Tag: Football

  • Les Marseillaises face à un énorme défi en Coupe

    Les Marseillaises face à un énorme défi en Coupe

    Marseillaises contre Lyonnes, l’affiche des huitièmes de finale de Coupe de France a de quoi faire saliver les amateurs de beau jeu.

    Néanmoins, ce duel entre des Fenottes hyper favorites et des Olympiennes qui rêvent d’un exploit pour signifier leur retour au plus haut niveau, aura été promené entre Martigues, lieu habituel où évoluent les Marseillaises cette saison, et l’OM Campus, où la rencontre avait, un temps été programmée.

    Mais pour des raisons de sécurité, c’est l’enceinte martégale qui a été finalement confirmée. Une décision qui provoque un changement de date, puisque la rencontre, programmée dans un premier temps le dimanche, se jouera finalement samedi. Avec un coup d’envoi à 16h.

    Revanche ou confirmation

    Les deux Olympiques se sont déjà affrontés cette saison. En début de championnat de Ligue 1 féminine, les Lyonnaises s’étaient imposées 3-1, déjà dans l’enceinte martégale. Cette fois, les Marseillaises tenteront de prendre leur revanche. Et arracher leur premier exploit de la saison du retour au plus haut niveau du football féminin.

    Les filles de Corinne Diacre continuent d’alterner les bons matches et les sorties ratées. Leur dernière prestation à Francis-Turcan, où elles recevaient Saint-Étienne, en est l’exemple. Avec une défaite
    (0-1) qui a permis aux Foréziennes, alors lanterne rouge, de se remonter le moral. Elles ont ensuite rectifié le tir, en allant prendre un point à Fleury, cinquième du classement.

    Pour ce retour à la maison, les Marseillaises devraient compter sur leur dernière recrue. Marie-Morgane Sieber qui a rejoint le groupe en milieu de semaine. Gardienne de but, cette Alsacienne de naissance évoluait à Guingamp. Forte de 53 matches disputés en Première Ligue, Marie-Morgane s’est imposée comme une gardienne fiable et régulière. Passée par toutes les catégories de jeunes de l’Équipe de France, elle a connu sa première convocation avec les Bleues en octobre 2024, à seulement 22 ans.

    Elle pourrait connaître son baptême du feu face à Lyon. De quoi entrer dans le vif du sujet. Ce tour de Coupe de France sera une mise en bouche, car en championnat, vendredi, les Marseillaises enchaîneront sur la réception du Paris FC.

    8e de finale de la Coupe de France

    Samedi, 16h stade Francis-Turcan.

    Arbitre : Romy Fournier.

    MARSEILLAISES : Sieber (ou Shore) – Laplacette, Carro, Khélami, Kbida – Bourgouin – Herrera-Monge, le Mouel, Perret, Brown – Bourdieu.

    Entraîneuse : C. Diacre.

    LYONNES : Endler – Tarciane, Engen, Renard, Bacha – Egurrola-Wienke, Dumornay, Heaps – Diani, Hegerberg, Chawinga.

    Entraîneur : J. Giraldez.

  • L’OM trop tendre face aux poids lourds européens

    L’OM trop tendre face aux poids lourds européens

    Compte tenu de la récente forme des Reds en Premier League, l’espoir d’une victoire, pour les plus optimistes, ou simplement d’un point pris, pour les plus modérés, était permis. Mais Liverpool, club mythique, a prouvé qu’il ne fallait pas l’enterrer aussi facilement. Dominateurs, malgré quelques actions subies, les Anglais n’ont fait qu’une bouchée d’une équipe olympienne impuissante. Et même trop tendre vis-à-vis du niveau. « On a mal joué, on a pris un but bête, le premier », a noté Roberto De Zerbi, conscient que la terrible faute de son capitaine (Leonardo Balerdi) a mis un premier coup de massue sur la tête des Olympiens.

