tv dès le 24. Les émissions, réalisées par Jocelyn Hapdey, suivent les progrès du groupe. Elles se terminent par un duel face à Fontenay-le-Vicomte, le club de la saison 1, coaché par Pascal Dupraz.

  • Islande-France : Benjamin Pavard appelé en renfort

    Islande-France : Benjamin Pavard appelé en renfort

    Finalement, il y aura un joueur de l’OM en équipe de France, à l’occasion des éliminatoires de la coupe du Monde 2026.

    Didier Deschamps a en effet appelé Benjamin Pavard. Le néo – Olympien va rejoindre le groupe, qui jouera ce lundi en Islande. Il va suppléer le forfait d’Ibrahim Konaté. Le défenseur de Liverpool s’est blessé à la cuisse et a dû rentrer en Angleterre.

    C’est la seconde fois que Benjamin Pavard rejoint le groupe en cours de rassemblement. En septembre dernier, il avait été appelé suite à la blessure de William Saliba. Il va rejoindre directement la sélection à Reykjavik, sans passer par la case Clairefontaine.

  • Battre l’Azerbaïdjan pour entrevoir les États-Unis

    Battre l’Azerbaïdjan pour entrevoir les États-Unis

    Malgré une cascade de blessés en attaque, l’équipe de France a une belle occasion de consolider sa première place dans le groupe D et de se rapprocher de la qualification pour le Mondial 2026 en recevant le modeste Azerbaïdjan, vendredi au Parc des Princes. Vainqueurs de leurs deux premiers matches contre l’Ukraine (2-0) et l’Islande (2-1) en septembre, les Bleus sont parfaitement lancés dans la quête du billet pour la prochaine Coupe du monde organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada, et la venue des Azéris, classés 124e au classement Fifa, doit leur permettre d’enfoncer encore un peu plus le clou.

    Tout le monde a forcément en mémoire la démonstration du 6 septembre 1995 et ce succès 10-0 à Auxerre qui constituait un record à l’époque, avant le festival face à Gibraltar (14-0), le 18 novembre 2023 à Nice. L’écart entre les deux nations étant toujours abyssal, on attend de nouveau une orgie offensive côté français, histoire d’avoir déjà un pied de l’autre côté de l’Atlantique avant de se rendre à Reykjavik lundi.

    Deux victoires d’affilée, couplées à un nul entre l’Islande et l’Ukraine vendredi, assureraient même la présence des Français en phase finale, la 7e et dernière de l’ère Didier Deschamps. Mais le sélectionneur refuse de se projeter et préfère rester prudent. « Le match le plus important est celui de demain. L’Azerbaïdjan reste sur un nul contre l’Ukraine (1-1), sept joueurs jouent à Qarabag qui fait un bon début de parcours en Ligue des champions. Ils n’ont rien à perdre et ça dépendra beaucoup de nous. Ce n’est pas parce qu’on a six points qu’on est déjà qualifiés », a-t-il expliqué jeudi en conférence de presse.

    Kylian Mbappé disponible et prêt à jouer

    « Je veux jouer, le coach veut que je joue, je pense qu’il n’y aura pas de problèmes. Je me sens bien », a déclaré, à la veille de la rencontre, Kylian Mbappé. La superstar française, qui a dépassé en septembre Thierry Henry au classement des meilleurs buteurs des Bleus avec 52 réalisations, est doublement motivé. Au-delà du sésame pour la Coupe du monde à aller chercher, Mbappé va essayer de profiter de la faible opposition azérie pour se rapprocher du recordman Olivier Giroud (57). « Je pense que je vais le battre mais quand, je ne sais pas. Peut-être demain, qui sait ? Peut-être dans plus longtemps. C’est quelque chose qui viendra naturellement et je passerai à autre chose ensuite. L’enjeu est plus important qu’enfiler des buts même si on ne va pas s’en priver. »

    Les retrouvailles de Florian Thauvin avec les Bleus seront en revanche scrutées de plus près. Les nombreuses défections ont rouvert les portes de la sélection à l’attaquant lensois de 32 ans, qui a connu une trajectoire sinusoïdale au Mexique (Tigres de Monterrey) et en Italie (Udinese) après son départ de l’OM en 2021 et n’est plus réapparu en bleu depuis le 11 juin 2019. Même si son avenir en équipe de France est loin d’être garanti dans l’optique du Mondial, il sera sans doute l’une des principales attractions d’un match dont l’issue ne devrait guère faire de doute.

