Tag: Football

  • Ligue des Champions : le centre historique de Madrid en bleu et blanc avant le match de l’OM

    Ligue des Champions : le centre historique de Madrid en bleu et blanc avant le match de l’OM

    Pour certains, c’est une première expérience. Pour d’autres, plus aguerris, les 18 heures de bus pour rallier Madrid depuis Marseille n’a pas été si difficile. « Il y a tellement de joie en moi que la fatigue, je ne la sens pas ». Eddy attend dans le métro, station Santo Domingo, que d’autres potes le rejoignent. « Ils sont riches, ils ont pris l’avion », plaisante-t-il.

    Une fois le groupe reconstitué, ligne 2, direction Sol, lieu de rendez-vous classique pour une première à Madrid. « Devant la statue de l’ours au pommier », précise le supporter, en manque de sommeil, mais qui est prêt à affronter l’avant-match. « Nous allons retrouver d’autres supporters, je crois que c’est Plaza Mayor ».

    Sortis du métro, les quatre complices n’ont qu’à suivre la foule en bleu et blanc. Certains portent le dernier maillot de l’OM, celui spécial coupe d’Europe. D’autres ont sorti les reliques. Celui de la finale de Munich, celui floqué du nom de Luis Gustavo, ou encore quelques-uns qui ont sur le dos le nom de Jonathan Rowe.

    Aux diverses terrasses de la Plaza Mayor, ce ne sont que des Marseillais qui attaquent l’apéro, agrémenté des fameux tapas. « On n’est pas bien là ! Franchement, c’est cool, non ? » lance un vétéran de la Vieille Garde.

    Quelques personnes portant le maillot du Real passent devant la boutique Sabor a España. Du côté du peuple bleu et blanc, ils sont vus comme des passants comme les autres. « Nous sommes venus voir un match, faire la fête, profiter », lance Cédric. Tous reprennent des forces avant de rejoindre l’avenue du Brésil, d’où s’élancera, à 18 heures, le cortège vers le stade Santiago-Bernabeu.

    Le match quant à lui débutera à 21 heures.

  • Engagée dans le foot, la candidate des Écologistes mise sur la touche

    Engagée dans le foot, la candidate des Écologistes mise sur la touche

    Cinq ans d’inéligibilité pour tentative de corruption, fraude, faux et usage de faux. Une sanction qui vise Sabah Badji, désignée en juin cheffe de file des écologistes en vue des municipales à Avignon, en mars. De quoi jeter tout discrédit sur sa candidature. Heureusement pour elle, cette peine ne relève pas du pénal, mais uniquement des instances sportives locales. Ces dernières ont pris cette décision le 25 août, en commission de discipline.

    Depuis plusieurs années, Sabah Badji s’est investie bénévolement dans plusieurs clubs de football, dont le dernier en date est celui de Montfavet. Cette activité de dirigeante lui a permis d’accéder aux instances du district Grand Vaucluse et notamment la présidence de la commission d’arbitrage. « J’ai pointé du doigt ce qui n’allait pas, ça ne leur a pas plu, donc ils ont voulu m’écarter », résume Sabah Badji.

    Rappelons que début 2023, plusieurs démissions, au sein du bureau du district, ont précipité des élections anticipées. Sabah Badji, en avril, a soutenu une procédure de révocation du comité directeur du district. Une procédure qui, pour être inscrite à l’ordre du jour, doit au moins recevoir l’assentiment d’un tiers des clubs.

    C’est là que résident les fortes accusations, que La Marseillaise a pu consulter dans le procès-verbal (PV) de la commission de discipline. Des faits également transmis au parquet, qui décidera ou non d’ouvrir une enquête judiciaire. Il est reproché à Sabah Badji d’avoir menti sur l’objet des signatures récoltées. Si une majorité de clubs reconnaît bien avoir signé pour une procédure de révocation, d’autres estiment avoir été dupés, évoquent des pressions ou accusent une falsification de signatures -une expertise graphologique a été demandée- à l’instar du président de Visan. Les responsables des clubs de L’Isle-sur-la-Sorgue ou de Piolenc pensaient, eux, avoir signé une pétition pour soutenir la réintégration de Sabah Badji à la commission des arbitres ou pour la parrainer pour des élections.