    « La première période a été jouée à armes égales, ou plus ou moins, mais on n’a pas compris où se situait le jeu. Il était beaucoup sur Pavard et on ne l’a pas compris. S’il l’avait compris lui-même, on aurait réussi à sortir davantage, on n’aurait pas perdu de ballons bêtes », a-t-il poursuivi en mettant en lumière les mauvaises relances d’une défense particulièrement aux abois, notamment Benjamin Pavard, dépassé par les déplacements furtifs d’Hugo Ekitiké. « C’est dur, à la maison, c’est dur », a insisté l’Argentin Leonardo Balerdi. « On voulait les trois points. C’est un gros adversaire. La première période, on n’était pas très bien. C’était un match dur. On a essayé (d’emballer le match), c’était un match intense. Parfois, ça ne se voit pas d’ici, mais sur le terrain, c’est dur, très costaud. Ils sont habitués à jouer comme ça. On a essayé avec des occasions, mais on n’a pas beaucoup cadré. C’est une soirée un peu triste, mais il faut continuer. On va gagner contre Bruges, on va se qualifier », a-t-il martelé.

    Manque de constance

    Si l’OM a eu effectivement des occasions en première période, le retour des vestiaires a également été celui du retour à la réalité. « Le match s’est un peu ouvert et, quand tu donnes de l’espace aux joueurs de Liverpool, c’est évident que tu vas souffrir », a reconnu le technicien italien, persuadé que ses protégés manquent cruellement de constance. « C’est une défaite difficile », a reconnu le piston droit Timothy Weah. « Nous voulions gagner ce match, mais Liverpool a été supérieur, tout simplement. Nous devons continuer à travailler. Nous avons réalisé un bon début de seconde période, mais ce deuxième but a clairement changé la physionomie du match. Désormais, il est essentiel que l’équipe se concentre sur les prochaines échéances, face au RC Lens puis contre Bruges, en poursuivant notre travail à l’entraînement », a enchaîné l’international américain.

    « Ici, il y a toujours de la pression. Mais le problème est de bien jouer », a estimé De Zerbi, lucide sur la qualité de jeu produit par ses joueurs à une semaine du déplacement crucial et décisif en Belgique. « Ce sera une finale. On verra si le nul sera suffisant. Mais on n’ira pas là-bas pour faire match nul. On ira pour faire la prestation du Koweït ou d’Angers. Mais, si on ne veut pas la pression, on ne vient pas à Marseille », a-t-il lancé.

  • Une ambiance très rock ‘n’ roll au Vel’

    Une ambiance très rock ‘n’ roll au Vel’

    Vingt-deux garçons dans le vent et tant d’autres en tribunes. Les ultras ont annoncé « une soirée grandiose », depuis quelques jours, et ils n’ont pas déçu. Le public olympien a fait dire à Arne Slot, au micro de Canal+, que « même une heure avant le match, tout est quasiment plein des deux côtés. » En effet, les travées sud et nord étaient coordonnées, ce mercredi. À 45 minutes du coup d’envoi, pas un siège de libre à l’horizon. Les chants ont débuté à l’échauffement des gardiens et ne se sont pas arrêtés jusqu’au coup d’envoi.

    Les tifos étaient également attendus et ils se sont déroulés en plusieurs phases. Les feuilles de papier « OM » sont rapidement passées au second plan pour laisser poindre plusieurs éléments. Les Beatles, les quatre de Liverpool, sont apparus au sud, lisant attentivement un exemplaire du Provençal. Lennon, McCartney, Harrison et Ringo Starr descendus, un portrait de Rolland Courbis est apparu pour un dernier hommage à l’ancien technicien marseillais, disparu il y a peu. Au nord, le côté guerrier est ressorti avec le message « Prêt à mourir pour la gloire de mon étendard ».

    Des huées puis le grand silence

    Les quelque 65 000 supporters ont continué de pousser et de donner de la voix pour leur équipe, tout au long du match. Une bronca terrible est intervenue au moment du coup-franc donnant le premier but aux Reds. Mais Dominik Szoboszlai, peut-être le meilleur spécialiste de la planète football, n’a pas tremblé et le stade s’est tu. Immédiatement. Les fans anglais se sont fait entendre à cet instant, lorsque le brouhaha s’est évaporé. Les différents groupes ultras ont bien enfilé leur plus beau costume, pour cette soirée européenne.