    Qualifications pour la Coupe du monde 2026

    Au Parc des Princes (20h45)

    Arbitre : Rohit Saggi (NOR)

    FRANCE : Maignan, Chevalier, Samba – Digne, Gusto, L.Hernandez, T.Hernandez, Saliba, Upamecano, Koundé, Konaté – Koné, Camavinga, Thuram, Olise, Rabiot – Mbappé, Barcola, Coman, Mateta, Thauvin, Nkunku, Akliouche, Ekitike

    AZERBAÏDJAN : Cafarov, Mahammadaliyev, Bayramov – Mustafazada, C.Hüseynov, Kryvotsiuk, Badalov, Bayramov, Cafarquliyev, Dashdamirov, Aliyev, A.Hüseynov – Ibrahimli, Abdullazada, Mahmudov, A.Nuriyev, C.Nuriyev – Aliyev, Kökcü, Akhundzada, Emreli, Qurbanly

  • Corinne Diacre, nouvelle guide des Marseillaises

    Corinne Diacre, nouvelle guide des Marseillaises

    La fumée blanche est apparue dans le ciel marseillais, lundi, pour annoncer l’élection du « nouveau Pape » des Marseillaises.

    Après avoir fait les beaux jours de son club de cœur Soyaux (2010-2013), avant d’être la première femme à diriger une équipe professionnelle masculine avec Clermont (2014-2017), puis d’apporter un souffle nouveau à l’équipe de France féminine (2017-2023), Corinne Diacre (51 ans) relève aujourd’hui un nouveau challenge en reprenant les rênes de la formation phocéenne. « Je ne sais pas si l’OM ça ne se refuse pas, en tout cas, je ne l’ai pas fait. Le projet était tellement intéressant qu’il était difficile de refuser », souligne-t-elle, mercredi, à l’occasion de sa présentation officielle devant la presse. La Nordiste fait son retour deux ans après avoir mis un terme à son aventure tricolore. Cette pause lui a permis de « beaucoup se reposer » avec le besoin d’avoir « un temps de digestion parce que la sortie n’a pas été simple ».

    Désormais revigorée, l’ancienne capitaine des Bleues (121 sélections) en a profité pour clairement exposer l’objectif qu’elle se fixe à la tête du groupe olympien. « On vise le maintien dans un premier temps, parce que c’est ce qui va nous permettre aussi au projet d’évoluer dans le temps. Je sais pertinemment que l’équipe professionnelle ne peut survivre sans des jeunes formés au club. Si on ne fait que recruter des joueuses étrangères, on perd notre identité, notre ADN. Et je crois qu’à Marseille, si je ne me trompe pas, on est attaché à cette identité », poursuit la successeure de Frédéric Gonçalves, puis de Dalin Anrifani, l’adjoint qui a assuré l’intérim sur le banc provençal. Son investissement a permis aux Marseillaises de décrocher leur première victoire en championnat, samedi dernier sur la pelouse de Saint-Etienne (0-4). « Je tiens à le féliciter pour ces trois points très précieux. Il finit sur une bonne note », souligne Corinne Diacre.

    Du maintien en Arkema

    à la Ligue des Champions

    Elle estime que ce succès inédit a « favorisé la passation de pouvoir » avec celui qui récupère sa place d’adjoint. « J’ai rencontré toutes les joueuses lundi, elles avaient toutes le sourire. J’arrive dans des conditions optimales. J’ai dit que mon arrivée allait mettre en place quelque chose de nouveau. Maintenant, il y a un passé et tout n’est pas à jeter. Il y aura certainement des évolutions. Dans quels domaines ? Je ne sais pas encore, j’observe pour le moment. Je m’appuie sur l’existant en apportant ma petite touche sur le terrain », développe celle qui a été la première femme à avoir obtenu le brevet d’entraîneur professionnel de football.

