Tag: Football

  • Mercato OM : Robino Vaz est à Rome

    Mercato OM : Robino Vaz est à Rome

    C’est presque fait. L’OM et la Roma sont en phase de concrétisation pour le transfert de Robino Vaz.

    Le jeune attaquant est arrivé à Rome, mardi en début de soirée. Il doit désormais passer sa visite médicale, avant de finaliser son engagement chez les Louve.

  • Rolland Courbis rejoint son ami Gasset au paradis du ballon rond

    Rolland Courbis rejoint son ami Gasset au paradis du ballon rond

    Après le décès de Jean-Louis Gasset le 26 décembre dernier, le monde du football est à nouveau en deuil. Le Marseillais Rolland Courbis, ancien joueur et entraîneur de football, notamment de l’OM et de Bordeaux, est décédé à l’âge de 72 ans, a annoncé lundi la radio RMC, où il officiait comme consultant depuis 2005.

    Avant de devenir une voix et un personnage emblématique dans le paysage médiatique, Rolland Courbis évoluait au poste de défenseur central. Formé à l’Olympique de Marseille à la fin des années 1960, il a tenté l’aventure corse avec l’AC Ajaccio, puis un bref séjour en Grèce, sous les couleurs de l’Olympiakos, avant de s’installer plus durablement à Sochaux, puis à Monaco, où il sera deux fois champion de France (en plus d’un premier titre acquis avec l’OM en 1972).

    À l’origine de la reconstruction de l’OM

    Il terminera sa carrière avec le SC Toulon, club dont il en prendra la charge entre 1986 et 1990. Comme entraîneur, Courbis a roulé sa bosse. Il a coaché pas moins de 18 clubs différents, avec des expériences à l’étranger, notamment en Algérie (USM Alger), aux Émirats arabes unis (Al-Wahda) et en Suisse (FC Sion), sans oublier sa pige très éphémère à la tête de la sélection du Niger en 2012. Le Marseillais, qui a grandi dans les quartiers Nord de la cité phocéenne, notamment à Saint-Antoine et aux Aygalades, marquera l’histoire du football français pour sa célèbre « méthode Courbis », qui consiste à mener une politique de transferts effrénée partout où il est passé.

    En 1997, Rolland Courbis fait son retour à l’OM pour relancer une équipe en reconstruction après plusieurs saisons de crise. Il emmènera notamment les Phocéens jusqu’en finale de la Coupe de l’UEFA en 1999 et jusqu’à la deuxième place en championnat. Le match face à Montpellier cette saison-là, où ses protégés sont menés quatre buts à zéro à la mi-temps, a fait sa légende avec sa phrase devenue mythique. « Quand je pense qu’on va gagner 5 à 4 ! », prédisait-il à Louis Nicollin, président du club héraultais, avant le début de la seconde période. « Homme de caractère, de convictions et de terrain, il a toujours défendu un football vivant, généreux, porté par l’engagement collectif. Sa connaissance profonde du vestiaire, sa capacité à fédérer et à transmettre ont marqué des générations de joueurs. Marseillais de cœur, il incarnait un football populaire et vivant. Son accent, reconnaissable entre mille, portait une parole franche, directe, souvent passionnée, toujours sincère », a écrit l’OM sur ses réseaux. Par ailleurs, Roberto De Zerbi a profité de la conférence de presse de ce lundi pour rendre hommage à sa mémoire.

    Un personnage humain

    et tout aussi sulfureux

    Avec coach Courbis, on ne retiendra pas un entraîneur au palmarès bien rempli. Un titre de champion de France de D2 avec Ajaccio et deux trophées acquis avec l’USM Alger seront ses seuls lots de consolation.

    Mais le monde du football se souviendra de lui comme d’un grand meneur d’hommes, d’une grande gueule au franc-parler et d’un aventurier qui n’a jamais reculé devant le moindre défi. Il l’avait encore prouvé lorsqu’il était venu au chevet de l’Olympique Novais, en octobre dernier. « Un grand monsieur », comme l’a martelé Alain Soultanian, kinésithérapeute historique de l’OM, au micro de nos confrères de BFM Marseille Provence. « Partout où Rolland est passé, il a laissé des traces. C’est quelqu’un qui marque, on ne peut pas l’oublier. Il avait cet humour, il donnait de la joie. C’était quelqu’un de très particulier, mais de très humain », poursuit-il.