  • Leonardo Balerdi, impeccable jusqu’à la faute qui coûte cher

    Leonardo Balerdi, impeccable jusqu’à la faute qui coûte cher

    Face à la flopée de stars offensives présente à Liverpool, à l’image de Mohamed Salah, Florian Wirtz ou encore Hugo Ekitiké, la défense olympienne a longtemps tenu bon. En première ligne, Leonardo Balerdi a admirablement tenu la barque, grâce à ses multiples interventions décisives. En tour de contrôle, l’international argentin a su anticiper les centres adverses, en se positionnant intelligemment au cœur de la surface de réparation. Il s’est également montré vigilant lorsque les milieux de terrain anglais ont mis davantage de pression sur la relance phocéenne, à l’image de la perte de balle terrible de Geoffrey Kondogbia, où l’ancien défenseur du Borussia Dortmund s’est jeté comme il le fallait pour stopper l’action. Avec élégance et propreté.

    Une ombre au tableau

    Après 43 premières minutes rigoureuses, le capitaine Balerdi, parfois critiqué pour commettre quelques maladresses, a retrouvé sa seconde nature agaçante. Sur une offensive menée par Ryan Gravenberch, loin d’être dans une posture favorable, il a manqué de sérénité en se jetant dans ses pieds avec excès et a offert aux Reds une occasion en or de prendre les devants, juste avant de rentrer aux vestiaires. Plus qu’une simple erreur, ce tacle est en vérité une faute professionnelle : Liverpool possède dans ses rangs Dominik Szoboszlai, diabolique sur les coup-francs courts. Le Hongrois s’est fait un malin plaisir de faire culpabiliser l’Argentin en plantant le ballon au fond des filets. En une fraction de seconde, Balerdi est devenu le bouc émissaire de l’OM.

  • L’OM a fait du hors sujet sur toute la ligne face à Liverpool

    L’OM a fait du hors sujet sur toute la ligne face à Liverpool

    À quoi pouvait-on s’attendre d’un OM qui restait sur deux festivals offensifs ?

    Mais surtout un OM qui devait une revanche à ses supporters, après son match de reprise raté face à Nantes. Un OM qui défiait le champion d’Angleterre, et qui pouvait composter son billet pour, a minima, les barrages de la Ligue des Champions. Néanmoins, face à un Liverpool blessé, la mission n’a pas été aussi agréable que la balade de John et Yoko.

    Car les Reds ont rappelé qu’ils n’étaient pas un perdreau de l’année. Et que si les Marseillais voulaient goûter aux saveurs de miel d’un troisième succès consécutif, il leur faudrait se faire violence. La jouer collectif pour réaliser tout qu’ils devaient réussir.

    Mais à la pause, l’avantage était pour Liverpool. Les Anglais s’étaient montrés plus entreprenants, mieux inspirés dans leurs choix et plus incisifs à l’approche de la surface de Geronimo Rulli. Ils trouvaient la faille, sur coup franc, dans le temps additionnel de la première période.

    L’OM venait encore de craquer dans une de ces périodes de flottement précédant une fin de mi-temps. Après avoir passé quarante-cinq minutes à tenter d’exister, face à des Reds qui avaient eu le contrôle des débats.

    Les hommes de Roberto De Zerbi avaient déjà connu une telle situation. Face à Newcastle, ils avaient su renverser la vapeur en reprenant sur les chapeaux de roues. Ils revenaient d’ailleurs avec de meilleures intentions, plus présents dans la moitié de terrain anglaise. Mais sans parvenir à aller jusqu’au bout de leurs intentions.

    Le 25 novembre, Pierre-Emerick Aubameyang avait remis les pendules à l’heure dès la reprise. Pour ensuite balayer les Magpies. Mais Liverpool avait d’autres arguments à opposer. Notamment une défense bien en place. Et Alisson, un gardien aux réflexes de chat. À l’image de son duel gagné face à Mason Greenwood (52e).