    Une première sanction annulée en appel

    L’intéressée jure que ces revirements -empêchant ainsi la procédure de révocation de s’enclencher- ont été faits « sous la pression. Il y a des faux témoignages. » « J’ai les preuves de ce que j’avance, je ne vais pas en rester là et je vais déposer plainte », assure Sabah Badji, qui a fait appel de la décision du district. Sollicité, Chaib Kinnous, président de la commission de discipline, préfère ne « pas commenter », étant donné l’appel en cours. Il dément toutefois les pressions et rappelle le fonctionnement interne. « La démonstration, tant sur le plan juridique que sur le plan disciplinaire, est construite avec les éléments factuels du PV. La personne qui mène l’instruction de l’enquête est indépendante de la commission de discipline », précise Chaib Kinnous.

    Parlant de « blague » et de « comédie », Sabah Badji ne s’est pas éternisée, le 25 août, devant la commission de discipline. « Je n’ai rien fait, ce sont des dénonciations calomnieuses », déplore-t-elle, « écœurée du foot » et ayant quitté le club de Montfavet. Car cette affaire est déjà la seconde du genre. Fin juin, la même commission de discipline a déjà sanctionné d’un an d’inéligibilité Sabah Badji, pour « complicité de triche/fraude » lors de formations d’arbitrage. Une sanction déjugée en appel, au début du mois, par la Ligue Méditerranée de football, qui l’a « rétablie dans ses droits », lit-on dans la décision. « J’ai été déjà acquittée d’une première affaire, je le serai de la deuxième », soutient-elle.

    Même internes au foot, ces affaires ont des répercussions politiques. Le cas de Sabah Badji a été remonté au niveau national chez les Écologistes. Selon la cheffe de file, le candidat malheureux face à elle en juin, l’actuel élu d’opposition Jean-Pierre Cervantès, a eu du mal à encaisser le fait de ne pas être désigné. « On veut me salir pour m’enlever cette tête de liste, mais je me sens toujours légitime. Clairement, je ne me laisserai pas faire », promet Sabah Badji.

  • L’OM sans peur avant de défier l’ogre du Real

    L’OM sans peur avant de défier l’ogre du Real

    Le moment tant attendu est arrivé, l’OM revient en Ligue des Champions.

    Pour son retour, trois ans après le fiasco face à Tottenham, Roberto De Zerbi est un peu comme Sir Edmund Hilary lorsqu’il s’est attaqué à l’Everest. « Ce match n’est pas une fête, c’est la récompense du travail effectué la saison dernière. Cela amène de grandes responsabilités car ce n’est pas n’importe quelle compétition qui nous attend », a reconnu l’entraîneur marseillais.

    L’attente est énorme du côté de Marseille. Surtout maintenant que le PSG a rejoint l’OM dans la liste des vainqueurs de la coupe aux grandes oreilles. Entamer sa campagne par un déplacement à Madrid, où cela ne s’est jamais bien passé pour son équipe, doit permettre à Roberto De Zerbi d’effacer certains détails qui ont empêché son équipe de bien débuter sa saison.

    Pour lui, c’est la victoire contre Lorient qui a en a donné le véritable coup d’envoi. « Mais nous avons pris du retard. Il nous faut travailler dur pour cela » soupire-t-il.

    Il sait que la prestation collective de son groupe va être épiée, dans un stade où se masseront 4 000 supporters venus de Marseille, dans l’espoir de vivre une nuit magique. « C’est incroyable qu’ils soient autant. C’est pourquoi nous nous devons de joueur pour eux, pour la ville, pour tout un pays qui est derrière nous », insiste Leo Balerdi.

    L’Argentin, ménagé face à Lorient, va retrouver sa place et son brassard. Avec l’envie de vivre enfin une belle aventure en Ligue des Champions. « C’est un défi qui nous attend. Il nous faut savoir le relever intelligemment. »

    Pour lui, les clefs de la soirée sont « l’application, la concentration et l’ambition ». Pour lui, cet OM-là peut réussir. « Nous sommes mieux structurés, avec un mental plus fort. Le moment est venu de le montrer sur le terrain. »

    Ce duel face au Real lance une semaine capitale, qui verra l’OM recevoir le PSG dimanche en Ligue 1. Deux tests qui détermineront le véritable potentiel de l’équipe. « Mais l’objectif du moment, reste le Real », rappelle Roberto De Zerbi.