    Courbis était un personnage truculent, dont la vie a également été marquée par des affaires judiciaires : soupçonné d’avoir remporté plusieurs millions de francs au casino Palm Beach à Cannes en 1989 grâce à une fraude organisée impliquant des croupiers, impliqué dans l’affaire de la caisse noire du SC Toulon afin de dissimuler des revenus non déclarés issus de transferts de joueurs et de contourner les obligations fiscales, blessé par balle lors de l’assassinat de Dominique Rutily, président du FC Calvi et membre présumé du gang de la Brise de mer [groupe criminel corse], puis condamné à deux ans de prison ferme dans l’affaire des transferts suspects de l’OM en 2009 et pour recel d’abus de biens sociaux en 2014. « J’ai eu le temps de réfléchir : j’ai été stupide par moments sur ces 20 dernières années », avait-il déclaré sur RMC à sa sortie de prison. Le football l’a plongé dans cet univers, mais lui a également permis d’en sortir.

    Réactions

    Didier Deschamps,

    Sélectionneur de l’équipe de France de football

    « Avec la disparition de Rolland Courbis, le football français perd une personnalité attachante, chaleureuse, au caractère bien affirmé. Un fin connaisseur du football et de ses arcanes, mais aussi du jeu. Rolland a dirigé les meilleurs clubs français, je pense notamment à Bordeaux, Marseille, Lens ou Montpellier. C’était un vrai passionné. Et cette passion, il avait choisi de la transmettre, ces dernières années, derrière un micro. Avec un sens de la formule bien à lui. »

    Philippe Diallo,

    Président de la Fédération française de football

    « C’est une figure emblématique du football français, un personnage unique presque romanesque par son côté passionné, engagé, attachant et son franc-parler, qui disparaît aujourd’hui. D’abord comme joueur, sacré champion de France à trois reprises, puis entraîneur inventif et véritable “meneur d’hommes”, et enfin reconnu comme une voix incontournable dans les médias, il a accompagné et marqué de son empreinte le football français. »

    Benoît Payan,

    Maire de Marseille

    « C’était une voix, un tempérament, une passion pour l’OM et pour Marseille. Rolland Courbis s’en est allé, laissant une trace forte dans l’histoire du club et dans le cœur des supporters. »

    Zinédine Zidane,

    Légende de l’équipe de France de football et ancien milieu de terrain des Girondins de Bordeaux

    « Je suis triste, très ému… Il a énormément compté pour moi comme entraîneur et sur le plan humain ; c’était un mec très attachant, entier ! »

    Delio Onnis,

    Ancien attaquant et coéquipier à l’AS Monaco et au SC Toulon

    « C’était un phénomène comme personne, un rigolo, il me faisait toujours rigoler. On a passé de très bons moments. Tu ne t’ennuyais pas quand tu connaissais Rolland Courbis. Il était très farfelu, c’est ce qui faisait sa force, ce qui nous faisait rire. Des fois, il était sérieux évidemment, mais on se souvient des bons moments de la vie, pas des tristes. On était comme deux frères. »

    Jacques Bayle,

    Adjoint de Rolland Courbis à Rennes, à Montpellier, au FC Sion et à l’USM Alger

    « Avec Rolland, c’est une amitié de 50 ans. 50 ans de football avec des moments que l’on a passés dans le rire, et parfois dans la détresse. Parce qu’il a eu des moments difficiles. Mais on ne va que retenir la joie et l’homme qu’il était au niveau footballistique. Ce n’était pas qu’un meneur d’hommes, il avait des compétences techniques et tactiques hors du commun. Il avait un esprit très puissant. Et il n’a pas rien gagné comme beaucoup de gens disent, parce qu’il a réussi 90% de ses objectifs. »

  • OM : pas là pour faire tapisserie

    OM : pas là pour faire tapisserie

    La cruelle défaite aux tirs au but face au PSG, à Koweït City lors de la finale du Trophée des Champions, résonne encore dans toutes les têtes marseillaises. « Vu le scénario, ça fait mal, prendre ce but à la fin », confirme Amine Gouiri, enfin titulaire en pointe de l’attaque olympienne, jeudi dernier, depuis sa blessure à l’épaule survenue à la mi-octobre. « Cette saison, on a pris beaucoup de buts dans les arrêts de jeu. Ce n’est pas un manque d’expérience, mais plutôt du vice. On doit travailler parce qu’on a perdu énormément de points et un titre », poursuit-il, conscient que le manque de constance est l’un des points négatifs de l’OM.