    Là où les Reds s’appliquaient dans leurs remontées de balle, amenant souvent un danger sur le but de Geronimo Rulli, les initiatives olympiennes étaient trop « helter – skelter » comme aurait fredonné John Lennon. Un désordre qui profitait à des Anglais voyant se rapprocher la très belle opération, sachant tout ce qu’ils avaient à faire pour se faire un pas de géant vers une qualification directe en huitième de finale.

    Comme si la maîtrise liverpuldienne ne suffisait pas, un coup de main, bien involontaire de Geronimo Rulli, devait transformer la soirée marseillaise en dure nuit. L’OM voyait son rêve fou de bousculer Liverpool une nouvelle fois s’envoler, et avec lui l’espoir de revoir apparaître le soleil.

    Même s’ils n’ont jamais marché seul de leur soirée, les Phocéens n’ont pas été à la hauteur. Ils ont fait preuve d’une naïveté qui a permis à Liverpool de passer une soirée finalement tranquille. De celles qui montrent la différence entre un habitué des joutes de la Ligue des Champions, et d’un apprenti qui espère un jour s’inviter dans la cour des grands.

    Et aussi

    Nwaneri et Timber sont arrivés

    Quinten Timber et Ethan Nwaneri, les deux premières recrues du mercato hivernal, ont atterri à Marignane, ce mercredi après-midi, et ont pu assister à la rencontre face aux Reds.

    Mmadi vers une prolongation

    La prolongation de contrat jusqu’en 2029 pour Tadjidine Mmadi serait bel et bien actée. Le jeune marseillais a marqué son premier but pro, fin décembre, contre Bourg-en-Bresse.

    Pas d’ultras à Paris

    La préfecture de police de Paris a pris deux arrêtés pour interdire la venue des supporters marseillais contre le PFC (31/01) et le PSG (08/02).

    Les Olympiens ne se sont pas trouvés

    Avant le coup d’envoi, il y a toujours des imprévus. Le forfait d’Emerson, victime d’une blessure musculaire lors du dernier entraînement, a obligé Roberto De Zerbi à revoir ses plans.

    Sans l’international italien, c’est son flanc gauche qu’il a dû remodeler. En confiant le piston à Michaël Murillo, l’entraîneur olympien testait son entente avec Hamed Traoré, dans une entame où l’OM avait du mal à trouver ses marques, comme si le Vélodrome s’était transporté de Penny Lane.

    Il y a eu un premier avertissement, avec le but refusé à Hugo Ekitiké (23e). Puis une réaction marseillaise par Amine Gouiri, qui chauffait les gants d’Alisson (27e). L’OM devait rester dans le dur, pour finalement rentrer aux vestiaires avec un but de retard, concédé au plus mauvais moment.

    En début de seconde, et jusqu’à l’entrée de Pierre-Emerick Aubameyang, les Marseillais devaient entretenir l’espoir d’un renversement de situation. Mais un second but anglais venait clore le suspense.

  • L’OM rêve d’un hold-up contre Liverpool

    L’OM rêve d’un hold-up contre Liverpool

    Après le Real Madrid au mois de septembre, l’OM s’apprête à défier une autre grande institution du football européen. Le mythique club de Liverpool, champion d’Angleterre en titre, débarque au stade Vélodrome, ce mercredi soir à 21h, lors de la 7e et avant-dernière journée de la Ligue des champions.

    Une rencontre qui vaut son pesant d’or, puisqu’en cas de match nul seulement, les Phocéens se rapprocheraient très fortement d’une qualification pour les barrages de la compétition, a minima. « La préparation footballistique est plus difficile quand tu affrontes Liverpool, contrairement à la préparation mentale », estime Roberto De Zerbi, l’entraîneur olympien. « C’est la progression que l’on doit avoir de notre côté. On doit penser que tous les matches doivent être préparés de la même manière, car notre histoire prouve qu’on peut gagner contre tout le monde. Ce match peut changer la saison en Ligue des champions. Je ne pense pas qu’il faille penser à un résultat pour changer une saison. Le plus important est la façon dont on joue le match. Même une défaite, comme au Trophée des champions, peut nous booster », poursuit le technicien italien