    Ambitieuse, à l’instar du projet porté par Stefano Petruzzo, directeur général de la section féminine, elle compte « essayer de qualifier les Marseillaises pour la Ligue des Champions ». « On m’a recruté pour ma rigueur et mon exigence. J’espère ne pas trop avoir changé », martèle Corinne Diacre, qui sera fixée samedi (15h), lors du déplacement à Rodez, dans le cadre du deuxième match de la Coupe de la Ligue LFFP.

    La refonte du projet marseillais vu par Petruzzo

    Après avoir changé de nom, recruté de nouvelles joueuses, trouvé un nouveau stade pour les accueillir et plus récemment mis la main sur un nouvel entraîneur, quelle est l’étape suivante du projet des Marseillaises ? « On veut avoir de bons résultats chez les pros et continuer à former nos joueuses », insiste Stefano Petruzzo, directeur général de la section féminine. « On a une base sur laquelle travailler. Le stade par exemple, on a fait deux matches à la maison et on veut améliorer l’expérience pour les supporters, parce que ça doit être un bon moment de célébration. Sur le sportif, la suite avec Corinne, c’est de gagner plus de matches. Sur la formation, on veut le label centre de formation. On veut améliorer toutes nos structures », ajoute-t-il.

  • Arthur Vermeeren est venu à l’OM pour la confiance

    Arthur Vermeeren est venu à l’OM pour la confiance

    Prêté avec option d’achat par Leipzig, Arthur Vermeeren est loin d’être la plus connue des recrues estivales olympiennes.

    Néanmoins, sa venue, lors des derniers jours du mercato estival, est loin d’être le fruit du hasard. « Avant même mon arrivée ici, je savais que j’avais la confiance de Medhi Benatia et Roberto De Zerbi », a-t-il confessé lors de sa première conférence de presse, à la Commanderie, avant le déplacement de l’OM à Metz.

    Celui qui était arrivé sur la pointe des pieds avait disputé quelques minutes face à Lorient, suffisantes pour délivrer une passe décisive sur le quatrième but marseillais. Avant de sortir une prestation éclatante en Ligue des Champions face à l’Ajax.

    Personne ne s’attendait à le voir débuter la rencontre de Ligue des Champions. Mais, dans son idée de mobiliser tout le monde et de gérer au mieux son groupe, Roberto De Zerbi n’a pas hésité à lui faire confiance. Et Arthur Vermeeren a su mériter cette confiance.

    « Je me suis bien entendu avec Matts », a souligné l’international espoir belge. Matts, c’est Matthew O’Riley, qui a su s’imposer comme le patron du jeu phocéen en moins d’un mois. Au-delà de la complicité avec le Danois, Arthur Vermeeren a reconnu qu’il était « capable de jouer aux côtés de n’importe quel joueur de ce groupe, car nous avons trouvé nos repères ».

    Lorsqu’il est arrivé, l’OM était encore plombé par le cas Adrien Rabiot. Lui ne s’y est pas attardé. Il s’est plongé dans le travail, avec pour objectif de s’intégrer au plus vite. Montrer ses qualités sur le terrain.

    Le modèle Iniesta

    Quand on lui demande justement ce qui le caractérise, le natif de Lierre évoque sa « bonne vision et compréhension du jeu et mon idée d’avoir toujours un temps d’avance sur l’adversaire ». Ce qui lui a permis d’être le détonateur de la démonstration marseillaise face à l’Ajax.

    « L’Ajax n’a pas été si mauvais. C’est surtout nous qui avons su être décisifs et fait ce qu’il fallait, quand il le fallait », note-t-il. Face aux Néerlandais, malgré son jeune âge (20 ans), il fait preuve d’une grande maturité. « Je sais garder mon sang-froid, rester calme et j’ai confiance en mes capacités. » Des caractéristiques qu’il a emmagasinées en suivant les prestations de celui qui est son modèle : Andrés Iniesta. « Je l’observais dans tous ses matches, et j’ai énormément appris de ses prestations », avoue-t-il.