    « C’est une saison avec beaucoup de matches, on a eu beaucoup de blessés, mais on est là, on a regardé Paris dans les yeux, toujours en course en Ligue des champions et sur le podium en Ligue 1. On est toujours là », lance Gouiri, désormais focus sur le prochain match, ce mardi soir (à 21h), lors des 16e de finale de la Coupe de France face au Bayeux FC, club de Régional 1. Soit cinq divisions d’écart. « C’est la magie de la Coupe, mais il faut rester concentré, y aller avec humilité et gagner le match. Que ce soit contre Paris ou Bayeux, une R1, ça reste la Coupe, un trophée à aller chercher. Eux vont faire le match de leur vie, mais nous aussi », ajoute l’attaquant professionnel de 25 ans, qui va faire face à des amateurs.

    « Tous les matches doivent être joués de la même manière. Il n’y a pas de matches moins importants que d’autres. On doit avoir la même détermination et humilité. Sinon, on risque d’être une équipe incomplète. Demain, il y aura la meilleure équipe possible pour ce match », assure Roberto De Zerbi, l’entraîneur de l’OM. Il en a profité pour annoncer l’absence de Pierre-Emerick Aubameyang, qui a eu le droit à quelques jours de repos « pour recharger les batteries ».

    Dans les cages, Gerónimo Rulli laissera sa place à Jeffrey De Lange. Ce dernier disputera son 5e match de la saison face aux hommes du Calvados. « La compétition me plaît parce que tout le monde a la même chance. Un vaut un dans le football et la vie. Toutes les équipes doivent avoir les mêmes droits que le PSG et l’OM. Les joueurs sont souvent des fils d’immigrés ou de personnes de classes plus pauvres, donc c’est plus juste comme format », souligne le technicien italien, qui en a profité pour faire passer un message à Eric Fouda, entraîneur du Bayeux FC, suite à ses propos assez critiques parus dans La Provence. « Je sais qu’ils jouent en 3-4-1-2 et que leur entraîneur aime donner des conseils aux autres coaches. S’il veut m’en donner, je lui passerai mon numéro de téléphone », lâche un De Zerbi taquin.

    De Zerbi lie son avenir à celui de Benatia

    Le directeur du football à l’Olympique de Marseille, Medhi Benatia, s’était livré sur son avenir, jeudi dernier, après la cruelle défaite en finale du Trophée des Champions face au PSG. « À Marseille, c’est difficile de se projeter, avait-il soufflé. Après Nantes (0-2), il y avait tout à jeter. Donc pour ma part, je ne me projette pas du tout. Il faut juste savoir profiter de ce genre de matches, même si ce n’est pas une victoire, profiter du travail qui a été fait, pas tout le temps critiquer. Dans pas longtemps, vous verrez qu’il y aura d’autres personnes à notre place, il faudra encore leur laisser du temps de travailler. » Interrogé sur ces propos de l’ex-international marocain, Roberto De Zerbi, l’entraîneur de l’OM s’est montré très clair. « Benatia est amoureux de Marseille et peut-être encore plus que moi puisqu’il a grandi ici. Je suis fidèle et correct. Le jour où Benatia s’en ira, je partirai aussi. Je suis arrivé ici grâce à Benatia et Longoria », souligne le technicien italien, persuadé que l’actuel directeur du football ne faisait pas référence à un départ en fin de saison.

  • Rolland Courbis est décédé à l’âge de 72 ans

    Rolland Courbis est décédé à l’âge de 72 ans

    Après le décès de Jean-Louis Gasset le 26 décembre dernier, le monde du football est à nouveau en deuil. Le Marseillais Rolland Courbis, ancien joueur et entraîneur de football, notamment de l’OM et de Bordeaux, est décédé à l’âge de 72 ans, a annoncé lundi la radio RMC dans laquelle il officiait comme consultant depuis 2005.

    Avant de devenir une voix et un personnage emblématique dans le paysage médiatique, Rolland Courbis évoluait au poste de défenseur central. Formé à l’Olympique de Marseille à la fin des années 1960, il a tenté l’aventure corse avec l’AC Ajaccio, puis un bref séjour en Grèce, sous les couleurs de l’Olympiakos, avant de s’installer plus durablement à Sochaux, puis à Monaco, où il sera deux fois champion de France (en plus d’un premier titre acquis avec l’OM en 1972). Il terminera sa carrière avec le SC Toulon, club dont il en prendra la charge entre 1986 et 1990.