    Ce dernier est encore traumatisé par la cruelle défaite face au PSG, au Koweït. « Dans le football, il y a deux équipes : une gagne et l’autre perd. Si tu arrives à mener juste avant la fin et que tu perds, pour moi, ce n’est pas vraiment une défaite. Contre le PSG au Trophée des champions, c’est une défaite qui va rester ancrée en moi, je ne vais pas l’oublier et vais y penser jusqu’à la fin de mes jours. Mais je ne me sens pas défait. On sait là où on pourrait mieux faire, mais on doit donner le maximum. On essaye de gagner des trophées », ajoute De Zerbi, présent aux côtés de Pierre-Emile Højbjerg, dont il reconnaît très volontiers et de manière répétée son importance au sein de l’effectif.

    « Il a le niveau élevé qui permet aux joueurs plus jeunes d’apprendre. Il a une forte personnalité et ce genre de joueurs est indispensable pour l’équipe. […] Si tu as un joueur comme Højbjerg, le niveau s’élève du point de vue du football et de la personnalité », souligne De Zerbi. Son milieu de terrain danois, parfois capitaine de la formation olympienne, va fêter ses retrouvailles avec les Reds, après avoir évolué durant neuf saisons en Premier League.

    « Quand tu les joues, tu sais qu’il faut être au plus haut niveau, avec la tête, les jambes et la bonne mentalité. On joue au Vélodrome et on va essayer de tout faire pour prendre les points », lance l’ancien cadre de Tottenham et de Southampton, club dans lequel il a côtoyé Virgil Van Djik, capitaine des Scousers, considéré comme l’un des meilleurs défenseurs de la planète. « Il a tout gagné et continue à être constamment un joueur de top niveau. C’est un leader dans son équipe et son pays. Beaucoup de jeunes veulent faire comme lui. Quand j’ai joué avec lui, cela se voyait que c’était un joueur de très très haut niveau », témoigne le milieu âgé de 30 ans, conscient de l’armada de « joueurs fantastiques » à la disposition d’Arne Slot, l’entraîneur de Liverpool. « Nous devrons jouer un bon match, mais on a de l’ambition. On travaille tous les jours pour ça. Ce sera un match très difficile », prévient le soldat Højbjerg, toujours sur ses gardes.

    Les Reds ne prennent pas le match à la légère

    Au bord du top 8, à la lisière d’être éligible pour les 8e de finale de la Ligue des Champions, les célèbres Reds de Liverpool débarquent dans la cité phocéenne en faisant de cette rencontre européenne « une priorité », comme l’a indiqué Milos Kerkez, l’arrière gauche hongrois. Mais aussi avec la ferme intention de mettre fin à une série de quatre matches sans victoire dans leur championnat. « Je comprends parfaitement la frustration des supporters. Ils ont le droit à la liberté d’expression, mais nous sommes nous aussi déçus. Nous devons rester unis dans les moments difficiles », souligne le défenseur de 22 ans, conscient que cette confrontation face aux Olympiens sera « difficile ». Une opinion partagée par son entraîneur, Arne Slot. « L’OM est un grand club actuellement », reconnaît le technicien néerlandais, qui voue une grande admiration pour Roberto De Zerbi. « Je le considère comme l’un des meilleurs au monde. […] Je ne suis pas responsable du recrutement des entraîneurs, mais si c’était le cas, De Zerbi figurerait parmi mes premiers choix », poursuit Slot. Il compte sur l’expérience de son capitaine Virgil Van Djik, qui s’apprête à disputer son 350e match avec Liverpool, pour canaliser les offensives marseillaises.

    C.K.

  • De l’audace !

    De l’audace !

    Chaque saison est rythmée par des rendez-vous décisifs, ceux qui orientent une campagne européenne vers l’ivresse ou la frustration. Pour l’OM, la réception de Liverpool en Ligue des champions peut en être l’illustration parfaite.