    Avec l’OM, il découvre son quatrième championnat, après l’Espagne et l’Allemagne. Formé en Belgique, au Royal Antwerpen, le club d’Anvers, il a rejoint l’Atlético de Madrid après deux saisons en Ligue Jupiter belge. « Mais j’ai très peu joué en Espagne, c’est en Allemagne, à Leipzig, que j’ai fait mes premiers progrès, dans un championnat très physique », détaille-t-il.

    Depuis son arrivée à Marseille, il se familiarise avec une Ligue 1 « où le jeu est très intense ». Prêté avec option d’achat, Arthur Vermeeren arrive à un moment clé de sa carrière. Lui et l’OM peuvent bénéficier de cette situation.

  • Matthew O’Riley s’impose en nouveau patron de l’OM

    Matthew O’Riley s’impose en nouveau patron de l’OM

    Après Lorient, le PSG et Strasbourg, c’est au tour de Metz d’être terrassé par le rouleau compresseur olympien.

    Samedi, les hommes de Roberto De Zerbi étaient attendus au tournant chez la lanterne rouge. Surtout après leur démonstration de force aux dépens de l’Ajax, en Ligue des Champions (4-0). Et comme ils pouvaient s’y attendre, ils ont dû faire preuve de patience avant de trouver la faille dans le bloc mis en place par Stéphane le Mignan.

    « Ce match-là, la saison dernière, nous l’aurions perdu », a commenté Roberto De Zerbi, après que son équipe se soit finalement imposée 0-3. Car c’est en seconde période, après avoir usé les Lorrains, que l’OM a fini par trouver la première faille. « Même en première mi-temps, j’ai vu de bonnes choses », a poursuivi l’entraîneur marseillais qui reconnaît que, par rapport à sa première saison sur le banc, « mon équipe a gagné en maturité ».

    Le départ précipité d’Adrien Rabiot, cheville ouvrière du retour de l’OM en Ligue des Champions, aurait pu plomber le milieu de terrain. Mais Medhi Benatia a trouvé l’homme capable de prendre le relais. Et même de hausser le rythme dans ce secteur.

    Un Valentin Rongier

    plus percutant

    Arrivé en toute fin de mercato, Matthew O’Riley a rapidement trouvé ses repères dans le groupe. Roberto De Zerbi a su trouver les bons éléments pour l’encadrer et en faire désormais un rouage essentiel de son onze. En témoignent ses titularisations dans les derniers matches, alors que l’Italien avait mis en place une rotation.

    Le Danois a un avantage, « il peut évoluer dans plusieurs registres », détaille son entraîneur. Mais ce qui le rend presque indispensable désormais, c’est sa complicité avec Pierre-Émile Höjbjerg. « Ils évoluent ensemble en sélection et ont des automatismes », poursuit l’Italien.

    De fait, qu’il joue derrière la pointe offensive, comme à Metz, ou en tandem avec son compatriote, Matthew O’Riley apporte des solutions dans tous les secteurs du jeu. Un peu comme pouvait le faire Valentin Rongier. Avec un peu plus de percussion et d’audace, comme l’a montré son but à Metz samedi.

    Outre son impact et sa vision du jeu, l’ancien joueur de Brighton a aussi dans ses atouts le fait d’être gaucher. « Cela compte dans notre manière de jouer », souligne Roberto De Zerbi. Une caractéristique qui a des conséquences sur le terrain. « Son positionnement du corps est différent de ce que peut proposer Pierre-Émile Höjbjerg, il peut s’insérer dans le jeu et marquer des buts. »

    Depuis qu’il a remplacé Amine Gouiri en cours de jeu face à Lorient, Matthew O’Riley n’a plus quitté le onze de départ. Roberto De Zerbi l’a utilisé dans plusieurs registres. Mais sa prestation à Metz, où il a délivré une passe décisive et inscrit son premier but sous le maillot olympien, ouvre des perspectives pour la suite de la saison, dans un secteur où, avec le retour de blessure de Geoffrey Kondogbia et l’affirmation de Bilel Nadir, la concurrence sera de plus en plus rude, mais nécessaire afin que l’OM puisse alimenter ses ambitions.