    Comme entraîneur, Courbis a roulé sa bosse. Et c’est le moins que l’on puisse dire. Il a coaché pas moins de 18 clubs différents, avec des expériences à l’étranger, notamment en Afrique (Niger, USM Alger), aux Émirats arabes unis (Al-Wahda) et en Suisse (FC Sion), sans oublier sa pige très éphémère à la tête de la sélection du Niger en 2012. Le Marseillais marquera l’histoire du football français pour sa célèbre « méthode Courbis », qui consiste à mener une politique de transferts effrénée partout où il est passé.

    En 1997, Rolland Courbis fait son retour à l’OM pour relancer une équipe en reconstruction après plusieurs saisons de crise. Il emmènera notamment les Phocéens jusqu’en finale de la Coupe de l’UEFA en 1999 et jusqu’à la deuxième place en championnat.

    Avec coach Courbis, on ne retiendra pas un entraîneur au palmarès bien rempli. Un titre de champion de France de D2 avec Ajaccio et deux trophées acquis avec l’USM Alger seront ses seuls lots de consolation. Mais le monde du football se souviendra de lui comme d’un grand meneur d’homme, d’une grand gueule au franc-parler et d’un aventurier qui n’a jamais reculé devant le moindre défi. Il l’avait encore prouvé lorsqu’il était venu au chevet de l’Olympique Novais, en octobre dernier.

  • Istres a fait douter Laval mais quitte la Coupe la tête haute

    Istres a fait douter Laval mais quitte la Coupe la tête haute

    Pour Istres, l’épopée en Coupe de France a pris fin samedi.

    Comme la saison dernière, c’est un club de Ligue 2 qui a eu raison des Provençaux. « Mais au moins, cette année, nous avons su répondre. Contre Grenoble, nous n’avions pas existé », note Laurent Thomas. Le manager istréen se souvient de la lourde défaite face aux Isérois (0-4), au 8e tour. Face à Laval, également pensionnaire de Ligue 2, l’élimination est aussi au rendez-vous. Mais elle survient en 16e de finale, au terme d’un match dans lequel les Violet ont fait douter les Mayennais.

    « Ce qui est important, c’est voir notre progression. Nous avons pu boxer à armes presque égales et je pense que nous aurions mérité un but », poursuit-il. Malheureusement, les offensives istréennes ont manqué de tranchant. « Il nous aura manqué un peu de folie en fin de première mi-temps. »

    Après six tours de qualification, tous disputés en déplacement, le FC Istres voulait offrir un beau cadeau à ses supporters pour sa première en Coupe de France à Parsemain. « Malgré le résultat, nous avons vécu une belle soirée. Nous avons su tenir tête aux Lavalois et, si la hiérarchie est respectée, cela s’est joué à peu de choses », insiste le piston provençal Esteban Marre.

    Interceptions fatales

    Ce peu de chose, c’est une passe un poil trop courte, ou trop longue. Une reprise de la tête pas suffisamment appuyée. Ou un ballon qui traîne devant la défense et qui est intercepté par Trévis Dago, qui signe l’ouverture du score sur un contre casse-jambes, juste avant la pause.

    Une action quasi similaire amènera le break mayennais en seconde période. Et avec lui « un rayon de soleil dans notre saison, qui est compliquée » note Olivier Frapolli. L’entraîneur lavalois était visiblement soulagé que son équipe ait évité le piège istréen. « Je sais que c’est très compliqué de venir gagner ici. J’ai eu des déceptions avec le FC Martigues », rappelle-t-il. Il espère que cette qualification en huitième de finale boostera ses Tango dans leur course au maintien.

    Tandis que côté provençale, l’idée est de rebondit sur l’épopée qui vient de s’achever pour rebondir en championnat. « La belle aventure s’achève, et il n’y a que du positif à garder » estime Esteban Marre.

    Zaki Noubir a déjà en tête le match de samedi, contre Nîmes, qui s’annonce crucial pour la suite de la saison en Nationale 2. « Ce type de rencontre amène des progrès », confie l’entraîneur du FC Istres. « Elle vient clôturer un parcours sinueux et je tiens à remercier les joueurs de nous avoir amené avec eux dans cette belle aventure. » Quant à l’enthousiasme qu’a pu susciter l’épopée des Istréens, « il nous faut maintenant l’amener en championnat » conclut-il.

    Istres 0 (0)

    Laval 2 (1)

    16e de finale de Coupe de France

    Stade Parsemain,

    Arbitre : A. Petit.

    Buts : Dago (44)., Maggiotti (68).