    Sur le plan comptable d’abord. Une qualification dès ce mercredi relève d’un scénario complexe, tant les résultats concomitants à espérer sont multiples. Mais un résultat positif offrirait aux Phocéens la possibilité de garder la main sur leur destin et de s’approcher sérieusement de la qualification, avant l’ultime match à Bruges, le 28 janvier. L’occasion de passer un cap.

    Prestige

    Sportivement, les hommes de Roberto De Zerbi, irréguliers mais portés par une dynamique offensive impressionnante, semblent d’attaque pour défier des joueurs de Liverpool qui traversent une période de doutes. Mais gare à la bête blessée : malgré ses turbulences, le club anglais demeure une machine d’élite, capable de frapper à tout instant. L’OM, qui retrouve un effectif assez large, devra conjuguer les ingrédients nécessaires pour espérer faire douter le club légendaire : intensité, combativité, discipline
    et panache. Le match victorieux face aux Anglais de Newcastle,
    fin novembre, doit servir d’exemple.

    Enfin, le prestige.
    Ces rencontres de gala
    au Vélodrome, qui plus est face à un sextuple vainqueur de l’épreuve, livrent une saveur singulière, une atmosphère enivrante
    qui laisse le champ
    ouvert aux grandes performances. Dans
    un stade plein prêt
    à s’enflammer, avec 3 300 supporters reds, l’affiche fait saliver.

    Alors, sur la pelouse comme dans les tribunes, pas d’appréhension :
    de l’audace !

  • Les fans anglais fortement encadrés lors de leur passage à Marseille

    Les fans anglais fortement encadrés lors de leur passage à Marseille

    Les supporters de Liverpool ne marcheront pas seuls, ce mercredi soir. Ils seront 3 300 en parcage visiteurs, à chanter leur You’ll never walk alone, pour la rencontre prévue, au Vélodrome. Pour les diriger vers le stade, la préfecture de police déléguée des Bouches-du-Rhône a décidé de les encadrer strictement. Les fans des Reds sont arrivés par grappes sur Marseille, entre lundi soir et la journée de mardi. Parmi eux, Thomas et Bjart, deux amis traversant l’Europe pour suivre leur club favori. Ils étaient impressionnés par le nombre de policiers présents, les camions de CRS s’agglutinant par dizaine le long de la mer. « Nous avons vu qu’il y avait des interdictions, la police doit aussi faire son travail. Nous sommes habitués à ça, mais même à Milan ou Istanbul ça s’est très bien passé et nous avons eu de bons rapports avec la police. » Les deux hommes espéraient vivre « un bon jour de match et surtout dans le calme ».

    Avant la rencontre, ces supporters seront rassemblés place de la Joliette (2e) pour monter dans des rames de métro spéciales, mises à disposition par la RTM. Fin novembre, le club de Newcastle s’était plaint du traitement de ses fans. Un long temps d’attente après le match avait été pointé du doigt et un usage « disproportionné et pas nécessaire de la force », après l’utilisation de bombes au poivre et de matraques.

    « Les supporters anglais sont respectueux »

    Mardi soir, un autre groupe d’amis trinquait à leur périple et à cet affrontement de Ligue des Champions sur la terrasse d’un pub irlandais du Vieux-Port. Tous ont acheté une casquette de l’OM, premier souvenir de leur déplacement phocéen. Paul expliquait ne pas craindre la journée de mercredi car « les fans de Liverpool ont l’expérience des déplacements européens et il y a moins de problèmes. Nous ne cherchons pas le conflit », souligne-t-il. Vicky, fort accent des bords de la Mersey, appuyait son côté pacifiste : « Nous respectons vos lois et vos règles lorsque nous venons ici. Je ne pense pas qu’il y ait besoin d’autant de policiers, on dirait qu’ils cherchent à provoquer une situation qui ne va jamais arriver. Les supporters anglais sont respectueux », dit-elle avec certitude. Michael est lui aussi sûr que tout va bien se passer, que ce soit avec la police ou avec les Marseillais. Il rappelle que les deux villes ont d’étroites similitudes. « Ce sont deux villes portuaires, avec beaucoup d’immigration. Nous, elle est irlandaise, vous plus nord-africaine. Toutes ces origines influencent la ville et ses habitants. C’est important de le dire. » Du football et du plaisir, c’est donc ce que sont venus chercher, à Marseille, les 3 300 hommes et femmes de la patrie des Beatles.