    La trêve internationale qui arrive va permettre à Roberto De Zerbi de poursuivre ses réflexions afin d’améliorer encore ce qui peut l’être. À Metz, il a identifié des secteurs qui avaient encore besoin d’être travaillés. « Nous pouvons progresser dans le pressing sans ballon, mais également dans la gestion du jeu lorsque nous en avons la possession », a-t-il reconnu.

    Il insiste aussi sur les performances individuelles dans le collectif. « Chacun doit s’améliorer pour attaquer, défendre, marquer des buts, être cynique devant le but. » Pour l’entraîneur phocéen, il y a un modèle à suivre : Amine Gouiri. « Il n’a pas débuté pour des raisons tactiques, car j’avais besoin de profondeur, ce qu’a apporté Robinio Vaz. Mais je suis content de ce qu’il a réalisé », conclut-il.

    « Son positionnement est différent de ce que propose Pierre-Émile Höjbjerg »

  • Roberto De Zerbi satisfait sur toute la ligne

    Roberto De Zerbi satisfait sur toute la ligne

    Voir l’OM s’imposer 0 – 3 à Saint-Symphorien a conforté Roberto De Zerbi dans l’idée qu’il vit en ce moment «ce qui est ma meilleur période depuis que je suis à Marseille.» Dans un match «que nous aurions sans doute perdu la saison dernière», il salue l’attitude collective de ses joueurs «qui ont su faire preuve de patience et montrer de la détermination devant le but» souligne-t-il.

    Par rapport au onze de départ face à l’Ajax mardi, il a apporté de nouvelles retouches. La principale étant la titularisation de Robinio Vaz. «Je l’ai choisi parce qu’il est capable d’aller chercher la profondeur et, face à une défense à cinq, de fixer les trois axiaux adverses.» Roberto De Zerbi avait donc mis sur le banc Pierre-Emerick Aubameyang et Amine Gouiri. Le premier n’est pas entré en jeu. Quant au second, il s’est montré décisif.

    «Si Amine n’a pas débuté, c’est par choix tactique» rappelle Roberto De Zerbi. Mais une fois entré en jeu, l’international Algérien a répondu aux attentes de son entraîneur, avec une passe décisive et un but. «Il n’avait rien à prouver et j’ai toujours été satisfait de ses prestations» confie l’entraîneur olympien.

    De cette victoire à Metz, la quatrième à la suite en Ligue 1, il retient que ses joueurs «ont tout bien fait, même en première période. Cette victoire montre que nous avons gagné en maturité.»

  • L’OM intraitable à Metz

    L’OM intraitable à Metz

    Les Olympiens le savaient. Rendre visite au dernier de la classe ne serait pas une partie de plaisir. Le scénario du match à Metz l’a démontré. Car ce n’est qu’après un long travail de sape de plus d’une mi-temps que les Phocéens ont fini par voir leurs efforts récompensés.

    Face à un collectif lorrain qui s’est recroquevillé devant son but, l’OM a dû se lancer dans un travail de sape de longue haleine. Pour préparer le terrain, Roberto De Zerbi misait sur le culot de Robinio Vaz. Préféré à Amine Gouiri ou Pierre-Emerick Aubameyang, il a passé la première période à peser sur une défense messine souvent proche du point de rupture.

    Monopolisant le ballon, les Olympiens n’arrivaient pas à concrétiser leur supériorité. Même lorsque Jonathan Fischer semblait trompé par Mason Greenwood, le montant gauche venait en aide au gardien lorrain (30). Alors que Robinio Vaz manquait de puissance pour conclure sur une action de passe à dix marseillaise, dans la surface mosellane (38).

    C’est après la pause que l’OM allait enfin être récompensé. Après que Mason Greenwood ait touché la transversale de Jonathan Fischer, Igor Paixão, tenu en échec une première fois, prenait sa revanche sur le gardien danois du FC Metz, en ouvrant le score avec la complicité de Sadibou Sané. Un premier coin était enfoncé dans le système messin. Un second le sera quelques minutes plus tard, par Matt O’Riley, plaçant l’OM sur la voie royale. Avant qu’Amine Gouiri n’ouvre enfin son compteur but.