    Avertissements : Khechmar (22), Marre (42) à Istres, Bianda (57), Clavreul (79) à Laval.

    ISTRES : Matimbou – Dihad, Nkulu (Gassama, 79), Khechmar – Relange (Abergel, 74), Kadir ( c , Souaré, 89), Amir (Yara, 74), Marre – Cara (Boukéroucha, 89), Konté, Nassiri.

    Entraîneur : Z. Noubir.

    LAVAL : Hautbois – Sanna ( c ), Ouaneh, Tavares, Bianda (Pellenard, 90+2), Samb – Maddy (Vargas, 84), Mandouki (Aradj, 90+2), Benard – Maggiotti (Clavreul, 74) – Dago (Tchokounté, 74).

    Entraîneur : O. Frapolli.

  • Cruel scénario pour l’OM

    Cruel scénario pour l’OM

    Du spectacle, des buts et du suspense. Les ingrédients d’un grand match étaient réunis pour faire de ce classique délocalisé au Koweït un conte des Mille et une nuits.

    On le sait, il y a toujours une certaine cruauté dans ces belles histoires. Le scénario du duel n’a pas dérogé. Avec un OM obligé de courir après le score, après le but rapidement marqué par Ousmane Dembélé. Avec un PSG qui, pendant plus d’une heure, a donné le sentiment d’être comme un chat s’amusant avec sa proie. Donnant l’espoir aux Olympiens qu’ils pourraient renverser la situation. Lucas Chevalier prenait un malin plaisir à gagner ses duels. Alors que sur les contres, le champion d’Europe rappelait à tout moment qu’il pouvait faire la différence.

    Sauf que côté marseillais, Gerónimo Rulli était redevenu le gardien intraitable. Lui aussi a gagné des duels importants. Permettant ainsi aux Phocéens de rester dans le match. Et garder une carte majeure dans leur jeu. À savoir Pierre-Emerick Aubameyang. Après qu’Amine Gouiri lui ait préparé le terrain, le Gabonais a pu faire son show.

    En étant à l’origine de l’action amenant le penalty de l’égalisation, transformé par Mason Greenwood. Puis en poussant Pacho à marquer contre son camp. À trois minutes du coup de sifflet final, la messe semblait dite en faveur d’un OM qui pensait tenir son premier trophée de l’ère Roberto De Zerbi. Quatorze ans après la dernière coupe de la Ligue gagnée au Stade de France.

    Mais, comme tout bon conte, il y a toujours un rebondissement qui vient tout remettre en cause. Au bout du temps additionnel, c’est un autre entrant, Gonçalo Ramos, qui arrachait l’égalisation parisienne. Et avec elle une séance de tirs au but décisive. En 2010, à Radès, elle avait tourné en faveur des Olympiens. Dans la nuit koweïtienne, les djinns locaux en ont décidé autrement. Gerónimo Rulli flanchait au mauvais moment. Et avec lui Matt O’Riley et Hamed Traoré. Alors que les Parisiens faisaient un sans-faute. S’offrant le trophée, au bout du suspense.

    RESULTATS

    PSG 2 (1)

    OM 2 (1)

    Trophée des champions

    Stade Jaber al-Ahmad (52 251 spectateurs)

    Arbitre : T. Léonard.

    Buts : Dembélé (14e), Ramos (90e+5) pour le PSG, Greenwood (77e sp), Pacho (88e csc) pour l’OM.

    Le PSG vainqueur 4 – 1 aux tirs au but.

    Avertissements : Zaïre-Emery (63e) au PSG, Weah (48e), Höjbjerg (53e), Medina (85e), Aubameyang (89e) à l’OM.

    PSG : Chevalier – Zaïre-Emery (Mayulu, 89), Marquinhos ( c ), Pacho, Mendes – Ruiz (Ramos, 89), Vitinha, Neves – Kvaratshkhelia (Barcola, 72), Dembélé, Doué.

    Entraîneur : L. Enrique.

    OM : Rulli – Pavard, Balerdi (c), Medina, Emerson – Weah (Murillo, 77e), Höjbjerg, Kondogbia – Greenwood (O’Riley, 90e+2), Gouiri (Aubameyang (67e), Paixão (Traoré, 67e).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    Le fait de match

    Ils n’étaient pas aussi nombreux qu’au Vélodrome ou dans certains déplacements, mais ils ont eu le mérite d’être présents.