    « Ce match, c’est la récompense du travail effectué la saison dernière »

  • « On part avec de l’ambition,j’adorerai qu’on fasse un gros match ! »

    « On part avec de l’ambition,j’adorerai qu’on fasse un gros match ! »

    La Marseillaise : Racontez-nous la genèse de la création du Fan Club OM Barcelona.

    Ferhat Dahak : Nous avons fondé ça en février 2020. C’était à l’époque de la présidence de Jacques-Henri Eyraud. Il avait initié la création de l’OM Nation, avec des bases un peu partout dans le monde. On était quelques Marseillais à se retrouver parfois pour voir des matchs. Il fallait qu’on soit 30 pour officialiser le fan club avec l’OM donc on a trouvé 30 personnes et nous nous sommes réunis dans un restaurant belge. Aujourd’hui, on est toujours une trentaine de membres mais lors des gros matchs, nous pouvons être plus de 100.

    Quels étaient les objectifs
    de la création de ce fan club ?

    F.D. : Le premier objectif était, bien sûr, de se retrouver entre Marseillais car on n’avait pas beaucoup de lieux où se réunir. Un second objectif est arrivé plus tard, après la création du fan club, c’est celui d’accueillir les touristes de passage à Barcelone, qui sont fans de l’OM. On s’est rendus compte que lorsqu’il y a des vacances en France, il y a énormément de personnes qui nous contactent sur les réseaux pour savoir où on retransmet, où se rejoint…

    Qu’y a-t-il de prévu, ce mardi,
    à Barcelone, pour suivre la rencontre
     ?

    F.D. : Nous allons retransmettre dans notre lieu habituel, qui s’appelle Italian Trattoria, en plein cœur de Barcelone. Ecran géant, salle de billard, un bar nous est dédié, il y aura les banderoles et affiches de l’OM.

    Vous serez à Santiago Bernabeu pour suivre cette rencontre, parmi les 4 000 Marseillais faisant le déplacement…

    F.D. : Oui, nous avons monté une petite délégation de barcelonais, dont moi, qui part voir le match au stade demain (ce soir). On sera une dizaine du fan club.

    Quel est votre pronostic pour le match ?

    F.D. : Nous sommes supporters de l’OM donc on part avec de l’ambition, toujours. Sinon ça sert à rien d’y aller. J’adorerais que l’on fasse un gros match dans le jeu et un match nul au bout, ce serait déjà bien. 1-1, 2-2, avec des buts et du spectacle, pour montrer qu’on a une équipe solide, surtout en défense, et qu’on est capable de faire un gros déplacement, avant de recevoir Paris.

  • Le Real est prêt pour la bataille

    Le Real est prêt pour la bataille

    Xabi Alonso va retrouver l’OM, qu’il avait battu nettement en match amical lorsqu’il était entraîneur du Bayer Leverkusen.

    Revenu au club, avec qui il a gagné la Ligue des Champions avant de s’exiler en Allemagne, l’entraîneur des Merengues ne semble pas préoccupé par ce qui attend ses troupes. À aucun moment, il n’a parlé des enjeux de la rencontre. Il est revenu sur l’importance de s’être imposé à San Sebastian, dimanche. A lâché quelques critiques vis-à-vis de l’arbitrage.

    Aurélien Tchouaméni s’est montré un peu plus loquace quand il s’est agi d’évoquer l’OM. « C’est une super équipe du championnat de France. Nous devrons donner le maximum sur le terrain. » L’international a un regret, « ne pas jouer au Vélodrome. J’aurais aimé, pour l’ambiance. Je me souviens quand j’y allais avec Bordeaux ou Monaco, c’était le feu. »

    C’est donc à Santiago Bernabeu, pour la troisième fois, que le Real va tenter de se mettre en route dans une Ligue des Champions où Xabi Alonso a des ambitions. Après une saison en demi-teinte, il veut que son équipe parte en reconquête. « Je compte sur le jeu collectif pour cela », insiste-t-il. « Nous sommes prêts pour la bataille », confirme Aurélien Tchouaméni.

  • Carte postale de Madrid : De Guernica à Gaza

    Carte postale de Madrid : De Guernica à Gaza

    Lundi matin. Madrid sort petit à petit de sa torpeur, après avoir connu un dimanche rattrapé par l’actualité internationale. Le centre ville de la capitale espagnole devait vivre au rythme de la fête du cyclisme, avec l’arrivée finale de la Vuelta.