    Le succès obtenu en Lorraine permet aux Marseillais d’envoyer un nouveau signal. Avec trois points supplémentaires, ils reprennent la tête de la Ligue 1. En attendant les prestations de Lyon et du PSG, qui joueront contre Toulouse et Lille dimanche, les hommes de Roberto De Zerbi imposent leur rythme à leurs rivaux.

    METZ – OM 0 – 3 (0 – 0)

    7è journée de Ligue 1

    Stade Saint-Symphorien (25 000 spectateurs environ).

    Arbitre : C. Turpin.

    Buts : Paixão (51), O’Riley (69), Gouiri (76).

    METZ : Fischer – Sané, Yegbé, Gbamin (Colin, 21) – Kouao, Traoré, Deminguet (Touré, 79), Ballo-Touré (Tsitaïshvili, 79) – Hein ( c ), Diallo (Madjo, 79), Sabaly.

    Entraîneur : S. le Mignan.

    OM – Rulli – Weah (Murillo, 80), Pavard, Aguerd, Emerson – O’Riley (Vermeeren, 85) Gomes (Balerdi, 63), Höjbjerg ( c ) – Greenwood, Vaz (Gouiri, 63), Paixão (Nadir, 80).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

  • Le départ de la Mosson tombe à l’eau

    Le départ de la Mosson tombe à l’eau

    De la Mosson à la Mosson. Depuis 2014 et les inondations dévastatrices de la Mosson, rivière éponyme, qui borde le stade, Montpellier va de projet de déménagement en projet de déménagement pour s’inscrire dans la modernité du football du XXIe siècle. Il a imaginé un stade Louis-Nicollin novateur dans le quartier Cambacérès, à proximité d’Odysseum, de la nouvelle gare, de l’autoroute…

    à défaut de ce site idéal, Laurent Nicollin et toute son équipe ont envisagé une implantation sur le site d’Ode à la mer, puis plus récemment aux abords du Parc des Expos. Par la faute de normes aériennes, du renoncement de la Banque des territoires ou de volonté politique, la porte s’est refermée.

    Mercredi 1er octobre, sur le parvis du stade de la Mosson, en marge de la photo officielle, le président du MHSC a acté le retour à la case départ au côté du maire Michaël Delafosse, désireux d’engager des travaux de rénovation du stade et de poursuivre la transformation du quartier. « Dans la vie, j’ai toujours estimé que c’était important pour le club d’avoir un nouvel outil pour pouvoir développer et pérenniser le club. On ne va pas s’arc-bouter et s’entêter à faire des projets qui ne sont pas possibles sur le plan financier. Dans la vie, quand tu peux t’acheter une baguette de pain, tu n’en achètes pas quatre. Il y a des choses qui sont possibles de faire, d’autres qui ne sont pas possibles. C’est une déception d’autant que le groupe [Nicollin, Ndlr] a mis beaucoup d’argent », constate Laurent Nicollin, qui vient par ailleurs de vendre la section féminine à un groupe anglais : Crux Football, fondée par Bex Smith (lire aussi ci-contre).

    À six mois des prochaines municipales (15 et 22 mars), le maire Michaël Delafosse reprend l’affaire en main et veut rénover le stade de la Mosson, « dans son jus » depuis 1998 et l’accueil de la Coupe du monde de football. Sans évoquer le montant de l’investissement nécessaire, il veut remettre à neuf cette enceinte, enclavée au bout du quartier de la Paillade.

    « On doit être au côté

    du club »

    « On doit être au côté du club et de la famille Nicollin. Cela consiste à porter un projet ambitieux pour accompagner le projet sportif du club. Ce stade est dans son jus depuis 98. à l’exception des loges et de la pelouse, il n’y a pas eu d’investissement. Il va donc y avoir des investissements sur le stade. Il y a le stade en lui-même, et puis il faut donner à nos supporters, à nos spectateurs une expérience. Il faut que ça devienne un lieu de vie. Donc, on va épaissir 15 000 mètres carrés. On va écouter les demandes du club pour voir comment ils peuvent mieux recevoir pour accompagner le modèle économique du club. Évidemment, on va se lancer dans ce projet-là qui s’inscrit dans la transformation du quartier », détaille Michaël Delafosse.