    Entre les expatriés vivant au Koweït, quelques locaux ayant attrapé le virus, et une belle délégation de l’OM Nation venue de Dubaï, près de trois cents supporters olympiens avaient transformé leur quart de virage du stade Jaber al-Ahmad en une annexe miniature du boulevard Michelet. Faisant entendre leurs voix et leurs chants dans la tiédeur de la nuit koweïtienne.

    Une douche écossaise qui fait mal aux Phocéens

    L’éloignement, le nombre limité de supporters des deux équipes, malgré un stade bien garni, et le calendrier de l’OM et du PSG auraient pu avoir raison du Trophée des champions.

    Mais, au regard des onze de départ concoctés par Roberto De Zerbi et Luis Enrique, on pouvait voir que chacun avait à cœur d’aller cueillir un titre. Le premier pour l’Olympien, le sixième en un an pour le Parisien. Et dès le coup d’envoi, les intentions de jeu étaient au rendez-vous. Avec, en première période, une accumulation de corners en faveur de l’OM.

    Malheureusement, malgré une tête bien placée de Leo Balerdi, puis un duel, perdu, par Amine Gouiri face à Lucas Chevalier, c’était bien le PSG qui faisait la bascule à la pause, avec un avantage d’un but au tableau d’affichage.

    Malgré son handicap, l’OM n’a pas baissé les bras. Bien au contraire, il y a eu un surcroît d’adrénaline positive après la pause. Et l’entrée en jeu de Pierre-Emerick Aubameyang a fait rêver jusqu’à la cinquième minute du temps additionnel. Jusqu’à une séance de tirs au but qui a assommé les Olympiens qui ont tutoyé les étoiles.

  • Coupe de France : la fin du rêve pour Istres

    Coupe de France : la fin du rêve pour Istres

    Comme pour une finale, un tour de coupe n’est réussi qu’en cas de victoire. Le FC Istres, auteur d’une belle prestation, l’a vérifié amèrement.

    Car, même s’ils semblaient plus préoccupés par leur opération maintien, les Lavalois ont fait le job. Face à une équipe istréenne courageuse, mais qui a pu constater qu’entre la Nationale 2, où elle évolue, et la Ligue 2, le fossé est large. Et quand les occasions se présentent, il faut savoir les concrétiser.

    Laval l’a fait, grâce à l’opportunisme de Trévis Dago, quelques secondes avant le repos. Après avoir connu quelques alertes sur leur but, les Mayennais prenaient donc l’avantage au plus mauvais moment. Néanmoins, il restait une mi-temps aux Istréens pour réussir l’exploit. Des Istréens qui vont pousser tout au long de l’acte II. Sans véritablement parvenir à mettre en danger la défense des Tango.

    Et comme avant le repos, Laval devait trouver une nouvelle fois la faille, encore sur une action opportuniste, conclue par Julien Maggiotti. Laval tenait sa qualification, sans avoir rien montré, aux dépens d’un FC Istres volontaire, mais en manque de finition. Et qui dit au-revoir à la Coupe de France, sans avoir à rougir de sa dernière prestation.

    Istres (N2) – Laval (L2) 0 – 2 (0 – 1)

    Stade Parsemain,

    16è de finale de Coupe de France.

    Arbitre : A. Petit.

    Buts: Dago (44), Maggiotti (68).

    Avertissements : Khechmar (22), Marre (42) à Istres, Bianda (57), Clavreul (79) à Laval.

    Istres : Matimbou – Dihad, Nkulu (Gassama, 79), Khechmar – Relange (Abergel, 74), Kadir ( c, Souaré, 89), Amir (Yara, 74), Marre – Cara (Boukéroucha, 89), Konté, Nassiri.

    Entraîneur : Z. Noubir.Laval : Hautbois – Sanna ( c ), Ouaneh, Tavares, Bianda (Pellenard, 90+2), Samb – Maddy (Vargas, 84), Mandouki (Aradj, 90+2), Benard – Maggiotti (Clavreul, 74) – Dago (Tchokounté, 74).

    Entraîneur : O. Frapolli.

  • Un OM prometteur mais qui suscite des questions

    Un OM prometteur mais qui suscite des questions

    Le sort a été cruel avec l’OM, jeudi soir, dans la nuit koweïtienne. Battus aux tirs au but par le PSG, les Olympiens avaient fait pourtant ce qu’il fallait pour aller chercher un titre après lequel le club court depuis quatorze ans.