    Sauf que le peloton du Tour d’Espagne n’est jamais arrivé. Sur la Gran via ou encore paseo del Prado, près de 100 000 personnes se sont mobilisées. Leur souhait : montrer leur soutien au peuple palestinien, victime des soldats de Tsahal qui sont en train de détruire systématiquement Gaza. De fait, la course a été neutralisée.

    Ce fait rappelle que Madrid est devenue une ville audacieuse. Avec sa fameuse Movida, qui, au début des années 1980, a révolutionné une scène culturelle sclérosée par le franquisme. Avec ses musées, dont celui de la Reine Sophie accueillant Guernica, tableau qui, à lui seul, justifie un séjour dans la capitale espagnole.

    Son retour au pays, en 1981 après un exil à New York, a été le symbole d’une démocratie retrouvée. Le musée qui l’accueille a d’ailleurs été construit pour lui servir d’écrin. Dès le premier coup d’oeil, on devine la douleur, mais aussi la stupeur et l’incompréhension ressenties par les habitants. Picasso l’a peint en 1937 pour dénoncer le bombardement du village basque de Guernica par la sinistre légion Kondor, venue d’Allemagne soutenir le coup d’Etat de Franco. S’il était encore en vie, il aurait sans doute pu créer un pendant appelé Gaza. Tant l’attaque sur la ville palestinienne a été aussi subite qu’inutile que celle sur le village du Pays Basque, le 26 avril 1937.

    En noir et blanc, elle est une allégorie des désastres de la guerre, quand celle-ci, comme dans la bande de Gaza, s’attaque à des populations civiles. Le regard est attiré par de nombreux détails qui, s’ils étaient seuls, pourraient sembler banals. Mais mis en scène par le génial andalous, ils constituent un instantané de ce dont la folie humaine est capable. Et qui ne cesse, malheureusement, de se régénérer.

  • L’OM rêve de dépoussiérer sa belle étoile

    L’OM rêve de dépoussiérer sa belle étoile

    La nouvelle formule, testée la saison dernière, sera-t-elle la bonne ?

    Car depuis son sacre de Munich, en 1993, la Ligue des champions n’a pas toujours été tendre avec l’OM. En témoigne le fiasco face au Panathinaïkos, il y a deux ans. Les Olympiens disputaient face aux Grecs le troisième tour de qualification, duquel ils ont été incapables de sortir. Malgré un doublé de Pierre-Emerick Aubameyang au Vélodrome.

    Deux ans plus tôt, sous la houlette d’Igor Tudor, la malédiction s’est répétée. Mais cette fois, l’OM était qualifié pour la phase de groupes. Opposé à Tottenham, Francfort et au Sporting du Portugal, ses chances de qualification étaient réelles. Mais malgré deux succès contre les Portugais, le parcourt marseillais n’est pas allé plus loin, plombé par les défaites face aux Anglais et aux Allemands.

    La plus douloureuse étant celle au Vélodrome contre Tottenham. Où quelques secondes après que Sead Kolasinac a raté la balle du 2 – 1 pour son équipe, un contre anglais, ponctué par Pierre-Emile Höjbjerg, faisait voler en éclats les rêves olympiens.

    Ce match résume les difficultés phocéennes à renouer avec le passé prestigieux du club. En témoigne le triste record de treize défaites consécutives, établi entre le 13 mars 2012 à Milan contre l’Inter et le 25 novembre 2020 au Vélodrome face à Porto.

    Humilité et ambition

    Une série négative dont la première échéance avait pourtant permis à l’OM de qualifier pour les quarts de finale. Le but rocambolesque de Brandão restant ainsi le dernier fait d’armes olympien en C1.

    Les entraîneurs qui se sont succédé sur le banc ont répété que l’objectif était de qualifier le club pour la Ligue des champions chaque saison. Ce fut presque le cas puisque lorsqu’Albert Emon, Erik Gerets, Didier Deschamps et Elie Baup, les Olympiens ont participé à six phases de groupes, se qualifiant à deux reprises pour les huitièmes de finale.