    Développement de surfaces commerciales, de bars, recalibrage de l’avenue Heidelberg, pour créer un espace sécurisé pour accéder au stade en famille, création d’un parking relais, connecté avec la ligne 3 et la ligne 1 du tramway, mais aussi le futur COM (contournement Ouest de Montpellier) sont autant d’idées émises par Michaël Delafosse pour aboutir à l’horizon 2030.

    Seulement, le stade est exposé au risque d’inondation dans un monde en plein dérèglement climatique. Le 31 mai 2017, sa candidature pour être le site d’accueil du Mondial de rugby avait été recalée au bénéfice de Nice, hôte de l’Euro 2016 et du Mondial 2023.

    Il y a quelques semaines, le maire de Pérols Jean-Pierre Rico, furieux face à l’abandon du projet au Parc des Expos, avait mis en garde. « Conserver le stade à la Mosson, c’est tuer le MHSC. Je ne voterai pas, dans la prochaine mandature, pour jeter 70M d’euros dans un stade qui est en zone inondable. »

    La Métropole a engagé des études hydrauliques pour effectuer les travaux nécessaires et répondre à « la vulnérabilité inondation du stade ».

    À six mois du scrutin municipal, le maire de Montpellier, entouré de Christian Assaf et Hervé Martin, respectivement en charge des sports à la Métropole et à la mairie, étouffe presque dans l’œuf le probable débat autour de la Mosson. Sur son aile gauche, les Verts de Jean-Louis Roumégas, LFI de Nathalie Oziol ou le groupe d’opposition de la Mupes, présidé par Alenka Doulain, plaident tous pour rester à la Mosson. Et si, tout comme son illustre prédécesseur Georges Frêche, Michaël Delafosse n’avait jamais voulu quitter la Mosson ?

    Au fond, la rénovation du stade réjouit la gauche. Laurent Nicollin, peut-être un peu moins.

  • Aubagne prend un point contre Dijon

    Aubagne prend un point contre Dijon

    Aubagne se contente du match nul, sur sa pelouse, face à Dijon. Les visiteurs ont égalisé quelques minutes après l’ouverture du score aubagnaise. Celui-ci n’a ensuite pas évolué. 1-1 lors de cette 9e journée.

    Les Aubagnais ont d’abord pris leur temps pour entrer dans leur match. Une demi-heure faite d’imprécisions et plusieurs situations nettes pour Dijon. Au-delà de la 30e minute, la réaction s’est fait sentir avec quelques actions et l’ouverture du score. Servi dans le dos, Enzo Mayilla se crée une occasion et frappe croisée, ce qui trompe le gardien adverse Paul Delecroix. La mi-temps approchait et le DFCO a finalement réussi à égaliser d’une reprise de volée à 15 mètres, dans le temps additionnel. Lembezat étant le buteur.

    La seconde période a été clairement équilibrée. Les occasions ont été plutôt rares, avec quelques ballons atterrissant dans les surfaces des deux équipes, mais sans que les gardiens soient mis en danger. De retour de suspension, la vivacité et l’imprévisibilité de Mohamed Bentoumi ont fait du bien à l’entrejeu, sans qu’une opportunité ne soit conclue. Un point pris par les hommes de Gabriel Santos, mais un peu d’amertume de la part du coach : « Dijon est invaincu cette saison, mais avec ce que l’on a produit ce soir, nous devions nous imposer. Il y a de la frustration de prendre ce but en fin de première période, il fait mal, mais c’est comme ça. »

    Aubagne 1 (1) Dijon 1 (1)

    9e journée de National 1

    Stade de Lattre-de-Tassigny

    Arbitre : Romain Perpinan

    Buts : Mayilla (39e) ; Lembezat (45+1)

    Aubagne : Gil – M’Dahoma, Nehari, Mimb Daheng – Hamek, Abdallah, Diaby, Ali Hamidou – Chaban, El Kaddouri, Mayilla

    Entraîneur : Gabriel Santos

    Dijon : Delecroix – Khatir, Diouf, Barka, Barreto – Marie, Bernard, Moco, Lembezat – Chouchane, Domingues

    Entraîneur : Baptiste Ridira