    Les larmes

    de l’entraîneur

    Roberto De Zerbi y est allé de sa confidence, après une séance de tirs au but éprouvante. « Ce soir, pour la première fois de ma vie, j’ai pleuré après une défaite ! » La manière dont son équipe avait renversé le PSG et entrevu la possibilité de remporter enfin un titre a eu raison de sa carapace. « Il y a beaucoup de déception, car l’équipe a fait un très beau match, avec l’envie d’écrire l’histoire contemporaine de l’OM. Hélas, nous avons échoué. »

    Les options

    Pour empêcher le PSG de développer son jeu, Roberto De Zerbi avait renforcé son milieu, tirant les enseignements du match face à Nantes. Une réorganisation dans laquelle Timothy Weah a joué un rôle important, un élément qui a apporté une insécurité constante dans le dos des Parisiens.

    Le cas Gouiri

    En titularisant l’Algérien, Roberto De Zerbi a envoyé un signal : « Il n’est pas encore à 100%, mais il a très bien joué. Son absence nous a fait souffrir car il a des qualités importantes pour ma conception du jeu. Il est notamment déterminant dans les duels. » Cela s’est vu, car il a pesé sur la défense parisienne. Et son travail de sape a servi pour la suite.

    Son retour en forme peut faire passer Amine Gouiri comme la première recrue du mercato hivernal.

    Tourner la page

    Le Trophée des champions étant passé, l’OM tourne la page et se concentre sur les trois autres compétitions dans laquelle il est encore engagé. Mardi, il y aura le 16e de finale de coupe de France à Caen, face à Bayeux, où il faudra relancer la machine. L’OM enchaînera à Angers, en championnat, avant la réception de Liverpool, en Ligue des Champions. « Le moment est venu pour nous de faire encore plus dans ces rendez-vous », insiste Roberto De Zerbi. Pour lui, l’échéance la plus importante sera le match face aux Anglais, « l’occasion de garantir notre qualification », souligne-t-il.

    Le rôle d’Aubameyang

    Entré à la place d’Amine Gouiri, le Gabonais a été, comme ses coéquipiers, plus tranchant que face à Nantes. Il est impliqué dans les deux buts olympiens et a eu celui du 3-1, avant le contre assassin ponctué par Gonçalo Ramos. « Cela arrive dans le football », a admis Roberto De Zerbi qui ne lui en tient pas rigueur. Car jouer avec le frein à main n’est pas dans ses habitudes. Quant au fait qu’il n’ait pas été dans les premiers tireurs au but, l’entraîneur précise : « Ce n’est pas dans ses habitudes d’être dans les premiers ».

    Le choix des tireurs

    Les Olympiens ont manqué les deux premiers tirs au but de la séance. C’est Matt O’Riley qui s’est présenté le premier. « S’il n’avait pas échoué, Geoffrey Kondogbia aurait été le deuxième », précise Roberto De Zerbi. Il a modifié ses plans, pensant que la fraîcheur de Hamed Traoré serait utile. Ce qui ne fut pas le cas.

    Benatia sème le doute

    Medhi Benatia a pris la parole en zone mixte du stade Jaber al-Ahmad. Ses propos ont semé le doute quant à l’avenir. « Dans pas longtemps, vous verrez qu’il y aura d’autres personnes à notre place et il faudra encore leur laisser du temps pour travailler. Parce qu’à Marseille, tu n’as jamais le temps. C’est tout le temps dans l’adversité, la critique… Je ne me projette sur rien du tout, je regarde demain. Est-ce que l’équipe est capable de faire la même prestation, avec la même envie et continuité ? Pour moi, ce sera une victoire déjà. »

  • « Pouvoir partager ça avec les licenciés du club »

    « Pouvoir partager ça avec les licenciés du club »

    La Marseillaise : Comment avez-vous préparé cette rencontre de Coupe de France ?

    Zaki Noubir : Avec beaucoup d’enthousiasme, beaucoup de plaisir et vraiment aucune pression. Je pense que c’est important, même si, aujourd’hui, il y a un enjeu. Ça ne doit pas prendre la place sur le jeu et c’est en ce sens-là que j’ai orienté ma semaine. Mais cette orientation-là, elle est aussi en championnat.

    Comment jugez-vous votre première partie de saison, avec cette 6e place en championnat et le parcours en Coupe de France ?