  • Ces trois joueurs qui sont passés par l’OM et Liverpool

    Ces trois joueurs qui sont passés par l’OM et Liverpool

    Djibril Cissé

    Après s’être révélé sous les couleurs d’Auxerre, l’Arlésien Djibril Cissé, dont la côte dépassait les frontières hexagonales, a fait le voyage jusqu’en outre-Manche pour rejoindre Liverpool. Au pays des Beatles, il n’a jamais vraiment réussi à s’imposer face à la forte concurrente au poste d’attaquant avec le Tchèque Milan Baros, l’Espagnol Morientes, l’Anglais Peter Crouch et le jeune tricolore Florent Sinama-Pongolle.

    Sa double fracture du tibia péroné l’a également éloigné des terrains pendant plusieurs mois, lors de la saison 2004-2005. Mais, mine de rien, Cissé apportera finalement sa pierre à l’édifice en inscrivant l’un des tirs au but lors de la finale victorieuse en Ligue des Champions 2005. De nouveau blessé en 2006, il choisit de rejoindre l’OM sous la forme d’un prêt avec option d’achat.

    Malgré une première saison compliquée, il se montrera de nouveau décisif en inscrivant un doublé en finale de la Coupe de France face à Sochaux. L’éclosion de Mamadou Niang, puis de Hatem Ben Arfa et Bakary Koné, lui feront à nouveau perdre sa place de titulaire. Comme à Liverpool, Djibril Cissé est resté trois saisons dans la cité phocéenne, avec un bilan de 37 buts en 80 matches.

    Mario Balotelli

    Après une première expérience mitigée en Angleterre sous les couleurs de Manchester City, Mario Balotelli débarque à Liverpool en août 2014. Il n’y jouera qu’une seule saison, où il affiche des statistiques très décevantes : 4 buts en 28 apparitions. L’international italien aura davantage marqué son passage chez les Reds par son tempérament nerveux, très critiqué en outre-Manche.

    Toute sa carrière, Balotelli cherchera un club où s’installer durablement. L’OGC Nice l’accueillera trois saisons, avant que « Super Mario » ne rejoigne l’Olympique de Marseille, lors du mercato hivernal de la saison 2018-2019, après avoir été écarté du groupe azuréen.

    Son intérim de six mois dans la cité phocéenne s’est avéré concluant : il a inscrit 8 buts en 15 rencontres, toutes compétitions confondues. Un passage réussi qui lui a permis de retourner en Italie, avant de continuer sa carrière en changeant de club chaque année depuis.

    Boudewijn Zenden

    « Bolo » Zenden arrive à l’Olympique de Marseille à l’été 2007, lorsque Rafael Benitez, entraîneur de Liverpool, n’a pas souhaité le conserver après deux saisons où il a peu porté le maillot emblématique des Reds.

    Joueur d’expérience, formé au PSV Eindhoven et passé de grandes écuries européennes comme le FC Barcelone et Chelsea, l’international néerlandais commençait à approcher de sa fin de carrière.

    Il a tout de même tenu un rôle important au sein de l’effectif, grâce à son apport sur l’aile gauche. Zenden a eu l’occasion d’affronter ses anciens coéquipiers Liverpuldiens lors des quatre rencontres de Ligue des Champions qui constituent les seuls passifs entre les Olympiens et les Reds (deux fois lors de la saison 2007-2008 et deux fois également en 2008-2009). Didier Deschamps, qui a succédé à Erik Gerets la saison suivante, lui a proposé de prolonger son aventure à l’OM, mais « Bolo » a préféré finir sa carrière à Sunderland.