    La campagne qui débute mardi à Madrid sourira-t-elle enfin aux Phocéens ? Roberto De Zerbi a annoncé la couleur, après la victoire contre Lorient. « Nous y allons avec humilité. Le Real, ce n’est pas n’importe qui. Mais aussi avec de l’ambition, car l’OM club a une histoire dans cette compétition, notre maillot pèse lourd en Ligue des champions. Le club, la ville, le public nous imposent de l’ambition. »

  • Supporters sous étroite surveillance à Madrid

    Supporters sous étroite surveillance à Madrid

    Comment faire pour encadrer des groupes qui vont venir en bus, avions, trains et même voitures ?

    C’est cette équation que doivent résoudre les forces de l’ordre espagnoles, en amont d’un match Real – OM classé à risque dès l’annonce du tirage au sort. Afin de prévenir d’éventuels débordements, le club marseillais a participé à diverses rencontres, avec les groupes de supporters, mais aussi avec les autorités espagnoles.

    Ce retour à Madrid ravive de très mauvais souvenirs. Le 1er octobre 2008, l’avant-match Atlético – OM avait dégénéré. La police avait chargé les supporters olympiens aux abords et dans le stade Vicente Calderon. Ce qui avait motivé l’attaque : la banderole du Commando Ultra, dont l’emblème évoque une tête de mort, interdite dans les enceintes espagnoles.

    À l’issue de violentes interventions, dans lesquelles le président Pape Diouf avait échappé de peu à un matraquage en règle, un supporter membre des Ultras avait été interpellé et incarcéré deux mois en Espagne, avant de poursuivre sa détention à Luynes.

    Centre-ville interdit

    Depuis, l’OM a effectué d’autres déplacements en Espagne. Notamment à Madrid, mais face au Real un an après le sinistre duel contre l’Atlético. Ce retour dans la capitale espagnole va donc se faire sous étroite surveillance. La police a demandé des photos des tifos prévus. Il est conseillé aux supporters marseillais d’éviter de se déplacer en groupes dans le centre de Madrid, et de se montrer discrets. Afin d’éviter au maximum les contacts avec les supporters madrilènes, qu’ils soient du Real ou de l’Atlético, un lieu de rassemblement sécurisé va être mis en place, où seront invités à se regrouper les fans olympiens avant de se rendre en cortège au stade. Les billets seront nominatifs et des contrôles d’identité seront effectués en amont de la rencontre.

  • L’indispensable succès sans bavures contre Lorient

    L’indispensable succès sans bavures contre Lorient

    Gagner son match 4 – 0, quatre jours avant d’aller défier l’ogre madrilène, c’était la meilleure des façons pour l’OM de se préparer.

    Même si le duel face à Lorient a laissé quelques traces. Roberto De Zerbi a tenu à rassurer concernant Benjamin Pavard et Nayef Aguerd. Le champion du monde a souffert de crampes, et pour le Marocain, « ça va » a indiqué l’entraîneur olympien, sans plus de précision.

    Plus préoccupante est la sortie, avant la pause d’Amine Gouiri. Victime d’un choc violent avec le défenseur breton Bamo Meïté, l’attaquant se plaint de la clavicule. Il a passé des examens médicaux dans le week-end et Roberto De Zerbi attend d’en avoir les résultats pour l’intégrer au groupe qui se rendra à Madrid, ce lundi après l’entraînement à la Commanderie.

    À propos de la prestation de son équipe, qui « a très bien joué à tous points de vue, la pression, la vitesse. » Il note aussi que « nous avons eu beaucoup d’occasions de but ». Il a surtout apprécié le comportement de ses dernières recrues, qui ont toutes pu participer au festival offensif face aux Merlus.

    Il a notamment testé une nouvelle ligne défensive. Et l’association Aguerd – Pavard a montré une belle complicité et une certaine solidité, qui demande à être vue face à un adversaire plus coriace que le promu breton.

    Après les ratés des trois premières journées, Roberto De Zerbi estimant que la victoire contre le Paris FC ne compensait pas les fiascos de Rennes et Lyon, l’Italien a enfin vu quelque chose d’intéressant. « Dommage que ce soit déjà la quatrième journée » a-t-il soupiré. Avant Madrid et le PSG, rendre une copie propre contre Lorient était donc indispensable.

  • La Mosson ouvre la campagne municipale

    La Mosson ouvre la campagne municipale

    Quel remue-ménage. Le club de Montpellier range-t-il les plans, les rêves de nouveau stade pour rester à la Mosson ? S’apprête-t-il à suspendre, de force plus que de gré, son déménagement, envisagé en 2014 à la suite d’une seconde inondation en dix ans ? C’est tout au moins
    le sens de la promesse du
    maire et président de l’Agglomération Michaël Delafosse ainsi que la colère de Jean-Pierre Rico, maire de Pérols prêt à accueillir le stade Louis-Nicollin du côté de l’Arena.