    Z.N. : Forcément très intéressante, parce que c’est un effectif qui a été reconstitué durant la période estivale. Dans le but de répondre aux exigences de ce championnat, mais aussi à la philosophie du club, qui souhaite impulser une nouvelle direction. Aujourd’hui, on en est plutôt satisfait. on sait très bien que c’est un championnat à deux vitesses. La deuxième partie de saison va être assez rythmée. La Coupe, c’est très positif. Aller en 16e de finale aujourd’hui, quand on n’a pas connu cela depuis de nombreuses années… Forcément, c’est une vraie satisfaction. Et une satisfaction aussi de pouvoir partager ça avec l’ensemble des licenciés du club, mais également avec les passionnés d’Istres et de football.

    De quelle manière gérez-vous ce groupe jeune, vous qui êtes vous-même un jeune entraîneur en bas âge ?

    Z.N. : Bien sûr que c’est mon travail, il y a beaucoup de jeunes encadrés par des joueurs plus expérimentés, mais ça fonctionne bien. Peu importe l’âge, l’idée est de leur donner des responsabilités, de les faire grandir et de les mettre en pratique à travers les matches que l’on a le week-end. En tout cas, mon âge, au quotidien, n’est pas une barrière. L’important est que je sois en capacité de fédérer autour de mes idées. La franchise, le travail et la passion, c’est ce qui me caractérise.

  • Foued Kadir, 42 ans et toujours au front avec Istres

    Foued Kadir, 42 ans et toujours au front avec Istres

    Il fait partie des joueurs les plus expérimentés dans les quatre premières divisions françaises, avec l’emblématique capitaine de l’OGC Nice, Dante (42 ans). Inoxydable, inépuisable, Foued Kadir court toujours après deux décennies passées sur les terrains professionnels. À 42 ans, le milieu offensif d’Istres (National 2) s’apprête à jouer un seizième de finale de Coupe de France face au Stade Lavallois (Ligue 2).

    Ce samedi, à 18h, il souhaite voir sa formation vaincre le club mayennais. En tout cas, les espoirs sont bien présents. « Ça reste un match de Coupe de France, donc je vais être franc, je pense que l’on a toutes nos chances. On n’a rien à perdre. Si on est éliminé, ce sera logique, si on gagne, c’est l’exploit. On va tout donner », raconte le Martégal de naissance.

    Cette saison, l’ancien milieu offensif de l’OM, de Valenciennes ou encore du Betis laisse transparaître qu’il va bien. Physiquement, il y a eu des hauts et des bas, avec une longue coupure qui lui a mis du plomb dans l’aile, mais le joueur est toujours motivé. « J’étais en pleine forme en début de saison, j’étais au top physiquement et malheureusement, j’ai été coupé dans mon élan par une suspension et une blessure. Je n’ai pas joué pendant presque deux mois et j’ai fini par retrouver du temps de jeu en fin d’année. Je me sens de mieux en mieux. »

    Il ne pense pas encore

    à la retraite

    Pour continuer de s’entraîner tous les jours, alors que la quasi-totalité de sa carrière est derrière lui, Foued Kadir montre que deux sentiments prédominent. « L’envie est intacte. À mon âge, la notion restante, c’est aussi celle du plaisir. Je me lève le matin, je suis super content d’aller à l’entraînement. Quand il n’y aura plus cette notion de plaisir, j’arrêterais sûrement, mais pour l’instant, elle est toujours là », décrit le quadragénaire.

    Justement, ce dernier n’envisage pas encore la retraite. En fin de contrat au 30 juin 2026, ses pensées ne se tournent pas encore vers une reconversion, bien au contraire. Kadir souhaiterait continuer : « Il se passera ce qu’il se passera, mais si on peut prolonger l’aventure, ce sera avec plaisir. »

    Celui qui se voit comme « un grand frère » au sein de ce jeune vestiaire ne sait pas encore ce qu’il fera après sa carrière de joueur. Pas entraîneur, c’est certain, car c’est un poste « qui ne permet pas la déconnexion ». Le père de famille ressent une pointe de déception lorsqu’il voit l’horaire de son match de Coupe de France.

    En effet, l’Algérie joue son quart de finale de Coupe d’Afrique en même temps. L’international aux 25 sélections ne pourra pas suivre les siens, à son plus grand regret. « Je ne verrai le score qu’à la fin de notre match. Je les suis toujours énormément et je suis fier de leur parcours. Ils vont jouer contre le Nigeria d’Eric Chelle, qui a été mon coach à Martigues, donc vraiment déçu de ne pas suivre ça en direct », raconte-il.

    Istres a rendez-vous avec son histoire, ce samedi, et pourra compter sur Foued Kadir pour renverser un club professionnel. Son inestimable expérience ne sera pas de trop.