    Timber dans la mire

    En parallèle du dossier Himad Abdelli, l’OM avance également sur la piste menant à Quinten Timber. Le milieu néerlandais, en fin de contrat dans six mois avec Feyenoord, dispose déjà d’un accord verbal avec l’OM. Les discussions se poursuivent désormais entre clubs, alors que la concurrence européenne existe. Pour faire de la place dans l’effectif, Angel Gomes et Darryl Bakola seraient sur le départ. Sécurité avant tout La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a dévoilé, lundi, des mesures pour encadrer les 3 300 supporters britanniques attendus mercredi pour le match de Ligue des Champions entre l’Olympique de Marseille et Liverpool. Entre périmètres d’interdiction et acheminement sécurisé, les autorités veulent éviter tout débordement.

    Les fans de Liverpool ont interdiction « de stationner ou de circuler sur la voie publique dans le centre-ville de Marseille » du mardi 20 janvier à midi jusqu’au jeudi 22 janvier à 5h.

  • Les supporters de l’OM ont fait leurs adieux au Coach Courbis

    Les supporters de l’OM ont fait leurs adieux au Coach Courbis

    Un grand silence accueillait les supporters marseillais, samedi lors du rendez-vous donné par les groupes de supporters à 14h45, au croisement du cours Belsunce et de la Canebière, venus rendre un dernier hommage à Rolland Courbis, natif de la cité phocéenne, ancien défenseur de l’OM et coach du club phocéen entre 1997 et 1999, décédé lundi à l’âge de 72 ans. « C’était un entraîneur à l’ancienne, comme on en voit plus aujourd’hui, avec des méthodes de la vieille époque », estime Thierry Suavet, fin connaisseur du football olympien, triste de la disparition de cette « grande gueule sympathique ».

    Il a notamment pu le voir en action à Moscou, lors de la finale de la Coupe de l’UEFA en 1999, perdue face « au Parme des Buffon, Cannavaro, Boghossian et Thuram ». « On lui a souvent reproché de ne pas avoir de titres en France, mais c’est quelqu’un qui ne laissait personne indifférent », poursuit Thierry, en observant plusieurs dizaines de personnes se réunir autour de Rachid Zeroual, leader historique des South Winners et présent en tête de cortège aux côtés d’élus de la majorité municipale comme Samia Ghali, Ahmed Heddadi et Hedi Ramdane. « En tant que supporter et ami de Rolland, il a laissé une belle image. C’était notre Marcel Pagnol, il avait ses mots à lui et sa manière de vivre. Mais on n’oublie pas ce qu’il a été avant tout, un homme », insiste Rachid Zeroual, au cœur du peloton qui a accompagné le cercueil tout au long du trajet entre la Canebière et l’église des Réformés, où s’est tenue la messe à 16h. « Il était comme un père pour moi », lâche Olivier, supporter de l’OM et fidèle suiveur d’Endoume les Catalans, deuxième club qu’a entraîné Courbis. « Il a failli nous faire monter en Ligue 2 en 1992, mais on a perdu le dernier match décisif contre Grenoble au stade Vélodrome », ajoute celui le voyait quotidiennement venir au stade Paul-Le-Cesne à bord d’une Porsche.

    « On a tous un peu de lui »

    Devant le corbillard, ses enfants Stéphane et Olivia, son fils adoptif Amine et sa femme Clara ont été les premiers à être accueillis par les supporters et les proches de la famille qui ont directement rejoint l’église des Reformés. Une pléiade de célébrités du ballon rond qui ont côtoyé Coach Courbis, à l’instar de Laurent Blanc, Éric Di Méco, Bryan Dabo, Alain Giresse ou encore Pascal Olmeta, a assisté à la cérémonie. « On voulait être présents parce qu’on a tous un peu de lui en nous », souligne Laurent Paganelli, le célèbre commentateur bord-terrain de Canal+ qui fut l’un de ses anciens coéquipiers au SC Toulon. « Le monde du football a perdu l’une de ses légendes », glisse Benoît Payan, le maire de Marseille, présent dans les tribunes du stade Vélodrome lors de la fameuse victoire (5-4) contre Montpellier, le 22 août 1998, où l’OM était mené quatre buts à zéro à la mi-temps. « Il était unique et irremplaçable par sa façon de relever la tête », martèle Guy Cazadamont, ancien directeur de la sécurité de l’OM, présent à ses côtés ce jour-là.