    Lors de l’inauguration des Cuves gourmandes le 4 septembre, l’élu de Pérols, vice-président de la Métropole, s’est ouvertement agacé des intentions du maire de Montpellier, à sept mois des élections municipales (15 et 22 mars). « Le président de la Métropole [Michaël Delafosse] va officiellement annoncer au mois d’octobre où sera le stade de foot. Comme je ne suis pas associé à la démarche, je vous dis ce qu’il en est : le stade sera à la Mosson », s’est-il emporté dans une vidéo filmée par Laurent Jaoul, maire de Saint-Brès.

    Depuis un an et demi, un projet se faisait jour du côté de la Sud de France Arena, aux mains de la Région Occitanie de la présidente Carole Delga et de son fidèle vice-président en charge des sports Kamel Chibli. Il était question d’associer la rénovation du Parc des Expos, situé sur la commune de Pérols, et la construction d’un nouveau stade.

    Ce dossier avait valeur de dernière chance après l’abandon du projet de Cambacérès. Imaginé par Philippe Saurel, le lieu avait été délocalisé après 2020 par son successeur Michaël Delafosse du côté d’Ode à la mer, aux abords d’un espace commercial sur la commune de Lattes.

    M.Delafosse était associé au projet à la Sud de France Arena sans en être acteur dans la mesure où il s’est engagé lors de son premier mandat pour un stade 100% privé.

    Aujourd’hui, désire-t-il reprendre en main le dossier du stade Louis-Nicollin ? Tout comme Georges Frêche, maire de Montpellier (1977-2004) et ex-mentor, Michaël Delafosse se refuserait à quitter le quartier de la Mosson. Fin août, lors de la conférence de presse de rentrée, il avait promis de révéler début octobre le choix du nouveau site.

    Jean-Pierre Rico a éventé le secret et s’est insurgé sur le montant de l’investissement, de l’ordre de 70ME, pour prévenir toute inondation. « Et je ne voterai pas cela lors de la prochaine mandature. Je ne jetterai pas 70 millions d’euros dans la Mosson », a-t-il promis.

    Pour l’heure, le président du Montpellier Hérault Sport Club Laurent Nicollin se réfugie dans le silence. Et semble spectateur d’un nouveau retournement politique après les choix de Saurel, Delafosse et de la Caisse des dépôts, qui avait abandonné son aide à hauteur de 100ME.

    Le dirigeant du foot montpelliérain et de l’entreprise Nicollin, en charge du traitement des déchets, va attendre le mois d’octobre de connaître les intentions de Michaël Delafosse. Pour la troisième fois, après 2014 et 2020, le futur stade Louis-Nicollin sera un enjeu du scrutin. Il y revient cette fois d’une manière plutôt inattendue.

    Par ailleurs, les services de la Métropole ont pris contact avec les dirigeants du MHB, selon le président Julien Deljarry et fils du président de la CCI, pour envisager une évolution du palais des sports Bougnol, rebaptisé FDI stadium, alors que Christian Assaf avait réduit à néant toute nouvelle construction ou aménagement en février dernier. « La situation économique ne nous permet pas de faire une salle à 100M d’euros telle qu’elle était prévue en lieu et place du Zénith », avait soufflé le vice-président de la Métropole, en charge des sports.

    Enfin, Michaël Delafosse ferraille à l’heure actuelle avec le président du MHR Mohed Altrad, candidat déchu aux dernières élections municipales, au sujet du Complexe du Manoir, et du Septeo stadium. En février dernier, l’équipe dirigée par le manager Joan Caudullo avait été contrainte de jouer à Béziers deux rencontres de Top 14 en raison de l’état déplorable de la pelouse, à la charge de la mairie.

    Désireux de construire la maison du rugby, Altrad multiplie les plaintes sur la dégradation du Complexe Du Manoir, inauguré en 2007 en marge de la Coupe du monde de rugby. Sans nul doute, il va revenir à la charge et menacer de quitter du Manoir. Pour aller à Pérols ? Le Stade, ou les stades, s’invitent une fois encore dans les urnes. Et ouvrent la campagne. Quel remue-méninges.